- Speaker #0
Mesdames et messieurs, bienvenue à toutes et à tous, une fois de plus dans le quart d'heure municipal. Donc du coup, le podcast et le vidéocast pour les habitants. Ici, on pose les questions, les vraies questions, en tout cas celles qui nous semblent les plus sincères, pour les candidats et candidates à l'élection municipale de Poitiers. Nous avons à peu près 15 minutes, grosso modo. Vous le savez qu'on fait à peu près ce qu'on veut ici. Donc on peut déborder un petit peu, mais il n'y a pas d'impératif là-dessus. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Anthony Brottier. Je vais te poser 13 questions réparties sur 4 blocs. Mais avant de commencer, un petit message aux auditeurs de partager, liker ces vidéocasts et podcasts, car cela permet justement d'avoir les armes nécessaires pour la partie électorale qui aura son importance d'ici quelques jours. Donc ça va aller très très vite, très très vite. Donc voilà, partagez sans limite ni modération. Avant de commencer, merci beaucoup Anthony d'être là avec nous. Je te laisse faire ton clap. Excellent, merci beaucoup. Écoute, on va aller directement dans la première question. La première question, elle est, j'aimerais dire, presque simple. Parce que, c'est quoi l'élément déclencheur, le moment où tu te dis, ça y est, j'y vais ?
- Speaker #1
Il y a deux éléments. Il y en a un sur le long terme, c'est le fait d'avoir des enfants. En fait, je me dis, quand j'ai des enfants, qu'est-ce que je veux pour eux plus tard ? Comment est-ce que je veux qu'ils puissent vivre et quelle part je prends dans leur lendemain, dans leur avenir ? Soit je suis un spectateur qui critique, soit je suis un acteur engagé et en fait on fait le choix de dire même modestement j'ai envie de contribuer à construire l'avenir de mes enfants. Ça c'est d'une manière générale sur l'engagement, ça peut être vrai aussi dans des associations ou autres. Et puis plus spécifiquement sur les élections municipales à Poitiers. C'est un mandat d'opposition, un mandat où on se rend compte qu'objectivement, il y a des choses sur lesquelles on est d'accord et d'autres sur lesquelles on est un peu moins d'accord, qu'on doit pouvoir parler de tous les sujets, du quotidien des gens, du sport, de la culture, des déchets, de la sécurité, du développement économique. Et que voilà, on porte un regard un peu différent de celui de la majorité actuelle et qu'on va essayer de convaincre les poids de vignes et les poids de vins qu'il y a une alternative de possible.
- Speaker #0
C'est limpide. Question 2, ta priorité. Si tu es élu, En une phrase, en une seule, c'est quoi ta plus grande priorité pour Poitiers d'ici les six prochaines années ?
- Speaker #1
En une phrase, je dirais que ma priorité pour les six prochaines années, c'est la proximité. C'est-à-dire comment est-ce qu'on est demain capable de répondre aux préoccupations du quotidien des gens. Donc, ce qui se passe chaque jour, comment est-ce qu'on améliore ce quotidien ?
- Speaker #0
La question numéro trois, c'est sur le diagnostic. Tu habites à Poitiers, donc. T'entends quotidien au marché, dans la rue ? Dans les différentes conversations, c'est quoi le truc qui revient tout le temps et qui coince à chaque fois ?
- Speaker #1
Je dirais qu'il n'y a pas un truc en fait, je crois qu'il y a chacun un peu son poitier. J'étais juste avant sur le marché des couronneries, on me parle de vivre ensemble. Samedi matin, j'étais sur le marché Notre-Dame, on me parle des commerces qui ferment. Quand je vais voir un match de hand, de basket ou de volet, on me parle des équipements sportifs qui ne sont pas rénovés. Si je fais du porte-à-porte, on va... me parler du trottoir qui n'est pas entretenu ou de la voirie avec des nids de poules. Et en fait, c'est un peu ça l'enjeu, c'est de se dire comment est-ce qu'on est capable de répondre au quotidien de chacun. Il n'y a pas un Poitiers, il y en a plusieurs et nous, on veut tenir compte de toutes ces spécificités.
- Speaker #0
Super. La question qu'est-ce du coup, ça concerne le logement. À Poitiers, se loger, ce n'est pas forcément simple, surtout quand on est étudiant ou dans la vie active. Jeune d'actif, pardon. Toi, est-ce que personnellement déjà, tu as vécu cette situation ? Et concrètement, si tu es élu demain, comment tu vas régler ce dossier ?
