- Speaker #0
La santé est notre bien le plus précieux, il nous appartient de la préserver. Bienvenue dans Les Lois Naturelles, le podcast dédié à la naturopathie et la cuisine santé, dont l'objectif est de promouvoir la santé intégrative. Je suis Camille Langlet, naturopathe certifiée spécialisée en naturopathie de l'enfant. Chaque jeudi, je vous retrouve en solo ou aux côtés de l'un de mes invités pour des conseils pratiques en santé naturelle, des témoignages de vie ou encore pour donner la parole à des praticiens et thérapeutes experts en leur domaine. Si le podcast vous plaît, pensez à laisser un avis, des étoiles, des cœurs ou toute autre manifestation d'amour sur votre plateforme d'écoute. C'est le meilleur moyen pour valoriser mon travail et contribuer à promouvoir la santé intégrative dans le monde. Bonne écoute ! Le champ d'action de la naturopathie, c'est avant tout la prévention. Nous cherchons à agir sur le terrain, en amont, grâce à des mesures d'hygiène de vie adaptées à chacun. Et s'il est un moment dans la vie particulièrement propice à la prévention, c'est bien l'enfance. Dès les premières années se construisent les habitudes qui accompagneront nos enfants tout au long de leur vie. Alimentation, sommeil, rapport aux émotions, au mouvement et au stress, autant de piliers qui influencent durablement la santé future de nos enfants. Et quand je dis nos enfants, je ne parle pas seulement de nos enfants biologiques, l'humanité étant une et indivisible. Seulement, lorsque l'on est parent, il n'est pas toujours simple de savoir quoi mettre en place. Entre la multitude d'informations disponibles et parfois contradictoires, le manque de temps, la fatigue du quotidien et les besoins spécifiques de chaque enfant, on peut parfois se sentir dépassé, voire démuni, et c'est bien légitime. Pour accompagner les familles dans cette démarche, le naturopathe est là. Mais attention, il ne s'agit pas de traiter l'enfant comme un adulte miniature, mais plutôt comme un adulte en construction, en devenir. Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir deux invités, naturopathes et engagés dans ce domaine, Nina Bossard, présidente et fondatrice de l'association Naturopathie Enfant, et Mélanie Manuel, trésorière de cette association. Ensemble, nous allons explorer ce qui rend l'accompagnement des enfants si particulier, comprendre ce que la naturopathie peut apporter aux familles et découvrir pourquoi il est essentiel de consulter un professionnel formé aux spécificités de l'enfance. Bonjour Nina, bonjour Mélanie, bonjour Camille, je suis très heureuse de vous recevoir dans le podcast, donc bienvenue à vous deux.
- Speaker #1
Merci et merci de nous laisser porter la voix de la naturopathie de l'enfant ici, c'est un plaisir et merci pour cette super intro qui colle parfaitement à nos convictions et à nos valeurs. Trop chouette, merci beaucoup à toi.
- Speaker #0
Avec joie ! Alors, pour commencer, on a toutes un petit peu des parcours différents et j'avais envie de vous poser la question, qu'est-ce qui vous a poussé personnellement chacune à vous intéresser spécifiquement à la naturopathie de l'enfant ?
- Speaker #1
Oui, c'est une bonne question. C'est évidemment le point de départ de l'aventure et aussi pourquoi notre association aujourd'hui. J'avoue que moi, j'ai pas mal voyagé à l'étranger et j'ai vite été sensibilisée aux différentes cultures, aux différentes manières d'entrevoir l'enfant. C'est quelque chose qui m'a touchée assez rapidement lorsque j'ai voyagé et je crois que ça m'a ouvert l'esprit sur ce qu'était l'enfant, qui est l'enfant à la base. Quand je suis revenue en France et que je me suis formée à la Naturo, je n'étais pas encore maman à l'époque, mais j'avais vraiment cette envie d'accompagner l'enfant. Et l'enfant, comme tu l'as très bien dit, c'est aussi le monde de demain. c'est l'adulte en devenir, c'est une société toute entière au-delà de nos propres enfants et je crois que profondément quelque chose qui pousse à l'intérieur de moi c'est l'envie d'accompagner comme un petit colibri à ma petite échelle mais d'accompagner aussi cette transition vers un monde meilleur demain avec des enfants qui vont pousser, croître et se développer de manière super harmonieuse pour l'avenir donc c'est vraiment ça qui pousse à la base Et puis, quand je me suis installée à l'époque en tant que naturopathe, je suis arrivée dans un centre de santé intégrative où il y avait un pôle enfant. Il y avait des psychomotes, il y avait des ergothérapeutes, on avait différents corps de métier autour de l'enfant. Et quand je me suis installée, j'ai vu aussi les carences que moi j'avais en tant que naturopathe, alors que j'avais une formation sérieuse de naturo, et je me suis dit en fait je ne sais pas faire, l'enfant il me manque plein de billes. Et ça a été vraiment un point de démarrage aussi. Aller chercher de l'info, à construire de la matière pour vraiment comprendre comment fonctionnait l'enfant. Et je crois que c'était vraiment le catalyseur, le propulseur pour me former, puis me consacrer à la naturopathie de l'enfant, avec cette envie profonde de mieux le comprendre, pour mieux l'accompagner en fait. Voilà, donc il y a ces deux choses. Rencontre des différentes cultures et en même temps, dans ma profession, me dire je ne suis pas super équipée. Il faut que j'aille approfondir comment il fonctionne ce petit être, c'est quoi sa biologie, c'est quoi ses besoins psychiques, comment il se construit. Et voilà, ça a été courante porte ouverte.
- Speaker #0
Donc, à la fois un désir profond et qui a rencontré une opportunité de la vie qui t'a à nouveau mise sur le chemin de l'enfant. Et je suis tout à fait d'accord avec toi quand on dit... que quand tu t'occupes des enfants, quelque part, tu as l'impression d'œuvrer pour un monde meilleur parce que ce sont les adultes de demain. Et on voit tellement aujourd'hui, que ce soit à la fois au niveau santé physiologique mais aussi émotionnel, je pense qu'on peut aller jusqu'à le dire, mais les carences des gens, à quel point ils sont mal. Et on se dit que s'il y a des choses qu'ils avaient eu la chance d'apprendre dès leur enfance, probablement qu'on n'en serait pas là et que les relations entre les gens seraient meilleures. et qu'on vivait dans un monde libre.
- Speaker #1
Complètement, tout à fait d'accord. Je te rejoins à 100%. Et c'est un super projet enthousiasmant que d'œuvrer pour ça, en fait.
- Speaker #0
Indépendamment du fait que c'est un immense plaisir d'être aux côtés des enfants.
- Speaker #1
On est d'accord.
- Speaker #0
Et de travailler. Et pour toi, Mélanie ?
- Speaker #2
Alors, moi, je me suis formée à la naturopathie il y a six ans maintenant. Et quand je suis sortie d'école, j'ai eu mon premier enfant. Je suis maman de deux jeunes enfants qui ont 4 et 2 ans. Et du coup, j'avais déjà plusieurs armes, en tout cas plusieurs outils dans mon sac à dos de naturopathe. Et pour autant, je me suis quand même retrouvée assez vite démunie déjà en tant que maman. Et je l'ai très vite compris aussi en cabinet quand j'ai eu mes premiers petits clients. Et donc, du coup, j'ai eu à cœur d'approfondir. ma formation par la formation en naturopathie de l'enfant. Et voilà, je trouve ça tellement chouette de pouvoir semer des graines qui germent très vite sur le terrain de l'enfant pour les accompagner. Et puis, je vous rejoins sur quand vous disiez, souvent, quand on entend les enfants, regarder les enfants, on se dit « mais qu'est-ce qu'ils sont éveillés maintenant ! » Il y a quand même cette évolution aussi. de la société qui fait qu'on doit aussi s'adapter à l'enfant d'aujourd'hui. Et du coup, je trouve que c'est riche aussi dans les consultations de naturopathie de pouvoir s'adapter à ce petit public et à leurs parents et que c'est tout un écosystème qu'on vient accompagner et j'avais à cœur de pouvoir accompagner la famille en entier aussi. Donc voilà ce qui m'a menée à la naturopathie de l'enfant. Et aussi rejoindre l'association parce que je trouvais ça aussi porteur de pouvoir être en lien aussi avec d'autres naturopathes qui avaient ce même projet d'accompagner les enfants.
- Speaker #0
Bien sûr. Alors justement, j'aimerais bien qu'on revienne sur les principes fondamentaux et fondateurs de la naturopathie qui s'appliquent aux enfants aussi. Alors on verra leurs spécificités. Mais voilà, histoire de reposer un petit peu le cadre, je pense que c'est important de le rappeler de temps en temps.
- Speaker #2
L'idée de la naturopathie, c'est vraiment de venir préserver l'équilibre de vie de la personne, sa vitalité. Et pour l'enfant, on vient soutenir la construction du terrain de l'enfant. C'est vrai que l'enfant est en développement complet depuis sa naissance, il y a encore la maturation du système nerveux jusqu'à sa trentaine d'années. C'est vrai qu'il y a un équilibre à préserver tout au long de sa croissance et de son développement. Voilà, Nina, si tu voulais compléter, je ne sais pas.
