- Speaker #0
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue sur les quarts d'heure Poitevins. Le podcast, comme ça n'en indique, est dédié au poitevins et au poitevinnes. Ce podcast est sponsorisé par le restaurant Le Maurice, un restaurant familial situé 24 rue Carnot. Donc je vous invite à le découvrir ou à le redécouvrir. Voilà, sans plus attendre, nous allons accueillir mon invité.
- Speaker #1
Bonjour, moi c'est Iman et bienvenue dans mon podcast les quarts d'heure Poitevins.
- Speaker #0
Excellent, merci beaucoup Imane. Écoute, on a eu l'occasion d'échanger un petit peu tout à l'heure en off. La première question, c'est est-ce que tu peux te présenter succinctement qui tu es et ton métier ?
- Speaker #1
Yes, alors moi c'est Iman, j'ai 39 ans, j'habite à Poitiers depuis un an et je travaille toujours à Paris parce que je suis consultante spécialisée en transformation des organisations. Et aussi coach en devenir, donc coach des organisations, bientôt certifié et formatrice. Donc, je combine en fait les trois casquettes dans différentes boîtes des cabinets de conseil pour les grandes entreprises.
- Speaker #0
Excellent, excellent. Et du coup, on va revenir un petit peu en détail peut-être tout à l'heure. Cette navette un petit peu... Paris Poitiers, qu'est-ce qui t'a amenée à Poitiers en fait ?
- Speaker #1
Oui, c'est une excellente question. Alors, je connaissais déjà Poitiers depuis quelques années parce que j'ai une sœur qui habite à Poitiers en fait, qui a fait ses études à Poitiers, des études de droit. Et je faisais souvent en fait les week-ends, quelques allers-retours pour lui rendre visite. Et puis je trouvais toujours que Poitiers, ça avait un côté très convivial, très... très humain, il y avait beaucoup de proximité, les choses étaient simples, faciles, on respirait le bon air. Moi, je sortais de Paris, donc forcément, ça me dépaysait un petit peu. Et ensuite, chemin faisant, après le confinement, j'ai commencé à me poser des questions sur le fait de venir peut-être quitter Paris et venir vivre à Poitiers. Et voilà, je me suis installée il y a un an à Poitiers, ici, mais en continuant à travailler à Paris, évidemment, parce que je n'ai pas pu trouver en fait... mon activité ici mais voilà.
- Speaker #0
Ok très bien. Et ton activité justement, peux-tu nous en dire un petit peu plus s'il te plaît ?
- Speaker #1
Oui, alors c'est une activité que j'exerce depuis 15 ans. C'est une activité en fait qui tourne autour de la transformation des organisations, la transformation des organisations c'est-à-dire toute entreprise, que ce soit une grande ou une petite entreprise qui décide, ou une organisation, une administration publique, une institution. Donc ça peut être secteur privé, secteur public. toute organisation qui décide de se restructurer de manière organisationnelle. Ça peut être une acquisition, une fusion, ou ça peut être aussi, par exemple, le déploiement d'un nouvel outil. Et dans ces cas-là, nous, en tant que consultants spécialisés en conduite du changement ou en transformation des organisations, on intervient pour réaliser une feuille de route, pour mettre en place une stratégie pour pouvoir conduire ce qu'on appelle le changement. C'est technique parce que très souvent, on doit avoir une vision, vraiment une hauteur de vue. On travaille beaucoup avec le COMEX, on travaille beaucoup avec les DRH, le DAF, pour avoir une vision très stratégique, globale, de ce qui se passe dans l'entreprise. Et on est souvent transverse, c'est-à-dire qu'on va s'adresser, nous, à la conduite du changement. La conduite du changement s'adresse souvent à toute ou partie d'une entreprise, puisqu'elle s'adresse aux humains. Elle s'adresse aux hommes et aux femmes qui travaillent dans l'entreprise.
- Speaker #0
Et ce métier-là ? On va y revenir un peu plus tard peut-être pour approfondir un peu le sujet. Qu'est-ce qui t'a permis de choisir ou qu'est-ce qui t'a donné envie de choisir ce métier ?