- Speaker #1
Moi, j'ai la chance d'être né ici et donc avec mes parents ici. Et j'ai vécu toute ma scolarité, évidemment, mais aussi une bonne partie de mes études chez mes parents. Alors, mes parents me diraient peut-être un peu trop longtemps chez eux. Mais en tout cas, j'ai pu rester sans avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête de dire comment est-ce que je trouve un logement ? Parce que ce qui est évoqué là, c'est une réalité. C'est comment est-ce que lorsque je ne vis pas ici ou lorsque ma famille n'est pas ici, je trouve un logement ? Il y a deux leviers sur lesquels la collectivité peut agir. C'est un, comment est-ce qu'on aide les étudiants à trouver des logements, notamment chez notre bailleur social, parce que Poitiers et Grand Poitiers gèrent le bailleur social qui s'appelle Equidom, qui a plein de logements vacants, et notamment sur des petites surfaces, qui sont des surfaces sur lesquelles les étudiants ont des besoins. Donc, il faut faciliter ce lien entre le CRUS et le bailleur social pour se dire, on a beaucoup d'étudiants qui arrivent avant l'été, comment est-ce qu'on les aide à trouver des logements ? Et le deuxième levier qu'on peut avoir, c'est sur les résidences, notamment autonomie. de la ville de Poitiers, celle qui accueille des personnes âgées mais qui sont encore autonomes. Et aujourd'hui, il y a des appartements qui sont vacants. Et plutôt que les laisser vacants, réfléchissons à un modèle intergénérationnel qui nous permettrait dans un même lieu de vie d'accueillir à la fois des personnes âgées relativement autonomes et des étudiants. Et je suis sûr que cette mixité des publics, elle aurait du sens.
- Speaker #0
Ok, très bien. On va y revenir un peu plus tard sur la ville étudiante, justement. Avant ça, on va parler de la cinquième question, la mobilité. Vélo, bus, voiture, à pied, tout, tout, même, soucoupe volante. Un peu, mais on va tous plus ou moins aux mêmes endroits, mais pas de la même façon. Toi, aujourd'hui, à titre personnel, comment tu te déplaces à Poitiers et comment tu vois le changement de ce tableau si besoin est ?
- Speaker #1
Moi, mes modes de transport, ils sont assez basiques. Je cours beaucoup, mais ce n'est pas un mode de déplacement, c'est plus une activité sportive. Je me fais des balades en vélo avec mes enfants, mais mon mode de... de déplacement quotidien, c'est la voiture. Quand vous avez trois enfants, et j'en ai un qui se déplace en fauteuil roulant, on ne se déplace pas, évidemment, comme on le souhaite, mais plutôt comme on peut. Et mon enjeu sur la mobilité, ce n'est pas tant d'opposer les usages, de dire que ce n'est pas cool parce que vous vous déplacez en voiture, c'est plutôt de se dire comment est-ce qu'on fait cohabiter tout le monde. Comment est-ce qu'on pense des aménagements qui permettent à la fois aux piétons d'être en sécurité, aux cyclistes d'être en sécurité, et aux transports en commun aussi d'avoir une certaine efficience, efficacité, parce qu'il y a un réel... Il y a un réel enjeu. Et puis, il y aura toujours des gens qui auront besoin de se déplacer en voiture. Tout pendant qu'on n'aura pas une offre de transport en commun qui sera suffisamment efficace, les gens qui vont travailler continueront de prendre leur voiture. Donc, les aménagements qu'on va penser pendant le mandat, c'est comment est-ce qu'ils font cohabiter tous ces usages ? Comment est-ce que sur l'entrée sud de Poitiers, on arrive à mettre tout le monde en sécurité ? Comment est-ce que dans les rues piétonnes de Poitiers aussi, là où il y a des gens qui se déplacent à pied, on permet qu'ils se déplacent en sécurité sans prendre le risque de se faire renverser par une trottinette ? C'est vraiment une cohabitation plutôt qu'une confrontation des modes de transport.
- Speaker #0
Très bien. Tu avais déjà évoqué tout à l'heure la vie étudiante. C'est vrai que 30 000 étudiants à Poitiers, c'est quand même pas mal. Et un souci, à mon sens, c'est qu'une fois diplômé en poche, du coup, ils quittent la ville. Alors du coup, Anthony, imaginons que tu as 20 ans aujourd'hui. Qu'est-ce qui te ferait rester à Poitiers ?
