- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast Les Robines. Les Robines, c'est une communauté de dirigeants et de dirigeantes du mécénat d'entreprise. À la façon de Robin Desbois, on détourne les ressources privées pour plus de justice sociale. Les Robines, c'est un espace de transmission et de solidarité pour celles et ceux qui croient en un mécénat plus responsable et horizontal. Dans ce podcast, je donne la parole à des invités qui s'engagent pour dérober le capital de leur entreprise au service de l'intérêt général. Et on décrypte ensemble les pratiques du mécénat de demain. Je suis Valentine Maillard de l'agence C'était mieux demain et cofondatrice de la communauté Les Robines.
- Speaker #1
Bonne écoute Les Robines !
- Speaker #0
Pour ce premier épisode, j'ai envie de vous parler d'appel à projet. Dans les fondations d'entreprise, c'est une pratique courante, rarement remise en question, une étape indispensable. Les fondations l'utilisent pour se faire connaître et identifier des projets et des assos à soutenir en lien avec la cause qu'elles défendent. Dans ma pratique professionnelle, j'ai toujours été guidée par l'envie de faire mieux, de simplifier, de faire plus efficace. Alors forcément, ma première question, ça a été, est-ce que les appels à projets, c'est vraiment efficace pour les assos ? Pour comprendre un peu mieux les enjeux de leur côté, je vous laisse avec Marion. Elle est directrice du développement de l'association Ferme d'Avenir. Elle est aussi Marianne du Climat 2025 et elle m'a laissé un petit vocal à ce sujet.
- Speaker #1
Coucou Valentine. Écoute, j'ai réfléchi au sujet des injonctions contradictoires des associations dont on s'est parlé. Moi, je gère depuis six ans le développement d'une association d'intérêt général, Ferme d'Avenir, qui a une taille moyenne. On est 25 salariés, on fait 1,6 million d'euros de budget annuel. En fait, je constate de plus en plus des évolutions dans les conditions de financement du monde associatif ces derniers temps. Les injections qui nous sont faites, que ce soit des injonctions internes ou externes d'ailleurs, elles sont de plus en plus contradictoires et difficiles à réconcilier. Pour te donner un exemple, nous, pour lever des fonds, on doit répondre... à des appels à projets qui comprennent souvent un pré-dossier, un dossier complet, des échanges avec les équipes de financeurs, plusieurs comités de validation, parfois même des campagnes de vote pour mobiliser les salariés. Et si on a la chance d'être sélectionné, s'en suivent de nombreuses démarches administratives. Évidemment, la base, signer une convention, envoyer un appel de fonds, émettre un reçu fiscal, mais aussi tout un tas d'obligations communicationnelles. Ajouter le logo du partenaire à tous nos supports, envoyer un rapport de mi-bilan. Puis un autre rapport complet à la fin du projet qui comprend des photos, des indicateurs d'impact, un verbatim du bénéficiaire et si c'est possible, une petite vidéo pour relais sur les réseaux sociaux. Donc moi, dans mon équipe, j'ai besoin d'un minimum de personnes à temps plein pour rédiger la centaine de dossiers qu'on dépose par an, répondre à toutes ces obligations. Et le pire, c'est que je ne peux la plupart du temps même pas mettre leur salaire dans les budgets que je dépose. Parce qu'en fait, il y a plein de financeurs qui ne veulent pas... pas soutenir de frais transversaux, de frais de fonctionnement. Ils ne veulent financer que du projet et rien que du projet. Et toutes ces démarches que je viens de t'expliquer, souvent c'est pour des enveloppes de moins de 10 000 euros qu'on doit redéposer et renégocier chaque année parce que les financements pluriannuels se font malheureusement rares. Donc en gros, on est pris en étau entre des démarches de plus en plus lourdes pour lever des fonds, justifier leur utilisation et engager nos partenaires, tout en minimisant nos frais transverses. tout en rémunérant correctement nos collaborateurs et tout en équilibrant évidemment nos budgets qui s'amenuisent. Donc c'est une équation qui est presque insoluble. Je trouve que c'est parfaitement normal qu'une association justifie l'utilisation des fonds qu'elle reçoit, d'autant plus quand ces fonds sont défiscalisés. Mais il y a quand même probablement des process à optimiser et des attentes à revoir pour atteindre l'objectif qu'on souhaite tous, à savoir l'impact sociétal de notre cœur de métier, nous en l'occurrence la transition agroécologique. J'ai remarqué que les plus gros financeurs, ceux qui sont structurés depuis longtemps, nous laissent plus de souplesse et d'autonomie dans la gestion de nos enveloppes. Ils ont des process carrés, respectueux de notre temps, des enveloppes moins éparpillées, ils font du pluriannuel et ils ne nous surchargent pas de demandes. Il y a souvent plus de complexité au niveau des entreprises qui n'ont pas d'équipe dédiée, qui manquent d'expérience et qui pensent parfois bien faire. J'espère que ton épisode pourra revenir un peu sur les bonnes pratiques à mettre en place pour soutenir le monde associatif, parce qu'on en a vraiment besoin.