- Speaker #1
Oui, en fait, au départ, j'ai commencé, je ne connaissais pas la conduite du changement il y a 15 ans quand j'ai commencé mon métier. En fait, ce qui m'a amenée là-dedans, moi, je voulais être enseignante. À la base, je voulais enseigner le français. C'était mon objectif au départ. Et en fait, j'ai fait une partie de mes études en Angleterre. Et en Angleterre, j'ai découvert, il y a 15-20 ans, on faisait déjà du blended learning, on faisait déjà du e-learning, on faisait déjà de la formation à distance. C'est quelque chose qui ne se faisait pas trop en France, où on était vraiment dans les balbutiements, il y a 20 ans. Et je suis arrivée, je me suis dit, tiens, je ne vais peut-être pas faire de l'enseignement, mais je vais peut-être m'intéresser à tout ce qui est formation pour adultes et la formation à distance. Et en fait... Je suis arrivée après mes études, je reviens de Londres, je débarque à Paris. Et là, j'obtiens un stage dans un organisme de formation. Et là, dans cet organisme de formation, on faisait vraiment de la conception pédagogique, de l'ingénierie pédagogique. Et c'est là que je me suis dit, tiens, c'est un métier qui m'intéresse et je vais peut-être partir là-dedans. Et en fait, la conduite du changement est arrivée vraiment un petit peu par hasard. Parce que dans les grandes entreprises, on ne parlait pas seulement que de formation. La formation, c'est un levier de la conduite du changement, tout comme la communication.
- Speaker #0
Nous sommes aux Etats-Unis.
- Speaker #1
C'est ça. La formation fait partie d'un des leviers que l'on utilise dans la conduite du changement. Mais ce n'est pas la conduite du changement. C'est vraiment, il faut le voir comme une prise de hauteur dans qu'est-ce qu'on fait pour combler le gap entre ce qui est fait aujourd'hui et ce qu'on projette, et ce que l'entreprise projette de faire demain. Très bien.
- Speaker #0
Et depuis 15 ans, du coup, est-ce que tu vois en France, en tout cas, est-ce que tu as vu un changement significatif ou pas dans ce domaine-là ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Ça commence à devenir de plus en plus. On parle beaucoup plus de conduite du changement. Là où les anglo-saxons parlaient déjà, en fait. Ils avaient déjà de l'avance. Voilà, ils avaient déjà de l'avance. Ils faisaient déjà de la conduite du changement. Ils appellent ça, même au Québec, ils appellent ça de la gestion du changement. En fait, la terminologie n'est pas la même en France. Et au Québec, peut-être qu'on pourra revenir aussi sur une communauté que j'ai créée, que j'ai cofondée avec des confrères et des consœurs québécois, qui s'appelle le Leadership du changement, qui permet vraiment de vulgariser ce que c'est que la conduite du changement en France et dans tous les pays francophones. Et justement, tu vois, la conduite du changement a énormément changé. On en parle de beaucoup plus. Les entreprises comprennent de plus en plus l'importance. non pas de se focaliser uniquement sur la technologie, mais sur l'humain. Parce que c'est l'humain qui fait tout, au final. Et la technologie n'est rien sans l'humain. Et en fait, très souvent, les entreprises mettaient énormément, elles mettaient un paquet fou d'argent pour déployer la technologie, sans forcément accompagner les humains qui vont le déployer derrière.
- Speaker #0
Et est-ce que du coup, tu penses que ce retard qu'on a eu il y a quelques années... On n'a pas lié à ça ou est-ce qu'on est quand même malgré tout, on a quand même un petit wagon de retard par rapport aux Québécois, tu disais, ou aux Anglais ?
- Speaker #1
Oui, je crois qu'on est en train, petit à petit, d'essayer de rattraper le retard. Il y a des grandes entreprises internationales qui comprennent maintenant l'importance vraiment de la conduite du changement et qui l'intègrent. Je vois, tu vois, c'est très significatif dans les offres d'emploi. On parle beaucoup plus de management, de stratégie, d'organisation, de conduite du changement, tu vois. change management en anglais. Et en réalité, elle commence à bien bien s'en saisir. Et voire même maintenant, tu vois, il y a autre chose qui arrive et je pense que les JO en sont aussi pour quelque chose, c'est le coaching. Les entreprises commencent à comprendre aussi que le coaching des organisations d'équipe, le coaching individuel, le coaching des dirigeants est aussi important. Parce qu'en fait, là, on touche à une dimension qui est plus exogène. Comme tu vois la conduite du changement, puisque la conduite du changement, c'est vraiment mettre en place une stratégie dans l'ensemble de l'entreprise, une méthodologie qu'on vient appliquer. Le coaching, lui, vient plutôt aller chercher des méthodes, utiliser une approche plus systémique et utiliser des méthodes plus endogènes. Donc, aller chercher vraiment ce qu'il y a de plus profond dans les humains.