- Speaker #1
J'aime bien l'idée d'imaginer que j'ai 20 ans. Ça fait presque le double. Non, moi, j'ai été confronté à ça. Je suis diplômé de la fac de droit et mon premier emploi, je ne l'ai pas trouvé à Poitiers. Il y a deux choses sur lesquelles on peut agir, selon moi. Un, c'est l'emploi. Une fois que vous êtes diplômé, comment est-ce que vous trouvez un emploi en adéquation avec la formation que vous venez d'avoir ? Et pour ça, il faut qu'on soit capable de travailler à faire venir des entreprises demain sur lesquelles on a des formations. Ça, aujourd'hui, ce n'est pas forcément totalement en adéquation. Et la deuxième chose, je crois, qui fait qu'une famille va rester, au-delà de trouver l'emploi, ou qu'un jeune va rester, c'est le cadre de vie. Est-ce qu'on est capable de proposer un cadre de vie en matière de logement ? en matière d'accès au sport, à la culture, où je vais voir mes enfants ou mes futurs enfants grandir dans une école. Si on est capable de résoudre la problématique de l'emploi qui correspond à mon diplôme et du cadre de vie que je veux pour plus tard, je pense qu'on aura fait une bonne partie du chemin.
- Speaker #0
Très bien. On va basculer sur la culture. Du coup, Poitiers est une ville avec un patrimoine qui en jette, mais une ville, ce n'est pas un musée malgré tout. Est-ce que tu as un projet culturel ou un lieu, une initiative qui ferait vraiment plaisir pour la ville de Poitiers, tout simplement ?
- Speaker #1
On a effectivement un patrimoine culturel très riche et on a notamment un bâtiment sur lequel il y a des enjeux majeurs, c'est le palais des ducs d'Aquitaine. Quelle que soit la majorité demain, il va falloir poursuivre la rénovation de ce palais. Il y a des choses qui ont déjà été pensées, puis il y a des choses qu'on peut encore penser. Ce qu'il faut garder en tête, c'est qu'il faudra un modèle économique qui tienne la route parce que les finances des collectivités, elles ne sont pas non plus extensibles. Qu'est-ce qu'on peut penser demain, au-delà de ce qui est déjà acté pour le palais des ducs ? Moi, je crois qu'on doit pouvoir y faire... Un lieu d'événements culturels qui permettent à la fois à tous les poids de vignes, tous les poids de vins, tous les habitants de Grand Poitiers de se dire « moi j'ai envie d'aller voir ce qui se passe dans le palais » , mais aussi de rayonner au-delà de notre ville, au-delà de notre département. Donc d'un point de vue culturel, il y a forcément des enjeux. Et puis j'ai envie aussi de pousser des choses un peu plus innovantes. Moi je ne m'interdis pas de réfléchir à si demain, dans le hall du palais, dans la salle des pas perdus, on peut avoir des événements sportifs. Je crois qu'il y a un certain nombre de choses. Les Jeux Olympiques de Paris 2024 nous ont montré que dans des bâtiments historiques, on pouvait faire des événements. Je crois que le Palais des Ducs, sur un certain nombre de disciplines, il permettrait certaines opportunités qu'il faut tester.
- Speaker #0
Excellent, excellent. Je vais rebondir du coup sur la partie économique. On a tous ce commerçant qu'on aimait bien, mais qui a hélas fermé. Donc, que ce soit le centre-ville, les artisans, les petits commerçants. C'est quoi, selon toi, la recette pour que ça ne soit pas un désert d'ici 10 ans ?
- Speaker #1
Je vais être honnête, je n'ai pas de potion magique. Mais c'est sûr qu'à la fois en centre-ville... Et dans les différents quartiers de Poitiers, il n'y a jamais eu autant de cellules vacantes de commerce qui sont parties. On a quelques leviers. Sur le centre-ville, il faut faciliter son accès. C'est pour ça que nous, on propose le stationnement gratuit 1h30 le samedi. Maintenir les bus gratuits le samedi et les tendes au mercredi après-midi, donc sur des temps de commerce, pour qu'il y ait le moins de freins possibles pour venir en centre-ville et pour consommer dans les commerces. Dans le centre-ville, il y a aussi la question de l'animation. On voit que quand le centre-ville est animé, c'est le cas en période des fêtes de Noël, il y a du monde dans nos rues. Il faut que ce soit le cas toute l'année. Et puis après, il y a la question des commerces de proximité dans les différents quartiers. Et là, il faut qu'on pose un diagnostic. Je dis n'importe quoi, je prends l'exemple des trois cités ou des couronneries. Se dire de quels commerces ont besoin les habitants et quels commerces sont capables de durer dans le temps. Il ne s'agit pas d'installer un commerce qui n'arriverait pas à être à l'équilibre et donc à tenir. Et dès lors qu'on aura identifié ces commerces capables de durer, est-ce que c'est des commerces de bouche, est-ce que c'est des commerces de service, eh bien là, le rôle de la collectivité, c'est de les accompagner, de les aider à s'installer parce qu'on sait qu'ils ont toute leur place à prendre dans un quartier.