- Speaker #0
En 2024, plus de 50% des fondations françaises utilisent les appels à projets externes ponctuels pour sélectionner les projets qu'elles vont soutenir. À la base, les appels à projets viennent surtout du secteur public, qui a remplacé les subventions automatiques par des financements sur dossier pour trier, comparer et rendre des comptes. Les entreprises et leurs fondations influencés par des dynamiques commerciales ont repris le principe. Parce que ça colle bien à leur culture, des objectifs clairs, une mise en concurrence, des indicateurs et des processus bien cadrés. L'appel à projet, c'est un outil mi-administratif, mi-business. devenu la norme un peu par habitude. Les limites de ce fonctionnement sont multiples, entre autres le temps passé, la redondance des questions et la densité administrative pour les assos. Pour en parler, j'ai le plaisir de vous avoir toutes les trois aujourd'hui. Héloïse, toi tu es cofondatrice de WeSub. J'avais absolument envie d'en savoir plus sur cette nouvelle solution que tu venais de lancer un peu en exclu et qui moi me paraissait plutôt révolutionnaire en ayant été du côté assos. Je me disais, ça peut vraiment être quelque chose qui... peut nous changer la vie. Toi, Alix, tu es déléguée générale du fonds de dotation Impact, ElectroDépôt. Et on s'est rencontré à l'époque où tu lançais ce fonds, où moi j'étais DG de fondation. Et j'ai toujours trouvé ta manière d'approcher le mécénat très simple, très smart, toujours droit au but et avec beaucoup d'humilité. Donc je suis très contente aussi que tu sois là aujourd'hui. Et puis toi, Maud, tu es déléguée générale de la fondation pour les familles du groupe Pierre et Vacances Centerparts. On a travaillé ensemble à l'époque où je travaillais aussi dans cette boîte-là. Et aujourd'hui, tu as réussi à faire de cette fondation et de ce fonds de dotation un outil génial au service des familles fragilisées. Donc, je suis aussi très contente que tu sois là. Et on a cofondé ensemble la communauté des Robins, dont on reparlera un petit peu après. Donc, merci vraiment à toutes les trois d'être là. Je suis hyper contente que vous soyez réunies aujourd'hui. Peut-être pour commencer, du coup, Héloïse, moi, j'adorerais t'entendre sur un peu ce que tu as pensé du... Du message que nous a laissé Marion, qu'est-ce que ça t'évoque, toi, un peu, le parcours dont elle nous parle et qu'elle décrit chez Ferme d'Avenir ?
- Speaker #2
Je trouve que Marion a tout dit en quelques minutes. Elle pointe du doigt un vrai problème, un process de recherche de financement qui est hyper complexe, qui pèse sur toutes les assos, qui prend beaucoup de temps et parfois même au détriment de leurs actions. Et j'ajouterais même un point de douleur qui m'est remonté au quotidien quand je parle à des associations, qui est presque la phase amont. pour réussir à identifier ces appels à projets. Le travail de veille peut prendre 3-4 heures par semaine pour les assos, voire parfois plus. Et tout ce process est aujourd'hui totalement manuel. Certaines assos ont des petites astuces, elles vont s'inscrire à des newsletters, elles vont mettre des Google Alerts, mais ça prend toujours un temps considérable et ça ne permet pas d'avoir une visibilité exhaustive sur toutes les opportunités qui existent. C'est exactement pour ça qu'on a créé avec mes associés WeSub il y a un an. Donc peut-être très rapidement, pour raconter un peu la jeunesse de WeSub, moi ça fait 15 ans que je suis engagée dans le monde associatif. J'ai été bénévole, j'ai travaillé pour une asso en mécénat de compétences et je suis au conseil d'administration aussi de plusieurs associations. Et à travers toutes ces expériences, j'ai constaté cette problématique sur la recherche de financement dans toutes les assos. où j'étais, quel que soit leur travail, quel que soit leur champ d'action. Et comme, en parallèle, je travaillais dans la tech, je me suis dit, je suis sûre qu'on peut mettre un peu de technologie là-dedans pour venir faciliter et simplifier la vie des assos. Et c'est de là qu'est née l'idée de WeSube. C'est un projet de l'économie sociale et solidaire.
- Speaker #0
Concrètement, qu'est-ce que c'est ? Comment ça marche ? Moi, je suis dirigeante d'assos. À quel moment est-ce que je peux utiliser cet outil ? Comment ça fonctionne ? Qu'est-ce que vous avez mis aussi comme technologie dedans pour que ça leur simplifie la vie ?
- Speaker #2
WeSup, c'est un outil complet pour aider dans la recherche de financement qui va de l'identification des opportunités à la gestion de ces candidatures et en passant même par la rédaction d'un premier jet de dossier automatisé. Notre cœur de métier, c'est vraiment cet outil de veille qui va identifier les subventions publiques, des appels à projets publics, privés, des mécènes. On a déjà, par exemple, sur la plateforme, 5000 financements ouverts, actifs à l'heure où je vous parle. L'objectif, c'est évidemment pour les assos, de ne plus manquer aucun appel à projet. En un an, on a 500 associations qui sont inscrites et qui utilisent WeSub. Toutes les assos nous disent qu'elles ont découvert des financements dont elles n'avaient pas de connaissances sur l'outil, auxquels elles n'ont plus candidaté. Et on a comme retour que ces associations ont reçu des financements à hauteur de 10 000 euros en moyenne sur les demandes obtenues. principalement deux objectifs à travers WeSube, c'est de permettre aux assos de gagner du temps dans leur recherche de financement et donc de consacrer le temps gagné dans leur cœur de métier et accompagner les bénéficiaires et de les aider à obtenir davantage de financement pour permettre de décupler derrière leur impact.