- Speaker #1
Oui, alors, c'est vrai que souvent, moi, quand je demande à mes consultants en cabinet, est-ce que vous connaissez la naturopathie, qu'est-ce que c'est pour vous, on a souvent cette idée de, oui, vous soignez avec des plantes. Et j'aime bien recaler le cadre, et c'est l'occasion que tu nous offres aussi ici, de clarifier, de rappeler ce que c'est véritablement la naturopathie, qui est d'ailleurs une pratique ancienne, ce n'est pas quelque chose qui est nouveau pour les auditeurs ici. C'est vraiment une pratique qui est naturelle, bien sûr, à la base, naturopathie, c'est chemin de la nature, donc c'est intégrer en fin de compte les principes naturels environnementaux pour soi, donc vivre de manière harmonieuse dans la nature, mais au-delà de ça, c'est connaître aussi notre propre nature, notre biologie. Et du coup, la naturopathie, ce n'est pas venir réguler avec un petit remède naturel quelque chose, c'est s'intéresser à l'individu plus profondément, sur qui il est, comment il fonctionne dans son corps, dans sa vie. biologie, dans sa physiologie, et également dans sa psyché, dans ses émotions, dans son énergie, en fin de compte. Et l'idée du naturopathe, c'est d'accompagner à ce principe phare de qui est l'individu, comment il fonctionne, à l'aide de principes naturels, de techniques naturelles. pour soutenir à fin de compte les besoins fondamentaux comme les besoins nutritionnels, qui font soutenir son métabolisme, sa vitalité, ses besoins en sommeil, ses besoins de mouvement, etc. Donc on a vraiment cette idée d'une technique préventive et qui vient soutenir à la base ce qui est la santé et qui est décrite comme un état de bien-être complet, physique, social, environnemental, et pas soigner une pathologie, ce n'est pas du tout ça. C'est plutôt l'accompagnement à la base avec ses principes holistiques. On prend la personne dans sa globalité et aussi dans son environnement. Où est-ce qu'elle vit ? Comment elle vit ? Avec qui ? Dans quel milieu ? Quels sont les stress toxiques ou autres auxquels elle est exposée ? Donc on va aussi prendre en compte l'environnement et le causalisme dans l'idée de comprendre comment elle fonctionne ou ce qui peut la déséquilibrer. Et la spécificité de la naturopathie enfant, c'est justement... de personnes qui consultent quand il y a du déséquilibre, on remonte à la cause. Autrement dit, on s'intéresse sur pourquoi la personne a des troubles ORL chroniques. Et nous, l'idée, ce n'est pas de donner une huile essentielle qui va symptomatique, en plus on prendrait le pas sur la médecine, c'est de comprendre pourquoi ça se déséquilibre au niveau de l'immunité sur cette sphère. Est-ce qu'il y a des carences qui pourraient être à la base de ça ? Est-ce qu'il peut y avoir du manque de sommeil ou une mauvaise construction immunitaire ou une exposition à... des allergènes qui créeraient des allergies, des choses comme ça. Donc on va vraiment chercher à la cause tout ça. Et chez l'enfant, alors oui, on peut faire la même chose, parce qu'on a beaucoup de personnes qui consultent quand il y a des déséquilibres, mais à la base, et c'est là que la naturopathie enfant peut se distinguer un petit peu de la naturopathie adulte, c'est d'abord comprendre que l'enfant, c'est un être qui se construit, qui se construit à la base, et l'idée c'est d'accompagner, non pas le rééquilibrage, mais le soutien. à l'équilibre ? Comment je vais soutenir sa croissance et son développement depuis les fondations de qui il est ? Autrement dit, connaître ses besoins nutritionnels, affectifs, de rythme de sommeil qui sont complètement distincts d'ailleurs de l'adulte, pour mieux les satisfaire et que la croissance et le développement se fassent bien. Donc l'idée ce ne serait pas d'avoir des enfants qui ont des otites à répétition en cabinet, ce serait finalement d'avoir des parents qui viennent avec leurs enfants pour comprendre comment ils fonctionnent, donner les meilleurs ingrédients naturels, environnementaux, sur tous les champs, pour soutenir à sa croissance. Et ça, je crois que c'est important de le comprendre comme ça et on est bien loin d'une petite huile essentielle ou d'une petite gérothérapie. Non, c'est comment on peut faire dans la globalité, comprendre la biologie infantile sur tous les champs et le psycho-affectif, de quoi il a besoin. pour se sécuriser, de quoi il a besoin pour soutenir sa cognition, de quoi il a besoin pour développer sa motricité fine et globale. C'est vraiment tout ça qu'on a envie de proposer avec la naturopathie, à l'aide de cette compréhension de la biologie et de techniques naturelles, existantes depuis très longtemps en fait. C'est revenir à la base finalement, de notre propre nature. Et du coup, on est vraiment dans la prévention, dans l'éducation à la santé, qui sont deux principes phares de la naturopathie au global. On dit souvent, on est éducateur de santé, on aide les personnes à comprendre comment elles fonctionnent, on fait de la prévention. Là, c'est génial, l'enfance, c'est la base pour faire de la prévention. Aider les enfants à se construire pour qu'ils se développent bien. Et c'est un projet génial. Du coup, on n'aurait peut-être plus beaucoup d'adultes en cabinet après, mais ce serait super, on n'aurait que des enfants, parce que les adultes, ils iraient bien. Voilà un peu le projet, quoi. Mais voilà, rappeler à la base que la naturopathie, c'est effectivement pas... et pas du tout soigné, c'est renforcer le terrain, renforcer le terrain à la base ou le rééquilibrer quand il est déséquilibré, en comprenant mieux l'individu, ses besoins naturels.
- Speaker #0
Avant qu'on rentre un peu plus dans la notion de terrain, que vous nous expliquiez vraiment ce que c'est pour qu'on puisse le comprendre, je voulais juste rappeler que la naturopathie était reconnue par l'OMS, que dans ce que vous expliquez, on voit bien qu'on n'est pas du tout en contradiction avec la médecine allopathique, mais on est bien en... complémentaire. Je voulais donner un exemple assez parlant parce que quand on a des petits, ils ont souvent de la fièvre et donc on ne va pas remplacer nous un Doliprane par un gant froid, une poche de froid ou des choses comme ça, mais on va venir réfléchir à pourquoi l'enfant a de la fièvre et on va venir soutenir la fièvre qui a sa fonction, son rôle à jouer et d'ailleurs on observe souvent des petits pics de croissance après. Donc on voit bien que c'est une nécessité. Pour l'enfant, on va respecter tout ça. C'est vraiment une philosophie différente, un mécanisme de pensée complètement différent. J'avais envie de citer cet exemple parce que je trouve que c'est assez parlant en fin de compte.
- Speaker #1
Et complémentaires, comme tu le dis aussi. Et l'idée, ce serait ça, le projet de notre association, et en tout cas aussi pour moi, la naturopathie enfant, c'est d'aller vers une forme de pédiatrie intégrative, en fait, dans le sens où la médecine, elle gère la pathologie, etc. Et on viendrait en soutien de la biologie, de l'équilibre, de la santé, du bien-être holistique. Et c'est hyper complémentaire. Et c'est chouette. Moi, j'ai déjà, voilà, des... des médecins, d'ailleurs, qui m'adressent dans cet esprit-là, parce qu'ils savent très bien, souvent ils me disent, moi gérer l'inflammation hormis des anti-inflammatoires, je ne sais pas faire, mais par contre, la pathologie, moi je ne sais pas faire, je ne sais pas faire de diagnostic, ce n'est pas mon rôle, d'ailleurs, ce n'est pas du tout le champ. Et justement, en tant que naturopathe enfant, tu vois Camille par exemple, moi ça me permet aussi de sécuriser une question que je pose toujours en consultation, c'est est-ce que l'enfant a un suivi pédiatrique ou pas ? Et c'est important qu'il l'ait, voilà. Et je clarifie toujours ce cas. On ne remplace pas le pédiatre, on ne remplace pas le médecin. C'est complémentaire. Et l'idée, ce serait une association des deux, ce serait super. Et je crois que c'est l'avenir. De toute façon, ça se dessine comme ça. Il faut savoir qu'en Suisse, il y a déjà, d'ailleurs, de la pédiatrie intégrative qui s'opère comme ça. Donc, tout à fait.
- Speaker #0
J'ai fait une interview, d'ailleurs, avec une... Alors, elle n'est pas tout à fait naturopathe. Elle est nutritionniste pour les enfants. Elle est en Suisse et elle dit, mais c'est dès qu'une femme est enceinte... Elles consultent là-bas, c'est vraiment entrer dans l'humeur, c'est nous, on en est encore loin. Et pour reprendre cet exemple de la fièvre, c'est parfois difficile quand on est parent de se dire, je ne donne pas de Dolibran, là, après on est sûr. Donc c'est vraiment un des modes de pensée à changer aussi.
- Speaker #1
Et de se rassurer, c'est-à-dire voir aussi les limites. C'est-à-dire à un moment donné, si la fièvre monte trop, il faut quand même être sûr que, voilà, tu parles de la fièvre, Si la fièvre monte trop, ou que l'enfant est vraiment inconfortable, douloureux, là, pour le coup, de toute façon, il faut chérer la chose. Donc, il y a aussi des paramètres de sécurité. Et c'est vrai que si les parents ne savent pas, si on n'a pas de connaissances autour de ça, on a surtout besoin de se sécuriser en tant que parent parce que, évidemment, l'objectif principal, c'est ça, c'est la sécurité vitale aussi de l'enfant. Donc, comme tu dis, on peut très rapidement aller vers le tout médicament. Alors, peut-être qu'il y aurait d'autres manières de faire et encore que, vraiment, la naturopathie enfant, on n'est pas sur ce champ de l'inflammation lors qu'elle pousse, on est plutôt sur une compréhension de tous les jours, en fait. Ce n'est pas au moment où il y a une poussée, où il y a quelque chose, c'est tous les jours, comment on nourrit le terrain pour que, on parle d'immunité ici, mais ça va bien au-delà, la naturopathie, enfin, pour que ça se construise sereinement, harmonieusement, et surtout, mais on va parler du terrain tout de suite, donc je n'avance pas plus, mais surtout, comment on va permettre à ce potentiel génétique, à la base, ce potentiel de l'individu dans qui il est, dans son esprit, dans peut-être tout ce qu'il aura envie de faire plus tard, comment on va laisser émerger ce potentiel vital global de manière le plus vaste possible et pas le réprimer en fin de compte.
