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LES QUARTS D'HEURE POITEVINS

Billard à Poitiers : Dylan partage son rêve de club et les défis à relever pour tous les passionnés

Billard à Poitiers : Dylan partage son rêve de club et les défis à relever pour tous les passionnés

50min |01/06/2025
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LES QUARTS D'HEURE POITEVINS

Billard à Poitiers : Dylan partage son rêve de club et les défis à relever pour tous les passionnés

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Description

Êtes-vous prêt à découvrir le monde fascinant du billard à Poitiers ? Dans cet épisode de LES QUARTS D'HEURE POITEVINS, nous plongeons dans l'univers passionnant de ce sport souvent méconnu, grâce à notre invité exceptionnel, Dylan, le président dynamique du Poitiers Billard Club. Avec une passion débordante et un parcours atypique, Dylan nous raconte comment il a troqué le graphisme pour la logistique, tout en gardant le billard comme fil conducteur de sa vie.


Élevé dans une famille où le billard était roi, il nous dévoile comment son père a éveillé en lui cet amour du jeu. Mais ce n'est pas tout ! Dylan a récemment décidé de franchir un cap en fondant un club à Poitiers, une initiative audacieuse pour promouvoir le billard dans la région. Il nous parle des différents types de billard, des défis quotidiens auxquels son club fait face, notamment le besoin urgent d'un local, mais aussi de ses ambitions pour l'avenir.


Dans cet épisode, vous découvrirez également l'importance cruciale de la formation et de l'encadrement pour attirer de nouveaux joueurs. Que vous soyez un novice curieux ou un joueur aguerri, Dylan a des conseils précieux à partager pour structurer le billard et le rendre accessible à tous, peu importe l'âge ou le niveau. Imaginez un club où chacun peut s'épanouir, se faire des amis, et surtout, s'amuser autour de ce sport captivant !


Ensemble, nous explorons les projets futurs pour développer le billard à Poitiers et au-delà. Que vous soyez un amateur de billard ou simplement en quête d'inspiration, cet épisode de LES QUARTS D'HEURE POITEVINS est fait pour vous. Laissez-vous emporter par la passion de Dylan et rejoignez-nous dans cette aventure unique qui vise à faire briller le billard sur la scène locale et nationale. Alors, prêts à faire un break ?


Ne manquez pas cet épisode captivant et plein de bonne humeur, où le billard devient bien plus qu'un simple jeu, mais une véritable communauté. Écoutez maintenant et plongez dans l'univers coloré et dynamique du Poitiers Billard Club !



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Transcription

  • Speaker #0

    Mesdames et messieurs, bien le bonjour à toutes et à tous. Bienvenue une fois de plus sur l'écart de Poitvin. L'émission que vous connaissez maintenant est dédiée au Poitevins et au Poitevines. Ce podcast est sponsorisé toujours par l'entreprise Bobine. Donc, bauderie, textile, couture. Donc, ils sont situés 8 avenues de la Libération. Leur site, c'est www.bobinepoitiersfr. Donc, je vous invite à aller les voir. Ils font de très, très belles choses. La preuve étant, regardez-moi ça, d'une beauté, comme dirait l'autre. Bobine aussi ?

  • Speaker #1

    Bobine aussi. Écoutez,

  • Speaker #0

    voilà.

  • Speaker #1

    Tout le bêtement.

  • Speaker #0

    On a fini. Bonne journée. Blague à part. En tout cas, j'ai l'immense plaisir aujourd'hui d'accueillir Dylan. Merci d'être avec nous. Merci de jouer le jeu, de venir parler un petit peu sur les quart d'heure poids de vin. Aujourd'hui, tu es venu, tu as un message en particulier à véhiculer. Mais avant cela, est-ce que tu peux te présenter un petit peu, s'il te plaît, qui tu es ? Et ce que tu fais ? Et après, on abordera sur le sujet principal de pourquoi tu es venu.

  • Speaker #1

    Merci déjà de m'avoir accueilli. Avec grand plaisir. Donc moi c'est Diane, j'ai 28 ans. Professionnellement, je suis en reprise d'études. Je fais deux masters. Master général et master en management de projet. Dans le domaine de la logistique aujourd'hui où je parle. Mais je veux changer de voie et plus aller dans l'événementiel. Donc je finis mes études en juin prochain, juin 2026. Et à côté de ça, je suis président du Poitiers Billard Club. Et fraîchement président du comité départemental de billard dans l'Avion.

  • Speaker #0

    Je vais remondir sur ce que tu disais à l'instant sur le fait que du coup pourquoi ce choix de reconversion dans un premier temps ?

  • Speaker #1

    A la base moi je suis graphiste à la base, quand j'ai eu mon bac j'ai fait mes études au lycée Edouard Branly à Châtellerault Tu connais ?

  • Speaker #0

    Je connais parce qu'en plus on est allé faire les portes ouvertes il y a trois semaines, un truc comme ça, et mon fils veut y aller et veut intégrer justement cette section

  • Speaker #1

    Moi, c'est une autre appellation, c'était production graphique. J'ai eu mon bac et je voulais continuer mes études, mais c'était à Bordeaux. Mes parents n'avaient pas forcément les moyens de m'aider financièrement, etc. Et je ne me voyais pas aller à Bordeaux travailler à côté de l'allié, c'était un peu compliqué. Et après, rentrer sur le marché du travail, il fallait que j'aille sur Paris ou sur Bordeaux, dans les grandes villes. A Poitiers, c'était un peu bouché. J'ai 28 ans, il y a 10-15 ans de ça. donc j'ai travaillé un peu j'ai fait un peu tout et n'importe quoi pour manger pour me payer mon permis déjà payer ma boîte d'or et j'ai mon papa qui est chauffeur livreur lui c'était Géodis sur le Bernis qui m'a fait rentrer pour lever des palettes la nuit et en fait je suis tombé amoureux du milieu de la logistique pendant 7 ans 7-8 ans j'ai travaillé contre un intérim etc et en fait on me disait toujours tu n'as rien à faire en bas il faudrait que tu montes d'échelon mais j'ai pas de diplôme parce que j'ai vécu un diplôme de graphiste. Et donc, à 25 ans, quand on me dit une fois, deux fois, trois fois, et que le quatrième chef me dit, bon Dylan, il va falloir reprendre tes études parce que tu as des capacités pour manager des gens, etc. Donc, j'ai repris un BTS. L'année dernière, j'ai fait un bachelor. Et puis là,

  • Speaker #2

    du coup,

  • Speaker #1

    tant qu'à faire, autant aller au bout. Oui, carrément. Donc, voilà pourquoi j'ai repris mes études. Et puis, je pense que c'est l'un des meilleurs choix que j'ai fait.

  • Speaker #0

    Écoute, on te souhaite des rêves sur ça, évidemment.

  • Speaker #1

    Merci.

  • Speaker #0

    Ok. Juste avant de continuer, on a un petit jeu ici. C'est le jeu Uno que tout le monde connaît. Donc, je vais te donner cinq cartes et en fonction de ces cartes-là, ça te donne des petits tips en jouant pendant le podcast. Et tu les utilises à ta guise, évidemment. Donc, on a le sens inverse. Le sens inverse, c'est que tu me retournes en un change de rôle. Je te pose une question et tu me retournes cette question. On a le numéro 7, où là, on change complètement nos fonctions. C'est-à-dire que c'est toi qui me poses une question, celle que tu veux. Donc, tu prends l'interview grosso modo en main. On a le carte des couleurs. Celle-ci, c'est si tu veux changer de sujet. Je te parle d'un sujet, mais tu n'as rien à secouer. Un truc Elon Musk, là, je n'en veux pas. Et du coup, tu changes de sujet. C'est juste un exemple. Et celle-ci, c'est la carte interdite, enfin celle joker, où du coup je te pose une question, mais voilà, tu n'as pas envie d'y répondre. Et la petite dernière, c'est le plus 2. Le plus 2, c'est si on aborde un sujet et que tu veux justement aller un peu plus en profondeur et tu veux aller un peu plus sur le sujet. Ou si moi, par exemple, il y a un sujet dont on a parlé et que je passe à autre chose, tu me dis non, j'ai envie de continuer un petit peu sur ce sujet-là. Donc ces cinq cartes-là, tu les utilises à ta guise et voilà, comme ça, ça permet d'animer un peu le Très bien,

  • Speaker #1

    stop.

  • Speaker #0

    Donc on va poursuivre. Tu parlais tout à l'heure du coup du biard, mais avant ça, qu'est-ce qui t'anime aujourd'hui ? Qu'est-ce qui te fait réveiller le matin en disant « Ok, là je me lève parce que j'ai ça qui m'anime » .

  • Speaker #1

    C'est pas une bonne question. C'est bateau ce que je veux dire, mais c'est mon club. C'est ma passion depuis 20 ans. Mon père joue au billard dans un bar, il m'a emmené et je suis tombé amoureux de lui. Le fait d'avoir passé le pas il y a un peu moins d'un an d'avoir créé mon club, c'est plein de projets en tête, le comité qui vient de se créer. C'est un peu ça qui m'anime tous les jours.

  • Speaker #0

    Tu parlais tout à l'heure du fait que ça fait 20 ans de pratique de biya. On parlait tout à l'heure un petit peu en off du fait qu'il y a une époque, tu allais dans les bars pour jouer justement au billard. Peux-tu nous parler un petit peu historiquement d'où vient ce sport ? Parce que du coup, il y a peut-être des gens qui ne sont pas au courant, dont moi d'ailleurs. Volontairement, comme vous savez, la D&O Poitvin, c'est qu'on ne cherche pas du tout d'infos. L'idée, c'est d'échanger et d'apprendre en même temps. Donc, moi compris.

  • Speaker #1

    Déjà, pour introduire le billard. nous le billard à Poitiers-Bilbao les bières club dans lesquelles on évolue, c'est le black ball, le bière anglais qu'on retrouve dans les bars avec les boules jaunes, les boules rouges et les boules noires. Il y a quatre types de bières. Il y a donc le black ball, il y a le snooker, c'est ce qu'on voit majoritairement sur Eurosport et qui est une bille rose, une bille noire, c'est un bière à points, c'est un autre bière qui est beaucoup plus grand. Il y a l'américain et il y a le bière carambol, le bière français, c'est un bière où il n'y a pas de poche, c'est un bière où il y a juste trois billes et le but c'est de toucher toutes les billes en un coup. Le billard, ça vient d'Angleterre, du Rom-Uni. En France, c'est quand même très récent comme sport. Quand je dis très récent, c'est à moins de 50 ans, je dirais. Je ne sais pas la date exacte. Donc voilà, ça, c'est le billard. Nous, on est vraiment black ball. On veut s'étendre dans l'avenir dans du snooker parce que c'est ce qui est le plus médiatisé. C'est ce qui est le plus populaire, mais spectaculaire. Parce que c'est vraiment très difficile. La taille d'un billard, je ne sais pas si tu vois. La taille, ça fait... Je crois que c'est 2m10 sur 1m10. Un stonker de diagonale, ça fait 4 mètres. C'est notre discipline, donc nous, on veut s'étendre aussi à ça. Donc voilà, ça, c'est le billard. Moi, je suis tombé dedans, comme je disais tout à l'heure, avec mon papa.

  • Speaker #2

    Et après,

  • Speaker #1

    je suis tombé amoureux de ce sport, parce que ce n'est pas un sport physique. On ne va pas se mentir. Malgré qu'il faut quand même une certaine condition physique, nos grands champions font des footings, ils courent, ils s'entretiennent, parce que... Une compétition ça peut durer, les championnats du monde ça dure 10 jours. 10 jours à jouer 12 heures par jour, si physiquement t'es pas bien. Ça peut être le jeu des tours quoi. Ah bah oui, clairement la lucidité c'est très important. Après c'est un sport très mental. Arriver à un certain niveau de jeu, la différence entre les joueurs c'est dans la tête. C'est pas sur le terrain entre guillemets, sur le terrain, sur le tapis. On sait tous jouer au billard. arriver à un certain niveau ce qui ce qui joue c'est la stratégie c'est la stratégie et le mentalement de faire certaines actions à certains moments qui font que ça bloque l'autre c'est ça les différences entre les bons joueurs et les top joueurs donc moi il y a 20 ans quand j'ai commencé une petite vingtaine d'années mon père m'emmenait dans les bars parce qu'il était joueur de billard il jouait le vendredi soir historiquement et moi il me laissait le mercredi m'entraîner je poussais les billes j'étais content il faisait sa vie et puis je revenais il n'y avait pas de problème Ouais. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'avec tout ce qui se passe, malheureusement, dans le monde dans lequel on vit, laisser un enfant de 8 ans, 10 ans, 12 ans dans un bar, sans surveillance, c'est plus possible. Pour moi, je ne suis pas parent, mais même moi qui suis joueur de billard, je ne laisserai pas mon enfant dans un bar. Ce n'est pas possible. Ce n'est même pas concevable. Donc, il faut structurer les choses. Il faut faire des locales associatives. Moi, à l'époque, quand je prenais des cours, c'était des copains de mon père qui me donnaient des cours, qui m'apprenaient les règles déjà. Je m'apprenais à me mettre en position, à faire des coups. Et aujourd'hui, avec la Fédération Française de billard, la fédé auquel le club est affilié, on doit passer des diplômes. On ne peut pas donner des cours comme ça. Ce n'est pas parce que tu as joué trois fois dans ta vie au billard que tu peux donner des cours.

  • Speaker #0

    C'est structuré.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est structuré. Il faut passer des diplômes. Il y a des diplômes, pour la faire simple, il y a des diplômes de niveau 1. On peut initier les gens au billard. Mais quand demain tu viens dans mon club, tu ne connais pas du tout le billard, je t'apprends déjà les règles. Oui,

  • Speaker #0

    oui,

  • Speaker #1

    je sais ce que tu veux dire. On connaît les gens qui ont été faire des billards entre copains dans des bars et qui inventent des règles. Et toi, tu es à côté et tu te dis que ça n'a jamais existé. C'est les règles maison. Donc déjà, poser le cadre de la position, comment tenir la canne, etc. Ça, c'est l'initiation. C'est le diplôme niveau 1. Après, il y a le diplôme niveau 2 où là, on va commencer à prendre des coups. et après niveau 3, niveau 4 c'est du perfectionnement c'est de l'entraînement quasiment individuel donc voilà c'est le monde du billard c'est un monde très petit on parle de 18 000 licenciés on va dire 20 000 sur 75 millions d'habitants c'est vraiment plus qu'une niche mais il y a beaucoup de joueurs dans la Vienne, il y a beaucoup de joueurs en France et c'est ce qu'on disait tout à l'heure en off j'aime bien dire cette phrase on a toujours joué au biar dans sa vie, moins une fois dans un bar, mais on ne s'y est jamais mis. Et le but de la FED et de mon club, par exemple, sur Poitiers, c'est d'initier les gens et puis d'en refaire des futurs passionnés comme moi depuis 20 ans.

  • Speaker #0

    Tu disais tout à l'heure justement que le biar est une discipline qui est un peu méconnue encore, hélas, mais que, évidemment, ça a aussi sa place au JO, par exemple.

  • Speaker #1

    Oui, le billard dans sa globalité, tout mode de jeu confondu, fait partie des sports olympiques. Et après, comme tout nouveau sport, c'est voué à vote pour que ça aille au JO. Cette année, au JO de Paris, il semble que c'est le breakdance qui nous a remplacés. Mais au moins, on a une discipline olympique. Donc nous, en tant que club ou même fédération, parce qu'au niveau de l'échelle, il y a les clubs, les comités, les ligues et les fédérations. On peut avoir des subventions olympiques parce qu'on est un sport olympique. Donc déjà c'est une belle avance. Oui,

  • Speaker #0

    carrément. Et donc, tu disais, tu as ouvert l'Asso il y a un an à peu près. Oui. Et tu as combien de licenciés aujourd'hui ?

  • Speaker #1

    Là aujourd'hui, j'ai 20 licenciés. Alors ça paraît peu, sauf que dans la Vienne, dans le pool de joueurs de la Vienne, dans le 86, c'est un gros club en un an. Aujourd'hui, les clubs qui se créent, ils ont une équipe. Une équipe c'est minimum 4 joueurs, maximum 8 joueurs, donc on va dire qu'ils sont 6. Je pense à des amis d'Aventon qui ont créé leur club, ils sont 6 joueurs. C'est très bien, mais chacun a ses projets. Moi j'ai un projet de faire une école de billard, développer mon sport. Mes amis d'Aventon par exemple, c'est une bande de copains, ils s'amusent entre eux. Et c'est très bien, et il en faut aussi des clubs comme ça. C'est des mecs qui ne se prennent pas la tête, ils ont joué au niveau comme moi. Et ils jouent, ils s'amusent, ils sont entre copains. Moi j'ai 20 licenciés aujourd'hui. L'année prochaine, je ne sais pas, mais peut-être le double, je pense. Si je n'ai pas le double, ce n'est pas grave. Mais j'ai plusieurs piliers importants dans mon club. Déjà, je voulais une équipe de développement. Aujourd'hui, je n'ai pas de local, de salle de billard pour faire une école, enseigner des cours. Mais j'ai une équipe de développement où aujourd'hui, c'est des jeunes pour qu'ils apprennent le billard. Je leur donne des petits conseils en compétition, etc. Par contre, demain, mon équipe de développement n'est pas cantonnée à des jeunes. Si j'ai des gens qui ont 40-50 ans qui veulent apprendre le billard, c'est du développement aussi. Le billard, il n'y a pas d'âge. Et c'est ça qui est bien aussi. C'est qu'à 7 ans comme à 75 ans, on peut jouer au billard. Ce n'est pas très physique, donc on peut.

  • Speaker #0

    Ok. Et justement, il y a cette question qui me trotte depuis tout à l'heure, c'est que, est-ce que tu as, comme dans tout sport, tu as des prérequis nécessaires pour faire du billard ? C'est une question bête, mais en tout cas...

  • Speaker #1

    Pas du tout. On a du ce qui se développe de plus en plus et ce qu'on veut faire aussi dans le club, on a du handi billard. Ça existe. Il y a deux catégories de handi billard. Il y a le handi debout et le handi fauteuil. Il y a des gens en fauteuil roulant. Je pense à Laurent Bourg qui est de jouer les tours contre qui je me suis entraîné. Il est en fauteuil roulant. Il vous met la misère. Non, mais il n'a rien envie à personne. Son handicap sur certaines situations de jeu fait qu'il est un peu contraignant. Mais très bon joueur et pourtant il en fauteuil. Il y a des gens qui ont des maladies au niveau du dos, on en dit debout. Je pense à notre responsable de ligue, Clément, qui lui a un problème de vision. Je ne veux pas écorcher son handicap, mais il est quasiment aveugle. Il a des lunettes spécialisées. C'est un très bon joueur de billard. Donc non, il n'y a pas de prérequis. On a une femme dans notre ligue, elle a un bras à trophier, elle joue avec une rallonge, elle se débrouille très bien. Donc non, il n'y a vraiment pas de... C'est un peu comme McDonald's, venez comme vous êtes.

  • Speaker #0

    Et en termes de parité justement des licenciés, comment vous vous situez ? Est-ce qu'il y a aussi bien des joueurs féminins que masculins ? Dans le monde du biard,

  • Speaker #1

    j'entends. Dans le monde du biard, il y a plus d'hommes que de femmes. Il y a beaucoup de femmes. Alors, il y a deux typologies, on va dire. Il y a souvent les femmes de joueurs qui, au final, deviennent des joueuses. Et après, il y a des femmes d'elles-mêmes qui jouent. On a, je vais être très chauvin, en France, l'équipe de France féminine. C'est l'Amérique du Monde. Ça fait des années qu'elle roule sur tout le monde. Champion d'Europe, champion du monde. On a Marion Jude qui est notre tête au niveau du monde, parce qu'il y a un circuit pro. Elle est allée au circuit pro femme. Elle a gagné déjà des tournois contre des professionnels en Angleterre. L'Angleterre, c'est le pays du bien.

  • Speaker #0

    C'est là où c'est né.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est là où c'est né, c'est là où sont les meilleurs joueurs, joueurs et joueuses. Et Marion est la meilleure joueuse du monde. Aujourd'hui, championne du monde en titre. ce week-end dernier, je les ai encore vus on a la chance au niveau du Biarcs,

  • Speaker #2

    en femmes championne du monde,

  • Speaker #1

    championne d'Europe en hommes c'est pareil,

  • Speaker #0

    en jeunes c'est pareil la France au niveau de la nation on est quasiment les meilleurs joueurs du monde il y a vraiment un truc hyper important à axer là-dessus ok ok et aujourd'hui tes objectifs à court moyen terme sur ton Ton association, c'est quoi ?

  • Speaker #1

    Court terme, c'est toujours développé. On cherche toujours à grossir. Et ce qui presse beaucoup, c'est d'avoir un local.

  • Speaker #0

    Oui, là, c'est vraiment le point.

  • Speaker #1

    Aujourd'hui, comme je disais, moi, j'ai 20 licenciés. J'ai des licenciés qui cherchent des cours, qui cherchent à se perfectionner. Parce que c'est bien les 2-3 conseils du président ou même des collègues. Parce que je suis président, je dois donner des conseils. mais des collègues, des gens plus expérimentés, parce que le billard, ça monte très petit, tout le monde connaît tout le monde. C'est bien des conseils, mais c'est mieux de le montrer, de l'appliquer, de donner des cours. Le souci, c'est que je n'ai pas de local. Et là, je ne parle que pour mes 20 joueurs, mais j'ai une centaine de joueurs qui attendent à peu près, qui ne m'ont pas dit ouvertement. Mais je sais que si demain, on a un local pour accueillir une salle avec 8 billards, parce que c'est le minimum qu'il nous faut, on a une centaine de joueurs qui t'apprend à la porte pour venir ne serait-ce déjà jouer pour s'entraîner sur des surfaces de jeu. Parce qu'il n'y a rien de pire. On va prendre un joueur de foot, par exemple. Le dimanche, il va jouer en compétition, mais il ne s'est pas entraîné cette semaine. Sur le terrain, il va manquer de performance. Donc oui, l'étape court terme, c'est un local. Pour pouvoir nous développer, développer une école de billard, aller chercher des nouvelles personnes aussi, des CE d'entreprise, faire des initiations, etc. Ça, c'est vraiment... Aujourd'hui, la majorité de mon temps sur le club, c'est de trouver ce local.

  • Speaker #0

    Donc, aux personnes qui nous écoutent, qui nous regardent, si vous avez une solution ou une aide à fournir à Dylan, on vous invite fortement à le contacter pour pouvoir développer ça. D'autant plus que tu faisais un parallèle tout à l'heure au foot. L'avantage du foot, c'est que même si tu ne vois pas t'entraîner au club, tu peux quand même taper la balle un petit peu dans un city, dans un stade, machin. Le biard, si tu n'as pas de biard...

  • Speaker #1

    Bah oui, déjà d'une. Après, en plus, on a un problème dans le problème, si je peux dire ça, c'est que les billards qu'on a dans les bars, qu'on trouve n'importe où dans les bars, en ville par exemple, c'est pas les mêmes surfaces de jeu que chez nous.

  • Speaker #0

    Ah oui,

  • Speaker #1

    c'est déjà par rapport déjà. Voilà, par exemple, en gros dans le billard, il y a, on va dire, trois fédés, mais on va en parler que deux, il y a l'AFEBAS, c'est l'association qui est dans les bars historiquement. L'acronyme, c'est l'association française des exploitants de billards anglais Super League. c'est les billards verts on va dire les tapis verts et nous on est en fédération française de billards donc c'est deux entités bien séparées et nous en FEDE on joue sur un billard avec tapis bleu un tapis un peu plus rapide les tables sont un peu plus difficiles pour rentrer des billes donc en fait on peut s'entraîner dans les bars on va pas s'entraîner dans la même surface et conditions de jeu et c'est ce que malheureusement tout le monde fait et à moins que t'aies un billard chez toi avec les bonnes conditions de jeu les gens s'entraînent sur un ... On va prendre l'exemple du foot sur un stade de foot de 80 mètres de long. Et puis en compétition, ils jouent sur un autre mode. Donc à force, les gens prennent l'habitude. Mais pour s'améliorer, ce n'était pas le top. Et dans la Vienne, moi qui connais tout le monde au niveau du billard, il y a cinq personnes qui ont un billard comme il faut. Cinq personnes, c'est très peu. On ne va pas aller s'amuser, d'aller chez les copains tous les soirs. Les gens ont une vie. Moi, j'ai la chance que mon trésorier, il a un billard chez lui. Et je vais souvent m'entraîner chez lui, il n'y a aucun problème. J'arrive. Mais si je commence à mettre mon école de billard avec 20 personnes dedans, ils vont me dire « bon, c'est chez moi » . Donc voilà, c'est structurer la chose. Et malheureusement, on n'a pas de structure.

  • Speaker #0

    Tu évoquais tout à l'heure la couleur des tapis, le vert et le bleu. Donc j'ai compris, le bleu est plus rapide. Mais pourquoi le choix du vert ? C'est pour la concentration ?

  • Speaker #1

    Honnêtement, je ne sais pas. Je sais que le tapis vert, c'est un tapis en laine. Et le tapis bleu, c'est un tapis en tissu. Après la couleur. est-ce que je suis peut-être esthétique ou peut-être Pour faire ressortir plus les billes, vu que les billes sont jaunes et rouges peut-être. Honnêtement, je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Ok, d'accord. Très bien. Donc du coup là, tu es vraiment dans le besoin de ce local pour pouvoir le développer, pour pouvoir aussi satisfaire cette attente des gens qui sont en train de patienter. Donc ça c'est vraiment un petit peu l'urgence. Et surtout, tu as quand même un atout dans ta besace, c'est que tu me disais tout à l'heure, tu as quand même le Kylian Mbappé du biard.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ce que j'aime bien dire, le monde du biard est très petit, tout le monde connaît tout le monde. Et ce que j'aime bien dire pour les gens qui ne sont pas initiés au biard, C'est que les Kylian Mbappé, les Karim Benzema du football, les grandes stars du football, c'est des connaissances à moi, c'est des amis, je les connais. Yannick Bofils qui est champion du monde en titre, c'est un copain, je le connais. Donc demain on a une salle de billard, je peux faire un événement ou sur un week-end, parce qu'il est prof aussi de billard, on peut donner des cours. Dans quel sport on peut prendre des cours avec le champion du monde en titre ? Assez facilement entre guillemets. C'est très compliqué. Et en plus à poitiers. Je pense que demain, Kylian Mbappé par exemple. Faire un stage à Poitiers, déjà, ça sort de l'imagination. Mais c'est, je ne vais pas dire impossible, parce qu'il y en a un impossible, mais ce n'est pas pensable. Moi, j'ai des copains, Yves Le Long, Alexis Klinka, des grands champions. Je les appelle, ils viennent à Poitiers. Donc déjà, on a cette chance de pouvoir avoir cette proximité avec nos grands champions. Donc ça,

  • Speaker #0

    c'est un gros atout. Ce qui veut aussi forcément dire, pour les personnes qui ont peut-être la crainte, par les décideurs qui peuvent donner un local en disant « Ouais, du coup, ce que vous demandez est peut-être un peu trop grand ou trop ambitieux. » En fait, rien qu'avec cet argument-là, tu peux forcément générer des licenciés assez rapidement. C'est comme le ping-pong qu'on a eu dernièrement, où il y avait beaucoup plus de licenciés qui se sont inscrits parce qu'il y a eu quand même l'événement des JO sur le ping-pong. Et là, en l'occurrence, si tu peux ramener le champion du monde, ça change la donne.

  • Speaker #1

    Faire des stages, faire des showmatchs, on a... La chance qu'on a à Poitiers, c'est qu'on est au milieu de Bordeaux-Paris. Donc au niveau du train, c'est assez facile. On a des champions qui sont à Bordeaux. Maintenant, avec la LGV, ça doit être une heure et quart, une heure vingt de train. Ce n'est pas ce qui manque. Et puis ces personnes-là auxquelles je pense, de leur dire vous venez, vous faites un show match entre vous, d'une, ils vont vouloir le faire. Et de deux, ils savent que c'est pour le bien de notre port.

  • Speaker #0

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Ils ne refuseront pas. Après, les grands champions à faire venir, ils ont un planning aussi, des compétitions, etc. Mais ce n'est pas impossible. C'est beaucoup plus simple que, comme je disais, de faire venir des grands champions de football. Là, c'est très, très facile.

  • Speaker #0

    Ok, d'accord. Donc, du coup, c'est besoin de local. Et du coup, demain, tu as ce local. Comment tu prévois le truc ? Déjà, on revient sur le local. Tu veux ce local situé où ?

  • Speaker #1

    On va dire entre Chasse-Neu et Fontaine-le-Comte, sur la périphérie. À éviter, alors je vais paraître pour quelqu'un de très exigeant, mais en fait, c'est... ça va être simple à comprendre, à éviter par exemple le centre-ville de Poitiers. Parce que demain, si je fais des tournois hebdomadaires avec 32 joueurs qui seront complets, en plein centre-ville de Poitiers, les joueurs ne viendront pas payer le parking. Ça va être très compliqué. Il faut poser sa voiture, prendre le bus, etc. Il faut un truc assez facile d'accès, comme les salles de billard qui sont assez faciles d'accès. Entre Chasse-Neuil et Fontaine, je dirais.

  • Speaker #0

    Plus accessible.

  • Speaker #1

    Voilà, pour pouvoir Poitiers. Si c'est à Chasse-Nuit-Poitou, c'est pas très grave. Les gens, ils sont... Des contacts que j'ai eus et des personnes qui me contactent régulièrement en me disant, ça en est où ta salle ? Ils sont prêts à faire 15-20 minutes de voiture pour venir. Aujourd'hui, ils n'en ont rien. Entre rien et 20 minutes, voilà, c'est entre... Ouais, Chasse-Neuf-Fontaine,

  • Speaker #0

    je dirais. Et donc, du coup, tu as ce local de main, comment tu vois ça ? Déjà, c'est vrai qu'il y a une question, c'est que... Vu que je ne connais pas du tout... Comment est agencée une salle dans un club de billard ? Comment c'est agencé ?

  • Speaker #1

    En général...

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a un code ? Est-ce qu'il y a un agencement spécifique ? Est-ce que les tables de billard doivent être orientées dans une certaine façon ? Je ne connais pas du tout.