- Speaker #0
Très bien. Et tu penses qu'aujourd'hui, fin 2024, c'est quelque chose qui va se développer de plus en plus en France ?
- Speaker #1
Oui, j'en suis convaincue. Non pas parce que c'est mon métier, mais vraiment parce que je suis convaincue qu'avec l'émergence de l'intelligence artificielle, l'automatisation des processus, les métiers ne vont pas disparaître, mais vont changer. vont évoluer d'une autre manière. Et il y a des métiers, en fait, qui vont devoir évoluer. Et la conduite du changement, je pense que ça va avoir toute son importance parce qu'il va falloir vraiment accompagner ces personnes dans cette nouvelle transformation. Et essayer de montrer à quel point, en fait, aujourd'hui, on parle beaucoup de résilience, de devenir résilient, d'avoir... On parle beaucoup d'intelligence émotionnelle, d'empathie. comment l'humain se transforme, change, tout ce chemin qu'il parcourt dans le changement. Je pense réellement que ça va faire partie d'une des dimensions hyper importantes à intégrer dans une entreprise, qui est d'accompagner les humains.
- Speaker #0
Voire même limite une obligation, peut-être que le mot est fort,
- Speaker #1
mais... Oui, oui, oui. Surtout que, en fait, tu vois, dans la conduite du changement, on a une dimension très forte de formation, parce qu'à un moment donné, quand tu mets en place une stratégie du changement, tu pars de l'existant, tu fais un diagnostic et tu dis, bon, voilà ce qu'il y a actuellement, voilà ce vers quoi on va tendre, que ce soit avec le nouvel outil, des nouveaux process, etc. Donc, comment je fais pour combler cet écart ? Il y a la formation, et donc la formation, on ne pourra jamais s'en passer.
- Speaker #0
Oui, c'est une évolution. Perpétuel du coup.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Tu parlais tout à l'heure d'IA. Comment, de manière très concrète, l'IA aujourd'hui est intégrée dans ton métier, par exemple ?
- Speaker #1
Oui, moi, dans mon métier, l'intelligence artificielle, je l'utilise surtout pour... Concrètement, par exemple, lorsque tu as envie de... Il y a beaucoup d'aspects que l'intelligence artificielle nous aide à gagner énormément de temps. Que ce soit, par exemple... On utilise l'IA pour répondre à des propals, par exemple, des propositions commerciales. Tu vois, ça peut nous aider rapidement à avoir un gain de temps, à structurer. Tu vois, donc pour nous, c'est un gain de temps, de productivité. Ça nous permet de nous concentrer un petit peu plus sur des tâches. Enfin, voilà, où on peut accompagner. Exactement, on peut accompagner le client. Ça, c'est, tu vois, sur des tâches au quotidien, sur... Par exemple, même sur la création de formations, sur la création de templates, de communications. Tu vois, des choses comme ça, vraiment très concrètes, qui nous permettent d'aller beaucoup plus vite et de nous concentrer réellement sur qu'est-ce que je fais quand je suis vraiment en présentiel avec les équipes, sur quoi j'ai ma valeur ajoutée.
