Speaker #0On va pas se mentir, les auteurs et les autrices, on est un peu bizarre. Parce qu'à la fois, on aime nos personnages plus que tout, on les considère comme la chair de notre chair, mais d'un autre côté, on va leur faire vivre des tas d'épreuves. On est capable de leur faire vivre des drames, ils vont perdre la personne qu'ils aiment, leurs enfants vont mourir, ils vont subir des actes innommables, ils vont commettre des actes innommables, enfin bref, des tas d'épreuves que n'importe quel humain ne supporterait pas, mais que notre personnage va devoir supporter. Et dans le même temps, on ne va pas supporter la moindre critique de nos personnages de la part de n'importe qui que ce soit un proche ou quelqu'un qui va mettre sur Internet que notre personnage était trop égoïste, que tel personnage était un peu trop donneur de leçons, enfin des tas de critiques qu'on ne va pas du tout supporter. On va parler de ce paradoxe aujourd'hui. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'Une plume avant l'aube, le podcast qui parle d'écriture dans les styles d'auteurs, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations que les auteurs et les autrices peuvent utiliser pour écrire leurs histoires, que ce soit des peintures, des graveurs, des podcasts, des émissions de télé, des livres, des films. L'idée du podcast, c'est d'avoir le champ de vision le plus large possible afin que tous les auteurs et les autrices puissent se sentir concernés, puissent apprendre des différents sujets qui sortent sur cette chaîne et afin que les lecteurs et les lectrices puissent découvrir comment les auteurs fonctionnent, quelles sont les petites techniques, les stratégies des auteurs pour pouvoir... créer des histoires passionnantes. Donc si vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas parce que vous estimez ne pas être légitime, parce que vous pensez que ce n'est pas fait pour vous, que de toute façon vous n'êtes pas capable de bien écrire ou en tout cas d'écrire aussi bien que les auteurs ou les autrices que vous allez découvrir en librairie ou à la bibliothèque ou à la Fnac, vous êtes au bon endroit. Vous êtes au bon endroit également si vous avez déjà écrit des histoires, que vous les ayez terminées ou non. Et si c'est le cas, bravo parce que c'est déjà une victoire en soi d'avoir commencé une histoire. mais que vous vous posez tout de même quelques questions. Comment je fais pour augmenter le suspense dans mes histoires ? Comment je fais pour rendre mes dialogues plus percutants ? Comment je fais pour rendre l'histoire de ce personnage encore plus sombre, encore plus lumineuse, encore plus joyeuse ? Des tas de questions pratiques qu'on se pose quand on écrit une histoire mais auxquelles on n'a pas forcément la réponse parce qu'écrire, c'est avant tout écrire seul. Et du coup, ce podcast a pour objectif de vous permettre de vous sentir inclus dans une communauté. Et enfin, vous êtes au bon endroit. si vous n'êtes pas un auteur, vous n'êtes même pas un artiste, mais vous aimez lire, vous aimez beaucoup lire et vous aimez également découvrir des films, des séries. Vous aimeriez savoir comment les auteurs, comment les scénaristes font pour passer de l'idéation d'une histoire jusqu'à son écriture. Toutes les étapes entre cette idée qu'on a à un moment donné et la publication du roman, vous êtes au bon endroit. Bonjour à toutes et à tous. Moi, c'est SNSA Plus, mais c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour cet épisode. épisode que je pense que je vais prendre beaucoup de plaisir à tourner parce que c'est un épisode qui est au combien intéressant. On va parler aujourd'hui d'un paradoxe, mais pas de n'importe quel paradoxe. Pour moi, d'un des plus importants paradoxes de tous les auteurs, c'est le fait que lorsqu'on a un auteur, on aime le personnage plus que tout. Mais d'un autre côté, on est capable de faire vivre à ces personnages des tas d'épreuves, des épreuves que parfois on serait incapable de vivre, la perte d'un être proche, une séparation, un divorce. des guerres, des batailles, des événements qui parfois sont intéressants mais qu'on va faire vivre à nos personnages, pas