  • Speaker #1

    Ok. Alors, non. Il n'y a pas de spécificité. Il y a un confort de jeu, on va dire. Toute salle de billard a son petit coin déjà paperasse, administratif, etc. Parce qu'aujourd'hui, le club est chez moi. C'est bien c'est chez moi mais quand ça va grossir, ce serait bien juste de se dire bon je vais au club, je vais aller au club, je suis dans mon bureau et voilà. C'est pareil, comme toute entreprise, un freelance il commence chez lui et il veut aller avoir un local. Donc déjà juste une petite partie administrative, une petite partie buvette. Alors le but c'est pas de se bourrer la gueule, pas du tout, on ne vend pas d'alcool, on n'a pas le droit avec la FEDE. Et puis même si on aurait le droit, je ne veux pas de ça. Mais une partie de buvette, boire un petit canon. Un petit coquin entre copains en jouant au billard c'est toujours sympa. Et après, les billards il n'y a pas d'agencement je dirais. Il y a un confort de jeu. On parle qu'un billard il faut 25 mètres carrés à peu près. Ok. De surface. En gros, autour du billard il faut... Pour être très large, il faut 2 mètres. Pour vraiment être large. En plus, demain, nous, on veut accueillir du handisport. Donc, si on n'a que 1,50 mètre entre chaque table, déjà, pour des joueurs valides, c'est serré. Si demain, moi, j'ai un joueur en fauteuil roulant, ça ne passe pas. Donc, c'est pour ça que nous, on veut 8 billards. Alors, c'est gros pour commencer, mais avec le recul, on sait qu'il nous faut 8 billards. Un billard, on estime que c'est à peu près 8 joueurs. Moi, dans mon club, j'ai 20 licenciés, donc il me faut 2 billards que pour mes licenciés. Mais tout à l'heure, je disais que j'ai une centaine de joueurs qui sont potentiellement intéressés. Donc le calcul est simple, il m'en faut vite. Ça, c'est le début de la salle. D'ailleurs,

  • Speaker #0

    tiens,

  • Speaker #1

    il y a pas mal de sujets. Hop, il y a pas mal de sujets. Au début, c'est 8 billards. 8 billards, black ball, les billes jaunes et rouges. Pourquoi ? Comme je disais, il y avait les 100 personnes, mes licenciés, les cours.

  • Speaker #2

    Parce que les cours,

  • Speaker #1

    en fait, comme dans toutes les structures qui existent en France, au début, il n'y aura pas beaucoup de monde. C'est normal. Mais après, ça va se savoir. Bien sûr. Et après, il y aura les licenciés qui connaissent, les curieux qui vont venir, qui au final vont prendre une licence. On veut inviter des CE, admettons, un jeudi par mois à venir une soirée. Les billards sont à vous et ça se trouve. En fait, nous, ce qu'on aime bien dire dans le billard, c'est qu'on invite des gens qui ont déjà joué au billard, mais qui ne se sont jamais mis. pour juste planter des graines. La personne ne va peut-être pas prendre une licence ce soir même, mais peut-être que dans six mois, un an, que ce soit chez nous ou dans un autre club, il n'y a pas de souci, ils disent « Ah mais j'ai été jouer ! » Et puis un licencié, un licencié, un licencié, et le bouche-à-oreille fait que ça grossit. donc ça c'est la première étape la deuxième étape c'est de Faire des showmatchs, comme je disais, faire des initiations, du perfectionnement avec des grands champions. Même moi, qui joue depuis 20 ans, qui joue à haut niveau, demain il y a un grand champion qui vient, je suis le premier à passer. Il n'y a aucun problème. Oui,

  • Speaker #0

    c'est normal.

  • Speaker #1

    C'est ta passion, c'est ton jeu,

  • Speaker #0

    tu veux te perfectionner tout le temps.

  • Speaker #1

    La personne est championne du monde. Je ne l'écouterai pas. Et après, le développement de nous dans le club, comme je disais au début du podcast, c'est qu'il y a quatre disciplines. Nous on veut s'étendre, on veut découvrir toutes les disciplines, le snooker notamment, parce que tout genre de blackball veut faire du snooker. Mais ça reste un bout de bois, des boules et des poches, enfin des billes pardon, mais c'est pas du tout le même jeu. On réapprend tout. Moi j'ai 20 ans de billard blackball, quand je joue au snooker j'ai l'impression de commencer quoi. Et c'est frustrant. Mais ce n'est pas les mêmes distances de jeu, ça n'a rien à voir, c'est totalement différent. Le poids des billes, etc. c'est totalement différent. Donc nous on veut aussi développer le snooker, développer l'américain aussi, parce que l'américain c'est un peu le billard showman, je dirais. Il y a une compétition tous les ans qui s'appelle la Moscone Cup, en général c'est l'Europe contre les États-Unis, et c'est le show quoi. Ah oui, c'est le show. C'est comme tout à l'heure en off on parlait des fléchettes, et bien l'ambiance c'est la même. Ah oui, c'est vrai. Ah oui, non mais la salle, elle est divisée en deux. couleur rouge, couleur bleue bleu c'est Europe, rouge c'est Américain USA et la moindre partie qui est mise d'un côté ou de l'autre ça se chambre, c'est mon enfant et ça sur le but et ça c'est un peu le billard showman on va dire nous on veut développer dans du long terme on veut développer toutes ces facettes du billard ça c'est le but de notre salle et après faire des compétitions hebdomadaires. Et puis voilà, je pense que déjà, il y aura assez de boulot.

  • Speaker #0

    Mais tu vois, je rebondis sur ce que tu disais à tout à l'heure sur les distances entre les tables. C'est vrai que dans les séries américaines, on voit souvent les tables les unes à côté des autres, mais finalement, il n'y a pas tant d'espace que ça. En tout cas, dans les séries, je vois. Et donc du coup, c'est une idée préconçue qui n'est pas du tout la bonne au final. Parce que dans la pratique courante, alors c'est peut-être aussi l'ambiance bar aux Etats-Unis qui est comme ça.

  • Speaker #1

    Peut-être aussi, alors j'ai pas eu la chance d'aller aux Etats-Unis, mais par exemple tu prends le Buxorle, le bowling. Ils ont une dizaine, une quinzaine de tables, il n'y a pas assez d'espace entre eux. Mais eux ils sont pas là pour développer le billard, ils mettent des billards pour... C'est ça, c'est surtout pour que les gens du bowling, pour qu'ils attendent, ils aillent jouer au billard. Et c'est très bien parce que c'est...

  • Speaker #0

    C'est une petite découverte déjà.

  • Speaker #1

    Il nous faut ces genres de... structures là, si je peux appeler ça des structures qui sont pas des clubs, mais pour mettre des graines. Parce que comme je disais tout à l'heure, on a tous joué au billard dans notre vie. On a joué au billard où ? Soit chez un copain, soit dans un bar, soit au bowling. Et après il y a les curieux comme moi qui font que je vais m'y intéresser.

  • Speaker #0

    Et on ne sait pas. Moi, je rencontre des gens assez régulièrement qui me disent « J'ai joué au billard il y a 20 ans. » Puis en fait, je me dis « Pourquoi pas ? »

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr.

  • Speaker #0

    Donc, ça vient de là. Mais oui, pour être très à l'aise, entre deux billards, il faut deux mètres. Pour être très, très à l'aise. Nous, sur les tournois nationaux, puisqu'on a différents types de tournois, ce qui est préconisé, c'est 1m80. Deux mètres, c'est vraiment… On est des pachards. Voilà, on est confort, on est des pachards. 1m60, ça passe. mais en En dessous d'un mètre soixante entre deux tables, c'est compliqué parce que si on accueille quelqu'un en fauteuil roulant, ça va être compliqué pour lui. Il suffit qu'il y ait deux personnes qui soient grands, costauds. Non, c'est chiant. Il vaut mieux être confort. Oui,

  • Speaker #1

    on est bien d'accord. Ok, très bien. Écoute, j'y vois un peu plus clair sur l'univers du bière. Est-ce que tu as aujourd'hui ce local ? Il y a quelqu'un qui t'offre ce local ? Et est-ce que tu parlais tout à l'heure d'initiation, de faire découvrir cet univers, est-ce que c'est quelque chose que tu aimerais développer plus que dans notre région ?

  • Speaker #0

    Ça se fait déjà. Ça se fait déjà parce qu'on n'est pas le seul club de billard en France. Historiquement, les porteurs du billard en France, si je peux dire ça, c'est le nord de la France et la Bretagne.

  • Speaker #1

    Pourquoi d'ailleurs ?

  • Speaker #0

    Je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas. Si je réfléchis deux secondes, je vais te dire que le nord de la France, parce que c'est proche de l'Angleterre, et que la Bretagne, c'est une région où il n'y a que des bars, et que le billard vient des bars. C'est bête ce que je dis, mais je te dirais historiquement, je te dirais pour ça, la Fédération Française de Billard n'était pas aussi grosse aujourd'hui qu'il y a 20 ans.

  • Speaker #1

    Ah oui ?

  • Speaker #0

    Non, ça a commencé en Afébasse, parce que c'était dans les bars. La Fédé était là, mais n'était pas aussi investie que maintenant. Maintenant, ils ont pris le relais. L'Afébasse se meurt, on va dire, parce que tu as une école de bière qui se crée, etc. Mais oui, je dirais que la Bretagne, parce que les Bretons, on les connaît. Je dirais que c'est pour ça. C'est ça. Déjà, structurer mon club, faire grossir mon club, faire grossir, comme je disais tout à l'heure... Président du comité départemental de billard qui est en cours de construction. Ça va voir le jour dans les semaines, mois qui arrivent. Mais je ne prêche pas que pour ma paroisse. Il est inutile d'avoir un seul club. Ce qui est beau dans le sport, c'est les rivalités. Moi, tous les présidents de clubs de la Vienne, c'est des amis, c'est des copains, on mange ensemble, pas de souci. Par contre, sur la table, je ne te connais pas. Mais c'est très bien d'avoir des rivalités. Tu vois, le week-end dernier, il y avait un tournoi national à Châtellerault. C'est le club de Ingrande qui a organisé ça. C'est des amis, c'est des copains. On les soutient tous, tous les clubs. On était derrière eux, on les soutient. Par contre, là, tu vois, ce week-end, on va faire les finales de district à Bordeaux. Ingrande est là. Si je joue contre eux, il n'y a pas de copains.

  • Speaker #1

    C'est ce qui fait aussi avancer le truc.

  • Speaker #0

    C'est ça. Aujourd'hui, moi, j'ai trois équipes. Demain, j'en ai six. Je ne crache pas dessus. Mais le but, ce n'est pas d'en avoir 15 non plus, de ne pas faire un monopole. c'est bien de moi je fais ma popote dans mon coin et ça se trouve le club d'un grand de s'ivrer des clubs qu'il y a ils font des choses mieux que moi et c'est très bien là aussi on s'inspire des gens donc déjà faire grossir mon club c'est bien faire grossir le billard avec le comité dans le département c'est très bien aussi parce que je pense qu'il y a plein de clubs à se créer et après faire des tournois régionaux nous on a eu l'occasion d'en faire en mois de février faire des tournois nationaux et puis de fil en aiguille c'est une boule de neige

  • Speaker #1

    Écoute, c'est vraiment ce que je te souhaite et j'espère qu'on pourra faire un podcast d'ici quelques mois ou quelques années pour en reparler de ça et faire un petit peu le point sur l'évolution. On va quitter un petit peu le monde du biard et puis aller un petit peu sur des questions un peu plus légères. C'est quoi ton cocktail préféré ? On parlait de biard tout à l'heure et puis de bar.

  • Speaker #0

    Je ne bois pas d'alcool.

  • Speaker #1

    Ouais, on est deux alors.

  • Speaker #0

    Je ne bois pas d'alcool ou très très peu. Je vais être vraiment classique, mais je dirais un mojito. Mais non, je ne bois vraiment pas d'alcool.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu as déjà essayé le... Moi, j'appelle ça le Apple. D'autres appellent ça le Virgin Morito. Mais je l'appelle Apple parce que, à la place forcément de l'alcool, c'est un jus de pomme.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Jus de pomme, sucre roux, menthe, un peu de glaçon. Pourquoi pas un petit peu de cannelle. Et ça te fait un Morito. Il faudrait que tu le demandes à un barman un jour.

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    je ne connaissais pas. Pour moi, c'est le meilleur. Ok. Voilà, c'était une petite intro.

  • Speaker #0

    Je ne connaissais pas du tout.

  • Speaker #1

    Mais on l'appelait Apple, enfin je l'ai appelé Apple parce que du coup, je trouvais ça intéressant parce que c'est un jus de pomme tout simplement. Et puis un peu d'eau pétillante quand même. OK, voilà, c'était la petite... Petit tips cocktail. Ok. Aujourd'hui, si tu as un message à faire passer justement par rapport à ce qu'on s'était dit jusque là, ça serait quoi ?

  • Speaker #0

    Vivez vos rêves. Moi, le club, ça fait 5-6 ans, j'y pense. J'ai jamais l'opportunité de le faire. Puis l'année dernière, je me suis dit en fait...

  • Speaker #1

    Pourquoi attendre ?

  • Speaker #0

    Qu'est-ce qui m'empêche ? de faire un club. Qu'est-ce qui m'empêche ? Rien.

  • Speaker #1

    Rien ? Bah go. Rien, bien sûr.

  • Speaker #0

    Si ça marche, tant mieux. On en parle, plein de projets, etc. Si ça marche pas, j'aurais essayé. Ma reprise d'études, on m'a toujours dit, et surtout aussi, vivez vos rêves et... écouter les bonnes personnes. Moi, mes parents me disaient, reprends tes études. Je disais, 22, 23 ans, c'est bon, les études. Puis un responsable, deux responsables, trois responsables, quatre responsables. Puis à un moment donné, tu te poses chez toi, tu te dis...

  • Speaker #1

    À 20 ans, tu réfléchis libérément.

  • Speaker #0

    Oui, t'as envie de voyager, de machin. T'es plus...

  • Speaker #1

    C'est bon, je suis pas tranquille.

  • Speaker #0

    Mais moi, quand mes parents me le disent, j'avais un peu cette réflexion de, oui, bon, c'est les parents. Puis en fait, quand c'est des personnes extérieures à ta famille qui disent les mêmes choses que tes parents... Tu te poses et tu te dis, attends, ils ne me disent pas ça pour me faire plaisir. Ce n'est pas anodin ce qu'ils me disent. Donc, écouter les bonnes personnes et vivre ses rêves. On n'a qu'une vie, de toute façon. Il faut essayer. Puis si ça marche, tant mieux. Si ça ne marche pas, tant pis.

  • Speaker #1

    Et puis, quand tu apprends à marcher, tu n'as pas réussi à marcher du premier coup. Tu t'es tombé. Non,

  • Speaker #0

    non, il faut. Moi, je pense que c'est important.

  • Speaker #1

    Et aujourd'hui, les personnes qui t'inspirent le plus, c'est qui ?

  • Speaker #0

    Tout horizon confondu ? J'en ai beaucoup hein.

  • Speaker #1

    Et si tu devrais dire, ok, ouais, le number one quoi.

  • Speaker #0

    Number one !

  • Speaker #1

    C'est encore plus compliqué là.

  • Speaker #0

    Ouais, là, number one, je serais incapable. Très hautement, je serais pas capable. Non, des personnes qui m'insurent, j'en ai quand même beaucoup. J'ai mes parents. C'est un peu bateau peut-être de dire ça. C'est pas bateau du tout. Ma maman est malade. Elle a une force qui est exceptionnelle. Ma conjointe, un bout de femme qui est incroyable. J'ai une personne qui s'appelle Gérald qui est comme le frère que j'ai pas eu. C'est mon grand frère, on va dire. Qui lui aussi a une vie que je souhaite à pas beaucoup de personnes, même à personne. Qui a une force, une résilience incroyable. Ça, c'est des personnes qui m'inspirent au quotidien. tu vois Gérald d'ailleurs est mon vice-président, joueur de billard. C'était l'un de mes profs de billard. Enfin, prof entre guillemets. J'allais chez lui les mercredis après-midi. Mon père me déposait avec un... Gérald, tu regardes cette vidéo, avec un papy brossard. Il mange que ça. Il mangeait que ça. Il disait à mon père, ok je donne des cours à Dylan mais par contre il me faut un bout de savane papy brossard. Allez, c'est le deal. Et aujourd'hui c'est comme mon grand frère et c'est mon vice-président et on a des projets ensemble etc. On va dire que personnellement, ces personnes-là m'inspirent. Après, professionnellement, la vision de... Si je pourrais faire le triptyque d'une personne, je dirais la vision de Steve Jobs, quand même. Les idées folles et entrepreneuriales de Musk. Et les investissements de Warren Buffett.

  • Speaker #1

    Je pensais à lui, parce que c'est logique, je me dis, je pense que voilà,

  • Speaker #0

    si demain, après qu'on aime ou qu'on n'aime pas ces personnes, attention, ils ont tous des faces sombres. on va dire, mais on ne peut pas enlever à Jobs ce qu'il a fait. Je pense qu'aujourd'hui, on a la chance d'avoir Tim Cook qui a bien repris le truc de Apple, notamment. Mais Steve Jobs, numériquement, si on est là aujourd'hui...

  • Speaker #1

    Steve Jobs.

  • Speaker #0

    J'ai mangé son nom, Microsoft Bill Gates. Attention. Mais Steve Jobs a fait ce truc de... La capacité qu'Apple a à teaser des choses sans le faire. Très, très fort. C'est très fort. Musk, il est fou.

  • Speaker #1

    Musk, c'est un fou, mais c'est un génie fou.

  • Speaker #0

    Après, il a Asperger, machin, ceci, cela. Mais c'est quand même un mec... Moi, ce qui m'impressionne, c'est qu'il a fait X, PayPal, Tesla, ceci, cela. et ce qui m'impressionne c'est que la NASA je ne sais combien de décennies que ça existe.

  • Speaker #1

    Et le mec, il arrive.

  • Speaker #0

    Et le type, en moins de deux décennies, il envoie une fusée, il la récupère.

  • Speaker #1

    En plus petit, en moins cher, en plus pire.

  • Speaker #0

    En réutilisable. Alors quand il dit, il y a 5, 10 ans, je n'ai plus la temporalité, qu'il dit, on va aller sur Mars, on le prenait pour un fou. Et là, les gens sont en train de dire, en fait, et là, il y a quoi ? La semaine dernière, il n'a pas été prendre deux astronautes dans l'ISS. Il devait partir 9 jours, ils ont duré 9 ans.

  • Speaker #1

    Le gars, il fait un blabla carte.

  • Speaker #0

    Non mais, c'est un fou. attention c'est un génie c'est un fou mais moi ce que j'aime bien avec Musk c'est que le moindre sou qu'il a gagné. Il l'a réinvesti. Et on disait tout à l'heure, vive ses rêves. Il s'est cassé la gueule combien de fois ? Mais aujourd'hui, SpaceX, alors, après, c'est un peu les côtés sombres. Le gouvernement le finance, mais c'est Trump, on sait le rapprochement qu'il a avec. Mais avant que ce soit Trump, il avait un budget d'État pour SpaceX. Je ne sais pas si on se rend compte. Tesla, aujourd'hui, je pense que si on se met à la fenêtre, on va en compter je ne sais combien dans l'heure. En fait, il fait énormément de choses qui font que... On peut dire que bravo monsieur et oui monsieur. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas la personne.

  • Speaker #1

    Tu peux pas nier que c'est quand même un mec extraordinaire. Oui, oui. Il a fait évoluer l'humanité, il a fait évoluer notre façon d'exister, de consommer. Tu parlais tout à l'heure des inventions d'Elon. Il y a aussi Starlink, ces fameux satellites de communication. Enfin bref, non, tu peux pas nier. Mais je suis d'accord avec toi. Après, on apprécie ou on n'apprécie pas.

  • Speaker #0

    Et Warren Buffett, on n'a pas à le présenter, c'est Monsieur Paris, moi j'aime bien dire ça. Lui, il n'est pas dans l'investissement à court terme, malgré qu'il en fait. Mais pareil, visionnaire, mais dans la finance. On voit les investissements qu'il a fait dans les années 80, 90 et aujourd'hui. Voilà que, oui monsieur. Non, non, ces trois personnes-là, je pense que je ne suis pas le seul à y penser. mais elle marche très bien et on sait pourquoi.

  • Speaker #1

    Non, c'est sûr. Et puis pour les gens qui ne connaissent pas ces trois personnes, on vous invite forcément à se regarder un petit peu sur eux et vous allez voir que c'est des gens, à mon avis, qui ont quand même un sens à notre monde aujourd'hui.

  • Speaker #0

    C'est ça pour te poser une question ?

  • Speaker #1

    C'est ça, si.

  • Speaker #0

    Je vais te poser une question. Vas-y,

  • Speaker #1

    merci. La fête, donc du coup,

  • Speaker #0

    la fête c'est pour changer de sujet. Je rebondis sur ce qu'on dit. Demain, tu as le droit à un dîner, un repas, une entre-vous de deux heures avec une personne.

  • Speaker #1

    Mon grand-père.

  • Speaker #0

    Ton grand-père ? Oui. D'accord, pourquoi ?

  • Speaker #1

    Parce que je pense que c'est une des personnes, quand j'étais petit, qui m'a inspiré le plus. Et il est parti avant que j'ai l'âge de 20 ans. vraiment avoir un bon raisonnement, avoir un bon échange avec lui. Et je pense que ça fait partie de ces personnes. Tu sais, on connaît tous des gens. Mon grand-père, lui, il était orphelin. Donc, il a rencontré sa femme. Il a créé sa vie, il a créé son patrimoine, mais il est parti vraiment de zéro, en fait. Et c'est quelque chose qui, à mon sens, a une valeur. Et surtout, je pense qu'il y avait beaucoup de choses à raconter et beaucoup de choses à partager. Mais peut-être que les gens de ma famille n'avaient pas cerné ce génie qu'il avait en lui. Et moi, je trouve que si je devais prendre le temps à échanger avec une personne de ce monde ou de partir, en tout cas ça serait le plus... lui. Parce que je pense qu'il a beaucoup de choses à m'apprendre.

  • Speaker #0

    Ok, très bien.

  • Speaker #1

    Donc écoute, je te retourne la question.

  • Speaker #0

    Parce que moi, du coup,

  • Speaker #1

    j'ai l'immunité.

  • Speaker #0

    Une heure ou un repas avec une personne ? Je dirais Ronius Sullivan. Tu peux me dire qui c'est ? C'est du bière. C'est au snooker. C'est le plus grand champion de tous les temps. Pour un peu situer la personne, quand les experts de notre sport, du snooker, font des classements, ils s'amusent, comme au basket, qui est le goûte. Il y a toujours des classements. Quand tes pairs de ce sport disent on fait un classement mais on ne le met pas dedans.

  • Speaker #1

    Ah oui, il est au-dessus de là-dessus.

  • Speaker #0

    Il est au-dessus de la mêlée. Voilà, c'est qu'il a tous les records. Pour en parler des heures, il a tous les records. Il manque une chose, c'est qu'il est à égalité sur une chose, c'est qu'il a que 7 championnats du monde.

  • Speaker #1

    Voilà,

  • Speaker #0

    il peut faire mieux. Et moi je fais partie des gens et il a… 49 ou 50 ans. Ah oui ? Oui, professionnel à 16 ans. Son papa en prison pour X raisons. Premier tournoi, il gagne, il va en prison, il donne le trophée à son père. Et moi, je fais partie des gens qui pensent que demain, s'il est champion du monde pour la huitième fois, il fait un Drop the Mic. Il a dit, les gars... Il aime battre maintenant. Pourquoi je mangerais avec lui ? Parce que ce n'est même pas question de parler de billard. C'est que tout à l'heure, au tout début, je disais que les grands champions, leur différence, c'est dans la tête. Et lui, il est connu pour que mentalement, ils soient instables. C'est une personne, sur une table, elle tilte toute seule. Elle perd des compétitions pour rien. Mais pour gagner sept championnats du monde, le nombre de trophées, de tournois qu'il a gagnés, il faut que mentalement, tu sois solide. Et moi, c'est juste pour échanger avec lui sur eux. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, il soit aussi haut et aussi fort ?

  • Speaker #1

    Oui, ce n'est pas par hasard.

  • Speaker #0

    Non, il y a une force. C'est une personne, ça me fait rire quand il dit ça, il n'a pas besoin de coach, de coach de jeu. Coach mental, il en a. Préparateur mental, il en a. Mais à qui tu vas apprendre ? Qui tu es pour apprendre à jouer à lui ? C'est une personne. Et c'est une personne... Il a déclaré dans les années 2010 qu'il était droitier. Je serais champion du monde de la main gauche. Ah oui ? Il l'a fait. Il y a eu un reportage sur lui d'Amazon d'ailleurs. Ils lui ont mis un micro pendant un an en 2022 sur sa saison. Et on voit ses préparations, etc. Et des fois, au snooker, c'est worldwide. Ils sont dans le monde entier. Des fois, il prend l'avion, il est dans l'hôtel. Et puis, il appelle le tournoi et il dit non, je n'ai pas envie de jouer. Mentalement, je ne me sens pas, je ne joue pas. Ou des fois, en plein milieu d'un match, il sort la main de son adversaire et il dit « t'as gagné, je m'en vais » . Je suis ailleurs en fait, ça ne sert à rien que je joue.

  • Speaker #1

    Ah, il n'a pas le temps.

  • Speaker #0

    Oui, c'est que maintenant, il joue au billard pour se faire plaisir. Et quand il ne le sent pas, il ne le fait pas. Il ne se force pas. Ce n'est pas parce que c'est le plus grand champion de tous les temps qu'il doit être là à prouver. Et c'est une personne qui est dans les moments clutch. Il est là. Il a une force, une résilience qui est, pour moi, en tant que joueur de billard, incroyable mentalement. Même s'il a des problèmes, entre guillemets, de concentration, etc. Il a une force mentale qui est au-dessus des autres. Et moi, ça m'intéresserait de savoir comment il fait.

  • Speaker #1

    C'est très, très bon. Ça me fait penser, en parallèle, quand tu me parles de ce monsieur, le fait que du coup, quand il n'est pas dans le jeu, inutile d'aller chercher le truc, il sert la main de son adversaire. Il y a une image qui est très forte là-dessus, c'est une course de lièvres, de lévriers, pardon. Et dans la grille de départ, il y a un guépard. Et à un moment où les guépards, enfin les barrières s'ouvrent, les lévriers forcément, enfin les lévriers courent, et le guépard, lui, il s'assoit. Parce qu'en fait, il a compris, tout de suite, il sait que...

  • Speaker #0

    Je ne veux pas m'éplier,

  • Speaker #1

    je ne fais pas de musée. Avec Chouir, les gars, on n'est pas dans la même catégorie. Et ça me fait penser à ça, du coup.

  • Speaker #0

    Et ça, je pense qu'il faut avoir une certaine force mentale pour se l'admettre à soi-même, de dire... En fait...

  • Speaker #1

    Pourquoi ?

  • Speaker #0

    Je peux forcer tout le temps, ça passera pas. Moi ça m'est arrivé dans des compétitions, de me sentir bien, etc. Mais quoi que je fasse sur la table, il n'y a rien qui se passe. Bah c'est quoi le mieux ? C'est de se forcer et pas prendre plaisir ou de dire « bah écoute, j'arrête là, on arrête, ça sert à rien, je me fais du mal, ça sert à rien » . Mais la force mentale qu'il faut pour faire ça,

  • Speaker #1

    voilà. Il faut vraiment savoir s'écouter, il faut savoir avoir une discipline vraiment infaillible pour vraiment dire « ok, c'est bon » .

  • Speaker #0

    C'est ça, et sur le reportage de Ronnie en 2022, d'ailleurs c'est ça qui est beau, c'est qu'ils lui mettent un micro au début de la saison, le type fin de saison est champion du monde. C'était même pas prévu. Et tu le vois quand il gagne la dernière partie, il prend son adversaire dans les bras, un joueur qui s'appelle John Trump, rien à voir avec Trump, rien à voir. Il le prend dans ses bras, et en fait vu qu'il est micro, t'entends la conversation, et il dit je veux plus de ça. C'est terminé, c'est atroce. Les championnats du monde au snooker, c'est un mois. La finale, c'est sur 4 jours, 4 fois 4 heures. T'as 3000 personnes dans la salle, mais en Angleterre, c'est télévisé. Mentalement, la pression, elle est énorme. Et il lui dit, j'ai plus envie de ça. J'arrête. Et Trump lui dit, merci de m'avoir entraîné. Merci d'être toi. Merci pour notre sport. Et en fait, le type, deux mois après, il est redonnant son doigt. C'est bon.

  • Speaker #1

    Oui, mais en même temps, tu te dis, OK, c'est sa vie aussi. Donc, il est pris dedans aussi. C'est la ligne. Mais après, j'imagine que ce n'est pas simple de tenir sur tête du réel. OK, écoute, je vais te donner le mot de la fin. J'ai plein d'autres questions encore, mais du coup, le timing fait que... On doit s'arrêter. Je vais te donner le mot de la fin. Et à la fin de ton mot, je vais prendre mon appareil. Je vais faire des photos de toi si tu es d'accord. Pas de problème. Du coup, je te laisse le mot de la fin.

  • Speaker #0

    Merci pour l'invite, franchement c'était cool, j'avais même pas vu le temps passer, c'était vraiment cool. Petite pensée pour vous, pour vos podcasts, c'est vraiment cool ce que vous faites. Merci à toi. J'espère que vous développez, on va pas dire rapidement, mais le temps fera bien les choses je pense. Et puis pour parler de moi, de mon club, comme on disait, le sujet c'est le local. Et pourquoi pas faire un podcast dans notre salle quand on l'aura.

  • Speaker #1

    Oh écoute...

  • Speaker #0

    Au milieu du joueur de billard.

  • Speaker #1

    C'est pas à tomber dans la réunion.

  • Speaker #0

    Pourquoi pas.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Avec grand plaisir. Écoute, merci beaucoup Dylan. Et puis merci de m'avoir surtout fait connaître ce sport. Et de nous avoir partagé ce moment avec cette belle découverte. Parce que du coup, je ne connaissais pas le tout. Et volontairement, comme je disais tout à l'heure. Le but, alors ok, je sais qu'il y a des gens qui vont dire ouais mais du coup c'est la flemme d'aller chercher. Non, pas du tout, c'est juste une façon de procéder et nous on aime bien faire ça. C'est-à-dire qu'on veut vraiment découvrir en même temps. Et donc merci pour cette découverte. Avec plaisir. Et de nous avoir donné quelques infos sur ce sport. Je vais maintenant prendre mon appareil, je vais faire quelques photos de toi. Et puis après... Pas tout de suite.

  • Speaker #0

    Merci.