- Speaker #0
Très bien. Et est-ce que du coup, dans cet accompagnement d'une organisation... Tu intègres justement l'IA en guise de compagnon pour tes clients ? Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Alors pour l'instant, tout dépend du secteur dans lequel on travaille. Tu vois, par exemple, si tu travailles dans le secteur bancaire, pour l'instant, tu vois l'intelligence artificielle, surtout quand tu viens de l'extérieur, c'est hyper compliqué. Mais tu vois, petit à petit, là, ce qu'on essaye de faire avec les clients, c'est d'essayer de travailler avec eux sur des use cases. pour leur demander, pour voir avec eux où sont les processus qui pour eux, leur semblent être pertinents d'automatiser, pertinents d'utiliser l'intelligence artificielle et comment ça va transformer les équipes. Et là, on travaille avec les équipes, les DRH, on travaille avec les gens du métier pour vraiment se focaliser et comprendre comment l'intelligence artificielle va s'intégrer dans leur métier. Ok,
- Speaker #0
très bien. Je vois. On va s'écarter un petit peu du sujet. Tout à l'heure, tu as parlé de ce que tu as créé, notamment au Québec. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus, s'il te plaît ? Oui,
- Speaker #1
il y a à peu près deux ans, moi, je suis beaucoup sur la plateforme LinkedIn. C'est une plateforme sur laquelle je suis énormément à fond. Je regarde énormément ce qui se fait. Je fais vraiment ma veille quasiment sur LinkedIn, quasiment tous les jours. Et en fait, j'aime aussi beaucoup me connecter avec des personnes et surtout avec des personnes qui ont les mêmes affinités ou avec lesquelles on a les mêmes intérêts communs. Et j'ai rencontré en fait Sophie, qui est française, mais qui vit au Québec, qui est revenue en plus. Là, il y a quelques mois, elle est revenue vivre en France. Et en fait, on a très vite accroché et puis chemin faisant. Donc, on a beaucoup discuté et Sophie a créé sa boîte au Québec où elle accompagne le changement. Et on discutait, on faisait parfois des... Elle organisait parfois des sessions de co-développement où on venait en fait parler chacun de nos cas et on essayait d'expliquer un petit peu quels étaient les freins qu'on rencontrait, quelles étaient les difficultés. Et en fait, on essayait, tu vois, toujours dans la confidentialité de nos clients, de trouver des solutions, tu vois, communes ou d'avoir... Tu vois, de s'ouvrir à d'autres horizons, ne serait-ce que, tu vois, de dire, bah tiens, nous au Québec, on fait ça comme ça, ça peut être pertinent. Et en fait, un jour, il y a quelques mois, on a eu la même idée, c'était de créer une forme d'association. Alors au départ, on ne savait pas trop quelle structure lui donner. Finalement, on a plutôt créé une communauté pour l'instant. Donc il n'y a pas de forme juridique, mais c'est plutôt une communauté qu'on a créée en ligne et qu'on a confondée avec d'autres personnes de l'entourage de Sophie qui viennent du Québec et avec lesquelles on s'est dit, le but, c'était de se dire, il y a énormément de choses qui se font en anglais. Donc le change management, il y a une littérature immense dans le conduit du changement en anglais, un peu moins en français. Donc ça commence à arriver, mais il y a des choses. Et l'idée, c'était de se dire, tiens, en créant cette communauté de la conduite du leadership du changement, on écrit des articles à peu près deux fois par semaine, chacun un petit peu notre tour. Ou chacun aussi un peu nos affinités. Certains parlent de la gamification. Moi, je vais parler plus de la... du conseil et du coaching. Et en fait, on écrit des articles et on vulgarise un petit peu aussi, tu vois, avec tout ce qu'on peut lire, tout ce qu'on peut entendre. Et on va créer des LinkedIn live dans lesquels on va pouvoir aussi inviter des gens ou même s'interviewer entre nous sur des événements qu'on aurait pu assister.
- Speaker #0
Dans le but d'informer du coup et de suivre ?
- Speaker #1
Tout à fait, informer, sensibiliser, faire connaître aussi de plus en plus la conduite du changement.