- Speaker #0
Pour avoir testé cette solution avec une asso que j'accompagne, en fait, c'est d'une simplicité folle. Tu charges l'identité de ton asso, tu as un sourcing hebdomadaire qui ressort avec tous les appels à projets auxquels tu peux candidater, tu as un lien direct vers la page et vers l'appel à projet. Je trouve effectivement que c'est un outil qui se met du côté des associations, qui pose les bonnes questions. Il y a un vrai travail qui a été fait sur je me mets à la place de l'utilisateur et effectivement, je simplifie son parcours. Donc, c'est trop chouette que vous ayez lancé ce projet-là, cet outil-là. Ça m'intéresserait aussi, Alix, de t'entendre par rapport à ce qu'a partagé Marion de Ferme d'Avenir. Comment tu réagis à ça ? Qu'est-ce que ça t'évoque, toi, un peu le parcours qu'elle décrit ?
- Speaker #3
C'est vrai qu'on sent que c'est vraiment un cri du cœur de la part de Marion, qui demande juste simplement de pouvoir faire son métier correctement, sans devoir toujours courir derrière tous les financements, et ce que je comprends totalement. Et c'est un message qui, en fait, résonne dans toutes les structures que j'ai pu rencontrer depuis un an et demi. Et je suis entièrement d'accord avec elle, je partage complètement ce qu'elle a mis en avant, parce qu'aujourd'hui, un fonds d'entreprise, ce qui est le cas pour le fonds de dotation électrodépôt, doit se construire aussi avant tout pour répondre aux besoins du terrain. C'est vrai que nous, c'est ce qu'on a fait avant de créer le fonds de dotation, donc il y a un an et demi, donc c'est un jeune fonds de dotation. Ma première étape numéro un, c'était d'aller rencontrer des assos pour essayer de comprendre quels étaient leurs enjeux. leurs besoins pour avoir un fonds qui répond vraiment à des besoins de financement des assos et pas seulement un fonds qui soit déconnecté du terrain et qui répond uniquement aux envies de financement de l'entreprise. Et donc c'est comme ça qu'on a beaucoup appris justement. Aujourd'hui on a un fonds qui finance des frais de fonctionnement, qui propose du soutien pluriannuel, donc c'est ce qu'elle évoque dans son message. Et ça on ne l'a pas sorti de notre chapeau, c'est vraiment simplement des sujets qui sont revenus régulièrement dans tous les échanges qu'on a eu avec les assos. Donc ce que je peux conseiller à d'autres financeurs, c'est de tout simplement discuter avec les associations pour avoir un retour sur ce qui est vraiment nécessaire pour elles et du coup d'avoir en effet des financements qui soient adaptés à de vrais besoins de terrain. Et un autre sujet que je trouvais intéressant, qui a été remonté dans son vocal, c'est tout ce qui est démarche administrative. Ça prend énormément de temps pour les assos et ce qui est compliqué, nous, en tant que financeurs, donc fonds de dotation d'entreprise ou fondations d'entreprise, c'est que nous aussi, on nous demande beaucoup de contrôle sur ce qu'on finance. sans peine d'être repris par la préfecture s'il nous manque des informations sur les assos. Et donc nous aussi, on nous demande d'être très vigilants. Et ce qui crée aussi cette sorte de millefeuille administrative, ça va se répercuter sur le travail des assos par la suite. Donc il faut essayer de trouver ce juste milieu pour disposer d'assez d'informations pour pouvoir faire notre travail et répondre aux exigences de la préfecture sans que ça se transforme en usine à gaz. Donc c'est pareil, je pense que le juste milieu doit se trouver aussi en échangeant avec les assos. Ce qui ressort de son vocal, c'est surtout un besoin de communication finalement entre le financeur et le financé.
- Speaker #0
Et du coup, il y a un truc que vous avez fait chez ElectroDépôt que j'aime beaucoup, c'est de simplifier vraiment la rencontre avec les associations, de sortir un peu du, j'ai envie de dire, de l'appel à projet très administratif, avec 50 pièces administratives à envoyer. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de comment vous fonctionnez chez ElectroDépôt pour la sélection des projets associatifs ?
