Speaker #0L'impatience, je suis sûr que vous connaissez. On scrolle sur les réseaux sociaux et on y découvre sur BookTok, sur Bookstar, des auteurs ou des autrices qui ont des univers passionnants, parfois proches des nôtres, parfois très différents, mais qui pour certains sont plus jeunes que nous, sont publiés dans des maisons d'édition ou sont publiés en auto-édition et qui ont réussi, avec parfois leur jeune âge, à se construire une véritable carrière dans le monde de l'édition. Bonjour à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'une plume avant l'aube. Le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations qu'un auteur ou qu'une autrice peut utiliser pour écrire ses histoires, que ce soit des livres, des films, des podcasts, des peintures, des gravures, des émissions télé. L'objectif du podcast, c'est d'avoir le périmètre le plus large possible afin que tous les auteurs et toutes les autrices puissent se sentir concernés par les différents épisodes qui vont sortir sur cette chaîne. Si vous avez toujours rêvé d'écrire, mais que vous n'avez jamais osé sauter les pas, parce que vous estimez ne pas être vraiment légitime, ou au contraire que vous avez déjà écrit des ouvrages, mais que vous n'avez jamais parvenu à terminer ces ouvrages, vous êtes au bon endroit. Vous êtes au bon endroit également si vous avez terminé des livres, mais que vous vous posez quand même des tas de questions sur la communication quand on est un auteur, sur comment on peut réussir à faire parler de son livre sur les réseaux sociaux. Est-ce qu'il faut être présent sur les réseaux sociaux, mais également sur d'autres plateformes, par exemple sur les moteurs de recherche via son site internet, en podcast, sur YouTube, etc. Vous êtes au bon endroit. Et enfin, vous êtes au bon endroit si vous n'êtes pas forcément un auteur et pas forcément un artiste plus largement, mais que ça vous intéresse de savoir comment les auteurs écrivent, comment on passe de l'idéation d'une histoire à son écriture, à sa publication et à sa communication. Bonjour à toutes et à tous, moi c'est Céline Essapleux, mais c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour ce nouvel épisode. Épisode qui aborde un sujet qui, je pense, touche beaucoup d'entre nous, c'est l'impatience. Je pense qu'en écriture, il y a deux types de personnes. Il y a ceux qui sont très patients, qui sont capables de mettre trois ans à planifier un roman pour après proposer l'histoire la plus qualitative possible. Ça a été mon cas pendant très longtemps. Moi, je suis l'auteur de « Aube mortelle » . « Aube mortelle » , c'est une saga dystopique et de science-fiction avec des touches de romance et de fantasy en sept tomes. Les deux premiers sont déjà écrits, le troisième est en cours d'écriture. « Aube mortelle » , ça débute en 2449. Deux présentateurs de télévision, Clark Hathaway et Olly Franz, s'avancent sur une scène de spectacle pour la soirée de l'année lorsque tout d'un coup, une bombe explose. Paris, capitale de la République de Sérédé, plongée dans un violon de guerre et tous les personnages doivent mettre tout en œuvre pour survivre. que ce soit nos deux présentateurs de télévision, mais également tous les parisiens, tous les soldats de la République de Sérédé qui est l'héritière de l'Union européenne et tous les membres du groupe loyaliste, groupe insurrectionnel, qui a juré de provoquer l'effondrement de la République. En parallèle, on suit le destin de la maison Ensene qui règne sur le royaume de Heide-Nice, située entre l'Asie et l'Océanie et qui apprend un jour le potentiel retour de Ethan Ensene, l'un des leurs. Cette maison Ensene s'inquiète, s'interroge. doit-elle accueillir ce prince disparu, kidnappé il y a des années et placer malgré lui à la tête d'une guerre totale entre la République de Sérédé et les loyalistes ? Ou au contraire, doit-elle le combattre parce que ce dernier pourrait être intéressé à renverser cette maison ensène pour s'accaparer le pouvoir à