- Speaker #0
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue sur les quarts d’heure poitevins . Le podcast, comme ça l'indique, est dédié aux poitevins et aux poitevinnes. Ce podcast est sponsorisé par le restaurant Le Maurice, donc restaurant familial situé rue Carnot, 24 précisément, que je vous invite à découvrir ou à redécouvrir. Sans plus attendre, je vous invite à accueillir mon invité.
- Speaker #1
C'est parti, je m'appelle Chaka Pkitoï, je suis un pur produit pois de vin. Ça fait 40 ans que je suis à Poitiers. Je travaille dans une structure d'insertion par l'activité économique. Je suis en même temps administrateur chez Ekidom, les logements sociaux. J'aime beaucoup le sport. Un pur pro du poitevin, j'aime bien Poitiers.
- Speaker #0
Excellent. Écoute, on va revenir un petit peu sur ta personnalité un peu plus tard. Est-ce que tu peux nous parler de ton activité, justement ? un peu plus en détail.
- Speaker #1
Écoute, on a eu un agrément il y a quatre ans de l'État pour l'activité économique dans les QPV, dans les zones de revitalisation rurale. L'idée était d'apporter économiquement dans les quartiers de l'argent, c'est-à-dire que l'assistanat ne me plaisait pas, cette assistanat-là, pour remettre les gens... Comme on dit chez nous, on ne donne pas le poisson, on donne la canne à pêche pour apprendre à pêcher. Donc du coup, le but c'était vraiment de les mettre au travail. Donc nous on répond à des appels d'offres de l'État, de la collectivité, du privé, et on redistribue ce travail aux gens issus des quartiers.
- Speaker #0
Et comment s'organise du coup cette entreprise aujourd'hui ? Vous avez des personnes qui travaillent avec vous ?
- Speaker #1
Oui, aujourd'hui on a trois antennes. Une à Châtellerault, une à Poitiers, une à Nice. On est 11 salariés. Moi, je suis le responsable d'antenne de Poitiers. Donc, on a un juriste, on a une accompagnatrice socio-pro, on a des secrétaires, on a une comptable pour le suivi des chantiers, d'achat de marchandises et de régler leurs factures. Ok.
- Speaker #0
Tu me parlais tout à l'heure, par exemple... Comment vous faites des appels d'offres ? Et une fois que vous avez cette offre-là, comment vous répartissez ce travail avec les personnes qui collaborent avec vous ?
- Speaker #1
Dans un premier temps, on a une base de données où on a à peu près 150 entrepreneurs issus des cafés. Donc quand on répond à un appel d'offres, généralement c'est sur du second offre. Donc on sait à peu près ce qu'on va faire. Nous, on achète la matière. Et en fonction des entrepreneurs qui sont disponibles, parce qu'ils travaillent aussi à côté, ils ne sont pas salariés chez nous, ils ont leur propre patron, en fonction de leur disponibilité. Donc là, à ce moment-là, on fait un planning, on voit avec eux s'ils peuvent prendre les chantiers en main.
- Speaker #0
C'est intéressant ce que tu dis, c'est-à-dire que c'est des entrepreneurs qui sont à leur compte, qui ont eu leur activité, évidemment, mais étant donné que dès l'instant où ils travaillent avec vous, Donc vous, vous vous occupez à fournir la matière première.
- Speaker #1
On fournit la matière première, on les aide pour les factures. On s'assure que les déclarations sont faites parce qu'on a un agrément de l'État. C'est le but du jeu.
- Speaker #0
Important du coup.
- Speaker #1
Très important pour nous. On les suit un peu sur tout ce qui est là-côté, on va dire. Parce que généralement, ils savent travailler. Ils ont des mains en or, ils connaissent le boulot. Mais c'est là-côté, la gestion, l'administratif, les achats.
- Speaker #0
Les gestions stock. c'est surtout ça ok et donc tu disais vous travaillez avec combien d'entrepreneurs sur Poitiers par exemple ? sur Poitiers on a une centaine d'entrepreneurs ok sur Châtellerault une cinquantaine ah oui donc réparti sur les deux zones ça fait 150 ok d'accord et donc on parlait tout à l'heure de seconde oeuvre donc ça va de quand on parle de seconde oeuvre peut-être que les gens qui nous écoutent n'arrivent pas à se situer où ? où est-ce que ça peut commencer, où est-ce que ça finit ?
