Speaker #0On a tous entendu dire qu'un bon pitch, c'est comme une étincelle. Si elle ne s'allume pas en 30 secondes, le feu ne prendra jamais. Mais comment faire tenir une histoire, des personnages, une intrigue, tout ça en une phrase ? Spoiler, c'est un exercice de funambule. Entre précision et séduction, le pitch est un vrai parcours du combattant, et on en discute dans cet épisode. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode d'Une plume avant l'aube, le podcast qui parle d'écriture, de l'art style d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations qu'un auteur ou qu'une autrice peut utiliser pour écrire ses histoires, que ce soit des podcasts, des peintures, des gravures, des émissions télé. L'idée du podcast, c'est d'avoir le champ de vision, c'est d'avoir le périmètre le plus large possible afin que tous les auteurs puissent se sentir concernés par les différents épisodes qui sortent sur cette chaîne, par les différents sujets. Donc, si vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire, mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas parce que vous pensez que vous n'avez rien d'intéressant à raconter, parce que vous pensez que vous n'êtes pas légitime pour écrire une histoire et pour être lu, parce que vous pensez tout simplement que vous n'êtes pas quelqu'un qui est capable de bien écrire, vous êtes au bon endroit. Vous êtes également au bon endroit si vous avez déjà écrit des histoires, que vous les ayez terminées ou non, mais que vous vous posez quand même quelques questions. Comment on peut améliorer son style d'écriture ? Comment on peut rendre une scène de combat absolument passionnante pour le lecteur. Comment on peut rendre une scène de dialogue aussi tragique qu'on l'imagine dans notre esprit ? On parle de tout ça dans le cadre de ce podcast. Donc, si ça vous intéresse, vous êtes au bon endroit et vous êtes au bon endroit également si vous n'êtes pas forcément un auteur, ni même un artiste, mais que vous aimeriez savoir comment les auteurs passent de l'idéation d'une histoire jusqu'à son écriture, jusqu'à sa publication. Bonjour à tous, moi c'est SNSA Plume et c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui. pour ce nouvel épisode, épisode que j'attendais depuis pas mal de temps parce que pendant très longtemps, je ne pensais pas être légitime pour pouvoir vous parler de ça parce que c'est un sujet ô combien compliqué. Pourquoi c'est un sujet compliqué ? Parce qu'aujourd'hui, on va parler du pitch. Le pitch, pour moi, c'est deux choses. C'est à la fois un rêve pour tous les auteurs parce qu'être capable de pitcher un roman, c'est extrêmement efficace pour permettre à un lecteur ou un éditeur de vouloir l'acheter ou de vouloir le publier. Mais ça peut rapidement virer au cauchemar, soit parce qu'on n'a pas les codes, soit parce que même en ayant les codes, on ne va pas réussir à trouver le bon angle d'attaque pour pitcher l'histoire. En bref, c'est un enfer. Et c'est la raison pour laquelle dans cet épisode, on va revenir sur les principales règles à respecter pour pouvoir proposer un bon pitch, en tout cas un pitch efficace qui puisse marquer les esprits, autant marquer les esprits que le pitch de Hunger Games, le pitch d'Harry Potter. et le pitch de votre livre préféré. Tout d'abord, pourquoi le pitch d'un roman, c'est un rêve pour tous les auteurs ? Le pitch d'un roman, c'est un rêve pour les auteurs parce que réussir à pitcher son roman, à pouvoir en parler en 30 secondes avec aisance, c'est incroyable. C'est vraiment, on est trop fier lorsqu'on arrive à le faire. C'est également un rêve parce qu'on arrive à en faire ressortir l'essence de l'histoire en quelques phrases, l'essence de l'histoire en 30 ou 40 mots, alors que le roman, lui, il va comprendre. 