ChloéHello guys, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je reprends le micro pour un épisode en solo, pour vous parler d'un sujet qui est notre rapport, notre relation toxique avec la notion de performance. Alors, d'où ce sujet a germé et popé dans mon esprit. En fait, la semaine dernière, j'ai participé à mon premier cercle de paroles en non-mixité, donc qu'avec des meufs. C'était vraiment génial et le sujet, c'était l'estime de soi. où du coup, chacune a partagé son interprétation, comment elle vivait, ce qu'elle pensait de ce topic, qui est l'estime de soi. Et en écoutant ces autres femmes et en osant prendre la parole et partager ce que je ressentais, il y a plein de choses qui me sont revenues, plein de choses que j'ai partagées à des inconnues et jamais j'aurais pensé pouvoir réussir à faire ça. Donc c'était vraiment un exercice génial. hyper safe et qui m'a fait énormément de bien. Et en ayant terminé, je me suis un petit peu posée et j'ai voulu prendre quelques notes sur ce que je disais, donc ce rapport malsain qu'on peut avoir, voire même toxique avec la performance. Et généralement, on le voit beaucoup dans notre vie professionnelle, mais on peut aussi le voir dans notre vie perso. Et donc, j'ai essayé de faire un peu le fil au cours de ma vie. de ma relation avec cette notion de performance et j'avais envie de pouvoir vous partager avec vous cette réflexion. Le premier point qui me revient en premier, quand j'étais adolescente, je faisais de la compétition, je faisais des quittations en compétition, donc quasiment tous les week-ends, j'étais en concours avec ma jument et évidemment, il y avait d'autres personnes de mon club et des inconnus. avec lesquels j'étais en compétition. En fait, moi, je faisais ce qu'on appelle du concours complet où tu as trois disciplines. Donc, dans la même journée, tu fais trois choses différentes. La première, c'est du dressage où tu fais une reprise et tu déroules du coup des cercles, des diagonales, des passages entre trots, galops, bref, des arrêts, etc. Ensuite, tu as la partie saut d'obstacle classique comme on peut voir beaucoup à la télévision. et ensuite à la partie... cross, où là, ce sont, pareil, un parcours de saut d'obstacles, mais des obstacles naturels, où tu sautes des troncs, tu franchis des rissières, des choses comme ça, etc. Et donc, moi, je faisais du concours complet avec ma jument Jealous, et ma jument était très stressée. Je pense que qui se ressemble, ça semble. On s'entendait vraiment très bien en termes de personnalité. Et donc, quand on faisait des concours directement à notre club, ça se passait généralement plutôt ok parce qu'elle était dans un environnement safe qui ne la stressait pas forcément par contre dès qu'on partait à l'extérieur ce qui arrivait très régulièrement elle était très stressée donc c'était vraiment une boule d'énergie et de stress et donc quand tu vas faire une reprise de dressage où tu es censé avoir dressé ton cheval, ta jument ça se passait toujours de manière assez compliquée et en fait ça me mettait une énorme pression parce que On n'était clairement pas les meilleurs sur cette catégorie-là. Par contre, après, quand il s'agissait de faire de l'obstacle, du cross, c'était incroyable. On cartonnait tout. Mais généralement, en fait, je sortais de cette épreuve de dressage complètement au fond du seau. Je pleurais, je pense, quasiment à chaque fois parce que ça ne se passait pas comme ce que je souhaitais. Parce que quand on était à l'entraînement, elle était incroyable en dressage. Mais du coup, le stress et je m'en voulais de ne pas arriver à pouvoir la gérer. Et après, quand on allait sur les deux autres épreuves, ça se passait très bien et on a gagné beaucoup de choses. J'ai été championne de France avec elle. Ce sont des souvenirs absolument extraordinaires. Aujourd'hui, avec mes engagements, mon recul, je ne ferai