- Speaker #1
Ça part de la peinture, revêtement de sol, de la faïence, du papier peint, de la petite plomberie, de la petite main d'œuvre.
- Speaker #0
Assez vaste quand même. Voilà,
- Speaker #1
assez vaste, c'est déjà pas mal.
- Speaker #0
Oui, j'imagine. Puis il y a du travail dedans pour le coup. Pour le coup,
- Speaker #1
il y a beaucoup de boulot. Ok,
- Speaker #0
ok. Qu'est-ce qui t'a amené à te lancer dans cette voie-là du coup ?
- Speaker #1
Écoute, je me suis lancé dans cette voie par rapport à mon patron qui est un ami à moi, qui a déjà travaillé dans beaucoup de dispositifs. Pendant le Covid, il s'est dit que le seul métier où on travaillait, où les gens pouvaient aller sur les chantiers, c'était le bâtiment. Donc ça aurait pu être fait sur plein de métiers, la restauration, l'informatique. Donc on a ciblé plus le bâtiment. Et ce qui m'a plu, c'était ce projet d'aider les jeunes des quartiers, les jeunes entreprises, et de développer économiquement, de ramener de l'argent sur ces territoires-là.
- Speaker #0
Oui, parce que du coup, ma question est, est-ce que tu penses que c'était un... Un problème, si on peut appeler ça un problème, d'éducation ou de culture. Le fait que du coup, les jeunes avaient peut-être tendance à ne pas aller chercher le travail parce que peut-être qu'ils se sont imaginés qu'il n'y avait pas de travail, justement.
- Speaker #1
Je pense que c'est une culture... et il s'imaginait pas réussir sur oui c'est ça s'imagine sur son plan sans question de confiance et de travailler dans son cercle et faire dépanner un ami faire un peu dessus avoir un peu de souci mais ça s'arrête au bout d'un moment donc je pense qu'ils avaient passé cette notion-là et de dire qu'ils pouvaient répondre, faire des devis correctement, avoir des bons prix. Voilà, c'était surtout le frein pour eux.
- Speaker #0
Oui, du coup, je comprends. Donc vous, votre force vraiment, c'est de s'occuper de la partie intendance qui fait beaucoup de défauts d'entrepreneurs, c'est-à-dire que la paperasse, l'administratif, la gestion de stock, les fournisseurs. Et vous, vous apportez une solution clé en main. Clé en main, voilà.
- Speaker #1
Un bon de commande avec tout ce qu'ils ont à faire. à faire, la matière, les clés du chantier et un délai bien sûr en fonction des chantiers. Voilà une vérification, un suivi s'il y a des soucis sur le chantier, voilà on est toujours là pour.
- Speaker #0
Ok, très important ce que ça veut dire du coup, à chaque chantier que vous délivrez, du coup il y a forcément un suivi derrière.
- Speaker #1
Forcément, parce que par la suite il faut que le client nous paye aussi. Donc ça fait partie du jeu, ils le savent. Donc il y a un contrôle de notre part et de la part du client qui valide la facture et après on déclenche le site.
- Speaker #0
Ok, ok. Quand tu as lancé ce projet, du coup, est-ce que tu as été soutenu par des entrepreneurs locales déjà ? Par exemple des fournisseurs ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui, oui, oui. Dès le début, quand mon patron qui est un ami à moi d'enfance, qui a créé ce dispositif et qui m'en a parlé, qu'il a lancé au début en tant qu'association, il y avait deux salariés où j'étais bénévole au début, où je suis passé comme animateur à mi-temps. Après, je suis passé à plein temps. animateur et aujourd'hui je suis responsable d'antenne. Donc ça m'a tout de suite plu parce qu'il avait trouvé le bon déclic. Pas de mettre en relation et d'être loin, c'est vraiment de travailler, de trouver la solution pour qu'il puisse arriver à avoir des marchés. Mais les entreprises locales ont joué le jeu et aujourd'hui on travaille toujours avec les mêmes entreprises qui nous ont fait confiance depuis le départ qu'ils nous ont avancé la matière.
- Speaker #0
C'est gratifiant du coup.
