- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'Une Plume Avant l'Aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout au regard de toutes les inspirations qu'un auteur ou qu'une autrice peut utiliser pour écrire ses histoires, que ce soit des podcasts, des peintures, des gravures, des livres, des émissions télé. L'idée du podcast, c'est d'avoir le champ de vision le plus large possible afin que tous les auteurs et les autrices puissent se sentir concernés par les différents épisodes qui sortent sur cette chaîne. Donc, si vous avez déjà... rêver d'écrire un roman mais que vous n'avez pas osé sauter le pas parce que vous pensez ne pas être légitime parce que vous pensez que vous n'avez rien d'intéressant à proposer vous êtes au bon endroit si vous avez déjà écrit des histoires qu'elles aient été débutées ou que vous avez réussi à les terminer ces histoires mais que vous vous posez quand même des questions comment améliorer le suspense dans mon roman comment rendre les dialogues plus rythmés que vous vous posez des tas de questions également sur l'édition l'auto-édition comment on peut effectuer une communication efficace pour pouvoir vendre son livre, vous êtes au bon endroit. Et enfin, vous êtes au bon endroit si vous n'êtes pas forcément un auteur, vous n'êtes pas forcément un artiste plus largement, mais que vous vous posez quand même des tas de questions. Vous vous demandez comment un auteur fait pour passer de l'idéation d'une histoire jusqu'à son écriture et quelles sont les différentes étapes entre l'idéation, l'écriture, puis la publication en édition traditionnelle ou en auto-édition. Bonjour à tous, moi c'est SNSA Plus, mais c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour ce nouvel épisode, épisode que j'attendais depuis très très très très très longtemps et j'ajoute un ou deux traits parce que c'est la deuxième série des interviews. Aujourd'hui, on va interviewer une nouvelle autrice. Après Isaiah, d'ailleurs vous pouvez retrouver son interview en trois parties sur la chaîne, qui était un poète, un danseur et un acteur en devenir. On va interviewer aujourd'hui... un tout autre profil, mais qui est tout aussi intéressant, on va interviewer Parchélis. Parchélis, c'est une autrice talentueuse et très polyvalente, dans la mesure où elle est à la fois capable d'écrire des sagas d'heroic fantasy, comme sa saga phare Eglaya, dont le premier tome sort très prochainement, mais également d'écrire des nouvelles, c'est-à-dire deux genres totalement différents. Et c'est pour ça que c'est aussi intéressant de l'écouter. Je vous laisse profiter de l'interview. Très bonne écoute. Bonjour Lucie. Salut. Ça me fait très plaisir de t'entendre, de pouvoir enfin t'interviewer. Ça faisait assez longtemps qu'on discutait, ça faisait quelques semaines qu'on discutait pour pouvoir réussir à trouver un moment pour préparer cette interview et je suis vraiment ravie de pouvoir enfin t'interviewer.
- Speaker #1
Un plaisir partagé.
- Speaker #0
Ce qui me rend aussi heureux d'avoir la chance de t'interviewer, c'est que je trouve que tu as vraiment un univers... Un univers qui est très riche et tu as les mêmes références que moi entre ce qui va aller de Narnia, l'Ice au Pays des Merveilles, vraiment de la fantaisie et c'est quelque chose que j'adore.
- Speaker #1
Eh bien écoute, les meilleurs rêves, écoute.
- Speaker #0
Avant de commencer, est-ce que tu pourrais te présenter toi en tant qu'autrice pour les personnes qui ne te connaîtraient pas et qui découvriraient ton profil avec ce podcast ?
- Speaker #1
J'écris beaucoup de fantaisie, tu l'as dit. J'ai des thèmes vraiment récurrents. La nature, le lien entre l'être humain, la nature humaine et ce qu'on peut trouver dans la nature. Je suis beaucoup aussi sur la quête de soi, au-delà de la quête épique que vivent mes différents personnages. sur Le poids de l'héritage aussi, j'ai pu me rendre compte en analysant ce que j'écrivais que c'était vraiment quelque chose qui revenait assez souvent. Pour le rêve, il y a des coups très éclectiques, donc en termes de musique, de livres, de références cinématographiques, j'essaie vraiment de varier les plaisirs.
- Speaker #0
De piocher partout pour pouvoir rendre la meilleure histoire possible.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
J'adore quand on fonctionne comme ça. Ce que je trouve génial souvent, c'est quand on pioche un peu partout dans tous les genres, que ce soit dans la musique, dans le cinéma, dans les séries, dans les livres, dans la danse parfois, et qu'on va en ressortir le meilleur, en tout cas ce qui nous intéresse le plus dans chaque domaine artistique. Et c'est ce qui nous permet, je pense, de proposer l'histoire la meilleure possible. Lorsqu'on a préparé cette interview, tu m'avais conté que tu avais commencé à écrire à 14 ans. 14 ans, je trouve que c'est assez jeune. même si beaucoup d'auteurs et d'autrices commencent à écrire à 14 ans, qu'est-ce qui t'a poussé, toi, à te lancer dans l'écriture à cet âge-là ?
- Speaker #1
Les gens qui me connaissent depuis que je suis petite voyaient un clown, clairement, mais j'ai toujours été, au-delà de ça, très... très solitaire en fait, j'ai toujours été une enfant assez solitaire qui passait son temps libre à grimper dans les arbres avec un bouquin. Donc très vite je me suis construit des petits bouts d'univers en fait, des petits mondes où je me suis créé des compagnons et des compagnes de solitude. Je pense que c'est pour ça que j'ai commencé à créer. Globalement j'étais l'élève qui fait des rédactions de 4 pages quand on en demandait 2.
- Speaker #0
C'était pareil.
- Speaker #1
Donc, au bout d'un moment, j'ai dit, bon, les rédactions, c'est cool, mais si je me mettais à faire un truc, c'est moi qui fixerais dès le départ, qu'est-ce que ça peut donner ? Voilà. Et du coup, je n'ai jamais arrêté.
- Speaker #0
Je ne sais pas ce que tu en penses, mais ça me fait penser quand tu te dis, j'étais l'élève qui écrivait des rédactions de quatre pages au lieu d'en faire deux, qu'avant de commencer à écrire, j'ai écrit à peu près à l'âge de ton âge. Je n'aurais jamais imaginé écrire. Et finalement, quand on se rend compte des années après qu'en fait, quand on se replonge dans son enfance, ça a toujours été une évidence. Est-ce que tu peux dire que l'écriture, ça a toujours été une évidence pour toi ?
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. Oui, ça a toujours été là. C'est vrai que j'étais très tôt une grande lectrice. Tous les lecteurs et lectrices ne sont pas forcément auteurs-autrices, mais tous les auteurs-autrices ont été ou sont encore des grands lecteurs-lectrices, je pense.
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord avec toi. Aujourd'hui, à 36 ans, comment ton rapport à l'écriture a-t-il évolué depuis tes débuts ? Est-ce que tu trouves qu'il y a des vrais changements, que ce soit sur la façon dont tu écris, mais également sur les thèmes que tu vas aborder ? Ou est-ce qu'au contraire, tu as réussi à garder une forme de, pas forcément de cohérence, mais finalement, même si ta plume s'est affinée et a gagné entre guillemets en style par rapport au moment où tu avais 14 ans, tu traites toujours des mêmes thèmes ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a eu une évolution, pas forcément dans les thèmes en tant que tels, mais peut-être dans la façon de les traiter, la façon de les vivre en tout cas, et de les faire vivre à mes personnages. Dans le sens où avant j'écrivais beaucoup pour moi, j'écrivais pour me créer des refuges, pour créer des petites bulles auxquelles je pouvais penser, dans lesquelles je pouvais me plonger quand j'en avais besoin. Maintenant je suis plus sur le partage. Voilà, moi j'ai ce monde-là dans la tête, je vous l'offre. vous kiffez ou vous kiffez pas ?