- Speaker #2
Et dans ce que tu disais aussi par rapport à la fièvre, encore une fois, on a cette démarche qui est plus préventive et encore plus en tant que naturopathe de l'enfant. Le but, c'est aussi d'avoir nourri terrain en amont pour que un épisode de poussée de croissance ne soit pas aussi inflammatoire et que l'enfant ait déjà à disposition tout ce dont il a besoin pour la passer le plus sereinement possible. Donc, c'est riche en ça aussi, dans cette démarche préventive de pouvoir accompagner. Et comme on en est encore au balbutiement, je me réjouis. Hier, j'ai eu une demande d'une maman enceinte qui me dit « mon bébé, il va naître au mois d'août » . Est-ce qu'on peut prendre rendez-vous ? Mais oui, en fait. Quand vous voulez. Et en fait, c'est chouette de pouvoir voir qu'on commence à avoir une autre vision. Et cette autre vision, elle s'installe et elle est porteuse de beaucoup d'efforts pour les petits à venir.
- Speaker #0
Ça, c'est super parce qu'effectivement, je me faisais la réflexion, mais en tant que parent, est-ce qu'on est formé justement à la santé de notre enfant ? Non, tu pars de la maternité avec ton carnet de santé sous le bras. Et des rendez-vous qui sont plutôt dictés par les vaccins, puis des rendez-vous périodiques. Mais est-ce qu'on a une préparation, comme tu vois, on pourrait imaginer une préparation à la petite enfance, comme il y a une préparation à l'accouchement, par exemple. Avec des informations comme ça, sur l'alimentation, sur tout ça, on n'a rien du tout. Donc, c'est vrai que c'est difficile aussi.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Alors, je vous laisse la parole sans plus attendre, parce qu'on veut savoir.
- Speaker #2
Oui, pour le terrain, on peut peut-être juste rappeler déjà ce qu'on entend par terrain en naturopathie. Souvent, on parle d'un mélange, de quelque chose qui est inné, qu'on a déjà dans notre ADN, notre constitution. On parle souvent d'hérédité. Et puis, de quelque chose qui est plus acquis en fonction du tempérament de l'enfant, de son environnement, Merci. du niveau de toxique auquel il est confronté, de toxémie, on parle en naturopathie. Et on peut faire aussi tout simplement le parallèle avec le potager. On aime bien cette image-là en naturopathie. C'est vrai que tous les terrains ne sont pas les mêmes. Il y a des terres dans le potager qui sont plus argileuses, d'autres plus sableuses. Et on peut le nourrir différemment pour lui permettre d'être le plus équilibré possible. C'est un petit peu la même chose. en naturopathie et pour l'enfant, ce que Nina a évoqué déjà un petit peu entre les lignes tout à l'heure, c'est comment on lui apporte les meilleurs ingrédients et les plus beaux outils pour que ce jardin soit le plus puriste possible.
- Speaker #1
J'aime bien ton image Mélanie, je pense que ça parlera beaucoup, cette idée du sol qui peut être différent à la base et qui ne va pas porter la germination de graines de la même manière par exemple. Et du coup, comprendre qu'avant même de planter des graines, on peut s'intéresser au terrain, ça c'est très chouette. Et puis de voir aussi la diversité des profils ici. Et c'est vrai que le terrain en naturopathie, on dit souvent, c'est une conjonction de l'inné et de l'acquis. Alors qu'est-ce que ça veut dire, comme tu nous l'expliques bien ? C'est vraiment comprendre qu'à la base, depuis la rencontre de deux petites gamètes de spermatozoïdes ovules naissantes dans l'individu, et on a un patrimoine génétique comme ça qui va se construire, Merci. qui part depuis les lignées familiales qui se croisent ici. Et en fin de compte, cette génétique, qui est une grande composante de qui on est, elle peut aussi évoluer différemment en fonction de l'épigénétisme. Alors l'épigénétisme, c'est les facteurs environnementaux externes qui vont jouer sur justement les gènes et leur méthylation. Et ça, c'est génial, parce que ça veut dire qu'en fait, on aurait un potentiel à la base. qui va se développer différemment en fonction de ce qu'on va rencontrer dans notre vie, dans notre environnement, que ce soit l'environnement naturel, suivant là où on vit, donc le milieu vraiment naturel, ville ou urbanisme ou campagne, mais également ce qu'on va manger, donc la nutrition qu'on va ingérer, mais aussi en fonction des rapports psycho-affectifs. C'est ça aussi l'environnement, c'est tout ça. Et en fin de compte, nos gènes vont se métiller, vont s'activer ou non. On peut avoir une transformation génétique, une métillation des gènes qui peut prendre un pas, un chemin complètement différemment en fonction de notre environnement. C'est génial. Un des trucs que j'adore, juste pour nos auditeurs, je trouve ça tellement beau, c'est de se dire que par exemple, un enfant, un bébé qui est caressé, qui est caressé, qui est cajolé, qui est vraiment dans du peau à peau, le bébé, les mamans kangourous qui portent leur bébé, etc. qui massent leurs enfants, qui sont vraiment dans un rapport tactile important, bien placé évidemment, et bien du coup, ces fibres nerveuses qui vont encoder ces caresses, elles vont agir sur la méthylation de l'immédiate sur son ingène qui va coder pour la résistance au stress. Autrement dit, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que par les caresses qu'on va recevoir petit, finalement on va avoir une meilleure capacité au stress plus tard. Je ne parle pas juste de l'enfant, je parle de plus tard. C'est génialissime. Imaginons le potentiel, le pouvoir qu'on a de soutenir cette croissance et ce terrain. Donc, oui, c'est ça. C'est la conjonction des deux. Et ça, c'est vraiment… Il y a un principe, c'est le principe des mi-premiers jours, dont on parle beaucoup maintenant, qui a vraiment permis, donc qui est parti de l'UNICEF, mais qui est arrivé jusqu'en France. Il y a eu une commission d'experts, etc., qui s'est mis en place il y a quelques années. Il y a maintenant les maisons, les mi-premiers jours, etc. Il y a même un site des mi-premiers jours qui… qui parle vraiment de ce principe fort que les mille premiers jours de l'enfant, alors pour rappel, c'est la conception et jusqu'aux deux ans de l'enfant, en fonction de ce qu'on va proposer dans cette période-là, de ce que l'environnement, les parents, la nutrition, le sommeil, ça va agir sur la construction de l'enfant pour l'actuel et pour le futur. Alors, il faut savoir que ça va au-delà des mille premiers jours. Ça, c'est chouette de se le rappeler parce que comme tu l'as dit, le cerveau, c'est jusqu'à 25 ans. Mais on a vraiment cette idée de pouvoir renforcer le terrain de l'enfant à la base, aider ce potentiel à partir de la génétique et de l'épigénétique à être le plus harmonieux et le plus développé possible pour l'actuel. et le futur. Et ça, sur tous les systèmes.
- Speaker #0
que ce soit au niveau de l'immunité. On a plein d'études aujourd'hui qui nous montrent que, par exemple, la santé cardiovasculaire de l'adulte, pour beaucoup, elle vient aussi de ce qui s'est passé dans l'enfance. Donc, c'est top de savoir ça. La santé osseuse, c'est pareil. La matrice osseuse, on n'attend pas d'être ménopausée pour s'y intéresser. Finalement, ce serait dommage. Le potentiel osseux, c'est pendant l'enfance et la vie de l'adulte que la masse osseuse et la masse intégrée. Donc, vraiment le voir comme ça. Et voilà, tout ce qu'on peut faire pour enrichir cette terre, comme ce que nous dit Mélanie. l'enrichir, lui parler peut-être même. On sait que dans l'intelligence du vivant, ça fortifie le terrain. Je ne sais pas si ça répond.
- Speaker #1
Oui, parfaitement. J'avais envie de rebondir. Alors, tu parlais de l'intelligence du vivant. Mais tu vois, tout à l'heure, quand tu expliques que les terminaisons nerveuses des petits ne font que plus tard, tu vois, s'ils ont été câlinés, leur système nerveux est, on va dire, plus stable. Et tout simplement, en tant que parent, un petit, tout petit, tu n'as qu'une envie, c'est le prendre dans tes bras, l'embrasser. Et ça, je pense que c'est vraiment l'intelligence du vivant. On aime tout autant nos enfants quand ils sont plus grands, mais on a moins ce côté animal, presque. Donc, c'est intéressant aussi de faire ces rapprochements entre des observations, on peut dire presque empiriques, et la science, en fait, qui vient valider cet instinct maternel ou ces ressentis complémentaires.
- Speaker #0
Et c'est justement ça l'idée, quand on observe en fait l'enfant, l'enfant il a un potentiel qui pourrait presque se déployer tout seul, dans le sens où si on est là et qu'on répond à ses besoins de nutrition, de sommeil, de décharge, de sécurité, etc. En fait, de toute façon, il y a cet élan vital, cette vitalité qui pousse pour qu'il se déploie, qu'il se construise naturellement, comme ça il va chercher, on les voit les petits touts là, ils vont commencer à attraper leurs pieds, et puis ils vont faire des efforts de fou quoi ! Et c'est chouette d'observer ça, à quel point, finalement, des fois, on s'est un peu perdu. Alors que quand on observe l'enfant, quand on se remet dans cet instinct-là de parent maternel, mais aussi parental, parce qu'il n'y a pas que les mères, il y a aussi les pères qui interviennent aussi ici, ou les coparents, c'est génial, parce qu'il a tellement à nous apprendre, en fait. Il sait tellement faire, l'enfant, à la base. Sauf qu'on a désappris certaines choses, où on s'est un peu éloigné par aussi notre vision de l'enfant, qui, il faut dire, en France, est très biaisée par rapport à des pays nordiques ou autres. On a un historique sur l'enfant qui n'est pas évident en France, on a un regard qui n'est pas très ouvert finalement sur qui est l'enfant, alors que ça devrait être notre premier public en termes de culture. On devrait vraiment penser l'enfant comme l'adulte de demain et comme un public super sensible, vulnérable et en même temps très vital à la fois et à protéger, à prendre soin dans tout ça.
- Speaker #1
On en a parlé tout à l'heure en introduction, moi j'ai bien dit que l'enfance n'était pas un adulte miniature. Est-ce qu'on peut revenir un petit peu plus en détail là-dessus, au niveau physiologie, maturation des systèmes, toute la dimension aussi émotionnelle qui est en construction pendant de nombreuses années, bien plus que ce qu'on peut bien croire. Et je trouve que même à l'adolescence et au-delà, il faut aussi parfois se rappeler que les tout-petits ne savent pas gérer leurs émotions, mais les adolescents, au niveau de la maturation cérébrale, ils ne sont pas non plus plus capables. En tout cas, ils n'ont pas les clés. pour. Donc voilà, si vous pouviez revenir là-dessus un peu plus dans le...
