- Lisa
Je suis en colère et j'écris. C'est la première fois que je crache mes mots sur le cabri en expliquant pourquoi les femmes ont le droit d'être en colère et pourquoi il faut arrêter de nous dire de ne pas être en colère, pourquoi on devrait se calmer alors que littéralement le monde nous crache dessus. Je n'ai pas percé du jour au lendemain, moi aussi j'ai un truc de 4 ans pour avoir 10 000 abonnés. Mais par contre, je rencontre des gens qui sont alignés avec mes valeurs. J'ai des clientes alignées avec mes valeurs qui viennent me voir.
- Chloé
Hello, c'est lundi et tu fais bien d'écouter les meneuses pour lancer ta semaine avec une dose d'inspiration. C'est Chloé, ta podcasteuse préférée, et aujourd'hui j'accueille Lisa Parise, ghostwriter, qui raconte comment elle est passée d'un parcours loin des codes de l'entreprise à une prise de parole engagée et reconnue sur LinkedIn. Elle te donne des conseils très concrets pour oser t'exprimer, poser tes limites, gérer les relous et écrire sans te travestir. Allez, installe-toi confortablement. C'est bon ? Alors c'est parti ! Bonne écoute et si l'épisode te plaît,
- Lisa
pense à le partager.
- Chloé
Salut Lisa, comment tu vas ?
- Lisa
Ça va très bien et toi ?
- Chloé
Ça va aussi, je suis contente de pouvoir faire cet épisode avec toi. Ça fait longtemps que je te suis et que j'aime beaucoup ce que tu proposes. Pour les personnes qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu peux te présenter s'il te plaît ?
- Lisa
Déjà, merci beaucoup de me recevoir. C'est mon premier podcast. Je suis trop contente. Oui. Du coup, moi, c'est Lisa. Je suis Ghostwriter. Ça veut dire que j'écris les posts LinkedIn des dirigeants et dirigeantes, majoritairement. On y reviendra. Et je coach aussi à poster sur LinkedIn.
- Chloé
Bien. Bon, mais ravie d'être ton premier podcast. Je ne le savais pas, tu vois. Donc, contente de faire ton baptême avec moi. Pour repartir un petit peu sur ton parcours, quand on a préparé l'épisode tous les deux, tu m'as dit que tu étais... une meuf du fin fond du lot, que tu n'avais pas d'imaginaire glamour de l'entreprise. Donc si on rembobine un petit peu sur tout ça, ça ressemblait à quoi ton quotidien d'ado, ton rapport au travail, à l'argent et au métier qui était possible aussi pour toi à ce moment-là, parce que le métier de ghostwriter, il est quand même assez nouveau, en tout cas en France.
- Lisa
Et bien du coup, à l'adolescence, moi je suis en 92, j'ai grandi globalement, mon ingénieur s'est construit un peu dans les années 2000. En effet, je suis au fin fond du lot et... gros avantage, un gros privilège de grandir à la campagne, c'est trop bien. Par contre, en effet, j'ai trois chaînes télé. Je n'ai pas M6, je n'ai pas truc, donc ça réduit un peu mon flanc des possibles de ce que je vois. J'ai pas Internet. On a peut-être une heure de connexion par semaine à cette époque. Ce n'est pas du tout l'Internet qu'on a aujourd'hui, il n'y a pas de réseaux sociaux et tout. Et en fait, mes parents ne travaillent pas vraiment dans le milieu d'entreprise. Ma mère s'est reconvertie vers 40 ans, elle s'est retrouvée au chômage et du coup, elle a été assistante maternelle sur la deuxième partie de sa carrière, qui est majoritairement la partie que moi j'ai connue. parce que je n'ai pas de souvenirs d'elle qui travaille quand j'étais petite, ou en tout cas de comment ça se passait. Et mon père est éducateur spécialisé. Donc pareil, on est dans le social, on est sur un monde qui est quand même assez à part. Et même dans l'entourage et tout, je n'ai pas de souvenirs d'avoir vraiment un imaginaire de ce qui était possible de faire en entreprise. Il n'y a pas énormément d'entreprises à ce moment-là, je pense, dans le lot. Donc les gens que je connais travaillent sur des fonctions très, je ne sais pas, en conseil départemental. Enfin vraiment des entreprises un peu à part. Et du coup, je ne connais pas trop bien l'entreprise privée. Et je suis profondément angoissée par tout ce qui va venir. Vraiment pour moi, le monde du travail, c'est un truc que je ne comprends pas. Je pense que je n'ai pas la notion que je pourrais m'épanouir dedans. Je vois juste que j'ai 15 ans. Ce que j'aime, c'est monter à la poney. J'ai 15 ans, mais je sais que je ne peux pas en faire un métier. Et en tout cas, ce n'est pas forcément ce que je souhaite, ou ce que mes parents souhaitent pour moi à 15 ans. Et on me demande de choisir déjà ma voie. Sauf que, à chaque 15 ans, en fait, j'ai aucune idée de ce que je veux faire. Et ça m'angoisse. Mais moi, l'angoisse, à ce moment-là, me met dans un truc de... Je procrastine, je passe des heures dans ma chambre, franchement, rien à faire, à rêver à un autre monde, probablement. Mais du coup, je travaille très peu. Sauf que, en fait, ça ne se voit pas, je pense, pour le système scolaire à ce moment-là, parce que j'ai des facilités, je suis bonne. Aujourd'hui, je suis bonne à l'écrit, ça me sert. Donc, clairement, mes appréciations sur l'outil, c'est plus « peut mieux faire » que « ok, elle n'a pas trouvé sa voie et elle est un peu perdue » . Du coup, je fais un bac, elle. par dépit, c'est pas que j'aime écrire ni rien, c'est juste que je voulais faire un bac STG à l'époque, mais que c'était une voie de garage pour les profs qui étaient en mode t'as les capacités d'aller en général, vent général, je voulais pas faire de maths, je suis partie en L, sauf qu'après un bac L j'avais très peu de débouchés en fait, autre qu'aller à la fac. Aller à la fac mes parents étaient pas très chauds parce que vu que je travaillais très peu, ils avaient un peu peur du crâne. Donc je me suis retrouvée dans un météas tourisme, ce qui m'allait très bien à l'époque tu vois, mais... Je me disais, tu vas faire ton BTS, tu vas pouvoir vite commencer à travailler. Le milieu du tourisme, c'est un milieu qui est relativement positif. Ma mère y avait bossé pour le coup, donc je savais un peu plus, je pense, dans quoi je m'embarquais. Tu vois, par exemple, je n'avais pas de notion d'argent. Mes parents n'avaient pas forcément beaucoup. Avec le recul, ça je le découvre un peu avec mes yeux d'adulte. Mais après, on a manqué de rien. Ils n'ont jamais eu peur de rien pouvoir nous mettre sur la table. Je montais quand même à cheval une fois par semaine, donc je suis achetée quand même une. C'était quand même assez privilégié. Mais je n'avais pas la notion que la vie coûtait cher et qu'avec les études dans lesquelles je m'étais embarquée, juste à mes tests de tourisme, je n'ai pas voulu aller plus loin. J'allais être payée globalement toute ma vie au SMIC pour travailler souvent les week-ends, travailler pendant les vacances scolaires. Encore une fois, moi je monte à cheval. Donc à un moment donné, à 30 ans, tu te rends compte que ça aurait été compliqué de rester dans ces voies-là avec les passions et les loisirs que j'ai.
