Speaker #0Ça y est, je l'ai fait, j'ai réussi 200 000 mots et 75 chapitres pour le tome 3 de ma saga et c'est pas fini. Je suis à la fois très heureux et très choqué de ce step. Je m'attendais pas du tout à réussir à écrire aussi vite et c'est pour ça que lorsque je me suis rendu compte que j'avais dépassé ce cap des 200 000 mots, j'étais obligé de vous sortir un épisode de podcast pour vous parler de ça, pour vous dire comment je réagis. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'une plume avant l'aube, le podcast qui parle d'écriture, de l'art style d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations que les auteurs et les autrices peuvent utiliser pour écrire leurs histoires, que ce soit des peintures, des graveurs, des livres, des films, des séries, des podcasts. L'idée de ce podcast, c'est d'avoir le champ de vision le plus large possible afin que tous les auteurs puissent se sentir concernés par les sujets qui sortent sur cette chaîne et que tous les lecteurs et toutes les personnes qui sont intéressées par l'idée de découvrir comment les auteurs écrivent leurs romans puissent se sentir concernés. Donc si vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas parce que vous pensez ne pas être légitime, parce que vous pensez que l'écriture, ce n'est pas quelque chose qui est fait pour vous, que de toute façon, vous n'êtes pas capable de bien écrire, vous êtes au bon endroit. Vous êtes également au bon endroit si vous avez déjà écrit des histoires, que vous les ayez terminées ou non, mais que vous vous posez quand même des tas de questions. Comment je peux augmenter la tension dans mon dialogue ? Comment je peux rendre mon livre plus noir, plus sombre, plus heureux ? Comment je peux augmenter le suspense ? Comment je peux faire en sorte que le passé de mon personnage soit plus profond ? Comment je peux réussir à doper mon imagination ? Enfin, des tas de questions pratiques qu'on se pose lorsqu'on a un auteur ou une autrice et auxquelles on n'a pas forcément les réponses. Et dans ce podcast, on répond également à des tas de questions liées au monde de l'édition. Est-ce qu'il faut choisir auto-édition ? Édition traditionnelle ? Comment... réussir à corriger notre roman de la meilleure des manières pour qu'il soit publiable, comment on rédige un pitch des tas de questions également extrêmement intéressantes qui sont extrêmement compliquées à découvrir, à comprendre lorsqu'on a un auteur qui débute qui ne comprend pas tous les tenants et les aboutissants du monde de l'édition et de la publication d'un roman. Et enfin vous êtes au bon endroit si, comme je l'ai dit, vous n'êtes pas un auteur vous n'êtes même pas un artiste mais vous posez quand même des questions sur les auteurs vous vous dites comment les auteurs passent de l'idéation d'une histoire jusqu'à son écriture puis sa publication Quels sont les secrets, les backgrounds de mes sagas préférés, de mes histoires préférées ? Bonjour à toutes et à tous, moi c'est C'est N'est Ça Plus, mais c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour ce nouvel épisode. Épisode, comme je l'ai dit, qui n'était pas du tout prévu. A l'origine, je n'avais pas prévu de tourner l'épisode de la semaine prochaine aujourd'hui, mais c'est simplement pour tout vous dire, tout à l'heure, j'étais en train d'écrire, j'étais posé, j'étais sur mon canapé, j'étais en train d'écrire. Et en fait, à un moment donné, je me baisse, je regarde en bas à gauche de mon écran et je vois quoi ? 200 000 mots. J'ai atteint les 200 000 mots. Plus particulièrement, j'ai atteint les 199 565 mots, je crois. Mais on va dire que c'est 200 000. Et j'ai atteint également les 75 chapitres. Ça, je me suis rendu compte il y a quelques jours. Parce que comme moi, il y a plusieurs intrigues qui s'entremêlent en général, je ne mets pas les numéros des chapitres au début, je les mets à la toute fin. Lorsque je suis totalement sûr sur... le nombre définitif de chapitres et sur quand les chapitres vont intervenir, parce que ça peut m'arriver de modifier l'emplacement de certains chapitres. Et en fait, j'ai compté, je me suis dit 75 chapitres, plus le prologue et plus les épilogues, parce que oui, pour moi, dans O Martel, il y a toujours plusieurs épilogues. Il y en a en général entre 2, 3, voire 4. Donc, voilà. 