- Speaker #0
si vous kiffez par un lettre d'eau on y va ensemble j'adore la mentalité et est-ce que tu dirais que comme t'écris essentiellement de l'heroic fantasy avec Eglaia est-ce que tu dirais que l'écriture c'est un moyen, même si c'est un moyen de partage c'est également un moyen de rester en enfance parce que très souvent la fantasy pendant très longtemps c'est moins le cas aujourd'hui mais ça a très souvent été associé Merci. à l'enfance ou en tout cas à l'adolescence avec des séries de livres ou de films qui étaient très associés à l'enfance, que c'est le cas de Star Wars par exemple, c'est le cas du Seigneur des Anneaux, du Hobbit. Est-ce que tu dirais que c'est un moyen de rester enfant ?
- Speaker #1
Alors, pas forcément, parce que pour moi, ça permet, sous couvert de quelque chose d'accessible, il y a quand même très souvent plusieurs niveaux de lecture. Et je pense qu'en fait, le cadre de la fantasy et de l'héroïque fantasy notamment, permet d'aborder des thèmes quelque part très adultes, mais de les rendre accessibles à des plus jeunes, comme par exemple, comme dans Narnia, par exemple, où les héros ont en plus l'âge des lecteurs. Oui.
- Speaker #0
Il me semble que c'est ce que disait La Fontaine. La Fontaine considérait justement que si on voulait faire comprendre quelque chose, une morale à des jeunes enfants, il ne fallait pas forcément leur faire lire, à des ados ou à des adultes. il ne fallait pas forcément leur faire lire des romans philosophiques hyper longs et incompréhensibles. Il fallait leur faire des romans ou des poésies avec des animaux, avec des fables, et qui permettent finalement de rendre une injustice extrêmement flagrante dans la fable, dans la poésie. C'est un peu le même processus, je trouve.
- Speaker #1
C'est ça. C'est compter sur l'empathie, en fait, je pense, des lecteurs. pour que quel que soit leur niveau de compréhension, quel que soit leur âge, etc., ils puissent comprendre ce que les personnages traversent, même si eux-mêmes ne l'ont pas vécu. Après, ça reste quand même, je pense, agréable à lire, même si on a passé aussi ce stade de l'adolescence. C'est tout aussi l'intérêt de la réécriture. Mais voilà, je pense que c'est bien qu'on s'éloigne de cette image de la fantaisie, c'est pour les enfants. Je trouve que c'est vraiment une grande évolution dans la prise en compte de ce genre littéraire qui offre vraiment des possibilités incroyables.
- Speaker #0
Oui, je suis tout à fait d'accord. Et est-ce que... Parce qu'on parle de morale, de dire que très souvent dans la fantaisie, que ce soit le Seigneur Zano ou même dans Eglaïa, il y a une morale derrière. En tout cas, l'auteur ou l'autrice veut faire passer des messages qui sont plus ou moins implicites en fonction des degrés de lecture. Est-ce que tu arrives, parce que tu écris à la fois de cette saga Eglaïa qui est de l'heroic fantasy, mais tu écris également des nouvelles, est-ce que tu arrives à faire passer des messages à travers des nouvelles ? Est-ce que tu trouves que c'est aussi facile ? Ou au contraire, que c'est un peu plus difficile ou un peu plus facile justement de faire passer ces messages ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est vraiment une approche différente. Parce que dans le roman, on a le temps de pouvoir faire évoluer ces personnages. Que dans la nouvelle, forcément, on est plus restreint que ce soit en termes de temps, en termes de pages, en termes d'événements. Je pense en tout cas que peut-être pas forcément dans toutes, parce qu'elles n'ont pas toutes ce côté un petit peu moral. Il y en a certaines, c'est écrire une histoire parce que j'avais un personnage dans un coin de ma tête et je voulais partager ces petites aventures sans forcément qu'il y ait un enseignement derrière. Mais je pense que c'est juste une approche différente. On construit différemment en fait.
- Speaker #0
Est-ce que tu te souviens de la première histoire que tu as pu écrire ?
- Speaker #1
Alors je m'en souviens comme si c'était hier parce que sur pas mal de réseaux et même sur ma page cosplay, mon pseudo c'est le nom de ma première héroïne en fait. Donc j'ai toujours gardé ce lien, elle s'appelait Maïchka. C'était une petite fille qui vivait dans le Grand Nord et qui s'est retrouvée séparée en fait de sa tribu pendant une tempête de neige. et qui s'est réfugiée avec sa chienne qui s'appelait Silka dans une caverne en attendant que le gros de la tempête de neige passe. Elle a retrouvé après son village, mais de longs mois après, et elle apprend que son grand frère, qui était toujours lui au village... Il avait cherché longtemps, mais sans jamais la trouver, il avait fini par tourner la page, mais ses parents avaient disparu dans la tempête aussi. Ils n'étaient jamais rentrés.
- Speaker #0
Et tu étais parvenue à terminer cette histoire ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ah, incroyable. Première histoire, tu as réussi à la terminer, impressionnant. En plus, il va être incroyable, du coup, de pouvoir, de temps en temps, se replonger dedans, parce que j'imagine que ça correspond à une période... à une période de ta vie, en relisant, il y a plein de souvenirs qui remontent, et je trouve ça incroyable.
- Speaker #1
Oui, complètement. Je l'avais partagé aussi sur mon compte. À l'époque, j'ai une amie, quelques années après, je lui avais parlé de cette histoire, et elle m'avait fait un dessin. J'ai même quelque part une illustration de Maïfka et Sika.
- Speaker #0
Un peu comme un fan art, c'est trop bien.
- Speaker #1
Exactement, c'était mon premier fan art, finalement.
- Speaker #0
C'est trop bien de se dire que... On a un petit dessin d'un personnage qui, à l'origine, était dans notre tête. Et maintenant, il y a un dessin, il y a quelque chose de physique, entre guillemets, de très visuel. Et je trouve ça trop bien.
- Speaker #1
Et je pense même que je réécrirai un recueil de nouvelles lorsque j'aurai le temps et l'inspiration. Et qu'il y aura une suite à cette première nouvelle. je pense, reprendre l'histoire de Maïchka et continuer à la faire grandir.
- Speaker #0
D'une certaine manière, je trouve que ça permettrait de boucler la boucle, c'est-à-dire que c'est la première histoire que tu as écrite et 15 ans après, 20 ans après, ou quand tu voudras la reprendre, tu reprendras la suite de cette histoire avec tout le savoir en termes d'écriture que tu as acquis avec le temps. Oui, exactement. J'aimerais bien maintenant aborder, parce que je pense que ça pourrait être intéressant, ta saga, du coup, Eglaïa. Parce que Eglaïa, c'est un peu, arrête-moi si je me trompe, mais le cœur de ton parcours d'écrivain, parce que c'est une saga que tu as commencé en étant adolescente, que tu as pu parfois, pas forcément laisser tomber, mais mettre de côté, parce que la vie est ce qu'elle est, et parfois on n'a pas le temps d'écrire, on n'a pas la motivation pour écrire. Et tu la reprends... à différentes périodes pour aujourd'hui avoir réussi à écrire le premier tome et le deuxième tome. Donc, Eglaya, c'est une héroïque fantasy. Tout d'abord, la première question que j'aimerais te poser, c'est pourquoi ce genre d'héroïque fantasy ? Qu'est-ce qui t'a attiré vers l'héroïque fantasy ? Surtout à une époque, parce que comme je dis, tu as commencé à l'écrire en étant adolescente, c'était une époque où l'héroïque fantasy, la fantasy plus largement, était assez peu présente. Et c'était souvent manichéen, donc c'était souvent blanc et noir en fait.