- Chloé
C'est marrant parce que je suis de 92 aussi, mais tu vois, moi j'ai grandi à côté de Bordeaux. Et mon papa était banquier, ma mère travaillait dans une mutuelle. Donc en fait, ils ont passé toute leur carrière dans une seule entreprise. Et donc pareil, l'imaginaire en fait, et de ce que je voyais d'eux. ne me parlaient pas du tout. Et tu vois, on a le même âge aujourd'hui, on travaille toutes les deux dans le digital. Et tu te dis, en fait, on est tellement dans des mondes différents que ce qu'il y avait à l'époque de nos parents et des choses qui se sont passées aussi très vite. Et on va voir avec toi, parce que quand tu étais ado, tu ne savais pas trop où aller, ce qui est quand même assez classique et normal. En même temps, à 15-16 ans, même un peu plus tard de ne pas savoir ce que tu veux et même se remettre en question en étant adulte, c'est aussi... assez classique, mais du coup on nous demande de faire des parcours des tout droits, de savoir exactement avec des modèles qui sont plus forcément les mêmes que ceux qu'on peut vivre en voyant le monde évoluer. Et donc toi avant de devenir un peu celle qu'on connaît aujourd'hui sur LinkedIn, tu as passé ta vingtaine entre un mix de saisons, toujours dans les écuries avec les chevaux, tu t'es expatriée, tu as fait des jobs alimentaires. Tu as vraiment un parcours qui n'est pas du tout linéaire comme on pourrait croire. Souvent, quand on regarde sur LinkedIn quelqu'un qui réussit bien, tu te dis souvent que c'est du tout droit, etc. Mais ce n'est pas du tout le cas. Comment tu te sentais à cette époque par rapport à ton avenir et c'était quoi un peu tout ce parcours que tu as eu ?
- Lisa
Je pense que, tu vois, autant j'étais très dans la paralysie. Je ne savais pas ce que je voulais faire quand j'étais adolescente et c'était très angoissant pour moi. Surtout que j'avais l'impression que tout le monde autour de toi sait. Pour un mec au psy, elle voulait faire, je sais pas moi, infirmière, police, la police, faire au moins un bac plus 5 sans savoir ce que ça voulait dire derrière. Mais tu vois, il y avait quand même des intentions. Et moi, j'étais en mode « Bon, pfff » . Du coup, j'ai passé la vingtaine à me prouver que je pouvais faire des choses. Et du coup, quand j'avais une enroute, j'ai réalisé. Quand j'ai eu mon BTS, je me suis dit que j'ai raté la première fois d'ailleurs. Après ça, je me suis dit « Ok, il y a plein de coups en France que je n'ai pas encore vus. J'ai envie de bouger un peu, d'aller à la plage, d'aller à la montagne. Du coup, j'ai fait des saisons. Je fais deux ans de saison, en effet. donc l'hiver à la montagne dans les Pyrénées ou dans les Alpes après d'ailleurs et l'été en Corse, plutôt chouette. Après ça faisait deux ans que j'étais pas montée à Châtel, après du coup j'avais arrêté pour les saisons donc je suis partie six mois en écurie en Angleterre, pareil sur un coup de tête, je me suis dit pourquoi pas. Là dessus j'ai voulu pouvoir reprofiter de mes potes un peu que je voyais beaucoup moins surtout. Donc je me suis installée pendant un deuxième demi à Toulouse, j'étais commerciale et après j'ai tout plaqué pour partir en Nouvelle-Zélande en effet pendant un an et demi mais je crois qu'à ce moment enfin... L'avenir il existe pas vraiment pour moi, j'ai une envie, je la réalise. Je me souviens que quand je plaque mon CDI, ça se passait bien, j'ai kiffé mon job, j'étais relativement bien payée pour mon âge avec mon niveau d'études et tout, donc c'était quand même chouette. Et je parle avec un bug qui est ingénieur. Et clairement il a 25 ans, il est déjà, je sais pas, il a sûrement déjà plus de 40 cas par an, et tous les ans ça augmente, il est dans une grosse boîte en plus, donc tout va bien pour lui. Ah mais Lisa tu plaques tout, genre comment tu dors la nuit ? Et moi j'étais là, c'est pas un truc qui me... Et lui, il était là, mais moi, je me réveille de stress la nuit en faisant des calculs. Est-ce que tous ses plans d'avenir vont pouvoir se dérouler comme il veut ? Et toi, tu plaques tout. Mais vraiment, l'avenir, au-dessus de 6 mois, ça n'existait pas. J'avais des plans pour 6 mois. Et après, je suis partie en Nouvelle-Zélande et ça a changé pas mal de choses.
- Chloé
Oui. Et à ce moment-là, tes parents, ils étaient communs. Parce que moi, je me souviens, mes parents, au début, déjà, je voulais arrêter après la licence. C'était un peu le drame. Et donc, finalement, j'ai fait plus jusqu'au master. Mais tu vois, je sentais qu'ils avaient besoin d'être rassurés sur que j'ai un bagage de diplôme pour pouvoir m'assurer la suite. Mais moi, je n'en avais pas forcément envie. Je ne faisais plus ça pour leur faire plaisir. Et toi, du coup, tu as vraiment suivi des trucs. J'ai envie de faire ça. Je quitte tout et je bouge. Comment ils ont réagi ? Parce qu'à ce moment-là, même si tu es adulte, tu es jeune adulte, Tu as quand même l'influence entre guillemets de tes parents et tu connais quand même moins de choses de la vie qu'eux.
- Lisa
Pour le coup, j'ai eu la chance d'avoir des parents qui ont été très soutenants. Alors je pense qu'ils ont été profondément angoissés et inquiets de tous mes changements de vie. Je pense qu'à chaque fois, ils arrivaient et ils étaient en mode « Ah non, encore une bonne idée ! » Vraiment. Mais par contre, j'ai eu la chance de... Ils valorisaient pas particulièrement le fait de faire un bac plus 5. Après, c'est quelque chose que je voyais pas quand j'étais jeune, mais ils ont tous les deux repris leur nature quand ils avaient 30 ans. Donc je pense qu'ils avaient une notion de « si elle le fait pas maintenant, elle pourra éventuellement le faire plus tard » . Les choses ne sont pas figées. Donc ils ont toujours plutôt bien accepté. J'ai toujours eu la chance de savoir que je pouvais, et ça c'est un gros privilège, de savoir que quoi que je faisais, si jamais ça se passait mal, je pouvais rentrer chez eux. Quand c'était en saison, je rentrais deux mois. Entre deux saisons, je rentrais deux mois chez eux. Quand je suis partie en Allélande et que je suis rentrée, j'ai passé un mois chez eux. Quand je suis rentrée, je suis restée qu'un mois et j'ai pris un déjeuner alimentaire derrière parce que rentrer chez tes parents en même temps, c'est pas foufou. Mais malgré toutes leurs inquiétudes, le fait qu'ils n'étaient pas toujours d'accord sur ce que je faisais et tout, ils ont toujours été vraiment là pour moi, ils ont toujours gardé la certitude que je pouvais compter sur le fait de rentrer chez eux.
- Chloé
Ouais, en effet c'est un privilège, mais c'est cool de pouvoir être encouragée même si en effet... Il devait être flippé, il devait se dire mais qu'est-ce qu'elle fait ? Mais c'est chouette. Et quand tu es en Nouvelle-Zélande, tu m'as parlé d'une personne que tu as rencontrée qui a pas mal changé ta vie, ta manière de voir les choses et notamment ton rapport au travail. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu plus de cette rencontre ?