200 000 mots, 75 chapitres, je me suis dit que c'était une étape importante dans l'écriture d'un roman et qu'il fallait absolument que j'en parle parce que assez peu de personnes écrivent 200 000 mots pour une histoire et ça pouvait quand même être intéressant d'aborder par conséquence ce sujet-là. Imaginez, vous pensez avoir presque terminé votre roman et puis vous réalisez que vous venez d'écrire l'équivalent de deux livres en un seul tome et que ce n'est même pas la fin. C'est absolument le ressenti que j'ai depuis hier, je suis... complètement choqué, comme je le disais, et choqué dans le bon sens, c'est pas un choc négatif en me disant « Mon dieu, j'ai écrit beaucoup trop, ça va être beaucoup trop long, ça va pas être intéressant » , parce que j'ai le sentiment, j'ai l'impression d'avoir écrit le meilleur roman des trois tomes que j'ai écrits pour l'instant. Le premier et le deuxième, pour rappel, est terminé, et le troisième, celui en question, est en cours de rédaction. Il sera terminé d'ici quelques mois, mais avant d'entrer dans le vif du sujet, on va dire... de comment j'ai fait pour écrire 200 000 mots, pourquoi, qu'est-ce que je ressens, etc. C'est important de faire un petit récapitulatif de ma saga. Alors moi, ma saga, elle s'intitule Aube Mortelle. Elle est composée en tout de 7 tomes, peut-être 8 bientôt. A l'origine, c'était 6, j'ai monté à 7, puis je pense que je vais devoir aller vers 8 parce que j'ai des idées qui sont géniales vers la fin de l'histoire, donc je vais devoir monter. Mortel, c'est une dystopie avec des touches de science-fiction, de fantaisie et de romance. Le premier tome débute en 2449, deux présentateurs de télévision, Clarisse Girouet et Olly Franz, s'avancent pour une scène de spectacle pour la soirée de l'année, lorsque tout d'un coup une bombe explose. Paris, capitale de la République de Séridé, l'héritière de l'Union Européenne, est plongée dans une violente guerre et tous les personnages doivent mettre tout en œuvre pour survivre. En parallèle, on suit le destin de la maison Ensene qui règne sur le royaume de Haït de Nice, située en Asie et en Océanie. et qui découvre le potentiel retour de l'un des leurs, Ethan Ensign, disparu il y a des années, et placé malgré lui à la tête d'une guerre totale entre République Maudit et clan tribo. Et cette maison Ensign s'interroge. Doit-elle accueillir ce prince disparu il y a des années ? Doit-elle le combattre parce qu'il pourrait chercher à les renverser et à divulguer de très lourds secrets qui pourraient mettre en péril le royaume de Haydenis ? Je vous en dis pas plus parce qu'aujourd'hui, l'intérêt, le sujet de l'épisode... C'est pas ma saga en tant que telle, c'est ces 200 000 mots que j'ai écrits pour le troisième tome. Car oui, 200 000 mots. 200 000 mots, vous allez me dire, c'est absolument colossal, comment tu fais ? Alors moi, il faut savoir que j'ai toujours été partisan des très longs romans. Pas que j'ai toujours été partisan des gros pavés, parce que c'est pas le cas, mais j'ai toujours adoré deux choses. La première chose que j'ai toujours adoré, c'est les longues histoires. Que ce soit en livre, en film, en série, j'ai toujours adoré les histoires qui s'étendent. Moi les one-shot j'en ai quasiment pas, j'en ai quasiment pas pour être honnête. Lorsque c'est un one-shot en général je ne regarde même pas la couverture parce que ça ne m'intéresse vraiment pas du tout. Pareil pour les séries si je vois qu'il n'y a qu'une saison et qu'il ne compte pas y avoir de deuxième saison, en général je ne commence même pas la série parce que ça ne m'intéresse pas. Parce que je pars du principe que