- Speaker #3
On a fait la première erreur en 2024 de faire un appel à projet qui était un peu copié-collé sur d'autres financeurs sur lesquels on a pu s'inspirer. Et en fait, on s'est rendu compte que ce type d'appel à projet assez froid qui demande un certain nombre de justificatifs avec des questions à rallonge, etc. Ce n'est pas forcément la meilleure façon de sentir le projet, de comprendre toutes les subtilités d'un dossier, d'un porteur de projet. Et donc, on a retravaillé le sujet en 2025 et là, on continue à le retravailler en 2026 en faisant des appels à projet. un peu plus cool, on va dire, avec des dossiers, avec des questions dont on a vraiment besoin, donc une simplification des questions, évidemment, et surtout, toujours une rencontre avec le porteur de projet. Parce que finalement, l'échange, c'est là qu'on comprend vraiment, enfin, à travers cet échange, le dossier, les tenants, les aboutissants du projet, les vrais besoins de l'association. Et aujourd'hui, je pense que le système d'appel à projet, simplement par dossier, il n'est pas assez efficace pour bien comprendre un dossier. Et l'échange doit être indispensable. Et nous, c'est comme ça qu'on fonctionne. C'est vraiment avec un dossier simple, un échange en visio, ce qui permet de pouvoir vraiment comprendre un dossier.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. Ça m'amène plein de questions, parce que je suis sûre que les gens qui t'écoutent dans ce podcast, ils doivent se dire, OK, trop chouette de rencontrer toutes les assos, mais à quel moment tu as le temps de rencontrer toutes les associations qui candidatent ? C'est quoi un peu ta logique sur la quantité, la qualité ? Comment tu fonctionnes avec ces deux éléments-là ?
- Speaker #3
Quand on a lancé le fonds de dotation, On a lancé un appel à projet qui était plutôt exhaustif, parce que c'était vraiment l'objectif numéro un, c'était de se faire reconnaître entre nos mécènes et du coup de toucher un maximum d'associations qui travaillent pour lutter contre les précarités. Sauf qu'on s'est rendu compte que la limite de tout ça, c'était évidemment le manque d'échanges. Et donc en 2025, le fait d'avoir fait un appel à projet qui était sur une thématique, là en l'occurrence c'était la précarité alimentaire, et par région, ça limitait forcément le nombre de candidatures. Et donc par région, on peut recevoir 30 dossiers. Et en fait, 30 dossiers, c'est facilement gérable pour justement les rencontrer en visio, avoir des échanges qualis. Et ça, ça se fait... En amont, quand on construit l'appel à projet, il faut un appel à projet qui soit hyper bien structuré, avec des limites bien cadrées. Comme ça, l'association sait très vite, en un coup d'œil, si elle est éligible ou pas l'appel à projet. Et ce qui évite, du coup, à énormément d'associations de postuler sans être sûres que c'est exactement le projet qui est recherché par le mécène.
- Speaker #0
Toi, tu passes d'une logique de « moi, en tant que mécène, je veux que mon appel à projet soit connu d'un maximum de monde » à « je vais calibrer ma demande pour que seuls les assos que je suis en capacité de sélectionner » postule réellement à cet appel à projet. Et donc, du coup, j'imagine que tu as un taux de transformation qui est beaucoup plus haut entre celle que tu rencontres et celle que tu sélectionnes, en fait. Il y en a plein à qui tu ne fais pas perdre de temps dès le début.
- Speaker #3
En fait, il y a autant d'appels à projet que de type de financeur. En fait, ça dépend ce qu'on souhaite avoir comme résultat derrière. Si on souhaite avoir un maximum de dossiers pour avoir un maximum de choix, on fait un appel à projet super large. À ce moment-là, on reçoit beaucoup plus de dossiers, mais on... on les survole, ou alors si on a envie d'avoir un appel à projet qui va vraiment identifier des projets qu'on recherche spécifiquement, on va aller sur un appel à projet qui sera bien plus détaillé, mais qui permettra de pouvoir aller plutôt dans la qualité de l'échange. Et je pense qu'il faut bien se poser les questions de qu'est-ce qu'on attend derrière comme dossier quand on construit l'appel à projet, et pas lancer un appel à projet simplement pour avoir un maximum de dossiers.
- Speaker #0
Aussi, tu m'avais expliqué que pendant ta période d'appel à projet, en fait, toi, ça devenait vraiment ta priorité dans ton agenda de manière purement... logistique quoi, et que toi tu bloquais du temps pour rencontrer les assos, comment est-ce que ça tu l'organises dans l'année ?
- Speaker #3
Mon manager appelle ça le Doctolix c'est un peu une sorte de Doctolib version appel à projet, je mets tout simplement mon agenda à dispo sur des créneaux qui sont prévus à l'avance, ensuite l'association peut réserver son créneau quand elle le souhaite au début de l'année en janvier je me fixe un planning d'appel à projet sur toute l'année jusqu'à décembre, donc je sais exactement tous mes timings jusqu'à décembre, avec des timings qui sont prévus pour rencontrer les porteurs de projet Et donc, je sais à l'avance que j'ai deux semaines qui sont bloquées dans mon agenda pour pouvoir rencontrer les assos.
- Speaker #0
Je trouve que cette pratique-là, elle est à copier-coller partout. Je trouve que vraiment se mettre à disposition des assos, finalement, c'est un peu la clé aussi pour faire du sourcing de projet et de l'identification de porteurs de projet qui soient au bon endroit et efficaces.