- Speaker #1
Ce qui m'a fait choisir, enfin choisir, je ne suis pas sûre d'avoir choisi d'écrire un roman heroic fantasy avant vraiment de me mettre dedans. J'ai commencé en fait par écrire un petit peu ce que j'avais envie. J'ai créé une bande de copines et puis je voulais qu'il leur arrive des trucs... magique et qu'en fait elles soient reliées chacune à un élément. C'est de façon très imagée la genèse vraiment des glaïas. Et après, je me suis rendu compte que c'est de l'erudite fantaisie quelque part ce que je suis en train d'écrire. Je pense en fait que ce genre m'a attirée de par la liberté qu'il offre. Il n'y a pas de règles, on n'est pas obligé de suivre un cadre pour créer ce monde. On crée le cadre dans lequel on crée le monde. Et je pense vraiment que c'est cette liberté qui a guidé ma main. Et un endroit aussi qui est cher à mon cœur, qui n'est pas très loin de chez moi, un bout de forêt vraiment enchanté et enchanteur, où j'ai toujours ressenti une sorte de magie. C'est un endroit où je suis beaucoup allée pour écrire et je pense que ça m'a aussi beaucoup inspirée, ce petit coin de verdure.
- Speaker #0
Et finalement, du coup, l'Heroic Fantasy, c'est un genre qui te permet de voyager tout au long de l'écriture, tout en restant chez toi. Et c'est ce que tu ambitionnes pour le lecteur, c'est tout en restant chez lui, de pouvoir voyager.
- Speaker #1
Exactement. Je mets un point d'honneur à proposer vraiment des paysages et des ambiances différentes. tout ce qui me parle. On a la chance, notamment en France, d'être un pays aux multiples visages. On ne va pas ressentir la même chose dans un petit bout de forêt que sur une plage de sable fin, qu'au cœur des montagnes. C'est cette pluralité que je prends un grand plaisir à partager et à transcrire dans mon petit monde magique à moi.
- Speaker #0
J'aimerais revenir poursuivre sur Eglaïa. Tu m'avais dit, lorsqu'on avait préparé l'interview, qu'Eglaïa, c'était à l'origine, en tout cas le tome 1, c'était une histoire sans suite prévue. Qu'est-ce qui a pu te faire changer d'avis et décider d'en faire une saga ? Et est-ce que c'est compliqué, d'une part, de se dire qu'on va peut-être écrire un one-shot et qu'on va devoir abandonner ces personnages après et que c'est ça qui a pu te faire changer d'avis ? Première question, et ma deuxième question, c'est est-ce que c'est compliqué, à partir d'une histoire qui a l'origine en one-shot, de réussir à en faire une saga et de s'imaginer d'autres aventures ?
- Speaker #1
Alors le fait, vraiment, comme je l'ai dit, quand j'ai commencé, déjà je n'étais pas sûre de pouvoir en faire un roman, et puis au fur et à mesure que j'ai déroulé l'histoire, je me suis dit, si finalement, on prend le chemin d'un roman. J'ai mis plusieurs années à l'écrire, parce que j'étais au... J'étais au lycée, donc je faisais déjà des grosses journées. Et puis après, il y a eu les examens, etc. Donc, je n'avais pas forcément autant de temps à allouer à ce projet que je l'aurais voulu et qu'il aurait mérité déjà à l'époque. Et un jour, quand j'ai terminé, j'ai écrit le mot fin. J'ai dit, bon, ben voilà, ça, c'est fait. Je fais quoi de ma vie maintenant, finalement ? je me suis retrouvée, c'était pendant les grandes vacances où j'ai dû mettre le mot fin et après j'ai dit ouais bah non finalement elles ont encore plein de trucs à dire plein de trucs à vivre,
- Speaker #0
plein de trucs à découvrir donc on va écrire la suite en fait je comprends ce sentiment et je pense que les personnes qui nous écoutent aussi pour ceux qui sont pas forcément écrivains c'est pareil que quand tu as terminé un livre incroyable ou que tu as terminé une série incroyable et que tu te poses qu'est-ce que je fais maintenant ? Et c'est encore plus important parce que c'est notre petit bébé, en fait, le livre.
- Speaker #1
Exactement. Et en fait, à partir du moment où j'ai commencé le 2, j'étais partie sur une trilogie. Quand j'ai eu le pitch du 2, je me suis dit, allez, go, j'en écris pas un deuxième, j'en écris deux autres.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et en cours de route, finalement, j'ai resserré un petit peu mon intrigue. pour qu'elle soit plus pertinente et plus percutante. Donc bon, pour l'instant, ça a fait un deuxième tome. Mais quand j'ai commencé ma réécriture du premier tome pour le préparer à l'édition, j'ai changé avec... avec mon fiancé et en fait on a vu qu'il y avait un gros potentiel pour un tome 3 donc le tome 3 en est vraiment assez bel puissiment je dois avoir un pitch de phrases pour l'instant mais
- Speaker #0
il existera c'est déjà pas mal de phrases après ça commence par des phrases après ça devient 200, 2000 20 000 phrases ça monte vite et à quel point tu pourrais dire que l'écriture du tome 2 a pu t'influencer justement pour la réécriture du tome 1 ? Parce que lorsqu'on écrit, lorsqu'on commence à écrire en général, on écrit un livre, et lorsqu'on va en écrire un deuxième, on va se rendre compte que le premier livre qu'on a écrit, il y avait énormément de choses qui étaient perfectibles. Est-ce que ça t'a influencé à ce niveau-là ?
- Speaker #1
Il y a eu un certain laps de temps qui s'est passé aussi entre l'écriture du tome 2 et le fait de me pencher sur une réécriture du tome 1. Dès le début du tome 2, je me suis dit qu'il faudrait que je reprenne le tome. un pour le mettre à niveau parce qu'effectivement il y a eu plusieurs années qui étaient passées entre temps j'avais aussi découvert d'autres lectures etc et tout ça est venu nourrir en fait ma réécriture sur des figures de style, sur des développements de personnages etc où vraiment ça m'a aidé à retravailler le premier à la lumière du deuxième, de ce que j'ai pu écrire de ce que mes personnages ont pu vivre etc
- Speaker #0
Et Gleia, on en parle depuis pas mal de temps quand même. Est-ce que tu pourrais faire pour nos auditeurs une petite présentation ? Je sais que c'est toujours compliqué parce que c'est difficile après un petit pitch ou un petit synopsis de son histoire. Est-ce que tu pourrais nous pitcher un peu, Gleia, pour donner envie à nos auditeurs d'aller en savoir un peu plus sur ton compte et pourquoi pas d'acheter le livre qui sort très prochainement ?
- Speaker #1
Écoute, je vais essayer de me prêter à l'exercice. Donc à Eglaïa, l'équilibre des éléments est bouleversé par un seigneur déçu qui est prêt à tout pour se venger. Et les mages vont faire appel aux déesses des éléments qui ont été envoyées sur Terre 12 ans plus tôt pour grandir à l'abri des complots et des machinations. Donc elles vont revenir sur ce monde qui est le leur et elles vont devoir tout réapprendre en fait parce qu'elles ont été envoyées loin de chez elles. C'était encore des... des bambins et elles vont revenir, elles vont devoir tout réapprendre et rapidement puisque le fameux seigneur déchu qui s'appelle l'ombre une sorte de seigneur des ténèbres un petit peu menace l'équilibre de leur monde et tout ce sur quoi elles sont amenées à régner tout ce qu'elles découvrent, tous les gens qu'elles croisent, etc.
- Speaker #0
J'adore l'intrigue, ça a l'air génial. Je l'achèterai quand il sortira parce que ça donne beaucoup envie. Avec grand plaisir,
- Speaker #1
je te garderai un exemplaire.
- Speaker #0
J'ai trop hâte qu'il sorte parce que ça a l'air super intéressant. Lorsqu'on avait discuté pour préparer l'interview, on s'était fait la remarque que je trouve que Eglaya, c'est un voyage, le tome 1, c'est un peu un voyage initiatique entre Narnia, Alice au Pays des Merveilles, le Seigneur Zano. Comment tu arrives à mélanger, ou en tout cas à s'inspirer de ces univers mythiques de l'imaginaire mondial pour en faire quelque chose d'unique et quelque chose qui t'appartienne à toi, même si forcément c'est destiné à un lecteur et donc au monde ?