- Speaker #0
La partie environnement maintenant, c'est la question numéro 9. Espaces verts, eau, énergie, chaleur excessive. On parle toujours de la transition en fait, on en parle beaucoup de ces transitions. Mais concrètement, toi dans ta vie perso aujourd'hui, où est-ce que tu en es de cette transition ? Et à l'échelle de la ville, ça ressemblerait à quoi ?
- Speaker #1
En tant qu'acteur engagé, on a forcément conscience des enjeux. Là où je me réjouis, c'est que je vois que les générations qui viennent, celles de mes enfants, elles sont encore plus sensibilisées que nous et dès le plus jeune âge. Donc on avance, mais ça ne va pas assez vite. Et les leviers pour une collectivité, ils sont multiples. Alors évidemment, il y a la protection et la préservation de la ressource en eau. Ça, c'est pareil. Quelle que soit la majorité, demain, il va falloir le faire. Il y a la question des mobilités. 50% des émissions de gaz à effet de serre, c'est les transports individuels. Et donc, il faut qu'on soit capable d'avoir une offre de transport en commun, notamment vers les zones d'emploi, vers les bassins d'emploi, pour que ceux qui prennent leur voiture le matin aient une alternative aussi efficace avec le bus. Et puis, il y a plein d'autres sujets. La gestion des déchets, notamment. La rénovation. des logements dans le parc social. Mais je dirais de manière générale, si on veut réussir la transition écologique, il faut qu'on soit capable surtout de la proposer pour tout le monde et qu'elle ne soit pas réservée uniquement à ceux qui ont les moyens de se déplacer en vélo parce qu'ils font un kilomètre ou d'acheter une voiture électrique. Moi, je veux une transition écologique qui ne laisse personne sur le côté, peu importe où vous habitez, peu importe vos possibilités.
- Speaker #0
On va parler maintenant un petit peu de la question numéro 10, c'est la partie gouvernance. On a tous déjà été confrontés à un moment donné à une décision qui était prise sans nous concerter, que ce soit dans nos quartiers, dans nos entreprises, ou même dans la vie en général. Toi, comment tu imagines les choses pour éviter que cela arrive au Poitvin et au Poitvin ?
- Speaker #1
Quand on est dans l'opposition pendant six ans, on est habitué à ce qu'il y ait des décisions qui se prennent sans nous. Donc je vois bien de quoi tu parles. Non, évidemment, pour moi, il y a deux sujets sur lesquels on peut agir en tant que collectivité. Un, on veut remettre de la proximité. C'est pour ça qu'on propose d'avoir des élus dans chacun des quartiers de Poitiers. qui soient capables d'entendre, d'écouter, de remonter les difficultés et aussi d'anticiper lorsqu'il y a des projets pour expliquer aux habitants. Donc cette proximité qu'on doit tisser avec les élus dans les quartiers, elle doit permettre de désamorcer un certain nombre de situations. Et puis après, je crois qu'on ne peut plus faire l'économie. Je l'ai dit hier au chef d'entreprise au débat organisé par le MEDEF, mais c'est vrai sur tous les sujets, sur les aménagements, sur les équipements sportifs. On ne peut plus faire l'économie d'avoir systématiquement des concertations préalables au projet. On a trop vu pendant ce mandat. sur l'extinction de l'éclairage public, sur le pont Neuf, sur la ville à 30 km heure, que quand bien même des décisions ont du sens, si on ne les accompagne pas avec de la concertation après, on a une certaine défiance. Et donc, il faut absolument qu'on puisse concerter avant les projets.