lorsqu'une histoire est intéressante je vais vouloir en entendre parler sur le long terme. Et le long terme, ça veut dire plusieurs saisons, plusieurs films, plusieurs séries. C'est pour ça que je suis absolument fan de saguets comme Star Wars, de saguets comme Game of Thrones, comme Charme, comme Le Labyrinthe, comme Hunger Games, comme Harry Potter, etc. Je pourrais continuer très longtemps, parce que c'est des histoires, lorsque j'apprécie les personnages, je vais pouvoir en profiter plus longtemps. Par exemple, dans Harry Potter, j'aime bien Harry Potter, j'aime bien Hermione. j'aime bien Ginny, etc. Et donc, j'ai pu pouvoir profiter de ces personnages plus longtemps sur 7 tomes, 8 si je compte l'enfant maudit et 8 films également si je compte les films. Et bientôt, il y a une série. Et c'est quelque chose que je trouve en fait super cool. Ça, c'est la première chose que j'ai toujours adoré. La deuxième chose que j'ai toujours adoré, c'est écrire des longues histoires. Et vraiment, quand je me replonge dans mon enfant, je me rends compte que ça a toujours été le cas. Même si j'ai commencé à écrire vraiment vers 15 ans, en fait, A l'origine, lorsque j'étais en primaire ou que j'étais au collège et qu'on avait des rédactions à écrire sur des sujets X ou Y, j'écrivais toujours beaucoup plus. Et ça, je m'en suis rendu compte après, quelques années après avoir commencé l'écriture. Je devais avoir 18 ou 19 ans et je me suis plongé et je me suis dit, mais en fait, ça a toujours été une évidence. J'ai toujours énormément écrit, j'ai toujours adoré raconter des histoires, même si à l'origine, quand j'étais petit, je ne m'en rendais pas compte. Et donc en fait, lorsque je combine ça... je me rends compte que moi j'adore écrire des longues histoires. Je n'aime pas écrire des romans courts et je ne suis même pas capable d'écrire une nouvelle. D'ailleurs c'est quelque chose qui est extrêmement compliqué pour moi parce que je vais toujours vouloir ajouter du contexte, rajouter une histoire au personnage. Je vais vouloir ajouter d'autres intrigues, je vais vouloir faire intervenir d'autres personnages. Donc même si je parle d'une histoire qui va être courte, par exemple deux personnes qui vont se rencontrer dans un supermarché par exemple, l'un est vendeur, l'autre est client et ils vont tomber amoureux du hasard. je vais vouloir rajouter du contexte, je vais vouloir faire quelque chose de très long. Et ça, pour certains, ça peut être considéré comme un problème, pour moi c'est une force, parce que j'ai envie de profiter de mes personnages, en fait, tout le temps, sur plusieurs mois et plusieurs années, sur 10 ans, sur 15 ans. Là, ça fait 8 ans que j'écris Haute Mortelle, je suis pas du tout lassé, et je suis prêt pour 8 ou 18 années supplémentaires, et donc, moi je suis comme ça, et faut le savoir. Par conséquent, le premier tome de Haute Mortelle, je crois qu'à l'origine, il devait faire dans les 200 000 mots. et que je l'ai pas mal réduit, il en fait finalement en version définitive à peu près 140 000, et il devrait encore réduire parce que je vais devoir supprimer un ou deux chapitres pour la fluidité de l'histoire. Et le deuxième tome doit faire à peu près 150 000 mots, je crois, entre 150 000 et 160 000 de tête. Donc c'est beaucoup plus long. Mais après, il faut se dire que pour toutes les personnes qui sont dans mon cas, qui vont écrire un premier tome qui va faire 100 000 mots, le deuxième 120 000 et le troisième 180 000, c'est pas grave. Pour le contexte, je crois que Harry Potter, par exemple, faisait pour le premier tome à peu près 70 000 mots, que le deuxième était un peu plus long, il devait faire 86 000, et je crois que ça a fait que monter jusqu'au 5, qui en faisait de tête 250 000, si je vous dis pas de bêtises. Donc, il faut se dire que lorsque vous écrivez une saga, parfois c'est normal qu'il y ait des tomes qui soient beaucoup plus longs que les autres. Vous n'avez qu'à apprendre, quand je vous dis