parce qu'on ne les aime pas, pas parce qu'on a envie de les sanctionner, mais parce qu'on sent que c'est nécessaire pour cette histoire. Et du coup, les personnages qu'on aime autant vont un peu passer au second plan. Et c'est ce paradoxe dont j'ai envie d'aborder aujourd'hui. Mais je pense que ce qui est essentiel pour bien comprendre ce sujet, c'est tout d'abord de faire une partie liminaire pour traiter des personnages en tant que tels et de pourquoi. pourquoi on aime autant les personnages lorsqu'on est un auteur. Lorsqu'on est un auteur, il y a un attachement émotionnel que certains pourraient considérer comme étant irrationnel avec ces personnages. On les aime comme si c'était nos enfants et ce sont nos enfants. Et c'est quelque chose qui peut être difficile à comprendre pour ceux qui n'écrivent pas. Donc pour ceux qui n'écrivent pas, qui aident des lecteurs, des lecteuristes ou tout simplement des personnes lambda qui découvrent ma chaîne, déjà bienvenue. Un auteur va traiter ses personnages... un peu comme ses enfants, c'est-à-dire qu'il va les considérer au fond de lui-même comme des bébés, comme ses bébés, comme ses enfants. Et c'est du coup une forme de lien de filiation, de lien de maternité ou de maternité entre l'auteur ou l'autrice et le personnage. Et c'est quelque chose de très important à comprendre pour pouvoir comprendre l'épisode du jour. Mais au-delà de ce simple lien de filiation, pourquoi on considère nos personnages comme nos enfants ? Pourquoi on les aime autant ? Pour moi, la première raison, c'est ce que j'appelle le syndrome du bébé imaginaire. Lorsqu'on a un auteur, on peut avoir 15 ans, 70 ans, on peut avoir même 90 ans. On va considérer le personnage comme notre enfant, comme un peu une forme de bébé imaginaire. On a créé ce personnage, on l'a vu grandir, on le connaît dans les moindres détails, on le connaît parfois même plus que notre propre enfant si on a la chance d'avoir un enfant. Et donc, ce lien extrêmement proche entre l'auteur et son personnage fait que l'auteur va aimer ce personnage plus que tout. Par exemple, moi, dans Le Mortel, il y a plusieurs personnages, notamment le... le narrateur, le personnage principal, qui s'appelle Ethan Hansen, que je connais dans les moindres détails. Et je pense que je le connais mieux que toutes les personnes que je connais. Je pense que je le connais mieux que toutes les personnes qui me connaissent, moi. Et c'est quelque chose qui est donc assez particulier parce que le personnage est une projection de nous-mêmes. Et c'est pour moi la deuxième raison de cet attachement aussi fort. C'est le fait qu'on va retrouver dans le personnage tout ce qu'il va faire de nous un être unique. Il va y avoir tous nos défauts, il va y avoir toutes nos qualités, il va y avoir notre passé qui parfois est douloureux, il va y avoir notre passé qui parfois est plus joyeux et donc il y a tous nos qualités, tous nos défauts et c'est ce qui fait qu'on va aimer autant le personnage et qu'on se projette énormément sur lui ou sur elle et parfois le personnage est simplement une forme, une version de nous-mêmes un peu améliorée dans un autre univers avec parfois des pouvoirs magiques, des capacités surhumaines, quelque chose qui va faire qu'on va avoir l'impression d'être lui mais que lui va être nous en mieux et pour moi ça c'est la deuxième raison. La troisième raison, ça va être l'illusion du contrôle. Lorsqu'on est un auteur, on croit maîtriser le personnage, alors qu'en réalité, il nous échappe un peu. Un personnage qui parfois refuse de faire ce qu'on avait prévu, tout simplement parce que ce qu'on avait prévu est parfois trop dur. On va se dire, l'idéal pour ce personnage, ce serait de le faire mourir, mais on ne sait pas pourquoi on ne va pas être capable de le faire, parce qu'on l'aime trop et qu'on se dit qu'on a envie de profiter de lui un peu plus. Surtout quand on va écrire des histoires qui parfois vont mettre extrêmement longtemps à être écrites, ça me fait penser au Seigneur des Anneaux de Tolkien. Lorsqu'on pense à Tolkien, Tolkien a écrit deux livres publiés de toute son existence, Le Seigneur des Anneaux et l'Obi. Tous