Speaker #0Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le podcast Les Robines. Les Robines, c'est une communauté de dirigeants et de dirigeantes du mécénat d'entreprise. À la façon de Robin Desbois, on détourne les ressources privées pour plus de justice sociale. Les Robines, c'est un espace de transmission et de solidarité pour celles et ceux qui croient en un mécénat plus responsable et horizontal. Dans ce podcast, je donne la parole à des invités qui s'engagent pour dérober le capital de leur entreprise au service de l'intérêt général. Et on décrypte ensemble les pratiques du mécénat de demain. Je suis Valentine Maillard de l'agence C'était mieux demain et cofondatrice de la communauté Les Robines. Bonne écoute Les Robines ! Fin janvier, j'ai été invitée par Héloïse Langer et toute l'équipe de WeSub à intervenir dans le cadre d'une conférence qui était destinée à des dirigeants et dirigeantes d'associations sur un sujet qui me tient vraiment à cœur, c'était comment diversifier ses financements. et notamment en allant chercher du côté des partenariats privés. Alors évidemment, moi, en tant qu'ancienne DG de fondation, c'est un sujet qui me parlait vraiment et sur lequel j'avais vraiment à cœur d'intervenir auprès de ces quelques 300 dirigeants associatifs qui étaient présents ce jour-là. Alors pour la parenthèse, Wissup, c'est un outil absolument génial qui est boosté à l'intelligence artificielle et qui a été co-créé par Héloïse l'année dernière. C'est un outil à destination des associations qui te permet de recevoir de manière régulière Merci. et hyper ciblé tous les appels à projets publics, privés, auxquels tu peux répondre en ce moment et qui pré-remplit tes dossiers de candidature. Donc c'est un outil qui est assez génial. En moyenne, ce qu'on constate, c'est 10 000 euros de gains de dons pour les assos qui souscrivent à cet outil. Pour en revenir à cette conférence, les retours ont été hyper chaleureux. J'ai des tonnes de messages de gens qui m'ont dit « Merci pour votre générosité, vos conseils sont précieux, c'est très concret. » J'ai aussi eu des voix qui m'ont dit, et j'ai trouvé ça plutôt honnête, « C'est bien, mais on voudrait encore plus de concret. » des choses encore plus ciblées. Ces retours-là, ils m'ont beaucoup parlé aussi. Et du coup, je me suis dit, si cette conférence a été autant utile, autant la mettre à disposition en accès libre ici sur les robines. C'est ce que je vous propose maintenant. Le témoignage que je partageais ce jour-là avec les dirigeants sur des conseils pour pouvoir aller chercher des financements privés, notamment auprès de fondations d'entreprise et de fonds de dotation. Alors, ce que tu vas entendre, c'est mon expérience personnelle, c'est celle d'une ancienne déléguée générale de fondation d'entreprise et d'une ancienne dirigeante d'association. Ce n'est pas la vérité sur le mécénat, c'est ce que moi j'ai vécu, ce que j'ai observé, ce que j'aurais bien aimé qu'on me dise quand j'étais assise de l'autre côté de la table. Et c'est surtout un extrait de la méthode que j'ai créée et que je partage avec les associations que j'accompagne au quotidien, avec ma boîte de conseils C'était mieux demain. Du coup, dans cet épisode, tu vas trouver des pistes concrètes pour aller chercher des financements privés. C'est apprendre à adapter et à questionner. selon ton contexte, évidemment. Bonne écoute ! Moi, j'ai travaillé pendant une quinzaine d'années au sein du groupe Pierre et Vacances Center Parcs et j'ai dirigé pendant trois ans leur fondation d'entreprise qui avait pour champ d'action, pour spécificité d'accompagner les familles fragilisées, donc des thématiques autour du handicap, de la maladie, mais aussi des violences intrafamiliales. de la diversité familiale autour des familles LGBT notamment. C'est une expérience qui était vraiment géniale. Moi, j'ai pu pendant trois ans accompagner, on va dire, une trentaine d'associations dans leur développement, en finançant des projets, mais aussi et surtout en accompagnant