200, 300 000 mots parfois. Mais ce rêve, il a énormément d'avantages. Le premier avantage du pitch, c'est d'être capable d'effectuer une promotion très efficace pour son histoire. En effet, quelqu'un est capable d'acheter notre livre simplement en ayant écouté le pitch. Par exemple, Harry Potter, le pitch d'Harry Potter, un garçon ordinaire qui découvre par hasard qu'il est un sorcier, qu'il a une invitation pour une école de sorcellerie. et qu'il va devoir affronter le mage noir qui a tué ses parents. Directement, on a tous les éléments de l'intrigue d'Harry Potter. Quelqu'un qui a déjà lu Harry Potter ou vu les films sait directement de quoi on parle et comprend tout ce qu'on dit. Quelqu'un qui ne l'a pas lu comprend également. Un garçon ordinaire, orphelin, il découvre qu'il est un sorcier. On se dit, nous, on est jeune, on est un enfant, on est dans notre école qui ne nous intéresse pas parce qu'on apprend les mathématiques qui nous saoulent, excusez-moi pour l'expression. Et là, on se dit, lui, il a une invitation pour une école de sorcellerie. On va directement se mettre à sa place, s'imaginer qu'on est Harry parce qu'on a envie d'avaler dans cette école de sorcellerie qui est Poudlard. Et directement, ça nous intéresse. Et en plus, on apprend qu'il y a un mage noir, donc un antagoniste qui est très puissant et que cet antagoniste, il a tué les parents de notre héros. Et directement, il y a tous les enjeux de l'histoire, il y a de la tension. On sait que ça va être extrêmement tendu, toute l'histoire. Ça nous donne trop envie, en fait. Deuxième exemple, Hunger Games. 24 enfants envoyés dans une dictature pour s'entretuer dans une arène. On a là aussi tous les éléments, tout le cocktail parfait pour proposer une histoire marquante. 24 enfants envoyés dans une arène par une dictature pour s'entretuer. Dictature, on sait que c'est de la dystopie. Donc si on aime la dystopie, ça va nous intéresser. Ensuite, 24 enfants, on comprend que c'est un livre qui sera sans doute pour ados. Et enfin, envoyer dans une arène pour s'entretuer. Pourquoi on envoie des enfants dans une arène pour s'entretuer ? C'est horrible. Si on a ce côté un peu sadique, c'est-à-dire on aime lire des romans un peu noirs, ça va nous intéresser, ça va nous plaire. Si on aime bien les romans un peu feel-good, on sait que ça ne va pas nous plaire, on ne va pas lire. Donc, extrêmement efficace pour effectuer une promotion efficace. Et par exemple, un bon pitch, on met une vidéo quelconque avec le pitch écrit en réel sur Instagram avec une musique épique. style les musiques de Hans Zimmer, c'est extrêmement efficace pour toucher un maximum de personnes. Donc, le pitch, c'est pour moi une arme de destruction massive en matière de communication. Ensuite, le deuxième avantage du pitch, c'est que ça permet de savoir trier nos différentes inspirations, les différents projets de romans. Je m'explique. On a terminé notre roman ou on n'en a jamais écrit, on a envie de se lancer, mais on a plein d'histoires qui nous viennent en tête. Toujours, toujours, toujours, on a une histoire, on se dit ça, ça pourrait être sympa, ça, ça pourrait être sympa, ça aussi d'ailleurs. je pourrais l'écrire, mais on ne sait pas comment trier. Comment on arrive à trier ? Eh bien, en faisant le pitch. Parce que si on arrive à faire un bon pitch, un pitch efficace, on est capable, comme je l'ai dit, de faire ressortir l'essence, le thème central de l'histoire en une phrase ou deux phrases maximum. Et du coup, on va pouvoir avoir ces cinq, ces dix pitchs, et on va se dire, ça, ça a plus de potentiel. Je l'écris, ça, ça a moins de potentiel en fait. Je ne l'écris pas. Et c'est extrêmement efficace à ce niveau-là. Le troisième avantage, c'est le fait que ça nous permet de paraître plus professionnels quand on en parle autour de nous et quand on en parle à des inconnus comme des éditeurs. Autour de nous, par exemple, nous, on est un peu stressé à l'idée de parler à quelqu'un du fait qu'on a déjà écrit un livre parce qu'on ne l'a pas forcément dit, parce qu'on n'est peut-être pas à l'aise avec ça. La personne dit « Ah, d'ailleurs, ton livre, il parle de quoi ? » Et toi, tu dis « Et si le monde, dans 200 ans, il était ravagé par une guerre nucléaire et qu'on suivait les derniers survivants de la race humaine qui essayent de développer un vaccin ? » pour lutter contre une épidémie qui ravage l'humanité. Et bien là, on sait directement dans quel monde on est. Dystopie, guerre nucléaire, pandémie, vaccin. On a tous les ingrédients pour plaire à toutes les personnes qui sont fans, par exemple, de Walking Dead, qui sont fans de la série The Last Ship. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une série où un virus décime la population mondiale et on suit un équipage d'un navire de guerre américain qui essaye de développer un vaccin. On a tous les ingrédients pour plaire. ou pour ne pas plaire si la personne n'est pas fan de dystopie, elle va savoir directement que ça ne va pas lui plaire. Mais c'est intéressant. Et c'est d'autant plus intéressant que quatrième avantage, c'est un prérequis d'être professionnel et de proposer un bon pitch pour être publié. Pour ceux qui ne le savent pas, une grande majorité des manuscrits, y compris le mien, je pense, aux éditeurs auxquels j'ai envoyé mon manuscrit, sont refusés uniquement à la lecture du pitch. C'est-à-dire que 80 à 90% des manuscrits sont rejetés par les maisons d'édition juste à la lecture du pitch. Pourquoi ? Parce qu'un mauvais pitch fait comprendre à l'éditeur que le manuscrit n'est pas bon. Il va savoir que si le pitch n'est pas maîtrisé, les codes principaux de l'écriture ne seront pas maîtrisés, donc on passe à côté. Deuxième raison pour laquelle 90% des manuscrits sont rejetés par les maisons d'édition, c'est car la maison d'édition sait directement si le roman entre dans sa ligne éditoriale, c'est-à-dire de la DA, de la direction artistique de la maison d'édition. Si la maison d'édition ne publie que des dystopies, avec un côté très psychologique, elle sait que ça rentre ou pas dans sa ligne éditoriale. Si elle ne publie que de l'imaginaire avec des sujets de société qui sont derrière, par exemple une dystopie qui touche à l'interdiction de l'avortement, une dystopie qui touche à la répression des minorités sexuelles, par exemple, directement, si ces sujets-là ne sont pas concernés, il n'y a pas de sujets de société qui sont mentionnés, elle va directement rejeter le manuscrit, pas forcément parce que le pitch n'est pas bon. mais parce que le pitch n'entre pas dans ce qu'elle a envie de proposer. Donc, c'est extrêmement efficace. Mais certes, c'est très efficace, mais écrire un pitch, ça peut vite virer au cauchemar. Pourquoi ça peut vite virer au cauchemar ? Ça peut vite virer au cauchemar parce qu'un pitch, c'est dur à écrire et ça prend beaucoup de temps. C'est dur à écrire parce que même si c'est très court, chaque mot est rigoureusement choisi pour rendre le pitch passionnant. pour rendre le pitch extrêmement tendu, pour faire ressortir toute la tension du roman en une seule phrase. Et c'est très long parce que tout ça, ça met du temps à être écrit. Et enfin, c'est très long parce que le monde de l'édition a connaissance de règles très précises qu'il ne va pas forcément transmettre. Il ne va pas forcément dire aux auteurs qu'il faut proposer un pitch de telle manière. Il ne va pas forcément dire aux auteurs comment on écrit un pitch. Et c'est pour ça que ça vient rapidement au cauchemar lorsqu'on ne connaît pas les règles. Et c'est pour ça que... cet épisode va vous intéresser. Moi, écrire un pitch, ça a été pendant très longtemps un cauchemar. J'écris depuis plus de 8 ans une dystopie qui s'appelle « Aube mortelle » . C'est une dystopie en 7 tomes qui comprend également de la science-fiction avec des touches de fantasy et de romance. « Aube mortelle » , le tome 1, débute en 2449. Et le pitch, c'est le suivant. Ça traite des excès et des conséquences de guerre civilisatrice totale sur ceux qui les mènent dans un monde fracturé entre république moderne, clan tribo et royaume médiévaux, dominé par des maisons au pouvoir surhumain. Et pouvoir proposer ce pitch, qui n'est peut-être pas le meilleur, mais dont je suis fier, ça a pris des années. Ça a pris, c'est-à-dire, huit ans. Pendant sept ans et neuf mois, et dix mois même, j'essayais de rédiger un pitch, j'étais incapable de rédiger un