- Speaker #0
Très bien. On va aborder la partie budget. Moi, j'adore les projets ambitieux. Tu en as parlé tout à l'heure, justement, sur les événements sportifs. Qui plus est, j'adore le sport. Donc, on en parle beaucoup, c'est vrai. Maintenant, parlons d'argent. sans faire exploser ni l'impôt ni les dettes. Comment tu vois ce sujet-là pour articuler un petit peu sur une fois que tu seras au Manette ?
- Speaker #1
Avec responsabilité, on a conscience, et ce que tu évoques est très vrai, que la situation n'est pas hyper confortable. La dette de la ville est passée de 2020, c'était 90 millions d'euros, à 125 millions d'euros aujourd'hui. Donc on s'est largement endetté. Et l'équipe en place nous a annoncé vendredi dernier à Grand Poitiers qu'ils avaient prévu d'augmenter les impôts de l'ordre de 6 millions d'euros. La taxe foncière pour non pas les habitants de Poitiers, mais les propriétaires de tout Grand Poitiers. Et donc évidemment, les nouvelles ne sont pas très réjouissantes, mais on ne peut pas s'en remettre systématiquement à la fiscalité. Nous, on a conscience, et c'est l'avantage d'avoir travaillé pendant six ans dans l'opposition, on a conscience des possibilités. On sait ce qu'on pourra mettre, par exemple, pour rénover des écoles. On sait qu'on aura à peu près sur le mandat 40 millions d'euros pour rénover les écoles. Mais on sait aussi que si on n'est pas capable d'aller chercher des entreprises pour s'installer à Poitiers, pour générer de la fiscalité, on va arriver à un modèle qui sera à bout de souffle. Et donc, on a un enjeu de 2, 3, 4 ans pour être capable d'avoir ce dynamisme économique qui générera de la recette. Sinon, on risque d'être en difficulté.
- Speaker #0
Je vais aller sur la question un peu plus décalée maintenant, l'avant-dernière question. Y a-t-il un endroit sur Poitiers que tu aimes aller quand tu as besoin de souffler ? Alors, ce n'est pas forcément un lieu officiel, mais plutôt le tien, le vrai, la vraie vie. quoi ? Ça serait quoi ?
- Speaker #1
En ce moment je n'ai pas trop le temps de souffler Mais le peu de temps que je prends S'il n'est pas en famille c'est pour aller trottiner Et quand je vais courir Il y a un lieu où j'essaie systématiquement de passer C'est Blossac C'est Blossac parce que c'est la nature en ville Parce qu'on y croise des marcheurs, des coureurs On y croise des familles Et je trouve même si on pourrait peut-être proposer Plus de choses dans ce parc Qu'il a beaucoup de qualité, qu'il permet de s'évader Et donc peu importe la distance que je cours Que je fasse c'est... 10 ou 25 kilomètres, j'essaie tout le temps de faire un petit détour, au moins pour la traverser, voir quelques allers-retours à l'intérieur du parc.
- Speaker #0
Très bien, écoute, la dernière question, c'est le mot de la fin, dans 6 ans, si tu as réussi. Donc, à quoi ressemblerait le quotidien des poids de vin et des poids de vigne ordinaires ? Pas de bilan politique, vraiment le vrai quotidien, ça ressemblerait à quoi ?
- Speaker #1
C'est une bonne question, la question du quotidien, parce que tout à l'heure, quand tu m'as posé la question de la priorité, je t'ai dit la proximité et en fait, c'est vraiment sur le quotidien des gens qu'on veut agir. Moi, ce que je veux, c'est que les gens, quand ils regardent six ans en arrière, ils disent est-ce que mon quotidien s'est amélioré ? Est-ce que l'équipe d'Anthony, elle m'a facilité l'accès au sport ? à la culture ? Est-ce que c'est plus facile de se déplacer dans Poitiers ? Est-ce que mon fils qui va finir ses études, il va avoir accès à un emploi ? Alors, je n'ai pas de baguette magique, je n'ai pas de recette miracle, mais ce que je veux, c'est vraiment agir sur ce quotidien-là et que quand on regarde six ans en arrière, on se dise, ouais, on a progressé.
- Speaker #0
Écoute, Anthony, merci d'avoir consacré du temps et d'avoir répondu à notre invitation pour ce quart d'heure municipal. Merci pour ta franchise, ou pas, c'est les téléspectateurs qui vont faire ça. et puis retrouver tous les interviews sur les gardeurs municipales sur les chaînes Podvins.fr et puis n'hésitez pas à partager toujours car c'est important Merci Podvins Excellent, merci