plus jamais d'équitation et ça, c'est autre chose. Mais du coup, j'ai eu ce rapport à la performance où... parce que c'était censé être une passion, c'était censé être du plaisir faire ces concours. Et en fait, je me mettais tellement la pression pour pouvoir être la première, pour pouvoir être la meilleure, pour que tout soit parfait, que je ne profitais même pas. Et ça a duré quand même plusieurs années. En même temps, j'étais jeune, j'étais aussi dans une période d'adolescence qui est loin d'être facile. Mais du coup, j'étais mise dans un mood à la fois où je me battais contre moi-même, je me battais aussi contre les autres pour être la meilleure. C'était un environnement qui n'était pas hyper sain non plus. Les clubs d'équitation et ce genre de vibe n'étaient pas ouf. Vraiment, j'ai des histoires vraiment pas cool d'harcèlement et de trucs. pas sympa du tout, qui m'ont bien fait du mal à l'époque. Mais ça, c'est autre chose. Et en fait, à partir du moment où j'étais un peu plus âgée, entre guillemets, vers 17-18 ans, il n'est pas content. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Sérieusement, Doudou, oui, tu as le droit de râler. J'ai réussi en fait à prendre un peu de recul et à me dire, ben, c'est pas grave. C'est pas grave si la reprise de dressage se passe pas bien, les deux autres épreuves après généralement ça se passe bien. Et puis tu es là pour t'amuser, t'es là pour kiffer, t'es là pour te créer des souvenirs et passer des bons moments avec ta jument. Et à partir du moment où j'ai compris ça, à chaque fois que je sortais d'un carré de dressage, je rigolais plutôt. Et je me disais, c'est comme ça. Et même mes derniers championnats de France que j'ai fait avec Jealous. Allez-y, passez monsieur Ichigo. J'ai fini 11e et je pense que c'est le moment où j'ai le plus profité de toutes ces années de compétition. Et de vouloir se dire à tout prix la meilleure, faire les choses parfaitement, être dans un terreau qui est très compétitif, ou si tu n'atteins pas ce niveau, ou si tu n'es pas la plus forte, tu es nulle, etc. Ça aide vraiment pas et je trouve... vraiment pas ça sain du tout. Et ça a été un peu le premier point auquel j'ai pensé en termes de relation, donc avec cette notion de performance, où c'était à un tel point que du coup, je ne prenais même pas de plaisir sur quelque chose qui était censé être ma passion et me donner le plus de plaisir. Et à partir du moment où j'ai arrêté, où j'ai cassé un petit peu ça, j'ai enfin kiffé. J'ai pas gagné, forcément, et c'est OK. Il y a eu des moments où j'ai gagné et c'était très chouette. Mais au final, j'ai pris mille fois plus de plaisir quand je suis arrivée 11e des championnats de France que l'année où j'ai été championne de France avec Jealous. Et 20 ans plus tard, tout ça, c'est plutôt anecdotique. Et ce que je garde, ma jugement n'est plus là aujourd'hui, et ça reste très difficile pour moi, mais ce que je garde, c'est la relation qu'on avait et même la relation qu'on a eue. après quand je l'ai récupéré à la retraite et que j'ai arrêté de monter à cheval où c'était mille fois mieux et où les gens ne comprenaient pas pourquoi j'avais arrêté l'équitation, pourquoi je ne faisais plus de compétition, etc. Donc ça, c'était un peu le premier point. Ensuite, je me suis posé beaucoup de questions sur la plus la vie professionnelle, où cette notion de performance est assez particulière parce que Quand on discutait durant ce cercle de paroles sur l'estime de soi, on a beaucoup parlé de, même si on essaye de s'en détacher, du regard qu'on a, de l'importance qu'a le regard des autres sur nous et notamment sur notre travail. Et c'est vrai que je le vois beaucoup aujourd'hui et j'ai beaucoup de mal en fait à avoir de l'estime de moi et à me valoriser en tant que juste qui je suis, moi. Chloé, la personne que je suis, en dehors de ce que j'arrive à faire dans mon