- Speaker #1
Je me nourris beaucoup de ce que je vois, de ce que je sens, de ce que j'entends. Donc je pense qu'effectivement, s'il y a des codes... et il y en a qui sont empruntés aux différentes offres que tu as pu évoquer. Déjà dès que j'ai parlé de 4 héroïnes, la première fois on m'a dit que c'était comme dans Narnia.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
j'y avais pas pensé mais oui ! Qui arrivent dans un autre monde, dont elles sont issues et où elles sont amenées à régner, effectivement ça appelle à Narnia. C'est un fait, je pense que 4 c'est un nombre qui peut revenir assez régulièrement. Dans Le Seigneur des Anneaux, on a 4 hobbits. C'est un chiffre qui apporte un petit peu un équilibre, je trouve. Je suis aussi inspirée du Seigneur des Anneaux, puisque j'ai des elfes dans mon roman. J'ai commencé à écrire en 2004, donc on avait déjà eu le premier volet de la saga du Seigneur des Anneaux en DVD. Je prends un petit peu ce que j'aime à droite à gauche et puis je me les réapproprie, je les passe un petit peu dans la moulinette de ce que j'aime pour y infuser un petit peu de moi en fait.
- Speaker #0
Parce que je pense que d'une part... Il y a, pour tous les auteurs et pour toutes les autrices, il y a d'une part l'inspiration qui est volontaire, je dirais, c'est-à-dire celle, on va voir en film, une série, où on va croiser quelqu'un dans la rue, on va se dire, j'adore son style, je vais m'en inspirer pour un personnage, par exemple. Et il peut y avoir aussi l'inspiration plus implicite, c'est-à-dire qu'on peut s'inspirer de Narnia sur les quatre héros, mais sans que ce soit tout à fait volontaire. Et parfois, quand on a un auteur ou une autrice, on parle de notre livre à quelqu'un, je ne sais pas si tu es d'accord, et il nous dit, ça me fait penser à ça. Et en fait, on se pose, c'est vrai que ça ressemble beaucoup. Et on n'y avait jamais pensé. Parce que je pense qu'il y a vraiment ce côté un peu subconscient de s'inspirer sans s'en rendre compte d'une œuvre. Et c'est quelque chose que je trouve super intéressant.
- Speaker #1
Oui, je pense que ça fait partie effectivement de ce qui nous nourrit. C'est comme, comme tu disais, croiser quelqu'un avec un super style dans la rue. On trouve après un élément qui nous fait penser. On dit, vas-y, j'avais bien aimé, je vais en prendre un petit peu. on va au resto, on mange un plat de pâtes renversant, on va essayer de le refaire à la maison. Je pense que ça fait aussi partie du jeu. Le but, c'est d'en avoir conscience. Je pense que c'est de le reconnaître, parce que ce n'est pas grave, on le fait tous en fait.
- Speaker #0
Comme on dit, une inspiration, c'est du plagiat, deux inspirations, c'est de la recherche. J'adore cette expression. Et je trouve ça très vrai. La prochaine question que je me posais, c'est, tu as mentionné au début de l'interview, quand tu faisais ta présentation de toi en tant qu'autrice. Le fait qu'il y avait deux sujets qui te tenaient particulièrement à cœur, c'était d'une part la quête de soi et d'une autre part le poids de l'héritage. Pourquoi ces thèmes te tiennent autant à cœur ?
- Speaker #1
Ça vient toucher chez moi, peut-être même dans toute ma génération, ou pas, peu importe, même dans les gens un peu plus jeunes que moi. ce sont des thèmes qui nous touchent profondément parce qu'on vit dans un monde qui se transforme beaucoup, qui se transforme aussi très vite et je pense que réussir à rester soi-même dans une société qui est comme ça, qui est toujours tiraillée, où les choses vont vraiment très très vite et où les valeurs peuvent parfois s'inverser où on est toujours tiraillé pour suivre les trends, etc. Je trouve que c'est important.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
de réussir à savoir qui on est et de réussir à le rester oui pour la quête de soi concernant le poids de l'héritage j'ai grandi dans une famille avec des valeurs très fortes et qui sont en accord avec les miennes encore aujourd'hui donc ça ne me pose pas de questions mais je me suis toujours posé la question de savoir mais si c'était pas ça finalement, si je devais porter moi une image d'un passé qui ne me correspond pas, qui ne ne représente pas qui je suis aujourd'hui, comment est-ce que je ferais ? Comment est-ce qu'on pourrait, comment je pourrais vivre avec ça ? Est-ce qu'il y aurait des choses que je me sentirais obligée de faire alors que je n'en ai pas envie ? Comment est-ce que je pourrais ? C'est vraiment quelque chose qui m'a beaucoup questionné pendant longtemps.
- Speaker #0
Mais c'est sûr que c'est super, je trouve ça super intéressant Et par exemple, concernant la quête de soi et le fait de réussir à rester fidèle, ça peut être assez compliqué dans la mesure où, par exemple, comme tu dis, de ne pas forcément suivre les trends, ça peut être assez frustrant parce qu'on sait qu'aujourd'hui, un thème qui est très populaire, c'est la romance plus largement. Et on peut vite être tenté de vouloir écrire un roman dans un univers qui est populaire alors que ça ne correspond pas. Et je trouve ça important ce que tu dis de réussir à s'écouter et de dire « Ok, je vais écrire ça. » même si a priori ça ne va pas forcément plaire parce que le genre est plus populaire ou que ça peut être un nouveau genre je vais quand même l'écrire et je vais donner mon maximum pour rendre cette partie de moi aussi attrayante aux yeux du monde et je trouve ça super intéressant après
- Speaker #1
c'est vrai que par exemple la mode, qu'elle soit vestimentaire, littéraire, etc c'est vraiment un éternel recommencement on le voit beaucoup c'est une discussion que j'ai eue quand j'étais au lycée avec ma maman par exemple à qui j'empruntais des fringues qu'elle mettait elle aussi au lycée. Elle me disait, tu vois, finalement, j'ai bien fait de les garder. Est-ce que, voilà, quelque part, ça revient à la mode ? Donc, c'est quelque chose qui m'a beaucoup suivi aussi, cette phrase. Si ce n'est pas trendy aujourd'hui, ce que je fais, ce n'est pas grave parce que ça le sera demain.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Et puis peut-être qu'un jour, on aura besoin de ce retour un petit peu à la nature et à soi. Et que le jour où des gens auront besoin de ça, et que la ya sera là et existera aussi pour ces gens-là.
- Speaker #0
Et peut-être que ce sera toi justement qui arrivera à lancer une traîne. Parce qu'on se dit toujours qu'avant qu'une traîne soit une traîne, justement, il y a un gars ou il y a une personne qui a lancé la traîne justement en écrivant le premier roman, en concernant la littérature. Peut-être, écoute, qui sait, je ne vais pas me lancer de fleurs tout de suite. On verra, les lecteurs choisiront si ça vaut le coup.
- Speaker #1
C'est eux, les juges, le juge suprême.
- Speaker #0
De devenir un sujet, un thème récurrent, mais peut-être.
- Speaker #1
Ce qui est également intéressant, je trouve, c'est d'aborder un peu le processus créatif. Tu m'avais dit tout à l'heure, que tu aimais bien t'inspirer de tous les genres, que tu pouvais t'inspirer autant de personnes que tu croises dans la rue que de certains genres littéraires, mais également de musique. Et tu m'avais confié également quand on préparait l'interview que tu écrivais en musique. Comment la musique, elle influence ton écriture ? Est-ce que... Tu as des playlists, tu as des morceaux spécifiques pour écrire Eglaïa. Est-ce que ces morceaux vont avoir finalement une influence sur ton écriture au moment T ? Est-ce que tu te rends compte que sans musique, par exemple, tu écris un peu moins bien ou en tout cas que tu écris différemment ?