- Speaker #3
Puis ça permet aussi d'avoir un peu plus d'égalité parce que sur un appel à projet, en fait, on a des experts de la réponse d'appel à projet parce que justement, comme expliquait Marion au début, c'est qu'il y a des personnes qui sont maintenant embauchées pour répondre aux appels à projet. projets parce que les assos n'ont plus le temps d'y répondre elles-mêmes et donc qui sont super calés pour pouvoir répondre hyper bien aux questions avec la bonne photo où il faut, la bonne vidéo au bon endroit, etc. Et ça, c'est des projets évidemment qu'on adore parce que c'est hyper simple à lire. On sent que c'est des professionnels du fundraising. Et à l'inverse, on voit des dossiers où on a des questions, on a une phrase pour répondre à une question, on n'a pas de photo, pas de vidéo, pas de logo, donc on se demande quel est l'asso derrière ce dossier un peu... un peu étrange. Et en fait, justement, c'est à travers ces rencontres en visio que parfois on découvre des assos, mais incroyables, qui sont tenus que par des bénévoles qui existent depuis 20 ans et qui font un boulot exceptionnel, mais juste qui n'ont pas de service com ou de tout simplement de salariés pour pouvoir bien en parler. Et je suis très contente d'avoir mis ça en place, puisque c'était vraiment des coups de cœur, à la fois pour moi, pour les comités de sélection, pour les collaborateurs maintenant qui sont impliqués en tant que parrain marine. Et ces assauts-là, on n'aurait jamais pu les sélectionner sur un simple dossier, parce que malheureusement, elles n'étaient pas très bonnes sur la réponse au dossier. Mais ce qui est normal, parce que c'est des bénévoles et donc qui n'ont pas le temps de répondre à des dossiers à rallonge.
- Speaker #0
Moi, ça m'intéresse aussi de voir comment est-ce que toi, Maud, tu réagis aux vocales qu'a partagées Marion. Qu'est-ce que ça t'évoque et à quoi ça fait écho, toi, dans ton job ?
- Speaker #4
Sur le vocal, c'est la deuxième fois aussi que je l'écoute. Et à chaque écoute, j'ai l'impression de remettre en question encore des façons de faire, d'assurer aussi des choix qu'on a faits dans le passé à la Fondation. Comme tu le disais, Alix, le choix de pouvoir utiliser la dotation financière pour financer des frais de fonctionnement, des frais personnels. On ne finance pas que du projet. Nous, à la Fondation, on a eu différentes façons de faire des appels à projet. Au début, donc en 2021, on a repositionné la Fondation autour de la cause des familles fragilisées. Effectivement, on a fait un appel à projet assez important pour aussi valoriser ce changement de positionnement. Et il nous fallait avoir des nouvelles associations qui étaient ancrées. dans la thématique des familles fragilisées. Et je pense que ça appelle pas mal de choses sur pourquoi on fait tout ça. Est-ce que le but premier, c'est de soutenir ce monde associatif, soutenir les projets qui sont portés par les associations, et derrière, parfois, en tant que mécène, de faire des choix en se disant, mon choix là, par exemple, et c'est pour ça que le vocal de Marion est important pour moi, mais par exemple, je ne vais pas faire voter pour l'association. Je vais faire le choix. en tant que mécène et en tant que DG de la Fondation de pousser cette asso sans faire voter parce qu'il y a effectivement un cran de sélection après qui est un peu long, des déceptions et des choses comme ça. Donc voilà, c'est plein de choix, j'ai l'impression, et moi, ça me fait réfléchir. encore à fond sur comment piloter tout ça.
- Speaker #0
Donc là, tu expliquais qu'au début, en 2021, vous avez lancé un appel à projet pour vous faire connaître sur ce nouveau positionnement auprès des familles fragilisées. Comment est-ce que vous rencontrez des partenaires associatifs aujourd'hui ?
- Speaker #4
On a du coup un peu retwisté la chose. Donc, on a effectivement ce vivier qu'on met toujours à jour en fonction des rencontres avec des associations qu'on a. Ce qu'on fait aussi, c'est qu'on va communiquer en interne auprès des collaborateurs, auprès des parties prenantes qu'on cherche... telle ou telle association dans tel pays, s'ils ont un contact, s'ils sont engagés déjà personnellement, de nous remonter et de faire en fait un jeu de réseau là-dessus. Ça nous permet de diversifier un peu les associations. Et ça, c'est l'enseignement qu'on a pu avoir sur le sourcing qu'on a fait sur la promotion actuelle. C'est qu'on a pu du coup avoir une sorte de diversité sur les associations pour notre programme d'accompagnement associatif, de se dire on a pu réussir à avoir un tiers des associations qu'on accompagne maintenant. qui représentent des associations qui ont un potentiel de développement qu'on aime beaucoup et sur lesquelles on peut vraiment miser du mécénat de compétences avec expertise, financer des extraits de projets et aller financer des frais administratifs pour pédéter des projets au sein de l'association. On va avoir un autre tiers où là on va être sur des associations qui sont totalement nouvelles, sur des nouvelles causes qui ne sont pas encore visibilisées et sur lesquelles on veut nous aller chercher et soutenir. Et après, un dernier tiers qui va être des associations qui sont plutôt habituées aux appels à projets, où ça roule assez bien pour elles là-dessus. Comme tu le disais Alix, on sent qu'elles sont capées là-dessus. Donc comme ça, il y a une belle diversité, à la fois pour nous, mais à la fois pour les assos.