- Speaker #1
Voilà je pense à Alex Bouchard qui... le début a offert, nous a fait confiance, nous a avancé de la marchandise. Donc, dès le début, ça, pas beaucoup l'auront fait.
- Speaker #0
Oui, c'est important.
- Speaker #1
C'est important de rappeler ça.
- Speaker #0
De le souligner, oui.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
OK, très bien. On va partir un peu sur ton côté perso. C'est quoi tes passions aujourd'hui ?
- Speaker #1
Moi, mes passions aujourd'hui, j'aime bien faire beaucoup de sport. Je suis passionné de sport, basket, foot. Je suis dans le conseil d'administration du Stade Poitvin Foot. J'aime bien m'occuper. Je suis dans le conseil des associations de quartier. Je passe mon temps dans les associations, le sport.
- Speaker #0
En répartition par semaine, par exemple, entre ton travail et ta vie perso et ton sport, ça donne quoi à peu près ? Merci.
- Speaker #1
Ça donne des journées intenses. Debout très tôt et on finit très tard. Je pense que c'est un rythme qu'on a pris. Il faut ça aussi pour un équilibre.
- Speaker #0
Ça te convient ?
- Speaker #1
Ça me convient, ça me fait du bien.
- Speaker #0
Très bien. Tu es, comme tu disais, un produit poids de vin, pur poids de vin. Est-ce que tu as un endroit que tu préfères sur Poitiers, par exemple ?
- Speaker #1
Oui, oui, mon endroit que j'affectionne particulièrement, il est vers le nord. les couronneries et qui donne la vue sur tout Poitiers.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
En hauteur, en montant, porte de Paris,
- Speaker #0
avenue de l'Europe, la Mozart. Ok, ok, excellent. Très belle vue.
- Speaker #1
C'est un petit coin que j'affecte.
- Speaker #0
Et c'est quoi ton QG à Poitiers ? Alors peut-être plusieurs.
- Speaker #1
De toute façon, Poitiers c'est un petit village. On se connaît un peu tous. J'aime bien aller un peu partout. amis qui ont des bars, des restaurants. Ça fait toujours plaisir d'aller voir des amis.
- Speaker #0
P-Totalement d'accord.
- Speaker #1
Faire un tour, boire un verre. J'aime bien faire un petit tour au centre-ville.
- Speaker #0
P-On va revenir un petit peu sur ton travail. Tu disais que vous répondez à des appels d'offres. Donc, il va aussi des... professionnels, des collectivités et des particuliers. Ça représente quoi à peu près en termes de pourcentage, par exemple, les particuliers ?
- Speaker #1
Les particuliers représentent, je dirais, 30%. Et les bailleurs sociaux représentent 60% et 10% des mairies, autour des petites communes qui font appel à nous, pour un gymnase, de la peinture, un gymnase, des petits trucs. Sinon, on a commencé avec les bailleurs sociaux. avec Kikidom notamment, avec qui on a commencé petit à petit avant de répondre aux appels d'offres. Parce qu'on n'était pas armé pour ça au début. Il nous a fallu un an pour comprendre, aller sur les chantiers, montrer aux entrepreneurs comment ça se passait, petit à petit, et par la suite, après on a pu répondre aux appels d'offres.
- Speaker #0
Pourquoi je pose cette question ? Parce que du coup, peut-être qu'il y a des auditeurs qui nous écoutent ou qui nous regardent, et qui en tant que particuliers, il faut qu'ils comprennent aussi qu'ils... qui peuvent faire appel à vous.
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr. On a pas mal de particuliers qui commencent à faire appel à nous parce qu'ils se disent qu'il vaut mieux faire travailler des petites boîtes d'à côté, des petits entrepreneurs, des petites structures qui essayent de grimper. C'est toujours gratifiant. Et ça reste des prix abordables. Le nerf de la guerre, c'est aussi ça.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. OK, très bien. Aujourd'hui, du coup, si je devais te poser cette question, c'est comment tu... Tu vois dans un an ou dans deux ans au maximum l'activité que tu fais. Comment tu le perçois ?