- Speaker #0
Ok, et c'est une question alors... peut-être un peu légère, voire même un petit peu anodine, voire même utopique, mais quelle est la différence, par exemple, au Canada et en France, étant donné que tu as échangé avec Sophie ? Comment je peux formuler ça ? Qu'est-ce qui différencie vraiment entre le Canada et la France ? sur ce même sujet en fait. Et est-ce que la France apporte des choses au Canada, et inversement ? Ou c'est uniquement le Canada qui apporte quelque chose à la France ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a toujours, tu vois, un vaste communiquant. Par exemple, avec Sophie, l'une des choses qu'elle m'expliquait, c'était que dans la transformation des organisations, tu vois, dans les entreprises au Canada, au Québec, les gens pouvaient changer facilement de métier. Et oui. Voilà, être en reconversion professionnelle en permanence, tu vois. Et il n'y avait pas de souci, en fait, il n'y avait pas de questionnement sur pourquoi tu fais ça et puis le lendemain, tu as envie de faire autre chose. Voilà, c'est dans un parcours classique, dans un parcours RH, ça pouvait être tout à fait cohérent pour une personne. Et ça, tu vois, ça fait partie des choses, par exemple, qui, dans notre métier, par exemple, dans la conduite du changement, tu vois, on est plutôt cantonné. On se dit, ben voilà, les personnes sont dans cette entreprise, elles vont rester. Au niveau des ressources humaines, c'est un petit peu les compétences sont les compétences. On a un peu ce côté où on aime bien qu'il y ait un parcours bien ficelé, rigide, et qu'il soit vraiment très cohérent parce qu'on va te poser des questions. Mais pourquoi tu as fait ça ? Et puis après, tu es allé là. Voilà, pour comprendre un petit peu la pertinence. Tu vois, alors qu'au Québec, c'est vraiment hyper ouvert là-dessus. Et ils ne se posent pas de questions sur ces sujets-là. Et aussi parce que... Pour la conduite du changement, ce qu'elle me disait, la gestion du changement, c'est vraiment... Alors, il y a du boulot, évidemment, c'est pour ça qu'on est là. Mais elle m'expliquait qu'il y avait quand même cette idée que la gestion du changement, c'était aussi infusé, intégré, que c'était incarné chez les gens. Par exemple, Sophie a interviewé une personne la dernière fois qui a créé ce qu'on appelle le lab du changement. Voilà, c'est un lab expérimental dans lequel les gens viennent, expérimentent, essayent de comprendre en fait quelles sont les résistances au changement. Et ça, je trouvais ça hyper intéressant de dire que chaque entreprise pourrait avoir cette espèce de lab du changement parce que le changement, c'est un peu tout le temps. C'est un peu, tu vois, mais c'est aussi quelque chose qui est... En fait, le changement n'est pas évident. On parle de changement, mais ce n'est pas évident de sortir de sa zone de confort, que ce soit professionnel ou personnel. Et tu vois, de voir ce lab, c'est un espèce de sas de décompression pour dire qu'on peut faire des choses en se trompant. Je pense qu'il y a ça aussi qui est important. C'est laisser erreur.
- Speaker #0
Qui est finalement, chez nous, un peu... un peu encore mal perçu en fait.
- Speaker #1
Ouais c'est ça.
- Speaker #0
L'erreur est un petit peu mal perçue parce qu'on se dit que une erreur c'est une erreur. Or que dans les pays anglo-saxons notamment, ça fait partie des enseignements.
- Speaker #1
Exactement, ouais. Je pense que c'est ça aussi qui est important, même si maintenant les entreprises commencent à expliquer que l'échec fait partie de la vie, etc. que ça fait partie aussi d'une entreprise, on a encore un tout petit peu de mal aussi en France avec l'échec. Alors que dans les pays anglo-sassons, ces erreurs et ces erreurs, c'est le quotidien.
- Speaker #0
C'est logique en fait, quand on y pense. Ok, d'accord. Est-ce que tu penses que... Alors c'est une question qui va peut-être pas plaire à tout le monde, mais est-ce que tu penses qu'en France, on est justement contre le changement ? On a vraiment du mal à aller dans le changement. Contrairement au Canada, par exemple.
- Speaker #1
Oui. Je dirais que sur mes 15 ans d'expérience, oui, j'ai vu beaucoup de résistance au changement dans des secteurs plus que d'autres. dans des... Ouais, tu vois, je dirais que c'est aussi une question un peu générationnelle aussi, tu vois, dans les entreprises avant les gens rentraient, ils avaient des carrières, voilà, le changement c'était pas trop trop... Voilà, c'était peut-être une fois tous les 30 ans qu'on changeait d'outil ou qu'on faisait quelque chose de nouveau. Là, ça commence à devenir de plus en plus courant, tu vois, t'as aussi pas mal d'entrepreneurs maintenant, t'as des start-up, t'as des choses qui changent, t'as l'innovation, les disruptions, enfin voilà, tu vois. Et aussi, il y a l'uberisation qui a changé aussi la donne. Mais tu vois, dans les grosses entreprises, il y a quand même, tu vois, des fois, c'est un gros paquebot. Une grosse machine qu'il faut amener, tu vois. Eh bien, oui, oui, le changement. Et tu sais, je pense que ce n'est même pas que français. Je dirais que c'est l'humain, en règle générale, qui a du mal à sortir de sa zone de confort et aller chercher le changement. Même si... derrière le bénéfice. et extraordinaire parce que quand tu te transformes, après voilà, il y a plein d'autres opportunités qui s'ouvrent, qui se créent. Mais effectivement, en France, on a une fâcheuse tendance à aller vers... Bon, avant de dire oui, on dit non, on freine des quatre fers et on se dit on va voir si c'est OK ou pas. OK,
- Speaker #0
écoute, je vois bien. On va s'écarter un peu du sujet de ton métier. Aujourd'hui, à quoi rassemble ta semaine type ?
