Speaker #0Hello ! J'espère que tu vas bien. Aujourd'hui on se retrouve pour un format un petit peu exclusif. J'avoue, j'en ai un petit peu croissure à patate en ce moment. Et généralement je passe beaucoup par l'écrit pour partager les choses que j'ai à partager. Et aujourd'hui j'avais envie de profiter de mon propre média et faire un peu comme ce que je propose à mes invitées, c'est-à-dire de rentrer dans un petit cocon, on peut partager... notre vécu, nos ressentis et de me l'accorder à moi-même. Pour cet épisode, aujourd'hui, il n'y aura que moi. C'est vraiment un format spécial. J'espère que ça te plaira. Je ne sais pas s'il y en aura d'autres comme ça. Je ne sais même pas si je vais le publier. Au final, j'avais envie de pouvoir faire ça parce que, comme je te disais, j'en ai un peu gros sur la patate en ce moment pour plusieurs raisons et notamment en ce moment sur la partie pro. Ça fait un an que je me suis lancée en freelance, où j'accompagne les boîtes tech sur leurs enjeux de product marketing. C'est très chouette. De base, je kiffe vraiment mon métier. Mais c'est vrai que ces derniers mois, je suis un peu en tempête émotionnelle, comme dirait mes nièces. Je suis un petit peu en crise existentielle sur cette partie professionnelle. où en fait je manque un peu de sens. J'ai l'impression que ce que je fais n'a pas énormément d'impact, ça a forcément d'impact pour mes clients, mes clients sont contents, clientes. Mais moi je n'ai pas l'impression de trouver énormément de sens dans ce que je fais. Il y a eu des boîtes que j'ai accompagnées où ça avait vraiment un sens à mes yeux, par rapport à mes propres valeurs, notamment Opale sur la partie... violence conjugale, ou même plus récemment, un Peas'up qui accompagne sur la partie RSE les entreprises. Donc ça, c'est des trucs qui me parlent et qui ont du sens parce que ça vient toucher, moi, les choses qui comptent dans mon quotidien. Mais c'est vrai que la plupart du temps, je suis un peu en manque de ça et un peu l'impression d'être déconnectée de la réalité ou d'être dans une réalité qui... qui n'est pas forcément celle dans laquelle j'ai envie d'être. Ce n'est pas très clair, j'avoue. Mais je sais que pour en avoir parlé à des amis, c'est quelque chose où d'autres personnes ressentent aussi ça, ce manque de sens ou d'impact. Et du coup, j'avoue que ça m'inune un peu. J'ai un petit peu du mal à motiver. Donc je fais le taf, évidemment. Mais j'ai de plus en plus envie de me dégager du temps, de me dégager du temps pour faire d'autres choses et pour avoir des projets et chercher des projets qui me parlent plus, moi, dans mon cœur, dans ce que j'ai envie de faire et dans l'empreinte que j'ai envie d'avoir sur ce monde à ma petite échelle. Donc, ouais, je... Je sais qu'il y a plein d'autres personnes qui sont un petit peu perdues comme moi. Et souvent, quand j'en parle, ça me fait du bien, non pas de voir qu'il y a d'autres personnes qui soient du pair, au contraire, mais qu'il y ait d'autres personnes qui ressentent la même chose, qui se posent les mêmes questions que moi. Ça fait sentir moins seule. C'est aussi pour ça que j'avais envie de prendre le micro et de profiter de mon podcast pour pouvoir vous partager ça. Et c'est un petit peu ma thérapie aussi. Donc c'est particulier parce que depuis le début d'année, je trouve qu'on est dans un climat global qui est assez angoissant, qui est très anxiogène. Donc à moins de couper toutes les actualités, de couper toutes les infos, je pense qu'on ne peut pas se couper totalement du monde tout le temps. Et moi, personnellement, je suis hypersensible. Je le vois plus comme une qualité que certaines personnes peuvent voir comme un défaut. Mais du coup, c'est vrai que ces choses-là me touchent beaucoup. Et c'est ce qui fait aussi pas mal m'interroger par rapport à mon quotidien et ce que je fais, mon travail. Je ne sais pas si c'est moi qui suis, comme je disais, en crise existentielle, ou si c'est le fait de se connecter beaucoup et d'être même ultra connectée au reste du monde, aux actualités, etc. qui font que quand tu te lèves le matin, tu as l'impression d'avoir la gueule de bois, mais sans avoir bu, vraiment la gueule de bois sur tout ce qui se passe, toutes les choses absolument affreuses qu'on... qu'on peut voir et de se dire en fait voilà aujourd'hui je me lève et je vais bosser sur une stratégie une stratégie de lancement d'un produit ou où je vais créer des contenus pour des articles pour telle boîte ou pour telle boîte qu'est ce que ça apporte en vrai c'est un peu la question que je me pose et et c'est aussi pour ça que Du coup, j'ai l'impression d'être un peu minée en ce moment, en plus de tout ce qui peut se passer, évidemment. Mais du coup, c'est