le développement de leurs initiatives, la pérennisation de leurs ressources, la fidélisation de leurs bénévoles. Donc, c'était vraiment très large comme mission. Et j'ai tellement aimé ça qu'en fait, j'en ai fait mon métier aujourd'hui en indépendante et j'ai créé le cabinet qui s'appelle C'était mieux demain et avec lequel j'accompagne. et des associations et des fondations à leur développement, surtout sur des enjeux de pérennisation de ressources, de fidélisation d'équipes, de bénévoles. On sait que c'est très compliqué de fidéliser des bénévoles sur le long terme. Et en fait, il y a des méthodes qui marchent pour pouvoir le faire. Mais aussi sur les enjeux de mesures d'impact. Finalement, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est souvent un peu compliqué comme thématique. Comment est-ce qu'on peut rendre le sujet simple, facile, abordable ? Ça, c'est les sujets que je travaille avec C'était mieux demain. Et dernière casquette qu'on a créée avec plusieurs DG de fondations il y a quelques semaines. C'est le collectif Les Robines, qui est un petit clin d'œil à Robin des Rois, on prend l'argent des riches et on le donne aux pauvres et aux assos en l'occurrence. C'est un collectif de délégués généraux de fondations qui se regroupe pour penser un mécénat différent, un mécénat plus horizontal dans lequel on fait avec les associations et dans lesquelles on interroge aussi les postures un peu dominantes que peuvent avoir certaines fondations vis-à-vis des assos. Je trouve que pour des assos, c'est hyper intéressant aussi de... pouvoir se mettre dans la peau, dans les chaussures aussi de financeurs, de comprendre un peu quels sont leurs enjeux, quelle est leur manière de voir les choses. Et si je trouve qu'en tant qu'asso, comprendre ses futurs mécènes, c'est toujours chouette. Quand j'ai travaillé dans la fondation du groupe Pierre-Évac en Center Parcs, et puis aujourd'hui avec les fondations que j'accompagne, il y a plusieurs choses qui sont effectivement intéressantes à noter et surtout à... à partager avec vous. Je pense que ça, c'est vraiment l'essentiel aujourd'hui, faire le pont entre ces fondations d'entreprises qui représentent 1% des donateurs, des donatrices, mais finalement un énorme volume de dons et qui sont hyper intéressants pour vous à aller chercher. La première question à se poser, je pense déjà, c'est pourquoi les entreprises font ça ? Quel est l'intérêt des entreprises de faire ça ? Pourquoi est-ce qu'elles le font ? Je pense qu'il y a un intérêt effectivement RSE, de contribution locale, territoriale, à participer à une société plus juste. On sait que vous, en tant que porteur de projet associatif, vous faites pour le compte de l'État, du pays, de la nation, une grande part du travail social et environnemental. Ça, c'est la première raison, contribuer de manière, j'ai envie de dire, territoriale ou locale à un monde plus juste, plus solidaire. Il y a aussi des avantages fiscaux pour des entreprises à créer des fondations, donc la possibilité sur un don de 100 euros de déduire 60 euros de leurs impôts. Donc en fait, c'est un vrai dispositif qui a incité les entreprises à faire plus là-dessus. Et puis, la troisième que moi, j'observe de plus en plus, ça va être la possibilité de proposer sur du temps de travail à leurs équipes, donc plutôt un levier RH d'engagement de leurs salariés, de se rendre bénévole sur leur temps de travail pour des associations. Ça, c'est une dynamique, et je vais vous en reparler après, mais qu'on voit de plus en plus dans les fondations d'entreprises, la volonté d'impliquer leurs équipes sur des projets sociaux et donc du coup peut-être aussi dans vos associations. Et puis dans un deuxième temps, moi j'avais surtout envie, et c'était un peu le « toi t'as demande » aussi, Et Louise, c'était finalement, quels conseils pour réussir à contacter ou en tout cas à obtenir des subventions auprès de fondations ? La première chose, et c'est ce que je trouve génial aussi avec le fonctionnement d'OuiSub, dont on reparlera