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Alors, ce qu'il faut vraiment comprendre, c'est que l'enfant est complètement immature à la naissance. Il y a des mammifères, leurs petits très rapidement, un petit chevreuil va se mettre sur ses pattes, il va commencer à pousser, puis pouf, ça y est, ta motricité c'est quasi calé, on va dire. Donc le petit va falloir attendre quelques mois pour qu'il puisse se mettre debout, pour que la motricité, elle puisse maturer. Donc, notre espèce, nous les humains, effectivement, on a des bébés qui sont très immatures à la base. Donc, on ne peut pas du tout comparer la physiologie de l'adulte à celle d'un enfant. On ne peut pas dire que c'est juste le rapport poitail plus petit. Non, non, ça ne fonctionne pas du tout comme ça. Et ce qui est intéressant de se rappeler, c'est que les systèmes, on a différents systèmes. Le système osseux dont on vient de parler, le système cardiovasculaire, le système nerveux avec le cerveau, etc., les nerfs, le système respiratoire, le système, je ne sais pas si je l'ai dit, cardiovasculaire. Digestif. Oui, digestif. Digestif. hyper importants, naturopathie ou le système rénal, enfin voilà. Tous les systèmes, on est composé de différents systèmes, et ces systèmes vont maturer à des rythmes différents. Il faut bien comprendre ça. C'est qu'au-delà, souvent, on voit la croissance de l'enfant. C'est-à-dire, on le voit petit et on voit sa croissance en termes de poids-taille. Il grandit, il a 18 ans, ça y est, il a sa taille définitive. Il faut déjà se dire que même s'il atteint sa taille définitive, il n'est pas complètement mature, par exemple, pour certains systèmes. Donc, il faut dissocier la croissance... de la maturation des systèmes. Et on a des vitesses, on a des vitesses de croissance qui sont différentes. Par exemple, le bébé, il a une vitesse de croissance très rapide, puis ça va se stabiliser. à la puberté, à l'adolescence, vont avoir une vitesse de croissance très importante. Donc ça veut dire quoi ? Que les besoins, rien qu'en termes de croissance osseuse, musculaire, etc., ils sont augmentés dans ces périodes. Donc les besoins nutritionnels sont augmentés, par exemple. D'accord ? Mais au-delà de purement la croissance encore en termes de poids et de taille, on a la maturation. Maturation des systèmes, c'est comment finalement les systèmes vont obtenir leur pleine fonctionnalité. Ils sont complètement optimaux. À la base, nos petits touts, ils ne peuvent pas manger du solide, par exemple. Pourquoi ils prennent le sein naturellement ? Parce qu'ils ne sont pas équipés pour manger du solide, tout simplement. Il va falloir attendre que la physiologie digestive, que le système digestif mature, que ce qu'on appelle les enzymes digestives matures, par exemple, que l'intestin grandisse, que l'estomac est tout petit, au démarrage, petite taille de cerise, ils grandissent également. Bref, il y a plein de mécanismes physiologiques qui vont... pousser pour tout d'un coup être prêt à manger le solide, par exemple. Donc, chaque système va maturer à des rythmes différents. Par exemple, la maturation rénale, à peu près vers deux ans, elle est quasi atteinte. Pas la croissance, mais la maturation rénale. L'immunité, il faudra attendre beaucoup plus. Le cerveau, on a vu que c'était 25 ans. Donc, il faut encore attendre. Voilà. Donc, il faut vraiment imaginer ça. Et l'idée, justement, pour parler, pour terminer sur la physiologie ici, C'est de comprendre ces étapes de maturation et de croissance, qui sont en plus distinctes selon les enfants, leur tempérament, leur histoire de vie, leurs conditions de naissance, leur patrimoine génétique, et accompagner ces étapes de maturation en proposant des besoins, les repères nutritionnels, mais autres, qui soient particulièrement adaptés par rapport à cette particularité-là. Et d'un point de vue de la dimension, tu parlais de la dimension émotionnelle aussi ici, il faut comprendre qu'un enfant ne peut pas... pas gérer ses émotions comme un adulte. Ce n'est pas possible puisqu'on vient de le dire, il est immature, déjà d'un point de vue nerveux. Et au-delà de ça, il va avoir besoin de construire une sécurité émotionnelle. Donc nous, en tant qu'adulte, on est plus ou moins sécure déjà en fonction de ce qu'on a vécu. Alors imaginons pour un enfant qu'il n'a même pas de base encore puisqu'il n'est pas complètement vierge de ça, il a déjà vécu plein de choses in utero. Mais voilà, donc il y a vraiment ces deux aspects maturation, j'ai envie de dire, du système, par exemple, nerveux, qui va soutenir les émotions, puisque nos émissions, elles sont soutenues par le cortex préfrontal, par le système limbique, donc il faut toutes ces structures cérébrales matures. Mais on a aussi une expérience affective qui va permettre aussi à l'enfant de comprendre qu'il peut compter sur son environnement pour se sécuriser. Et ça, ça va construire psychiquement une base solide de confiance en soi, de confiance dans son environnement. C'est un environnement filiosa que j'aime beaucoup. de comment, qu'est-ce que c'est que la confiance chez l'enfant, ça passe déjà par la confiance en soi, ça passe déjà par la confiance en tes émotions. Je reconnais tes émotions, tu as le droit d'être en colère, je vois que tu es triste, oh oui, je comprends que tu as peur. Donc l'accueil de l'environnement des parents par rapport aux émotions, par exemple, c'est déjà quelque chose qu'il va construire pour cette dimension émotionnelle. Et puis il y a toutes les ressources psycho-affectives et les ressources externes, comment on va aider l'enfant à construire aussi ses propres ressources de régulation des émotions. Mais évidemment, en fonction des âges, on ne peut pas attendre d'un enfant de 3 mois, 3 ans, 5 ans qu'il puisse réguler ses émotions parce qu'il n'est pas en capacité physiologique pour. Ça, c'est déjà un plan. Et puis en fonction aussi de comment les éducateurs, parce qu'il n'y a pas que les parents, il y a l'école, il y a la crèche, il y a l'ADCEM, il y a la SMAT, il y a toutes les personnes autour, accompagnent aussi à cette maturation de la régulation émotionnelle. Donc, c'est vrai que c'est très spécifique. Un enfant, il ne fonctionne pas de la même manière. Il ne peut pas décharger ses émotions de la même manière non plus. Donc, oui, fleur de bague, tout ça, d'accord. Mais à la base, c'est comment il fonctionne, à quelle étape de construction des compétences émotionnelles il est, par exemple, et comment on peut l'aider à mieux intégrer ses émotions. Et tout ça, c'est de la neurosciences. Ce ne sont pas les naturaux qui le disent. Donc, je ne sais pas si ça répond, mais il y a vraiment ces axes. la physiologie. Et en même temps, les besoins psycho-affectifs qui ne sont pas les mêmes. Comme tu disais, un tout petit, il a besoin de contenance, il a besoin de portage. Est-ce que ça passe par ça ? Un ado, c'est « fous-moi la paix, mais écoute-moi quand même quand j'ai besoin » . Voilà, on n'est pas au même endroit. Et il ne se passe pas les mêmes choses. Un bébé, il a un grand besoin de soutenance. Un ado, il a besoin d'autonomie au niveau psycho-affectif, par exemple. Il a besoin d'explorer, il a un grand besoin d'exploration. L'enfant même, avant. Connaître aussi ses besoins psycho-affectifs, c'est quelque chose qui est important.
- Speaker #1
Moi, je trouve qu'on vit une époque formidable parce qu'il y a beaucoup d'informations qui sont révélées à nous grâce aux réseaux sociaux, à Internet, tout ça. Et je pense que c'est en partie notre génération qui s'empare de tout ça. Mais l'adolescence, ce n'est pas encore un sujet. Et donc, je pense que ça va venir quand justement toutes les femmes qui font plein de choses sur la grossesse, la maternité, les petits, leurs enfants seront adolescents. Et pour faire le lien avec ce que tu disais, c'est aussi quand est-ce qu'elles se terminent cette enfance ? Tu parlais de l'environnement, l'environnement scolaire, les ATSEM, tout ça. Moi, je trouve que jusqu'à une dizaine d'années, on a bien conscience encore qu'ils sont enfants. Mais à partir du moment où ils passent au collège, comme s'il y avait un basculement, ils étaient des minis adultes. Mais en fait, absolument pas. Et surtout d'un point de vue émotionnel. Et ça, je trouve qu'au point de vue sociétal, là, il y a de vraies carences.