Aïdounis ? Et je ne vous en dis pas de plus. Cette saga, c'est une saga qui est massive, c'est une saga qui est un mélange des genres et c'est une saga qui... me prend désormais plus de huit ans à écrire. J'ai commencé à écrire en 2017, on est maintenant en 2026. Donc ça fait huit ans et demi et pendant des années, je n'arrivais pas à venir au bout du tome 1, mais je persévérais, je planifiais, je faisais des fiches personnages, j'écrivais, enfin ce n'était pas forcément très bien d'organiser. Mais ce que je savais, c'est qu'un jour, j'arriverai à terminer le tome 1. Quelques années plus tard, j'ai fini par enfin réussir à terminer le tome 1. C'était un vrai accomplissement, même si je savais que j'avais les six tomes après à écrire. Mais donc, j'ai été patient. D'autres auteurs ou autrices, au contraire, sont moins patients. C'est-à-dire qu'ils vont écrire très vite parce qu'ils veulent arriver très vite au bout de leur projet. C'est un choix. Chacun a ses qualités, chacun a ses défauts. Mais on ne va pas parler de ça aujourd'hui. On ne va pas parler de cette forme de patience. On va parler de l'impatience qui domine sur les réseaux sociaux. C'est-à-dire que lorsqu'on est un auteur, qu'on est sur Instagram ou sur TikTok et qu'on a un compte auteur, on propose du contenu. Parfois, il fonctionne, parfois, il ne fonctionne pas. Il y a des périodes où on est capable de toucher beaucoup de monde. Il y a des périodes, au contraire, où on va toucher assez peu de gens. Et c'est comme ça, c'est l'algorithme de TikTok, c'est l'algorithme d'Instagram. On a de la chance, on n'a pas de chance. C'est souvent une question de chance, en fait. Mais parfois, en revanche, ce qui est certain, c'est le fait qu'on va tous un peu forcément, que ce soit conscient ou inconscient, se comparer aux autres. On voit des auteurs, des autrices, qui parfois sont plus jeunes que nous, qui parfois ont écrit plus de livres que nous, qui parfois sont publiés et pas nous. Et ça nous pousse à l'impatience parce qu'on se dit... pourquoi lui ou pourquoi elle, elle a réussi et pourquoi moi je n'ai pas encore réussi. Et c'est de cette forme d'impatience que je voulais aborder aujourd'hui parce que je vous avoue que je me suis fait la réflexion aujourd'hui et je me suis dit que ça pourrait être intéressant de parler de ça parce que souvent lorsqu'on est sur Instagram on parle de qualité des auteurs, on parle des défauts mais c'est surtout des défauts liés à l'écriture en tant que telle et moins liés à la personnalité des auteurs et des autrices et je trouvais que ça pouvait être un sujet intéressant. un sujet intéressant à traiter. D'abord, on va traiter des causes de l'impatience et ensuite on va aborder le fait que l'impatience, ça peut devenir un piège pour nous autres auteurs et autrices. Mais on va quand même se poser la question de comment on peut réussir à transformer son impatience en force. Comment on peut réussir, via cette impatience, à devenir une meilleure personne et un meilleur auteur. On va démarrer la partie 1. qui va traiter des causes de l'impatience. L'impatience, elle peut avoir plusieurs causes, des causes qui peuvent varier d'un auteur à l'autre, d'une personne à l'autre, mais généralement, moi j'en ai identifié trois. La première, c'est l'attachement émotionnel d'un auteur à son œuvre. En droit, on parle en matière de droit d'auteur, de paternité, c'est-à-dire qu'on considère qu'il y a un lien de filiation entre une œuvre et son auteur, un peu comme il y a un lien de filiation entre un enfant et son parent. Et c'est un peu pareil pour un auteur, c'est-à-dire que lorsqu'on écrit, qu'on ait terminé un ouvrage ou qu'on ne l'ait pas terminé, il y a une forme d'attachement qui naît. Parfois, ça va jusqu'à devenir notre petit bébé, ça va nous accompagner parfois tout au long de notre journée, lorsqu'on est au travail, lorsqu'on est avec sa famille, avec ses amis. Il y a une petite voix dans notre tête qui continue de penser à ce qu'on est en train