pitch, le synopsis c'est exactement pareil, je le mets dans le même lot, et du coup je me sentais nul en fait, même si j'étais fier de ce que j'écrivais de ma saga, je me sentais nul en termes de pitch, je me disais c'est un enfer. Et par contre j'étais époustouflé par les pitchs que je trouvais sur les réseaux sociaux, que je trouvais dans les ouvrages en librairie, et je me disais mais moi j'en suis incapable, pourquoi j'en suis incapable ? Je suis nul en fait. Alors qu'en fait le problème... C'est que je tentais de rédiger un pitch pendant des années sans connaître les techniques, sans savoir ce qui était un vrai pitch et un bon pitch. Mais du coup, question à 100 000 dollars, qu'est-ce qu'un bon pitch ? Pour écrire un bon pitch, il faut suivre pour moi trois piliers. Le premier pilier, c'est la structure du pitch. Le qui, le quoi et le pourquoi. C'est trois questions à laquelle il faut être capable de répondre. Sans jargon, sans nom de personnage. sans nom de lieu, sauf si les personnages et les lieux sont très connus du public. Par exemple, Iron Man, Harry Potter, c'est connu, on en parle, sinon on skip. Mais a priori, les personnes qui ont écrit Harry Potter ne vont pas écouter mon podcast. Donc, partez du principe qu'il ne faut pas mentionner le nom de vos personnages. Le qui, c'est-à-dire que le pitch doit dire qui est le protagoniste. Par exemple, une jeune femme amnésique. Le quoi, l'élément déclencheur du conflit. C'est-à-dire... Par exemple, la jeune femme est la dernière survivante d'une expérience secrète. Et le pourquoi, l'enjeu. La jeune femme qui est la dernière survivante d'une expérience secrète doit choisir entre sauver le monde ou se sauver elle-même pour recouvrer la mémoire. Directement, on a tous les enjeux. On sait qu'on parle d'une jeune femme amnésique, donc on sait de qui on parle. On sait que l'héroïne va être fracturée parce qu'elle fait partie d'une expérience secrète. Et on sait qu'elle est jeune, donc qu'elle peut être très impulsive. ou au contraire très ingénue ou très effrayée, très apeurée par le monde parce qu'elle sort d'une expérience secrète, un peu comme Eleven dans Stranger Things. On a tous les enjeux et directement, ça intéresse. Le deuxième pilier, c'est la règle des trois C. Les trois C, c'est quoi ? Le pitch, il doit être clair, concis et captivant. Le pitch, il doit être clair, c'est-à-dire qu'il ne doit pas y avoir de phrases alambiquées lorsqu'on écrit un pitch, lorsqu'on propose un pitch, lorsqu'on parle d'un pitch. Il n'y a pas de phrases alambiquées. On ne va pas parler comme Marcel Proust avec des phrases qui font trois pages. On va mettre une phrase, 30, 40, 50 mots, pas plus, et on s'arrête là. Ça doit être concis, donc 20, 3 mots max. Si tu dépasses, c'est un synopsis. Il ne faut pas dire, il ne faut pas qu'il y ait cinq lignes, qu'il y ait plusieurs paragraphes, non. Une phrase, deux phrases grand maximum, très court. Et il faut que ce soit captivant. C'est-à-dire qu'on ne va pas utiliser du passif dans le pitch. Une jeune femme amnésique. C'est rendu victime d'une expérience secrète, non ? Une jeune femme amnésique cherche à découvrir la vérité sur l'expérience secrète à laquelle elle a été la victime. Directement, on comprend, c'est de l'actif, c'est de l'action, il y a de l'attention. Et ça captive par conséquent le potentiel lecteur. Et le troisième pilier, ça va être le ton. C'est-à-dire qu'il faut qu'on adapte le ton au public et au genre. On ne va pas pitcher pareil un policier, un thriller. un roman philosophique et une science-fiction. Par exemple, Harry Potter, c'est la destination des enfants. Donc, on va pitcher avec des mots très simples. Un garçon ordinaire découvre qu'il est un sorcier, qu'il va aller dans une école de sorcellerie et après qu'il va devoir affronter un mage noir. On ne va pas parler de méchants profonds. On va directement donner des mots simples pour des termes et des enfants qui ont un vocabulaire. qui ont un vocabulaire d'enfant. Par contre, si on écrit un policier qui est à destination d'un public plus adulte, plus