- Speaker #0
Il y a des grosses carences. Et puis en plus, là aussi, ça s'explique par... par l'évolution psychique, mais qui est soutenue par la physiologie, c'est-à-dire qu'on dit que les ados passent au haut débit. Tout d'un coup, il y a une myélisation des fibres nerveuses et l'impact hormonal qui se crée à la puberté, qui vient vraiment modifier la plasticité neuronale de l'enfant avec une nouvelle arborescence. Il y a plein de choses qui se passent et qui sont à soutenir, à comprendre, pour mieux comprendre pourquoi l'ado peut réagir de telle ou telle manière, mais aussi quels sont ses besoins. Et il passe vraiment par une phase de transition, en fait. L'adolescence, c'est une vraie phase de transition. On parle de l'adaptation beaucoup en naturopathie. C'est une grande phase comme ça, où on va chercher, où on peut se désadapter pour se réadapter, etc. À soi-même et à l'environnement. Et même en termes de physiologie, on parlait de croissance, c'est important, de maturité, il y a énormément de choses à faire. Moi, j'adore accompagner les ados. Et même en termes d'identité, tu vois, en termes d'identité. de recherche, de quête de genre, de sexualité qui peut se mettre en place, etc. C'est énormissime. Il y a beaucoup, beaucoup à dire sur cette période, tout à fait.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai que l'adolescence, c'est peut-être plus une phase transitoire. Ça ne veut pas dire que ce n'est plus un enfant et que l'enfant, c'est vraiment terminé. Souvent, en formation initiale de naturopathie, on parlait de ce passage vers l'autonomie. Et je pense que finalement, déjà cet âge peut varier d'une personne à l'autre. Et puis, ce n'est pas parce qu'il y a autonomie sur un plan que la croissance et la maturation sont complètement terminées sur d'autres. Et du coup, c'est une phase importante également dans cette fin d'enfance. de développement encore qui est encore importante de soutenir à ce moment-là. Et comme le disait Nina, tout à l'heure, la question initiale, c'était pourquoi l'enfant n'est pas un adulte en miniature. C'est vrai que quand on arrive à l'âge adulte, finalement, on est sur quelque chose de plus stable. L'enfant est dans ce développement qui, en plus, n'est pas linéaire. Et donc, il y a différentes phases qui sont... Très bouleversante finalement pour les enfants. Donc c'est aussi ce qui fait toute la richesse de cet accompagnement.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
mais à l'image du tout petit qui en une année a extrêmement changé, l'adolescent c'est pareil. À un moment, en une année, il va complètement grandir. Ça se fait en un temps qui est finalement très bref. Très bref,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Tout à l'heure, tu parlais des conditions de naissance. C'est vrai qu'on ne l'a pas cité en exemple pour le terrain, mais de dire qu'à patrimoine génétique égaux, un enfant qui est né par voix basse et un enfant qui est né par césarienne, déjà, on n'est plus sur le même terrain. Non, bien sûr. Donnez un exemple concret pour les auditeurs. Bien sûr.
- Speaker #0
Et même un bébé allaité, non allaité, là, il n'y a aucun jugement. C'est juste des études et constatations, parce que chacun fait comme il veut, comme il peut aussi. Voilà, parce qu'allaiter, ça s'accompagne. J'ai vu tes posts, d'ailleurs, cette semaine, par rapport à tout ça. Mais voilà, ce qu'on sait, c'est que, pareil, un bébé qui est allaité longuement, ça va vraiment être agissant, sur sa croissance, sur sa motricité, sur des choses comme ça, mais vraiment aussi sur son immunité. Ça, c'est vraiment un principe par, on observe. par exemple des durées d'hospitalisation chez bébés qui sont allaités, des bébés qui ont moins de problèmes ORL, il y a plein plein de choses. Donc voilà, évidemment que déjà l'épigénétisme commence là, il commence déjà là et il commence déjà par l'épigénétisme des parents. Autrement dit, on sait par exemple que l'alimentation du père, attention je ne parle pas de la mère parce qu'on parle beaucoup de la mère, je parle du père exprès ici, mais même l'alimentation du père avant la conception, joue sur ce qui va se passer sur le terrain de l'enfant in utero et après. C'est incroyable. Déjà, on devrait faire encore plus d'accompagnement à la préconception, en fin de compte. Alors moi, j'en ai pas mal. Ça, ça me réjouit à chaque fois. Je me dis, bon, ça y est. Et puis, comprendre aussi, comme le dit Mélanie, que c'est avant, ce serait génial, avant la conception, durant la grossesse, naissance, toute la période post-natale, parce que c'est une période qui est très importante à soutenir pour soutenir les... les jeunes mères et les jeunes parents, et évidemment l'enfant autour de ça. Et aussi que ça se construit, comme tu le dis Camille, jusqu'à l'adolescence. Et après, parce qu'en fait, dans cette grande période de l'enfance, on a plein de variabilités. J'ai bien ton idée, Mélanie, que ce n'est pas linéaire, ce n'est pas une courbe comme ça qui monte. C'est qu'il y a plein d'oscillations, en fait, et de variabilités, et en plus sur tous les systèmes. Wow, alors, quand on s'ennuie, quand on s'ennuie dans la vie, il faut faire nature au pâte-enfance. Souvent, je dis ça pendant tout. Parce que là, on s'éclate. Et du coup, ça permet vraiment de comprendre. Moi, j'ai des parents qui ont compris ça aujourd'hui, qui viennent en prévention au cabinet. Et elles sont tellement contentes quand c'est le cas, qu'ils ne viennent pas parce qu'il y a des choses chroniques, qu'il y a déjà le terrain qui s'est dérégulé, et qu'ils viennent parce qu'ils disent, OK, là, on approche la diversification, donc je viens prendre des infos pour ça. Ah là, vous m'aviez dit, quand du coup, on est en âge prépubertaire, ce serait bien qu'on refasse un point parce que du coup, les besoins nutritionnels ne sont plus les mêmes. Ah là, vous m'aviez évoqué que, Une fois que l'acquisition d'un marché est faite, ce serait bien qu'on se voit. Et du coup, on accompagne ces étapes de développement de manière durable. Et ce qui est très, très chouette quand on adore voir les gens évoluer, c'est qu'on voit, moi j'ai des ados aujourd'hui, que j'ai eu enfant, tu vois, et que je vois évoluer, et j'ai comme ça des familles que j'accompagne, qu'on accompagne en tant que mature ou pas d'enfant. Et c'est génial de les voir grandir, évoluer, qu'on soit même, tu vois, une personne ressource. pour elle. Moi, j'ai une ado qui a 13 ans cette année, qui a demandé à sa mère, j'aimerais bien voir Nina parce qu'elle avait des questions imposées qu'elle n'osait pas aborder avec sa mère. C'est chouette d'être aussi un référent holistique du grandir, pour qu'il devienne une référence pour ses familles. Et c'est hyper sécurisant pour les parents aussi,
- Speaker #1
évidemment. Bien sûr, d'avoir des points de repère extérieurs parce que les enfants, ils en ont besoin. Et alors, quels sont les motifs de consultation les plus courants que vous rencontrez ? Donc, tu disais que tu avais quand même un peu de prévention. Ça, c'est super parce qu'on est quand même là pour ça. Mais sinon, pourquoi les parents vous consultent le plus fréquemment ?
- Speaker #2
C'est vrai que souvent, encore trop souvent, on va dire, il y a souvent un déséquilibre qui est déjà présent. Et ça peut être au niveau de l'immunité, bien sûr, parce que souvent on le dit, l'immunité ça s'apprend, tomber malade c'est un enfant qui rentre en formation, son système immunitaire il apprend, mais du point de vue parental souvent c'est juste un enfant malade, et donc il y a un équilibre qui est rompu et c'est parfois difficile à traverser quand même, donc ça reste un mode de consultation qui est assez fréquent, et après ça peut être des choses très... diverses, le sommeil, les problèmes plutôt chroniques, soit au niveau respiratoire ou au RL, on en parlait tout à l'heure avec les fameux bébés à otites, et puis des troubles digestifs. Ça peut être aussi pour des questions de nutrition, des enfants en phase de diversification, ou même un peu plus tard, des enfants qui ne veulent plus manger de légumes, mais commenter ? Voilà, ça peut être ce type d'interrogation. Et puis, ça peut être aussi tout ce qui est autour de la gestion émotionnelle, où on parle beaucoup plus aujourd'hui des troubles de l'attention. Et ça peut être aussi hyper riche au niveau naturopathie, d'accompagner son enfant quand on est dans ces cas-là. Donc, voilà, c'est des sujets très divers, mais qui couvrent un petit peu tous les sujets aussi de l'enfant, en fait, finalement. Oui.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Moi, je te rejoins. C'est vrai qu'il y a encore beaucoup de personnes qui consultent parce qu'il y a de la chronicité. Donc, moi, j'ai pas mal de personnes qui arrivent parce qu'il y a de la chronicité au niveau RL, au niveau immunitaire. C'est souvent ce qui embête les parents ou au niveau du sommeil aussi. Encore une fois, j'aime bien reclarifier le cadre. On ne vient pas pour proposer une solution naturelle. C'est remettre l'accent. Pourquoi finalement les parents se posent des questions ? Pourquoi ça revient tout le temps ? Qu'est-ce que je peux faire d'autre ? se rendre compte que ce n'est pas juste on entre en formation, comme tu dis, ça peut arriver, mais il y a quelque chose qui s'installe dans le déséquilibre et qu'est-ce que je peux faire pour aider mon enfant ? Ça, c'est souvent. Moi, j'ai quand même de plus en plus vraiment des personnes qui consultent, alors comme tu l'as dit, pour les troubles attentionnels, les troubles digestifs aussi, il y en a beaucoup, l'asthme, l'allergie. Il faut savoir qu'on a vraiment une augmentation des pathologies infantiles en France aussi. les allergies, l'asthme, même les syndromes NASH, les troubles métaboliques, comme diabète type 1, des choses comme ça, qui ne sont pas très drôles. Et je pense que ça, ça pousse les parents vraiment à aller chercher aussi d'autres pistes de réflexion. J'ai malheureusement aussi des... Cancer pédiatrique, c'est moins drôle, donc ça peut arriver. Et des troubles, moi j'en ai eu plusieurs cette année, tu vois, des troubles de précocité pubertaire. Ça, je trouve que j'en avais pas il y a 10 ans, nature enfant, et là j'en ai quand même de plus en plus. Mais c'est très large et c'est ça qui est chouette, c'est de voir qu'il y a tout ce champ-là. Et vraiment, ce que je trouve important de redire ici, c'est que oui, il y a des parents qui consultent en préventif, j'ai des enfants qui vont super bien. Et alors, je me dis, génial, c'est un mélanie ce matin. Du coup, là, je suis à 300%. Je suis partie pour un mois de folie. Parce que c'est ça que ça fait du bien de voir des parents qui viennent. Est-ce que je peux faire quelque chose pour optimiser encore mieux la santé de mon enfant pour aujourd'hui et demain ? C'est exactement ça. Et les personnes qui consultent, tu vois, pour des problématiques chroniques, au final, quand elles ont compris ce qu'était la nature, elles reviennent. Moi, j'ai pas mal de parents qui reviennent à un moment donné. J'ai compris que je pouvais vous consulter pour faire de la prévention et qu'ils viennent pour ça aussi. Ça fait longtemps que vous avez vu, j'avais des questions sur le sommeil. Là, je me rends compte en ce moment, il commence à marcher et du coup, le sommeil, ce n'est pas terrible. Donc, j'imagine qu'on peut faire quelque chose. Comment vous pouvez m'accompagner ? Génial, génial. Donc ça, je trouve que c'est hyper porteur de voir aussi ce champ-là qui se déroule. Mais la grande porte d'entrée, ça reste encore quand même la chronicité.