d'écrire. Et cet attachement émotionnel de l'auteur vis-à-vis de son œuvre, ça peut conduire à une forme de difficulté de lâcher le texte et donc à une forme d'impatience, à une forme d'impatience qui va nous conduire à vouloir toujours aller plus vite pour que l'œuvre ne soit terminée pas parce qu'on en a marre, mais parce qu'on veut l'avoir terminée, on veut voir cette histoire sous son meilleur jour et on veut l'avoir lue par un maximum de personnes et obtenir la reconnaissance qu'on attend parfois depuis des mois, des années. La deuxième cause, ça peut être la pression externe. Vous allez me dire pression externe. Quand j'écris, j'écris un peu seul, je suis tranquille, je fais un peu ce que je veux en fait. Mais il y a une forme de pression externe notamment via les réseaux sociaux. Comme je l'ai dit, lorsqu'on se compare avec d'autres auteurs, on va souvent être confronté à des auteurs qui ont beaucoup plus d'abonnés que nous, qui ont beaucoup plus de likes que nous, alors que parfois ils ont moins de monde d'abonnés. On va être confronté à des auteurs qui parfois ont 18 ans alors que nous on peut en avoir 35. et qu'on n'a toujours pas publié le livre. Et ça peut conduire à une forme de frustration qui va nous rendre impatients et qui va nous dire « Ah ben vous savez, moi, j'ai envie de pouvoir avancer plus vite sur ce projet pour pouvoir avoir terminé un livre, pour pouvoir le vendre et pour pouvoir atteindre mes objectifs et être fière de moi. » Et la troisième cause, c'est la peur de l'échec. Vous allez me dire pourquoi la peur de l'échec. À mon avis, parfois, et ce n'est pas forcément que dans l'écriture, Mais on a tellement peur d'échouer qu'on va vouloir aller vite, trop vite, pour se rassurer et se dire qu'on est capable de le faire. Et le fait d'aller trop vite, par exemple de se forcer à écrire tous les jours alors qu'on n'a peut-être pas le temps tout simplement d'écrire tous les jours ou qu'on n'en a pas l'envie, ça va nous conduire à commettre des erreurs, des erreurs qu'on aurait pu éviter. Et ces erreurs, elles n'auraient pas été commises si on avait été plus lent, si on avait été plus patient et donc si on n'avait pas été impatient. Ce qui m'amène... à la deuxième partie de cette interview, de ce podcast qui concerne les pièges de l'impatience. Lorsqu'on est impatient, très souvent on tombe dans des erreurs qu'on aurait pu éviter, des erreurs qui parfois sont des erreurs de débutant ou qui sont des erreurs faciles. Mais on est tellement dans notre mood de vouloir être super productif et c'est vrai que sur les réseaux sociaux, sur internet, sur TikTok notamment, il y a vraiment ce mood d'être ultra productif, de vouloir rendre chaque minute de son temps productive, de ne pas tout le temps scroller sur les réseaux sociaux ou de lire un livre ou de regarder la télé. parce qu'il faut qu'on transforme notre temps en machine de productivité. Et cette machine de productivité, elle va nous pousser, lorsqu'on a un auteur, à commettre des erreurs. Le premier, ça peut être d'envoyer un manuscrit non relu ou mal édité, parce qu'on est tellement impatient d'être publié qu'on va se dire, bon, ce n'est pas grave, il y a quelques fautes, il y a quelques erreurs dans le manuscrit, il y a quelques raccourcis, il y a des erreurs dans l'intrigue, mais ce n'est pas grave parce que l'histoire, elle est tellement bonne que... l'éditeur va voir le potentiel et il va travailler avec moi pour rendre cette histoire magique. Sauf que ça, c'est une erreur à mon sens, parce qu'il y a tellement de manuscrits que les éditeurs en deviennent exigeants et voient donc chaque manuscrit qui n'est pas forcément assez abouti sur la forme, ils y voient un coût qui va être jugé trop important pour un pari qui peut être trop risqué, surtout quand on est un auteur inconnu. La deuxième erreur évitable, c'est le fait de négliger les retours constructifs par précipitation. C'est-à-dire qu'on a absolument envie que l'histoire soit terminée, soit qu'on ne va