- Lisa
Ouais, des oufs. En fait, quand j'étais en Nouvelle-Zélande, à la base, je devais rester six mois et je rentrais parce que j'avais le mariage de la mienne. Et le dernier mois, j'avais été trouvée à un Alpix, donc un volant d'Aria où tu es logée nourrie blanchie, dans une écurie près d'Auckland. L'objectif, c'était je vends ma voiture, je passe le dernier mois tranquille. Et en fait, j'arrive chez cette femme que j'avais trouvée sur une petite annonce. Donc, je ne savais pas où je mettais l'épice, juste que c'était une écurie. Et vraiment, j'arrive le soir à 20h, je me souviens, elle me fait monter à cheval directement. Il faisait nuit, on monte sans selle, elle était en mode, je me suis dit, viens, viens, on va s'amuser. le lendemain je fais les écuries mais enfin je fais les box quoi Et elle me regarde et me dit « Tu ne veux pas venir travailler pour moi après ? » Et j'étais « Ah bah non, quand je rentre en France, concrètement, je ne vais pas revenir en Mélisande derrière pour bosser pour toi. » Ça ne fait pas sens et tout. Et en vrai, elle m'a convaincue en moins d'une semaine de revenir bosser pour elle. Et vraiment, elle m'avait juste vu ramasser du crotin. Concrètement, elle ne savait pas comment ça allait se passer et tout, mais elle savait juste qu'on a eu un gros match de personnalité. Et en fait, franchement, je n'étais pas la meilleure calévalière qu'elle avait sous la main. je n'étais pas non plus la meilleure personne pour gérer les curies parce qu'il y a plein de choses un peu basiques chez les chevaux que je n'avais jamais fait et que je ne savais pas encore faire. Par contre, on avait un énorme match de personnalité et j'étais capable de la driver un peu, elle partait dans tous les sens. Je suis capable de lui dire, là, il faut qu'on fasse ça, là, c'est la priorité, là, il faut que tu ailles faire ça. Et déjà, c'est quelqu'un qui m'a vraiment appris que tu pouvais bosser tous les jours et t'amuser de fou. Je suis revenue bosser pour elle, j'y ai passé un an. Je pouvais passer un mois, ça prend un jour de congé. Et tu vois, ça ne me manquait jamais en fait.
- Chloé
Oui.
- Lisa
Parce que tous les jours, je m'amusais. Tous les jours, elle me disait merci. Ça, on en avait parlé un petit peu. Et vraiment, c'était quelqu'un qui, tous les jours, me disait « Putain, merci, t'es extraordinaire. Ça m'aide de ouf de t'avoir. Je te rends pas compte. » Et ça, c'est où ? On se rend pas compte de l'impact qu'on peut avoir. Donc, c'est quelqu'un qui a le double de mon âge. Et vraiment, son brasse a été un peu ma mère, ma meilleure amie, ma boss. Ça a même fini par être plus ou moins ma belle-mère. Mais... Elle avait des enfants. Mais ouais, tous les jours, elle me disait merci, c'est trop bien, merci d'exister et tout. Et je suis sur une période en plus où je me fais peur à cheval. Donc concrètement, je vis des crises dans quoi c'est un cheval, c'est l'horreur à cheval pour moi à ce moment-là. Je pense que je t'avais mis une kilomètre de chez moi, que je me suis fait peur et que ça a été un peu, mon cerveau a un peu exagéré la chose. Mais malgré ça, je suis valorisée tous les jours dans mon travail. Mon travail qui n'est pas extraordinaire non plus, enfin vraiment, je nettoie des boxes, je mets des chevaux au pré, quoi. mais on s'amuse trop et elle montre toujours un peu la reconnaissance qu'elle a de qu'on soit ensemble. Et ça je pense que c'est fou.
- Chloé
C'est vrai que c'est un truc qu'on oublie parfois, on a toujours tendance à dire les choses qui vont pas. Alors que la puissance de dire des choses positives et tous les jours se voir remercier, même pour des petits trucs en fait, et en fait en terme de... d'ego boost ou même de confiance et de bien-être, ça a un impact extraordinaire derrière, surtout dans la vie d'une jeune femme de 28 ans où tu es quand même en train de te construire. Je pense que tu repenses encore aujourd'hui et je pense que ça t'a marquée pour toute ta vie. Donc c'est assez ouf quand même.
- Lisa
Oui, de ouf. Et aujourd'hui, je pense que j'essaye beaucoup plus de dire merci aussi qu'avant et de montrer que les gens... Je ne sais pas si c'est français ou pas, mais on a une espèce de pudeur de dire. les choses qui vont bien. Mais ça commence, je pense, dès le système scolaire. Sur le bulletin, le bulletin te montre sauf si tu es une excellente élève. Mais sinon, ça pointe tes faiblesses plus que tes forces. On est un peu dans ce truc-là et je reçois encore des messages d'elle cinq ans après qui me disent « Oh là là, des fois, je repense au moment où tu étais aux écuries, c'était vraiment extraordinaire. » C'est ouf, tu vois, cinq ans après, il y a encore une reconnaissance. Ouais, trop bien. Non,
- Chloé
mais c'est trop bien. Et du coup, quand tu rentres en France, donc après cette vingtaine avec plein d'expériences, ce qui est déjà assez cool, c'est de montrer qu'on n'est pas obligé de faire des études, de trouver un truc linéaire. Tous les parcours sont différents et au final, on peut quand même réussir derrière. Donc, tu rentres en France et tu es devenue rédactrice web. suite à une simple recherche Google. Tu peux nous expliquer comment ça s'est passé ? Est-ce que c'était un plan B, un plan A, un pari ? Comment tu étais à ce moment-là ? Parce qu'aujourd'hui, c'est ça qui t'a menée à ce que tu fais maintenant.
- Lisa
Alors, il y a deux choses. Je pense qu'il y a le truc de... Déjà, par exemple, je suis complexe. J'ai un complexe de ne pas avoir fait d'études. De m'être arrêtée un pack plus deux. Moi, tous mes potes se sont fait au moins un master. j'ai un petit complexe là dessus je me sens pas hyper à l'aise et J'en ai marre de devoir faire des CV et de devoir supplier un peu tout le monde de m'embaucher. Genre, c'est mon job de rêve. Alors que concrètement, je ne sais pas, monter une plateforme, peinter une téléconseillère sur une plateforme, ce n'est pas incroyable. Ce n'est le rêve de personne en fait. Mais toujours obligée de faire ça et tout. Donc, je me rends compte que je veux changer et je veux arrêter de prendre un peu des jobs qui me tombent sous la main. Et à ce moment-là, j'ai deux plans. Je pense reprendre une licence commerce dans le ventre. Je suis une boupée et je pense que je suis assez influencée par la Nouvelle-Zélande parce que tu as beaucoup de Français qui travaillent dans ce secteur là-bas. Sauf que pour reprendre une licence, j'ai 28 ans et il faut que j'envoie mes... 27, il faut que j'envoie mes bulletins de quand j'avais 16 ans et qui disaient tous, comme les frères, élèves pas incroyables, globalement. Donc je me décourage, je fais le dossier, mais je me décourage assez vite. Je crois que je l'ai envoyé à une école et forcément, je ne me suis pas prise. Et à côté de ça, en effet, je suis devenue digital nomade sur Google parce que je rencontre des gens qui font ça. En fait, on est en 2019, donc c'est quand même le marché, mais pas ce qu'il est aujourd'hui. Il est beaucoup moins développé qu'aujourd'hui. Quand tu tapes ça sur Google, tu tombes sur « rédactrice web » , « graphiste » , « développeur web » . On ne parlait pas vraiment de copywriting déjà, en tout cas sur les premiers résultats. Donc je tombe sur ça et je me dis « ok, je vais prendre la rédaction web » . Je n'écris pas du tout, mais je sais que je fais peu de fautes. L'orthographe a toujours été assez facile pour moi. Je lis beaucoup et je sais que j'aime bien m'intéresser à plein de sujets différents et tout, donc je me dis que ça peut le faire. Et en fait, c'est juste que c'est par débit, ça semble beaucoup plus accessible.