- Speaker #1
On a commencé tout petit. Aujourd'hui, on n'est pas loin d'un million d'euros. Ce n'est pas rien. Ce n'est pas rien à porter dans les quartiers. J'espère qu'on prendra encore plus d'ampleur. que ce soit dupliqué un peu partout.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Qu'est-ce qu'il vous faut justement aujourd'hui pour aller justement sur ce prochain palier ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a beaucoup de structures aussi d'insertion qui sont déjà en place. Donc la concurrence est compliquée aussi. On passe des concurrences en différentes structures d'insertion. Mais je pense que par l'activité économique, par les temps qui courent, C'est toujours aussi bon maintenant de prendre ce côté là aussi.
- Speaker #0
Ok. Tu disais que donc il y a pas mal d'associations aussi ou de... Tu parlais tout à l'heure du sport, j'entends. Il y a pas mal d'associations sur Poitiers. Est-ce que tu penses que c'est quelque chose qui est propre à Poitiers, d'avoir autant d'associations sportives, ou c'est quelque chose qui se standardise un peu partout aujourd'hui ?
- Speaker #1
Poitiers est un territoire où les associations quand même...
- Speaker #0
présent depuis toujours.
- Speaker #1
Je pense que ce tissu associatif est présent et il est important pour Poitiers. C'est ça aussi qui fait qu'on aime bien cette petite ville. C'est très bien. Il faut garder ça. Il faut préserver ces choses-là.
- Speaker #0
Oui, d'accord. Tu disais tout à l'heure que tu étais le responsable de Poitiers.
- Speaker #1
De l'antenne de Poitiers.
- Speaker #0
L'antenne de Poitiers. Est-ce que tu penses que... L'antenne de Poitiers peut encore grandir. Quand je dis Poitiers, la question, c'est de savoir, est-ce que c'est Poitiers, c'est Grand Poitiers ?
- Speaker #1
C'est la nouvelle Aquitaine, mais on s'est limité à Poitiers et Châtellerault. dans la région ici. Parce qu'après, ça demande beaucoup plus de moyens.
- Speaker #0
Des déplacements, donc ça implique plein de choses.
- Speaker #1
On a déjà plusieurs locaux à payer, plusieurs salariés, donc ça coûte aussi. Il faut avoir aussi une trésorerie. Donc petit à petit, j'espère que la Nouvelle-Aquitaine aussi, petit à petit, New York, on est en train de faire plein de discussions avec la communauté, la mairie de New York. Pourquoi pas couvrir la Nouvelle-Aquitaine déjà ? Par la suite, après... Où l'État mette ce dispositif un peu plus en place, un peu partout.
- Speaker #0
Ok. Tu parlais tout à l'heure, tu as évoqué le fait que vous êtes subventionné par l'État, mais c'est à hauteur de combien ?
- Speaker #1
Auteur de 20%. Ouais.
- Speaker #0
Donc du coup, ça, c'est quand même quelque chose qui est assez important à souligner, parce que je reviens à ce que tu disais initialement, c'est que tu n'es pas le poisson. Du coup, tu apprends les gens à pêcher. Le fait d'avoir ces 20% uniquement de subvention de l'État... vous donne cette crédibilité et vous donne surtout ce leitmotiv à dire, il faut aller chercher.
- Speaker #1
Bien sûr, et le projet même sans l'État est viable. Nous, après, le but, ce n'est pas de faire une entreprise qui vend de l'argent et vraiment être axé sur ce côté social. Ces 20% aussi des subventions de l'État permettent aussi de nous asseoir, de constituer aussi une base pour pouvoir les aider à vraiment se développer. Donc c'est très bien. Mais il fallait pour que le projet soit viable avoir une base qui serait saine.
- Speaker #0
Je comprends. ok on va quitter un petit peu le monde du travail du coup on va revenir un petit peu sur toi je sais que t'es un grand fan de musique c'est quoi aujourd'hui la musique ultime pour toi de tous les temps que tu le mets tout de suite t'es en mode euphorie
- Speaker #1
Je dirais, je suis de l'ancienne école. Je suis beaucoup plus les sons à l'ancienne. J'écoute aujourd'hui les sons d'aujourd'hui. Mais bon, les classiques de l'époque,
- Speaker #0
ils font toujours kiffer. Ça reste les indémodables, c'est générationnel du coup.
- Speaker #1
Voilà, exactement.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Et c'est quoi aujourd'hui ton film préféré ? Tu te dis, ok, ça c'est vraiment mon film que je kiffe par-dessus.