tout simplement pas voir les erreurs. On va relire notre livre corrigé et on va se dire que c'est terminé. Même si on voit quelques petites erreurs, quelques petits endroits qu'on pourrait améliorer, quelques personnages qu'on pourrait approfondir pour les rendre plus pertinents, plus intéressants. Mais on va se dire qu'en fait, l'histoire, elle est bien telle qu'elle est, alors que parfois, c'est le cas, c'est sûr, mais parfois... Ce n'est pas le cas et il faut qu'on puisse travailler encore un peu, quelques semaines, quelques mois, parfois un an, pour rendre l'histoire vraiment incroyable et pour être absolument fier de nous. Donc, il faut pouvoir faire attention. Également, on peut négliger ces retours constructifs de nos bêta lecteurs ou des premières personnes qui vont lire notre livre et qui vont nous dire « Attention, c'est besoin, mais il peut y avoir encore quelques fautes » ou « Il y a certains personnages qui ne sont pas forcément très intéressants. » Et nous, on est tellement attachés à eux parce qu'on connaît toute leur vie. On va refuser ces critiques, on va dire que tout simplement les gens n'ont pas de goût, alors qu'en fait c'est juste qu'avec un petit retravail assez léger, on peut rendre une histoire beaucoup plus intéressante. Enfin, l'impatience, ça conduit à un deuxième siège, qui est l'épuisement créatif. C'est-à-dire qu'on va brûler des étapes, ce qui peut nous causer un risque de blocage ou de désamour pour son projet. C'est-à-dire qu'on va aller tellement vite qu'on en a marre du projet, il nous lasse. on veut passer au suivant. Donc en fait, on va accélérer, on va mal faire, on va mal écrire, on va mal réécrire et on va parfois mal faire une communication si on est en auto-édition ou même en édition, ce qui fait que notre livre ne va pas se vendre parce qu'il n'était pas abouti tout simplement. Et on va prendre tout pour nous. On va se dire que c'est qu'on n'est pas talentueux, qu'on n'est peut-être pas fait pour être écrivain, alors qu'en fait, il faut juste être un peu plus patient. C'est la transition parfaite vers le troisième piège qui est la déception vis-à-vis des résultats. Lorsqu'on est un auteur, on est tellement attaché à notre ouvrage, c'est indescriptible pour quelqu'un qui n'est pas lui-même un auteur ou une autrice, qu'on a toujours envie de bien faire. Mais lorsqu'on est impatient, on a envie de bien faire, c'est clair. Mais on va être tellement impatient qu'on ne va pas voir tout ce qu'on a mal fait au cours de ces semaines, de ces jours, de ces mois où on était impatient et on a bâclé les choses. Et du coup, lorsqu'on sort notre ouvrage, ça peut être un vrai échec. Et on ne va pas comprendre pourquoi, on va prendre tout très personnellement, parce qu'on va se dire que c'est tout simplement qu'on n'est pas un bon écrivain, alors qu'en fait, il suffisait de quelques semaines, de quelques mois d'écriture ou de relecture supplémentaire pour rendre une histoire magique. On va se dire qu'on n'est pas comme tous ces auteurs et ces autrices qu'on adorait quand on était enfant, en oubliant finalement qu'un ouvrage comme Les Misérables ou comme Le Seigneur des Anneaux, c'est des ouvrages qui ont mis des années avant d'être écrits. qui ont parfois 10, 12, 15, 16 ans avant d'être absolument aboutis. Donc en fait, c'est cette impatience qui va faire en sorte qu'on peut ne pas devenir ces légendes qu'on adulait quand on était petit. Donc pour l'instant, si je récapitule, l'impatience, c'est un piège qui a plusieurs causes. Chaque cause est propre à chaque personne parce qu'on est des humains, on est tous différents, on a notre histoire qui nous est propre, on a notre vécu. On a notre manière de penser, notre manière d'écrire, notre manière de réagir. Donc, chaque cause est propre à chacun. Mais l'impatience, elle conduit toujours à un même résultat. Elle conduit en tout cas souvent à un même résultat qui est l'échec ou en tout cas l'échec dans la mesure qu'on ne va pas atteindre les objectifs