- Speaker #0
Carrément. J'ai une playlist. J'ai mis en lien sur mon Instagram, j'ai mis un lien vers une petite Spotify publique que je nourris régulièrement de mes petites découvertes de morceaux qui me font kiffer. c'est ce que j'écris quand je suis chez moi, quand je bricole c'est ce que j'écoute par exemple quand je bricole j'ai une playlist aussi dédiée à Eglaia pareil, que j'aime bien me mettre en fond quand je réécris Eglaia pour l'écriture du tome 2,
- Speaker #1
je suis même allée plus loin c'est à dire que j'avais une playlist par chapitre ça fait beaucoup de musique
- Speaker #0
J'avais une playlist par chapitre et à la fin du tome 2 d'Eglayen, d'ailleurs, j'ai un tableau avec, par chapitre, un morceau représentatif de l'ambiance du chapitre.
- Speaker #1
Ça, je pense que c'est super intéressant parce qu'il me semble qu'en plus il y a beaucoup de lecteurs qui adorent lire un livre en écoutant la musique que l'auteur écoutait pendant qu'il écrivait un peu la boucle est bouclée, en fait.
- Speaker #0
Et dans mon deuxième recueil de nouvelles, au début de chaque nouvelle, il y a un QR code, pareil, vers une playlist qui correspond à la nouvelle.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
pour ceux qui n'aiment pas écouter forcément de la musique en lisant, ça n'enlève rien à l'expérience. Et pour ceux qui aiment lire en musique, il y a cette possibilité de prolonger un petit peu le voyage, je crois.
- Speaker #1
Oui, ça fait un peu... On va dire que c'est la 2D pour le cinéma et la 4D ensuite. Je trouve ça très intéressant. Oui, c'est ça. En parlant de nouvelles, Est-ce que tu as un processus d'écriture, un processus créatif qui est très différent quand tu écris ton recueil de nouvelles par rapport à quand tu écris un tome d'Eglaya ?
- Speaker #0
Pour la nouvelle, on est quand même restreint puisqu'il faut que ça se développe assez rapidement. Donc, j'essaie vraiment de… Je suis plus dans une progression linéaire, on va dire, pour la nouvelle. où il va arriver des choses où on va construire petit à petit mais assez rapidement le cheminement avec un gros événement qui va lier à la conclusion alors que dans le le rythme est moins linéaire dans les romances il faut aussi qu'on se pose qu'on prenne le temps de voir le monde, d'apprécier le monde de voir ce qui se passe, de voir comment ça vit ici avant de pouvoir continuer à repartir sur autre chose. La nouvelle, je vais partir sur une idée vraiment principale autour de laquelle je vais broder, je vais rajouter des détails, etc. pour que l'immersion, même si elle est courte, soit quand même complète. Alors que pour le roman, avant de me lancer, j'ai tout un cheminement d'idées déjà.
- Speaker #1
Et t'es plutôt architecte ou jardinière, comme on dit ?
- Speaker #0
Alors, au vu des thèmes abordés de mes univers, je pense que je dirais plutôt jardinière.
- Speaker #1
Oui. Tu te laisses porter par l'inspiration ?
- Speaker #0
Oui, enfin. Pour une nouvelle, ça peut venir d'une scène que je vois dans la rue, par exemple. Une fois, j'ai vu un monsieur... qui courait à l'arrêt de tram, qui courait après le tram en fait, qui a regardé sa montre et en regardant sa montre en fait, il a loupé le regard d'une femme qui était vraiment très très belle et qui le suivait des yeux. Je me suis dit mais je suis sûre que s'il avait pris le temps, il avait levé les yeux, il l'aurait croisé, il aurait eu un coup de foule.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais. Et en fait, ça, je me le note. Un mec qui passe à côté de sa vie parce que ça va trop vite. Et je dis, est-ce sûr que ça me fera une nouvelle ? Je ne l'ai pas encore écrite.
- Speaker #1
Mais ça fera une nouvelle bientôt.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Est-ce que tu as déjà connu des blocages créatifs, des moments où tu as envie d'écrire, mais tu n'es plus capable ? Il y a des moments même où l'écriture, ça te repousse entre guillemets parce que pour des raisons X ou Y. Et si oui, est-ce que… Tu arrives, est-ce que tu as des astuces pour surmonter cette période de blocage créatif, ce syndrome de la page blanche ?
- Speaker #0
Ça m'est arrivé, notamment lorsque j'écrivais le premier tome d'Eglaia, puisque les héroïnes sont inspirées d'un groupe d'ennemis au lycée. Et le jour où le groupe d'ennemis a explosé, j'ai eu du mal à me remettre à l'écriture, parce que ça me faisait mal. de voir ces personnages évoluer alors que leur modèle n'avait plus de lien.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Et ça a été un petit peu compliqué à exorciser, mais finalement, j'ai réussi à aller au bout, à me détacher un petit peu, pas complètement, mais un petit peu des personnages qui étaient représentés. Et au final, j'ai bien fait, puisqu'il y a une de ses amies qui un jour est tombée sur Eglaïa, qui l'a vue. Et qui m'a recontactée en me disant, je suis désolée, je ne savais pas que ça allait faire autant de mal.
- Speaker #1
Parce qu'elle s'est vraiment reconnue dans l'un des personnages de l'histoire.
- Speaker #0
Elle le savait dès le départ que ce personnage-là était inspiré d'elle. Et du coup, elle a dit, en connaissant notre histoire, elle me dit, j'ai vu à quel moment tu en étais. À quel moment de ton processus d'écriture est arrivée la rupture. Et ça nous a permis de reprendre contact.
- Speaker #1
J'espère que c'est le personnage, si ce n'est pas l'ombre.
- Speaker #0
Non, pour les antagonistes, j'essaie de ne pas trop m'inspirer. L'antagoniste de mon deuxième tome est inspiré de mon meilleur ami.
- Speaker #1
Il se réveille de l'apprendre.
- Speaker #0
Mais je ne m'en veux pas trop. Il le sait, il ne m'en veut pas trop, mais sinon, j'essaie en général que les antagonistes soient plutôt issus de mon imagination que de personnes que je croise.
- Speaker #1
Mais du coup, cette question, je trouve, est très intéressante. Qu'est-ce que, par exemple, chez ton meilleur ami, a pu t'intéresser pour en faire l'antagoniste du tome 2 ?
- Speaker #0
En fait, j'ai commencé le tome 2. à un moment où on était en froid, lui et moi, on ne se parlait plus trop. Enfin, même plus du tout, d'ailleurs. Ce n'est pas de sa faute, pour le coup. Ce n'est pas de la mienne non plus. C'était une tierce personne qui avait un petit peu mis le bazar là-dedans. Et je lui en voulais. Je lui en voulais de ne pas me croire. Je lui en voulais de faire passer des choses sans condamnation avant ce qu'on avait eu, en fait. Et du coup, je dis, tiens, puisque c'est comme ça, je vais te sortir de ma tête, je vais créer un personnage d'après toi, comme ça, je ne penserai plus à toi, je penserai au personnage. On a repris contact pendant que j'étais en train d'écrire et ça m'a motivée au final à terminer cet ouvrage pour pouvoir lui offrir. Et ça m'a aussi beaucoup aidée finalement à créer un personnage complexe.
- Speaker #1
Justement parce qu'il y a le moment donné où tu étais entre guillemets énervé contre lui Donc tu voyais les choses peut-être un peu plus négativement à son image Donc il y avait le côté très antagoniste, un peu méchant Et après quand tu reprends contact avec Tu te dis ah bah je vais faire le personnage va être un peu plus gris
- Speaker #0
Voilà c'est ça Donc ça ne justifie pas sa nature, ses actes etc Mais ça rajoute je pense une dimension Merci. Il y a aussi été, encore une fois, que j'étais plus mature quand je l'ai écrit. Ça permet aussi d'aller un petit peu plus loin dans la construction des personnages.