- Speaker #1
Ma semaine type, c'est beaucoup d'accompagnement chez le client, beaucoup de reporting, beaucoup de gestion de projet. Donc moi, mon organisation, c'est vraiment... Tout mon métier d'accompagnement au changement, ça organise autour de la gestion de projet, la planification. La gestion des coûts, la gestion des risques, l'analyse des indicateurs aussi. Et quand tu analyses des indicateurs, c'est un peu ça, c'est des reporting en fait, que tu vas dire, écoutez, il faut que tu montres à la direction que ça a du résultat, qu'il y a des choses qui changent et qui bougent. Et je dirais que les indicateurs du changement ne sont pas si évidents que ça, parce qu'il faut aller sur des choses qualitatives, il faut aller sur du quantitatif. Et en fait... Aller mesurer le changement, c'est quelque chose de pas facile du tout. Ça fait aussi partie peut-être des sujets pour lesquels aussi les entreprises se posent des questions. C'est OK, je veux bien transformer mes humains, mais en fait, j'ai quoi comme retour sur investissement ? Voilà. Et même si elles savent pertinemment que former, communiquer, mais aussi coacher les personnes, ça a un impact très, très fort sur la productivité. mais ce n'est pas quelque chose qui va être forcément tangible ou exploitable ou chiffré. Donc voilà, parfois, elles ont un petit peu cette réticence et elles demandent à voir comment ça peut se traduire en termes de productivité. Concrètement,
- Speaker #0
oui. Et on parlait tout à l'heure justement de l'importance de l'humain. Comment toi ? Tu gères la partie pro et perso par exemple ?
- Speaker #1
Sur ces sujets-là ?
- Speaker #0
Sur ces sujets-là ? Oui. Même ta vie en général ? Oui. Est-ce que ton métier, et oui j'imagine que ton métier te prend beaucoup de temps. Oui. Mais comment toi tu symbioses un peu ? tout ça.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que j'ai tendance à dire que parfois mon métier, c'est un peu une extension de moi parce qu'au final, tu vois, c'est des sujets qui me passionnent. Donc souvent, je vais dans ma vie perso, je vais lire, je vais beaucoup me documenter, je vais regarder des choses qui sont vraiment attirées au changement. Et parce qu'aussi, tu vois, je trouve aussi que ce qui est important, c'est que pour pouvoir parler de changement, il faut aussi l'incarner. Il faut aussi en être conscient, avoir une prise de conscience. Moi, ce que j'aime surtout faire aussi, c'est que je me fais coacher aussi. Donc, j'ai une coach avec laquelle je prends parfois des séances de coaching sur des sujets en particulier et sur lesquels j'ai envie d'avoir une prise de conscience, une hauteur. C'est souvent ce qu'elle me met dans des situations où j'ai un problème. Tu te mets en fait dans une situation de solution et de mise en action. Donc en fait, tu vois, disons que ce que je fais, c'est que dans ma vie perso, j'équilibre évidemment entre ce qui peut être fait dans mon temps qui est pris par mon boulot, mais il y a aussi ce que je peux faire aussi en dehors de ça. Tu vois, par exemple, toutes les transformations, même quand je vais au sport, quand je fais mes trois séances de sport par semaine, ça fait partie aussi de mon équilibre. C'est aussi de la transformation physique, tu vois. Donc tu vois, tu vas pour un but. Même si mon but au départ c'était vraiment de pouvoir sortir un petit peu de ma journée, de me décharger, etc. Il y a aussi une certaine forme de confiance que tu prends quand tu progresses, quand tu vois ton corps se transformer. Donc tu vois, au final, je ne sors jamais vraiment de mon boulot. C'est de la transformation sur transformation.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est un peu l'inconvénient des métiers passion. Exactement. Tu es dedans en permanence.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Tu parlais tout à l'heure de sport, de transformation physique, ainsi de suite. Oui. Peut-être que tu as un endroit où aller faire du sport sur Poitiers.