- Chloé
Ok.
- Lisa
que graphiste, codeur, des choses pour lesquelles j'ai vraiment pas de niveau.
- Chloé
Ok, donc tu tombes par défaut sur ça et ensuite tu te mets à poster sur LinkedIn avec pas beaucoup d'abonnés, pas beaucoup de réseaux, des posts sur le SEO qui fonctionnent pas forcément de fou. Est-ce qu'à ce moment-là tu te dis « bon, je vais lâcher, ça sert à rien, je suis nulle, j'arrête » ? Et quand est-ce que tu as eu ton déclic, que tu as trouvé ta DA LinkedIn qu'on connaît aujourd'hui ?
- Lisa
Du coup, quand je suis rentrée à Nouvelle-Zone, je me suis formée pendant un an en ayant un job alimentaire pour avoir le chômage derrière. Et quand je me suis lancée, on m'a dit, vas-y, il faut poster sur LinkedIn. Moi, je n'y connais rien. Après, je suis assez bonne élève. En vrai, je suis une bonne exécutante. Je me dis de faire quelque chose que c'est intéressant pour moi, je le fais. Donc, en effet, mes premiers postes, c'est en vrai, je n'y connais rien à la création de contenu. Je fais des postes sur les CEOs, mais en soi, ça fait deux mois que je me suis lancée. donc je ne sais pas non plus énormément de choses à dire à venir, mis à part pourquoi avoir un article de blog sur son site d'entreprise, parce que c'est ce que je voulais vendre, ou expliquer ce que c'est qu'une intention de recherche. Sauf que très rapidement, je trouve quand même un client. D'ailleurs, c'est encore un de mes clients aujourd'hui. Je ne lui ai jamais demandé comment il m'avait trouvé, si c'était via les recherches, la barre de recherche ou mes postes. Un client vient, il vient une que dite. Donc, ça encourage à rester. En fait, tu as une petite touche, tu vas là, tu lui dis, OK, ça a marché. C'est beaucoup plus naturel que pour moi qu'Instagram. Je lâche très vite Instagram, sur lequel je m'étais lancée aussi, parce que... Instagram, il faut faire des visuels, il faut faire des stories. En soi, LinkedIn, tu fais juste des posts. Ça, quand même, pour moi, c'est beaucoup plus écologique. Donc, je continue sur LinkedIn. Et je pense que le premier déclic, il m'arrive une seule expérience avec un mec qui, on va dire, bafoue mon consentement. Et du coup, je suis en colère et j'écris. C'est la première fois un peu que je crache mes mots sur le cabri en expliquant pourquoi les femmes ont le droit d'être en colère et pourquoi il faut arrêter de nous dire de ne pas être en colère. pourquoi on devrait se calmer alors que littéralement le monde nous crache dessus, un peu à longueur de journée. Mais pour le coup, en vrai, c'est la vraie fois qu'il est 23h, je suis saoulée, j'écris ça sur un Google Doc et tout, je l'envoie à une copine et elle me dit « Ah, c'est trop bien, ça m'a fait du bien de te lire en fait » . Et du coup, je me dis « Ok, postez sur LinkedIn » . Je pense qu'on est en décembre 2021 quand je commence à poster ce genre de sujet, donc il y a déjà eu Nina Ramen est passée par là, elle a déjà lancé le mouvement Ramen Terrasse et tout, donc je commence à voir que c'est possible. de te faire connaître grâce à ce genre de sujet, qu'il y en a qui le font. Du coup, je me dis, OK, en tout cas, il y a la notion de, ça a sa place aussi sur LinkedIn, c'est pas inconcevable de le poster. Alors, ça n'a pas été indictique de, j'ai fait un post de ouf et du coup, je me suis lancée. Je pense que ça fait, j'en dis, 3 commentaires et tout. Par contre, je me suis rendu compte que moi, ça me faisait du bien. Et qu'il y a une ou deux femmes qui m'ont dit « J'ai kiffé te lire, ça m'a fait du bien, t'as raison. » Du coup, je me suis dit « Ok, peut-être qu'il y a un truc, si ça me fait du bien et ça fait du bien à d'autres, on peut continuer. » Et du coup, à chaque fois qu'il m'arrive un truc, ou à chaque fois que je ressens un truc qui n'est pas cool, j'écris. Et ça a été, j'ai écrit sur mes premiers poches, pourquoi il faut arrêter de dire aux femmes de voyager seules, que c'est dangereux de voyager seules. j'avais à l'époque c'est Darmanin qui avait le sorti à la journaliste aussi genre calmez-vous madame sur BFM, ça avait fait le buzz il y a quelques années.
- Chloé
Je me souviens.
- Lisa
Il était encore ministre de l'Intérieur. Bref, du coup, à chaque fois qu'il m'arrive un accueil, il y a un truc comme ça, il y a un truc qui m'énerve, je lâche un peu tout ce que je fais et j'écris sur mon clavier et je poste. Petite à la petite, forcément, tu commences à créer un peu une communauté autour de ça. Et je commence à être reconnue, alors encore une fois, avec beaucoup de guillemets. Je n'ai pas percé du jour au lendemain, moi aussi, après 4 ans, pour avoir 10 000 abonnés. Mais par contre, je rencontre des gens qui sont alignés avec mes valeurs. J'ai des clientes alignées avec mes valeurs qui viennent me voir. Et du coup, je sens que ça marche. Et en fait, ça devient un peu ton sweet spot, où c'est ce qui est le plus facile pour moi à écrire, parce que c'est très intuitif. Je suis énervée, j'écris. Et en même temps, on vient me voir aussi pour ça, en mode, j'ai kiffé tes posts, ça me permet de démarquer. Donc, sweet spot, j'ai continué pendant quatre ans. Jusqu'à ce qu'il y ait des périodes où je postais que sur ça, mais parce qu'encore une fois, je n'avais pas le temps de faire des posts sur LinkedIn toute la semaine. C'était le plus facile à écrire pour moi. C'est ce que j'avais le plus envie d'écrire. Donc, let's go.
- Chloé
Au final, c'est comme ça que tu as fait ton switch de faire de la rédaction web SEO à écrire pour d'autres personnes sur notamment ces sujets-là.
- Lisa
Oui, en fait, très rapidement, comme je postais sur LinkedIn, mes clients m'ont dit, en plus des articles de blog, est-ce que tu peux me faire quelque part sur LinkedIn ? Du coup, pendant longtemps, j'ai fait articles de blog, newsletter, LinkedIn. Et il y a, je pense... un an, un an et demi, j'ai lâché un peu tout ce qui était blog et newsletter pour faire que du LinkedIn parce que c'est là où j'avais le plus de kiff c'est là où j'avais le plus de demandes aussi il y a eu une très simple de je poste sur LinkedIn et j'écris des posts LinkedIn, donc pour moi c'était très simple de convertir derrière et j'avais pas besoin alors que par exemple pour aller chercher des clients en SEO je devais expliquer en plus sur LinkedIn que je faisais du SEO alors ça se faisait par mon réseau et j'ai l'impression que c'est comme ça que j'avais les articles mais du coup l'un dans l'autre j'ai décidé d'arrêter pour faire que du LinkedIn
- Chloé
Trop bien Donc de fil en aiguille, au final, se poster par colère sur un sujet, c'est ça qui a fait naître petit à petit ta zone de génie. Et outre le fait que ça te fasse du bien à toi, évidemment ça fait du bien à d'autres, ça me fait du bien aussi de te lire. Et c'est ça qui est, je pense, essentiel au final. Comment tu décris aujourd'hui ton lien entre cette notion d'écriture, ses émotions et ton engagement féministe ?