activité, ce que je faisais quand j'étais en CDI et que les gens valorisaient mon travail ou non. Et ça, c'est hyper compliqué. Et aujourd'hui, j'ai toujours du mal à le faire. Et en fait, j'ai eu plusieurs déclics. J'essaie quand même d'avoir une assez bonne connaissance de moi-même. Et il y a un premier point que j'aimerais vous partager. et ma peur des feedbacks. Et essayer de déconstruire un petit peu cette peur des feedbacks. À chaque fois que je rends un travail ou que je rends quelque chose, je suis vraiment angoissée par rapport à ce que les gens vont dire de mon travail. Et le souci, en fait, final, c'est que le moindre feedback, que ce soit sur mon travail ou sur autre chose, je le prends en fait directement pour moi, moi tout entière. Si tu me dis que ça, ça va pas, que ce rendu, c'est pas ouf, qu'on peut peaufiner, améliorer, etc. En fait, je vais de suite, moi, me dire que c'est moi tout entière qui suis nulle, qui suis une grosse merde, me jeter des pierres dessus. Et en fait, j'ai beaucoup de mal à faire ce distinguo entre prendre un feedback sur une action ou sur quelque chose que j'ai fait. au travail ou même ailleurs et pas relier ça à mon moi tout entier. Et du coup, je sais qu'en face, c'est... très difficile de me faire des feedbacks pour les personnes qui ont pu me manager ou qui me connaissent très bien. Parce que les gens ont l'impression de mettre les pieds dans le plat ou que je n'arrive pas à les réceptionner. Et en effet, je pense que je n'arrive pas à les réceptionner de manière saine. Et en même temps, je me dis que c'est vraiment dur de faire cette frontière entre eux. quelque chose qu'on a fait au travail, un rendu ou autre, versus nous-mêmes, parce qu'on passe tellement de temps au boulot, on peut tellement s'impliquer dans notre travail qu'en fait, il y a un peu de nous qui ressort dans notre travail. Et du coup, c'est difficile de faire le distinguo entre ce nous, ma personne, et cette chose que j'ai réalisée, ou cet acte, ou cette chose que j'ai faite, qui nous dit... qu'un millième, et encore, de qui je suis ou autre. Mais c'est vraiment un truc que j'ai beaucoup de mal à faire. Et ce qui fait que c'est hyper compliqué pour moi de recevoir des feedbacks, de savoir que je vais en recevoir. Et je ne sais pas si c'est parce que je suis hypersensible ou autre, je pense qu'on a beaucoup de mal à dissocier de manière générale. notre être de notre taf. Et en fait, c'est une des choses qui fait que parfois, il peut y avoir des moments assez difficiles quand je suis au travail. Et en fait, du grand cercle de parole, ça m'a aidée de penser à cette difficulté que j'ai liée autour du sujet des feedbacks. Et ça m'a aussi beaucoup aidée à mettre... Du coup, des mots sur ce fait que ma performance au travail joue beaucoup sur le regard que je peux avoir sur moi-même, sur l'estime que je peux avoir de moi. Et j'ai quand même beaucoup travaillé ces dernières années pour essayer de me détacher un petit peu de tout ça. Mais il y a énormément de travail. Et en écoutant les autres femmes et en ayant parlé plein de fois avec d'autres nanas, je sais qu'on ressent beaucoup, beaucoup ce... Ce sentiment-là, et que c'est hyper dur, en même temps, on demande aux femmes beaucoup de choses, d'être parfaites un petit peu partout, d'être performantes un petit peu partout, ce qui fait qu'il y a énormément d'injonctions autour de ces sujets-là, énormément de difficultés à juste lâcher prise. Et en fait, ces deux dernières années, j'ai quand même pas mal travaillé sur ce sujet-là, de manière plus ou moins violente. parce qu'il y a deux ans, j'étais en CDI, à l'heure où je parle. Et ça faisait plusieurs années que j'étais dans la boîte. Je faisais beaucoup de choses, j'étais très investie, peut-être même trop investie. Et j'avais vraiment du mal à lâcher pris sur tout un tas de sujets. Et je voulais faire toujours plus sans