Chapters

  • Introduction au podcast et présentation de l'invité

    00:00

  • Présentation de Dylan et son parcours

    00:37

  • Jeu interactif et échanges sur le billard

    03:31

  • Passion pour le billard et son histoire

    04:59

  • Structuration et développement du club de billard

    10:01

  • Objectifs à court et moyen terme du club

    16:00

  • Conclusion et messages inspirants

    20:00

Description

Êtes-vous prêt à découvrir le monde fascinant du billard à Poitiers ? Dans cet épisode de LES QUARTS D'HEURE POITEVINS, nous plongeons dans l'univers passionnant de ce sport souvent méconnu, grâce à notre invité exceptionnel, Dylan, le président dynamique du Poitiers Billard Club. Avec une passion débordante et un parcours atypique, Dylan nous raconte comment il a troqué le graphisme pour la logistique, tout en gardant le billard comme fil conducteur de sa vie.


Élevé dans une famille où le billard était roi, il nous dévoile comment son père a éveillé en lui cet amour du jeu. Mais ce n'est pas tout ! Dylan a récemment décidé de franchir un cap en fondant un club à Poitiers, une initiative audacieuse pour promouvoir le billard dans la région. Il nous parle des différents types de billard, des défis quotidiens auxquels son club fait face, notamment le besoin urgent d'un local, mais aussi de ses ambitions pour l'avenir.


Dans cet épisode, vous découvrirez également l'importance cruciale de la formation et de l'encadrement pour attirer de nouveaux joueurs. Que vous soyez un novice curieux ou un joueur aguerri, Dylan a des conseils précieux à partager pour structurer le billard et le rendre accessible à tous, peu importe l'âge ou le niveau. Imaginez un club où chacun peut s'épanouir, se faire des amis, et surtout, s'amuser autour de ce sport captivant !


Ensemble, nous explorons les projets futurs pour développer le billard à Poitiers et au-delà. Que vous soyez un amateur de billard ou simplement en quête d'inspiration, cet épisode de LES QUARTS D'HEURE POITEVINS est fait pour vous. Laissez-vous emporter par la passion de Dylan et rejoignez-nous dans cette aventure unique qui vise à faire briller le billard sur la scène locale et nationale. Alors, prêts à faire un break ?


Ne manquez pas cet épisode captivant et plein de bonne humeur, où le billard devient bien plus qu'un simple jeu, mais une véritable communauté. Écoutez maintenant et plongez dans l'univers coloré et dynamique du Poitiers Billard Club !



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Transcription

  • Speaker #0

    Mesdames et messieurs, bien le bonjour à toutes et à tous. Bienvenue une fois de plus sur l'écart de Poitvin. L'émission que vous connaissez maintenant est dédiée au Poitevins et au Poitevines. Ce podcast est sponsorisé toujours par l'entreprise Bobine. Donc, bauderie, textile, couture. Donc, ils sont situés 8 avenues de la Libération. Leur site, c'est www.bobinepoitiersfr. Donc, je vous invite à aller les voir. Ils font de très, très belles choses. La preuve étant, regardez-moi ça, d'une beauté, comme dirait l'autre. Bobine aussi ?

  • Speaker #1

    Bobine aussi. Écoutez,

  • Speaker #0

    voilà.

  • Speaker #1

    Tout le bêtement.

  • Speaker #0

    On a fini. Bonne journée. Blague à part. En tout cas, j'ai l'immense plaisir aujourd'hui d'accueillir Dylan. Merci d'être avec nous. Merci de jouer le jeu, de venir parler un petit peu sur les quart d'heure poids de vin. Aujourd'hui, tu es venu, tu as un message en particulier à véhiculer. Mais avant cela, est-ce que tu peux te présenter un petit peu, s'il te plaît, qui tu es ? Et ce que tu fais ? Et après, on abordera sur le sujet principal de pourquoi tu es venu.

  • Speaker #1

    Merci déjà de m'avoir accueilli. Avec grand plaisir. Donc moi c'est Diane, j'ai 28 ans. Professionnellement, je suis en reprise d'études. Je fais deux masters. Master général et master en management de projet. Dans le domaine de la logistique aujourd'hui où je parle. Mais je veux changer de voie et plus aller dans l'événementiel. Donc je finis mes études en juin prochain, juin 2026. Et à côté de ça, je suis président du Poitiers Billard Club. Et fraîchement président du comité départemental de billard dans l'Avion.

  • Speaker #0

    Je vais remondir sur ce que tu disais à l'instant sur le fait que du coup pourquoi ce choix de reconversion dans un premier temps ?

  • Speaker #1

    A la base moi je suis graphiste à la base, quand j'ai eu mon bac j'ai fait mes études au lycée Edouard Branly à Châtellerault Tu connais ?

  • Speaker #0

    Je connais parce qu'en plus on est allé faire les portes ouvertes il y a trois semaines, un truc comme ça, et mon fils veut y aller et veut intégrer justement cette section

  • Speaker #1

    Moi, c'est une autre appellation, c'était production graphique. J'ai eu mon bac et je voulais continuer mes études, mais c'était à Bordeaux. Mes parents n'avaient pas forcément les moyens de m'aider financièrement, etc. Et je ne me voyais pas aller à Bordeaux travailler à côté de l'allié, c'était un peu compliqué. Et après, rentrer sur le marché du travail, il fallait que j'aille sur Paris ou sur Bordeaux, dans les grandes villes. A Poitiers, c'était un peu bouché. J'ai 28 ans, il y a 10-15 ans de ça. donc j'ai travaillé un peu j'ai fait un peu tout et n'importe quoi pour manger pour me payer mon permis déjà payer ma boîte d'or et j'ai mon papa qui est chauffeur livreur lui c'était Géodis sur le Bernis qui m'a fait rentrer pour lever des palettes la nuit et en fait je suis tombé amoureux du milieu de la logistique pendant 7 ans 7-8 ans j'ai travaillé contre un intérim etc et en fait on me disait toujours tu n'as rien à faire en bas il faudrait que tu montes d'échelon mais j'ai pas de diplôme parce que j'ai vécu un diplôme de graphiste. Et donc, à 25 ans, quand on me dit une fois, deux fois, trois fois, et que le quatrième chef me dit, bon Dylan, il va falloir reprendre tes études parce que tu as des capacités pour manager des gens, etc. Donc, j'ai repris un BTS. L'année dernière, j'ai fait un bachelor. Et puis là,

  • Speaker #2

    du coup,

  • Speaker #1

    tant qu'à faire, autant aller au bout. Oui, carrément. Donc, voilà pourquoi j'ai repris mes études. Et puis, je pense que c'est l'un des meilleurs choix que j'ai fait.

  • Speaker #0

    Écoute, on te souhaite des rêves sur ça, évidemment.

  • Speaker #1

    Merci.

  • Speaker #0

    Ok. Juste avant de continuer, on a un petit jeu ici. C'est le jeu Uno que tout le monde connaît. Donc, je vais te donner cinq cartes et en fonction de ces cartes-là, ça te donne des petits tips en jouant pendant le podcast. Et tu les utilises à ta guise, évidemment. Donc, on a le sens inverse. Le sens inverse, c'est que tu me retournes en un change de rôle. Je te pose une question et tu me retournes cette question. On a le numéro 7, où là, on change complètement nos fonctions. C'est-à-dire que c'est toi qui me poses une question, celle que tu veux. Donc, tu prends l'interview grosso modo en main. On a le carte des couleurs. Celle-ci, c'est si tu veux changer de sujet. Je te parle d'un sujet, mais tu n'as rien à secouer. Un truc Elon Musk, là, je n'en veux pas. Et du coup, tu changes de sujet. C'est juste un exemple. Et celle-ci, c'est la carte interdite, enfin celle joker, où du coup je te pose une question, mais voilà, tu n'as pas envie d'y répondre. Et la petite dernière, c'est le plus 2. Le plus 2, c'est si on aborde un sujet et que tu veux justement aller un peu plus en profondeur et tu veux aller un peu plus sur le sujet. Ou si moi, par exemple, il y a un sujet dont on a parlé et que je passe à autre chose, tu me dis non, j'ai envie de continuer un petit peu sur ce sujet-là. Donc ces cinq cartes-là, tu les utilises à ta guise et voilà, comme ça, ça permet d'animer un peu le Très bien,

  • Speaker #1

    stop.

  • Speaker #0

    Donc on va poursuivre. Tu parlais tout à l'heure du coup du biard, mais avant ça, qu'est-ce qui t'anime aujourd'hui ? Qu'est-ce qui te fait réveiller le matin en disant « Ok, là je me lève parce que j'ai ça qui m'anime » .

  • Speaker #1

    C'est pas une bonne question. C'est bateau ce que je veux dire, mais c'est mon club. C'est ma passion depuis 20 ans. Mon père joue au billard dans un bar, il m'a emmené et je suis tombé amoureux de lui. Le fait d'avoir passé le pas il y a un peu moins d'un an d'avoir créé mon club, c'est plein de projets en tête, le comité qui vient de se créer. C'est un peu ça qui m'anime tous les jours.

  • Speaker #0

    Tu parlais tout à l'heure du fait que ça fait 20 ans de pratique de biya. On parlait tout à l'heure un petit peu en off du fait qu'il y a une époque, tu allais dans les bars pour jouer justement au billard. Peux-tu nous parler un petit peu historiquement d'où vient ce sport ? Parce que du coup, il y a peut-être des gens qui ne sont pas au courant, dont moi d'ailleurs. Volontairement, comme vous savez, la D&O Poitvin, c'est qu'on ne cherche pas du tout d'infos. L'idée, c'est d'échanger et d'apprendre en même temps. Donc, moi compris.

  • Speaker #1

    Déjà, pour introduire le billard. nous le billard à Poitiers-Bilbao les bières club dans lesquelles on évolue, c'est le black ball, le bière anglais qu'on retrouve dans les bars avec les boules jaunes, les boules rouges et les boules noires. Il y a quatre types de bières. Il y a donc le black ball, il y a le snooker, c'est ce qu'on voit majoritairement sur Eurosport et qui est une bille rose, une bille noire, c'est un bière à points, c'est un autre bière qui est beaucoup plus grand. Il y a l'américain et il y a le bière carambol, le bière français, c'est un bière où il n'y a pas de poche, c'est un bière où il y a juste trois billes et le but c'est de toucher toutes les billes en un coup. Le billard, ça vient d'Angleterre, du Rom-Uni. En France, c'est quand même très récent comme sport. Quand je dis très récent, c'est à moins de 50 ans, je dirais. Je ne sais pas la date exacte. Donc voilà, ça, c'est le billard. Nous, on est vraiment black ball. On veut s'étendre dans l'avenir dans du snooker parce que c'est ce qui est le plus médiatisé. C'est ce qui est le plus populaire, mais spectaculaire. Parce que c'est vraiment très difficile. La taille d'un billard, je ne sais pas si tu vois. La taille, ça fait... Je crois que c'est 2m10 sur 1m10. Un stonker de diagonale, ça fait 4 mètres. C'est notre discipline, donc nous, on veut s'étendre aussi à ça. Donc voilà, ça, c'est le billard. Moi, je suis tombé dedans, comme je disais tout à l'heure, avec mon papa.

  • Speaker #2

    Et après,

  • Speaker #1

    je suis tombé amoureux de ce sport, parce que ce n'est pas un sport physique. On ne va pas se mentir. Malgré qu'il faut quand même une certaine condition physique, nos grands champions font des footings, ils courent, ils s'entretiennent, parce que... Une compétition ça peut durer, les championnats du monde ça dure 10 jours. 10 jours à jouer 12 heures par jour, si physiquement t'es pas bien. Ça peut être le jeu des tours quoi. Ah bah oui, clairement la lucidité c'est très important. Après c'est un sport très mental. Arriver à un certain niveau de jeu, la différence entre les joueurs c'est dans la tête. C'est pas sur le terrain entre guillemets, sur le terrain, sur le tapis. On sait tous jouer au billard. arriver à un certain niveau ce qui ce qui joue c'est la stratégie c'est la stratégie et le mentalement de faire certaines actions à certains moments qui font que ça bloque l'autre c'est ça les différences entre les bons joueurs et les top joueurs donc moi il y a 20 ans quand j'ai commencé une petite vingtaine d'années mon père m'emmenait dans les bars parce qu'il était joueur de billard il jouait le vendredi soir historiquement et moi il me laissait le mercredi m'entraîner je poussais les billes j'étais content il faisait sa vie et puis je revenais il n'y avait pas de problème Ouais. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'avec tout ce qui se passe, malheureusement, dans le monde dans lequel on vit, laisser un enfant de 8 ans, 10 ans, 12 ans dans un bar, sans surveillance, c'est plus possible. Pour moi, je ne suis pas parent, mais même moi qui suis joueur de billard, je ne laisserai pas mon enfant dans un bar. Ce n'est pas possible. Ce n'est même pas concevable. Donc, il faut structurer les choses. Il faut faire des locales associatives. Moi, à l'époque, quand je prenais des cours, c'était des copains de mon père qui me donnaient des cours, qui m'apprenaient les règles déjà. Je m'apprenais à me mettre en position, à faire des coups. Et aujourd'hui, avec la Fédération Française de billard, la fédé auquel le club est affilié, on doit passer des diplômes. On ne peut pas donner des cours comme ça. Ce n'est pas parce que tu as joué trois fois dans ta vie au billard que tu peux donner des cours.

  • Speaker #0

    C'est structuré.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est structuré. Il faut passer des diplômes. Il y a des diplômes, pour la faire simple, il y a des diplômes de niveau 1. On peut initier les gens au billard. Mais quand demain tu viens dans mon club, tu ne connais pas du tout le billard, je t'apprends déjà les règles. Oui,

  • Speaker #0

    oui,

  • Speaker #1

    je sais ce que tu veux dire. On connaît les gens qui ont été faire des billards entre copains dans des bars et qui inventent des règles. Et toi, tu es à côté et tu te dis que ça n'a jamais existé. C'est les règles maison. Donc déjà, poser le cadre de la position, comment tenir la canne, etc. Ça, c'est l'initiation. C'est le diplôme niveau 1. Après, il y a le diplôme niveau 2 où là, on va commencer à prendre des coups. et après niveau 3, niveau 4 c'est du perfectionnement c'est de l'entraînement quasiment individuel donc voilà c'est le monde du billard c'est un monde très petit on parle de 18 000 licenciés on va dire 20 000 sur 75 millions d'habitants c'est vraiment plus qu'une niche mais il y a beaucoup de joueurs dans la Vienne, il y a beaucoup de joueurs en France et c'est ce qu'on disait tout à l'heure en off j'aime bien dire cette phrase on a toujours joué au biar dans sa vie, moins une fois dans un bar, mais on ne s'y est jamais mis. Et le but de la FED et de mon club, par exemple, sur Poitiers, c'est d'initier les gens et puis d'en refaire des futurs passionnés comme moi depuis 20 ans.

  • Speaker #0

    Tu disais tout à l'heure justement que le biar est une discipline qui est un peu méconnue encore, hélas, mais que, évidemment, ça a aussi sa place au JO, par exemple.

  • Speaker #1

    Oui, le billard dans sa globalité, tout mode de jeu confondu, fait partie des sports olympiques. Et après, comme tout nouveau sport, c'est voué à vote pour que ça aille au JO. Cette année, au JO de Paris, il semble que c'est le breakdance qui nous a remplacés. Mais au moins, on a une discipline olympique. Donc nous, en tant que club ou même fédération, parce qu'au niveau de l'échelle, il y a les clubs, les comités, les ligues et les fédérations. On peut avoir des subventions olympiques parce qu'on est un sport olympique. Donc déjà c'est une belle avance. Oui,

  • Speaker #0

    carrément. Et donc, tu disais, tu as ouvert l'Asso il y a un an à peu près. Oui. Et tu as combien de licenciés aujourd'hui ?

  • Speaker #1

    Là aujourd'hui, j'ai 20 licenciés. Alors ça paraît peu, sauf que dans la Vienne, dans le pool de joueurs de la Vienne, dans le 86, c'est un gros club en un an. Aujourd'hui, les clubs qui se créent, ils ont une équipe. Une équipe c'est minimum 4 joueurs, maximum 8 joueurs, donc on va dire qu'ils sont 6. Je pense à des amis d'Aventon qui ont créé leur club, ils sont 6 joueurs. C'est très bien, mais chacun a ses projets. Moi j'ai un projet de faire une école de billard, développer mon sport. Mes amis d'Aventon par exemple, c'est une bande de copains, ils s'amusent entre eux. Et c'est très bien, et il en faut aussi des clubs comme ça. C'est des mecs qui ne se prennent pas la tête, ils ont joué au niveau comme moi. Et ils jouent, ils s'amusent, ils sont entre copains. Moi j'ai 20 licenciés aujourd'hui. L'année prochaine, je ne sais pas, mais peut-être le double, je pense. Si je n'ai pas le double, ce n'est pas grave. Mais j'ai plusieurs piliers importants dans mon club. Déjà, je voulais une équipe de développement. Aujourd'hui, je n'ai pas de local, de salle de billard pour faire une école, enseigner des cours. Mais j'ai une équipe de développement où aujourd'hui, c'est des jeunes pour qu'ils apprennent le billard. Je leur donne des petits conseils en compétition, etc. Par contre, demain, mon équipe de développement n'est pas cantonnée à des jeunes. Si j'ai des gens qui ont 40-50 ans qui veulent apprendre le billard, c'est du développement aussi. Le billard, il n'y a pas d'âge. Et c'est ça qui est bien aussi. C'est qu'à 7 ans comme à 75 ans, on peut jouer au billard. Ce n'est pas très physique, donc on peut.

  • Speaker #0

    Ok. Et justement, il y a cette question qui me trotte depuis tout à l'heure, c'est que, est-ce que tu as, comme dans tout sport, tu as des prérequis nécessaires pour faire du billard ? C'est une question bête, mais en tout cas...

  • Speaker #1

    Pas du tout. On a du ce qui se développe de plus en plus et ce qu'on veut faire aussi dans le club, on a du handi billard. Ça existe. Il y a deux catégories de handi billard. Il y a le handi debout et le handi fauteuil. Il y a des gens en fauteuil roulant. Je pense à Laurent Bourg qui est de jouer les tours contre qui je me suis entraîné. Il est en fauteuil roulant. Il vous met la misère. Non, mais il n'a rien envie à personne. Son handicap sur certaines situations de jeu fait qu'il est un peu contraignant. Mais très bon joueur et pourtant il en fauteuil. Il y a des gens qui ont des maladies au niveau du dos, on en dit debout. Je pense à notre responsable de ligue, Clément, qui lui a un problème de vision. Je ne veux pas écorcher son handicap, mais il est quasiment aveugle. Il a des lunettes spécialisées. C'est un très bon joueur de billard. Donc non, il n'y a pas de prérequis. On a une femme dans notre ligue, elle a un bras à trophier, elle joue avec une rallonge, elle se débrouille très bien. Donc non, il n'y a vraiment pas de... C'est un peu comme McDonald's, venez comme vous êtes.

  • Speaker #0

    Et en termes de parité justement des licenciés, comment vous vous situez ? Est-ce qu'il y a aussi bien des joueurs féminins que masculins ? Dans le monde du biard,

  • Speaker #1

    j'entends. Dans le monde du biard, il y a plus d'hommes que de femmes. Il y a beaucoup de femmes. Alors, il y a deux typologies, on va dire. Il y a souvent les femmes de joueurs qui, au final, deviennent des joueuses. Et après, il y a des femmes d'elles-mêmes qui jouent. On a, je vais être très chauvin, en France, l'équipe de France féminine. C'est l'Amérique du Monde. Ça fait des années qu'elle roule sur tout le monde. Champion d'Europe, champion du monde. On a Marion Jude qui est notre tête au niveau du monde, parce qu'il y a un circuit pro. Elle est allée au circuit pro femme. Elle a gagné déjà des tournois contre des professionnels en Angleterre. L'Angleterre, c'est le pays du bien.

  • Speaker #0

    C'est là où c'est né.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est là où c'est né, c'est là où sont les meilleurs joueurs, joueurs et joueuses. Et Marion est la meilleure joueuse du monde. Aujourd'hui, championne du monde en titre. ce week-end dernier, je les ai encore vus on a la chance au niveau du Biarcs,

  • Speaker #2

    en femmes championne du monde,

  • Speaker #1

    championne d'Europe en hommes c'est pareil,

  • Speaker #0

    en jeunes c'est pareil la France au niveau de la nation on est quasiment les meilleurs joueurs du monde il y a vraiment un truc hyper important à axer là-dessus ok ok et aujourd'hui tes objectifs à court moyen terme sur ton Ton association, c'est quoi ?

  • Speaker #1

    Court terme, c'est toujours développé. On cherche toujours à grossir. Et ce qui presse beaucoup, c'est d'avoir un local.

  • Speaker #0

    Oui, là, c'est vraiment le point.

  • Speaker #1

    Aujourd'hui, comme je disais, moi, j'ai 20 licenciés. J'ai des licenciés qui cherchent des cours, qui cherchent à se perfectionner. Parce que c'est bien les 2-3 conseils du président ou même des collègues. Parce que je suis président, je dois donner des conseils. mais des collègues, des gens plus expérimentés, parce que le billard, ça monte très petit, tout le monde connaît tout le monde. C'est bien des conseils, mais c'est mieux de le montrer, de l'appliquer, de donner des cours. Le souci, c'est que je n'ai pas de local. Et là, je ne parle que pour mes 20 joueurs, mais j'ai une centaine de joueurs qui attendent à peu près, qui ne m'ont pas dit ouvertement. Mais je sais que si demain, on a un local pour accueillir une salle avec 8 billards, parce que c'est le minimum qu'il nous faut, on a une centaine de joueurs qui t'apprend à la porte pour venir ne serait-ce déjà jouer pour s'entraîner sur des surfaces de jeu. Parce qu'il n'y a rien de pire. On va prendre un joueur de foot, par exemple. Le dimanche, il va jouer en compétition, mais il ne s'est pas entraîné cette semaine. Sur le terrain, il va manquer de performance. Donc oui, l'étape court terme, c'est un local. Pour pouvoir nous développer, développer une école de billard, aller chercher des nouvelles personnes aussi, des CE d'entreprise, faire des initiations, etc. Ça, c'est vraiment... Aujourd'hui, la majorité de mon temps sur le club, c'est de trouver ce local.

  • Speaker #0

    Donc, aux personnes qui nous écoutent, qui nous regardent, si vous avez une solution ou une aide à fournir à Dylan, on vous invite fortement à le contacter pour pouvoir développer ça. D'autant plus que tu faisais un parallèle tout à l'heure au foot. L'avantage du foot, c'est que même si tu ne vois pas t'entraîner au club, tu peux quand même taper la balle un petit peu dans un city, dans un stade, machin. Le biard, si tu n'as pas de biard...

  • Speaker #1

    Bah oui, déjà d'une. Après, en plus, on a un problème dans le problème, si je peux dire ça, c'est que les billards qu'on a dans les bars, qu'on trouve n'importe où dans les bars, en ville par exemple, c'est pas les mêmes surfaces de jeu que chez nous.

  • Speaker #0

    Ah oui,

  • Speaker #1

    c'est déjà par rapport déjà. Voilà, par exemple, en gros dans le billard, il y a, on va dire, trois fédés, mais on va en parler que deux, il y a l'AFEBAS, c'est l'association qui est dans les bars historiquement. L'acronyme, c'est l'association française des exploitants de billards anglais Super League. c'est les billards verts on va dire les tapis verts et nous on est en fédération française de billards donc c'est deux entités bien séparées et nous en FEDE on joue sur un billard avec tapis bleu un tapis un peu plus rapide les tables sont un peu plus difficiles pour rentrer des billes donc en fait on peut s'entraîner dans les bars on va pas s'entraîner dans la même surface et conditions de jeu et c'est ce que malheureusement tout le monde fait et à moins que t'aies un billard chez toi avec les bonnes conditions de jeu les gens s'entraînent sur un ... On va prendre l'exemple du foot sur un stade de foot de 80 mètres de long. Et puis en compétition, ils jouent sur un autre mode. Donc à force, les gens prennent l'habitude. Mais pour s'améliorer, ce n'était pas le top. Et dans la Vienne, moi qui connais tout le monde au niveau du billard, il y a cinq personnes qui ont un billard comme il faut. Cinq personnes, c'est très peu. On ne va pas aller s'amuser, d'aller chez les copains tous les soirs. Les gens ont une vie. Moi, j'ai la chance que mon trésorier, il a un billard chez lui. Et je vais souvent m'entraîner chez lui, il n'y a aucun problème. J'arrive. Mais si je commence à mettre mon école de billard avec 20 personnes dedans, ils vont me dire « bon, c'est chez moi » . Donc voilà, c'est structurer la chose. Et malheureusement, on n'a pas de structure.

  • Speaker #0

    Tu évoquais tout à l'heure la couleur des tapis, le vert et le bleu. Donc j'ai compris, le bleu est plus rapide. Mais pourquoi le choix du vert ? C'est pour la concentration ?

  • Speaker #1

    Honnêtement, je ne sais pas. Je sais que le tapis vert, c'est un tapis en laine. Et le tapis bleu, c'est un tapis en tissu. Après la couleur. est-ce que je suis peut-être esthétique ou peut-être Pour faire ressortir plus les billes, vu que les billes sont jaunes et rouges peut-être. Honnêtement, je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Ok, d'accord. Très bien. Donc du coup là, tu es vraiment dans le besoin de ce local pour pouvoir le développer, pour pouvoir aussi satisfaire cette attente des gens qui sont en train de patienter. Donc ça c'est vraiment un petit peu l'urgence. Et surtout, tu as quand même un atout dans ta besace, c'est que tu me disais tout à l'heure, tu as quand même le Kylian Mbappé du biard.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ce que j'aime bien dire, le monde du biard est très petit, tout le monde connaît tout le monde. Et ce que j'aime bien dire pour les gens qui ne sont pas initiés au biard, C'est que les Kylian Mbappé, les Karim Benzema du football, les grandes stars du football, c'est des connaissances à moi, c'est des amis, je les connais. Yannick Bofils qui est champion du monde en titre, c'est un copain, je le connais. Donc demain on a une salle de billard, je peux faire un événement ou sur un week-end, parce qu'il est prof aussi de billard, on peut donner des cours. Dans quel sport on peut prendre des cours avec le champion du monde en titre ? Assez facilement entre guillemets. C'est très compliqué. Et en plus à poitiers. Je pense que demain, Kylian Mbappé par exemple. Faire un stage à Poitiers, déjà, ça sort de l'imagination. Mais c'est, je ne vais pas dire impossible, parce qu'il y en a un impossible, mais ce n'est pas pensable. Moi, j'ai des copains, Yves Le Long, Alexis Klinka, des grands champions. Je les appelle, ils viennent à Poitiers. Donc déjà, on a cette chance de pouvoir avoir cette proximité avec nos grands champions. Donc ça,

  • Speaker #0

    c'est un gros atout. Ce qui veut aussi forcément dire, pour les personnes qui ont peut-être la crainte, par les décideurs qui peuvent donner un local en disant « Ouais, du coup, ce que vous demandez est peut-être un peu trop grand ou trop ambitieux. » En fait, rien qu'avec cet argument-là, tu peux forcément générer des licenciés assez rapidement. C'est comme le ping-pong qu'on a eu dernièrement, où il y avait beaucoup plus de licenciés qui se sont inscrits parce qu'il y a eu quand même l'événement des JO sur le ping-pong. Et là, en l'occurrence, si tu peux ramener le champion du monde, ça change la donne.

  • Speaker #1

    Faire des stages, faire des showmatchs, on a... La chance qu'on a à Poitiers, c'est qu'on est au milieu de Bordeaux-Paris. Donc au niveau du train, c'est assez facile. On a des champions qui sont à Bordeaux. Maintenant, avec la LGV, ça doit être une heure et quart, une heure vingt de train. Ce n'est pas ce qui manque. Et puis ces personnes-là auxquelles je pense, de leur dire vous venez, vous faites un show match entre vous, d'une, ils vont vouloir le faire. Et de deux, ils savent que c'est pour le bien de notre port.

  • Speaker #0

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Ils ne refuseront pas. Après, les grands champions à faire venir, ils ont un planning aussi, des compétitions, etc. Mais ce n'est pas impossible. C'est beaucoup plus simple que, comme je disais, de faire venir des grands champions de football. Là, c'est très, très facile.

  • Speaker #0

    Ok, d'accord. Donc, du coup, c'est besoin de local. Et du coup, demain, tu as ce local. Comment tu prévois le truc ? Déjà, on revient sur le local. Tu veux ce local situé où ?

  • Speaker #1

    On va dire entre Chasse-Neu et Fontaine-le-Comte, sur la périphérie. À éviter, alors je vais paraître pour quelqu'un de très exigeant, mais en fait, c'est... ça va être simple à comprendre, à éviter par exemple le centre-ville de Poitiers. Parce que demain, si je fais des tournois hebdomadaires avec 32 joueurs qui seront complets, en plein centre-ville de Poitiers, les joueurs ne viendront pas payer le parking. Ça va être très compliqué. Il faut poser sa voiture, prendre le bus, etc. Il faut un truc assez facile d'accès, comme les salles de billard qui sont assez faciles d'accès. Entre Chasse-Neuil et Fontaine, je dirais.

  • Speaker #0

    Plus accessible.

  • Speaker #1

    Voilà, pour pouvoir Poitiers. Si c'est à Chasse-Nuit-Poitou, c'est pas très grave. Les gens, ils sont... Des contacts que j'ai eus et des personnes qui me contactent régulièrement en me disant, ça en est où ta salle ? Ils sont prêts à faire 15-20 minutes de voiture pour venir. Aujourd'hui, ils n'en ont rien. Entre rien et 20 minutes, voilà, c'est entre... Ouais, Chasse-Neuf-Fontaine,

  • Speaker #0

    je dirais. Et donc, du coup, tu as ce local de main, comment tu vois ça ? Déjà, c'est vrai qu'il y a une question, c'est que... Vu que je ne connais pas du tout... Comment est agencée une salle dans un club de billard ? Comment c'est agencé ?

  • Speaker #1

    En général...

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a un code ? Est-ce qu'il y a un agencement spécifique ? Est-ce que les tables de billard doivent être orientées dans une certaine façon ? Je ne connais pas du tout.