- Speaker #1
Il y en a quelques-uns, même. Il y a les Rocky, Black Panther, il y en a quelques-uns.
- Speaker #0
Oui, Black Panther, c'est assez récent.
- Speaker #1
C'est assez récent aussi.
- Speaker #0
J'avoue que Black Panther, c'est comme une révolution dans le monde du cinéma, parce que c'est quand même une autre approche. OK, OK. Et aujourd'hui... Est-ce que tu peux... Tu as une personne qui t'a fourni un conseil qui t'est précieux dans ta vie, au sens bien personnel que professionnel ?
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr. C'est très important, ça. Oui, oui.
- Speaker #0
C'est vraiment quelque chose qui t'a vraiment permis de grandir, entre parenthèses.
- Speaker #1
Grandir et d'évoluer. J'ai deux personnes qui m'ont vraiment tendu la main. Ce qui a fait que je suis aujourd'hui, si je suis là aujourd'hui, je leur dois quand même un peu ça. Parce que ça m'a permis quand même d'évoluer. S'il n'y a personne à côté de toi pour te tendre la main, même si tu as toutes les idées. qui te donnait un petit coup de pouce, te rebooster quand ça ne va pas bien, c'est difficile. Heureusement que j'ai eu ce petit coup de pouce-là.
- Speaker #0
Ok. Excellent. Si aujourd'hui, il y a des gens qui nous écoutent et qui aimeraient justement... faire partie du wagon de l'activité dans lequel tu es. Qu'est-ce qu'il peut faire pour vous rejoindre, par exemple ?
- Speaker #1
Nous, on a voulu être dans les quartiers. Donc, l'agence de Poitiers est sous l'horloge, à Saint-Éloi, à FAB des Glantines. Notre pote est ouvert. On fait des cafés d'entrepreneurs une fois par mois. On fait intervenir des intervenants. Il y a la Poste qui est déjà venue. Il y a Allianz. Il y a des juristes, il y a des contacts. pour venir apprendre à nos entrepreneurs. Le après, comment bien gérer ses finances, faire des factures, être bien assuré. On a des gens de l'Ursaf qui sont déjà venus pour des déclarations, leurs droits. Ce n'est pas que payer, mais ils ont aussi des droits. Donc voilà, les choses où ils pensent qu'ils n'ont pas tous les tenants et les abouts.
- Speaker #0
Et ces cafés-là sont dédiés aux personnes qui sont membres, justement, où ça peut venir ?
- Speaker #1
Pas que ce sont des entrepreneurs et c'est ouvert.
- Speaker #0
Ok, c'est ouvert à tout le monde. Ok, c'est important du coup. de savoir aussi. C'est vrai que c'est quelque chose que...
- Speaker #1
On le diffuse beaucoup, mais c'est important, nos portées ouvertes. On est dans les quartiers, on n'aide pas que les entrepreneurs. La portée ouverte, il y a plein d'entreprises qui viennent, qui ont des difficultés, qui nous demandent notre point de vue sur plein de choses. Et on est prêt à aider. Même des jeunes qui cherchent des stages, des photocopies.
- Speaker #0
Ah ouais, d'accord.
- Speaker #1
On est au cœur du quartier et on a pris une vingtaine de stagiaires depuis qu'on est là-bas. OK. On est vraiment là pour aider.
- Speaker #0
OK, OK. Très bien. Je change de copie. complètement de sujet encore. C'est quoi le meilleur conseil qu'on t'a donné dans la vie ?
- Speaker #1
Le meilleur conseil qu'on m'a donné, c'est tôt ou tard, le travail paye. J'ai eu du mal à comprendre ça, mais c'est vrai que tout ce que tu fais à la sueur de ton front, plus ça prend du temps. plus tu sais qu'au fond.
- Speaker #0
Ça vaut la victoire.
- Speaker #1
Et t'apprécies après.
- Speaker #0
Ok, très bien. Et du coup, la question suivante est logique. C'est quoi le meilleur conseil que tu donnerais à un jeune qui nous écoute aujourd'hui ?
- Speaker #1
De toujours croire en soi et de jamais lâcher l'affaire.
- Speaker #0
Ok, très juste, très bon. Ok, aujourd'hui, si tu devais, par exemple, si je devais poser la question à un ami commun, à ton avis, c'est quoi la première chose qui lui vient en tête ? Je croise un poste, je dis, écoute, qu'est-ce que tu penses de Ausha ? Tu dirais quoi ?