écouter. mes besoins à côté et en dehors, de pouvoir faire des breaks. Et en fait, j'ai eu plusieurs éléments dans ma vie perso qui ont fait qu'à un moment, j'ai totalement craqué. J'ai totalement craqué dans le pro, dans le perso. Et je me suis fait arrêter pendant deux mois parce que j'ai une grosse période de dépression. Et ça a été super compliqué, vraiment extrêmement compliqué pour moi de ne plus... être productive. C'est-à-dire qu'à ce moment-là, quand je me fais arrêter, déjà, je pleurais tous les jours. J'étais vraiment au fond du seau. Donc, je me suis dit qu'il y avait quand même un souci et qu'il fallait peut-être écouter les signaux de mon corps. Et en fait, à partir du moment où je suis arrêtée, tout était extrêmement difficile. C'est-à-dire que même sortir de mon lit, c'était très compliqué. J'avais plus envie de rien. J'avais la force pour rien, en fait. Et en même temps, je culpabilisais Merci. énormément de ne rien faire. Donc, déjà de laisser mon entreprise, donc de ne pas travailler. J'étais en train de lancer mon podcast, donc je culpabilisais énormément aussi de ne pas avancer sur ça. Et ça a été extrêmement difficile pour moi, en fait, de repousser les choses. Parce que en l'état, je n'étais pas en état, tout simplement, de faire quoi que ce soit. Et de me retrouver à des journées où je ne faisais rien et à ne pas culpabilisé mais à mort de ne rien faire en fait et ça a été un début un début de parcours de déconstruction tout ça je suis encore encore dedans mais j'ai quand même fait pas mal de progrès en deux ans et est en fait j'ai vraiment essayé de me recentrer et de me dire en fait c'est pas parce que si un jour une semaine Moi, tu n'es pas productive, tu ne fais pas des choses parce que tu n'en as pas l'énergie, parce que tu ne peux pas, tout simplement. Ça ne va pas changer la face du monde, en fait. Ce n'est pas grave. Et en fait, arriver à enlever ce poids de se dire, mais aujourd'hui, j'ai juste passé la journée sur mon canapé à rien faire. Je n'aime pas regarder la télé. Demain, je passe ma journée à lire des mangas. parce que c'est le seul truc qui me fait du bien et qui permet de m'évader, mais en fait, je n'avance pas sur mon podcast, je ne suis pas en train de travailler. Et en fait, le monde ne s'arrête pas à tourner. Et en fait, ça, c'est hyper dur parce que, comme je le disais, on a tellement d'injonctions, on se met tellement des barrières et on a tellement des notions de performance en permanence qui nous sont mises sous le nez et que si on ne rentre pas dans ce cadre, tu es déviante, tu es déviante, tu es nulle. Et ça, ça a vraiment été très compliqué. Et après ces deux mois, j'ai décidé de quitter mon entreprise pour me lancer en freelance. Coup du sort, je perds ma jugement. Donc, ce qui me met pendant plusieurs mois dans un état très, très dur psychologiquement. Et neuf mois plus tard, je perds mon grand-père qui était mon repère. et que j'aimais énormément. Donc en fait, je l'ai vraiment pris dans le dur, tout ça. Et en fait, ça m'a forcée à relativiser sur tout ça. J'espère que si tu es en cours de faire ce travail-là, ou que tu as envie, ou que ça t'inspire en m'écoutant, de te dire, mais putain, il faut que j'arrête, et il faut que je pense aussi à moi, et que c'est OK de ne pas toujours être dans la performance. Que tu n'auras pas à vivre de manière aussi violente ces étapes-là. Mais en fait, ça m'a fait vraiment relativiser sur le fait que la vie est longue déjà, qu'il se passe énormément de choses, qu'il y a des moments où on va être plein d'énergie, où on va pouvoir faire énormément de choses, où on va pouvoir soulever des montagnes. Et il y a d'autres moments où en fait, on sera low battery, on ne peut pas. Et juste en fait de s'écouter, d'écouter son corps, d'écouter ses besoins. Et de ne pas écouter les autres ou attendre la validation des autres parce qu'on fait telle ou