- Speaker #1
Oui, moi je vais chez Gym Shark.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Gym Shark. Gym Shaft.
- Speaker #0
Ok, on le mettra.
- Speaker #1
Gym Shaft, qui est situé près du... Pas loin du cinéma et le Dietrich, pas loin du jardin des plantes. C'est là que je vais faire mes séances sportives trois fois par semaine. Je fais à la fois de la boxe. Et à la fois du renfort, du renforcement musculaire.
- Speaker #0
Tu le fais avec Simon, du coup ?
- Speaker #1
Je le fais avec Simon, oui. On est coaché, donc l'avantage, l'immense privilège que l'on a, c'est qu'on est coaché, on est vraiment dans une zone de sécurité, on se sent bien, on est très bien accompagné. En fait, les progrès sont phénoménaux. Même si moi, je ne m'en étais pas rendu compte du tout, du tout. Mais la régularité, la discipline dans le sport, c'est la clé. Et en fait, on se rend compte qu'on progresse énormément.
- Speaker #0
Merci. Exactement,
- Speaker #1
merci à toute l'équipe qui œuvre au quotidien pour qu'on puisse se sentir bien. C'est vraiment un moment de bien-être.
- Speaker #0
C'est hyper important. D'accord, d'accord. Et ce qui m'amène à des questions un peu plus personnelles, du coup, quels sont tes autres passions ? Qu'est-ce qui t'anime autre qu'évidemment ton travail qui est un métier patient ? Je le rappelle, mais... Mais qu'est-ce qui t'anime en autre chose que ça ?
- Speaker #1
Alors, je fais aussi de la radio. Du coup, j'ai une émission radio. Pour changer un petit peu, ça va aussi parler de transformation. Mais mon émission radio, en fait, j'ai une émission que j'anime deux fois par semaine, deux fois par mois, tous les jeudis, à Radio Pulsar. Donc, c'est une émission qui parle aussi de la transformation. mais plutôt personnel ou professionnel. Donc là, on n'est plus sur des parcours de vie. On parle, j'invite des personnes que je rencontre, soit c'est des personnes qui viennent vers moi, soit c'est des personnes que j'ai rencontrées dans les réseaux, que je trouve que leur parcours est intéressant. On prend contact, je vois avec eux si le feeling passe bien, on échange un petit peu et puis ça passe très bien généralement et les gens sont toujours hyper... au P pour venir dans l'émission et parler d'eux. Et donc, on parle de leur parcours et de leur expérience de vie et de leur expérience de la transformation.
- Speaker #0
Ok, très bien. J'aime bien aussi poser la question. Imaginons que tu arrives à la fin de ta carrière. On ne va pas donner d'âge parce qu'on ne sait pas si ça existe encore à la retraite d'ici là.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais de carrière qu'est ce que tu aimerais que les collaborateurs ou des clients garde comme image de toi trop bien trop forte comme question ben je pense que fois est ce que je voudrais c'est que ils se disent que bon bah bah
- Speaker #1
c'est d'avoir toujours eu le courage d'essayer de garder un peu l'image de quelqu'un de dynamique de quelqu'un de résilient Et quelqu'un qui a fait toujours son maximum pour pouvoir, tu vois, dans mes accompagnements, je mets vraiment mes tripes. Donc, je donne vraiment mon max. En fait, je fais toujours aux autres ce que j'aimerais qu'on fasse à moi-même. Donc, du coup, je me donne au max pour les clients, pour les gens que j'accompagne ou même les personnes autour de moi.
- Speaker #0
Ok, ce qui m'amène à la question suivante. Si je devais demander à un ami commun ce qu'il pensait de toi, je pense que ce serait toi.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il dirait à cet ami commun ? Je pense qu'il dirait... qu'on passe des bons moments, qu'on rigole bien, j'espère en tout cas, que j'ai un peu d'humour, que j'essaye toujours de voir le positif. Je suis quelqu'un de profondément optimiste, qui a profondément la foi, qui a de l'espoir aussi, et qui voit toujours, en fait, j'essaie toujours de voir le bien chez les gens. D'être toujours dans la mise en action, dans l'entrain, dans le mouvement. Et on y va, quoi. On y va et on n'a pas peur.