- Speaker #1
C'est un bon vivant, c'est cool.
- Speaker #0
C'est vrai, je confie, je confie, exactement. Et du coup, c'est quoi pour toi la qualité la plus importante chez un ami ?
- Speaker #1
La franchise.
- Speaker #0
La franchise.
- Speaker #1
Pour moi, un ami qui est à côté de toi doit toujours être franc avec toi, même quand tu déconnes. Que ce soit dans les bons, les mauvais côtés, les bons choix, les mauvais choix, il doit toujours être là à côté de toi et te dire les choses. Être vrai.
- Speaker #0
Excellent. Et tu penses que l'adage de dire avoir des vrais amis tient dans une main ou c'est plutôt d'avoir beaucoup de vrais amis ?
- Speaker #1
Des vrais vrais amis de chaîne, dans une main. Après on connaît beaucoup de gens, on a des amis, plus ou moins des connaissances, des trucs, mais des vrais amis, on se compte sur le droit d'une main. Avec qui j'ai... Ah ça fait maintenant... On a cueilli les cerises ensemble, BMX ensemble jusque là. Donc voilà, ça c'est vraiment...
- Speaker #0
Mais tu abordes le sujet BMX du coup, mais c'est vrai que tu m'avais déjà évoqué ce sujet, que tu es un grand fan de BMX. Ah, de fou ! Eh oui, oui, oui ! Et ça, c'est quelque chose que je ne savais pas.
- Speaker #1
de toi du coup donc est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ta période BMX on va dire ça me rappelle ma jeunesse c'était l'évasion on montait le pote derrière et puis on pédalait jusqu'à dans tout Poitiers c'était c'était une belle époque ouais ouais ouais je pense cette époque là elle est ok
- Speaker #0
ça passe vite la jeunesse passe vite forcément d'une offense et d'ailleurs si tu devais retrouver le chacal d'il y a quand t'étais jeune sur le BMX tu lui dirais quoi aujourd'hui
- Speaker #1
C'est difficile, je lui dirais quoi aujourd'hui ? Je lui dirais de toujours croire en soi.
- Speaker #0
C'est hyper important.
- Speaker #1
De toujours croire en soi.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
C'est très important.
- Speaker #0
Et à l'inverse, si tu devrais faire passer un message à ton futur, toi, dans 15-20 ans, tu lui dirais quoi ?
- Speaker #1
De garder toujours ces mêmes valeurs-là et de rester fidèle à soi-même, de ne pas se perdre au parcours ou sur la route.
- Speaker #0
Ok, très bien. Du coup, aujourd'hui, c'est une question un peu vaste. peut-être un peu même un peu difficile à répondre, mais j'aime bien la poser quand même, c'est que qu'est-ce que tu vois comme image du monde aujourd'hui ? On est fin 2024, début 2025. Comment tu perçois aujourd'hui le monde actuel dans lequel on est ?
- Speaker #1
Le monde va mal. Après, aujourd'hui, je pense qu'on arrive à un cycle... où les gens ne se comprennent plus trop. Et la télé et les médias n'aident pas. Je pense qu'on est tous humains, on est tous sur Terre. La préserver et le respect de tout le monde, c'est la base.
- Speaker #0
Tu évoques le sujet des médias. Comment toi tu perçois dans ta vie justement ce média ? Tu penses qu'il y en a trop ou pas assez ?
- Speaker #1
Bon, à mon sens, maintenant, aujourd'hui, les médias ne sont plus les médias qu'on avait avant. Aujourd'hui, les médias répètent tous la même chose en boucle. Il n'y a plus les enquêtes poussées qu'on avait avant. Ça a un peu changé, mais bon, après il en faut, entendu. Mais je trouve que le média ne pousse pas l'information vraiment, pas des fois tout à fait juste.
- Speaker #0
Et tu penses que ça a un lien justement sur le fait que le monde va à mal aujourd'hui ?
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
Ouais ?
- Speaker #1
Ouais. À mon sens, ça va avec.
- Speaker #0
Et en parlant de monde justement... Euh... Qu'est-ce que tu penses de la future génération qui arrive ? Quelles sont, à ton avis, les armes qu'ils doivent nécessairement avoir pour pouvoir contrer cette technologie, cette média qui est omniprésente aujourd'hui ?