- Speaker #1
Et comment ça se passe une consultation avec un enfant et son parent ? Parce que c'est un petit peu particulier. On doit s'occuper de l'enfant à travers le parent, mais il faut que ce soit l'enfant qui adhère. Donc, comment on gère ça pour les parents ?
- Speaker #0
Alors, ça m'a même amenée, tu vois, parce que comme je le disais en toute présentation tout à l'heure, quand moi je me suis installée, je me suis dit « Oh là là, la conduite d'entretien, je ne sais pas faire du tout. » J'étais complètement perdue, paumée. C'était dans ma part toute seule à ramener. Et du coup, c'est ce qui m'a amenée personnellement, déjà, à me former là-dessus et puis à proposer une formation dédiée à la naturopathie de l'enfant et notamment sur la conduite d'entretien. Parce qu'effectivement, ça ne se conduit pas du tout de la même manière. Autrement, déjà, effectivement, l'enfant n'a pas forcément envie de venir. Si c'était foot, mercredi à 14h, ou un petit tout qui sort de la crèche, qui est bien fatigué, ça peut être compliqué. Donc déjà, l'idée, c'est vraiment de veiller au confort de l'enfant et des parents. Parce qu'on a souvent quand même beaucoup d'anxiété parentale très présente. Donc ça, c'est quelque chose dont on parle notamment durant la formation. Il va vraiment falloir prendre en compte le parent ou les parents s'ils viennent à deux, ce qui peut être assez idéal autour de ça. C'est très important de voir l'enfant parce qu'on a déjà…
- Speaker #1
J'interromps Nina, parce qu'en fait, souvent aussi, on n'est pas la première personne qui consulte. Ils ont déjà tout un parcours derrière et l'enfant aussi. Donc, il y a un peu de ras-le-bol pour l'enfant. Et l'inquiétude aussi, d'angoisse au niveau des parents. Donc, les choses sont assez crispées.
- Speaker #0
Complètement. Et c'est pour ça que rien que moi, au téléphone, je leur propose, je leur laisse entrevoir qu'il faut que ce soit confortable pour l'enfant, etc. Donc, quand ils arrivent, généralement, le cadre est posé, c'est rassurant. Mais il faut vraiment que la consultation soit confortable. Et surtout, pour moi, c'est... extrêmement important de voir l'enfant puisque du coup, on va évaluer dans les formations, on va apprendre les étapes de développement global, motricité, langage, etc. On va aussi évaluer le développement global de l'enfant, voir un petit peu où il est de manière globale, pas que la physiologie, pas que l'émotionnel, pas tout regarder. Donc s'il est là, ça permet de regarder déjà par l'observation générale de l'enfant comment il est. Et puis on va faire, classique, une anamnèse une fois que... que le confort est mis, une anamnèse, mais qui reste spécifique, parce qu'on ne va pas questionner les choses de la même manière, et ça va être différent selon l'âge de l'enfant aussi. Et puis surtout, comme tu l'as dit, il va falloir créer de l'intérêt, il va falloir que l'enfant ait envie d'être là, d'accord ? Donc il va vraiment falloir aussi savoir communiquer avec l'enfant. Et on ne communique pas avec l'enfant de la même manière, on ne va pas susciter sa motivation, on ne va pas entrer en relation avec un enfant de la même manière qu'avec un adulte, et notamment quand son parent est là. Donc, il n'y a pas mal d'enjeux interrelationnels qui sont présents. Et c'est vraiment une consultation qui est bien spécifique pour ça. Il ne faut pas perdre de vue l'un ou l'autre. Il va falloir composer avec ça et en même temps se caler sur qui est l'enfant. Très souvent, je dis aux parents, moi, durant cette consultation, je vais entendre votre besoin en tant que parent et je vais tout faire pour répondre au maximum à votre objectif. Et surtout, je vais évaluer la globalité et puis vous aider à accompagner qui est cet enfant. Parce que parfois, ça peut arriver qu'on ait des demandes des parents qui ne soient pas complètement raccords à qui est l'enfant. Je ne sais pas si je suis claire là. et ça pour moi c'est important tant que naturopathe, mon consultant c'est l'enfant même s'il n'a pas choisi d'être là, c'est lui et j'ai tout fait pour qu'il ait envie d'être là et l'accompagner lui avec sa famille parce qu'il est dépendant de sa famille, parce que les parents ont plein de questions, parce qu'ils sont perdus aussi sur, ils ont entendu parler de ceci, cela, alors oui les réseaux sociaux c'est génial et en même temps trop d'informations tuent l'information tu vois, et on a besoin de remettre aussi de la clarté souvent là-dedans donc On va dérouler la damnaise, en même temps prendre en compte l'enfant et le parent. En fonction des âges, c'est différent aussi. Si c'est un tout petit tout, on va avoir des changes verbales avec cet enfant. Donc, la relation, elle va passer par d'autres choses. Si l'enfant est grandissant, j'aime bien le questionner, lui, par exemple. Tu vois, plutôt que de questionner le parent. Puis, le parent, il vient en seconde, parce que j'ai probablement encore que le parent aussi, il n'y aura pas qu'il se crisse. Donc, voilà, il va falloir composer, apporter de la bienveillance, de la souplesse, de l'ouverture et en même temps du cadre. en fait, dans tous ces espaces-là. Et surtout, si l'enfant est grand, je vais chercher, moi, à le motiver à la fin aussi, à le motiver, à le questionner, à le mettre dans son centre autonome. Ok, alors... Qu'est-ce que t'as compris ? Qu'est-ce qu'on va faire ? C'est avec lui que je vais négocier plus qu'avec son parent, même si je peux négocier aussi avec le parent si besoin, pour que lui revienne et que ce soit lui qui fasse. Il est content de revenir après la consultation en disant « Ouais, ça, j'ai compris. » Et on réactive les connaissances. « Qu'est-ce que t'as compris ? Pourquoi ? » Et voilà.
- Speaker #1
Oui, parce que la naturopathie, c'est aussi être responsable soi-même de son propre santé. Donc, c'est accompagner les enfants qui grandissent par cette autonomie et cette responsabilisation.
- Speaker #0
Et ça, ça passe par se découvrir. Tu vois ?
- Speaker #1
complètement. Je t'ai coupé. Et expérimenter aussi des choses,
- Speaker #0
c'est ça ? Qui je suis, comment ça fonctionne, tu regarderas, tu me diras la prochaine fois. Et qu'est-ce que t'en penses ? Et ceci. Donc, on est vraiment dans notre charte éthique au sein de l'assaut, on a le respect des droits fondamentaux de l'enfant. C'est ça, c'est comprendre aussi j'ai le droit d'exister, j'ai le droit d'avoir mes pensées, mes convictions. Donc, on va composer avec ça. Donc, ce n'est pas du tout des conseils descendants, pas du tout. L'idée, c'est de susciter l'envie, la motivation. avec des outils adaptés à l'enfant, parce que pareil, on ne va pas le motiver de la même manière. Et réactiver, générer de la joie, parce que la joie, c'est un moteur d'apprentissage. Et qu'il revienne et qu'il y fait, parce qu'il a eu envie de faire, il est content de faire. Et en plus, ils ont envie de faire, en fait. C'est génial.
- Speaker #1
Oui, ce que j'allais dire, ce qui est génial avec les enfants, c'est qu'eux, ils ont envie, ils ont envie de faire seul, ils ont envie d'expérimenter. Donc, il n'y a pas trop à les poser pour ça. Ça vient assez naturellement.
- Speaker #0
Il y a eu de la joie.
- Speaker #1
Peut-être que tu voulais dire quelque chose, Mélanie ?
- Speaker #2
Oui, je pensais aussi dans cet accompagnement-là, en tout cas chez l'enfant grandissant, parce que pour moi, il y a quand même un petit peu deux phases. C'est vrai que quand on reçoit le bébé avec ses parents, je trouve qu'il y a un vrai travail aussi à faire dans le lien avec les parents. Vous le disiez tout à l'heure, toutes les deux, mais il y a beaucoup de choses sur les réseaux sociaux. Les parents s'y perdent et perdent parfois leur intuition, alors qu'ils peuvent aussi savoir. faire et du coup je trouve qu'il y a aussi ce rôle de pouvoir rassurer le parent en tout cas pour l'accompagnement du bébé, lui donner confiance dans son nouveau rôle de parent aussi si c'est un premier enfant et puis chez l'enfant grandissant lui apprendre à s'écouter aussi en fait et du coup se connecter à son intuition dès tout petit et ils savent très bien le faire en fait si on leur laisse un champ d'écoute et plus ils apprennent super vite et je le vois par exemple sur le Le petit déjeuner, en fait, c'est les habitudes. Changer un petit déjeuner chez l'adulte, je trouve que c'est hyper compliqué. J'ai fait des ateliers dessus, les gens sont frileux, ils n'ont pas le temps. Il y a plein de contraintes. Chez l'enfant...
- Speaker #1
Ils ont dû se débrouiller avant même d'avoir commencé.
- Speaker #2
Voilà. Alors que chez l'enfant, en fait, si on leur apprend dès le début et qu'on leur donne le choix entre plusieurs options, en fait, ils vont faire leur truc et ce sera déjà naturel. Et ils n'auront pas, dans 30 ans, à essayer de changer de petit déjeuner. pour modifier leur hygiène de vie, pour améliorer leur hygiène de vie. Donc, je trouve que c'est ça qui est aussi trop chouette à consultation chez l'enfant, c'est leur transmettre des bonnes habitudes dès tout petit.