- Lisa
Aujourd'hui, c'est drôle parce que les gens pensent souvent que je suis ultra vénère quand ils voient mes posts. J'ai un côté très « elle doit être vénère, H24 » . Même des hommes qui viennent commenter sur mes posts en me disant « mais si vous êtes aussi en colère, c'est que le moment, c'est que vous attirez des personnes mauvaises parce que vous êtes focus sur le problème » . C'est une espèce de loi d'attraction dévoyée de « si tu parles des problèmes, que tu attires les problèmes » .
- Chloé
C'est de ta faute.
- Lisa
Sauf que la vérité, c'est que moi, depuis 4 ans, je n'ai jamais été aussi apaisée dans ma vie. Parce qu'en fait, ma colère a trouvé un exutoire. Maintenant, il y a quelque chose qui, avant, restait. Et je pense d'un sentiment aussi d'inaction, d'injustice, que tu ne pouvais pas traiter et tout. Aujourd'hui, en fait, quand je suis énervée, je fais un post-sync-a-deen. Il y a d'autres femmes qui me disent « Ah ben, ça m'a fait du bien de te lire. » « Ah ben, moi, il m'est arrivé ça. » Tout ça, ce n'est pas toujours joyeux et tout. Mais en fait, ma voix est entendue. Et du coup, ça m'a vraiment calmée. ça m'a permis aussi d'avoir de voir que ce que je ressentais était normal en fait, que je n'étais pas anormale parce que je pense qu'il y a encore 4-5 ans. J'étais un peu excessive pour certaines de mes amies qui n'en sont pas nécessairement d'ailleurs aujourd'hui. Mais j'étais un peu tout mal, j'étais un peu toujours la meuf qui te cassait les pieds en soirée à t'expliquer et tout. Maintenant, en fait, j'ai plus besoin parce que ma colère va mieux, parce qu'elle a un exitoire. Tout ce qui est négatif, je peux le poster sur une queue de deux.
- Chloé
C'est hyper intéressant ce que tu dis. C'est trop marrant. Je me reconnais tellement dans toi. Même génération, moi aussi, équitation, trouver un peu cet exitoire. dans mon podcast ou sur LinkedIn sur ces sujets. Et je me pose la question, est-ce que tu faisais, avant de poster sur les réseaux sociaux, est-ce que tu te servais de l'écriture comme moyen de relâcher les choses ou ça s'est vraiment fait quand tu as commencé à poster sur LinkedIn et c'est devenu ce moyen-là que tu as trouvé à ce moment-là ?
- Lisa
Ça s'est vraiment fait quand j'ai commencé à poster sur LinkedIn. Et même aujourd'hui encore, j'écris très peu pour moi. Je ne suis pas quelqu'un qui fait du journaling. J'écrivais... vraiment avant de devenir rédactrice, je n'y étais pas du tout. Ce n'était pas du tout un truc que j'utilisais. Et même aujourd'hui, moi, par exemple, ça peut m'arriver de faire du journalisme des fois, tantôt, quand j'ai besoin de sortir un peu des pensées. Mais je n'aime pas écrire si je ne suis pas lue derrière. c'est quelque chose qui est vraiment de... En fait, si c'est pour rester pour moi, ça ne m'intéresse pas tant que ça.
- Chloé
Comme tu dis, ça permet de pouvoir trouver une audience sur ce que tu penses et parfois te dire non, mais en fait, je ne suis pas folle. C'est tout à fait normal ce que je pense.
- Lisa
Clairement, et en plus, c'est ouf parce que maintenant, en plus d'avoir des meufs qui viennent te dire ça m'a fait du bien, du coup, j'ai rencontré des meufs comme ça qui sont devenues des copines. Et j'ai rencontré aussi des clientes, beaucoup de clientes comme ça, la majorité de mes clientes viennent grâce à ça. Donc c'est vraiment un triple effet qui se coule, qui est agréable.
- Chloé
Qui est plutôt cool, en effet. Et du coup, pour en revenir à tes collaborations avec des femmes qui sont très visibles, très successfull, quand on repense à là où tu as grandi, dans un monde où du coup, tu ne connaissais pas vraiment le milieu de l'entreprise, est-ce que tu gères un peu ce décalage entre la Lisa ado et la Lisa... qui bossent avec des meufs très en vue sur Linkedin.
- Lisa
Au début, ça a créé vraiment un gros truc de « waouh » . Genre, c'est pas normal, ça m'a fait vraiment extrêmement flipper. Je pense que j'ai été coach du coup, par exemple, dans le bootcamp de Nina Ramen. Et alors, on a fait avec Nina Ramen dans TMP en disant, je sais pas s'il y a peut-être deux, trois ans, en disant « hé, j'aime trop ce que tu fais, tu veux pas qu'on fasse un truc ensemble ? » T'es là « pardon ? » . Alors, d'ailleurs, j'ai chié moi, ce premier appel avec elle. J'étais vraiment pas en forme, j'étais ultra stressée et tout. Je vais même envoyer un mail d'excuse derrière en mode « Normalement, je suis un peu plus dynamique que ça » . Je pense que plus tu travailles déjà avancé, plus ça déclenche de l'admiration. Et en même temps, quelque part, plus c'est facile parce qu'elles savent ce qu'elles veulent, elles savent ce qu'elles ne veulent pas. Je pense que mon contenu fait un gros filtre. Ce sont aussi des femmes qui ont vraiment la valeur, le genre de sororité qui n'est pas là que pour faire jouir sur Instagram. Donc, elles sont très soutenantes. Pareil, des personnes qui savent dire merci. Donc, en fait, ça aide un peu à baisser le niveau de « waouh » . En fait, elle est beaucoup trop haute, je ne pourrai jamais bosser pour elle, ça va faire qu'elle bosse off. Ça aide à remettre un peu les choses à niveau. Je pense que c'est très cool d'avoir une part d'admiration que j'aurais toujours. Et des fois, vraiment, j'ai vu des gens arriver dans mes formules de contact, j'étais en mode, mais non, pas elle, tu vois. Ou tu vas checker l'heure pour filer une cuisine, t'es en mode, ah ben non, mais jamais. parce que j'en ai aussi, par exemple, j'ai des entrepreneuses, mais aussi qui sont plutôt en entreprise et des fois sur des hautes fonctions, et t'es là, bah, wow ! Non, je ne peux pas. Mais comme elles ont la facilité de dire merci, qu'elles savent ce qu'elles veulent, donc les collaborations sont plus fluides, ça baisse un peu au-dessus. Donc c'est cool de regarder ce niveau d'admiration. Et en même temps, j'ai la conscience de... Elles ne viennent pas chercher... Et là, je vais prendre une image qui est très sexiste. Elles ne viennent pas chercher de la fangirl. Comme on pourrait l'imaginer. Tu vois, il n'y a pas chez la Swifty qui va être un peu fan. Et ils se taillent dans la personne. Elles vont chercher quelqu'un qui est capable de discuter et tout, donc j'ai conscience aussi de... C'est bien de leur montrer que je suis hyper contente de bosser avec elles, mais voilà, c'est pas ma place non plus d'être une Swifty en mode je suis hyper fan de ce que tu fais et tout, mon rôle c'est d'être soutenante et de les accompagner dans leurs projets. Donc voilà, c'est un peu trouvé sous le juste milieu-là, mais en fait le contenu, enfin moi je pense que faire du contenu féminisme a créé un énorme filtre qui fait que je travaille à 99% avec des gens qui sont, et surtout des femmes, qui sont quand même très bienveillantes. Et du coup, avec qui c'est facile de bosser, que ça se passe bien ou mal d'ailleurs. Des fois, c'est aussi avoir la facilité de dire, là, ce que tu as fait, ça ne va pas. Ou moi, je ne l'aurais pas fait comme ça. Ou en fait, j'attendais plutôt ça. Mais du coup, ça peut être dit parce que tu sais qu'il y a toute la bienveillance derrière. Il n'y a rien de toxique. Ça m'a pas mal aidée et ça m'a pas mal aidée à dompter le syndrome de l'imposteur aussi. Puisque tu dis qu'en fait, elle, elle te fait conscience.