  • Speaker #1

    Ok. Alors, non. Il n'y a pas de spécificité. Il y a un confort de jeu, on va dire. Toute salle de billard a son petit coin déjà paperasse, administratif, etc. Parce qu'aujourd'hui, le club est chez moi. C'est bien c'est chez moi mais quand ça va grossir, ce serait bien juste de se dire bon je vais au club, je vais aller au club, je suis dans mon bureau et voilà. C'est pareil, comme toute entreprise, un freelance il commence chez lui et il veut aller avoir un local. Donc déjà juste une petite partie administrative, une petite partie buvette. Alors le but c'est pas de se bourrer la gueule, pas du tout, on ne vend pas d'alcool, on n'a pas le droit avec la FEDE. Et puis même si on aurait le droit, je ne veux pas de ça. Mais une partie de buvette, boire un petit canon. Un petit coquin entre copains en jouant au billard c'est toujours sympa. Et après, les billards il n'y a pas d'agencement je dirais. Il y a un confort de jeu. On parle qu'un billard il faut 25 mètres carrés à peu près. Ok. De surface. En gros, autour du billard il faut... Pour être très large, il faut 2 mètres. Pour vraiment être large. En plus, demain, nous, on veut accueillir du handisport. Donc, si on n'a que 1,50 mètre entre chaque table, déjà, pour des joueurs valides, c'est serré. Si demain, moi, j'ai un joueur en fauteuil roulant, ça ne passe pas. Donc, c'est pour ça que nous, on veut 8 billards. Alors, c'est gros pour commencer, mais avec le recul, on sait qu'il nous faut 8 billards. Un billard, on estime que c'est à peu près 8 joueurs. Moi, dans mon club, j'ai 20 licenciés, donc il me faut 2 billards que pour mes licenciés. Mais tout à l'heure, je disais que j'ai une centaine de joueurs qui sont potentiellement intéressés. Donc le calcul est simple, il m'en faut vite. Ça, c'est le début de la salle. D'ailleurs,

  • Speaker #0

    tiens,

  • Speaker #1

    il y a pas mal de sujets. Hop, il y a pas mal de sujets. Au début, c'est 8 billards. 8 billards, black ball, les billes jaunes et rouges. Pourquoi ? Comme je disais, il y avait les 100 personnes, mes licenciés, les cours.

  • Speaker #2

    Parce que les cours,

  • Speaker #1

    en fait, comme dans toutes les structures qui existent en France, au début, il n'y aura pas beaucoup de monde. C'est normal. Mais après, ça va se savoir. Bien sûr. Et après, il y aura les licenciés qui connaissent, les curieux qui vont venir, qui au final vont prendre une licence. On veut inviter des CE, admettons, un jeudi par mois à venir une soirée. Les billards sont à vous et ça se trouve. En fait, nous, ce qu'on aime bien dire dans le billard, c'est qu'on invite des gens qui ont déjà joué au billard, mais qui ne se sont jamais mis. pour juste planter des graines. La personne ne va peut-être pas prendre une licence ce soir même, mais peut-être que dans six mois, un an, que ce soit chez nous ou dans un autre club, il n'y a pas de souci, ils disent « Ah mais j'ai été jouer ! » Et puis un licencié, un licencié, un licencié, et le bouche-à-oreille fait que ça grossit. donc ça c'est la première étape la deuxième étape c'est de Faire des showmatchs, comme je disais, faire des initiations, du perfectionnement avec des grands champions. Même moi, qui joue depuis 20 ans, qui joue à haut niveau, demain il y a un grand champion qui vient, je suis le premier à passer. Il n'y a aucun problème. Oui,

  • Speaker #0

    c'est normal.

  • Speaker #1

    C'est ta passion, c'est ton jeu,

  • Speaker #0

    tu veux te perfectionner tout le temps.

  • Speaker #1

    La personne est championne du monde. Je ne l'écouterai pas. Et après, le développement de nous dans le club, comme je disais au début du podcast, c'est qu'il y a quatre disciplines. Nous on veut s'étendre, on veut découvrir toutes les disciplines, le snooker notamment, parce que tout genre de blackball veut faire du snooker. Mais ça reste un bout de bois, des boules et des poches, enfin des billes pardon, mais c'est pas du tout le même jeu. On réapprend tout. Moi j'ai 20 ans de billard blackball, quand je joue au snooker j'ai l'impression de commencer quoi. Et c'est frustrant. Mais ce n'est pas les mêmes distances de jeu, ça n'a rien à voir, c'est totalement différent. Le poids des billes, etc. c'est totalement différent. Donc nous on veut aussi développer le snooker, développer l'américain aussi, parce que l'américain c'est un peu le billard showman, je dirais. Il y a une compétition tous les ans qui s'appelle la Moscone Cup, en général c'est l'Europe contre les États-Unis, et c'est le show quoi. Ah oui, c'est le show. C'est comme tout à l'heure en off on parlait des fléchettes, et bien l'ambiance c'est la même. Ah oui, c'est vrai. Ah oui, non mais la salle, elle est divisée en deux. couleur rouge, couleur bleue bleu c'est Europe, rouge c'est Américain USA et la moindre partie qui est mise d'un côté ou de l'autre ça se chambre, c'est mon enfant et ça sur le but et ça c'est un peu le billard showman on va dire nous on veut développer dans du long terme on veut développer toutes ces facettes du billard ça c'est le but de notre salle et après faire des compétitions hebdomadaires. Et puis voilà, je pense que déjà, il y aura assez de boulot.

  • Speaker #0

    Mais tu vois, je rebondis sur ce que tu disais à tout à l'heure sur les distances entre les tables. C'est vrai que dans les séries américaines, on voit souvent les tables les unes à côté des autres, mais finalement, il n'y a pas tant d'espace que ça. En tout cas, dans les séries, je vois. Et donc du coup, c'est une idée préconçue qui n'est pas du tout la bonne au final. Parce que dans la pratique courante, alors c'est peut-être aussi l'ambiance bar aux Etats-Unis qui est comme ça.

  • Speaker #1

    Peut-être aussi, alors j'ai pas eu la chance d'aller aux Etats-Unis, mais par exemple tu prends le Buxorle, le bowling. Ils ont une dizaine, une quinzaine de tables, il n'y a pas assez d'espace entre eux. Mais eux ils sont pas là pour développer le billard, ils mettent des billards pour... C'est ça, c'est surtout pour que les gens du bowling, pour qu'ils attendent, ils aillent jouer au billard. Et c'est très bien parce que c'est...

  • Speaker #0

    C'est une petite découverte déjà.

  • Speaker #1

    Il nous faut ces genres de... structures là, si je peux appeler ça des structures qui sont pas des clubs, mais pour mettre des graines. Parce que comme je disais tout à l'heure, on a tous joué au billard dans notre vie. On a joué au billard où ? Soit chez un copain, soit dans un bar, soit au bowling. Et après il y a les curieux comme moi qui font que je vais m'y intéresser.

  • Speaker #0

    Et on ne sait pas. Moi, je rencontre des gens assez régulièrement qui me disent « J'ai joué au billard il y a 20 ans. » Puis en fait, je me dis « Pourquoi pas ? »

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr.

  • Speaker #0

    Donc, ça vient de là. Mais oui, pour être très à l'aise, entre deux billards, il faut deux mètres. Pour être très, très à l'aise. Nous, sur les tournois nationaux, puisqu'on a différents types de tournois, ce qui est préconisé, c'est 1m80. Deux mètres, c'est vraiment… On est des pachards. Voilà, on est confort, on est des pachards. 1m60, ça passe. mais en En dessous d'un mètre soixante entre deux tables, c'est compliqué parce que si on accueille quelqu'un en fauteuil roulant, ça va être compliqué pour lui. Il suffit qu'il y ait deux personnes qui soient grands, costauds. Non, c'est chiant. Il vaut mieux être confort. Oui,

  • Speaker #1

    on est bien d'accord. Ok, très bien. Écoute, j'y vois un peu plus clair sur l'univers du bière. Est-ce que tu as aujourd'hui ce local ? Il y a quelqu'un qui t'offre ce local ? Et est-ce que tu parlais tout à l'heure d'initiation, de faire découvrir cet univers, est-ce que c'est quelque chose que tu aimerais développer plus que dans notre région ?

  • Speaker #0

    Ça se fait déjà. Ça se fait déjà parce qu'on n'est pas le seul club de billard en France. Historiquement, les porteurs du billard en France, si je peux dire ça, c'est le nord de la France et la Bretagne.

  • Speaker #1

    Pourquoi d'ailleurs ?

  • Speaker #0

    Je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas. Si je réfléchis deux secondes, je vais te dire que le nord de la France, parce que c'est proche de l'Angleterre, et que la Bretagne, c'est une région où il n'y a que des bars, et que le billard vient des bars. C'est bête ce que je dis, mais je te dirais historiquement, je te dirais pour ça, la Fédération Française de Billard n'était pas aussi grosse aujourd'hui qu'il y a 20 ans.

  • Speaker #1

    Ah oui ?

  • Speaker #0

    Non, ça a commencé en Afébasse, parce que c'était dans les bars. La Fédé était là, mais n'était pas aussi investie que maintenant. Maintenant, ils ont pris le relais. L'Afébasse se meurt, on va dire, parce que tu as une école de bière qui se crée, etc. Mais oui, je dirais que la Bretagne, parce que les Bretons, on les connaît. Je dirais que c'est pour ça. C'est ça. Déjà, structurer mon club, faire grossir mon club, faire grossir, comme je disais tout à l'heure... Président du comité départemental de billard qui est en cours de construction. Ça va voir le jour dans les semaines, mois qui arrivent. Mais je ne prêche pas que pour ma paroisse. Il est inutile d'avoir un seul club. Ce qui est beau dans le sport, c'est les rivalités. Moi, tous les présidents de clubs de la Vienne, c'est des amis, c'est des copains, on mange ensemble, pas de souci. Par contre, sur la table, je ne te connais pas. Mais c'est très bien d'avoir des rivalités. Tu vois, le week-end dernier, il y avait un tournoi national à Châtellerault. C'est le club de Ingrande qui a organisé ça. C'est des amis, c'est des copains. On les soutient tous, tous les clubs. On était derrière eux, on les soutient. Par contre, là, tu vois, ce week-end, on va faire les finales de district à Bordeaux. Ingrande est là. Si je joue contre eux, il n'y a pas de copains.

  • Speaker #1

    C'est ce qui fait aussi avancer le truc.

  • Speaker #0

    C'est ça. Aujourd'hui, moi, j'ai trois équipes. Demain, j'en ai six. Je ne crache pas dessus. Mais le but, ce n'est pas d'en avoir 15 non plus, de ne pas faire un monopole. c'est bien de moi je fais ma popote dans mon coin et ça se trouve le club d'un grand de s'ivrer des clubs qu'il y a ils font des choses mieux que moi et c'est très bien là aussi on s'inspire des gens donc déjà faire grossir mon club c'est bien faire grossir le billard avec le comité dans le département c'est très bien aussi parce que je pense qu'il y a plein de clubs à se créer et après faire des tournois régionaux nous on a eu l'occasion d'en faire en mois de février faire des tournois nationaux et puis de fil en aiguille c'est une boule de neige

  • Speaker #1

    Écoute, c'est vraiment ce que je te souhaite et j'espère qu'on pourra faire un podcast d'ici quelques mois ou quelques années pour en reparler de ça et faire un petit peu le point sur l'évolution. On va quitter un petit peu le monde du biard et puis aller un petit peu sur des questions un peu plus légères. C'est quoi ton cocktail préféré ? On parlait de biard tout à l'heure et puis de bar.

  • Speaker #0

    Je ne bois pas d'alcool.

  • Speaker #1

    Ouais, on est deux alors.

  • Speaker #0

    Je ne bois pas d'alcool ou très très peu. Je vais être vraiment classique, mais je dirais un mojito. Mais non, je ne bois vraiment pas d'alcool.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu as déjà essayé le... Moi, j'appelle ça le Apple. D'autres appellent ça le Virgin Morito. Mais je l'appelle Apple parce que, à la place forcément de l'alcool, c'est un jus de pomme.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Jus de pomme, sucre roux, menthe, un peu de glaçon. Pourquoi pas un petit peu de cannelle. Et ça te fait un Morito. Il faudrait que tu le demandes à un barman un jour.

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    je ne connaissais pas. Pour moi, c'est le meilleur. Ok. Voilà, c'était une petite intro.

  • Speaker #0

    Je ne connaissais pas du tout.

  • Speaker #1

    Mais on l'appelait Apple, enfin je l'ai appelé Apple parce que du coup, je trouvais ça intéressant parce que c'est un jus de pomme tout simplement. Et puis un peu d'eau pétillante quand même. OK, voilà, c'était la petite... Petit tips cocktail. Ok. Aujourd'hui, si tu as un message à faire passer justement par rapport à ce qu'on s'était dit jusque là, ça serait quoi ?

  • Speaker #0

    Vivez vos rêves. Moi, le club, ça fait 5-6 ans, j'y pense. J'ai jamais l'opportunité de le faire. Puis l'année dernière, je me suis dit en fait...

  • Speaker #1

    Pourquoi attendre ?

  • Speaker #0

    Qu'est-ce qui m'empêche ? de faire un club. Qu'est-ce qui m'empêche ? Rien.

  • Speaker #1

    Rien ? Bah go. Rien, bien sûr.

  • Speaker #0

    Si ça marche, tant mieux. On en parle, plein de projets, etc. Si ça marche pas, j'aurais essayé. Ma reprise d'études, on m'a toujours dit, et surtout aussi, vivez vos rêves et... écouter les bonnes personnes. Moi, mes parents me disaient, reprends tes études. Je disais, 22, 23 ans, c'est bon, les études. Puis un responsable, deux responsables, trois responsables, quatre responsables. Puis à un moment donné, tu te poses chez toi, tu te dis...

  • Speaker #1

    À 20 ans, tu réfléchis libérément.

  • Speaker #0

    Oui, t'as envie de voyager, de machin. T'es plus...

  • Speaker #1

    C'est bon, je suis pas tranquille.

  • Speaker #0

    Mais moi, quand mes parents me le disent, j'avais un peu cette réflexion de, oui, bon, c'est les parents. Puis en fait, quand c'est des personnes extérieures à ta famille qui disent les mêmes choses que tes parents... Tu te poses et tu te dis, attends, ils ne me disent pas ça pour me faire plaisir. Ce n'est pas anodin ce qu'ils me disent. Donc, écouter les bonnes personnes et vivre ses rêves. On n'a qu'une vie, de toute façon. Il faut essayer. Puis si ça marche, tant mieux. Si ça ne marche pas, tant pis.

  • Speaker #1

    Et puis, quand tu apprends à marcher, tu n'as pas réussi à marcher du premier coup. Tu t'es tombé. Non,

  • Speaker #0

    non, il faut. Moi, je pense que c'est important.

  • Speaker #1

    Et aujourd'hui, les personnes qui t'inspirent le plus, c'est qui ?

  • Speaker #0

    Tout horizon confondu ? J'en ai beaucoup hein.

  • Speaker #1

    Et si tu devrais dire, ok, ouais, le number one quoi.

  • Speaker #0

    Number one !

  • Speaker #1

    C'est encore plus compliqué là.

  • Speaker #0

    Ouais, là, number one, je serais incapable. Très hautement, je serais pas capable. Non, des personnes qui m'insurent, j'en ai quand même beaucoup. J'ai mes parents. C'est un peu bateau peut-être de dire ça. C'est pas bateau du tout. Ma maman est malade. Elle a une force qui est exceptionnelle. Ma conjointe, un bout de femme qui est incroyable. J'ai une personne qui s'appelle Gérald qui est comme le frère que j'ai pas eu. C'est mon grand frère, on va dire. Qui lui aussi a une vie que je souhaite à pas beaucoup de personnes, même à personne. Qui a une force, une résilience incroyable. Ça, c'est des personnes qui m'inspirent au quotidien. tu vois Gérald d'ailleurs est mon vice-président, joueur de billard. C'était l'un de mes profs de billard. Enfin, prof entre guillemets. J'allais chez lui les mercredis après-midi. Mon père me déposait avec un... Gérald, tu regardes cette vidéo, avec un papy brossard. Il mange que ça. Il mangeait que ça. Il disait à mon père, ok je donne des cours à Dylan mais par contre il me faut un bout de savane papy brossard. Allez, c'est le deal. Et aujourd'hui c'est comme mon grand frère et c'est mon vice-président et on a des projets ensemble etc. On va dire que personnellement, ces personnes-là m'inspirent. Après, professionnellement, la vision de... Si je pourrais faire le triptyque d'une personne, je dirais la vision de Steve Jobs, quand même. Les idées folles et entrepreneuriales de Musk. Et les investissements de Warren Buffett.

  • Speaker #1

    Je pensais à lui, parce que c'est logique, je me dis, je pense que voilà,

  • Speaker #0

    si demain, après qu'on aime ou qu'on n'aime pas ces personnes, attention, ils ont tous des faces sombres. on va dire, mais on ne peut pas enlever à Jobs ce qu'il a fait. Je pense qu'aujourd'hui, on a la chance d'avoir Tim Cook qui a bien repris le truc de Apple, notamment. Mais Steve Jobs, numériquement, si on est là aujourd'hui...

  • Speaker #1

    Steve Jobs.

  • Speaker #0

    J'ai mangé son nom, Microsoft Bill Gates. Attention. Mais Steve Jobs a fait ce truc de... La capacité qu'Apple a à teaser des choses sans le faire. Très, très fort. C'est très fort. Musk, il est fou.

  • Speaker #1

    Musk, c'est un fou, mais c'est un génie fou.

  • Speaker #0

    Après, il a Asperger, machin, ceci, cela. Mais c'est quand même un mec... Moi, ce qui m'impressionne, c'est qu'il a fait X, PayPal, Tesla, ceci, cela. et ce qui m'impressionne c'est que la NASA je ne sais combien de décennies que ça existe.

  • Speaker #1

    Et le mec, il arrive.

  • Speaker #0

    Et le type, en moins de deux décennies, il envoie une fusée, il la récupère.

  • Speaker #1

    En plus petit, en moins cher, en plus pire.

  • Speaker #0

    En réutilisable. Alors quand il dit, il y a 5, 10 ans, je n'ai plus la temporalité, qu'il dit, on va aller sur Mars, on le prenait pour un fou. Et là, les gens sont en train de dire, en fait, et là, il y a quoi ? La semaine dernière, il n'a pas été prendre deux astronautes dans l'ISS. Il devait partir 9 jours, ils ont duré 9 ans.

  • Speaker #1

    Le gars, il fait un blabla carte.

  • Speaker #0

    Non mais, c'est un fou. attention c'est un génie c'est un fou mais moi ce que j'aime bien avec Musk c'est que le moindre sou qu'il a gagné. Il l'a réinvesti. Et on disait tout à l'heure, vive ses rêves. Il s'est cassé la gueule combien de fois ? Mais aujourd'hui, SpaceX, alors, après, c'est un peu les côtés sombres. Le gouvernement le finance, mais c'est Trump, on sait le rapprochement qu'il a avec. Mais avant que ce soit Trump, il avait un budget d'État pour SpaceX. Je ne sais pas si on se rend compte. Tesla, aujourd'hui, je pense que si on se met à la fenêtre, on va en compter je ne sais combien dans l'heure. En fait, il fait énormément de choses qui font que... On peut dire que bravo monsieur et oui monsieur. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas la personne.

  • Speaker #1

    Tu peux pas nier que c'est quand même un mec extraordinaire. Oui, oui. Il a fait évoluer l'humanité, il a fait évoluer notre façon d'exister, de consommer. Tu parlais tout à l'heure des inventions d'Elon. Il y a aussi Starlink, ces fameux satellites de communication. Enfin bref, non, tu peux pas nier. Mais je suis d'accord avec toi. Après, on apprécie ou on n'apprécie pas.

  • Speaker #0

    Et Warren Buffett, on n'a pas à le présenter, c'est Monsieur Paris, moi j'aime bien dire ça. Lui, il n'est pas dans l'investissement à court terme, malgré qu'il en fait. Mais pareil, visionnaire, mais dans la finance. On voit les investissements qu'il a fait dans les années 80, 90 et aujourd'hui. Voilà que, oui monsieur. Non, non, ces trois personnes-là, je pense que je ne suis pas le seul à y penser. mais elle marche très bien et on sait pourquoi.

  • Speaker #1

    Non, c'est sûr. Et puis pour les gens qui ne connaissent pas ces trois personnes, on vous invite forcément à se regarder un petit peu sur eux et vous allez voir que c'est des gens, à mon avis, qui ont quand même un sens à notre monde aujourd'hui.

  • Speaker #0

    C'est ça pour te poser une question ?

  • Speaker #1

    C'est ça, si.

  • Speaker #0

    Je vais te poser une question. Vas-y,

  • Speaker #1

    merci. La fête, donc du coup,

  • Speaker #0

    la fête c'est pour changer de sujet. Je rebondis sur ce qu'on dit. Demain, tu as le droit à un dîner, un repas, une entre-vous de deux heures avec une personne.

  • Speaker #1

    Mon grand-père.

  • Speaker #0

    Ton grand-père ? Oui. D'accord, pourquoi ?

  • Speaker #1

    Parce que je pense que c'est une des personnes, quand j'étais petit, qui m'a inspiré le plus. Et il est parti avant que j'ai l'âge de 20 ans. vraiment avoir un bon raisonnement, avoir un bon échange avec lui. Et je pense que ça fait partie de ces personnes. Tu sais, on connaît tous des gens. Mon grand-père, lui, il était orphelin. Donc, il a rencontré sa femme. Il a créé sa vie, il a créé son patrimoine, mais il est parti vraiment de zéro, en fait. Et c'est quelque chose qui, à mon sens, a une valeur. Et surtout, je pense qu'il y avait beaucoup de choses à raconter et beaucoup de choses à partager. Mais peut-être que les gens de ma famille n'avaient pas cerné ce génie qu'il avait en lui. Et moi, je trouve que si je devais prendre le temps à échanger avec une personne de ce monde ou de partir, en tout cas ça serait le plus... lui. Parce que je pense qu'il a beaucoup de choses à m'apprendre.

  • Speaker #0

    Ok, très bien.

  • Speaker #1

    Donc écoute, je te retourne la question.

  • Speaker #0

    Parce que moi, du coup,

  • Speaker #1

    j'ai l'immunité.

  • Speaker #0

    Une heure ou un repas avec une personne ? Je dirais Ronius Sullivan. Tu peux me dire qui c'est ? C'est du bière. C'est au snooker. C'est le plus grand champion de tous les temps. Pour un peu situer la personne, quand les experts de notre sport, du snooker, font des classements, ils s'amusent, comme au basket, qui est le goûte. Il y a toujours des classements. Quand tes pairs de ce sport disent on fait un classement mais on ne le met pas dedans.

  • Speaker #1

    Ah oui, il est au-dessus de là-dessus.

  • Speaker #0

    Il est au-dessus de la mêlée. Voilà, c'est qu'il a tous les records. Pour en parler des heures, il a tous les records. Il manque une chose, c'est qu'il est à égalité sur une chose, c'est qu'il a que 7 championnats du monde.

  • Speaker #1

    Voilà,

  • Speaker #0

    il peut faire mieux. Et moi je fais partie des gens et il a… 49 ou 50 ans. Ah oui ? Oui, professionnel à 16 ans. Son papa en prison pour X raisons. Premier tournoi, il gagne, il va en prison, il donne le trophée à son père. Et moi, je fais partie des gens qui pensent que demain, s'il est champion du monde pour la huitième fois, il fait un Drop the Mic. Il a dit, les gars... Il aime battre maintenant. Pourquoi je mangerais avec lui ? Parce que ce n'est même pas question de parler de billard. C'est que tout à l'heure, au tout début, je disais que les grands champions, leur différence, c'est dans la tête. Et lui, il est connu pour que mentalement, ils soient instables. C'est une personne, sur une table, elle tilte toute seule. Elle perd des compétitions pour rien. Mais pour gagner sept championnats du monde, le nombre de trophées, de tournois qu'il a gagnés, il faut que mentalement, tu sois solide. Et moi, c'est juste pour échanger avec lui sur eux. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, il soit aussi haut et aussi fort ?

  • Speaker #1

    Oui, ce n'est pas par hasard.

  • Speaker #0

    Non, il y a une force. C'est une personne, ça me fait rire quand il dit ça, il n'a pas besoin de coach, de coach de jeu. Coach mental, il en a. Préparateur mental, il en a. Mais à qui tu vas apprendre ? Qui tu es pour apprendre à jouer à lui ? C'est une personne. Et c'est une personne... Il a déclaré dans les années 2010 qu'il était droitier. Je serais champion du monde de la main gauche. Ah oui ? Il l'a fait. Il y a eu un reportage sur lui d'Amazon d'ailleurs. Ils lui ont mis un micro pendant un an en 2022 sur sa saison. Et on voit ses préparations, etc. Et des fois, au snooker, c'est worldwide. Ils sont dans le monde entier. Des fois, il prend l'avion, il est dans l'hôtel. Et puis, il appelle le tournoi et il dit non, je n'ai pas envie de jouer. Mentalement, je ne me sens pas, je ne joue pas. Ou des fois, en plein milieu d'un match, il sort la main de son adversaire et il dit « t'as gagné, je m'en vais » . Je suis ailleurs en fait, ça ne sert à rien que je joue.

  • Speaker #1

    Ah, il n'a pas le temps.

  • Speaker #0

    Oui, c'est que maintenant, il joue au billard pour se faire plaisir. Et quand il ne le sent pas, il ne le fait pas. Il ne se force pas. Ce n'est pas parce que c'est le plus grand champion de tous les temps qu'il doit être là à prouver. Et c'est une personne qui est dans les moments clutch. Il est là. Il a une force, une résilience qui est, pour moi, en tant que joueur de billard, incroyable mentalement. Même s'il a des problèmes, entre guillemets, de concentration, etc. Il a une force mentale qui est au-dessus des autres. Et moi, ça m'intéresserait de savoir comment il fait.

  • Speaker #1

    C'est très, très bon. Ça me fait penser, en parallèle, quand tu me parles de ce monsieur, le fait que du coup, quand il n'est pas dans le jeu, inutile d'aller chercher le truc, il sert la main de son adversaire. Il y a une image qui est très forte là-dessus, c'est une course de lièvres, de lévriers, pardon. Et dans la grille de départ, il y a un guépard. Et à un moment où les guépards, enfin les barrières s'ouvrent, les lévriers forcément, enfin les lévriers courent, et le guépard, lui, il s'assoit. Parce qu'en fait, il a compris, tout de suite, il sait que...

  • Speaker #0

    Je ne veux pas m'éplier,

  • Speaker #1

    je ne fais pas de musée. Avec Chouir, les gars, on n'est pas dans la même catégorie. Et ça me fait penser à ça, du coup.

  • Speaker #0

    Et ça, je pense qu'il faut avoir une certaine force mentale pour se l'admettre à soi-même, de dire... En fait...

  • Speaker #1

    Pourquoi ?

  • Speaker #0

    Je peux forcer tout le temps, ça passera pas. Moi ça m'est arrivé dans des compétitions, de me sentir bien, etc. Mais quoi que je fasse sur la table, il n'y a rien qui se passe. Bah c'est quoi le mieux ? C'est de se forcer et pas prendre plaisir ou de dire « bah écoute, j'arrête là, on arrête, ça sert à rien, je me fais du mal, ça sert à rien » . Mais la force mentale qu'il faut pour faire ça,

  • Speaker #1

    voilà. Il faut vraiment savoir s'écouter, il faut savoir avoir une discipline vraiment infaillible pour vraiment dire « ok, c'est bon » .

  • Speaker #0

    C'est ça, et sur le reportage de Ronnie en 2022, d'ailleurs c'est ça qui est beau, c'est qu'ils lui mettent un micro au début de la saison, le type fin de saison est champion du monde. C'était même pas prévu. Et tu le vois quand il gagne la dernière partie, il prend son adversaire dans les bras, un joueur qui s'appelle John Trump, rien à voir avec Trump, rien à voir. Il le prend dans ses bras, et en fait vu qu'il est micro, t'entends la conversation, et il dit je veux plus de ça. C'est terminé, c'est atroce. Les championnats du monde au snooker, c'est un mois. La finale, c'est sur 4 jours, 4 fois 4 heures. T'as 3000 personnes dans la salle, mais en Angleterre, c'est télévisé. Mentalement, la pression, elle est énorme. Et il lui dit, j'ai plus envie de ça. J'arrête. Et Trump lui dit, merci de m'avoir entraîné. Merci d'être toi. Merci pour notre sport. Et en fait, le type, deux mois après, il est redonnant son doigt. C'est bon.

  • Speaker #1

    Oui, mais en même temps, tu te dis, OK, c'est sa vie aussi. Donc, il est pris dedans aussi. C'est la ligne. Mais après, j'imagine que ce n'est pas simple de tenir sur tête du réel. OK, écoute, je vais te donner le mot de la fin. J'ai plein d'autres questions encore, mais du coup, le timing fait que... On doit s'arrêter. Je vais te donner le mot de la fin. Et à la fin de ton mot, je vais prendre mon appareil. Je vais faire des photos de toi si tu es d'accord. Pas de problème. Du coup, je te laisse le mot de la fin.

  • Speaker #0

    Merci pour l'invite, franchement c'était cool, j'avais même pas vu le temps passer, c'était vraiment cool. Petite pensée pour vous, pour vos podcasts, c'est vraiment cool ce que vous faites. Merci à toi. J'espère que vous développez, on va pas dire rapidement, mais le temps fera bien les choses je pense. Et puis pour parler de moi, de mon club, comme on disait, le sujet c'est le local. Et pourquoi pas faire un podcast dans notre salle quand on l'aura.

  • Speaker #1

    Oh écoute...

  • Speaker #0

    Au milieu du joueur de billard.

  • Speaker #1

    C'est pas à tomber dans la réunion.

  • Speaker #0

    Pourquoi pas.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Avec grand plaisir. Écoute, merci beaucoup Dylan. Et puis merci de m'avoir surtout fait connaître ce sport. Et de nous avoir partagé ce moment avec cette belle découverte. Parce que du coup, je ne connaissais pas le tout. Et volontairement, comme je disais tout à l'heure. Le but, alors ok, je sais qu'il y a des gens qui vont dire ouais mais du coup c'est la flemme d'aller chercher. Non, pas du tout, c'est juste une façon de procéder et nous on aime bien faire ça. C'est-à-dire qu'on veut vraiment découvrir en même temps. Et donc merci pour cette découverte. Avec plaisir. Et de nous avoir donné quelques infos sur ce sport. Je vais maintenant prendre mon appareil, je vais faire quelques photos de toi. Et puis après... Pas tout de suite.

  • Speaker #0

    Merci.