- Speaker #0
Une question que je me pose, ce serait, si on se projette demain dans un univers philanthropique sans appel à projet, comment est-ce que ça fonctionnerait chez vous, par exemple, chez ElectroDépôt Alix ?
- Speaker #3
Pour l'instant, l'appel à projet, ça a été vraiment une béquille, on va dire, sur laquelle on s'est reposé pendant un an et demi, qui était un peu indispensable à notre fonctionnement, parce qu'aujourd'hui, même si à travers les deux premières années, donc 2024-2025, on a réussi à recueillir un maximum d'informations, de contacts associatifs, de noms associatifs, etc., j'ai quand même la sensation qu'après un an et demi d'appel à projet, on n'est toujours pas encore au fait de toutes les associations qui peuvent exister sur nos territoires. France, Belgique, Espagne, qui luttent contre les précarités. Et donc, aujourd'hui, retirer notre béquille un peu trop tôt, je pense que ça serait peut-être risqué, parce que peut-être qu'on s'appuierait un peu sur notre connaissance. Et je pense qu'il y aurait peut-être aujourd'hui encore un risque de toujours financer les mêmes. Donc, je dirais que dans deux, trois ans, on pourrait être capable de faire du sourcing direct, parce qu'on aura justement eu l'occasion de rencontrer des acteurs associatifs sur différentes thématiques qu'on va aborder à travers différents appels à projets. Et en fait, j'ai l'impression de découvrir plein d'assauts que je ne connaissais pas du tout. Et donc, j'ai encore envie de continuer de travailler avec cette béquille d'appels à projets, on va dire, avec un appel à projets, évidemment, comme on le disait tout à l'heure, qui est retravaillé, donc avec des rencontres en visio, des appels à projets plus simplifiés et tout ça, évidemment, pour que ça soit plus simple pour les assos. Mais continuer à aller à la recherche d'associations, continuer à essayer de se montrer comme un mécène potentiel et donc de pouvoir se faire connaître. Et quand on aura, je pense, assez de reconnaissance, on va dire, dans le monde associatif, je pense que ce sera intéressant parce que là, peut-être que naturellement, les associations viendront vers nous. Mais je pense que pour arriver à ce stade-là, il faut déjà avoir construit une petite renommée et avoir fait quelques années de mécénat pour pouvoir arriver à ce niveau-là de sourcing direct et de pouvoir se faire directement démarcher par les assos.
- Speaker #0
Et du coup Héloïse, il y a une question qu'on peut aussi se poser, c'est est-ce que vous imaginez un jour proposer quelque chose qui aille dans l'autre sens et qui puisse se dire on sait qu'on a cette base de données d'assaut et on l'ouvre à des mécènes potentiels et le travail se fait dans l'autre sens, toujours dans cette logique de simplifier la vie des porteurs de projets au service de l'intérêt général ?
- Speaker #2
Ce serait dans un monde idéal, oui, ce qu'on aimerait réussir à atteindre. Pour que ce soit intéressant, je pense qu'il faut un volume assez important d'associations, comme a dit, que se disait « Je suis un homme Peut-être que les petites associations qui passent sur le radar, il faut qu'elles soient aussi présentes sur WeSube pour que ça soit intéressant côté financeur et qu'ils puissent découvrir aussi bien des associations déjà structurées, organisées, que ces associations qui sont peut-être moins visibles. Mais si on y parvient, je pense que ce sera vraiment intéressant. Le futur nous le dira, mais en tout cas, ce serait la vision un peu rêvée, je pense, que ce soit pour les associations côté financeur. public même et privé, et bien sûr pour nous, si on arrive à simplifier un peu tout cet écosystème.
- Speaker #0
Et toi Maud, comment est-ce que vous projetez dans un monde sans appel à projet, si on imagine un petit peu chez PRCP ?
- Speaker #4
Sur un monde sans appel à projet, en fait, moi, je suis plus dans l'envie d'assumer et de structurer la façon dont on travaille déjà, le fait de sourcer directement, le fait de rencontrer et de garder ce cap. Aujourd'hui, effectivement, un des freins, c'est d'avoir vraiment la connaissance de tout ce ménage associatif et de pousser les associations à être sur une plateforme ou à être sur un espace qui nous permet, nous, en tant que mécènes, d'aller, en fonction de nos critères, pouvoir déjà filtrer. C'est incroyable, ça nous ferait gagner déjà un temps fou, mais surtout ça nous rassurait. Mais je dirais, sans appel à projet, c'est de l'assumer, de le communiquer et surtout de le structurer au mieux pour les associations.