- Chloé
C'est pas pour rien.
- Lisa
C'est dangereux de remettre un peu ton syndrome, ton niveau de confiance dans les mains de quelqu'un d'autre. Mais quand tu attires des gens, ils sont bienveillants et qui sont assez vrais dans leurs valeurs et ça marche plutôt bien.
- Chloé
Toi, tu parles sur des sujets qui peuvent être un peu tabous ou clivants. Je n'aime pas trop ces mots, mais en soi, quand tu échanges avec la moitié de la population, c'est souvent ça qui dérange un petit peu. Comment est-ce que tu accompagnes les femmes ? ou des personnes qui nous écoutent à prendre la parole et réussir à prendre la parole sur ces sujets, sachant que nous, en tant que femmes, quand on prend la parole, déjà de manière globale, c'est plus compliqué, mais encore plus sur des sujets engagés, ça nous coûte beaucoup plus cher de le faire. Comment est-ce que tu te positionnes et quels sont les conseils que tu peux donner ?
- Lisa
Ok. Alors du coup, tous mes clients, par exemple, ce ne sont pas forcément sur des sujets engagés. Clairement, elles ont des idées communes aux miennes, sinon, elles ne sont pas venues me chercher. Mais elles n'ont pas forcément toutes envie de prendre la parole sur ces sujets-là pour des raisons diverses et variées, notamment de « je travaille pour un grand groupe, je ne peux pas me permettre d'être reculivante,
- Chloé
justement » .
- Lisa
Celles qui sont prêtes à aborder la question, généralement, pour du ghostwriting, quand j'écris pour elles, elles savent déjà où est-ce qu'elles vont aller et tout, donc c'est assez simple. Et souvent, c'est surtout quand je fais du coaching slash accompagnement, que là, c'est des femmes qui ont des entreprises qui n'ont pas encore défini exactement ce qu'elles pouvaient dire, ce qu'elles ne pouvaient pas dire, ce qu'elles étaient confortables de dire ou pas. Moi, mon truc, c'est qu'on ne va jamais sur un sujet sur lequel tu n'es pas à l'aise. Si tu ne te sens pas à l'aise de parler de ça maintenant, en fait, n'en parle pas. Souvent, dans les débuts de collaboration, ce n'est pas les moments où je vais aller chercher les opinions les plus controversées. Je pense qu'en fait, c'est comme quand tu rentres, je ne sais pas, dans ton bain, tu te mets pas l'eau brûlante tu te mets pas l'eau brûlante derrière d'un coup. En fait, une cuisine, c'est pareil. Commence à être à l'aise par le fait de poster, par détacher un peu de la peur de cliquer sur publier et commence à aller doucement sur les sujets vers lesquels tu veux aller. Et dans trois mois, six mois, un an, tu pourras être totalement cliente. En fait, on a un peu cette impression de... Moi, on vient me voir en mode, ah ouais, c'est trop bien ce que tu fais, j'oserais pas être aussi cliente, machin et tout, t'es là-bas. Mais en fait, quand j'ai commencé, je l'étais pas non plus. Aujourd'hui, je peux me garder 80% de postes qui sont relativement clés. Mais j'ai agrandi ma zone de confort vis-à-vis de ça petit à petit. Mon plus gros conseil aussi que je leur donne souvent, c'est de ne pas aller sur des sujets où tu te sens très droite dans tes bottes. Et du coup, c'est vraiment de te dire si c'est un sujet, une opinion que tu as, mais tu n'es pas prête à te sentir attaquée dessus. Tu n'es pas prête à avoir des commentaires négatifs dessus. Mais en fait, c'est que ce n'est pas le bon sujet pour en parler maintenant. Tu peux dire un peu tout et n'importe quoi, en tout cas sur tes opinions, tout ça. tant que tu te sens vraiment très à l'aise avec ce que tu dis. Si tu ne l'es pas, si tu as une petite peur, une grosse peur de jugement, peur que ce ne soit pas, qu'on prenne mal ce que tu dises et tout, ce n'est pas le bon sujet pour toi encore même.
- Chloé
Donc si je résume, c'est déjà commencer par se lancer sur des sujets où on est 100% à l'aise. Et qu'en effet, si un petit truc, on se dit, je suis un peu bancale sur ça, plutôt attendre de sentir un peu plus à l'aise, ou pas forcément, on n'est pas obligé de s'exprimer sur tout, mais un peu ces conseils-là. Et autres conseils qui peuvent être importants quand tu es une nana qui prend la parole sur Internet, quel est ton modus operandi pour gérer les relous, les haters, et que ça ne te bouffe pas au quotidien ?
- Lisa
Le premier truc c'est vraiment d'être bien dans ses bottes avec ce qu'on poste parce que tu recevras plus facilement les potentielles attaques. On parle beaucoup des haters et je suis d'accord, il y a des haters, on ne va pas le cacher. Par contre je pense aussi que LinkedIn limite un peu la casse en ayant ce truc de poster un visage découvert avec son nom, son prénom et son entreprise derrière. Ce qui fait que je pense que dans 80% des cas, ce qu'on a ce n'est pas nécessairement des haters, c'est juste des gens qui ne sont pas d'accord. Alors après, ils viennent me dire de manière plus ou moins agréable, plus ou moins virulente, mais la majorité, ce n'est pas des haters, c'est juste des gens qui ne sont pas d'accord avec ce que tu dis. Et dans ce cas-là, c'est très simple, c'est que quand on vient de débattre sur mes postes, je n'ai pas de problème avec le fait qu'on ne soit pas d'accord avec moi, tant que les gens restent respectueux. Donc tant que les gens restent respectueux, moi, je leur accorde une réponse au commentaire. En général, après, ça dépend de ma genre de travail et tout, mais je réponds une fois au commentaire. et si ça part en débat derrière, je ne peux pas passer mes journées à débattre sur mes postes. Au pire, je garde des idées pour un prochain poste, je me dis ok, ça peut être un or que ça me fait attrêter et tout, mais je coupe après un commentaire parce que sinon, il y a des gens vraiment qui sont... Et en fait, le truc de débattre, déjà, contrairement à ce qu'on pourrait croire aussi, pareil, dans la vie, je ne débats plus énormément parce que le débat, c'est souvent juste deux personnes qui veulent rallier l'autre à leur point de vue. Je ne peux pas faire ça sur un poste de codeine. Le mec vient de te dire oui, notamment, machin, il n'est pas encore prêt à changer d'avis et c'est ok, c'est ok en fait. Et par contre, il y a aussi un truc de pas de pitié, il y a quand même beaucoup de trolls, on va pas se mentir, il y a aussi beaucoup de trolls sur LinkedIn, et eux, c'est vraiment des gens qui vont venir commenter sur tes posts pour faire rire les copains, puisque leurs commentaires sont vus par leurs ancestres, et ça, on peut en voir, d'ailleurs, il y a même des femmes qui font ça, il y en a une qui est assez célèbre sur la plateforme et tout. Et vraiment, leur principe, c'est juste, je commente sur tes posts, je viens troller, et comme ça, derrière, t'as 25 mecs qui vont arriver sur ton post. Deux, là. Ouais. qui viennent derrière s'amuser à te trouler. Dans ce cas-là, pas de prise de tête. Moi, le premier commentaire, je le bloque et je supprime. Je bloque la personne, je supprime. Dès que le commentaire manque de respect aussi, je bloque et je supprime. Ouf ! Je crois que c'est une lunette. Nicodine supprime automatiquement quand tu me lèves, d'ailleurs. Tu n'as pas à t'infliger ça, en fait. Je ne leur dois rien à ces personnes-là. Tu n'as pas besoin d'avoir... Tu as le droit... Moi, les gens pas d'accord, je les garde parce qu'ils ont le droit de pas être d'accord avec moi. Les gens qui sont irrespectueux, qui sont là pour faire rire des copains. En fait, ce n'est pas mon club de léger.