telle chose. Et de ne pas se construire et construire son estime de soi et ce qu'on pense de soi uniquement par tout ça. Parce qu'en fait, on est juste des êtres humains. On fait juste comme on peut. Et c'est OK, en fait. Et que s'il y a des jours où on ne peut pas, eh bien on ne peut pas. Et c'est comme ça, en fait. Et je pense que le monde du travail a vraiment du mal à entendre ça, que même si on passe les portes de l'entreprise et qu'on rentre dans le bureau, on reste des êtres humains qui vivons des choses. Et qu'il faut savoir un peu faire la part des choses. Mais parfois, en fait, on ne peut juste pas. Et en fait, juste se rappeler tout ça et arrêter de se mettre tellement à mal. quand on est dans des périodes ou dans des moments où on est down et qu'on ne peut pas avancer. Et moi aujourd'hui, j'ai quand même le luxe en étant en freelance de pouvoir un peu plus m'écouter et m'adapter à ça. J'ai travaillé pour pouvoir arriver à pouvoir m'offrir ce luxe-là. Et là, typiquement, je suis dans une période un peu plus down. Je n'ai pas l'énergie de travailler cinq jours sur cinq pour des clients. et du coup je ne le fais pas et c'est tant mieux que je puisse pouvoir me permettre ce luxe là je sais que tout le monde ne peut pas le faire mais je pense que si au moins un moment dans notre semaine on peut se permettre d'avoir des moments pour nous pour nous écouter et de pas juste être dans la performance d'en plaire au regard des autres ce sera bien mieux pour nous et du coup cette relation que je trouve vraiment très toxique Merci. avec la performance. Je la vois aussi dans d'autres choses. Typiquement, ça fait un peu plus d'un an que je suis freelance. Et l'année dernière, j'ai rentré plein de missions, etc. J'ai fait un chiffre d'affaires qui était très chouette, que je ne pensais pas atteindre. Et en fait, en le disant à mes parents ou en partageant quand j'ai des nouvelles missions ou des trucs comme ça, ils sont super fiers de moi et je suis trop contente qu'ils soient fiers de moi. Mais en fait, j'ai l'impression Au revoir. de les rendre fiers encore une fois par de la performance et de construire mon estime de moi par rapport à ça versus comme je disais au début comme j'ai répété plusieurs fois juste construire mon estime de moi et les rendre fiers par rapport à la personne que je suis. En soi, je sais très bien que mes parents sont extrêmement fiers de la personne que je suis, indépendamment de ce que je peux faire dans mon travail, etc. Mais c'est vrai que ces moments de fierté, de dire « ah, j'ai fait telle CA » , etc. C'est en fait, c'est des chiffres qui parlent, c'est des choses qui claquent un peu, tu vois. Et... Et j'aimerais qu'on célèbre ça, bien évidemment, mais j'aimerais aussi qu'on arrive à célébrer d'autres choses qui sont indépendantes de rentrer de la thune ou d'accomplir des choses de ouf, d'avoir X millions de vues ou abonnés, etc. Tout ce qui est vraiment chiffré, en fait. et c'est d'ailleurs pour ça dans mon podcast que je ne mets pas du tout en avant ce que beaucoup de podcasts de business ou autres peuvent mettre en avant la... performance vraiment chiffrée parce que j'ai vraiment envie de me détacher de ça et pour autant comme je te dis je suis pas la meilleure personne pour pour le faire puisque moi même je je je moto valide quand je performe par rapport à mon travail donc je travaille encore donc donc Donc là-dessus... Et en même temps, j'ai quand même réussi à avancer. Donc j'essaie de célébrer des choses, ce que je vous partageais, le fait de m'écouter, d'écouter mon corps, d'écouter mon énergie et de ne pas culpabiliser s'il y a des jours où je ne fais rien du tout. Parce qu'en fait, j'ai juste besoin de repos. Et pas juste de repos, dormir la nuit, mais de repos. Et de faire d'autres choses qui vont aussi m'inspirer. Parce que j'adore lire des mangas, des romans, regarder... des animés, etc. Et