Harry Potter, vous prenez le premier, vous prenez le 5, vous allez vous rendre compte que... pas du tout la même taille, c'est normal, il y a des moments, des tomes de la saga où il va y avoir moins d'histoires, l'histoire va être résolue plus rapidement, d'autres où ça va prendre plus de temps, parce que si on veut le faire bien, il faut prendre plus son temps, et c'est normal, et c'est ok. Ça, c'est la première chose que je voulais vous dire. Maintenant, on va démarrer tout de suite la première vraie partie de cet épisode, qui traite du constat du fait que j'ai écrit un pavé, et alors ? Alors, les chiffres bruts, comme je l'ai dit, c'est 200 000 mots. C'est 75 chapitres, c'est à peu près 900 pages, c'est plus de 900 pages en format A5, donc ça doit faire à peu près entre 400 et 500 ou 600 pages en format A4, donc oui, c'est beaucoup. Pour comparaison, d'autres histoires ou sagas qui ont été publiées sont aussi longues, je pense notamment au Trône de Fer, donc à Game of Thrones, je pense également à La Roue du Temps, donc je suis pas non plus extraordinaire dans ce niveau-là. Et il faut savoir que comme j'écris de la fantaisie, ou en tout cas de la dystopie de la science-fiction, c'est des genres, les genres de l'imaginaire qui sont très fréquents d'avoir des sagas, d'une part, et d'une autre part, des gros pavés, des tomes qui sont très longs. C'est beaucoup plus fréquent qu'il y ait des histoires de science-fiction qui... comprennent des tomes qui font 200 000 mots que des romans policiers ou des thrillers. Les romans policiers ou des thrillers, c'est beaucoup plus court que de la fantaisie, parce que dans la fantaisie, de la science-fiction, de la dystopie, il y a tout le monde à raconter, en fait. Il va falloir parler de tout. Lorsque vous avez plusieurs peuples, c'est mon cas, il va falloir parler un peu de tous les peuples. Donc c'est compliqué. En plus, moi, j'ajoute le fait que j'écris un roman choral, c'est-à-dire que même si c'est un narrateur, il y a plusieurs histoires qui s'entremêlent. Donc forcément, l'histoire, au lieu de faire 80 000 mots, elle en fait 200 000. Mais du coup maintenant que vous savez pourquoi j'écris autant, qu'est-ce que je ressens ? Alors moi ce que je ressens avant tout c'est de la fierté parce que c'est sûr que c'est ultra satisfaisant de se dire que à l'origine lorsque j'ai commencé à écrire le 3 c'est vrai que j'ai toujours ce moment où j'ai l'impression que l'histoire va être plus courte que les précédents. Alors moi ça m'arrive vraiment littéralement à chaque tome, à chaque fois j'étais en train de me dire lorsque j'ai commencé à écrire le 2 mais c'est... ça va être trop court, j'ai pas d'inspire, et en fait, l'inspire, elle vient comme ça, et j'écris encore et encore sans m'arrêter. Lorsque j'ai commencé à écrire le 3, je me suis dit « Ah, mais j'ai pas d'inspire, je sais pas ce que je vais faire. » Ça fait 200 000 mots. Donc, beaucoup de fierté de me dire que j'ai réussi à développer autant l'histoire et pour proposer quelque chose qui soit long, donc, mais qui soit également bon. Parce que j'ai le sentiment, comme je l'ai dit au début, que c'est le meilleur tome de toute la saga pour l'instant. Vous allez absolument kiffer, il y a beaucoup plus d'action, il y a beaucoup plus de profondeur, les personnages, on les développe plus, on les connaît mieux, enfin bref, vous allez tout adorer, et ça, c'est une grande fierté. Ensuite, le deuxième ressenti, c'est de la surprise, je dois l'avouer, parce que comme je l'ai dit au début, je pensais pas écrire autant, donc là, de me dire que j'ai écrit 200 000 mots comme ça, c'est une dinguerie, en fait, et on pourrait pas se dire au début, si je me replongeais en septembre, quand j'ai commencé à écrire le tome 3, je me serais pas dit... « Vas-y, je vais faire 220 000 mots pour ce tome. » Vraiment pas du tout. Et donc, c'est génial de dire que j'ai réussi à proposer une histoire aussi développée pour ce troisième tome. Mais après, on