- Speaker #0
Excellent. Vu que tu es quelqu'un d'optimiste, une petite question sur quelle est ta vision du monde aujourd'hui ?
- Speaker #1
Il se passe énormément de choses. Parfois, c'est morose. J'essaye de sélectionner les informations que je regarde. Je sélectionne beaucoup, j'évite de me parasiter d'informations qui ne sont pas bonnes ou qui seraient trop dures. Tout en gardant un pied sur terre et en ayant conscience de ce qui se passe. J'ai envie de croire qu'il y a des choses qui vont se passer, des choses positives. Par exemple, je te prends un exemple, j'ai envie de croire qu'en Afrique, par exemple, on dit souvent que la roue tourne un petit peu. Je pense que tu vois, il y a des choses intéressantes qui vont se passer en Afrique. Si je dois me tourner un petit peu, tu vois...
- Speaker #0
on se décentrerait un petit peu de l'Occident, eh bien, il y a une diaspora qui commence un petit peu à retourner, à regarder ce qui se passe là-bas. Il y a pas mal de gens qui investissent, il y a pas mal de gens qui montent des startups, qui se disent qu'il y a des choses, il y a vraiment énormément à faire. Il y a énormément. Voilà, donc j'ai envie de garder cet optimisme et me dire que si on se tourne par exemple vers l'Afrique, il y a des choses intéressantes qui vont arriver et que nous, on peut y contribuer aussi. à tout ce qu'on a pu apprendre, tout ce qu'on a pu capitaliser, qu'on puisse en fait pas l'offrir simplement à une portion de personnes, mais vraiment l'offrir au monde. Donc voilà un petit peu comment je vois les choses. Très très bon.
- Speaker #1
Ok. C'est une très belle vision. Écoute, je pense qu'on a fait un petit peu le tour, le chrono oblige. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour ces prochaines années, j'ai envie de dire ? Alors, même pas dans deux ans, parce que finalement, c'est tous que deux ans, c'est très loin déjà. Mais qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour cette nouvelle année, par exemple ?
- Speaker #0
Ce qu'on peut me souhaiter, c'est... Écoute, je suis dans la création de mon cabinet. donc de conseils voilà coaching et formation ben voilà c'est de me lancer de pouvoir voilà trouver mes premiers clients de pouvoir tu vas oeuvrer dans cette direction là de pouvoir aussi peut-être aussi tu vois j'ai une ambition aussi tourné vers l'afrique de pouvoir construire quelque chose aussi là bas donc voilà d'avoir cette expansion j'ai toujours en tête tu vois cette expansion internationale fin parce que Etant d'une double culture, j'aurais toujours un pied ici, un pied ailleurs, n'importe où dans le monde. Et donc, en fait, je n'oublie jamais d'où je viens, mais aussi le monde qui m'entoure. Et si je peux aider et propager certaines bonnes ondes, certaines bonnes idées, certaines innovations, moi, je suis plus que partante.
- Speaker #1
Écoute, on te souhaite... que du bien là-dessus. On sent même un petit peu d'émotion. Carrément,
- Speaker #0
carrément, ouais.
- Speaker #1
Écoute, si nous, on peut faire quelque chose, on t'aidera avec grand plaisir. Et puis, écoute, on arrive à la fin du podcast. Est-ce que je peux te donner le mot de la fin ?
- Speaker #0
Écoute, merci. Merci infiniment à vous. Merci de m'avoir donné cette opportunité, en fait, de faire ce podcast. J'adore. J'espère que ça aura été, tu vois... autant pertinent pour vous que pour les personnes qui m'écouteront. Et bien, oui, j'ai envie de vous dire un grand merci. Merci à Poitvin.fr. Merci pour tout ce que vous faites et tout ce que vous donnez aux gens pour oeuvrer aussi à la mise en avant des talents, à la mise en avant des personnes de la région. Donc chouette. Merci à vous.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci. C'est très gentil. Merci d'avoir accepté de jouer le jeu avec nous. Avec plaisir. Merci de nous avoir accordé ce temps. On mettra sur le réseau l'évolution, éventuellement l'ouverture du temps cabinet.
- Speaker #0
Super, merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci beaucoup et à très bientôt. A très bientôt,
- Speaker #0
merci à toi. Salut.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #2
Tout ça c'est pour l'avenir, je m'attache pas à cette ville là