Chapters

  • Introduction au podcast et présentation de l'invité

    00:00

  • Présentation de Dylan et son parcours

    00:37

  • Jeu interactif et échanges sur le billard

    03:31

  • Passion pour le billard et son histoire

    04:59

  • Structuration et développement du club de billard

    10:01

  • Objectifs à court et moyen terme du club

    16:00

  • Conclusion et messages inspirants

    20:00

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Description

Êtes-vous prêt à découvrir le monde fascinant du billard à Poitiers ? Dans cet épisode de LES QUARTS D'HEURE POITEVINS, nous plongeons dans l'univers passionnant de ce sport souvent méconnu, grâce à notre invité exceptionnel, Dylan, le président dynamique du Poitiers Billard Club. Avec une passion débordante et un parcours atypique, Dylan nous raconte comment il a troqué le graphisme pour la logistique, tout en gardant le billard comme fil conducteur de sa vie.


Élevé dans une famille où le billard était roi, il nous dévoile comment son père a éveillé en lui cet amour du jeu. Mais ce n'est pas tout ! Dylan a récemment décidé de franchir un cap en fondant un club à Poitiers, une initiative audacieuse pour promouvoir le billard dans la région. Il nous parle des différents types de billard, des défis quotidiens auxquels son club fait face, notamment le besoin urgent d'un local, mais aussi de ses ambitions pour l'avenir.


Dans cet épisode, vous découvrirez également l'importance cruciale de la formation et de l'encadrement pour attirer de nouveaux joueurs. Que vous soyez un novice curieux ou un joueur aguerri, Dylan a des conseils précieux à partager pour structurer le billard et le rendre accessible à tous, peu importe l'âge ou le niveau. Imaginez un club où chacun peut s'épanouir, se faire des amis, et surtout, s'amuser autour de ce sport captivant !


Ensemble, nous explorons les projets futurs pour développer le billard à Poitiers et au-delà. Que vous soyez un amateur de billard ou simplement en quête d'inspiration, cet épisode de LES QUARTS D'HEURE POITEVINS est fait pour vous. Laissez-vous emporter par la passion de Dylan et rejoignez-nous dans cette aventure unique qui vise à faire briller le billard sur la scène locale et nationale. Alors, prêts à faire un break ?


Ne manquez pas cet épisode captivant et plein de bonne humeur, où le billard devient bien plus qu'un simple jeu, mais une véritable communauté. Écoutez maintenant et plongez dans l'univers coloré et dynamique du Poitiers Billard Club !



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Transcription

  • Speaker #0

    Mesdames et messieurs, bien le bonjour à toutes et à tous. Bienvenue une fois de plus sur l'écart de Poitvin. L'émission que vous connaissez maintenant est dédiée au Poitevins et au Poitevines. Ce podcast est sponsorisé toujours par l'entreprise Bobine. Donc, bauderie, textile, couture. Donc, ils sont situés 8 avenues de la Libération. Leur site, c'est www.bobinepoitiersfr. Donc, je vous invite à aller les voir. Ils font de très, très belles choses. La preuve étant, regardez-moi ça, d'une beauté, comme dirait l'autre. Bobine aussi ?

  • Speaker #1

    Bobine aussi. Écoutez,

  • Speaker #0

    voilà.

  • Speaker #1

    Tout le bêtement.

  • Speaker #0

    On a fini. Bonne journée. Blague à part. En tout cas, j'ai l'immense plaisir aujourd'hui d'accueillir Dylan. Merci d'être avec nous. Merci de jouer le jeu, de venir parler un petit peu sur les quart d'heure poids de vin. Aujourd'hui, tu es venu, tu as un message en particulier à véhiculer. Mais avant cela, est-ce que tu peux te présenter un petit peu, s'il te plaît, qui tu es ? Et ce que tu fais ? Et après, on abordera sur le sujet principal de pourquoi tu es venu.

  • Speaker #1

    Merci déjà de m'avoir accueilli. Avec grand plaisir. Donc moi c'est Diane, j'ai 28 ans. Professionnellement, je suis en reprise d'études. Je fais deux masters. Master général et master en management de projet. Dans le domaine de la logistique aujourd'hui où je parle. Mais je veux changer de voie et plus aller dans l'événementiel. Donc je finis mes études en juin prochain, juin 2026. Et à côté de ça, je suis président du Poitiers Billard Club. Et fraîchement président du comité départemental de billard dans l'Avion.

  • Speaker #0

    Je vais remondir sur ce que tu disais à l'instant sur le fait que du coup pourquoi ce choix de reconversion dans un premier temps ?

  • Speaker #1

    A la base moi je suis graphiste à la base, quand j'ai eu mon bac j'ai fait mes études au lycée Edouard Branly à Châtellerault Tu connais ?

  • Speaker #0

    Je connais parce qu'en plus on est allé faire les portes ouvertes il y a trois semaines, un truc comme ça, et mon fils veut y aller et veut intégrer justement cette section

  • Speaker #1

    Moi, c'est une autre appellation, c'était production graphique. J'ai eu mon bac et je voulais continuer mes études, mais c'était à Bordeaux. Mes parents n'avaient pas forcément les moyens de m'aider financièrement, etc. Et je ne me voyais pas aller à Bordeaux travailler à côté de l'allié, c'était un peu compliqué. Et après, rentrer sur le marché du travail, il fallait que j'aille sur Paris ou sur Bordeaux, dans les grandes villes. A Poitiers, c'était un peu bouché. J'ai 28 ans, il y a 10-15 ans de ça. donc j'ai travaillé un peu j'ai fait un peu tout et n'importe quoi pour manger pour me payer mon permis déjà payer ma boîte d'or et j'ai mon papa qui est chauffeur livreur lui c'était Géodis sur le Bernis qui m'a fait rentrer pour lever des palettes la nuit et en fait je suis tombé amoureux du milieu de la logistique pendant 7 ans 7-8 ans j'ai travaillé contre un intérim etc et en fait on me disait toujours tu n'as rien à faire en bas il faudrait que tu montes d'échelon mais j'ai pas de diplôme parce que j'ai vécu un diplôme de graphiste. Et donc, à 25 ans, quand on me dit une fois, deux fois, trois fois, et que le quatrième chef me dit, bon Dylan, il va falloir reprendre tes études parce que tu as des capacités pour manager des gens, etc. Donc, j'ai repris un BTS. L'année dernière, j'ai fait un bachelor. Et puis là,

  • Speaker #2

    du coup,

  • Speaker #1

    tant qu'à faire, autant aller au bout. Oui, carrément. Donc, voilà pourquoi j'ai repris mes études. Et puis, je pense que c'est l'un des meilleurs choix que j'ai fait.

  • Speaker #0

    Écoute, on te souhaite des rêves sur ça, évidemment.

  • Speaker #1

    Merci.

  • Speaker #0

    Ok. Juste avant de continuer, on a un petit jeu ici. C'est le jeu Uno que tout le monde connaît. Donc, je vais te donner cinq cartes et en fonction de ces cartes-là, ça te donne des petits tips en jouant pendant le podcast. Et tu les utilises à ta guise, évidemment. Donc, on a le sens inverse. Le sens inverse, c'est que tu me retournes en un change de rôle. Je te pose une question et tu me retournes cette question. On a le numéro 7, où là, on change complètement nos fonctions. C'est-à-dire que c'est toi qui me poses une question, celle que tu veux. Donc, tu prends l'interview grosso modo en main. On a le carte des couleurs. Celle-ci, c'est si tu veux changer de sujet. Je te parle d'un sujet, mais tu n'as rien à secouer. Un truc Elon Musk, là, je n'en veux pas. Et du coup, tu changes de sujet. C'est juste un exemple. Et celle-ci, c'est la carte interdite, enfin celle joker, où du coup je te pose une question, mais voilà, tu n'as pas envie d'y répondre. Et la petite dernière, c'est le plus 2. Le plus 2, c'est si on aborde un sujet et que tu veux justement aller un peu plus en profondeur et tu veux aller un peu plus sur le sujet. Ou si moi, par exemple, il y a un sujet dont on a parlé et que je passe à autre chose, tu me dis non, j'ai envie de continuer un petit peu sur ce sujet-là. Donc ces cinq cartes-là, tu les utilises à ta guise et voilà, comme ça, ça permet d'animer un peu le Très bien,

  • Speaker #1

    stop.

  • Speaker #0

    Donc on va poursuivre. Tu parlais tout à l'heure du coup du biard, mais avant ça, qu'est-ce qui t'anime aujourd'hui ? Qu'est-ce qui te fait réveiller le matin en disant « Ok, là je me lève parce que j'ai ça qui m'anime » .

  • Speaker #1

    C'est pas une bonne question. C'est bateau ce que je veux dire, mais c'est mon club. C'est ma passion depuis 20 ans. Mon père joue au billard dans un bar, il m'a emmené et je suis tombé amoureux de lui. Le fait d'avoir passé le pas il y a un peu moins d'un an d'avoir créé mon club, c'est plein de projets en tête, le comité qui vient de se créer. C'est un peu ça qui m'anime tous les jours.

  • Speaker #0

    Tu parlais tout à l'heure du fait que ça fait 20 ans de pratique de biya. On parlait tout à l'heure un petit peu en off du fait qu'il y a une époque, tu allais dans les bars pour jouer justement au billard. Peux-tu nous parler un petit peu historiquement d'où vient ce sport ? Parce que du coup, il y a peut-être des gens qui ne sont pas au courant, dont moi d'ailleurs. Volontairement, comme vous savez, la D&O Poitvin, c'est qu'on ne cherche pas du tout d'infos. L'idée, c'est d'échanger et d'apprendre en même temps. Donc, moi compris.

  • Speaker #1

    Déjà, pour introduire le billard. nous le billard à Poitiers-Bilbao les bières club dans lesquelles on évolue, c'est le black ball, le bière anglais qu'on retrouve dans les bars avec les boules jaunes, les boules rouges et les boules noires. Il y a quatre types de bières. Il y a donc le black ball, il y a le snooker, c'est ce qu'on voit majoritairement sur Eurosport et qui est une bille rose, une bille noire, c'est un bière à points, c'est un autre bière qui est beaucoup plus grand. Il y a l'américain et il y a le bière carambol, le bière français, c'est un bière où il n'y a pas de poche, c'est un bière où il y a juste trois billes et le but c'est de toucher toutes les billes en un coup. Le billard, ça vient d'Angleterre, du Rom-Uni. En France, c'est quand même très récent comme sport. Quand je dis très récent, c'est à moins de 50 ans, je dirais. Je ne sais pas la date exacte. Donc voilà, ça, c'est le billard. Nous, on est vraiment black ball. On veut s'étendre dans l'avenir dans du snooker parce que c'est ce qui est le plus médiatisé. C'est ce qui est le plus populaire, mais spectaculaire. Parce que c'est vraiment très difficile. La taille d'un billard, je ne sais pas si tu vois. La taille, ça fait... Je crois que c'est 2m10 sur 1m10. Un stonker de diagonale, ça fait 4 mètres. C'est notre discipline, donc nous, on veut s'étendre aussi à ça. Donc voilà, ça, c'est le billard. Moi, je suis tombé dedans, comme je disais tout à l'heure, avec mon papa.

  • Speaker #2

    Et après,

  • Speaker #1

    je suis tombé amoureux de ce sport, parce que ce n'est pas un sport physique. On ne va pas se mentir. Malgré qu'il faut quand même une certaine condition physique, nos grands champions font des footings, ils courent, ils s'entretiennent, parce que... Une compétition ça peut durer, les championnats du monde ça dure 10 jours. 10 jours à jouer 12 heures par jour, si physiquement t'es pas bien. Ça peut être le jeu des tours quoi. Ah bah oui, clairement la lucidité c'est très important. Après c'est un sport très mental. Arriver à un certain niveau de jeu, la différence entre les joueurs c'est dans la tête. C'est pas sur le terrain entre guillemets, sur le terrain, sur le tapis. On sait tous jouer au billard. arriver à un certain niveau ce qui ce qui joue c'est la stratégie c'est la stratégie et le mentalement de faire certaines actions à certains moments qui font que ça bloque l'autre c'est ça les différences entre les bons joueurs et les top joueurs donc moi il y a 20 ans quand j'ai commencé une petite vingtaine d'années mon père m'emmenait dans les bars parce qu'il était joueur de billard il jouait le vendredi soir historiquement et moi il me laissait le mercredi m'entraîner je poussais les billes j'étais content il faisait sa vie et puis je revenais il n'y avait pas de problème Ouais. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'avec tout ce qui se passe, malheureusement, dans le monde dans lequel on vit, laisser un enfant de 8 ans, 10 ans, 12 ans dans un bar, sans surveillance, c'est plus possible. Pour moi, je ne suis pas parent, mais même moi qui suis joueur de billard, je ne laisserai pas mon enfant dans un bar. Ce n'est pas possible. Ce n'est même pas concevable. Donc, il faut structurer les choses. Il faut faire des locales associatives. Moi, à l'époque, quand je prenais des cours, c'était des copains de mon père qui me donnaient des cours, qui m'apprenaient les règles déjà. Je m'apprenais à me mettre en position, à faire des coups. Et aujourd'hui, avec la Fédération Française de billard, la fédé auquel le club est affilié, on doit passer des diplômes. On ne peut pas donner des cours comme ça. Ce n'est pas parce que tu as joué trois fois dans ta vie au billard que tu peux donner des cours.

  • Speaker #0

    C'est structuré.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est structuré. Il faut passer des diplômes. Il y a des diplômes, pour la faire simple, il y a des diplômes de niveau 1. On peut initier les gens au billard. Mais quand demain tu viens dans mon club, tu ne connais pas du tout le billard, je t'apprends déjà les règles. Oui,

  • Speaker #0

    oui,

  • Speaker #1

    je sais ce que tu veux dire. On connaît les gens qui ont été faire des billards entre copains dans des bars et qui inventent des règles. Et toi, tu es à côté et tu te dis que ça n'a jamais existé. C'est les règles maison. Donc déjà, poser le cadre de la position, comment tenir la canne, etc. Ça, c'est l'initiation. C'est le diplôme niveau 1. Après, il y a le diplôme niveau 2 où là, on va commencer à prendre des coups. et après niveau 3, niveau 4 c'est du perfectionnement c'est de l'entraînement quasiment individuel donc voilà c'est le monde du billard c'est un monde très petit on parle de 18 000 licenciés on va dire 20 000 sur 75 millions d'habitants c'est vraiment plus qu'une niche mais il y a beaucoup de joueurs dans la Vienne, il y a beaucoup de joueurs en France et c'est ce qu'on disait tout à l'heure en off j'aime bien dire cette phrase on a toujours joué au biar dans sa vie, moins une fois dans un bar, mais on ne s'y est jamais mis. Et le but de la FED et de mon club, par exemple, sur Poitiers, c'est d'initier les gens et puis d'en refaire des futurs passionnés comme moi depuis 20 ans.

  • Speaker #0

    Tu disais tout à l'heure justement que le biar est une discipline qui est un peu méconnue encore, hélas, mais que, évidemment, ça a aussi sa place au JO, par exemple.

  • Speaker #1

    Oui, le billard dans sa globalité, tout mode de jeu confondu, fait partie des sports olympiques. Et après, comme tout nouveau sport, c'est voué à vote pour que ça aille au JO. Cette année, au JO de Paris, il semble que c'est le breakdance qui nous a remplacés. Mais au moins, on a une discipline olympique. Donc nous, en tant que club ou même fédération, parce qu'au niveau de l'échelle, il y a les clubs, les comités, les ligues et les fédérations. On peut avoir des subventions olympiques parce qu'on est un sport olympique. Donc déjà c'est une belle avance. Oui,

  • Speaker #0

    carrément. Et donc, tu disais, tu as ouvert l'Asso il y a un an à peu près. Oui. Et tu as combien de licenciés aujourd'hui ?

  • Speaker #1

    Là aujourd'hui, j'ai 20 licenciés. Alors ça paraît peu, sauf que dans la Vienne, dans le pool de joueurs de la Vienne, dans le 86, c'est un gros club en un an. Aujourd'hui, les clubs qui se créent, ils ont une équipe. Une équipe c'est minimum 4 joueurs, maximum 8 joueurs, donc on va dire qu'ils sont 6. Je pense à des amis d'Aventon qui ont créé leur club, ils sont 6 joueurs. C'est très bien, mais chacun a ses projets. Moi j'ai un projet de faire une école de billard, développer mon sport. Mes amis d'Aventon par exemple, c'est une bande de copains, ils s'amusent entre eux. Et c'est très bien, et il en faut aussi des clubs comme ça. C'est des mecs qui ne se prennent pas la tête, ils ont joué au niveau comme moi. Et ils jouent, ils s'amusent, ils sont entre copains. Moi j'ai 20 licenciés aujourd'hui. L'année prochaine, je ne sais pas, mais peut-être le double, je pense. Si je n'ai pas le double, ce n'est pas grave. Mais j'ai plusieurs piliers importants dans mon club. Déjà, je voulais une équipe de développement. Aujourd'hui, je n'ai pas de local, de salle de billard pour faire une école, enseigner des cours. Mais j'ai une équipe de développement où aujourd'hui, c'est des jeunes pour qu'ils apprennent le billard. Je leur donne des petits conseils en compétition, etc. Par contre, demain, mon équipe de développement n'est pas cantonnée à des jeunes. Si j'ai des gens qui ont 40-50 ans qui veulent apprendre le billard, c'est du développement aussi. Le billard, il n'y a pas d'âge. Et c'est ça qui est bien aussi. C'est qu'à 7 ans comme à 75 ans, on peut jouer au billard. Ce n'est pas très physique, donc on peut.

  • Speaker #0

    Ok. Et justement, il y a cette question qui me trotte depuis tout à l'heure, c'est que, est-ce que tu as, comme dans tout sport, tu as des prérequis nécessaires pour faire du billard ? C'est une question bête, mais en tout cas...

  • Speaker #1

    Pas du tout. On a du ce qui se développe de plus en plus et ce qu'on veut faire aussi dans le club, on a du handi billard. Ça existe. Il y a deux catégories de handi billard. Il y a le handi debout et le handi fauteuil. Il y a des gens en fauteuil roulant. Je pense à Laurent Bourg qui est de jouer les tours contre qui je me suis entraîné. Il est en fauteuil roulant. Il vous met la misère. Non, mais il n'a rien envie à personne. Son handicap sur certaines situations de jeu fait qu'il est un peu contraignant. Mais très bon joueur et pourtant il en fauteuil. Il y a des gens qui ont des maladies au niveau du dos, on en dit debout. Je pense à notre responsable de ligue, Clément, qui lui a un problème de vision. Je ne veux pas écorcher son handicap, mais il est quasiment aveugle. Il a des lunettes spécialisées. C'est un très bon joueur de billard. Donc non, il n'y a pas de prérequis. On a une femme dans notre ligue, elle a un bras à trophier, elle joue avec une rallonge, elle se débrouille très bien. Donc non, il n'y a vraiment pas de... C'est un peu comme McDonald's, venez comme vous êtes.

  • Speaker #0

    Et en termes de parité justement des licenciés, comment vous vous situez ? Est-ce qu'il y a aussi bien des joueurs féminins que masculins ? Dans le monde du biard,

  • Speaker #1

    j'entends. Dans le monde du biard, il y a plus d'hommes que de femmes. Il y a beaucoup de femmes. Alors, il y a deux typologies, on va dire. Il y a souvent les femmes de joueurs qui, au final, deviennent des joueuses. Et après, il y a des femmes d'elles-mêmes qui jouent. On a, je vais être très chauvin, en France, l'équipe de France féminine. C'est l'Amérique du Monde. Ça fait des années qu'elle roule sur tout le monde. Champion d'Europe, champion du monde. On a Marion Jude qui est notre tête au niveau du monde, parce qu'il y a un circuit pro. Elle est allée au circuit pro femme. Elle a gagné déjà des tournois contre des professionnels en Angleterre. L'Angleterre, c'est le pays du bien.

  • Speaker #0

    C'est là où c'est né.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est là où c'est né, c'est là où sont les meilleurs joueurs, joueurs et joueuses. Et Marion est la meilleure joueuse du monde. Aujourd'hui, championne du monde en titre. ce week-end dernier, je les ai encore vus on a la chance au niveau du Biarcs,

  • Speaker #2

    en femmes championne du monde,

  • Speaker #1

    championne d'Europe en hommes c'est pareil,

  • Speaker #0

    en jeunes c'est pareil la France au niveau de la nation on est quasiment les meilleurs joueurs du monde il y a vraiment un truc hyper important à axer là-dessus ok ok et aujourd'hui tes objectifs à court moyen terme sur ton Ton association, c'est quoi ?

  • Speaker #1

    Court terme, c'est toujours développé. On cherche toujours à grossir. Et ce qui presse beaucoup, c'est d'avoir un local.

  • Speaker #0

    Oui, là, c'est vraiment le point.

  • Speaker #1

    Aujourd'hui, comme je disais, moi, j'ai 20 licenciés. J'ai des licenciés qui cherchent des cours, qui cherchent à se perfectionner. Parce que c'est bien les 2-3 conseils du président ou même des collègues. Parce que je suis président, je dois donner des conseils. mais des collègues, des gens plus expérimentés, parce que le billard, ça monte très petit, tout le monde connaît tout le monde. C'est bien des conseils, mais c'est mieux de le montrer, de l'appliquer, de donner des cours. Le souci, c'est que je n'ai pas de local. Et là, je ne parle que pour mes 20 joueurs, mais j'ai une centaine de joueurs qui attendent à peu près, qui ne m'ont pas dit ouvertement. Mais je sais que si demain, on a un local pour accueillir une salle avec 8 billards, parce que c'est le minimum qu'il nous faut, on a une centaine de joueurs qui t'apprend à la porte pour venir ne serait-ce déjà jouer pour s'entraîner sur des surfaces de jeu. Parce qu'il n'y a rien de pire. On va prendre un joueur de foot, par exemple. Le dimanche, il va jouer en compétition, mais il ne s'est pas entraîné cette semaine. Sur le terrain, il va manquer de performance. Donc oui, l'étape court terme, c'est un local. Pour pouvoir nous développer, développer une école de billard, aller chercher des nouvelles personnes aussi, des CE d'entreprise, faire des initiations, etc. Ça, c'est vraiment... Aujourd'hui, la majorité de mon temps sur le club, c'est de trouver ce local.

  • Speaker #0

    Donc, aux personnes qui nous écoutent, qui nous regardent, si vous avez une solution ou une aide à fournir à Dylan, on vous invite fortement à le contacter pour pouvoir développer ça. D'autant plus que tu faisais un parallèle tout à l'heure au foot. L'avantage du foot, c'est que même si tu ne vois pas t'entraîner au club, tu peux quand même taper la balle un petit peu dans un city, dans un stade, machin. Le biard, si tu n'as pas de biard...

  • Speaker #1

    Bah oui, déjà d'une. Après, en plus, on a un problème dans le problème, si je peux dire ça, c'est que les billards qu'on a dans les bars, qu'on trouve n'importe où dans les bars, en ville par exemple, c'est pas les mêmes surfaces de jeu que chez nous.

  • Speaker #0

    Ah oui,

  • Speaker #1

    c'est déjà par rapport déjà. Voilà, par exemple, en gros dans le billard, il y a, on va dire, trois fédés, mais on va en parler que deux, il y a l'AFEBAS, c'est l'association qui est dans les bars historiquement. L'acronyme, c'est l'association française des exploitants de billards anglais Super League. c'est les billards verts on va dire les tapis verts et nous on est en fédération française de billards donc c'est deux entités bien séparées et nous en FEDE on joue sur un billard avec tapis bleu un tapis un peu plus rapide les tables sont un peu plus difficiles pour rentrer des billes donc en fait on peut s'entraîner dans les bars on va pas s'entraîner dans la même surface et conditions de jeu et c'est ce que malheureusement tout le monde fait et à moins que t'aies un billard chez toi avec les bonnes conditions de jeu les gens s'entraînent sur un ... On va prendre l'exemple du foot sur un stade de foot de 80 mètres de long. Et puis en compétition, ils jouent sur un autre mode. Donc à force, les gens prennent l'habitude. Mais pour s'améliorer, ce n'était pas le top. Et dans la Vienne, moi qui connais tout le monde au niveau du billard, il y a cinq personnes qui ont un billard comme il faut. Cinq personnes, c'est très peu. On ne va pas aller s'amuser, d'aller chez les copains tous les soirs. Les gens ont une vie. Moi, j'ai la chance que mon trésorier, il a un billard chez lui. Et je vais souvent m'entraîner chez lui, il n'y a aucun problème. J'arrive. Mais si je commence à mettre mon école de billard avec 20 personnes dedans, ils vont me dire « bon, c'est chez moi » . Donc voilà, c'est structurer la chose. Et malheureusement, on n'a pas de structure.

  • Speaker #0

    Tu évoquais tout à l'heure la couleur des tapis, le vert et le bleu. Donc j'ai compris, le bleu est plus rapide. Mais pourquoi le choix du vert ? C'est pour la concentration ?

  • Speaker #1

    Honnêtement, je ne sais pas. Je sais que le tapis vert, c'est un tapis en laine. Et le tapis bleu, c'est un tapis en tissu. Après la couleur. est-ce que je suis peut-être esthétique ou peut-être Pour faire ressortir plus les billes, vu que les billes sont jaunes et rouges peut-être. Honnêtement, je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Ok, d'accord. Très bien. Donc du coup là, tu es vraiment dans le besoin de ce local pour pouvoir le développer, pour pouvoir aussi satisfaire cette attente des gens qui sont en train de patienter. Donc ça c'est vraiment un petit peu l'urgence. Et surtout, tu as quand même un atout dans ta besace, c'est que tu me disais tout à l'heure, tu as quand même le Kylian Mbappé du biard.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ce que j'aime bien dire, le monde du biard est très petit, tout le monde connaît tout le monde. Et ce que j'aime bien dire pour les gens qui ne sont pas initiés au biard, C'est que les Kylian Mbappé, les Karim Benzema du football, les grandes stars du football, c'est des connaissances à moi, c'est des amis, je les connais. Yannick Bofils qui est champion du monde en titre, c'est un copain, je le connais. Donc demain on a une salle de billard, je peux faire un événement ou sur un week-end, parce qu'il est prof aussi de billard, on peut donner des cours. Dans quel sport on peut prendre des cours avec le champion du monde en titre ? Assez facilement entre guillemets. C'est très compliqué. Et en plus à poitiers. Je pense que demain, Kylian Mbappé par exemple. Faire un stage à Poitiers, déjà, ça sort de l'imagination. Mais c'est, je ne vais pas dire impossible, parce qu'il y en a un impossible, mais ce n'est pas pensable. Moi, j'ai des copains, Yves Le Long, Alexis Klinka, des grands champions. Je les appelle, ils viennent à Poitiers. Donc déjà, on a cette chance de pouvoir avoir cette proximité avec nos grands champions. Donc ça,

  • Speaker #0

    c'est un gros atout. Ce qui veut aussi forcément dire, pour les personnes qui ont peut-être la crainte, par les décideurs qui peuvent donner un local en disant « Ouais, du coup, ce que vous demandez est peut-être un peu trop grand ou trop ambitieux. » En fait, rien qu'avec cet argument-là, tu peux forcément générer des licenciés assez rapidement. C'est comme le ping-pong qu'on a eu dernièrement, où il y avait beaucoup plus de licenciés qui se sont inscrits parce qu'il y a eu quand même l'événement des JO sur le ping-pong. Et là, en l'occurrence, si tu peux ramener le champion du monde, ça change la donne.

  • Speaker #1

    Faire des stages, faire des showmatchs, on a... La chance qu'on a à Poitiers, c'est qu'on est au milieu de Bordeaux-Paris. Donc au niveau du train, c'est assez facile. On a des champions qui sont à Bordeaux. Maintenant, avec la LGV, ça doit être une heure et quart, une heure vingt de train. Ce n'est pas ce qui manque. Et puis ces personnes-là auxquelles je pense, de leur dire vous venez, vous faites un show match entre vous, d'une, ils vont vouloir le faire. Et de deux, ils savent que c'est pour le bien de notre port.

  • Speaker #0

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Ils ne refuseront pas. Après, les grands champions à faire venir, ils ont un planning aussi, des compétitions, etc. Mais ce n'est pas impossible. C'est beaucoup plus simple que, comme je disais, de faire venir des grands champions de football. Là, c'est très, très facile.

  • Speaker #0

    Ok, d'accord. Donc, du coup, c'est besoin de local. Et du coup, demain, tu as ce local. Comment tu prévois le truc ? Déjà, on revient sur le local. Tu veux ce local situé où ?

  • Speaker #1

    On va dire entre Chasse-Neu et Fontaine-le-Comte, sur la périphérie. À éviter, alors je vais paraître pour quelqu'un de très exigeant, mais en fait, c'est... ça va être simple à comprendre, à éviter par exemple le centre-ville de Poitiers. Parce que demain, si je fais des tournois hebdomadaires avec 32 joueurs qui seront complets, en plein centre-ville de Poitiers, les joueurs ne viendront pas payer le parking. Ça va être très compliqué. Il faut poser sa voiture, prendre le bus, etc. Il faut un truc assez facile d'accès, comme les salles de billard qui sont assez faciles d'accès. Entre Chasse-Neuil et Fontaine, je dirais.

  • Speaker #0

    Plus accessible.

  • Speaker #1

    Voilà, pour pouvoir Poitiers. Si c'est à Chasse-Nuit-Poitou, c'est pas très grave. Les gens, ils sont... Des contacts que j'ai eus et des personnes qui me contactent régulièrement en me disant, ça en est où ta salle ? Ils sont prêts à faire 15-20 minutes de voiture pour venir. Aujourd'hui, ils n'en ont rien. Entre rien et 20 minutes, voilà, c'est entre... Ouais, Chasse-Neuf-Fontaine,

  • Speaker #0

    je dirais. Et donc, du coup, tu as ce local de main, comment tu vois ça ? Déjà, c'est vrai qu'il y a une question, c'est que... Vu que je ne connais pas du tout... Comment est agencée une salle dans un club de billard ? Comment c'est agencé ?

  • Speaker #1

    En général...

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a un code ? Est-ce qu'il y a un agencement spécifique ? Est-ce que les tables de billard doivent être orientées dans une certaine façon ? Je ne connais pas du tout.