- Speaker #1
Parce que du coup, dans Eglaya, l'Eglaya pour l'instant, tu nous as dit que tu avais déjà écrit les deux premiers tomes. Le premier, l'antagoniste principal du tome 1 est assez manichin, c'est-à-dire qu'il est profondément méchant, arrête-moi si je me trompe. Et dans le tome 2... tu as opté pour un méchant plus gris, plus en vogue, je dirais, avec ce qu'on peut retrouver aujourd'hui dans la pop culture. On peut penser par exemple à… à The Batman, je ne sais plus comment il s'appelle, je crois que c'est le nom du dernier Batman qui est sorti avec Robert Pattinson, où il y a vraiment ce côté très gris de l'antagoniste. Pareil pour Joker, où récemment il est très gris. Et je trouve ça assez intéressant justement d'utiliser à la fois les héros manichéens qu'on va retrouver dans des grandes sagas de fantasy comme La Roue du Temps ou comme Le Seigneur des Anneaux, et à la fois des antagonistes qui vont être simplement des gens normaux qui ont parfois fait les mauvais choix, à tort ou à raison. mais à cause de leur passé, à cause de leur histoire, à cause de leur vécu.
- Speaker #0
Voilà, absolument. Après, c'est vrai que pour une entrée dans un monde, avoir un grand méchant fédérateur, c'était vraiment pour moi important. Il fallait vraiment que ce soit… choquant et terrible, ce qu'il a fait pour qu'au final réussisse à ce que tout un monde morcelé s'allie contre lui. Et dans le deuxième, on est aussi sur une intrigue, on n'est plus sur la réunification des peuples du premier, qui était un peu un enjeu, puisqu'il faut aussi que les déesses arrivent à travailler ensemble, etc. On est moins sur cet enjeu-là. Et là, on est plutôt vraiment... On est clairement dans ce que je disais tout à l'heure, la quête de soi et le poids de l'héritage. Puisque le méchant a sa nature profonde qui, sans justifier, vient expliquer comment il agit. Et que les déesses vont devoir se positionner par rapport à ça. et faire avec et faire un choix en connaissance de cause. Alors, c'est pas... Un peu comme Jessica Rabbit, tu vois, je ne suis pas comme ça, je suis dessinée comme ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et ben voilà, lui, c'est pareil, il a été créé comme ça, mais ça n'excuse pas, voilà, ce qu'il fait,
- Speaker #1
ce qu'il a commis. Et du coup, très souvent, les auteurs et les autrices ont un lien de filiation avec leur ouvrage et donc avec leur personnage. Est-ce que tu arrives à avoir... Ce lien de filiation, cet amour pour les antagonistes, pour les méchants, ou est-ce qu'au contraire, les déesses et les autres personnages, c'est des bébés, tu vois ? Mais l'antagoniste du tome 1, tu n'arrives pas trop à t'attacher à lui en tant qu'autrice.
- Speaker #0
À l'antagoniste du tome 1,
- Speaker #1
je le déteste. Ok, ouais. Moi, c'est clair. Pas d'hésitation.
- Speaker #0
Ouais, non, je le déteste. de celui du... Celui du tome 2, il est profondément détestable aussi. Mais sachant d'où il vient et comment il a évolué, comment le personnage dans mon écriture a évolué, ça reste un personnage intéressant. Je n'ai pas d'affect, mais il est intéressant.
- Speaker #1
Est-ce que Iglaia, ce sera ta seule saga de fantasy ou est-ce qu'après, une fois que tu auras terminé Iglaia, est-ce qu'il y a d'autres idées que tu as en vue ? et qui t'intéresserait à écrire ?
- Speaker #0
Alors, j'ai déjà commencé à écrire deux autres livres. J'ai le début d'une duologie qui se passera toujours dans un monde fantasy, mais qui s'inspire plutôt de la Grèce antique.
- Speaker #1
Ok, trop intéressant.
- Speaker #0
Et une autre saga aussi que j'ai démarrée, celle-ci, je l'ai écrite à quatre mains avec mon fiancé. Là, on sera sur une saga urban fantasy.
- Speaker #1
Ok. On reste dans la fantaisie à chaque fois.
- Speaker #0
Ah ouais, j'adore.
- Speaker #1
Ouais, j'adore aussi.
- Speaker #0
C'est trop bizarre. En fait, quand je veux sortir de la fantaisie, je me tourne vers les nouvelles.
- Speaker #1
Oui, OK.
- Speaker #0
Le style de mes nouvelles est plus varié. On n'est pas que dans l'heroic fantasy. J'écris des trucs assez... Voilà, ça peut être des choses assez réalistes où on peut quitter un petit peu la fantaisie pour être vraiment dans le merveilleux, un peu plus traditionnel. C'est mon petit labo, en fait, comme je l'avais déjà évoqué. Les nouvelles, le format de cours, c'est vraiment mon labo préféré. C'est plus facile de sortir un petit peu de sa zone de confort quand on fait, quand on est sur un récit court. Quand je veux quitter la fantaisie, je pars sur les nouvelles, sur du cours, sur du concis. Mais mon style de cœur, vraiment, c'est la fantaisie. Alors, encore une fois, je ne connais pas tous les pendants de la fantaisie, mais... L'urban fantasy c'est un défi aussi.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Puisque moi je suis plutôt dans tout ce qui est high fantasy, heroic fantasy, où on est dans la nature, dans les mondes un petit peu médiévaux, etc. Que là l'urban fantasy on serait à notre époque.
- Speaker #1
Ok, très différent.
- Speaker #0
Exit les chevaux, les ailes et le tir à l'arc
- Speaker #1
Voilà On n'est plus dans Eglaya quoi
- Speaker #0
Non, on ne sera plus dans Eglaya Grâce à mon conjoint Qui est au copilotage De l'histoire du scénario Avec moi et qui sera aussi A l'illustration C'est lui qui crée les couvertures Pour Eglaya 1 et 2 Et pour la saga Qui fera aussi la... la 3, je ne lui ai pas encore demandé mais je pense qu'il sera d'accord et qu'il s'occuperait aussi de la couverture et des caras design de la saga qu'on écrit ensemble est-ce que c'est très différent d'écrire un roman à 4 mains est-ce qu'il y a des réflexes qu'il faut prendre par
- Speaker #1
exemple pour être capable d'écouter le co-auteur en l'occurrence ton conjoint certains réflexes qu'on ne va pas forcément avoir quand on écrit seul parce que quand on écrit seul c'est nous et notre mémoire en fait
- Speaker #0
Alors écrire à deux, je vais enfoncer une porte ouverte, mais du coup c'est beaucoup moins solitaire. Parce que là sur la saga qu'on écrit ensemble, on fait la trame ensemble en fait. Moi je comble les trous, je mets en phrases littéraires ce que nous on a comme idée et qu'on a mis dans une suite de tirées. C'est vraiment extrêmement exaltant parce que... peu importe quand ça arrive on sait qu'on va en parler on a un trajet d'une heure en voiture on va en parler,
- Speaker #1
on est sous la douche on va en parler ce qui passe à la télé ça nous ennuie c'est pas grave on est temps on va parler du bouquin c'est une expérience qui est très différente j'ai l'impression d'écrire un livre seul justement parce qu'il n'y a pas cette solitude et je trouve ça très différent parce que très souvent j'aime bien considérer le fait que l'écriture c'est un genre qui est très solitaire contrairement par exemple à la danse ou à la musique où si tu performes une danse tu vas performer devant des spectateurs alors que quand tu écris un livre même si tu écris des best-sellers tu écris seul dans ta chambre ou dans ton lit ou où tu veux et c'est une fois que c'est publié où là tu n'as plus de performance artistique à fournir parce que le livre est déjà écrit et il est accessible au monde et c'est vraiment je trouve que c'est très différent et ça a l'air super intéressant mais ça a l'air d'être un sacré challenge
- Speaker #0
Oui, complètement. Après, c'est vrai qu'on a cette chance d'être sur la même longueur d'onde, d'avoir à peu près les mêmes références, les mêmes envies d'évolution. Après, on découvre aussi beaucoup de choses ensemble et qui viennent nourrir cette saga. Je vais être dans la recherche, documentaire, etc. On part sur un thème. J'ai déjà 25 onglets d'ouvert et 4 pages de notes.
- Speaker #1
Oui, ok.