mature, on peut peut-être utiliser un vocabulaire un peu plus riche, mais qui doit rester simple et captivant. Pareil pour le genre, il faut s'adapter au genre. Ensuite, lorsqu'on a des doutes sur la façon dont pitcher, sur est-ce que notre pitch est bon, il y a quand même quelques techniques pour pouvoir rendre notre pitch le plus percutant possible. Le premier, ça s'appelle l'Elevator pitch. L'Elevator Pitch, c'est quoi ? C'est l'art de convaincre en 30 secondes, pas plus. A l'origine, c'est né dans le monde des affaires, notamment à Hollywood, qui l'a adopté pour les scénarios. C'est-à-dire que l'idée, c'est de pouvoir pitcher son projet le temps d'un trajet en ascenseur. Imaginez-vous, vous allez à un rendez-vous pour pitcher votre roman pour qu'il soit adapté en série par Netflix, mais le boss vous dit j'ai 30 secondes donc tu dois me le présenter. Et bien en 30 secondes, tu dois être capable de faire tes preuves. C'est un peu pareil pour ceux qui écoutent, qui regardent l'émission qui va être mon associé sur M6 où il y a des entrepreneurs qui passent devant des entrepreneurs qui sont devenus millionnaires et qui ont réussi et qui vont devoir présenter leur entreprise en deux minutes. Et bien là c'est pareil, vous êtes capable de présenter votre roman en deux minutes, même s'il fait 300, 400, 500 000 mots. Les misérables, ça fait je crois 500 000 mots il me semble. Mais si vous étiez l'auteur des misérables par exemple, vous devez être capable de pitcher les misérables en 30 secondes, pas plus. Et comment réaliser un bon levée to pitch ? Tout d'abord, il faut qu'il y ait une accroche. Et si tu découvrais que ton pire cauchemar était une réalité ? Le contexte, c'est le cas d'une jeune femme amnésique qui se réveille chaque nuit en hurlant sans savoir pourquoi. Et l'enjeu ? Parce qu'elle se rend compte que le psychiatre qui l'a violée quand elle était jeune fille est devenu son voisin. Et directement, on comprend qu'on va parler d'une jeune femme, qu'on va parler d'affaires de viol, de viol enfantin, et on comprend toute l'attention du récit et tout le sujet du récit. Et ça va donner envie aux personnes qui aiment ce genre ou ça ne va pas donner envie aux gens qui n'aiment pas ce genre. Et directement, tout est donné, il y a l'attention, mais on n'en donne pas trop. On arrive à donner juste ce qu'il faut aux personnes pour les intéresser. égayer leur appétit en fait et pour pouvoir réaliser un bon elevator pitch il n'y a pas de secret c'est l'entraînement il faut s'entraîner à l'oral il faut le parler il faut le crier sur tous les toits on va dans un dans un parc et on est seul le matin et on pitch encore et encore et encore et encore jusqu'à être capable de pouvoir le pitcher devant un éditeur imaginaire qui se trouve juste devant nous et l'autre l'autre astuce pour moi c'est de s'enregistrer lorsque vous pitchez Parce que très souvent, on a l'impression d'avoir proposé un bon pitch, on s'enregistre, on se rend compte que ce n'est pas le cas, que ce n'est pas catastrophique, mais en tout cas que c'est très perfectible. Et ça, c'est très important. Le fait de s'enregistrer, c'est pour toutes les personnes qui font de l'éloquence, c'est extrêmement efficace parce qu'on va se rendre compte de ce qui va et de ce qui ne va pas. Et également, moi, je pense que ce qui est intéressant aussi, c'est de tester le pitch sur des inconnus. Si ton pitch ne suscite pas de réaction de la personne, il faut que tu le retravailles. Si elle te dit, ouais, bof. Tu sais très bien que le pitch n'est pas assez percutant. Donc, tu vas le retravailler pour le rendre encore plus intéressant. Si ton pote te dit « ça a l'air cool » , s'il ne dit que ça, ça veut dire qu'il est trop gentil avec toi, qu'il n'ose pas te dire qu'il a trouvé ça pourri. En vrai, c'est peut-être un peu cru, mais je pense que c'est quand même la vérité. Donc, il faut le retravailler. Pourquoi il faut le retravailler ? Ça peut sembler assez cru tous les temps que je dis, mais je pense que c'est important parce qu'il vaut mieux se foirer devant un inconnu