un peu difficile parce que je me dis dans tous les cas, il faut que je travaille. J'ai beaucoup de chance de pouvoir faire ce que je fais, comme je le fais, parce que je travaille de chez moi. Et ça me va très bien parce que je suis vraiment très casanière. Je peux profiter d'être avec mon chien, d'être à mon rythme, etc. C'est un privilège énorme que j'ai. J'ai vraiment... beaucoup de chance d'avoir tout ça. Et en même temps, j'ai un peu cette dualité de me dire « Mais pourquoi je fais ça ? » Je pense que c'est un peu la veine de toutes les personnes qui vivent dans une société qui est la nôtre, qui est capitaliste et qui sont contre tout ça. C'est un peu cette dualité-là qui est particulière. Donc je ne vais pas m'arrêter de travailler, etc. Parce que je suis quand même assez... Je ne suis pas naïve. Je suis quand même assez éveillée sur le monde du travail, sur le fait qu'il faut bien travailler. J'ai un prix à rembourser. J'ai les croquettes d'Ichigo à payer, comme je le répète souvent. Mais c'est un peu particulier, je trouve, comme ressenti. Et du coup, je vous disais que j'avais envie de prendre un peu plus de temps à côté pour mes projets. perso entre guillemets, donc le podcast Les Meneuses qui évidemment est un média qui m'apporte énormément et qui fait vraiment sens par contre là avec mes valeurs et avec ce que j'ai envie de partager. Et je suis en train de réfléchir aussi à un autre projet qui, je l'avoue, me met aussi un peu en panique. Et là pareil, je vais évoquer des choses qui je pense vont parler à beaucoup de personnes. notamment le sentiment de peur pour beaucoup beaucoup de choses. Mais avant, du coup je voulais parler de ce projet, en fait ce projet j'y pense depuis plus de six mois. Et non pas que je traîne sur le truc, moi j'ai beaucoup besoin de processer en plusieurs étapes mes projets et les choses que j'ai envie de faire. Typiquement le podcast j'ai un an à le sortir et là... J'ai eu une première phase où j'ai eu des idées, où j'ai commencé à mettre un peu les mots et ranger tout ça dans ma tête. Et ensuite, plus rien. Et là, j'ai de nouveau eu des idées. J'ai beaucoup plus poussé le truc. J'ai construit l'histoire que j'ai envie de raconter. Et en fait, je voudrais lancer un média sur Insta et sur TikTok. avec des vidéos vraiment avec un ton pédagogique pour parler et décrypter le sexisme. Et pourquoi pas plus tard parler d'autres discriminations comme le racisme ou autre. Mais ça je le ferai, je m'entourerai de personnes pour le faire parce que je ne prendrai jamais la parole sur des choses qui ne me concernent pas versus donner la parole aux principales concernées. Donc c'est un truc qui a encore beaucoup de sens et qui me motive grave. Et je vois plein de boutures, de branches qui peuvent sortir de ce projet et aller vers des choses qui m'ont toujours fait kiffer. Donc en fait, j'arrive beaucoup à rêver sur ce projet, de me dire que ça va me permettre de faire d'autres choses. Pourquoi pas d'écrire un livre ? J'ai toujours voulu écrire un livre depuis que je suis toute petite, etc. Bref. Donc, euh... Ça m'ouvre quand même les chakras et un peu le champ du possible. Mais là, à l'heure où je vous parle, je suis bloquée. Je suis bloquée par la peur. J'ai fait une liste. sur mon téléphone, des choses qui me font peur à ce sujet. Et je cherche cette liste. Voilà. Donc j'ai noté quelques éléments qui me faisaient peur. Parce qu'il y en a des plus ou moins rationnels, des choses qui sont, je pense, normales. Et d'autres qui sont moins rationnelles, je le sais totalement dans le fond. Mais je sais également que de toutes les discussions que je peux avoir avec des copines, avec des collègues, avec des connaissances, là encore, ça va faire écho, cette notion de multi-peur. Donc je vais lire la liste. Donc peur de ne pas être pertinente, peur de ne pas être à la hauteur, peur d'être une impostrice, ce fameux syndrome, peur de ne pas être à ma place, que les gens disent mais c'est qui elle ? Pourquoi tu parles de ça ? T'es qui ? T'as fait quoi ? Comme il peut y avoir énormément sur les réseaux sociaux. Peur de dire de la dé. Expression de mes nièces, encore, donc peur de dire de la merde. Peur. Donc là, on va être sur des violentes, des peurs un peu plus concrètes, qui sont réelles. Peur de la violence sur les réseaux sociaux. Surtout quand on parle de ce sujet. Surtout quand on est une femme, quand on parle de ce sujet. comme ceux-là qui sont tabous pour beaucoup, qui sont quand même assez classiques. Peur des commentaires de masque. Et peur que ça floppe. Donc on est quand même sur une petite liste. Il y a pas mal de peurs que je suis en train d'essayer de découdre. Déjà, le fait d'en parler, là, je pense que c'est une première