même si ce sont des choses qui sont parfois jugées enfantines, alors que pas du tout, ça m'inspire beaucoup dans tout un tas d'autres choses. Donc au final, en fait, ça me nourrit et ça m'aide à faire d'autres choses qui vont m'aider derrière, que ce soit pour mon podcast ou pour mes projets. Mais déjà, avoir réussi à faire ça et me lâcher la grappe sur ça, j'en suis contente. Mais il y a encore du travail. Sur le fait de ne pas chercher la validation dans les yeux des autres et pas chercher ou pas d'être fière de moi que quand je performe. Donc ça, il y a encore beaucoup de taf. Mais en fait, on vit dans une société où on est quand même surconnecté, que ce soit la télé, les réseaux sociaux, YouTube, tous les comptes. qu'on peut voir. Et on est dans une société où c'est mal vu de ne pas être productif. Tu vois, quand tu vois des posts passer sur des coachs, sur de l'influence et tout, qui te dit je me lève le matin à 5h, je fais ça, je fais ci, je fais ça, je fais ça. Et en fait, tous les gens, t'as l'impression qu'ils font toute une liste de un milliard de choses de ta journée. Et toi, en fait, ce jour-là, t'es au fond du seau, t'es sur ton canapé, t'as rien fait et tu te dis putain, je suis une merde. ça n'aide pas du tout et en plus que tout ce qu'on peut partager ou tout ce que les gens partagent c'est une partie mais tellement minime de la vérité et puis on partage ce qu'on veut en soit quand on est sur les réseaux sociaux ou même dans d'autres contenus donc la vérité elle est jamais 100% véritable parce qu'on peut pas savoir ce que ce que vivent les autres etc mais on a cette course à la productivité, à la performance, à qui... qui se trouve est partagée énormément ce qui fait que ça n'aide pas du tout à se déconstruire sur ça ou à se dire, ou à trouver un équilibre et à trouver un peu la balance entre être productive versus prendre soin de soi ce qui en soi n'est pas forcément de la productivité aux yeux du monde et donc que... Donc c'est un peu toutes ces pensées qui m'ont donné envie de faire cet épisode. J'espère que ça te parle. Je pense que ça parlera à pas mal de monde, parce que ce sont des choses dont j'ai parlé plein de fois avec plein de personnes. Mais je trouve que c'est un sujet hyper intéressant à décortiquer et peut-être à... à débunker en fait. pour qu'on passe d'une relation toxique à une relation saine avec la partie performance, parce qu'à côté de ça, on a aussi une relation saine avec notre équilibre, notre vie perso, notre estime de nous-mêmes. Et je pense que si on arrive là, on sera bien plus heureux et bien plus heureuses. Évidemment, il y a du taf, mais je pense que du coup, en parler, vous partager aussi... les différentes étapes et les différentes choses qui m'ont parlé autour de ce sujet et qui ont fait que j'ai pu avancer ou que je suis consciente que j'ai encore du chemin à faire, je pense que c'est important. Et d'ailleurs, c'est pour ça que je le fais aujourd'hui. Donc, si cet épisode t'a plu, abonne-toi, like, commente, ça donne de la force, ça fait du bien. Et si t'as envie de parler de tous ces sujets, tu peux... le faire en commentaire ou alors m'écrire. Juste me dire que ça t'a parlé et peut-être aussi toi ton point de vue à ce sujet-là, si tu en as envie. Ce serait super cool de pouvoir le partager. Donc merci beaucoup. À très bientôt pour un nouvel épisode en solo avec une de mes invitées. Et merci du soutien. Et en attendant, prends bien soin de toi. Un grand merci pour ton écoute. On se retrouve lundi dans deux semaines pour la découverte d'une nouvelle meneuse. J'espère que l'épisode t'a plu. Si c'est le cas, laisse-moi ton avis sur la plateforme que tu utilises. Et s'il te reste encore un peu de temps, partage cet épisode à ton entourage pour faire un gros big up à notre meneuse du jour. La bise, si tu le veux bien, et toujours plein de loutres dans ta vie. Ciao ! Oui.