qu'on aurait pu atteindre si on avait été plus patient. Mais on peut quand même réussir à transformer cette impatience qui grandit en nous en force. Mais comment on transforme cette impatience en force ? On la transforme tout d'abord en acceptant le processus d'écriture et en acceptant le processus éditorial. C'est-à-dire qu'il faut accepter le fait qu'écrire, ce n'est pas un sprint, écrire c'est un marathon. C'est-à-dire que d'abord, on va avoir une idée, cette idée va mûrir dans notre tête. Ensuite, on va se poser à une table, on va se poser sur notre lit, on va dans les transports sortir les notes dans notre téléphone, on va se mettre à écrire un peu sans réfléchir, toutes les idées qui nous passent par la tête pour cette histoire. Ensuite, on va faire mûrir ces idées sur papier et dans notre esprit, ou sur notre ordinateur. Et c'est enfin en faisant évoluer ce projet, parfois en planifiant rigoureusement l'univers pour ceux qui sont architectes, qu'on va ensuite passer à la phase d'écriture. Ensuite, il y a la phase de relecture et je dirais même les phases de relecture parce qu'il y a toujours le premier jet. Ensuite, on réécrit le premier jet. Il y a un deuxième jet, un troisième jet, etc. Donc en fait, il y a 5, 6, 7, 8, parfois 10, 12, 15 versions avant d'aboutir à un projet qui nous satisfait vraiment. Donc, il faut accepter ce processus. Et une fois qu'on l'a accepté, on va pouvoir utiliser l'impatience en force. On va utiliser l'impatience en force parce qu'on va tellement avoir envie de terminer notre projet qu'on ne va jamais perdre la motivation. On va... toujours réussir à être motivé comme lorsqu'on était motivé le premier jour quand on a eu cette idée absolument génial et absolument étrange aussi et qu'on s'était dit que c'était une bête d'idée qu'il fallait absolument qu'on l'écrive parce que personne n'y avait potentiellement pensé ou en tout cas personne n'y avait pensé de la manière dont nous on l'a pensé et dont nous on a fait grandir cette idée dans notre tête ensuite on peut utiliser l'impatience en force en sachant canaliser son énergie c'est à dire qu'il faut choisir ses batailles Et comment on choisit ses batailles lorsqu'on est un auteur ? On choisit ses batailles en sélectionnant d'abord rigoureusement les idées, les projets à écrire. Lorsqu'on est un auteur ou une autrice, on a des dizaines d'idées dans notre esprit qui fusent. On se dit, ça, ça pourrait être une histoire super, ça, ça pourrait être une intrigue à ajouter dans notre livre, etc. Les intrigues, elles s'additionnent et au final, on en vient à soit une histoire qui devient indigeste parce qu'on a additionné les intrigues successives, quoi on a on continue d'écrire de nouveaux projets sans cesse tous les mois, tous les deux mois, tous les six mois. Et la conséquence de tout ça, c'est qu'on n'arrive jamais à terminer quoi que ce soit. Mais si on arrive à canaliser son énergie, par exemple en créant un calendrier réaliste, se dire qu'on a besoin de trois mois pour écrire le premier jet, ensuite six mois pour écrire et ensuite on va se consacrer un an pour pouvoir envoyer le manuscrit en question aux maisons d'édition et attendre les retours. Par exemple, ou en se fixant des micro-objectifs, se dire cette semaine, j'écris un chapitre. Peut-être que le chapitre, il fera cinq pages, mais c'est pas grave. Si j'arrive à écrire ce chapitre cette semaine, je serai content et à la fin de la semaine, on se dira qu'on a quand même atteint un bel objectif. Et ça, c'est quand même assez beau. Moi, ce que je peux conseiller, ça peut être si par exemple on a un gros projet ou même on veut écrire une nouvelle, mais on n'arrive pas à venir au bout, c'est de découper la nouvelle en parties. Par exemple, on va découper la nouvelle en cinq parties et on va se fixer comme objectif d'écrire par exemple On va, le premier trimestre, on va écrire la première partie, le deuxième, la deuxième, et le troisième, la troisième, etc. Et comme ça, à chaque fois qu'on