les autres ouvrages, Dans la Terre du Milieu, Le Cilmarion, etc. ont été publiés à titre posthume par son fils Christopher Tolkien. Donc en fait, Tolkien a mis des années, voire des décennies à parfaire cet univers. Donc il est fort à parler que ça peut être assez douloureux de faire disparaître, de faire mourir certains personnages parce qu'à partir du moment où il meurt, par exemple à la page 300 du livre, on ne va pas le voir après. Alors qu'on va peut-être passer cinq ans à travailler sur la suite de ces 300 pages. Et c'est quelque chose qui peut être assez compliqué. Et moi, je sais que par exemple, au début, lorsque j'ai commencé à écrire Mortel, il y avait beaucoup de personnages qui mouraient parce que je considérais que c'était important dans une histoire de faire mourir n'importe quel personnage pour qu'il y ait du suspense à chaque instant de l'histoire et qu'on se dise que la vie d'un personnage n'est jamais gagnée, que n'importe qui peut mourir à n'importe quel moment. et après avec le temps, en grandissant, je me suis assagi, je me suis dit que ça ne servait à rien de tuer n'importe qui, n'importe quand, qu'il fallait que chaque décès ait un sens, que chaque épreuve ait un sens elle aussi. Et c'est la raison pour laquelle certains personnages qui étaient censés mourir, ou qui étaient censés simplement être mentionnés un peu comme en tant que passé, en tant qu'amis très proches d'un personnage, je les ai fait revenir, je les ai fait exister, et je leur ai donné une identité propre, je leur ai donné une voix propre, je leur ai donné une histoire. Et c'est cette combinaison d'identité, d'histoire, de voix propre qui a fait que Mortel, pour moi, est devenu aussi riche désormais. C'est-à-dire qu'il y a énormément de points de vue, même s'il n'y a qu'un seul narrateur. Et chaque point de vue, on l'obtient en étudiant, en suivant un personnage en particulier. Et c'est quelque chose qui, pour moi, est exceptionnel. Et c'est permis notamment par le fait que j'aime beaucoup mes personnages et que du coup, je n'avais pas envie. de faire disparaître certains personnages. J'avais envie que vous puissiez le découvrir. Et la quatrième et dernière raison qui fait qu'on aime autant nos personnages, c'est un peu la deuxième raison, mais je trouvais que c'était important de le répéter, c'est le fait que les personnages, c'est le miroir de nous-mêmes. Ça, c'est évident pour les personnages principaux, on va dire les héros de l'histoire. Je pense que c'est évident pour tout le monde. Mais c'est vrai aussi, je pense, pour les antagonistes, parfois pour un seigneur des ténèbres. Il y a toujours une part de nous parce que c'est nous qui l'avons imaginé. On s'est inspiré parfois de personnes réelles, parfois de personnages fictifs, parfois de scènes qu'on a pu croiser, qu'on a pu vivre dans la rue, de personnages, de personnes inconnues qu'on a croisées dans la rue. Mais il y a forcément une part de nous-mêmes. Il peut y avoir une part d'obscurité en nous. Le personnage peut avoir également une part de lumière qu'on a détraquée pour en faire une part sombre. Mais il y a toujours une part de nous-mêmes. N'hésitez pas à me dire, vous, quel est le personnage que... Vous ne l'aimez pas du tout parce que c'est un antagoniste, parce que c'est un seigneur des ténèbres ou que sais-je, mais qu'en vrai, vous pouvez comprendre. Si vous réfléchissez un peu, que vous vous mettez à sa place, que vous imaginez, que vous ayez le même vécu, la même histoire, vous vous dites, je peux comprendre pourquoi il a dérivé, pourquoi il a sombré vers ce genre de pensée, vers ce genre d'idée. sombre. Et nous, sans plus tarder, on commence directement la partie 2 de cet épisode qui traite de pourquoi nous, auteurs, on est capable de faire souffrir des personnages que pourtant on va aimer autant. La réponse pour moi, elle est à la fois extrêmement simple et extrêmement complexe. C'est extrêmement simple parce qu'en fait, si on veut produire, si on veut proposer une histoire intéressante, il faut qu'il y ait de la cruauté. Mais il faut qu'il y ait de la cruauté nécessaire, il faut qu'il y ait du mal nécessaire. Ça me fait