va pas se mentir, on va parler français. C'est sûr que ça fait peur, que c'est inquiétant, parce que je sais qu'aujourd'hui, dans le monde de l'édition, il est tel qu'il est, il est compliqué. Le monde de l'édition ne gagne pas de lecteurs, il en perd. C'est une vérité, c'est factuel, à part quelques genres, mais c'est la vérité. Et par conséquent, qui dit perte de lecteur, dit perte de chiffre d'affaires, dit donc c'est plus difficile pour les maisons d'édition de prendre des risques. Et peu importe la maison d'édition, elle prend des risques lorsqu'elle va choisir de 1, de publier une saga, de 2, de publier une saga avec des tomes qui font 130, 180 ou 200 000 mots, parce que forcément qui dit plus de mots, dit plus de pages, dit donc plus de papier, dit donc un livre qui va coûter plus cher à la fabrication, dit donc un livre qui sera vendu plus cher. pour que la maison d'édition puisse entrer dans ses marges, et dit donc, plus difficile d'être publié par conséquent. C'est de l'économie pure, et c'est là où ça fait peur, parce que j'ai peur que malgré toute la qualité de ma saga, j'ai jamais la possibilité de trouver un éditeur, ou en tout cas que je mette beaucoup beaucoup beaucoup de temps, parce que l'éditeur, même s'il va se dire que ça a du potentiel, il va trouver ça extrêmement risqué en fait, de me publier moi, parce qu'il va se dire, bah déjà il faut que ça plaise, de deux, il faut que l'auteur arrive à écrire... tous les 6 mois ou tous les ans des romans qui font 150 000 ou 200 000 mots et il faut que je puisse publier, que je puisse produire imprimer tous ces manuscrits, ça va coûter très cher et c'est là où ça me fait peur en fait j'ai peur d'être désavantagé, j'ai peur de mettre autant de temps, de mettre énormément de temps à publier mon roman, mais aussi ce que je me dis c'est que certes c'est une peur qui est tout à fait légitime et c'est une peur qui est réelle parce qu'il y a énormément de maisons d'édition qui pourraient me blacklister simplement parce que j'écris une saga française de dystopie avec des romans qui sont énormes, mais je me dis que c'est ce qui me plaît en fait, c'est ce que j'ai envie d'écrire, j'ai pas envie d'écrire autre chose, j'ai pas envie d'écrire plus court, de supprimer des intrigues simplement parce que quelqu'un dira un jour que c'est trop long et que j'ai pas mes chances si c'est trop long, c'est pas grave je le ferai quand même et un jour ça percera et ça j'en suis certain. Et ça m'amène au quatrième ressenti que je ressens actuellement, c'est l'inquiétude. De me demander comment je vais garder le lecteur accroché sur une telle longueur. Parce que oui, je trouve que la saga, elle a énormément de potentiel, que le tome 3, c'est le meilleur de tous les tomes que j'ai écrits pour l'instant. Donc elle a énormément de points positifs, mais c'est sûr que garder le lecteur alléché, accroché, intéressé sur autant de mots, il faut vraiment écrire très bien, il faut vraiment avoir une histoire qui soit très bonne, des personnages qui soient très intéressants, et des moments de down avec des moments qui vont être plus lents. où les personnages vont se découvrir, vont discuter, vont rigoler, des moments qui vont être beaucoup plus tendus, avec des scènes de bataille impressionnantes, d'autres moments où il va y avoir beaucoup d'intrigues politiques, d'autres moments où il va y avoir des relations amoureuses, des relations sexuelles, etc. Donc, il faut réussir à garder le lecteur intéressé, malgré les intrigues, les sous-intrigues, les personnages principaux, secondaires, les cliffhangers, etc., les variations de ton, et ça, c'est compliqué. Mais je ne m'inquiète pas non plus parce que j'ai confiance en moi. Je sais qu'aujourd'hui, mes tomes, que ce soit le premier, le deuxième ou le troisième, ils sont perfectibles. Même si je cherche actuellement une maison d'édition, j'en suis conscient qu'il y a quelques détails à corriger, notamment au niveau de l'orthographe et