- Speaker #1
À mon sens, cette nouvelle génération doit arriver à garder la tête sur les épaules et pas se laisser... Avoir par toute cette nouvelle technologie tout le temps, c'est bien la technologie, il en faut. Il faut vivre avec son temps. Mais il faut garder aussi ce côté humain, relation. Parce qu'aujourd'hui, je te donne un exemple simple. Cinq jeunes à une table, tout le monde est sur son téléphone. Ils ne se parlent plus. Ils s'envoient même des messages juste à côté.
- Speaker #0
C'est la seule vérité.
- Speaker #1
Alors qu'ils sont à côté, ils peuvent se parler. Trop de réseaux aussi, trop d'Internet. Trop de... Tu aussi, le monde de vie dans lequel nous, on a eu la relation. on allait chercher des amis on les appelait pas on allait chez eux en BMX c'était vraiment ce côté la manque aussi vraiment ce côté de se parler de vraiment se découvrir
- Speaker #0
Mais est-ce que tu penses que justement, trop de réseaux comme ça et le fait de s'envoyer des messages alors qu'on est à un mètre l'un de l'autre, n'altère pas au caractère des jeunes d'aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ah ben ça change totalement le caractère. Forcément, l'interaction n'est plus la même. Après, il y a des bonnes choses aussi. Mais c'est vrai qu'il ne faut pas trop non plus. Il faut garder ce côté-là.
- Speaker #0
Ok, je comprends.
- Speaker #1
On est humain quand même. L'humain a besoin de ce rapport-là.
- Speaker #0
L'humain, l'humifère social.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ok. Écoute, si je devais te donner le mot de la fin de notre podcast, c'est quoi le message que tu aimerais faire passer ?
- Speaker #1
Écoute, le message que j'aimerais faire passer, c'est que Poitiers reste toujours Poitiers.
- Speaker #0
Forever.
- Speaker #1
Jusqu'au bout, on est là dans notre petite... Et que ça reste paisible, tranquille. On est très content de vivre en tranquillité, sans stress.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est agréable. C'est agréable. C'est ça,
- Speaker #1
pour ça. C'est agréable. Très bien.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, ça me remet encore une dernière petite question. C'est que, selon toi, entre le poitier que tu as connu étant jeune et le poitier d'aujourd'hui,
- Speaker #1
est ce que tu penses qu'il ya une évolution dans le bon sens dans le mauvais terme enfin pas un poteau le bon sens il ya du bon partout mais il ya une évolution qui est énorme j'allais saint-jacques-de-compostelle saint-éloi c'est des déchants oui
- Speaker #0
Aujourd'hui,
- Speaker #1
c'est une ville.
- Speaker #0
C'est une ville,
- Speaker #1
par entière. C'est vraiment ça. On traversait, on coupait. On allait à Châtellerault, on avait l'impression que Poitiers-Châtellerault,
- Speaker #0
c'était aujourd'hui,
- Speaker #1
Châsseneuil, c'est une zone industrielle. Tout rapprochait. Donc, il y a une belle évolution aussi. Oui,
- Speaker #0
c'est intéressant parce que c'est vrai que moi, je n'ai pas connu ça pour le coup. Moi, je suis arrivé beaucoup plus tard à Poitiers et j'ai toujours connu comme ça, en fait. Donc, ça va être le fait de l'entendre. paraît un peu sur Alice parce que tu dis ah ouais quand même moi c'était à ce moment là mais ça a bien évolué donc c'est bien heureusement ok bah écoute merci beaucoup d'avoir joué le jeu avec nous d'avoir partagé ces petits moments et puis Et puis, peut-être que je lance l'invitation comme ça. Pourquoi pas en caler un deuxième dans quelques mois, histoire de prodiguer d'autres conseils et d'autres valeurs.
- Speaker #1
Avec plaisir. C'est très bien, je serai toujours là. Je tiens à te remercier pour l'invitation. Bravo, bravo pour ce que vous faites.
- Speaker #0
Merci, merci infiniment. Ça fait plaisir. Merci beaucoup. Écoute, excellente journée à toi. Puis à très bientôt.
- Speaker #1
Merci, à très bientôt. Merci.