- Speaker #0
Et là où mon conjoint va lui infuser un petit peu de mystère ou doser, amener les choses un petit peu... Ce côté un petit peu impro, en fait, ça s'équilibre. Dans les glaïages, je n'ai pas besoin d'équilibrer parce que c'est mon univers, donc je sais doser. Je n'ai pas besoin, par exemple, de chercher, etc. ou de risquer d'être trop dans la liste documentaire parce que c'est quelque chose que je connais, que je pratique. où je suis à l'aise, ça vient tout seul. Là où dans l'urban fantasy, je fais les recherches et après, lui met à l'issue un petit peu que ce soit moins poussif et que ça paraisse plus naturel.
- Speaker #1
Est-ce que tu as cette peur d'abandonner, entre guillemets, de mettre de côté Eglaya, qui est la saga sur laquelle tu travailles depuis très longtemps, même si tu as fait bien évidemment des pauses, en écrivant d'autres projets, ce projet d'urban fantasy à quatre mains avec ton conjoint ? et l'autre projet que tu as en tête, est-ce que tu as cette peur-là ou tu ne l'as finalement pas du tout et tu te dis que tu as terminé un projet, que tu en démarres un autre sans te poser de questions et sans avoir d'a priori ?
- Speaker #0
Alors moi, je suis déjà à avoir plusieurs projets en même temps.
- Speaker #1
Ce n'est pas difficile à gérer ces plusieurs projets en même temps ?
- Speaker #0
Ça dépend des objectifs éventuellement. Je vois que par exemple, quand j'étais dans ma réécriture des glaillages, je n'ai pas du tout écrit pour les autres projets. parce que c'était un travail de longue haleine, parce qu'il fallait que je reste concentrée, parce que je m'étais donné des deadlines, etc. Et après, voilà, moi, j'ai toujours écrit plusieurs choses à la fois, en fait, donc ça ne me choque pas forcément. Tout comme je lis toujours plusieurs livres à la fois. Je ne sais pas comment tu fais. En fait, je navigue un peu en fonction de l'émotion du moment. Si je suis dans quelque chose de plutôt mystique ou quoi, je vais aller vers un projet. Si je suis plutôt tombée dans les recherches pour le projet qu'on a, on va repartir là-dessus. ça me permet de contourner ce fameux blocage aussi dont on parlait tout à l'heure d'avoir plusieurs projets en fonction de l'état d'esprit du moment, il y a des moments où je ne serais peut-être pas en phase avec l'univers des glaires moi ce n'est pas grave,
- Speaker #1
j'écris autre chose j'aimerais bien aborder la vie d'autrice et comment tu arrives à trouver l'équilibre entre ton travail qui n'a rien à voir avec l'écriture avec l'écriture et avec ta vie de couple et donc ta vie entre guillemets familiale ?
- Speaker #0
Effectivement, j'ai un travail qui n'a rien à voir avec l'écriture parce que je suis conseillère en insertion professionnelle. Donc là, on est vraiment dans la réalité vraie et dans la vie de tous les jours. Justement, l'écriture en général, c'est ma soupape. C'est mon moment d'évasion. Après, j'ai la chance de travailler dans une équipe.
- Speaker #1
hyper bienveillantes qui savent que à la pause déj si je sors mon carnet et que je mets mes écouteurs c'est que pendant 3 heures d'heure je ne suis plus là tu arrives à être comme ça au boulot en se mettant dans ta bulle tu arrives à te couper totalement pendant
- Speaker #0
45 minutes l'avantage tu vas l'écrire en musique mon casque c'est aussi en bruit même sans musique je pense que j'arriverais quand même à Merci. à pouvoir m'isoler, entre guillemets. Donc, ce n'est pas forcément les moments où je vais écrire des grandes scènes, etc. Mais je vais avoir une foule d'idées. Je vais écrire peut-être des tournures de phrases, des mots qui me sont venus que j'aimerais utiliser, etc.
- Speaker #1
Tu fais du cosplay. En quoi cette passion est liée à l'écriture ? Et est-ce que ça permet de faire vivre tes univers, que ce soit avec Laïa, mais tes nouvelles et les romans que tu pourras écrire à l'avenir ? Est-ce qu'il y a un lien entre le cosplay et ta vie d'autrice, par exemple le fait de cosplayer un personnage de tes romans ?
- Speaker #0
J'ai commencé le cosplay à peu près en même temps que l'écriture, un petit peu après. On est dans l'incarnation encore une fois, et ça me permet notamment par rapport à mes romans et à mes nouvelles de porter les choses encore plus loin. Le premier cosplay d'un de mes personnages, ça a été une des déesses justement. C'est celle que j'ai en photo de profil, la déesse de la terre, Ourea, à laquelle je m'identifie beaucoup. Et ça a été vraiment un moment très émouvant de créer sa robe et de l'incarner pendant un shooting, notamment de recevoir les photos du shooting, c'était incroyable. De me dire qu'elle existe, elle est là, elle n'est pas que dans ma tête, elle est là.
- Speaker #1
Ça reprend vie quoi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça exactement. Je me dis, mais waouh, mais peut-être qu'avec le roman qu'on écrit, la saga qu'on écrit à quatre mains avec mon fiancé, je me dis, mais t'imagines peut-être qu'un jour, il y a des gens qui vont venir nous voir en tenue de nos personnages.
- Speaker #1
Ça serait incroyable.
- Speaker #0
Ah, ça, ce serait dingo.
- Speaker #1
Ouais, doux, Il faut se mettre des rêves comme ça. Je trouve que c'est hyper important. Et c'est se dire, un jour, on atteindra ces rêves-là. Et genre, tu seras trop fière, tu vois.
- Speaker #0
Et il y a même, pour mon deuxième recueil de nouvelles, il y a même... un personnage dont j'ai créé la tenue avant d'écrire l'histoire. En fait, c'est une fois que j'ai créé la tenue, je me suis penchée un peu sur les accessoires et tout ça, je me dis « Ah ouais, donc en fait, ça pourrait être... » Oui, carrément, ça va être une jeune fille qui est un peu éthérée, elle vit dans la forêt et elle grandit en même temps qu'un cerf. Et du coup, c'est devenu la dame au cerf, qui est une des nouvelles de mon deuxième recueil.
- Speaker #1
Trop bien, j'adore un peu l'inversement, c'est-à-dire qu'en général, le cosplay, c'est un peu rendre hommage à un livre qui est déjà écrit ou qui est en cours d'écriture. Et là, c'est l'inverse, c'est-à-dire que c'est un peu le roman, la nouvelle en l'occurrence, qui rend hommage au costume.
- Speaker #0
C'est ça. Et là aussi, c'est une passion qu'on partage avec mon conjoint. Le cosplay, d'ailleurs, on s'est rencontrés à un festival météorologique fantastique. Donc voilà, c'est vraiment un univers qui nous parle et qui nous a permis de nous retrouver. Donc c'est vraiment quelque chose pour lequel on a une grande tendresse. Et puis là, j'ai retrouvé ce que je voulais dire tout à l'heure sur la vie d'autrice. J'ai cette chance aussi pour pouvoir me trouver du temps pour écrire. C'est que mon conjoint est artisan, il travaille à la maison. Et dans sa journée, il trouve toujours un moment pour... pour s'occuper de la maison et que quand j'arrive, je peux me mettre à écrire. Il n'y a rien d'autre à faire en gros, parce qu'il a anticipé sur ce qu'il avait besoin de faire, donc il fait vraiment sorte de me préparer cet espace-là, ce temps. Il sait que c'est important pour moi, donc il fait son possible pour qu'après ma journée de taf, je puisse me poser. Et puis pendant que lui crée des accessoires de cosplay notamment, et notre régleur pour conserver cet équilibre, c'est qu'à partir du moment où le dîner est prêt, on arrête ce qu'on fait chacun de notre côté, on est ensemble et on passe vraiment la soirée ensemble.