- Speaker #0
Ça me fait penser à une initiative qu'a lancée la Fondation April. Émilie, elle en parlerait bien mieux que moi, mais en fait, ils sont sortis effectivement de cette logique d'appel à projet cyclique, avec beaucoup de communication sur une période donnée. Par contre, ils ont un podcast qui leur permet d'être hyper visibles, d'être vraiment identifiés, de travailler un positionnement fort là-dessus. Et ils ont tout simplement une landing page sur leur site sur lequel, tout au long de l'année, ils reçoivent des candidatures qui vont venir traiter au cas par cas. Du coup, avec plutôt une logique qui est orientée autour du besoin de l'assaut, qui va exprimer l'enveloppe de financement dont elles pourraient avoir besoin, présenter un projet qu'ils tiennent à cœur. Mais ils ont réussi vraiment à, une fois que cette notoriété dont vous parliez, elle était claire et bien présente pour le monde associatif aussi. de laisser la main aux assos de dire de quoi tu as besoin et comment est-ce que tu veux qu'on fonctionne mais je trouve ça intéressant aussi en tant que mécène de reprendre la responsabilité de la notoriété et de se dire c'est à moi d'être suffisamment visible auprès des assos que je veux aller chercher plutôt qu'elle de déployer tout un tas de ressources comme expliquait Marion aussi dans le vocal au début moi je trouve ça quand même fou qu'elle soit 3 dans son équipe à gérer ça merci beaucoup d'avoir partagé vos pratiques, vos convictions, vos idées aussi Je trouve ça hyper chouette de voir comment est-ce que vous inventez des manières de simplifier, des nouvelles façons de collaborer, des nouvelles manières d'utiliser l'IA aussi pour faire plus efficace, plus horizontal, plus partenarial pour et avec les assos. J'aime beaucoup aussi l'humilité dans laquelle vous vous positionnez aussi toutes les trois, de se dire en fait on apprend en marchant, on teste des choses, on voit ce qui fonctionne, on interroge les assos. On se met autour de la table avec elles et finalement on discute de leurs besoins pour leur laisser faire leur job au service de l'intérêt général de la manière la plus efficace possible. Avant de quitter mes invités, je leur ai demandé de partager avec nous leur actu du moment et une assopout de cœur.
- Speaker #4
C'est dur, une. En vrai j'en ai deux, mais sur des thématiques dont on a parlé. La première c'est « Moi et mes enfants » dirigée par Olivia Barraud qui accompagne les familles monoparentales. Et cet asso pour moi, elle est incroyable et justement, elle représente vraiment le sourcing par hasard sur LinkedIn, je crois. J'étais tombée sur l'association et on avait fait une rencontre. Et en fait, sur une rencontre, on s'est rendu compte de la même vision d'un carnet de mécénat et l'envie vraiment de faire bouger les choses ensemble. Et maintenant, ce qui est intéressant, c'est que je teste aussi de financer des projets en plus de développement hors dotation financière. annuel donné à l'association. Et une autre, et en fait, c'est le vocal de Marion qui me fait penser à cet asso, c'est l'association Léa, qui accompagne les familles qui ont un enfant ou aussi un des parents qui est malade ou en situation de handicap. Et en fait, c'est une asso qu'on avait sourcée au moment du repositionnement de la fondation, donc il y a plus de quatre ans, et qui nous a accompagnées sur vraiment tout le début, à structurer aussi nous. Notre positionnement en tant que fondation, vraiment, c'est une association qui nous a fait confiance. Et cet asso, pareil, on a testé tellement de choses. Et j'y pense aujourd'hui parce que je pense à ce que disait Marlion sur le fait d'accompagner les associations sur la longue durée. Et même moi, je réfléchis encore parce qu'au plus loin, on accompagne les associations, c'est trois ans. Et je remets ça aussi en question à me dire est-ce que ça ne vaudrait pas le coup d'accompagner sur vraiment la durée du mandat de la fondation, cinq ans. Donc, Ça rabat les cartes et ça me donne aussi envie d'aller encore plus loin.
- Speaker #0
Je vais parler d'une asso que j'ai rencontrée récemment. J'ai justement eu un petit coup de cœur pour cette asso. C'est une asso qui s'appelle À Table Citoyen et qui a développé un projet à Lille qui s'appelle Chicron. Déjà, rien que le nom du projet, je le trouve rigolo. Et en fait, ce qui est intéressant dans leur action, c'est que c'est une triple action. D'une part, ils vont récupérer des invendus alimentaires de produits bruts qui nécessitent transformation. Deuxième action, c'est de préparer ces repas-là avec des salariés en parcours d'insertion. Et donc ils vont transformer ces produits bruts en petites barquettes individuelles de plats préparés. Et troisième élément du projet, c'est la distribution des repas qui sont préparés à des structures d'hébergement, des centres d'accueil sur la métropole lilloise. Et donc je trouve ça intéressant parce que dans un seul projet, on coche trois cases, lutte contre le gaspillage, réinsertion sociale, réinsertion par l'emploi et aide alimentaire. Donc je trouvais que c'était un projet très complet et qui, pareil, était hyper intéressant. Donc voilà, un petit coup de cœur, on va dire, de fin d'année 2025.
- Speaker #1
S'il y a une association dont j'aimerais parler, c'est la Cité des Transitions. C'est une asso marseillaise qui fédère des acteurs de la transition écologique sur le territoire. Ils organisent notamment un grand événement annuel, les 72 heures de l'écologie, qui réunit plein d'acteurs, qui met en avant plein de belles initiatives au niveau local. L'association nous a fait confiance dès le début dans le projet WeSube. Ils étaient, il y a encore plus d'un an, une personne au sein de l'association. aujourd'hui ils sont trois collaborateurs et je suis heureuse qu'indirectement, on ait pu participer à ce développement à travers Wissu parce qu'ils ont obtenu des financements et découvert des choses via l'outil. J'espère qu'on va pouvoir continuer à soutenir plein d'autres associations.