au niveau de trois autres trucs. Mais je sais qu'une fois que j'aurai à corriger ça, et c'est vraiment des corrections qui sont assez légères, les trois tomes vont devenir absolument géniaux. Ça va devenir incroyable. ça va intéresser des tas de gens donc je m'inquiète pas non plus même si cette peur elle est réelle, elle existe et elle est en fait tout à fait naturelle et je pense qu'on la ressent toutes et tous et enfin le cinquième ressenti c'est le fait que je me dis qu'en fait le fait d'écrire des gros pavés c'est ma force en fait et c'est tout l'intérêt de ma saga c'est que dans ma saga peu importe où elle sera publiée que ce soit en édition traditionnelle, en auto-édition même si pour le coup je vise de l'édition traditionnelle C'est pas le sujet de l'épisode mais si vous me demandez pourquoi je vous répondrai simplement qu'en fait je suis quelqu'un qui écrit bien mais qui a besoin d'être accompagné sur énormément de métiers de l'édition, ça va être la correction, ça va également être la réalisation de la page de garde etc. Enfin des tas de sujets qui sont pratiques et que pour le coup moi je sais que j'ai besoin d'accompagnement mais c'est pas le sujet. Écrire des romans de danse je pense que c'est ma force parce que ça me permet de développer des tas d'arcs narratifs. Il va y avoir des arcs narratifs principaux, des arcs narratifs secondaires, et tous vont être développés et vont être intéressants. Et je pense que c'est quelque chose qui est vraiment, en l'occurrence, très intéressant, parce qu'il y a une vraie connaissance de l'univers, il y a une connaissance riche. Et moi, ma saga, elle est à la fois extrêmement rythmée, il y a beaucoup d'action, ça va vite, mais ça va également très lentement, dans le sens où il ne faut pas... Pour penser un tome comme un tome en soi, il faut penser un tome comme faisant partie d'une histoire plus large. Et ça, c'est extrêmement important. C'est-à-dire que chaque tome est très différent du précédent. C'est absolument indéniable. Notamment à partir du 2, le 2 est très différent du 3, le 3 très différent du 4, et ainsi de suite. Et ça évolue beaucoup. Et en fait, chaque tome est une sorte d'introduction au tome suivant. Et ce fonctionnement, il me permet en fait de pouvoir proposer des intrigues. secondaires qui vont être extrêmement riches et qui vont permettre de développer l'univers et de développer l'histoire. Parce qu'en fait, chaque intrigue a son intérêt et lorsque on pense l'intrigue largement, c'est-à-dire du premier tome de la saga au dernier tome, on va développer des éléments dans le tome 1 qui vont être intéressants plus tard. Et vous vous rendez compte une fois que vous aurez lit 1, 2, 3, 4 tomes de ma saga, vous allez vous dire en fait que tout est pensé, que tout a une raison. que tout a un intérêt, que parfois un personnage qui n'est pas très important dans le tome 1, il va être essentiel dans le tome 4 ou dans le tome 6. Et ça, c'est pour moi ma plus grande force, et c'est permis par la longueur de l'histoire. Et c'est sur cette longueur de l'histoire que je vais terminer le nouvel épisode de podcast. J'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à mettre un commentaire, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, si vous avez plutôt aimé, si vous êtes plutôt mitigé, s'il y a des améliorations à faire, n'hésitez pas à me dire. N'hésitez pas également à me donner des conseils en commentaire. Est-ce que vous me conseillez de quêter le troisième tome ? Est-ce que vous me conseillez de le séparer en deux ? N'hésitez pas à me donner tous vos conseils. J'écouterai et je lirai tout avec beaucoup de plaisir. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas également à vous abonner au podcast pour être au courant dès qu'une nouvelle vidéo sort. Nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode, jeudi prochain à 7h30. Sur ce, profitez bien de votre semaine, kiffez votre vie, écrivez bien, à la semaine prochaine, jeudi 7h30.