aura écrit une partie, on sera ultra content de nous. Et peut-être qu'après, on va vouloir faire une pause de quelques jours, d'une semaine, d'un mois, parce qu'on a besoin de s'aérer l'esprit. Mais au moins, on aura la satisfaction d'avoir écrit une partie, d'avoir atteint un objectif. Et c'est le fait d'atteindre un objectif qui va permettre d'assouvir notre impatience et donc de devenir un meilleur auteur. et de proposer une histoire qui sera super. Et enfin, ce qui peut être pratique lorsqu'on veut canaliser son énergie, c'est d'utiliser des outils. Ça peut être par exemple, si on a la place, on va acheter un tableau Velleda ou un tableau blanc et on va y glisser toutes nos idées. Ou sur le mur, on va coller des post-it un peu partout pour pouvoir retracer le fil conducteur de notre histoire. Et ces outils qu'on utilise, ces techniques qui nous sont propres, parce qu'on est tous différents, il faut trouver les techniques qui nous vont à nous. Mais une fois qu'on a trouvé ces techniques, on va vraiment réussir à canaliser notre énergie parce qu'on va voir l'avancement du projet et parce qu'on va écrire sur un support qui nous plaît. Il y a des auteurs qui écrivent à la main, que à la main, d'autres qui écrivent que sur ordi et d'autres qui vont faire les deux. Et il faut trouver cet outil qui nous plaît, ces outils qui nous plaient pour vraiment réussir à canaliser notre impatience, canaliser un peu notre impulsivité et pour pouvoir proposer une histoire top. Ensuite, Comment on peut transformer son impatience en force ? C'est en cultivant la patience active. C'est-à-dire qu'il faut profiter des temps d'attente. Par exemple, les moments où on va absolument aller trop vite, c'est peut-être un moment où il faut au contraire ralentir pour être sûr de ne pas commettre d'erreur. Et lorsqu'on ralentit, on peut être un peu déçu, on se dit « j'avance pas, j'ai l'impression de perdre du temps » . Dans ce cas, on va transformer cette patience, ces moments où on va volontairement décider de ralentir pour ne pas aller justement trop vite. pour créer par exemple du contenu pour instagram pour se lancer dans un nouveau projet ça peut être un projet personnel mais ça peut être de dire bah je vais regarder je vais me renseigner pour potentiellement écrire travailler sur la création d'un site internet ou je vais créer ma chaîne youtube pour pouvoir parler de mon projet et du coup satisfaire cette impatience parce qu'en parlant de ce projet sur youtube ou sur le site internet on va avoir l'impression de communiquer sur ce projet au monde entier et donc d'atteindre un objectif implicite d'atteindre un objectif un peu inconscient qui est de partager notre passion au monde de partager notre histoire au monde et du coup d'obtenir la reconnaissance que peut-être on attendait et qu'on n'obtenait pas Enfin, ce qui peut être vraiment pratique pour réussir à canaliser cette impatience, ça va être de réaliser des témoignages, d'écouter des témoignages, de discuter avec des auteurs. Dans le cadre de ces témoignages ou de ces échanges, on va découvrir la façon de faire de chacun, les qualités, les défauts, les techniques d'écriture de chacun, et chaque technique, chaque qualité, chaque défaut est propre à chacun. et en écoutant les autres. ça va nous interroger sur nous-mêmes et on va comprendre parfois combien on était impatient et combien parfois on avait d'autres défauts ou d'autres qualités qu'on n'aurait pas envisagé. Et c'est en partageant sur l'histoire, sur les techniques de chacun, qu'on en aboutit à obtenir la technique qui nous correspond le mieux et comment on peut réussir à gérer au mieux notre impatience. Parce qu'il faut vraiment voir l'impatience à la fois comme... Un gros défaut parce qu'en étant impatient, comme je l'ai dit, on va trop vite et on loupe des étapes et du coup on propose quelque chose de moins bon. Mais il faut également voir l'impatience comme une force parce que lorsqu'on est impatient, on va toujours persévérer sur