- Speaker #2
Une dernière question avant de se quitter, ce serait peut-être quels sont les projets sur lesquels vous avez envie de travailler en 2026 ?
- Speaker #0
On va lancer un appel à projets en 2026. sur l'équipement au sens large, à la fois d'associations d'aide alimentaire, mais aussi d'associations qui vont pouvoir faire du logement et donc équiper ces logements pour des personnes en précarité. Ça peut être aussi de l'équipement d'ateliers de réinsertion sociale, d'aide à l'emploi, etc., donc avec plutôt de l'équipement électronique, ordinateur, tablette, etc. Ce sujet-là est ressorti du terrain en 2025 à travers notre appel à projet sur l'aide alimentaire. et donc on continue à... à tirer des conclusions, à avoir des apprentissages grâce aux appels à projets précédents. Vraiment, on avance comme ça avec les besoins qui sont remontés du terrain pour pouvoir construire des appels à projets qui répondent à des besoins finalement des assos.
- Speaker #3
Pour 2026, il y a déjà pour le fonds de dotation une levée de fonds. On va chercher du coup à lever 100 000 euros pour le fonds pour être redistribué auprès de nos 17 associations partenaires. Si des partenaires sont à l'écoute, n'hésitez pas. à prendre connaissance de ce que fait le fonds de dotation. Les associations sont incroyables et on a besoin de collectifs dans cette cause-là et c'est important. Et le deuxième sujet, c'est d'être le porte-parole des familles fragilisées. Donc, de faire entendre la réalité des familles fragilisées qu'on a rencontrées par le biais des associations et s'incarner par un projet qui a été lancé en novembre dernier. C'est le podcast de la fondation et du fonds de dotation pour les familles qui s'appelle Le bruit des familles. On va du coup aborder une fragilité de famille par épisode. Il y a un épisode par trimestre. Et le premier épisode est sur le sujet de la monoparentalité. Il est déjà disponible sur toutes les plateformes. Et le prochain sera au sujet de l'inceste. Donc c'est aussi important pour nous de rendre visibles ces paroles-là. Et c'est à chaque fois porté par une de nos associations partenaires.
- Speaker #1
Eh bien tout d'abord, nous faire connaître auprès de davantage d'associations. on puisse à travers WeSub aider un maximum de projets et faire connaître ces projets auprès des partenaires financiers. Le deuxième axe, justement, c'est réfléchir à comment collaborer avec ces partenaires financiers, publics, privés, pour les inclure dans ce projet de l'ESS qui est WeSub. J'en profite pour passer pareil un appel à la communauté des Robins. Si certaines et certains souhaitent co-construire avec nous, n'hésitez pas à nous contacter. Voilà, merci encore en tout cas pour cet échange très riche et instructif.
- Speaker #2
Merci à toutes les trois pour votre participation, pour votre présence. Ce que je retiens de notre conversation, c'est cette vision que vous avez de vous mettre à la place des associations, de chercher à dialoguer avec elles pour comprendre leurs besoins, leurs modes de fonctionnement et du coup pouvoir proposer des processus de financement qui soient adaptés à leur réalité, en tout cas de ne pas transposer ce qui existe dans le monde de l'entreprise uniquement. Vraiment de se mettre dans les chaussures et dans la peau des acteurs du monde associatif. Moi, je retiens beaucoup d'humilité, de test and learn et de logique partenariale aussi. Merci beaucoup pour votre présence, pour votre participation, puis pour cette vision d'un mécénat plus horizontal, plus équitable, plus responsable aussi. C'était Les Robines, le podcast qui transforme le capital en bien commun, réalisé par Valentine Maillard de l'agence C'était mieux demain. Pour la petite histoire, Les Robines, c'est exactement l'espace dont j'aurais eu besoin lorsque j'étais déléguée générale de Fondation d'entreprise. Un espace pour réunir les responsables de mécénat en quête de pratiques plus responsables. Dans cette communauté, on est convaincus que le mécénat, ça ne doit pas être juste un outil de défiscalisation, ni une vitrine sur LinkedIn. Pour nous, c'est un moteur de justice sociale et environnementale. Pour en savoir plus sur la communauté des robines et sur C'était mieux demain, rendez-vous dans les notes de l'épisode et sur c'était mieux demain.com. Si vous avez aimé cet épisode, je vous invite à découvrir le format d'écritage dans lequel je vous donne tous mes conseils pour passer à l'action dans votre fondation. Un grand merci à Sophie de Maison Bavard pour la production et le montage de cet épisode, à Maud pour son aide pour la préparation, merci à nos invités pour le partage d'expérience et merci à vous toutes et tous pour votre écoute. A bientôt les robines !
- Speaker #3
Le micro c'est bon ? On s'appelle bientôt, comme ça je pense que ça pourra faire des petits.
- Speaker #2
Ok c'est l'ident.
- Speaker #3
Je suis honorée d'avoir participé à ce premier podcast, en plus c'est le premier des Robins.