étape. Et le fait de sortir ça de juste ma tête, ça va m'aider. Mais c'est vrai que les premières peurs du début, de dire des conneries, de ne pas être à sa place, d'être une impostrice, c'est ouf. Et ça m'enrage d'avoir peur de tout ça, mais c'est ouf comme on peut se mettre énormément de barrières. Parce que depuis toute petite, on nous a appris à ne pas prendre trop de place, à ne pas trop l'ouvrir, même si j'ai toujours eu... beaucoup de wahoua et en fait c'est des choses qui sont tellement ancrées, on se met tellement de barrières et toutes les meufs avec qui je discute on a toutes vécu ça, on le vit encore, on le ressent encore et on a beau, moi j'ai fait plein de choses, j'ai avancé sur tout ça mais j'ai toujours en fait cette barrière et je sais pas si un jour j'arriverai à la franchir Et c'est ça qui est assez frustrant, en fait, c'est de se dire pourquoi j'ai peur de ça, en fait. Vas-y, osse te lancer, étape au lire un milliard de choses, inspirant, écouter des gens, des coachs, des trucs comme ça. Pour autant, ce ne sera jamais simple. Et en même temps, j'ai vraiment envie, en déconstruisant un peu tout. tous les stéréotypes autour du sexisme en faisant de la pédagogie, j'ai envie que demain ces choses et ces biais et ce qu'on nous met dès notre naissance on les enlève pour les générations futures, etc. Donc c'est un peu chelou comme ressenti. Après, ouais, vraiment j'ai super peur de la violence qui peut y avoir parce que Euh... Je prends tout trop à cœur. Et c'est très cool pour plein de choses, mais je peux aussi boucler sur un commentaire ou un truc comme ça pendant des heures, pendant des jours, boucler sur une discussion, bloquer, même si on dit... Bloque la personne ! Restons dans le thème. N'écoute pas les personnes, les inconnus, comme ça, sur les réseaux sociaux et tout. Mais c'est dur, franchement, c'est dur. Je le vois déjà... petite échelle en prenant la parole sur LinkedIn, etc. Parfois, il y a des trucs, ça me fait bader, ou je bloque dessus, ou j'ai envie de répondre, ou ça m'énerve. Et je me dis, en fait, si j'arrive à faire ce que j'ai envie de faire, si ça marche, il y aura forcément des commentaires comme ça. Il faut être lucide. Il ne faut pas croire qu'on vit dans le monde des bisounours, bien au contraire. Il y en aura forcément. Et en fait, c'est compliqué de passer au-dessus. Donc, Je sais que j'ai envie de le faire. Je pense vraiment que je vais le faire. Mais j'ai peur, putain. J'ai peur. Donc on en est là aujourd'hui, peut-être que je referai un épisode pour vous dire l'avancée de ce projet, ou l'avancée de mes réflexions, de mes propres combats avec mes peurs, mais en fait je trouvais ça vraiment cool de pouvoir partager ça, parce que réellement je sais que je suis tellement pas toute seule à ressentir tout ce que je ressens, et on se sent tellement moins seule et un petit peu plus puissante en... en écoutant de personnes qui en disant putain mais elle aussi elle ressent ça oh là là mais elle a l'air d'avoir tant d'assurance mais en fait elle a les mêmes les mêmes peurs que moi les mêmes trucs qui la tiennent éveillée la nuit que moi etc mais ça veut dire que je peux y arriver aussi etc donc c'est pour ça que j'avais envie de faire ce format aujourd'hui j'espère que ça vous aura plu, que m'écouter n'aura pas été trop relou. Si c'est le cas, il faut juste skip ou arrêter d'écouter direct. Mais merci. Et pour les personnes qui veulent en savoir plus sur le projet, je vais commencer à lancer ma newsletter, un peu les coulisses du projet que j'allumerai derrière ensuite quand le projet sera lancé. Oui, oui, je vais le faire. On y croit. On y croit, on y croit. Et partager un peu toutes mes pensées, toutes mes déconstructions autour de ce sujet du sexisme, autour des choses que je peux voir, que je peux penser. Un petit peu rentrer dans ma tête sur tout ça, sans filtre, parce que je ne mettrai jamais de filtre dans tout ce que je dis. Donc voilà, merci de m'avoir écoutée. J'espère que cet épisode extra, hors série, t'aura plu. Mets un commentaire, abonne-toi sur YouTube, sur LinkedIn et si t'as l'occasion, si t'as 5 minutes et si ça te plaît, tout ce que je peux partager, mets-moi 5 étoiles sur la plateforme d'écoute de ton choix. Donc merci beaucoup. Une belle journée et plein de loutres dans ta vie. Ciao ! Un grand merci pour ton écoute. On se retrouve lundi dans deux semaines pour la découverte d'une nouvelle meneuse. J'espère que l'épisode t'a plu. Si c'est le cas, laisse-moi ton avis sur la plateforme que tu utilises. Et s'il te reste encore un peu de temps, partage cet épisode à ton entourage pour faire un gros big up à notre meneuse du jour. La bise, si tu le veux bien, et toujours plein de loutres. dans ta vie. Ciao !