penser à ce proverbe qui dit qu'il n'y a pas de lumière. sans obscurité et donc si on veut avoir une histoire intéressante, une histoire lumineuse, une histoire passionnante, une histoire touchante, une histoire émouvante il faut que l'histoire soit également éprouvante, il faut que l'histoire soit également difficile il faut qu'il y ait des personnages qui aient un vécu très difficile comme Harry Potter qui a été un peu martyrisé toute son enfance pour qu'on puisse découvrir avec lui avec merveille l'école des sorciers et Poudlard et pour moi c'est ça qui est hyper important en fait c'est de comprendre que parfois on va faire vivre des tas d'épreuves à nos personnages En fait, parce que c'est nécessaire à l'histoire et que si on veut que l'auteur aime autant ce personnage-là, on va devoir lui faire avoir une vie un peu de merde, on va devoir lui faire vivre des tas d'épreuves. Et si on veut que les lecteurs trouvent de la beauté dans notre univers, il faut qu'il y ait de la noirceur parce que l'un ne va pas sans l'autre. Et pour moi, c'est la raison principale, c'est la raison essentielle. Donc si je récapitule, l'une des principales raisons qui fait qu'on va faire vivre des épreuves très douloureuses à nos personnages, c'est le fait que c'est nécessaire à l'histoire. Mais pourquoi c'est autant nécessaire ? Alors la première raison à ça, c'est pour moi la règle d'or du storytelling, c'est le no pain no gain. Un personnage heureux, c'est un personnage qui va être ennuyeux, alors qu'un personnage brisé, c'est un personnage qui va être plus complexe et donc qui va plus s'intéresser. Par exemple, lorsqu'on pense au manga et à l'anime Naruto, qui d'ailleurs est un vrai banger, il y a énormément de personnages qui sont très intéressants. Par exemple, Naruto en tant que tel, c'est un personnage qui est très intéressant parce qu'il est très ambigu, il est très positif, il est très joyeux, etc. Il a cette volonté de faire, mais il a eu vraiment une existence déprimante. C'est un orphelin qui a été rejeté par tout son village, mais pourtant qui aime son village plus que tout. Donc, il y a vraiment ce côté très paradoxal. Il a eu une histoire déprimante, mais c'est grâce à cette histoire déprimante, plus à sa morale, à sa volonté de faire le bien, de devenir le chef de son village. malgré tout ce que lui a fait subir son village, qui va faire qu'on l'aime autant. Et c'est pareil également pour un autre personnage de Naruto, Itachi, qui a massacré tout son clan pour son village, mais que pourtant tout le monde va aimer parce qu'on va adorer son personnage, on va adorer son côté très philosophe, on va adorer parfois ce côté très patriotique, patriotique à l'excès, qui est très caractéristique de beaucoup d'animés japonais. Et c'est quelque chose qui va beaucoup plaire en fait. C'est ce côté lumineux, mais également cette noirceur, cette obscurité qui est due au fait qu'il a été capable de tuer tout son clan. La deuxième raison, ça va être le masochisme créatif de certains auteurs. Certains auteurs adorent écrire des scènes déprimantes, certains auteurs adorent torturer leurs personnages, ou en tout cas, ils adorent s'en vanter. Certains auteurs trouvent que ça n'a pas d'intérêt de proposer des histoires heureuses, qu'il faut proposer des histoires qui sont très dures, qui sont insoutenables, qui sont très réalistes. Et c'est ça qu'ils aiment écrire en fait. Et donc, parfois, on fait souffrir nos personnages lorsqu'on a un auteur simplement parce qu'on a envie de les faire souffrir, parce que nous, ça nous plaît d'écrire des histoires déprimantes. Et il n'y a pas de mal à ça, c'est génial. Et enfin, la troisième raison qui est que c'est extrêmement intéressant d'écrire des histoires qui sont déprimantes avec des personnages qui vivent des tas d'épreuves douloureuses, c'est l'existence d'un contrat implicite avec le lecteur. Le lecteur, il veut de l'attention, il veut des enjeux, il veut des larmes. Lorsqu'il va acheter un livre comme Harry Potter, qui à la base est un livre pour enfants, on n'a qu'à relire Harry Potter 1 ou revoir le film, on se rend vite compte que ce n'est pas fait pour les adolescents, que