  • Speaker #1

    Ok. Alors, non. Il n'y a pas de spécificité. Il y a un confort de jeu, on va dire. Toute salle de billard a son petit coin déjà paperasse, administratif, etc. Parce qu'aujourd'hui, le club est chez moi. C'est bien c'est chez moi mais quand ça va grossir, ce serait bien juste de se dire bon je vais au club, je vais aller au club, je suis dans mon bureau et voilà. C'est pareil, comme toute entreprise, un freelance il commence chez lui et il veut aller avoir un local. Donc déjà juste une petite partie administrative, une petite partie buvette. Alors le but c'est pas de se bourrer la gueule, pas du tout, on ne vend pas d'alcool, on n'a pas le droit avec la FEDE. Et puis même si on aurait le droit, je ne veux pas de ça. Mais une partie de buvette, boire un petit canon. Un petit coquin entre copains en jouant au billard c'est toujours sympa. Et après, les billards il n'y a pas d'agencement je dirais. Il y a un confort de jeu. On parle qu'un billard il faut 25 mètres carrés à peu près. Ok. De surface. En gros, autour du billard il faut... Pour être très large, il faut 2 mètres. Pour vraiment être large. En plus, demain, nous, on veut accueillir du handisport. Donc, si on n'a que 1,50 mètre entre chaque table, déjà, pour des joueurs valides, c'est serré. Si demain, moi, j'ai un joueur en fauteuil roulant, ça ne passe pas. Donc, c'est pour ça que nous, on veut 8 billards. Alors, c'est gros pour commencer, mais avec le recul, on sait qu'il nous faut 8 billards. Un billard, on estime que c'est à peu près 8 joueurs. Moi, dans mon club, j'ai 20 licenciés, donc il me faut 2 billards que pour mes licenciés. Mais tout à l'heure, je disais que j'ai une centaine de joueurs qui sont potentiellement intéressés. Donc le calcul est simple, il m'en faut vite. Ça, c'est le début de la salle. D'ailleurs,

  • Speaker #0

    tiens,

  • Speaker #1

    il y a pas mal de sujets. Hop, il y a pas mal de sujets. Au début, c'est 8 billards. 8 billards, black ball, les billes jaunes et rouges. Pourquoi ? Comme je disais, il y avait les 100 personnes, mes licenciés, les cours.

  • Speaker #2

    Parce que les cours,

  • Speaker #1

    en fait, comme dans toutes les structures qui existent en France, au début, il n'y aura pas beaucoup de monde. C'est normal. Mais après, ça va se savoir. Bien sûr. Et après, il y aura les licenciés qui connaissent, les curieux qui vont venir, qui au final vont prendre une licence. On veut inviter des CE, admettons, un jeudi par mois à venir une soirée. Les billards sont à vous et ça se trouve. En fait, nous, ce qu'on aime bien dire dans le billard, c'est qu'on invite des gens qui ont déjà joué au billard, mais qui ne se sont jamais mis. pour juste planter des graines. La personne ne va peut-être pas prendre une licence ce soir même, mais peut-être que dans six mois, un an, que ce soit chez nous ou dans un autre club, il n'y a pas de souci, ils disent « Ah mais j'ai été jouer ! » Et puis un licencié, un licencié, un licencié, et le bouche-à-oreille fait que ça grossit. donc ça c'est la première étape la deuxième étape c'est de Faire des showmatchs, comme je disais, faire des initiations, du perfectionnement avec des grands champions. Même moi, qui joue depuis 20 ans, qui joue à haut niveau, demain il y a un grand champion qui vient, je suis le premier à passer. Il n'y a aucun problème. Oui,

  • Speaker #0

    c'est normal.

  • Speaker #1

    C'est ta passion, c'est ton jeu,

  • Speaker #0

    tu veux te perfectionner tout le temps.

  • Speaker #1

    La personne est championne du monde. Je ne l'écouterai pas. Et après, le développement de nous dans le club, comme je disais au début du podcast, c'est qu'il y a quatre disciplines. Nous on veut s'étendre, on veut découvrir toutes les disciplines, le snooker notamment, parce que tout genre de blackball veut faire du snooker. Mais ça reste un bout de bois, des boules et des poches, enfin des billes pardon, mais c'est pas du tout le même jeu. On réapprend tout. Moi j'ai 20 ans de billard blackball, quand je joue au snooker j'ai l'impression de commencer quoi. Et c'est frustrant. Mais ce n'est pas les mêmes distances de jeu, ça n'a rien à voir, c'est totalement différent. Le poids des billes, etc. c'est totalement différent. Donc nous on veut aussi développer le snooker, développer l'américain aussi, parce que l'américain c'est un peu le billard showman, je dirais. Il y a une compétition tous les ans qui s'appelle la Moscone Cup, en général c'est l'Europe contre les États-Unis, et c'est le show quoi. Ah oui, c'est le show. C'est comme tout à l'heure en off on parlait des fléchettes, et bien l'ambiance c'est la même. Ah oui, c'est vrai. Ah oui, non mais la salle, elle est divisée en deux. couleur rouge, couleur bleue bleu c'est Europe, rouge c'est Américain USA et la moindre partie qui est mise d'un côté ou de l'autre ça se chambre, c'est mon enfant et ça sur le but et ça c'est un peu le billard showman on va dire nous on veut développer dans du long terme on veut développer toutes ces facettes du billard ça c'est le but de notre salle et après faire des compétitions hebdomadaires. Et puis voilà, je pense que déjà, il y aura assez de boulot.

  • Speaker #0

    Mais tu vois, je rebondis sur ce que tu disais à tout à l'heure sur les distances entre les tables. C'est vrai que dans les séries américaines, on voit souvent les tables les unes à côté des autres, mais finalement, il n'y a pas tant d'espace que ça. En tout cas, dans les séries, je vois. Et donc du coup, c'est une idée préconçue qui n'est pas du tout la bonne au final. Parce que dans la pratique courante, alors c'est peut-être aussi l'ambiance bar aux Etats-Unis qui est comme ça.

  • Speaker #1

    Peut-être aussi, alors j'ai pas eu la chance d'aller aux Etats-Unis, mais par exemple tu prends le Buxorle, le bowling. Ils ont une dizaine, une quinzaine de tables, il n'y a pas assez d'espace entre eux. Mais eux ils sont pas là pour développer le billard, ils mettent des billards pour... C'est ça, c'est surtout pour que les gens du bowling, pour qu'ils attendent, ils aillent jouer au billard. Et c'est très bien parce que c'est...

  • Speaker #0

    C'est une petite découverte déjà.

  • Speaker #1

    Il nous faut ces genres de... structures là, si je peux appeler ça des structures qui sont pas des clubs, mais pour mettre des graines. Parce que comme je disais tout à l'heure, on a tous joué au billard dans notre vie. On a joué au billard où ? Soit chez un copain, soit dans un bar, soit au bowling. Et après il y a les curieux comme moi qui font que je vais m'y intéresser.

  • Speaker #0

    Et on ne sait pas. Moi, je rencontre des gens assez régulièrement qui me disent « J'ai joué au billard il y a 20 ans. » Puis en fait, je me dis « Pourquoi pas ? »

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr.

  • Speaker #0

    Donc, ça vient de là. Mais oui, pour être très à l'aise, entre deux billards, il faut deux mètres. Pour être très, très à l'aise. Nous, sur les tournois nationaux, puisqu'on a différents types de tournois, ce qui est préconisé, c'est 1m80. Deux mètres, c'est vraiment… On est des pachards. Voilà, on est confort, on est des pachards. 1m60, ça passe. mais en En dessous d'un mètre soixante entre deux tables, c'est compliqué parce que si on accueille quelqu'un en fauteuil roulant, ça va être compliqué pour lui. Il suffit qu'il y ait deux personnes qui soient grands, costauds. Non, c'est chiant. Il vaut mieux être confort. Oui,

  • Speaker #1

    on est bien d'accord. Ok, très bien. Écoute, j'y vois un peu plus clair sur l'univers du bière. Est-ce que tu as aujourd'hui ce local ? Il y a quelqu'un qui t'offre ce local ? Et est-ce que tu parlais tout à l'heure d'initiation, de faire découvrir cet univers, est-ce que c'est quelque chose que tu aimerais développer plus que dans notre région ?

  • Speaker #0

    Ça se fait déjà. Ça se fait déjà parce qu'on n'est pas le seul club de billard en France. Historiquement, les porteurs du billard en France, si je peux dire ça, c'est le nord de la France et la Bretagne.

  • Speaker #1

    Pourquoi d'ailleurs ?

  • Speaker #0

    Je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas. Si je réfléchis deux secondes, je vais te dire que le nord de la France, parce que c'est proche de l'Angleterre, et que la Bretagne, c'est une région où il n'y a que des bars, et que le billard vient des bars. C'est bête ce que je dis, mais je te dirais historiquement, je te dirais pour ça, la Fédération Française de Billard n'était pas aussi grosse aujourd'hui qu'il y a 20 ans.

  • Speaker #1

    Ah oui ?

  • Speaker #0

    Non, ça a commencé en Afébasse, parce que c'était dans les bars. La Fédé était là, mais n'était pas aussi investie que maintenant. Maintenant, ils ont pris le relais. L'Afébasse se meurt, on va dire, parce que tu as une école de bière qui se crée, etc. Mais oui, je dirais que la Bretagne, parce que les Bretons, on les connaît. Je dirais que c'est pour ça. C'est ça. Déjà, structurer mon club, faire grossir mon club, faire grossir, comme je disais tout à l'heure... Président du comité départemental de billard qui est en cours de construction. Ça va voir le jour dans les semaines, mois qui arrivent. Mais je ne prêche pas que pour ma paroisse. Il est inutile d'avoir un seul club. Ce qui est beau dans le sport, c'est les rivalités. Moi, tous les présidents de clubs de la Vienne, c'est des amis, c'est des copains, on mange ensemble, pas de souci. Par contre, sur la table, je ne te connais pas. Mais c'est très bien d'avoir des rivalités. Tu vois, le week-end dernier, il y avait un tournoi national à Châtellerault. C'est le club de Ingrande qui a organisé ça. C'est des amis, c'est des copains. On les soutient tous, tous les clubs. On était derrière eux, on les soutient. Par contre, là, tu vois, ce week-end, on va faire les finales de district à Bordeaux. Ingrande est là. Si je joue contre eux, il n'y a pas de copains.

  • Speaker #1

    C'est ce qui fait aussi avancer le truc.

  • Speaker #0

    C'est ça. Aujourd'hui, moi, j'ai trois équipes. Demain, j'en ai six. Je ne crache pas dessus. Mais le but, ce n'est pas d'en avoir 15 non plus, de ne pas faire un monopole. c'est bien de moi je fais ma popote dans mon coin et ça se trouve le club d'un grand de s'ivrer des clubs qu'il y a ils font des choses mieux que moi et c'est très bien là aussi on s'inspire des gens donc déjà faire grossir mon club c'est bien faire grossir le billard avec le comité dans le département c'est très bien aussi parce que je pense qu'il y a plein de clubs à se créer et après faire des tournois régionaux nous on a eu l'occasion d'en faire en mois de février faire des tournois nationaux et puis de fil en aiguille c'est une boule de neige

  • Speaker #1

    Écoute, c'est vraiment ce que je te souhaite et j'espère qu'on pourra faire un podcast d'ici quelques mois ou quelques années pour en reparler de ça et faire un petit peu le point sur l'évolution. On va quitter un petit peu le monde du biard et puis aller un petit peu sur des questions un peu plus légères. C'est quoi ton cocktail préféré ? On parlait de biard tout à l'heure et puis de bar.

  • Speaker #0

    Je ne bois pas d'alcool.

  • Speaker #1

    Ouais, on est deux alors.

  • Speaker #0

    Je ne bois pas d'alcool ou très très peu. Je vais être vraiment classique, mais je dirais un mojito. Mais non, je ne bois vraiment pas d'alcool.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu as déjà essayé le... Moi, j'appelle ça le Apple. D'autres appellent ça le Virgin Morito. Mais je l'appelle Apple parce que, à la place forcément de l'alcool, c'est un jus de pomme.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Jus de pomme, sucre roux, menthe, un peu de glaçon. Pourquoi pas un petit peu de cannelle. Et ça te fait un Morito. Il faudrait que tu le demandes à un barman un jour.

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    je ne connaissais pas. Pour moi, c'est le meilleur. Ok. Voilà, c'était une petite intro.

  • Speaker #0

    Je ne connaissais pas du tout.

  • Speaker #1

    Mais on l'appelait Apple, enfin je l'ai appelé Apple parce que du coup, je trouvais ça intéressant parce que c'est un jus de pomme tout simplement. Et puis un peu d'eau pétillante quand même. OK, voilà, c'était la petite... Petit tips cocktail. Ok. Aujourd'hui, si tu as un message à faire passer justement par rapport à ce qu'on s'était dit jusque là, ça serait quoi ?

  • Speaker #0

    Vivez vos rêves. Moi, le club, ça fait 5-6 ans, j'y pense. J'ai jamais l'opportunité de le faire. Puis l'année dernière, je me suis dit en fait...

  • Speaker #1

    Pourquoi attendre ?

  • Speaker #0

    Qu'est-ce qui m'empêche ? de faire un club. Qu'est-ce qui m'empêche ? Rien.

  • Speaker #1

    Rien ? Bah go. Rien, bien sûr.

  • Speaker #0

    Si ça marche, tant mieux. On en parle, plein de projets, etc. Si ça marche pas, j'aurais essayé. Ma reprise d'études, on m'a toujours dit, et surtout aussi, vivez vos rêves et... écouter les bonnes personnes. Moi, mes parents me disaient, reprends tes études. Je disais, 22, 23 ans, c'est bon, les études. Puis un responsable, deux responsables, trois responsables, quatre responsables. Puis à un moment donné, tu te poses chez toi, tu te dis...

  • Speaker #1

    À 20 ans, tu réfléchis libérément.

  • Speaker #0

    Oui, t'as envie de voyager, de machin. T'es plus...

  • Speaker #1

    C'est bon, je suis pas tranquille.

  • Speaker #0

    Mais moi, quand mes parents me le disent, j'avais un peu cette réflexion de, oui, bon, c'est les parents. Puis en fait, quand c'est des personnes extérieures à ta famille qui disent les mêmes choses que tes parents... Tu te poses et tu te dis, attends, ils ne me disent pas ça pour me faire plaisir. Ce n'est pas anodin ce qu'ils me disent. Donc, écouter les bonnes personnes et vivre ses rêves. On n'a qu'une vie, de toute façon. Il faut essayer. Puis si ça marche, tant mieux. Si ça ne marche pas, tant pis.

  • Speaker #1

    Et puis, quand tu apprends à marcher, tu n'as pas réussi à marcher du premier coup. Tu t'es tombé. Non,

  • Speaker #0

    non, il faut. Moi, je pense que c'est important.

  • Speaker #1

    Et aujourd'hui, les personnes qui t'inspirent le plus, c'est qui ?

  • Speaker #0

    Tout horizon confondu ? J'en ai beaucoup hein.

  • Speaker #1

    Et si tu devrais dire, ok, ouais, le number one quoi.

  • Speaker #0

    Number one !

  • Speaker #1

    C'est encore plus compliqué là.

  • Speaker #0

    Ouais, là, number one, je serais incapable. Très hautement, je serais pas capable. Non, des personnes qui m'insurent, j'en ai quand même beaucoup. J'ai mes parents. C'est un peu bateau peut-être de dire ça. C'est pas bateau du tout. Ma maman est malade. Elle a une force qui est exceptionnelle. Ma conjointe, un bout de femme qui est incroyable. J'ai une personne qui s'appelle Gérald qui est comme le frère que j'ai pas eu. C'est mon grand frère, on va dire. Qui lui aussi a une vie que je souhaite à pas beaucoup de personnes, même à personne. Qui a une force, une résilience incroyable. Ça, c'est des personnes qui m'inspirent au quotidien. tu vois Gérald d'ailleurs est mon vice-président, joueur de billard. C'était l'un de mes profs de billard. Enfin, prof entre guillemets. J'allais chez lui les mercredis après-midi. Mon père me déposait avec un... Gérald, tu regardes cette vidéo, avec un papy brossard. Il mange que ça. Il mangeait que ça. Il disait à mon père, ok je donne des cours à Dylan mais par contre il me faut un bout de savane papy brossard. Allez, c'est le deal. Et aujourd'hui c'est comme mon grand frère et c'est mon vice-président et on a des projets ensemble etc. On va dire que personnellement, ces personnes-là m'inspirent. Après, professionnellement, la vision de... Si je pourrais faire le triptyque d'une personne, je dirais la vision de Steve Jobs, quand même. Les idées folles et entrepreneuriales de Musk. Et les investissements de Warren Buffett.

  • Speaker #1

    Je pensais à lui, parce que c'est logique, je me dis, je pense que voilà,

  • Speaker #0

    si demain, après qu'on aime ou qu'on n'aime pas ces personnes, attention, ils ont tous des faces sombres. on va dire, mais on ne peut pas enlever à Jobs ce qu'il a fait. Je pense qu'aujourd'hui, on a la chance d'avoir Tim Cook qui a bien repris le truc de Apple, notamment. Mais Steve Jobs, numériquement, si on est là aujourd'hui...

  • Speaker #1

    Steve Jobs.

  • Speaker #0

    J'ai mangé son nom, Microsoft Bill Gates. Attention. Mais Steve Jobs a fait ce truc de... La capacité qu'Apple a à teaser des choses sans le faire. Très, très fort. C'est très fort. Musk, il est fou.

  • Speaker #1

    Musk, c'est un fou, mais c'est un génie fou.

  • Speaker #0

    Après, il a Asperger, machin, ceci, cela. Mais c'est quand même un mec... Moi, ce qui m'impressionne, c'est qu'il a fait X, PayPal, Tesla, ceci, cela. et ce qui m'impressionne c'est que la NASA je ne sais combien de décennies que ça existe.

  • Speaker #1

    Et le mec, il arrive.

  • Speaker #0

    Et le type, en moins de deux décennies, il envoie une fusée, il la récupère.

  • Speaker #1

    En plus petit, en moins cher, en plus pire.

  • Speaker #0

    En réutilisable. Alors quand il dit, il y a 5, 10 ans, je n'ai plus la temporalité, qu'il dit, on va aller sur Mars, on le prenait pour un fou. Et là, les gens sont en train de dire, en fait, et là, il y a quoi ? La semaine dernière, il n'a pas été prendre deux astronautes dans l'ISS. Il devait partir 9 jours, ils ont duré 9 ans.

  • Speaker #1

    Le gars, il fait un blabla carte.

  • Speaker #0

    Non mais, c'est un fou. attention c'est un génie c'est un fou mais moi ce que j'aime bien avec Musk c'est que le moindre sou qu'il a gagné. Il l'a réinvesti. Et on disait tout à l'heure, vive ses rêves. Il s'est cassé la gueule combien de fois ? Mais aujourd'hui, SpaceX, alors, après, c'est un peu les côtés sombres. Le gouvernement le finance, mais c'est Trump, on sait le rapprochement qu'il a avec. Mais avant que ce soit Trump, il avait un budget d'État pour SpaceX. Je ne sais pas si on se rend compte. Tesla, aujourd'hui, je pense que si on se met à la fenêtre, on va en compter je ne sais combien dans l'heure. En fait, il fait énormément de choses qui font que... On peut dire que bravo monsieur et oui monsieur. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas la personne.

  • Speaker #1

    Tu peux pas nier que c'est quand même un mec extraordinaire. Oui, oui. Il a fait évoluer l'humanité, il a fait évoluer notre façon d'exister, de consommer. Tu parlais tout à l'heure des inventions d'Elon. Il y a aussi Starlink, ces fameux satellites de communication. Enfin bref, non, tu peux pas nier. Mais je suis d'accord avec toi. Après, on apprécie ou on n'apprécie pas.

  • Speaker #0

    Et Warren Buffett, on n'a pas à le présenter, c'est Monsieur Paris, moi j'aime bien dire ça. Lui, il n'est pas dans l'investissement à court terme, malgré qu'il en fait. Mais pareil, visionnaire, mais dans la finance. On voit les investissements qu'il a fait dans les années 80, 90 et aujourd'hui. Voilà que, oui monsieur. Non, non, ces trois personnes-là, je pense que je ne suis pas le seul à y penser. mais elle marche très bien et on sait pourquoi.

  • Speaker #1

    Non, c'est sûr. Et puis pour les gens qui ne connaissent pas ces trois personnes, on vous invite forcément à se regarder un petit peu sur eux et vous allez voir que c'est des gens, à mon avis, qui ont quand même un sens à notre monde aujourd'hui.

  • Speaker #0

    C'est ça pour te poser une question ?

  • Speaker #1

    C'est ça, si.

  • Speaker #0

    Je vais te poser une question. Vas-y,

  • Speaker #1

    merci. La fête, donc du coup,

  • Speaker #0

    la fête c'est pour changer de sujet. Je rebondis sur ce qu'on dit. Demain, tu as le droit à un dîner, un repas, une entre-vous de deux heures avec une personne.

  • Speaker #1

    Mon grand-père.

  • Speaker #0

    Ton grand-père ? Oui. D'accord, pourquoi ?

  • Speaker #1

    Parce que je pense que c'est une des personnes, quand j'étais petit, qui m'a inspiré le plus. Et il est parti avant que j'ai l'âge de 20 ans. vraiment avoir un bon raisonnement, avoir un bon échange avec lui. Et je pense que ça fait partie de ces personnes. Tu sais, on connaît tous des gens. Mon grand-père, lui, il était orphelin. Donc, il a rencontré sa femme. Il a créé sa vie, il a créé son patrimoine, mais il est parti vraiment de zéro, en fait. Et c'est quelque chose qui, à mon sens, a une valeur. Et surtout, je pense qu'il y avait beaucoup de choses à raconter et beaucoup de choses à partager. Mais peut-être que les gens de ma famille n'avaient pas cerné ce génie qu'il avait en lui. Et moi, je trouve que si je devais prendre le temps à échanger avec une personne de ce monde ou de partir, en tout cas ça serait le plus... lui. Parce que je pense qu'il a beaucoup de choses à m'apprendre.

  • Speaker #0

    Ok, très bien.

  • Speaker #1

    Donc écoute, je te retourne la question.

  • Speaker #0

    Parce que moi, du coup,

  • Speaker #1

    j'ai l'immunité.

  • Speaker #0

    Une heure ou un repas avec une personne ? Je dirais Ronius Sullivan. Tu peux me dire qui c'est ? C'est du bière. C'est au snooker. C'est le plus grand champion de tous les temps. Pour un peu situer la personne, quand les experts de notre sport, du snooker, font des classements, ils s'amusent, comme au basket, qui est le goûte. Il y a toujours des classements. Quand tes pairs de ce sport disent on fait un classement mais on ne le met pas dedans.

  • Speaker #1

    Ah oui, il est au-dessus de là-dessus.

  • Speaker #0

    Il est au-dessus de la mêlée. Voilà, c'est qu'il a tous les records. Pour en parler des heures, il a tous les records. Il manque une chose, c'est qu'il est à égalité sur une chose, c'est qu'il a que 7 championnats du monde.

  • Speaker #1

    Voilà,

  • Speaker #0

    il peut faire mieux. Et moi je fais partie des gens et il a… 49 ou 50 ans. Ah oui ? Oui, professionnel à 16 ans. Son papa en prison pour X raisons. Premier tournoi, il gagne, il va en prison, il donne le trophée à son père. Et moi, je fais partie des gens qui pensent que demain, s'il est champion du monde pour la huitième fois, il fait un Drop the Mic. Il a dit, les gars... Il aime battre maintenant. Pourquoi je mangerais avec lui ? Parce que ce n'est même pas question de parler de billard. C'est que tout à l'heure, au tout début, je disais que les grands champions, leur différence, c'est dans la tête. Et lui, il est connu pour que mentalement, ils soient instables. C'est une personne, sur une table, elle tilte toute seule. Elle perd des compétitions pour rien. Mais pour gagner sept championnats du monde, le nombre de trophées, de tournois qu'il a gagnés, il faut que mentalement, tu sois solide. Et moi, c'est juste pour échanger avec lui sur eux. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, il soit aussi haut et aussi fort ?

  • Speaker #1

    Oui, ce n'est pas par hasard.

  • Speaker #0

    Non, il y a une force. C'est une personne, ça me fait rire quand il dit ça, il n'a pas besoin de coach, de coach de jeu. Coach mental, il en a. Préparateur mental, il en a. Mais à qui tu vas apprendre ? Qui tu es pour apprendre à jouer à lui ? C'est une personne. Et c'est une personne... Il a déclaré dans les années 2010 qu'il était droitier. Je serais champion du monde de la main gauche. Ah oui ? Il l'a fait. Il y a eu un reportage sur lui d'Amazon d'ailleurs. Ils lui ont mis un micro pendant un an en 2022 sur sa saison. Et on voit ses préparations, etc. Et des fois, au snooker, c'est worldwide. Ils sont dans le monde entier. Des fois, il prend l'avion, il est dans l'hôtel. Et puis, il appelle le tournoi et il dit non, je n'ai pas envie de jouer. Mentalement, je ne me sens pas, je ne joue pas. Ou des fois, en plein milieu d'un match, il sort la main de son adversaire et il dit « t'as gagné, je m'en vais » . Je suis ailleurs en fait, ça ne sert à rien que je joue.

  • Speaker #1

    Ah, il n'a pas le temps.

  • Speaker #0

    Oui, c'est que maintenant, il joue au billard pour se faire plaisir. Et quand il ne le sent pas, il ne le fait pas. Il ne se force pas. Ce n'est pas parce que c'est le plus grand champion de tous les temps qu'il doit être là à prouver. Et c'est une personne qui est dans les moments clutch. Il est là. Il a une force, une résilience qui est, pour moi, en tant que joueur de billard, incroyable mentalement. Même s'il a des problèmes, entre guillemets, de concentration, etc. Il a une force mentale qui est au-dessus des autres. Et moi, ça m'intéresserait de savoir comment il fait.

  • Speaker #1

    C'est très, très bon. Ça me fait penser, en parallèle, quand tu me parles de ce monsieur, le fait que du coup, quand il n'est pas dans le jeu, inutile d'aller chercher le truc, il sert la main de son adversaire. Il y a une image qui est très forte là-dessus, c'est une course de lièvres, de lévriers, pardon. Et dans la grille de départ, il y a un guépard. Et à un moment où les guépards, enfin les barrières s'ouvrent, les lévriers forcément, enfin les lévriers courent, et le guépard, lui, il s'assoit. Parce qu'en fait, il a compris, tout de suite, il sait que...

  • Speaker #0

    Je ne veux pas m'éplier,

  • Speaker #1

    je ne fais pas de musée. Avec Chouir, les gars, on n'est pas dans la même catégorie. Et ça me fait penser à ça, du coup.

  • Speaker #0

    Et ça, je pense qu'il faut avoir une certaine force mentale pour se l'admettre à soi-même, de dire... En fait...

  • Speaker #1

    Pourquoi ?

  • Speaker #0

    Je peux forcer tout le temps, ça passera pas. Moi ça m'est arrivé dans des compétitions, de me sentir bien, etc. Mais quoi que je fasse sur la table, il n'y a rien qui se passe. Bah c'est quoi le mieux ? C'est de se forcer et pas prendre plaisir ou de dire « bah écoute, j'arrête là, on arrête, ça sert à rien, je me fais du mal, ça sert à rien » . Mais la force mentale qu'il faut pour faire ça,

  • Speaker #1

    voilà. Il faut vraiment savoir s'écouter, il faut savoir avoir une discipline vraiment infaillible pour vraiment dire « ok, c'est bon » .

  • Speaker #0

    C'est ça, et sur le reportage de Ronnie en 2022, d'ailleurs c'est ça qui est beau, c'est qu'ils lui mettent un micro au début de la saison, le type fin de saison est champion du monde. C'était même pas prévu. Et tu le vois quand il gagne la dernière partie, il prend son adversaire dans les bras, un joueur qui s'appelle John Trump, rien à voir avec Trump, rien à voir. Il le prend dans ses bras, et en fait vu qu'il est micro, t'entends la conversation, et il dit je veux plus de ça. C'est terminé, c'est atroce. Les championnats du monde au snooker, c'est un mois. La finale, c'est sur 4 jours, 4 fois 4 heures. T'as 3000 personnes dans la salle, mais en Angleterre, c'est télévisé. Mentalement, la pression, elle est énorme. Et il lui dit, j'ai plus envie de ça. J'arrête. Et Trump lui dit, merci de m'avoir entraîné. Merci d'être toi. Merci pour notre sport. Et en fait, le type, deux mois après, il est redonnant son doigt. C'est bon.

  • Speaker #1

    Oui, mais en même temps, tu te dis, OK, c'est sa vie aussi. Donc, il est pris dedans aussi. C'est la ligne. Mais après, j'imagine que ce n'est pas simple de tenir sur tête du réel. OK, écoute, je vais te donner le mot de la fin. J'ai plein d'autres questions encore, mais du coup, le timing fait que... On doit s'arrêter. Je vais te donner le mot de la fin. Et à la fin de ton mot, je vais prendre mon appareil. Je vais faire des photos de toi si tu es d'accord. Pas de problème. Du coup, je te laisse le mot de la fin.

  • Speaker #0

    Merci pour l'invite, franchement c'était cool, j'avais même pas vu le temps passer, c'était vraiment cool. Petite pensée pour vous, pour vos podcasts, c'est vraiment cool ce que vous faites. Merci à toi. J'espère que vous développez, on va pas dire rapidement, mais le temps fera bien les choses je pense. Et puis pour parler de moi, de mon club, comme on disait, le sujet c'est le local. Et pourquoi pas faire un podcast dans notre salle quand on l'aura.

  • Speaker #1

    Oh écoute...

  • Speaker #0

    Au milieu du joueur de billard.

  • Speaker #1

    C'est pas à tomber dans la réunion.

  • Speaker #0

    Pourquoi pas.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Avec grand plaisir. Écoute, merci beaucoup Dylan. Et puis merci de m'avoir surtout fait connaître ce sport. Et de nous avoir partagé ce moment avec cette belle découverte. Parce que du coup, je ne connaissais pas le tout. Et volontairement, comme je disais tout à l'heure. Le but, alors ok, je sais qu'il y a des gens qui vont dire ouais mais du coup c'est la flemme d'aller chercher. Non, pas du tout, c'est juste une façon de procéder et nous on aime bien faire ça. C'est-à-dire qu'on veut vraiment découvrir en même temps. Et donc merci pour cette découverte. Avec plaisir. Et de nous avoir donné quelques infos sur ce sport. Je vais maintenant prendre mon appareil, je vais faire quelques photos de toi. Et puis après... Pas tout de suite.

  • Speaker #0

    Merci.