- Speaker #1
Et c'est eux qui, après, éduquent leur enfant. Oui, c'est ça.
- Speaker #2
C'est génial. Ou qui ont un regard même critique sur ce qu'ils peuvent rencontrer. Je vois mon fils hier, on est sortis de l'école, il y avait un petit qui mange un paquet de chips. Il m'a dit, mais maman, qu'est-ce qu'il fait ? je me suis dit j'ai pas tout perdu parce qu'il a vu que c'était pas normal on voit qu'ils prennent vite des repères et c'est chouette de constater ça alors
- Speaker #1
si vous aviez quelques clés essentielles à nous partager pour soutenir la vitalité des enfants on sait bien sûr que la naturopathie c'est individualisé évidemment Merci. mais il y a quand même des principes généraux. Lesquels ce seraient ?
- Speaker #0
Alors moi, souvent, puisque ça revient dans quasi toutes les consultations, c'est vraiment repartir des besoins fondamentaux. Je trouve qu'on cherche souvent la petite gémothérapie, le petit truc, le machin. En fait, revenir à la base. L'enfant, il a un grand besoin d'affection. Alors suivant les âges, c'est pareil, les besoins psycho-affectifs sont différents. Mais le psycho-affectif, c'est la base de la sécurité. émotionnel de manière globale. Donc si on est bien nourri d'un point de vue psychoaffectif, déjà on va mieux réguler ses émotions, donc on va mieux réguler son système nerveux, donc on va mieux réguler son système digestif, immunitaire, etc. Pour moi, ça je crois que c'est vraiment important et je crois que dans toutes mes consultations, on vient questionner vraiment qu'est-ce qui se passe au sein de la famille, comment ça se vit, qui est cet enfant, quels sont ses besoins. Il peut y avoir des besoins de réassurance, mais il peut y avoir des besoins de confort, il peut y avoir des besoins d'attention, il peut y avoir des besoins de temps. partager avec le parent. Il faut avoir des besoins d'autonomie. Donc c'est très divers, mais vraiment revenir à la base. Qu'est-ce qui s'exprime ? Parce que souvent les tensions, les émotions qu'exprime l'enfant, il parle de besoins non satisfaits. C'est ça l'émotion. C'est une émotion qu'on appelle négative, qui n'est pas agréable à ressentir. En fait, le signal qu'il y a un besoin qui n'est pas satisfait, qui n'est pas au bon moment. C'est peut-être un besoin de sécurité ou autre chose. Donc, c'est vrai que ça, je trouve que c'est important de revenir à ça. Et ce n'est pas facile, encore moins quand on est le parent de l'enfant en question, parce qu'on peut être dans ses filtres, dans son rythme, dans ses propres émotions, en fait. Donc ça, je crois que c'est important de revenir sur les besoins, de quoi ça parle. essayer d'écouter ce qui peut se dire, ce qui peut se traduire par l'émotionnel.
- Speaker #1
Et là aussi, les terrains ne sont pas les mêmes sur les enfants.
- Speaker #0
Bien sûr. Question de tempérament, quoi. Je ne sais pas si je te l'avais partagé, mais j'ai écrit un livre qui s'appelle Guide nature aux enfants, spécial enfant. Guide nature aux spécial enfants, plus exactement. Je parle des tempéraments de dents qu'on connaît bien, nous, en naturopathie. On parle des tempéraments lymphatiques, sanguins, bilieux nerveux, qui sont des grandes typologies. Ça, ça ne va pas être bien, puisque c'est notre cher Hippocrate qui parlait déjà de ça à l'époque. Et en fait, un enfant lymphatique, il va avoir besoin d'être contenu, il va avoir besoin de douceur et de lenteur, par exemple. Alors qu'un petit bilieux, dès tout petit, il ne faut pas trop le toucher. Il a besoin de liberté, il a besoin de mouvement, il a besoin de... c'est moi qui décide. Donc, ça ne se vit pas de la même manière. Donc, ça, je crois que c'est super important d'y revenir parce que je trouve qu'on se perd, qu'on veut standardiser beaucoup les choses. Donc, vraiment être dans cette écoute individuelle. Donc, tu vois, je n'ai pas une clé comme ça. C'est plutôt être à l'écoute de ses besoins psycho-affectifs et la notion de rythme aussi. Je trouve qu'on est dans des rythmes très pressurisés. On veut aller vite. Ça crée un gros stress aussi chez l'enfant qui peut se répercuter aussi au niveau de l'immunité ou de la digestion. Vraiment être dans le respect des besoins vitaux de l'enfant. Revenir à la base, tu vois Camille ? Revenir à la base de qui est l'enfant, quels sont ses besoins biologiques et affectifs. Et en fait, ce qui est magique, c'est que quand on coche ça, il n'y a besoin de rien d'autre. Mais vraiment, vraiment, vraiment, vraiment de parents. Alors, je n'ai peut-être pas une grosse expérience, ça fait dix ans que je suis nature enfant, mais je peux observer que c'est là que ça fonctionne. C'est là que ça fonctionne. Pareil pour la nutrition. C'est qui cet enfant ? Il a envie de mettre à la bouche ? tu as besoin d'être diversifié vraiment à quatre mois, on est sûr ? Est-ce qu'il manifeste un intérêt ? Tu vois ? Il demande. Il est prêt. Quand ses enzymes, elles sont prêtes,
- Speaker #1
il a envie de goûter.
- Speaker #0
Quand sa motricité est prête à coordonner le main-bouche, c'est là que j'ai besoin de manger. Ça se passe par l'observation de ses rythmes. Et en fait, là, ça fonctionne.
- Speaker #1
Ils ont tellement à nous dire juste dans leur façon d'être. Je trouve que tout simplement, en fait, on ouvre les yeux. Moi, c'est ce qui m'a vraiment, je dirais, interpellée quand je suis devenue maman. Je me suis dit, oh là là, mais comment je vais comprendre mon bébé et tout. En fait, tu as juste à le regarder.
- Speaker #0
Exactement. Je te rejoins.
- Speaker #1
Et je trouve que tu vois, en tant que parent, c'est peut-être une étape difficile, c'est quand il commence à parler. Puisque là, tu penses qu'ils vont parler et ils vont dire les choses. Oui, exactement. C'est pas parce qu'ils parlent qu'ils disent les choses. Je comprends. L'observation, c'est le principal.
- Speaker #0
Voilà. Et ce n'est pas toujours évident. Parce que comme tu disais tout à l'heure, on n'est pas forcément formé à ça. Parce qu'on peut être biaisé par ses propres prééducatifs, sa propre histoire en tant que parent. Et du coup, c'est là que ça peut un peu s'imbriquer, être un peu flouté. Et voilà, donc je crois que ça, c'est super important. Et puis, bien sûr, le sommeil, les rythmes, la nutrition, les fondamentaux. On a toujours bâti, on a trois piliers. La nutrition, parce que notre corps, notre matière n'attend pas du ciel et vient de ce qu'on mange. Tout ça, ça constitue nos tissus, nos organes. Donc, la nutrition. le sommeil, les rythmes et l'émotionnel et le mouvement. Attention, les petits d'aujourd'hui, parfois, sont réprimés dans leurs besoins moteurs. On va parler des pathologies de civilisation et de la sédentarité ici. On pourrait. Mais voilà. Déjà, je pense revenir à la base. Tu vois, vraiment revenir à la base. Donc, ce n'est pas très spécifique ce que je vous propose.
- Speaker #1
Non, mais je trouve que c'est important de le rappeler. Tu vois, moi, je vais te donner un autre exemple de ma vie du quotidien. Maman, j'ai mal au ventre. Maman, j'ai mal à la tête. Maman, j'ai ci, maman, j'ai ça. Un gros câlin, est-ce que ça va mieux ? Ah oui, ça va bien. Et je trouve que c'est aussi pour nous, parce qu'on se fait énormément de soucis en tant que parents, c'est aussi très important de rappeler que c'est le premier médicament. Et puis après, on voit comment ça éloigne. C'est important de rappeler que finalement, les choses sont relativement simples. Et ce n'est pas la peine d'aller chercher des aliments à des milliers de kilomètres, la gémeaux hyper précise. Pas du tout, en fait, ça peut être plus.
- Speaker #0
Et c'est là que ça fonctionne. Et c'est là que ça fonctionne. Le mieux, en tout cas.
- Speaker #1
Tu veux rebondir, Mélanie ?
- Speaker #2
J'avais juste une idée aussi qui me passait de mentionner, c'était la notion de cadre. Parce que c'est vrai que parfois on l'oublie ou parfois il n'est pas bien posé. Un enfant a quand même besoin de cadre pour être rassuré. Et ça pose aussi ce soutien des besoins vitaux essentiels de l'enfant, de pouvoir avoir ce cadre qui le rassure aussi. et de revenir bien sûr dans cette complicité, mais on entend parfois les gens confondre l'éducation bienveillante avec une absence de cadre, et je trouve que ça me venait là de me dire, pour soutenir tout ça, ça peut être intéressant aussi que l'enfant sache qu'il a ce cadre pour être assez...
- Speaker #1
L'absence de cadre n'est absolument pas bienveillante, puisque c'est ce... Ils recherchent et c'est ce dont ils ont besoin.
- Speaker #2
Oui, et puis en termes du coup de rythme, de sommeil, d'alimentation, tout ça, ça nécessite un cadre. Et ils le recherchent, ce cadre-là, pour le test. Mais pour la bonne raison, c'est qu'ils ont besoin de se rassurer.
- Speaker #1
Et d'après vos expériences, au regard de vos consultations, de vos petits clients, Quels sont les défis aujourd'hui auxquels les parents sont le plus confrontés ? Qu'est-ce qu'il y a de plus difficile dans notre société quand on veut faire grandir un enfant en pleine santé aujourd'hui ?
- Speaker #2
Aujourd'hui, on est dans une société où on est de plus en plus déconnectés, à la fois très connectés. On a la 5G, on a l'IA, on a les écrans à gogo et tout ça.