ce n'est pas fait pour les adultes à la base. C'est surtout un roman pour enfants, pour enfants de 8 à 12 ans en fait. Mais il y a quand même cette tension, il y a quand même... ces drames qui existent dans le tome 1, on n'a qu'à penser aux parents d'Harry Potter qui sont morts, qui ont été tués par un seigneur des ténèbres, le seigneur des ténèbres qui existe, on peut penser également à toutes les épreuves que va vivre Harry dans ce tome 1, où il va se battre avec un troll, etc. Donc en fait, des tas d'épreuves qui sont douloureuses, que personne ne souhaiterait que son enfant en vive, mais c'est ça qui va faire que Harry Potter est aussi intéressant, en fait. C'est ce contrat implicite. Parce que s'il n'y a pas de tension, s'il n'y a pas assez de tension, ça ne va pas plaire aux gens. Et donc, notre histoire va être un énorme bide et notre histoire va être un échec. Et on ne va pas comprendre pourquoi, justement, c'est un échec. Mais tout simplement parce qu'il n'y a pas assez de tension dans l'histoire. Moi, je trouve que ce paradoxe, il est ultime lorsqu'on compare ce qu'on va faire vivre au personnage pour les besoins de l'histoire et la façon dont on va réagir lorsqu'on va recevoir des critiques. négative sur nos personnages. Parce que moi, je trouve que c'est hyper intéressant de comparer comment on va être agacé lorsque quelqu'un va dire « j'aime pas ce personnage parce que je trouve qu'il est très égoïste » avec ce que nous, on va faire vivre à notre personnage, en fait. On va faire vivre des épreuves horribles au personnage et pourtant, dès que quelqu'un va le critiquer, on va être hyper énervé, on va avoir l'impression que la personne, limite, nous insulte nous. Et c'est quelque chose que je trouve hyper intéressant, en fait. C'est un peu le fait de se dire qu'on a le droit de critiquer nos personnages, on a le droit de penser ce qu'on veut, mais qu'il n'y a que nous qui avons le droit de faire ça, et que personne d'autre n'a le droit de critiquer notre personnage, personne d'autre n'a le droit d'émettre la moindre critique parce que c'est notre bébé, et donc on a un peu nous, parents du personnage, les seules habilités à le critiquer. Et ça, c'est quelque chose que je trouve vraiment hyper intéressant. Et ça peut énerver certaines personnes, justement, le fait qu'on prenne mal les critiques de nos personnages, le fait que par exemple quelqu'un critiquent le prénom d'un de nos personnages et que ça va nous excéder au plus haut point. Mais c'est comme ça, lorsqu'on est un auteur, on est comme ça, on est quelqu'un d'extrêmement, je pense, émotif, on est quelqu'un d'extrêmement sensible également, parce que pour être un bon auteur, pour bien saisir les différentes formes de pensée, les différentes formes d'apprentissage, les différentes histoires que vont vivre nos personnages, les différents passés de nos personnages, tout ce qui caractérise des identités diverses et variées, il faut être sensible. Et c'est ce qui fait toute la beauté des auteurs, je pense. Parce qu'être un auteur, finalement, c'est être un peu comme un parent. On veut le meilleur pour eux. Mais on sait aussi que parfois, ils doivent tomber pour apprendre à marcher. Sauf que nous, on les fait tomber volontairement dans un puits, avec des loups, avec des clous, dans des guerres. Et c'est ce qui fait toute la beauté pour moi d'être un auteur ou une autrice. C'est qu'on aime nos personnages plus que tout. Mais pour autant, on sait que pour les besoins de l'histoire, on va devoir leur faire des épreuves qui ne sont pas faciles. Et pour moi, c'est ce qui est génial lorsqu'on a un auteur. J'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en commentaire. N'hésitez pas également à vous abonner à mes comptes Instagram, TikTok et thread sur le compte SNSAplume, S-N-E-C-E-N. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode jeudi prochain à 7h30. Sur ce, profitez bien de votre journée. Écrivez-le-en. À très bientôt. Bye bye. Si l'univers vous plaît, n'hésitez pas également à vous abonner à mes comptes Instagram, TikTok et thread. Je suis disponible. sur Instagram, TikTok et Stripe sur les comptes SNSA Plume.