- Chloé
Oui, mais tu fais bien. Je fais comme toi quand on me sort des dingueries ou que les gens te parlent mal, alors qu'on a juste le droit d'avoir des avis différents. Pendant un temps, je répondais et finalement, j'ai arrêté. Je ne me pose plus la question, je bloque. Parce qu'en fait, c'est un commentaire pour la personne, mais toi, tu peux rester dessus et boucler pendant un petit moment. Je ne sais pas si toi, ça te l'a déjà fait ou tu es là. Putain, mais ça ou des trucs comme ça. Et en fait, c'est ta santé mentale qui est en train de se faire grappiller. Et pour éviter de devenir zinzin, il vaut mieux parfois couper et pas rentrer en effet dans des débats interminables parce qu'il y a des gens qui ont vraiment beaucoup, beaucoup de temps quand même.
- Lisa
Ouais, c'est ouf. Et il y a un truc qu'on s'est dit, mais moi c'est un truc que j'ai toujours vu sur une cuisine. J'ai souvent des meufs qui viennent débattre à ma place. Et ça, je trouve ça incroyable. Il y a quelques mecs aussi qui le font. Mais vraiment, des fois, je n'ai même pas eu le temps de répondre moi aux commentaires, que je vois qu'il y a déjà quatre réponses de « Ah ben oui, mais non, en fait, tu vois, par exemple, sur le Notelman, je ne peux pas dire ça parce que tu vois, il y a ça, ça et ça, il y a tel stade et tout. » Et vraiment, les gens qui viennent un peu débattre ta place, c'est incroyable, niveau charge mentale et tout.
- Chloé
Ouais, de ouf, cœur sur ces personnes qui font ça, c'est fort agréable. Et pour finir sur cette partie-là, si tu devais donner un petit kit de départ pour les personnes qui nous écoutent, qui veulent... Prendre la parole sans se travestir sur LinkedIn. Un truc à oublier tout de suite, un truc à oser plus souvent et un truc à protéger chez elles et chez eux, ce serait quoi ?
- Lisa
Alors pour moi, le truc à oublier tout de suite, c'est vraiment te dire que tout a déjà été dit. C'est pas intéressant, je peux pas dire ça. De toute façon, ça a déjà été dit, donc il n'y a pas d'intérêt à ce que je vous dise. Ça, c'est vraiment le truc à oublier parce que si tu vas par là, on n'a plus beaucoup d'histoires nouvelles à raconter. Et ça n'empêche pas, je sais pas moi, Netflix a fait un carton avec Arsène Lupin. Alors François, le livre a été écrit il y a 150 ans. Donc en fait, si tu le dis autrement, si tu la racontes autrement, ça n'empêchera pas de faire un carton. Tout a déjà été dit, tout n'a pas été lu par ton audience. Donc vas-y. Et tout n'a pas été dit avec ton opinion, ton point de vue, tes mots. Donc celui-là, c'est vraiment, il faut l'oublier. Le truc qu'on faisait plus souvent, c'est assez basique, mais c'est cliquer sur publier. franchement te dire que t'as pas grand chose à perdre à cliquer sur publier et encore une fois en y allant petit à petit sur les sujets et tout, mais vas-y, parce qu'au pire quoi, de toute façon, si t'es là en train d'écouter des podcasts qui parlent de LinkedIn, c'est probablement que t'es là, t'as envie de poster sur LinkedIn, et ça fait vraiment que ça te titille. Vas-y. Au pire des cas, tu ferais un flop, et personne ne se souvient de tes flops. On est beaucoup trop obsédés par nous-mêmes. Et le truc à protéger chez Zeph, pour moi, c'est que, en fait, c'est ce truc de « adore rien à leur lecteur » . Et je dis ça avec toute, tu vois, la gratitude que j'ai pour les personnes qui ont misé tout. mais tu ne dois pas de réponse à un commentaire. Tu ne dois pas de réponse en DM. Tu as aussi une espèce, je ne sais pas si tu les as, mais tu as les mecs qui ne viennent pas débattre sur ton poste, mais qui t'envoient des pavés en commentaire. Et tu es là, en fait, non, je n'ai pas le temps de débattre un peu en plus de sous mon poste. Soit tu assimes ce que tu dis et tu postes en commentaire et éventuellement on pourra en parler. Enfin, je n'ai pas le temps pour ça. Et tu ne dois rien à tes lecteurs, c'est aussi, tu ne leur dois pas non plus de poster cinq fois par semaine, de parler toujours des mêmes sujets, de ne pas changer d'avis. je sais pas, il y a des gens qui s'empêchent un peu de changer d'avis sur une question et tout. Tu peux, et quelque part tu dois être généreuse avec les personnes qui te lisent, sinon tu serais pas là aujourd'hui. Mais tu leur dois rien non plus, et en fait si tu veux te jurer, protège-toi.
- Chloé
C'est des super conseils, il y a assez sous-côté la partie DM, où les gens comme ils likent tes posts ou qu'ils te suivent, parfois tu prends des trucs hyper virulents. Moi une fois j'avais une nana... qui m'avait posé une question sur mon taf et je lui avais répondu et elle m'avait dit « je suis déçue de ta réponse » alors qu'en fait je n'avais pas la réponse à sa question et je me suis excusée de ne pas savoir quoi répondre. Elle était déçue et je lui ai dit « mais attends, mais non, de quoi je te réponds ? Je ne sais pas, en fait, je ne peux pas inventer un truc que je ne sais pas. » Donc ouais, parfois, c'est ça, tu ne dois rien.
- Lisa
Tu prends le temps de répondre et tout, mais tu as l'honnêteté de dire que tu ne sais pas. Oui, je l'ai dit. Et en plus, l'honnêteté de dire qu'ils ne savent pas, des fois, ça nous ferait du bien, je pense, actuellement. Chaque GPT a la réponse à tout. Mais ta réponse est décevante. Et je pense que c'est un truc aussi qui joue avec des entreprises plus avancées qui ont des grosses communautés. La difficulté au moment de... En fait, tu vas décevoir des gens. Il y a des gens qui vont trouver que, je ne sais pas, moi, tu n'es pas pareil en réel, qui vont pas être contents parce que il y a un jour que tu es fatigué, tu n'auras pas répondu à leur MP, tu auras mis trois semaines, ou leur MP sera perdu tout en bas et tout. en fait ça va arriver, tu vas décevoir des gens 30% du temps tu fais ton mieux,
- Chloé
c'est déjà pas mal non mais c'est clair et c'est important de le dire et le surligner. Pour finir l'épisode, j'ai trois questions que je pose à toutes mes invitées. La première, ce serait, quels sont les trois conseils que tu donnerais à la Lisa d'il y a 10 ans, donc la Lisa qui a 23 ans ?