cette idée-là parce qu'on se dit qu'un jour on atteindra notre objectif parce que l'histoire qu'on a eue, c'est une bonne histoire, c'est une histoire qui mérite la peine d'être vécue et c'est une histoire qui potentiellement pourrait devenir un best-seller. En tout cas, si ce n'est pas un best-seller, c'est une histoire qui est capable de se vendre et qui est capable de plaire aux gens. Et lorsque les personnes vont la découvrir sur Amazon, à la Fnac ou à la librairie, l'intrigue, le synopsis va leur parler, ils vont l'acheter, ils vont découvrir une histoire qui va peut-être être leur coup de cœur de l'année. Donc cette impatience, c'est un véritable outil, mais il faut savoir l'utiliser pour pouvoir en tirer le meilleur et pour pouvoir proposer le meilleur de nous. Si vous deviez retenir qu'une seule chose dans le cadre de cet épisode, c'est vraiment cette idée sur le fait que... L'impatience nous permet à chacun de pouvoir proposer le meilleur de nous-mêmes. Mais pour pouvoir proposer le meilleur de nous-mêmes, il faut savoir utiliser cette impatience de manière judicieuse et de savoir canaliser et comment on canalise via des outils, via des techniques, via parfois des techniques de respiration. Lorsqu'on est tellement impatient qu'on va trop vite, on se dit « Attends, stop, je respire un peu, après je continue. » Ou parfois carrément en mettant des pauses, en effectuant des pauses dans notre semaine, de dire je ne vais pas écrire de vendredi à dimanche. J'en ai tellement envie, mais je ne vais pas écrire comme ça. Je vais canaliser un peu mon impatience. Je vais réfléchir sur le projet. Je vais réfléchir sur la meilleure manière d'aborder l'intrigue pour pouvoir reprendre lundi et proposer l'histoire à la meilleure et pouvoir vraiment nous faire kiffer et faire kiffer les personnes qui diront notre histoire. C'est tout pour cet épisode. J'espère que ça vous a plu. C'était un épisode, somme toute, assez surprenant. J'ai eu l'idée un peu comme cela sur un coup de tête. Je me disais que c'était intéressant à aborder et surtout, j'ai assez peu entendu parler de ce sujet que ce soit sur Instagram ou en podcast ou dans des épisodes sur YouTube. C'est pour cela que j'avais vraiment l'envie d'en parler. Je suis sûr que si cela a pu m'arriver à moi, je suis sûr que cela arrive à d'autres personnes et qu'il y a d'autres personnes qui le ressentent. J'espère que cela vous a plu. Si cela vous a plu, n'hésitez pas à mettre un commentaire sur votre plateforme de podcast préférée. N'hésitez pas à vous abonner à la chaîne. à vous abonner également à la newsletter du podcast qui vous retrouverait sur le site internet d'une plume avant l'aube. N'hésitez pas à vous abonner à mon compte Instagram et à mon compte TikTok qui s'appelle Essene et sa plume. Si vous avez des questions, des remarques, contactez-moi par MP sur Instagram ou TikTok ou par mail à l'adresse essene.et.sa.plume.gmail.com Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ou qui ont écouté les précédents épisodes, vous savez que j'ai sorti mon site internet pour auteurs. Donc, n'hésitez pas à aller le consulter. Il s'appelle www.sn-e-sa-plume.com. N'hésitez pas à aller le consulter. Je vais mettre le lien en description. J'y parle de mon podcast, j'y parle des réseaux sociaux, mais je parle surtout de moi, de ma saga au mortel. Pourquoi je l'ai écrit ? Je propose trois fiches personnages inédites, exclusives que vous ne retrouverez que sur le site internet. Donc, si ça vous intéresse, n'hésitez pas à en jeter un petit coup d'œil si vous êtes actif sur Instagram, sur TikTok. Avec un compte auteur ou autrice, n'hésitez pas également à parler du site internet en story, en post. On peut collaborer avec plaisir. Ça fait très plaisir de savoir que mon profil, mon univers, ma saga plaît. On se retrouve la semaine prochaine à 7h30 jeudi pour un nouvel épisode. Sur ce, profitez bien de votre week-end, de votre semaine, de vos proches, de vos amis. Kiffez la vie et à la prochaine.