- Speaker #1
Et le problème,
- Speaker #2
c'est que ça nous déconnecte et de nous-mêmes. et de la nature et du lien entre nous. Et je pense que c'est ça qui est peut-être le plus difficile, le plus grand défi des parents d'aujourd'hui. Et que tout ça, ça génère finalement beaucoup de stress. On a aussi un rapport au temps qui est un peu modifié par tous ces moyens technologiques. Le temps d'avant, je pense qu'il était différent, plus ancré dans la matière, plus rythmé par la nature aussi. Et du coup, c'est un défi non négligeable d'aujourd'hui. Et après, ça génère d'autres choses. C'est qu'on a parlé de la tension, hyperactivité, des choses comme ça, gestion de stress, gestion des émotions. C'est des sujets qui sont directement liés à tout ça. Et puis aussi par rapport à notre environnement, qui est aussi de plus en plus toxique, sans faire un tableau très noir du monde d'aujourd'hui, mais on a quand même eu... pas mal de scandales. On parle des pollutions d'épiphase, du cadmium récemment. Il y a eu la loi du plomb avec les pesticides qui sont... Certains pesticides sont réautorisés. Il y a eu quand même aussi beaucoup de rappels de produits, notamment les laits infantiles en début d'année. Toutes ces choses-là nous empêchent sur le niveau de toxiques auxquels les enfants semblent confrontés. Et du coup, c'est des enjeux d'autant plus importants en consultation aussi. Quelles sont les habitudes de vie de l'enfant et de sa famille ? Quelles sont ses habitudes alimentaires ? Et pour aider le parent à naviguer face à tout ça.
- Speaker #1
Et sur la toxicité, les enfants ne sont pas protégés comme nous les adultes en plus. Donc il y a aussi ça.
- Speaker #0
C'est important de comprendre effectivement que l'enfant, il est... Un public très sensible et très poreux à l'environnement, sur tous les plans d'ailleurs, effectivement. Donc, il est moins bien équipé parce qu'il est immature, du point de vue hépatique, du point de vue rénal, du point de vue digestif, du point de vue de la peau, il absorbe plus la peau, sur tous les aspects. Et du coup, non seulement il va plus vite s'intoxiquer, et en plus, ces facteurs environnementaux peuvent jouer sur la méthylation des gènes. Donc, c'est là que ça peut aussi coder pour certaines pathologies ou des choses comme ça. et donc ça c'est pareil c'est vraiment beaucoup d'études qui montrent ça donc important de s'en protéger et je crois que ce que tu dis Mélanie ici ça revient vraiment au principe phare de la naturopathie de manière globale et c'est pour ça que je pense que c'est tellement adapté à l'enfant c'est-à-dire qu'on s'éloigne de plus en plus avec ces technicités qui peuvent avoir du bon pour autant on s'éloigne de plus en plus de notre propre nature profonde mais rien que l'électricité voyez-vous quand on y réfléchit on n'aurait pas l'électricité Merci. du coup, on se coucherait beaucoup plus tôt, on vivrait avec les saisons, et on ne mangerait peut-être pas aussi tard, les enfants ne mangeraient peut-être pas aussi tard. Tout serait différent, et notre biologie s'est adaptée au fur et à mesure des millénaires à notre évolution, et là, on est dans un... depuis, allez, 100-150 ans, dans une propulsion, ça va très très vite, ces changements environnementaux, avec les technologies, avec les sols, avec... Mais notre physiologie, elle ne suit pas autant, quoi. Voilà. Donc, notre temps adaptatif, biologique, il est plus lent que notre adaptation technologique, en fin de compte.
- Speaker #1
Et ça, ça sort compter les dernières années et ce que nous vivons aujourd'hui.
- Speaker #0
On est d'accord. Et ça va de plus en plus, de plus en plus vite. Donc, je crois que ça, c'est super important de revenir encore une fois à la base, reparler de l'environnement naturel, de l'alimentation bio qui devrait être la base. En fait, biologique, c'est naturel. On devrait estampiller ce qui n'est pas bio avec un label et ne pas avoir de label bio. Finalement, on est complètement inversé. Et revenir sur ses risques, sur ses besoins, sur le temps ensemble, les choses simples, prendre le temps, comme tu dis. Je te rejoins complètement, Mélanie, par rapport à tout ça.
- Speaker #1
Tout à l'heure, en introduction, j'ai parlé de l'association Naturopathie Enfants, dans laquelle vous êtes toutes les deux très impliquées, toi Nina en tant que présidente et fondatrice, et puis toi Mélanie en tant que trésorière. Est-ce que vous pourriez nous dire un petit mot, nous présenter l'association, sa mission, et nous en parler rapidement ?
- Speaker #0
En fait, cette association a émergé avec cette envie d'œuvrer dans un collectif. Là, on va parler du vivant aussi. Je pense que c'est en étant dans un écosystème. le vivant il... Ils pulsent par cette vision écosystémique d'être à plusieurs et d'œuvrer. On va peut-être pas beaucoup plus vite, mais beaucoup plus loin à œuvrer ensemble. Donc l'idée, c'était vraiment de monter un collectif pour porter la voix de la naturopathie de l'enfant. Donc la mission première, c'est de promouvoir et de sensibiliser à ce que c'est, tout comme tu nous l'offres aujourd'hui. Et encore merci Camille de nous permettre de porter la voix de la naturopathie de l'enfant. comprendre ce que c'est, comment ça peut prendre sa place pleinement, comment ça peut rayonner en étant à sa juste place. On a bien vu que ce n'est pas du tout remplacer la médecine par de la bobologie verte, non. C'est comment on soutient ce capital santé, essayer de s'intégrer en fait dans une santé intégrative de l'enfant, ce serait super et c'est le projet. Donc c'est avant tout de sensibiliser le grand public, les parents, les éducateurs, le professionnel. autour de ça. Moi, je fais faire des formations en crèche. Évidemment, moi, je forme en naturopathie de l'enfant aussi. Mais aussi faire des ateliers. Donc, ça va passer par différentes actions. On fait des conférences. Bon, pas là comme avec toi aujourd'hui, podcast. On assiste aussi à des salons autour de la petite enfance. Là, récemment, on était acteur du village petite enfance à Aix-en-Provence. On a un projet national aussi pour porter la voix de l'enfant au sein d'un salon de l'enfant. L'idée, c'est vraiment d'œuvrer. On a rédigé des articles aussi pour différents magazines, qu'ils soient professionnels ou grand public. L'idée, c'est de porter la voix de l'enfant à travers différentes actions, rédaction d'articles, podcasts, vidéos, conférences, salons, etc. C'est vraiment ça. Et que ça puisse même infuser au-delà du grand public et du professionnel, de l'enfance, etc. et médical, que ça puisse aussi se propager même au niveau des institutions publiques. On aimerait tellement arriver à ça, à faire bouger les choses. Pourquoi pas avoir un programme après préparation grossesse, comme tu le disais tout à l'heure, quels sont les besoins fondamentaux de l'enfance, c'est quoi la nutrition de l'enfant, comment s'en codent ces cycles de sommeil, à quel âge... Bon, voilà. Donc ça, c'est le premier plan et l'autre, c'est de structurer aussi dans ce même essor Qu'est-ce que c'est que la naturopathie, enfant ? On parlait de structure et de cadre. Tiens, c'est chouette, Mélanie, ça me permet de faire renvoi aussi ici. Le vivant, c'est aussi la structure. Quand on observe la biologie des espèces, il y a beaucoup de structure dans tout ça. Et l'idée, c'est aussi d'avoir un cadre, puisque la naturopathie en France, en tout cas, puisqu'elle est reconnue, tu nous l'as dit, par l'OMS, c'est reconnu par le Parlement. Il y a des pays européens qui ont légiféré sur la naturopathie. Nous, en France, on est un peu en retard. On a un vide juridique structuré, du coup. Aussi, cette spécialisation en créant un annuaire, un référencement aussi de praticiens qui sont engagés dans l'association, qui est une bonne formation de base, qui ont 1200 heures en naturopathie. En fait, c'est la norme AFNOR qui est en train de passer par rapport à ça. Sécuriser aussi la spécialisation parce que, comme dans toute profession, on peut avoir aussi un petit peu de tout quand ce n'est pas légiféré. donc c'est aussi quelque chose sur lequel On s'est posé beaucoup de questions au démarrage quand on a construit notre assaut, on a posé des règlements intérieurs, avec cette envie, pour prendre une bonne place dans le champ de la naturopathie et de la santé intégratique de l'enfant, d'être dans une bonne posture aussi. Donc l'idée c'est de structurer ça. avec des partenariats avec la FNAT, par exemple, avec l'OMNES aussi, qui oeuvrent pour la reconnaissance de notre profession et sécuriser avant tout la pratique pour nos petits consultants et les familles, éviter les dérives. Malheureusement, on peut le voir dans notre profession, ça arrive. Donc, c'est le deuxième point. Mais le premier plan, c'est surtout sensibiliser, promouvoir la nature enfant de manière globale, partout.
- Speaker #1
J'ai plusieurs épisodes sur ce sujet, que ce soit les dérives ou la reconnaissance de la naturopathie. Tout ça, effectivement, ce n'est pas forcément facile de s'y retrouver. Donc, bravo pour ce que vous faites à travers cette association. Merci beaucoup à toutes les deux pour cet échange passionnant. Je suis sûre qu'il trouvera son public. J'espère qu'il aidera les parents à s'y retrouver et en tout cas, les incitera à consulter les naturopathes en amont à titre préventif avant que les petits... ne crie le besoin d'un naturel.
- Speaker #0
Merci beaucoup Camille pour l'espace que tu nous as offert aujourd'hui, de pouvoir porter vraiment la voix de l'enfant et nos convictions. C'est précieux, précieux pour nous, pour nos cœurs et c'est très chouette. Merci, merci mille fois.
- Speaker #2
Oui, merci beaucoup Camille. C'était vraiment chouette de pouvoir partager toutes les trois autour de ce sujet qui nous touche toutes les trois, je crois. Et donc un grand merci à toi pour ça.
- Speaker #0
Avec plaisir, merci beaucoup A bientôt
- Speaker #1
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