- Lisa
En vrai, j'ai grave bugué quand tu m'as posé cette question, puisque j'ai reçu les questions en avance. Ce que je me suis dit, d'un côté, il y a tellement de choses que j'aimerais lui dire, et notamment, tu vois, par exemple, sur les études. Moi, je me rends compte avec l'âge qu'il y a plein d'études que j'aurais adoré faire. à 22 ans et que je n'aurais pas forcément le courage maintenant de reprendre la situation précaire des étudiants. Mais tu vois, en fait je me suis dit non parce qu'aujourd'hui je suis hyper heureuse là où je suis et je n'aurais pas nécessairement envie de changer, que ce soit de taf ou les personnes qui m'entourent. Je me suis acheté un cheval cet été, enfin tu vois c'est que des trucs qui font que je suis grave bien dans ma vie aujourd'hui donc je ne voudrais pas nécessairement changer les choses. Par contre j'aimerais bien me rappeler plutôt qu'il faut arrêter de croire que c'est trop tard. Vraiment à 18 ans. j'étais persuadée que par exemple j'avais jamais voyagé et que du coup c'était trop tard j'avais pris trop de retard j'avais vraiment ce truc de t'as pris trop de retard là c'est trop tard un peu le même chose qui fait que tu vois j'ai fait je me suis arrêtée après mon BTS genre j'aurais dû reprendre mes études un an ou deux après mais d'un moment à côté dans ma tête c'était déjà trop tard c'était déjà vraiment classique ouais j'avais un peu ce truc de j'avais 18 ans tu vois maintenant j'accepte beaucoup plus d'être nouvelle débutante et que en fait j'ai encore 40 ans pour faire les choses qu'à l'époque. Vraiment, si tu es là, continue de bien s'entourer et vraiment de chérir les amitiés. Je suis quelqu'un pour qui les amitiés ont toujours pris beaucoup de place et j'en suis très heureuse aujourd'hui parce que ça me réussit bien. C'est ce qui fait que j'ai une vie très, très cool. Ça ne veut pas dire que ce ne sont pas nécessairement les mêmes amitiés qu'avant. Il faut aussi laisser aller les amitiés qui ne te correspondent plus. Mais avoir des gens chouettes autour de toi, c'est quand même très, très cool. Et oser essayer de nouvelles choses. Tu vois, que ce soit en termes de sport, d'activité, moi je sais que comme beaucoup de meufs, j'ai assez délaissé le sport à l'adolescence. Et du coup, je me suis vite sentie un peu gauche dans mon corps. Je ne savais plus ce que je pouvais faire, sauter un fossé d'un mètre en balade. Je ne savais pas si j'étais capable ou pas. Donc, oser récupérer un peu ça, je l'ai fait à partir de 30 ans et tout, mais j'aurais pu faire plutôt sur la tête. Ça t'applique aussi à la vie pro.
- Chloé
Oui, clairement. Bon après je trouve que t'as quand même un... oser plein de choses et te mettre en danger, en tout cas sortir d'une zone de confort avec tout ce que tu as pu faire. Donc tu l'as déjà appliqué ce conseil.
- Lisa
Ouais, pour moi ça reste, tu vois, comme on dit souvent pour le pro, mais en vrai pour le pro j'avais rien à perdre.
- Chloé
Tu vois,
- Lisa
je suis rentrée en Nouvelle-Zélande, j'avais pas de situation, j'avais plus de revenus, j'avais 40 agonistes sur LinkedIn, donc il n'y a pas grand monde qui voyait ce que je faisais. Donc j'avais pas grand chose à perdre en fait, je quittais pas... Je pense que c'était plus facile pour moi parce que je quittais pas la statue par exemple.
- Chloé
Ouais, je vois ce que tu veux dire. Est-ce que tu peux nous partager une de tes inspirations ?
- Lisa
J'ai énormément buggé sur cette question aussi. Parce que je... Encore une fois j'ai pas ce truc de tu vois, j'adjure pas une seule personne, y a pas un truc où je me dis « Waouh, ça c'est le livre ou la chose qui a changé ma vie » . Par contre, en y réfléchissant, je me suis dit en fait le... Moi je pense que l'inspiration qui me sert le plus au quotidien... c'est de lire beaucoup de romans et beaucoup de romans qui te plongent un peu dans la vie des autres et c'est ce qui fait que je pense que pour moi c'est ce qui t'aide à développer beaucoup d'empathie, c'est vraiment de savoir ok ça pourrait ressembler à quoi de vivre dans la peau de quelqu'un d'autre et je sais qu'il y a eu des études qui sont sorties dernièrement qui disent que les hommes ne lisent plus de romans les hommes lisent des livres utiles ils lisent des essais, des livres business et tout mais ils ne lisent plus tellement de romans et moi je suis persuadée qu'on aurait moins de notelmen Si les hommes faisaient plus de romans, parce qu'en fait, quand tu te plonges dans l'envie de quelqu'un d'autre, dans la vision de quelqu'un d'autre, tu comprends beaucoup plus ces notions de privilèges. Parce que c'est d'avoir la chance d'avoir grandi, par exemple, en France, dans un pays qui n'était pas en guerre. Et je ne sais pas, par exemple, dernièrement, j'ai vu Un brillant avenir, Ici, les femmes ne rêvent pas, No Home ou Camp Blanc chez le monde aussi, qui sont très récents selon les livres. Mais ça t'amène à des époques différentes, ça t'amène dans des pays différents. Et du coup, tu comprends, généralement, c'est des livres écrits par des femmes. Et tu comprends un peu ce que c'est de grandir en étant quelqu'un d'autre.
- Chloé
Génial. J'aime beaucoup ce conseil. Et pour la dernière question, est-ce qu'il y a une personne que tu aimerais entendre derrière mon micro ?
- Lisa
Du coup, tu dis que tu as déjà eu beaucoup d'invités très, très cool. Du coup, je pense que j'aimerais beaucoup entendre Sarah Zitouni. Je pense qu'elle aurait beaucoup de choses à te dire, que seule sur le sujet un peu meneuse ou sur le sujet un peu en reprise. Ça pourrait être très chouette, je vois bien.
- Chloé
De ouf, j'aimerais beaucoup avoir Sarah à mon micro. Donc très, très, très bonne reco. Et en tout cas, merci beaucoup, Lisa, d'avoir fait ton premier podcast avec moi, d'avoir partagé ton parcours, donné plein de conseils et partagé aussi tout l'aura qu'il y a autour de toi, qui est ultra bienveillante et très solaire. Ça fait du bien d'avoir des personnes comme toi. Donc merci, merci beaucoup pour ton temps et pour cet épisode.
- Lisa
Merci beaucoup de m'avoir invitée. Je suis très contente d'avoir pu parler avec toi.
- Chloé
Un grand merci pour ton écoute. On se retrouve lundi dans deux semaines pour la découverte d'une nouvelle meneuse. J'espère que l'épisode t'a plu. Si c'est le cas, laisse-moi ton avis sur la plateforme que tu utilises. Et s'il te reste encore un peu de temps, partage cet épisode à ton entourage pour faire un gros big up à notre meneuse du jour. La bise si tu le veux bien, et toujours plein de loutres dans ta vie. Ciao !