Chapters

  • Introduction au podcast et présentation de l'invité

    00:00

  • Présentation de Dylan et son parcours

    00:37

  • Jeu interactif et échanges sur le billard

    03:31

  • Passion pour le billard et son histoire

    04:59

  • Structuration et développement du club de billard

    10:01

  • Objectifs à court et moyen terme du club

    16:00

  • Conclusion et messages inspirants

    20:00

Description

Êtes-vous prêt à découvrir le monde fascinant du billard à Poitiers ? Dans cet épisode de LES QUARTS D'HEURE POITEVINS, nous plongeons dans l'univers passionnant de ce sport souvent méconnu, grâce à notre invité exceptionnel, Dylan, le président dynamique du Poitiers Billard Club. Avec une passion débordante et un parcours atypique, Dylan nous raconte comment il a troqué le graphisme pour la logistique, tout en gardant le billard comme fil conducteur de sa vie.


Élevé dans une famille où le billard était roi, il nous dévoile comment son père a éveillé en lui cet amour du jeu. Mais ce n'est pas tout ! Dylan a récemment décidé de franchir un cap en fondant un club à Poitiers, une initiative audacieuse pour promouvoir le billard dans la région. Il nous parle des différents types de billard, des défis quotidiens auxquels son club fait face, notamment le besoin urgent d'un local, mais aussi de ses ambitions pour l'avenir.


Dans cet épisode, vous découvrirez également l'importance cruciale de la formation et de l'encadrement pour attirer de nouveaux joueurs. Que vous soyez un novice curieux ou un joueur aguerri, Dylan a des conseils précieux à partager pour structurer le billard et le rendre accessible à tous, peu importe l'âge ou le niveau. Imaginez un club où chacun peut s'épanouir, se faire des amis, et surtout, s'amuser autour de ce sport captivant !


Ensemble, nous explorons les projets futurs pour développer le billard à Poitiers et au-delà. Que vous soyez un amateur de billard ou simplement en quête d'inspiration, cet épisode de LES QUARTS D'HEURE POITEVINS est fait pour vous. Laissez-vous emporter par la passion de Dylan et rejoignez-nous dans cette aventure unique qui vise à faire briller le billard sur la scène locale et nationale. Alors, prêts à faire un break ?


Ne manquez pas cet épisode captivant et plein de bonne humeur, où le billard devient bien plus qu'un simple jeu, mais une véritable communauté. Écoutez maintenant et plongez dans l'univers coloré et dynamique du Poitiers Billard Club !



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Transcription

  • Speaker #0

    Mesdames et messieurs, bien le bonjour à toutes et à tous. Bienvenue une fois de plus sur l'écart de Poitvin. L'émission que vous connaissez maintenant est dédiée au Poitevins et au Poitevines. Ce podcast est sponsorisé toujours par l'entreprise Bobine. Donc, bauderie, textile, couture. Donc, ils sont situés 8 avenues de la Libération. Leur site, c'est www.bobinepoitiersfr. Donc, je vous invite à aller les voir. Ils font de très, très belles choses. La preuve étant, regardez-moi ça, d'une beauté, comme dirait l'autre. Bobine aussi ?

  • Speaker #1

    Bobine aussi. Écoutez,

  • Speaker #0

    voilà.

  • Speaker #1

    Tout le bêtement.

  • Speaker #0

    On a fini. Bonne journée. Blague à part. En tout cas, j'ai l'immense plaisir aujourd'hui d'accueillir Dylan. Merci d'être avec nous. Merci de jouer le jeu, de venir parler un petit peu sur les quart d'heure poids de vin. Aujourd'hui, tu es venu, tu as un message en particulier à véhiculer. Mais avant cela, est-ce que tu peux te présenter un petit peu, s'il te plaît, qui tu es ? Et ce que tu fais ? Et après, on abordera sur le sujet principal de pourquoi tu es venu.

  • Speaker #1

    Merci déjà de m'avoir accueilli. Avec grand plaisir. Donc moi c'est Diane, j'ai 28 ans. Professionnellement, je suis en reprise d'études. Je fais deux masters. Master général et master en management de projet. Dans le domaine de la logistique aujourd'hui où je parle. Mais je veux changer de voie et plus aller dans l'événementiel. Donc je finis mes études en juin prochain, juin 2026. Et à côté de ça, je suis président du Poitiers Billard Club. Et fraîchement président du comité départemental de billard dans l'Avion.

  • Speaker #0

    Je vais remondir sur ce que tu disais à l'instant sur le fait que du coup pourquoi ce choix de reconversion dans un premier temps ?

  • Speaker #1

    A la base moi je suis graphiste à la base, quand j'ai eu mon bac j'ai fait mes études au lycée Edouard Branly à Châtellerault Tu connais ?

  • Speaker #0

    Je connais parce qu'en plus on est allé faire les portes ouvertes il y a trois semaines, un truc comme ça, et mon fils veut y aller et veut intégrer justement cette section

  • Speaker #1

    Moi, c'est une autre appellation, c'était production graphique. J'ai eu mon bac et je voulais continuer mes études, mais c'était à Bordeaux. Mes parents n'avaient pas forcément les moyens de m'aider financièrement, etc. Et je ne me voyais pas aller à Bordeaux travailler à côté de l'allié, c'était un peu compliqué. Et après, rentrer sur le marché du travail, il fallait que j'aille sur Paris ou sur Bordeaux, dans les grandes villes. A Poitiers, c'était un peu bouché. J'ai 28 ans, il y a 10-15 ans de ça. donc j'ai travaillé un peu j'ai fait un peu tout et n'importe quoi pour manger pour me payer mon permis déjà payer ma boîte d'or et j'ai mon papa qui est chauffeur livreur lui c'était Géodis sur le Bernis qui m'a fait rentrer pour lever des palettes la nuit et en fait je suis tombé amoureux du milieu de la logistique pendant 7 ans 7-8 ans j'ai travaillé contre un intérim etc et en fait on me disait toujours tu n'as rien à faire en bas il faudrait que tu montes d'échelon mais j'ai pas de diplôme parce que j'ai vécu un diplôme de graphiste. Et donc, à 25 ans, quand on me dit une fois, deux fois, trois fois, et que le quatrième chef me dit, bon Dylan, il va falloir reprendre tes études parce que tu as des capacités pour manager des gens, etc. Donc, j'ai repris un BTS. L'année dernière, j'ai fait un bachelor. Et puis là,

  • Speaker #2

    du coup,

  • Speaker #1

    tant qu'à faire, autant aller au bout. Oui, carrément. Donc, voilà pourquoi j'ai repris mes études. Et puis, je pense que c'est l'un des meilleurs choix que j'ai fait.

  • Speaker #0

    Écoute, on te souhaite des rêves sur ça, évidemment.

  • Speaker #1

    Merci.

  • Speaker #0

    Ok. Juste avant de continuer, on a un petit jeu ici. C'est le jeu Uno que tout le monde connaît. Donc, je vais te donner cinq cartes et en fonction de ces cartes-là, ça te donne des petits tips en jouant pendant le podcast. Et tu les utilises à ta guise, évidemment. Donc, on a le sens inverse. Le sens inverse, c'est que tu me retournes en un change de rôle. Je te pose une question et tu me retournes cette question. On a le numéro 7, où là, on change complètement nos fonctions. C'est-à-dire que c'est toi qui me poses une question, celle que tu veux. Donc, tu prends l'interview grosso modo en main. On a le carte des couleurs. Celle-ci, c'est si tu veux changer de sujet. Je te parle d'un sujet, mais tu n'as rien à secouer. Un truc Elon Musk, là, je n'en veux pas. Et du coup, tu changes de sujet. C'est juste un exemple. Et celle-ci, c'est la carte interdite, enfin celle joker, où du coup je te pose une question, mais voilà, tu n'as pas envie d'y répondre. Et la petite dernière, c'est le plus 2. Le plus 2, c'est si on aborde un sujet et que tu veux justement aller un peu plus en profondeur et tu veux aller un peu plus sur le sujet. Ou si moi, par exemple, il y a un sujet dont on a parlé et que je passe à autre chose, tu me dis non, j'ai envie de continuer un petit peu sur ce sujet-là. Donc ces cinq cartes-là, tu les utilises à ta guise et voilà, comme ça, ça permet d'animer un peu le Très bien,

  • Speaker #1

    stop.

  • Speaker #0

    Donc on va poursuivre. Tu parlais tout à l'heure du coup du biard, mais avant ça, qu'est-ce qui t'anime aujourd'hui ? Qu'est-ce qui te fait réveiller le matin en disant « Ok, là je me lève parce que j'ai ça qui m'anime » .

  • Speaker #1

    C'est pas une bonne question. C'est bateau ce que je veux dire, mais c'est mon club. C'est ma passion depuis 20 ans. Mon père joue au billard dans un bar, il m'a emmené et je suis tombé amoureux de lui. Le fait d'avoir passé le pas il y a un peu moins d'un an d'avoir créé mon club, c'est plein de projets en tête, le comité qui vient de se créer. C'est un peu ça qui m'anime tous les jours.

  • Speaker #0

    Tu parlais tout à l'heure du fait que ça fait 20 ans de pratique de biya. On parlait tout à l'heure un petit peu en off du fait qu'il y a une époque, tu allais dans les bars pour jouer justement au billard. Peux-tu nous parler un petit peu historiquement d'où vient ce sport ? Parce que du coup, il y a peut-être des gens qui ne sont pas au courant, dont moi d'ailleurs. Volontairement, comme vous savez, la D&O Poitvin, c'est qu'on ne cherche pas du tout d'infos. L'idée, c'est d'échanger et d'apprendre en même temps. Donc, moi compris.

  • Speaker #1

    Déjà, pour introduire le billard. nous le billard à Poitiers-Bilbao les bières club dans lesquelles on évolue, c'est le black ball, le bière anglais qu'on retrouve dans les bars avec les boules jaunes, les boules rouges et les boules noires. Il y a quatre types de bières. Il y a donc le black ball, il y a le snooker, c'est ce qu'on voit majoritairement sur Eurosport et qui est une bille rose, une bille noire, c'est un bière à points, c'est un autre bière qui est beaucoup plus grand. Il y a l'américain et il y a le bière carambol, le bière français, c'est un bière où il n'y a pas de poche, c'est un bière où il y a juste trois billes et le but c'est de toucher toutes les billes en un coup. Le billard, ça vient d'Angleterre, du Rom-Uni. En France, c'est quand même très récent comme sport. Quand je dis très récent, c'est à moins de 50 ans, je dirais. Je ne sais pas la date exacte. Donc voilà, ça, c'est le billard. Nous, on est vraiment black ball. On veut s'étendre dans l'avenir dans du snooker parce que c'est ce qui est le plus médiatisé. C'est ce qui est le plus populaire, mais spectaculaire. Parce que c'est vraiment très difficile. La taille d'un billard, je ne sais pas si tu vois. La taille, ça fait... Je crois que c'est 2m10 sur 1m10. Un stonker de diagonale, ça fait 4 mètres. C'est notre discipline, donc nous, on veut s'étendre aussi à ça. Donc voilà, ça, c'est le billard. Moi, je suis tombé dedans, comme je disais tout à l'heure, avec mon papa.

  • Speaker #2

    Et après,

  • Speaker #1

    je suis tombé amoureux de ce sport, parce que ce n'est pas un sport physique. On ne va pas se mentir. Malgré qu'il faut quand même une certaine condition physique, nos grands champions font des footings, ils courent, ils s'entretiennent, parce que... Une compétition ça peut durer, les championnats du monde ça dure 10 jours. 10 jours à jouer 12 heures par jour, si physiquement t'es pas bien. Ça peut être le jeu des tours quoi. Ah bah oui, clairement la lucidité c'est très important. Après c'est un sport très mental. Arriver à un certain niveau de jeu, la différence entre les joueurs c'est dans la tête. C'est pas sur le terrain entre guillemets, sur le terrain, sur le tapis. On sait tous jouer au billard. arriver à un certain niveau ce qui ce qui joue c'est la stratégie c'est la stratégie et le mentalement de faire certaines actions à certains moments qui font que ça bloque l'autre c'est ça les différences entre les bons joueurs et les top joueurs donc moi il y a 20 ans quand j'ai commencé une petite vingtaine d'années mon père m'emmenait dans les bars parce qu'il était joueur de billard il jouait le vendredi soir historiquement et moi il me laissait le mercredi m'entraîner je poussais les billes j'étais content il faisait sa vie et puis je revenais il n'y avait pas de problème Ouais. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'avec tout ce qui se passe, malheureusement, dans le monde dans lequel on vit, laisser un enfant de 8 ans, 10 ans, 12 ans dans un bar, sans surveillance, c'est plus possible. Pour moi, je ne suis pas parent, mais même moi qui suis joueur de billard, je ne laisserai pas mon enfant dans un bar. Ce n'est pas possible. Ce n'est même pas concevable. Donc, il faut structurer les choses. Il faut faire des locales associatives. Moi, à l'époque, quand je prenais des cours, c'était des copains de mon père qui me donnaient des cours, qui m'apprenaient les règles déjà. Je m'apprenais à me mettre en position, à faire des coups. Et aujourd'hui, avec la Fédération Française de billard, la fédé auquel le club est affilié, on doit passer des diplômes. On ne peut pas donner des cours comme ça. Ce n'est pas parce que tu as joué trois fois dans ta vie au billard que tu peux donner des cours.

  • Speaker #0

    C'est structuré.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est structuré. Il faut passer des diplômes. Il y a des diplômes, pour la faire simple, il y a des diplômes de niveau 1. On peut initier les gens au billard. Mais quand demain tu viens dans mon club, tu ne connais pas du tout le billard, je t'apprends déjà les règles. Oui,

  • Speaker #0

    oui,

  • Speaker #1

    je sais ce que tu veux dire. On connaît les gens qui ont été faire des billards entre copains dans des bars et qui inventent des règles. Et toi, tu es à côté et tu te dis que ça n'a jamais existé. C'est les règles maison. Donc déjà, poser le cadre de la position, comment tenir la canne, etc. Ça, c'est l'initiation. C'est le diplôme niveau 1. Après, il y a le diplôme niveau 2 où là, on va commencer à prendre des coups. et après niveau 3, niveau 4 c'est du perfectionnement c'est de l'entraînement quasiment individuel donc voilà c'est le monde du billard c'est un monde très petit on parle de 18 000 licenciés on va dire 20 000 sur 75 millions d'habitants c'est vraiment plus qu'une niche mais il y a beaucoup de joueurs dans la Vienne, il y a beaucoup de joueurs en France et c'est ce qu'on disait tout à l'heure en off j'aime bien dire cette phrase on a toujours joué au biar dans sa vie, moins une fois dans un bar, mais on ne s'y est jamais mis. Et le but de la FED et de mon club, par exemple, sur Poitiers, c'est d'initier les gens et puis d'en refaire des futurs passionnés comme moi depuis 20 ans.

  • Speaker #0

    Tu disais tout à l'heure justement que le biar est une discipline qui est un peu méconnue encore, hélas, mais que, évidemment, ça a aussi sa place au JO, par exemple.

  • Speaker #1

    Oui, le billard dans sa globalité, tout mode de jeu confondu, fait partie des sports olympiques. Et après, comme tout nouveau sport, c'est voué à vote pour que ça aille au JO. Cette année, au JO de Paris, il semble que c'est le breakdance qui nous a remplacés. Mais au moins, on a une discipline olympique. Donc nous, en tant que club ou même fédération, parce qu'au niveau de l'échelle, il y a les clubs, les comités, les ligues et les fédérations. On peut avoir des subventions olympiques parce qu'on est un sport olympique. Donc déjà c'est une belle avance. Oui,

  • Speaker #0

    carrément. Et donc, tu disais, tu as ouvert l'Asso il y a un an à peu près. Oui. Et tu as combien de licenciés aujourd'hui ?

  • Speaker #1

    Là aujourd'hui, j'ai 20 licenciés. Alors ça paraît peu, sauf que dans la Vienne, dans le pool de joueurs de la Vienne, dans le 86, c'est un gros club en un an. Aujourd'hui, les clubs qui se créent, ils ont une équipe. Une équipe c'est minimum 4 joueurs, maximum 8 joueurs, donc on va dire qu'ils sont 6. Je pense à des amis d'Aventon qui ont créé leur club, ils sont 6 joueurs. C'est très bien, mais chacun a ses projets. Moi j'ai un projet de faire une école de billard, développer mon sport. Mes amis d'Aventon par exemple, c'est une bande de copains, ils s'amusent entre eux. Et c'est très bien, et il en faut aussi des clubs comme ça. C'est des mecs qui ne se prennent pas la tête, ils ont joué au niveau comme moi. Et ils jouent, ils s'amusent, ils sont entre copains. Moi j'ai 20 licenciés aujourd'hui. L'année prochaine, je ne sais pas, mais peut-être le double, je pense. Si je n'ai pas le double, ce n'est pas grave. Mais j'ai plusieurs piliers importants dans mon club. Déjà, je voulais une équipe de développement. Aujourd'hui, je n'ai pas de local, de salle de billard pour faire une école, enseigner des cours. Mais j'ai une équipe de développement où aujourd'hui, c'est des jeunes pour qu'ils apprennent le billard. Je leur donne des petits conseils en compétition, etc. Par contre, demain, mon équipe de développement n'est pas cantonnée à des jeunes. Si j'ai des gens qui ont 40-50 ans qui veulent apprendre le billard, c'est du développement aussi. Le billard, il n'y a pas d'âge. Et c'est ça qui est bien aussi. C'est qu'à 7 ans comme à 75 ans, on peut jouer au billard. Ce n'est pas très physique, donc on peut.

  • Speaker #0

    Ok. Et justement, il y a cette question qui me trotte depuis tout à l'heure, c'est que, est-ce que tu as, comme dans tout sport, tu as des prérequis nécessaires pour faire du billard ? C'est une question bête, mais en tout cas...

  • Speaker #1

    Pas du tout. On a du ce qui se développe de plus en plus et ce qu'on veut faire aussi dans le club, on a du handi billard. Ça existe. Il y a deux catégories de handi billard. Il y a le handi debout et le handi fauteuil. Il y a des gens en fauteuil roulant. Je pense à Laurent Bourg qui est de jouer les tours contre qui je me suis entraîné. Il est en fauteuil roulant. Il vous met la misère. Non, mais il n'a rien envie à personne. Son handicap sur certaines situations de jeu fait qu'il est un peu contraignant. Mais très bon joueur et pourtant il en fauteuil. Il y a des gens qui ont des maladies au niveau du dos, on en dit debout. Je pense à notre responsable de ligue, Clément, qui lui a un problème de vision. Je ne veux pas écorcher son handicap, mais il est quasiment aveugle. Il a des lunettes spécialisées. C'est un très bon joueur de billard. Donc non, il n'y a pas de prérequis. On a une femme dans notre ligue, elle a un bras à trophier, elle joue avec une rallonge, elle se débrouille très bien. Donc non, il n'y a vraiment pas de... C'est un peu comme McDonald's, venez comme vous êtes.

  • Speaker #0

    Et en termes de parité justement des licenciés, comment vous vous situez ? Est-ce qu'il y a aussi bien des joueurs féminins que masculins ? Dans le monde du biard,

  • Speaker #1

    j'entends. Dans le monde du biard, il y a plus d'hommes que de femmes. Il y a beaucoup de femmes. Alors, il y a deux typologies, on va dire. Il y a souvent les femmes de joueurs qui, au final, deviennent des joueuses. Et après, il y a des femmes d'elles-mêmes qui jouent. On a, je vais être très chauvin, en France, l'équipe de France féminine. C'est l'Amérique du Monde. Ça fait des années qu'elle roule sur tout le monde. Champion d'Europe, champion du monde. On a Marion Jude qui est notre tête au niveau du monde, parce qu'il y a un circuit pro. Elle est allée au circuit pro femme. Elle a gagné déjà des tournois contre des professionnels en Angleterre. L'Angleterre, c'est le pays du bien.

  • Speaker #0

    C'est là où c'est né.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est là où c'est né, c'est là où sont les meilleurs joueurs, joueurs et joueuses. Et Marion est la meilleure joueuse du monde. Aujourd'hui, championne du monde en titre. ce week-end dernier, je les ai encore vus on a la chance au niveau du Biarcs,

  • Speaker #2

    en femmes championne du monde,

  • Speaker #1

    championne d'Europe en hommes c'est pareil,

  • Speaker #0

    en jeunes c'est pareil la France au niveau de la nation on est quasiment les meilleurs joueurs du monde il y a vraiment un truc hyper important à axer là-dessus ok ok et aujourd'hui tes objectifs à court moyen terme sur ton Ton association, c'est quoi ?

  • Speaker #1

    Court terme, c'est toujours développé. On cherche toujours à grossir. Et ce qui presse beaucoup, c'est d'avoir un local.

  • Speaker #0

    Oui, là, c'est vraiment le point.

  • Speaker #1

    Aujourd'hui, comme je disais, moi, j'ai 20 licenciés. J'ai des licenciés qui cherchent des cours, qui cherchent à se perfectionner. Parce que c'est bien les 2-3 conseils du président ou même des collègues. Parce que je suis président, je dois donner des conseils. mais des collègues, des gens plus expérimentés, parce que le billard, ça monte très petit, tout le monde connaît tout le monde. C'est bien des conseils, mais c'est mieux de le montrer, de l'appliquer, de donner des cours. Le souci, c'est que je n'ai pas de local. Et là, je ne parle que pour mes 20 joueurs, mais j'ai une centaine de joueurs qui attendent à peu près, qui ne m'ont pas dit ouvertement. Mais je sais que si demain, on a un local pour accueillir une salle avec 8 billards, parce que c'est le minimum qu'il nous faut, on a une centaine de joueurs qui t'apprend à la porte pour venir ne serait-ce déjà jouer pour s'entraîner sur des surfaces de jeu. Parce qu'il n'y a rien de pire. On va prendre un joueur de foot, par exemple. Le dimanche, il va jouer en compétition, mais il ne s'est pas entraîné cette semaine. Sur le terrain, il va manquer de performance. Donc oui, l'étape court terme, c'est un local. Pour pouvoir nous développer, développer une école de billard, aller chercher des nouvelles personnes aussi, des CE d'entreprise, faire des initiations, etc. Ça, c'est vraiment... Aujourd'hui, la majorité de mon temps sur le club, c'est de trouver ce local.

  • Speaker #0

    Donc, aux personnes qui nous écoutent, qui nous regardent, si vous avez une solution ou une aide à fournir à Dylan, on vous invite fortement à le contacter pour pouvoir développer ça. D'autant plus que tu faisais un parallèle tout à l'heure au foot. L'avantage du foot, c'est que même si tu ne vois pas t'entraîner au club, tu peux quand même taper la balle un petit peu dans un city, dans un stade, machin. Le biard, si tu n'as pas de biard...

  • Speaker #1

    Bah oui, déjà d'une. Après, en plus, on a un problème dans le problème, si je peux dire ça, c'est que les billards qu'on a dans les bars, qu'on trouve n'importe où dans les bars, en ville par exemple, c'est pas les mêmes surfaces de jeu que chez nous.

  • Speaker #0

    Ah oui,

  • Speaker #1

    c'est déjà par rapport déjà. Voilà, par exemple, en gros dans le billard, il y a, on va dire, trois fédés, mais on va en parler que deux, il y a l'AFEBAS, c'est l'association qui est dans les bars historiquement. L'acronyme, c'est l'association française des exploitants de billards anglais Super League. c'est les billards verts on va dire les tapis verts et nous on est en fédération française de billards donc c'est deux entités bien séparées et nous en FEDE on joue sur un billard avec tapis bleu un tapis un peu plus rapide les tables sont un peu plus difficiles pour rentrer des billes donc en fait on peut s'entraîner dans les bars on va pas s'entraîner dans la même surface et conditions de jeu et c'est ce que malheureusement tout le monde fait et à moins que t'aies un billard chez toi avec les bonnes conditions de jeu les gens s'entraînent sur un ... On va prendre l'exemple du foot sur un stade de foot de 80 mètres de long. Et puis en compétition, ils jouent sur un autre mode. Donc à force, les gens prennent l'habitude. Mais pour s'améliorer, ce n'était pas le top. Et dans la Vienne, moi qui connais tout le monde au niveau du billard, il y a cinq personnes qui ont un billard comme il faut. Cinq personnes, c'est très peu. On ne va pas aller s'amuser, d'aller chez les copains tous les soirs. Les gens ont une vie. Moi, j'ai la chance que mon trésorier, il a un billard chez lui. Et je vais souvent m'entraîner chez lui, il n'y a aucun problème. J'arrive. Mais si je commence à mettre mon école de billard avec 20 personnes dedans, ils vont me dire « bon, c'est chez moi » . Donc voilà, c'est structurer la chose. Et malheureusement, on n'a pas de structure.

  • Speaker #0

    Tu évoquais tout à l'heure la couleur des tapis, le vert et le bleu. Donc j'ai compris, le bleu est plus rapide. Mais pourquoi le choix du vert ? C'est pour la concentration ?

  • Speaker #1

    Honnêtement, je ne sais pas. Je sais que le tapis vert, c'est un tapis en laine. Et le tapis bleu, c'est un tapis en tissu. Après la couleur. est-ce que je suis peut-être esthétique ou peut-être Pour faire ressortir plus les billes, vu que les billes sont jaunes et rouges peut-être. Honnêtement, je ne sais pas.

  • Speaker #0

    Ok, d'accord. Très bien. Donc du coup là, tu es vraiment dans le besoin de ce local pour pouvoir le développer, pour pouvoir aussi satisfaire cette attente des gens qui sont en train de patienter. Donc ça c'est vraiment un petit peu l'urgence. Et surtout, tu as quand même un atout dans ta besace, c'est que tu me disais tout à l'heure, tu as quand même le Kylian Mbappé du biard.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ce que j'aime bien dire, le monde du biard est très petit, tout le monde connaît tout le monde. Et ce que j'aime bien dire pour les gens qui ne sont pas initiés au biard, C'est que les Kylian Mbappé, les Karim Benzema du football, les grandes stars du football, c'est des connaissances à moi, c'est des amis, je les connais. Yannick Bofils qui est champion du monde en titre, c'est un copain, je le connais. Donc demain on a une salle de billard, je peux faire un événement ou sur un week-end, parce qu'il est prof aussi de billard, on peut donner des cours. Dans quel sport on peut prendre des cours avec le champion du monde en titre ? Assez facilement entre guillemets. C'est très compliqué. Et en plus à poitiers. Je pense que demain, Kylian Mbappé par exemple. Faire un stage à Poitiers, déjà, ça sort de l'imagination. Mais c'est, je ne vais pas dire impossible, parce qu'il y en a un impossible, mais ce n'est pas pensable. Moi, j'ai des copains, Yves Le Long, Alexis Klinka, des grands champions. Je les appelle, ils viennent à Poitiers. Donc déjà, on a cette chance de pouvoir avoir cette proximité avec nos grands champions. Donc ça,

  • Speaker #0

    c'est un gros atout. Ce qui veut aussi forcément dire, pour les personnes qui ont peut-être la crainte, par les décideurs qui peuvent donner un local en disant « Ouais, du coup, ce que vous demandez est peut-être un peu trop grand ou trop ambitieux. » En fait, rien qu'avec cet argument-là, tu peux forcément générer des licenciés assez rapidement. C'est comme le ping-pong qu'on a eu dernièrement, où il y avait beaucoup plus de licenciés qui se sont inscrits parce qu'il y a eu quand même l'événement des JO sur le ping-pong. Et là, en l'occurrence, si tu peux ramener le champion du monde, ça change la donne.

  • Speaker #1

    Faire des stages, faire des showmatchs, on a... La chance qu'on a à Poitiers, c'est qu'on est au milieu de Bordeaux-Paris. Donc au niveau du train, c'est assez facile. On a des champions qui sont à Bordeaux. Maintenant, avec la LGV, ça doit être une heure et quart, une heure vingt de train. Ce n'est pas ce qui manque. Et puis ces personnes-là auxquelles je pense, de leur dire vous venez, vous faites un show match entre vous, d'une, ils vont vouloir le faire. Et de deux, ils savent que c'est pour le bien de notre port.

  • Speaker #0

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Ils ne refuseront pas. Après, les grands champions à faire venir, ils ont un planning aussi, des compétitions, etc. Mais ce n'est pas impossible. C'est beaucoup plus simple que, comme je disais, de faire venir des grands champions de football. Là, c'est très, très facile.

  • Speaker #0

    Ok, d'accord. Donc, du coup, c'est besoin de local. Et du coup, demain, tu as ce local. Comment tu prévois le truc ? Déjà, on revient sur le local. Tu veux ce local situé où ?

  • Speaker #1

    On va dire entre Chasse-Neu et Fontaine-le-Comte, sur la périphérie. À éviter, alors je vais paraître pour quelqu'un de très exigeant, mais en fait, c'est... ça va être simple à comprendre, à éviter par exemple le centre-ville de Poitiers. Parce que demain, si je fais des tournois hebdomadaires avec 32 joueurs qui seront complets, en plein centre-ville de Poitiers, les joueurs ne viendront pas payer le parking. Ça va être très compliqué. Il faut poser sa voiture, prendre le bus, etc. Il faut un truc assez facile d'accès, comme les salles de billard qui sont assez faciles d'accès. Entre Chasse-Neuil et Fontaine, je dirais.

  • Speaker #0

    Plus accessible.

  • Speaker #1

    Voilà, pour pouvoir Poitiers. Si c'est à Chasse-Nuit-Poitou, c'est pas très grave. Les gens, ils sont... Des contacts que j'ai eus et des personnes qui me contactent régulièrement en me disant, ça en est où ta salle ? Ils sont prêts à faire 15-20 minutes de voiture pour venir. Aujourd'hui, ils n'en ont rien. Entre rien et 20 minutes, voilà, c'est entre... Ouais, Chasse-Neuf-Fontaine,

  • Speaker #0

    je dirais. Et donc, du coup, tu as ce local de main, comment tu vois ça ? Déjà, c'est vrai qu'il y a une question, c'est que... Vu que je ne connais pas du tout... Comment est agencée une salle dans un club de billard ? Comment c'est agencé ?

  • Speaker #1

    En général...

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a un code ? Est-ce qu'il y a un agencement spécifique ? Est-ce que les tables de billard doivent être orientées dans une certaine façon ? Je ne connais pas du tout.