plutôt que d'avoir trop confiance en nous et de croire quelqu'un qui n'a pas été assez honnête avec nous. de dire qu'on propose un bon pitch alors qu'en fait c'est un mauvais pitch et ça va nous foirer potentiellement un entretien pour une maison d'édition. La deuxième méthode que j'aimerais vous enseigner, c'est la méthode du « et si » . Et si une guerre nucléaire avait ravagé la Terre et que 100 ans plus tard, après cette guerre nucléaire, on envoyait 100 jeunes filles et 100 jeunes hommes sur la Terre pour voir s'il était nouveau habitable et qu'il découvrait des humains sur place. C'est un peu le pitch de The Undead, la série et les films. Ça égaye directement notre appétit. 5 ans après une guerre nucléaire, on comprend que c'est la dystopie, on envoie 100 adolescents sur Terre, on comprend que ça va être à destination d'un public young adult, ou en tout cas à destination d'adolescents, et on comprend finalement tout l'enjeu. Ils pensent que la Terre est inhabité, et ils se rendent compte qu'en fait, la Terre est habité. Tous les enjeux sont là, ça stimule l'attention, et les personnes vont avoir envie de savoir la suite. La technique du SI, elle est très efficace. Mais je connais une troisième technique qui est également très efficace, c'est la technique du pitch en intuit. Le pitch en intuit, ça consiste en quoi ? Ça consiste en être capable de pitcher son roman en intuit. Donc en 280 caractères maximum, pas un de plus. Ça peut sembler très court, mais ce qu'il faut que vous reteniez, c'est le fait que plus c'est court, mieux c'est. C'est-à-dire que ce n'est pas la longueur qui compte, ce n'est pas la taille. Pour le coup, la taille compte ici, mais c'est le plus court sera le mieux. Parce qu'il faut s'imaginer, c'est comme les levées de pitch. On est face à des personnes qui vont avoir quelques secondes d'attention à vous accorder par exemple sur les réseaux sociaux. Donc, être capable de pitcher ton roman en littéralement dix mots, si tu y arrives, c'est peut-être ce qui va te permettre d'attirer des tas de lecteurs qui vont avoir le temps de lire rapidement ton pitch, puis qui vont swiper. Et c'est ce qu'il faut se dire en fait. Il faut se dire que la plupart des personnes, elles ont très peu de temps à accorder sur chaque réel qu'elles voient sur Instagram, sur chaque vidéo qu'elles voient sur Instagram. Il faut que pour tous les auteurs qui sont sur Instagram ou les artistes qui sont sur Instagram, parfois tu as 10, tu as 20, tu as 30, tu as 40, tu as 50 likes. Mais quand tu regardes ton taux de rétention, tu te rends compte que tu as peut-être 20 % des personnes qui ont été au bout. que 80% des gens n'ont pas été jusqu'au bout de ton histoire, que tu as la moitié qui n'a même pas été capable d'aller jusqu'à la moitié du réel. Et c'est pour ça que c'est important de pouvoir pitcher rapidement parce que qui dit pitch court, par exemple, pour en faire un réel ou en faire un poste, dit que ça va être plus rapide à lire et donc que ça va potentiellement intéresser plus de gens et que les gens vont aller jusqu'au bout du réel et par conséquent que le réel va être vu par plus de personnes parce qu'il aura un taux de rétention supérieur. C'est la dernière technique que j'avais à vous parler. J'espère que cet épisode vous a plu. J'ai pris énormément de plaisir à le tourner. C'était vraiment génial. Et j'espère que ça vous a été utile, autant que ça m'est utile de vous parler de tout ça parce qu'à chaque fois que je vous parle de pitch, de comment proposer un bon pitch, de la technique du SI, de la technique du pitch en intuit, de l'elevator pitch, moi-même, ça me fait réfléchir sur mon propre pitch. Si ça vous a plu, n'hésitez pas à mettre un commentaire à cet épisode. à également mettre 5 étoiles au podcast. C'est hyper important pour favoriser le référencement du podcast. Sur ce, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Sur ce, portez-vous bien, écrivez un maximum, profitez du beau temps si vous avez beau temps et si vous n'avez pas de beau temps, ce n'est pas grave. À la semaine prochaine.