- Speaker #1
Je trouve que c'est bien cette règle. Parce que c'est pas difficile d'arriver à concilier vie de couple, travail. Et je crois que c'est génial parce que d'un côté, ça montre que chacun est compréhensif sur le fait que l'autre a besoin un peu de son espace créatif, personnel pour pouvoir créer, pour pouvoir se plonger, toi, dans tes livres. Lui, dans la passion de créer des costumes ou ses autres passions. Et je pense que c'est une bonne façon de fonctionner vraiment pour pouvoir écrire sur le long terme et pour pouvoir continuer d'avoir cette passion. pour l'écriture sans que ça empiète sur le reste.
- Speaker #0
C'est quelque chose qui nous paraît important de garder ce petit cocon pour nous, du dîner jusqu'à ce qu'on ait su coucher, c'est juste nous deux, le reste n'existe plus. Ça permet d'avoir le moment où on existe pour soi, le moment où on existe pour les autres, le moment où on existe juste pour nous.
- Speaker #1
La diffusion de tes œuvres, pardon, du tome 1 des GLAIA commence début juin, si je ne me trompe pas. Qu'attends-tu de cette étape ? Est-ce que tu as des objectifs précis, que ce soit pour la promotion des GLAIA, pour sa diffusion, pour sa communication ? Est-ce que tu as également des petites techniques en matière de communication à fournir à nos auditeurs qui pourraient également être auteurs ou autrices ou qui sont des artistes qui n'écrivent pas des livres mais qui peignent ? ou d'autres passions géniales ?
- Speaker #0
Alors, le tome 1 d'Eglaia va sortir le 21 juin. Il sera du coup en exclu le week-end avant puisque je serai à un festival médiéval fantastique, le North Fest à la Chapelle Saint-Ouen. Des conseils en guise de marketing, je pense qu'avant d'acheter le produit pour ce qu'il est, pour le produit... Les gens vont s'intéresser à qui vous êtes vous, dans quel est l'univers que vous proposez. Je pense que c'est quelque chose que je vois fleurir de plus en plus et du coup, je trouve ça génial. Les gens qui racontent qui ils sont, qui racontent pourquoi ils sont comme ça, qui racontent leur univers avant de dire « voilà, j'ai quelque chose à vous vendre » . Pour moi, c'est important. je vais reprendre un petit peu un Un slogan d'une assurance, mais les gens avant l'argent, en fait.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je pense que, voilà, pour s'attacher à un produit et vouloir se le procurer, il faut que les gens adhèrent à l'univers, adhèrent aux valeurs qu'il amène. Et du coup, c'est important de montrer qui on est. Comme dans le sens inverse, par exemple, il peut y avoir des artistes, des auteurs, etc., dont on aime l'œuvre et puis, finalement... Il y a des choses qui peuvent venir en contradiction avec nos valeurs. On mène toujours l'univers qu'ils ont créé, mais plus forcément de la même façon. Ou en tout cas, on se dit, j'ai les livres, je vais continuer à apprécier les livres que j'ai parce qu'ils m'ont apporté. Par contre, je n'en aurai pas d'autres.
- Speaker #1
Oui, OK.
- Speaker #0
Pour moi, c'est important de montrer qui on est et l'univers qu'on va proposer. pour que les gens puissent se faire un petit peu à ce qu'ils vont découvrir dans les livres.
- Speaker #1
C'est un peu le fait que les personnes, elles s'attachent d'une part à l'histoire, à l'univers, mais elles s'attachent également à l'auteur et au storytelling, c'est-à-dire comment l'auteur va présenter sa vie d'auteur, va présenter son parcours, va présenter la façon dont il écrit, pourquoi il écrit, quelles sont ses valeurs. Et c'est cette... ce tout qui va faire que des personnes vont devenir potentiellement un fan, vont devenir un follower ou faire partie de la communauté, de ta communauté en fait.
- Speaker #0
Oui, absolument.
- Speaker #1
Ma dernière question pour cette interview, c'est comment tu vois l'interaction avec tes lecteurs ? Est-ce que le retour des lecteurs influence ton écriture ? D'ailleurs, c'est un sujet qui sort bientôt sur cette chaîne, dans l'épisode petite autopromo. Mais est-ce que le retour de tes lecteurs peuvent influencer dans ton écriture ?
- Speaker #0
C'est difficile de faire des généralités là-dessus parce que ça va dépendre. de la pertinence, de comment c'est amené, de comment c'est dit, de comment c'est argumenté. J'ai eu des retours qui peuvent être très factuels sur des choses qu'il a fallu que j'améliore. Du coup, j'ai profité de la réécriture pour changer certaines choses. Après, j'ai eu aussi des retours qui ne se voulaient pas malveillants, mais qui n'étaient pas forcément constructifs, dans le sens où ce n'est pas ce que j'étais habituée, donc je n'ai rien compris.
- Speaker #1
Oui, De toute façon, il faut savoir s'écouter. Et parfois, il peut y avoir deux bonnes idées, sauf que toi, tu es l'autrice et tu as envie de ça. Donc, tu as ça, en fait. Et ça s'arrête là, même si la personne n'était pas forcément malveillante dans sa critique qu'elle voulait constructive.
- Speaker #0
Oui, voilà. Je pense qu'il y a beaucoup de recul à prendre par rapport à ça. On dit que toute critique est bonne à prendre, mais encore une fois, il faut que ce soit constructif, argumenté, etc. Je pense effectivement que ça permettra de continuer à grandir, de continuer à mûrir dans mon écriture, que de me pencher sur les retours de lecteurs que je pourrais avoir.
- Speaker #1
Pour conclure cet épisode, est-ce que tu aurais un mot pour tenter les lecteurs, pour Églaïa, si tu devais leur dire un mot, pour qu'ils aillent acheter ton ouvrage dès qu'il sortira, n'oubliez pas le 21 juin, on exclut.
- Speaker #0
La chapelle Saint-Tropez, c'est le Northwest un mot. Un mot pour donner envie ? Émerveillement.
- Speaker #1
C'est le meilleur mot pour de la fantaisie, de l'héroïque fantaisie. Et je suis sûr que ça va émerveiller plus d'un lecteur et que ce livre va avoir un grand succès parce qu'en tout cas, le synopsis a l'air super intéressant. Merci beaucoup. Ça a été un vrai plaisir de t'interviewer. Vraiment, j'ai pris énormément de plaisir à t'écouter. J'ai trouvé que tes univers étaient passionnants. Ton parcours est passionnant également. Et je suis sûr que Eglaya... Je ne vais pas passionner plus d'une personne, comme je l'ai dit. J'espère que tu as bien aimé également de tourner cet épisode.
- Speaker #0
Mais complètement. C'était super agréable.
- Speaker #1
En tout cas, plaisir partagé. En tout cas, comme je l'ai dit, pour toutes les personnes qui nous écoutent, n'hésitez pas à aller acheter le livre de Parchélis qui est intitulé Eglaya, E-G-L-A-I-A, dès qu'il sera disponible le 21 juin sur… sur Amazon et sur toutes les plateformes où il est disponible. Bien évidemment, je mettrai le lien dans mon compte Instagram et TikTok pour que vous puissiez aller acheter le livre de Parchélis et en bio de cet épisode. Encore merci Parchélis d'avoir accepté d'être interviewée. Tu étais la deuxième personne qui a été interviewée sur cette chaîne et la première à distance. Donc, il y avait vraiment cet enjeu de dire est-ce qu'on va réussir à proposer un épisode au niveau du son qui sera suffisamment intéressant ? Et on a réussi et je suis quand même assez fier. assez fiers de nous. Donc, merci beaucoup pour ça.
- Speaker #0
Mais merci à toi de l'invitation.
- Speaker #1
Et on se retrouve pour nos auditeurs la semaine prochaine, jeudi prochain, à 7h30 pour un nouvel épisode et très prochainement pour une nouvelle interview pour découvrir des auteurs, des autrices au parcours passionnant. À la prochaine. Écrivez bien, profitez bien de votre journée, profitez bien de votre semaine. À très bientôt.