  • Speaker #1

    Ok. Alors, non. Il n'y a pas de spécificité. Il y a un confort de jeu, on va dire. Toute salle de billard a son petit coin déjà paperasse, administratif, etc. Parce qu'aujourd'hui, le club est chez moi. C'est bien c'est chez moi mais quand ça va grossir, ce serait bien juste de se dire bon je vais au club, je vais aller au club, je suis dans mon bureau et voilà. C'est pareil, comme toute entreprise, un freelance il commence chez lui et il veut aller avoir un local. Donc déjà juste une petite partie administrative, une petite partie buvette. Alors le but c'est pas de se bourrer la gueule, pas du tout, on ne vend pas d'alcool, on n'a pas le droit avec la FEDE. Et puis même si on aurait le droit, je ne veux pas de ça. Mais une partie de buvette, boire un petit canon. Un petit coquin entre copains en jouant au billard c'est toujours sympa. Et après, les billards il n'y a pas d'agencement je dirais. Il y a un confort de jeu. On parle qu'un billard il faut 25 mètres carrés à peu près. Ok. De surface. En gros, autour du billard il faut... Pour être très large, il faut 2 mètres. Pour vraiment être large. En plus, demain, nous, on veut accueillir du handisport. Donc, si on n'a que 1,50 mètre entre chaque table, déjà, pour des joueurs valides, c'est serré. Si demain, moi, j'ai un joueur en fauteuil roulant, ça ne passe pas. Donc, c'est pour ça que nous, on veut 8 billards. Alors, c'est gros pour commencer, mais avec le recul, on sait qu'il nous faut 8 billards. Un billard, on estime que c'est à peu près 8 joueurs. Moi, dans mon club, j'ai 20 licenciés, donc il me faut 2 billards que pour mes licenciés. Mais tout à l'heure, je disais que j'ai une centaine de joueurs qui sont potentiellement intéressés. Donc le calcul est simple, il m'en faut vite. Ça, c'est le début de la salle. D'ailleurs,

  • Speaker #0

    tiens,

  • Speaker #1

    il y a pas mal de sujets. Hop, il y a pas mal de sujets. Au début, c'est 8 billards. 8 billards, black ball, les billes jaunes et rouges. Pourquoi ? Comme je disais, il y avait les 100 personnes, mes licenciés, les cours.

  • Speaker #2

    Parce que les cours,

  • Speaker #1

    en fait, comme dans toutes les structures qui existent en France, au début, il n'y aura pas beaucoup de monde. C'est normal. Mais après, ça va se savoir. Bien sûr. Et après, il y aura les licenciés qui connaissent, les curieux qui vont venir, qui au final vont prendre une licence. On veut inviter des CE, admettons, un jeudi par mois à venir une soirée. Les billards sont à vous et ça se trouve. En fait, nous, ce qu'on aime bien dire dans le billard, c'est qu'on invite des gens qui ont déjà joué au billard, mais qui ne se sont jamais mis. pour juste planter des graines. La personne ne va peut-être pas prendre une licence ce soir même, mais peut-être que dans six mois, un an, que ce soit chez nous ou dans un autre club, il n'y a pas de souci, ils disent « Ah mais j'ai été jouer ! » Et puis un licencié, un licencié, un licencié, et le bouche-à-oreille fait que ça grossit. donc ça c'est la première étape la deuxième étape c'est de Faire des showmatchs, comme je disais, faire des initiations, du perfectionnement avec des grands champions. Même moi, qui joue depuis 20 ans, qui joue à haut niveau, demain il y a un grand champion qui vient, je suis le premier à passer. Il n'y a aucun problème. Oui,

  • Speaker #0

    c'est normal.

  • Speaker #1

    C'est ta passion, c'est ton jeu,

  • Speaker #0

    tu veux te perfectionner tout le temps.

  • Speaker #1

    La personne est championne du monde. Je ne l'écouterai pas. Et après, le développement de nous dans le club, comme je disais au début du podcast, c'est qu'il y a quatre disciplines. Nous on veut s'étendre, on veut découvrir toutes les disciplines, le snooker notamment, parce que tout genre de blackball veut faire du snooker. Mais ça reste un bout de bois, des boules et des poches, enfin des billes pardon, mais c'est pas du tout le même jeu. On réapprend tout. Moi j'ai 20 ans de billard blackball, quand je joue au snooker j'ai l'impression de commencer quoi. Et c'est frustrant. Mais ce n'est pas les mêmes distances de jeu, ça n'a rien à voir, c'est totalement différent. Le poids des billes, etc. c'est totalement différent. Donc nous on veut aussi développer le snooker, développer l'américain aussi, parce que l'américain c'est un peu le billard showman, je dirais. Il y a une compétition tous les ans qui s'appelle la Moscone Cup, en général c'est l'Europe contre les États-Unis, et c'est le show quoi. Ah oui, c'est le show. C'est comme tout à l'heure en off on parlait des fléchettes, et bien l'ambiance c'est la même. Ah oui, c'est vrai. Ah oui, non mais la salle, elle est divisée en deux. couleur rouge, couleur bleue bleu c'est Europe, rouge c'est Américain USA et la moindre partie qui est mise d'un côté ou de l'autre ça se chambre, c'est mon enfant et ça sur le but et ça c'est un peu le billard showman on va dire nous on veut développer dans du long terme on veut développer toutes ces facettes du billard ça c'est le but de notre salle et après faire des compétitions hebdomadaires. Et puis voilà, je pense que déjà, il y aura assez de boulot.

  • Speaker #0

    Mais tu vois, je rebondis sur ce que tu disais à tout à l'heure sur les distances entre les tables. C'est vrai que dans les séries américaines, on voit souvent les tables les unes à côté des autres, mais finalement, il n'y a pas tant d'espace que ça. En tout cas, dans les séries, je vois. Et donc du coup, c'est une idée préconçue qui n'est pas du tout la bonne au final. Parce que dans la pratique courante, alors c'est peut-être aussi l'ambiance bar aux Etats-Unis qui est comme ça.

  • Speaker #1

    Peut-être aussi, alors j'ai pas eu la chance d'aller aux Etats-Unis, mais par exemple tu prends le Buxorle, le bowling. Ils ont une dizaine, une quinzaine de tables, il n'y a pas assez d'espace entre eux. Mais eux ils sont pas là pour développer le billard, ils mettent des billards pour... C'est ça, c'est surtout pour que les gens du bowling, pour qu'ils attendent, ils aillent jouer au billard. Et c'est très bien parce que c'est...

  • Speaker #0

    C'est une petite découverte déjà.

  • Speaker #1

    Il nous faut ces genres de... structures là, si je peux appeler ça des structures qui sont pas des clubs, mais pour mettre des graines. Parce que comme je disais tout à l'heure, on a tous joué au billard dans notre vie. On a joué au billard où ? Soit chez un copain, soit dans un bar, soit au bowling. Et après il y a les curieux comme moi qui font que je vais m'y intéresser.

  • Speaker #0

    Et on ne sait pas. Moi, je rencontre des gens assez régulièrement qui me disent « J'ai joué au billard il y a 20 ans. » Puis en fait, je me dis « Pourquoi pas ? »

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr.

  • Speaker #0

    Donc, ça vient de là. Mais oui, pour être très à l'aise, entre deux billards, il faut deux mètres. Pour être très, très à l'aise. Nous, sur les tournois nationaux, puisqu'on a différents types de tournois, ce qui est préconisé, c'est 1m80. Deux mètres, c'est vraiment… On est des pachards. Voilà, on est confort, on est des pachards. 1m60, ça passe. mais en En dessous d'un mètre soixante entre deux tables, c'est compliqué parce que si on accueille quelqu'un en fauteuil roulant, ça va être compliqué pour lui. Il suffit qu'il y ait deux personnes qui soient grands, costauds. Non, c'est chiant. Il vaut mieux être confort. Oui,

  • Speaker #1

    on est bien d'accord. Ok, très bien. Écoute, j'y vois un peu plus clair sur l'univers du bière. Est-ce que tu as aujourd'hui ce local ? Il y a quelqu'un qui t'offre ce local ? Et est-ce que tu parlais tout à l'heure d'initiation, de faire découvrir cet univers, est-ce que c'est quelque chose que tu aimerais développer plus que dans notre région ?

  • Speaker #0

    Ça se fait déjà. Ça se fait déjà parce qu'on n'est pas le seul club de billard en France. Historiquement, les porteurs du billard en France, si je peux dire ça, c'est le nord de la France et la Bretagne.

  • Speaker #1

    Pourquoi d'ailleurs ?

  • Speaker #0

    Je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas. Si je réfléchis deux secondes, je vais te dire que le nord de la France, parce que c'est proche de l'Angleterre, et que la Bretagne, c'est une région où il n'y a que des bars, et que le billard vient des bars. C'est bête ce que je dis, mais je te dirais historiquement, je te dirais pour ça, la Fédération Française de Billard n'était pas aussi grosse aujourd'hui qu'il y a 20 ans.

  • Speaker #1

    Ah oui ?

  • Speaker #0

    Non, ça a commencé en Afébasse, parce que c'était dans les bars. La Fédé était là, mais n'était pas aussi investie que maintenant. Maintenant, ils ont pris le relais. L'Afébasse se meurt, on va dire, parce que tu as une école de bière qui se crée, etc. Mais oui, je dirais que la Bretagne, parce que les Bretons, on les connaît. Je dirais que c'est pour ça. C'est ça. Déjà, structurer mon club, faire grossir mon club, faire grossir, comme je disais tout à l'heure... Président du comité départemental de billard qui est en cours de construction. Ça va voir le jour dans les semaines, mois qui arrivent. Mais je ne prêche pas que pour ma paroisse. Il est inutile d'avoir un seul club. Ce qui est beau dans le sport, c'est les rivalités. Moi, tous les présidents de clubs de la Vienne, c'est des amis, c'est des copains, on mange ensemble, pas de souci. Par contre, sur la table, je ne te connais pas. Mais c'est très bien d'avoir des rivalités. Tu vois, le week-end dernier, il y avait un tournoi national à Châtellerault. C'est le club de Ingrande qui a organisé ça. C'est des amis, c'est des copains. On les soutient tous, tous les clubs. On était derrière eux, on les soutient. Par contre, là, tu vois, ce week-end, on va faire les finales de district à Bordeaux. Ingrande est là. Si je joue contre eux, il n'y a pas de copains.

  • Speaker #1

    C'est ce qui fait aussi avancer le truc.

  • Speaker #0

    C'est ça. Aujourd'hui, moi, j'ai trois équipes. Demain, j'en ai six. Je ne crache pas dessus. Mais le but, ce n'est pas d'en avoir 15 non plus, de ne pas faire un monopole. c'est bien de moi je fais ma popote dans mon coin et ça se trouve le club d'un grand de s'ivrer des clubs qu'il y a ils font des choses mieux que moi et c'est très bien là aussi on s'inspire des gens donc déjà faire grossir mon club c'est bien faire grossir le billard avec le comité dans le département c'est très bien aussi parce que je pense qu'il y a plein de clubs à se créer et après faire des tournois régionaux nous on a eu l'occasion d'en faire en mois de février faire des tournois nationaux et puis de fil en aiguille c'est une boule de neige

  • Speaker #1

    Écoute, c'est vraiment ce que je te souhaite et j'espère qu'on pourra faire un podcast d'ici quelques mois ou quelques années pour en reparler de ça et faire un petit peu le point sur l'évolution. On va quitter un petit peu le monde du biard et puis aller un petit peu sur des questions un peu plus légères. C'est quoi ton cocktail préféré ? On parlait de biard tout à l'heure et puis de bar.

  • Speaker #0

    Je ne bois pas d'alcool.

  • Speaker #1

    Ouais, on est deux alors.

  • Speaker #0

    Je ne bois pas d'alcool ou très très peu. Je vais être vraiment classique, mais je dirais un mojito. Mais non, je ne bois vraiment pas d'alcool.

  • Speaker #1

    Est-ce que tu as déjà essayé le... Moi, j'appelle ça le Apple. D'autres appellent ça le Virgin Morito. Mais je l'appelle Apple parce que, à la place forcément de l'alcool, c'est un jus de pomme.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Jus de pomme, sucre roux, menthe, un peu de glaçon. Pourquoi pas un petit peu de cannelle. Et ça te fait un Morito. Il faudrait que tu le demandes à un barman un jour.

  • Speaker #0

    Ah ouais,

  • Speaker #1

    je ne connaissais pas. Pour moi, c'est le meilleur. Ok. Voilà, c'était une petite intro.

  • Speaker #0

    Je ne connaissais pas du tout.

  • Speaker #1

    Mais on l'appelait Apple, enfin je l'ai appelé Apple parce que du coup, je trouvais ça intéressant parce que c'est un jus de pomme tout simplement. Et puis un peu d'eau pétillante quand même. OK, voilà, c'était la petite... Petit tips cocktail. Ok. Aujourd'hui, si tu as un message à faire passer justement par rapport à ce qu'on s'était dit jusque là, ça serait quoi ?

  • Speaker #0

    Vivez vos rêves. Moi, le club, ça fait 5-6 ans, j'y pense. J'ai jamais l'opportunité de le faire. Puis l'année dernière, je me suis dit en fait...

  • Speaker #1

    Pourquoi attendre ?

  • Speaker #0

    Qu'est-ce qui m'empêche ? de faire un club. Qu'est-ce qui m'empêche ? Rien.

  • Speaker #1

    Rien ? Bah go. Rien, bien sûr.

  • Speaker #0

    Si ça marche, tant mieux. On en parle, plein de projets, etc. Si ça marche pas, j'aurais essayé. Ma reprise d'études, on m'a toujours dit, et surtout aussi, vivez vos rêves et... écouter les bonnes personnes. Moi, mes parents me disaient, reprends tes études. Je disais, 22, 23 ans, c'est bon, les études. Puis un responsable, deux responsables, trois responsables, quatre responsables. Puis à un moment donné, tu te poses chez toi, tu te dis...

  • Speaker #1

    À 20 ans, tu réfléchis libérément.

  • Speaker #0

    Oui, t'as envie de voyager, de machin. T'es plus...

  • Speaker #1

    C'est bon, je suis pas tranquille.

  • Speaker #0

    Mais moi, quand mes parents me le disent, j'avais un peu cette réflexion de, oui, bon, c'est les parents. Puis en fait, quand c'est des personnes extérieures à ta famille qui disent les mêmes choses que tes parents... Tu te poses et tu te dis, attends, ils ne me disent pas ça pour me faire plaisir. Ce n'est pas anodin ce qu'ils me disent. Donc, écouter les bonnes personnes et vivre ses rêves. On n'a qu'une vie, de toute façon. Il faut essayer. Puis si ça marche, tant mieux. Si ça ne marche pas, tant pis.

  • Speaker #1

    Et puis, quand tu apprends à marcher, tu n'as pas réussi à marcher du premier coup. Tu t'es tombé. Non,

  • Speaker #0

    non, il faut. Moi, je pense que c'est important.

  • Speaker #1

    Et aujourd'hui, les personnes qui t'inspirent le plus, c'est qui ?

  • Speaker #0

    Tout horizon confondu ? J'en ai beaucoup hein.

  • Speaker #1

    Et si tu devrais dire, ok, ouais, le number one quoi.

  • Speaker #0

    Number one !

  • Speaker #1

    C'est encore plus compliqué là.

  • Speaker #0

    Ouais, là, number one, je serais incapable. Très hautement, je serais pas capable. Non, des personnes qui m'insurent, j'en ai quand même beaucoup. J'ai mes parents. C'est un peu bateau peut-être de dire ça. C'est pas bateau du tout. Ma maman est malade. Elle a une force qui est exceptionnelle. Ma conjointe, un bout de femme qui est incroyable. J'ai une personne qui s'appelle Gérald qui est comme le frère que j'ai pas eu. C'est mon grand frère, on va dire. Qui lui aussi a une vie que je souhaite à pas beaucoup de personnes, même à personne. Qui a une force, une résilience incroyable. Ça, c'est des personnes qui m'inspirent au quotidien. tu vois Gérald d'ailleurs est mon vice-président, joueur de billard. C'était l'un de mes profs de billard. Enfin, prof entre guillemets. J'allais chez lui les mercredis après-midi. Mon père me déposait avec un... Gérald, tu regardes cette vidéo, avec un papy brossard. Il mange que ça. Il mangeait que ça. Il disait à mon père, ok je donne des cours à Dylan mais par contre il me faut un bout de savane papy brossard. Allez, c'est le deal. Et aujourd'hui c'est comme mon grand frère et c'est mon vice-président et on a des projets ensemble etc. On va dire que personnellement, ces personnes-là m'inspirent. Après, professionnellement, la vision de... Si je pourrais faire le triptyque d'une personne, je dirais la vision de Steve Jobs, quand même. Les idées folles et entrepreneuriales de Musk. Et les investissements de Warren Buffett.

  • Speaker #1

    Je pensais à lui, parce que c'est logique, je me dis, je pense que voilà,

  • Speaker #0

    si demain, après qu'on aime ou qu'on n'aime pas ces personnes, attention, ils ont tous des faces sombres. on va dire, mais on ne peut pas enlever à Jobs ce qu'il a fait. Je pense qu'aujourd'hui, on a la chance d'avoir Tim Cook qui a bien repris le truc de Apple, notamment. Mais Steve Jobs, numériquement, si on est là aujourd'hui...

  • Speaker #1

    Steve Jobs.

  • Speaker #0

    J'ai mangé son nom, Microsoft Bill Gates. Attention. Mais Steve Jobs a fait ce truc de... La capacité qu'Apple a à teaser des choses sans le faire. Très, très fort. C'est très fort. Musk, il est fou.

  • Speaker #1

    Musk, c'est un fou, mais c'est un génie fou.

  • Speaker #0

    Après, il a Asperger, machin, ceci, cela. Mais c'est quand même un mec... Moi, ce qui m'impressionne, c'est qu'il a fait X, PayPal, Tesla, ceci, cela. et ce qui m'impressionne c'est que la NASA je ne sais combien de décennies que ça existe.

  • Speaker #1

    Et le mec, il arrive.

  • Speaker #0

    Et le type, en moins de deux décennies, il envoie une fusée, il la récupère.

  • Speaker #1

    En plus petit, en moins cher, en plus pire.

  • Speaker #0

    En réutilisable. Alors quand il dit, il y a 5, 10 ans, je n'ai plus la temporalité, qu'il dit, on va aller sur Mars, on le prenait pour un fou. Et là, les gens sont en train de dire, en fait, et là, il y a quoi ? La semaine dernière, il n'a pas été prendre deux astronautes dans l'ISS. Il devait partir 9 jours, ils ont duré 9 ans.

  • Speaker #1

    Le gars, il fait un blabla carte.

  • Speaker #0

    Non mais, c'est un fou. attention c'est un génie c'est un fou mais moi ce que j'aime bien avec Musk c'est que le moindre sou qu'il a gagné. Il l'a réinvesti. Et on disait tout à l'heure, vive ses rêves. Il s'est cassé la gueule combien de fois ? Mais aujourd'hui, SpaceX, alors, après, c'est un peu les côtés sombres. Le gouvernement le finance, mais c'est Trump, on sait le rapprochement qu'il a avec. Mais avant que ce soit Trump, il avait un budget d'État pour SpaceX. Je ne sais pas si on se rend compte. Tesla, aujourd'hui, je pense que si on se met à la fenêtre, on va en compter je ne sais combien dans l'heure. En fait, il fait énormément de choses qui font que... On peut dire que bravo monsieur et oui monsieur. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas la personne.

  • Speaker #1

    Tu peux pas nier que c'est quand même un mec extraordinaire. Oui, oui. Il a fait évoluer l'humanité, il a fait évoluer notre façon d'exister, de consommer. Tu parlais tout à l'heure des inventions d'Elon. Il y a aussi Starlink, ces fameux satellites de communication. Enfin bref, non, tu peux pas nier. Mais je suis d'accord avec toi. Après, on apprécie ou on n'apprécie pas.

  • Speaker #0

    Et Warren Buffett, on n'a pas à le présenter, c'est Monsieur Paris, moi j'aime bien dire ça. Lui, il n'est pas dans l'investissement à court terme, malgré qu'il en fait. Mais pareil, visionnaire, mais dans la finance. On voit les investissements qu'il a fait dans les années 80, 90 et aujourd'hui. Voilà que, oui monsieur. Non, non, ces trois personnes-là, je pense que je ne suis pas le seul à y penser. mais elle marche très bien et on sait pourquoi.

  • Speaker #1

    Non, c'est sûr. Et puis pour les gens qui ne connaissent pas ces trois personnes, on vous invite forcément à se regarder un petit peu sur eux et vous allez voir que c'est des gens, à mon avis, qui ont quand même un sens à notre monde aujourd'hui.

  • Speaker #0

    C'est ça pour te poser une question ?

  • Speaker #1

    C'est ça, si.

  • Speaker #0

    Je vais te poser une question. Vas-y,

  • Speaker #1

    merci. La fête, donc du coup,

  • Speaker #0

    la fête c'est pour changer de sujet. Je rebondis sur ce qu'on dit. Demain, tu as le droit à un dîner, un repas, une entre-vous de deux heures avec une personne.

  • Speaker #1

    Mon grand-père.

  • Speaker #0

    Ton grand-père ? Oui. D'accord, pourquoi ?

  • Speaker #1

    Parce que je pense que c'est une des personnes, quand j'étais petit, qui m'a inspiré le plus. Et il est parti avant que j'ai l'âge de 20 ans. vraiment avoir un bon raisonnement, avoir un bon échange avec lui. Et je pense que ça fait partie de ces personnes. Tu sais, on connaît tous des gens. Mon grand-père, lui, il était orphelin. Donc, il a rencontré sa femme. Il a créé sa vie, il a créé son patrimoine, mais il est parti vraiment de zéro, en fait. Et c'est quelque chose qui, à mon sens, a une valeur. Et surtout, je pense qu'il y avait beaucoup de choses à raconter et beaucoup de choses à partager. Mais peut-être que les gens de ma famille n'avaient pas cerné ce génie qu'il avait en lui. Et moi, je trouve que si je devais prendre le temps à échanger avec une personne de ce monde ou de partir, en tout cas ça serait le plus... lui. Parce que je pense qu'il a beaucoup de choses à m'apprendre.

  • Speaker #0

    Ok, très bien.

  • Speaker #1

    Donc écoute, je te retourne la question.

  • Speaker #0

    Parce que moi, du coup,

  • Speaker #1

    j'ai l'immunité.

  • Speaker #0

    Une heure ou un repas avec une personne ? Je dirais Ronius Sullivan. Tu peux me dire qui c'est ? C'est du bière. C'est au snooker. C'est le plus grand champion de tous les temps. Pour un peu situer la personne, quand les experts de notre sport, du snooker, font des classements, ils s'amusent, comme au basket, qui est le goûte. Il y a toujours des classements. Quand tes pairs de ce sport disent on fait un classement mais on ne le met pas dedans.

  • Speaker #1

    Ah oui, il est au-dessus de là-dessus.

  • Speaker #0

    Il est au-dessus de la mêlée. Voilà, c'est qu'il a tous les records. Pour en parler des heures, il a tous les records. Il manque une chose, c'est qu'il est à égalité sur une chose, c'est qu'il a que 7 championnats du monde.

  • Speaker #1

    Voilà,

  • Speaker #0

    il peut faire mieux. Et moi je fais partie des gens et il a… 49 ou 50 ans. Ah oui ? Oui, professionnel à 16 ans. Son papa en prison pour X raisons. Premier tournoi, il gagne, il va en prison, il donne le trophée à son père. Et moi, je fais partie des gens qui pensent que demain, s'il est champion du monde pour la huitième fois, il fait un Drop the Mic. Il a dit, les gars... Il aime battre maintenant. Pourquoi je mangerais avec lui ? Parce que ce n'est même pas question de parler de billard. C'est que tout à l'heure, au tout début, je disais que les grands champions, leur différence, c'est dans la tête. Et lui, il est connu pour que mentalement, ils soient instables. C'est une personne, sur une table, elle tilte toute seule. Elle perd des compétitions pour rien. Mais pour gagner sept championnats du monde, le nombre de trophées, de tournois qu'il a gagnés, il faut que mentalement, tu sois solide. Et moi, c'est juste pour échanger avec lui sur eux. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, il soit aussi haut et aussi fort ?

  • Speaker #1

    Oui, ce n'est pas par hasard.

  • Speaker #0

    Non, il y a une force. C'est une personne, ça me fait rire quand il dit ça, il n'a pas besoin de coach, de coach de jeu. Coach mental, il en a. Préparateur mental, il en a. Mais à qui tu vas apprendre ? Qui tu es pour apprendre à jouer à lui ? C'est une personne. Et c'est une personne... Il a déclaré dans les années 2010 qu'il était droitier. Je serais champion du monde de la main gauche. Ah oui ? Il l'a fait. Il y a eu un reportage sur lui d'Amazon d'ailleurs. Ils lui ont mis un micro pendant un an en 2022 sur sa saison. Et on voit ses préparations, etc. Et des fois, au snooker, c'est worldwide. Ils sont dans le monde entier. Des fois, il prend l'avion, il est dans l'hôtel. Et puis, il appelle le tournoi et il dit non, je n'ai pas envie de jouer. Mentalement, je ne me sens pas, je ne joue pas. Ou des fois, en plein milieu d'un match, il sort la main de son adversaire et il dit « t'as gagné, je m'en vais » . Je suis ailleurs en fait, ça ne sert à rien que je joue.

  • Speaker #1

    Ah, il n'a pas le temps.

  • Speaker #0

    Oui, c'est que maintenant, il joue au billard pour se faire plaisir. Et quand il ne le sent pas, il ne le fait pas. Il ne se force pas. Ce n'est pas parce que c'est le plus grand champion de tous les temps qu'il doit être là à prouver. Et c'est une personne qui est dans les moments clutch. Il est là. Il a une force, une résilience qui est, pour moi, en tant que joueur de billard, incroyable mentalement. Même s'il a des problèmes, entre guillemets, de concentration, etc. Il a une force mentale qui est au-dessus des autres. Et moi, ça m'intéresserait de savoir comment il fait.

  • Speaker #1

    C'est très, très bon. Ça me fait penser, en parallèle, quand tu me parles de ce monsieur, le fait que du coup, quand il n'est pas dans le jeu, inutile d'aller chercher le truc, il sert la main de son adversaire. Il y a une image qui est très forte là-dessus, c'est une course de lièvres, de lévriers, pardon. Et dans la grille de départ, il y a un guépard. Et à un moment où les guépards, enfin les barrières s'ouvrent, les lévriers forcément, enfin les lévriers courent, et le guépard, lui, il s'assoit. Parce qu'en fait, il a compris, tout de suite, il sait que...

  • Speaker #0

    Je ne veux pas m'éplier,

  • Speaker #1

    je ne fais pas de musée. Avec Chouir, les gars, on n'est pas dans la même catégorie. Et ça me fait penser à ça, du coup.

  • Speaker #0

    Et ça, je pense qu'il faut avoir une certaine force mentale pour se l'admettre à soi-même, de dire... En fait...

  • Speaker #1

    Pourquoi ?

  • Speaker #0

    Je peux forcer tout le temps, ça passera pas. Moi ça m'est arrivé dans des compétitions, de me sentir bien, etc. Mais quoi que je fasse sur la table, il n'y a rien qui se passe. Bah c'est quoi le mieux ? C'est de se forcer et pas prendre plaisir ou de dire « bah écoute, j'arrête là, on arrête, ça sert à rien, je me fais du mal, ça sert à rien » . Mais la force mentale qu'il faut pour faire ça,

  • Speaker #1

    voilà. Il faut vraiment savoir s'écouter, il faut savoir avoir une discipline vraiment infaillible pour vraiment dire « ok, c'est bon » .

  • Speaker #0

    C'est ça, et sur le reportage de Ronnie en 2022, d'ailleurs c'est ça qui est beau, c'est qu'ils lui mettent un micro au début de la saison, le type fin de saison est champion du monde. C'était même pas prévu. Et tu le vois quand il gagne la dernière partie, il prend son adversaire dans les bras, un joueur qui s'appelle John Trump, rien à voir avec Trump, rien à voir. Il le prend dans ses bras, et en fait vu qu'il est micro, t'entends la conversation, et il dit je veux plus de ça. C'est terminé, c'est atroce. Les championnats du monde au snooker, c'est un mois. La finale, c'est sur 4 jours, 4 fois 4 heures. T'as 3000 personnes dans la salle, mais en Angleterre, c'est télévisé. Mentalement, la pression, elle est énorme. Et il lui dit, j'ai plus envie de ça. J'arrête. Et Trump lui dit, merci de m'avoir entraîné. Merci d'être toi. Merci pour notre sport. Et en fait, le type, deux mois après, il est redonnant son doigt. C'est bon.

  • Speaker #1

    Oui, mais en même temps, tu te dis, OK, c'est sa vie aussi. Donc, il est pris dedans aussi. C'est la ligne. Mais après, j'imagine que ce n'est pas simple de tenir sur tête du réel. OK, écoute, je vais te donner le mot de la fin. J'ai plein d'autres questions encore, mais du coup, le timing fait que... On doit s'arrêter. Je vais te donner le mot de la fin. Et à la fin de ton mot, je vais prendre mon appareil. Je vais faire des photos de toi si tu es d'accord. Pas de problème. Du coup, je te laisse le mot de la fin.

  • Speaker #0

    Merci pour l'invite, franchement c'était cool, j'avais même pas vu le temps passer, c'était vraiment cool. Petite pensée pour vous, pour vos podcasts, c'est vraiment cool ce que vous faites. Merci à toi. J'espère que vous développez, on va pas dire rapidement, mais le temps fera bien les choses je pense. Et puis pour parler de moi, de mon club, comme on disait, le sujet c'est le local. Et pourquoi pas faire un podcast dans notre salle quand on l'aura.

  • Speaker #1

    Oh écoute...

  • Speaker #0

    Au milieu du joueur de billard.

  • Speaker #1

    C'est pas à tomber dans la réunion.

  • Speaker #0

    Pourquoi pas.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir. Avec grand plaisir. Écoute, merci beaucoup Dylan. Et puis merci de m'avoir surtout fait connaître ce sport. Et de nous avoir partagé ce moment avec cette belle découverte. Parce que du coup, je ne connaissais pas le tout. Et volontairement, comme je disais tout à l'heure. Le but, alors ok, je sais qu'il y a des gens qui vont dire ouais mais du coup c'est la flemme d'aller chercher. Non, pas du tout, c'est juste une façon de procéder et nous on aime bien faire ça. C'est-à-dire qu'on veut vraiment découvrir en même temps. Et donc merci pour cette découverte. Avec plaisir. Et de nous avoir donné quelques infos sur ce sport. Je vais maintenant prendre mon appareil, je vais faire quelques photos de toi. Et puis après... Pas tout de suite.

  • Speaker #0

    Merci.

Chapters

  • Introduction au podcast et présentation de l'invité

    00:00

  • Présentation de Dylan et son parcours

    00:37

  • Jeu interactif et échanges sur le billard

    03:31

  • Passion pour le billard et son histoire

    04:59

  • Structuration et développement du club de billard

    10:01

  • Objectifs à court et moyen terme du club

    16:00

  • Conclusion et messages inspirants

    20:00

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