après, mais en tout cas, la première chose que je vous invite à faire, moi, vraiment, c'est de cibler les dossiers que vous allez déposer auprès de fondations d'entreprise. Plus de la moitié des fondations d'entreprise, elles vont fonctionner avec un système d'appel à projet. Donc en fait, elles vont ouvrir une fois ou deux fois ou trois fois par an un appel à projet qui va être un peu comme un appel d'offre simplifié dans lequel elles vont dire, nous on cherche à soutenir 12 associations qui vont intervenir sur le champ de l'éducation dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Donc du coup, si vous, effectivement, vous correspondez à ces critères-là, vous allez répondre. Si vous ne correspondez pas à ces critères-là, critères, que ce soit en termes de régions, de sujets, sur des critères qui seront définis par la Fondation, n'y allez pas. En fait, vous allez gagner un temps fou à ne pas déposer des dossiers sur lesquels vous savez que vous ne serez pas retenu, sélectionné ou dans lequel il n'y aura pas de suite. On sait que déposer des dossiers d'appels à projets, ça prend beaucoup de temps, ça vous prend beaucoup de temps. Donc voilà, mon premier conseil, vraiment, c'est de cibler les appels à projets auxquels vous répondez pour ne pas perdre trop de temps et pour concentrer votre énergie. Au bon endroit, il vaudra mieux déposer un seul dossier sur lequel vous aurez pris le temps avec l'équipe de réfléchir à un projet qui fait du sens que d'en déposer dix un peu avec le même projet qui, dans tous les cas, ne sera pas retenu. Le deuxième conseil que j'ai envie de partager en tant qu'ancienne DG de fondation, c'est de partager l'impact que vous créez dans le monde. En gros, de quelle manière est-ce que les projets que vous menez, les actions que vous menez, de quelle façon, très concrètement, elle change la vie des gens. Ça va être d'expliquer de manière très simple, notre association, elle agit auprès de tels bénéficiaires pour régler tel problème en faisant telle action. Ça, c'est vraiment l'étape numéro un, définir clairement votre promesse d'impact, ce que vous venez changer dans la vie de ces gens-là, et puis de le faire avec émotion. C'est-à-dire que nous, en tant que DG de fondation, moi, je me souviens, quand je dirigeais la fondation de Pierre et Vacances, à chaque appel à projet, je recevais peut-être, je ne sais pas, 200 dossiers, 200 candidatures de qualité. Et en fait, il fallait bien avoir quelques critères aussi pour trier. Donc, un des critères qui me parlait beaucoup, c'était aussi quelle est la puissance et du récit et de la conviction et de l'histoire aussi qui est portée derrière l'association. Donc, trouver un deuxième conseil, trouver un juste milieu entre l'impact et l'émotion. Racontez votre histoire. Pourquoi vous avez créé cet assaut ? Qu'est-ce qui vous anime ? Quelles sont les valeurs qui vous guident ? Qu'est-ce que vous avez envie de changer dans le monde ? Le troisième conseil que j'ai envie de partager avec vous, ce serait d'être… ou en tout cas le plus structuré possible sur vos besoins. Encore une fois, pour une fondation, de se dire « je vais accorder une subvention de 10 000, 15 000, 20 000 euros à une association pour financer son développement » . Contrairement à des financeurs publics, on va être quand même moins regardant sur le ligne à ligne et on n'a pas besoin du ticket de caisse de chaque achat pour justifier une dépense. On va plutôt avoir envie de comprendre votre vision, là où vous avez envie d'aller, et avec cette subvention de 10, 15, 20 000 euros. finalement, quelle étape est-ce que vous allez franchir dans votre association ? Quel enjeu de développement est-ce que vous voulez aller attaquer ? On a envie de comprendre votre vision, ce que vous allez pouvoir faire et franchir comme étape avec ça. Donc ça, ça passe par un plan de projet qui va être précis, par un budget qui est réaliste et qui va être détaillé. On va être aussi vigilants sur la notion des fonds propres. En cas de coup dur, est-ce que votre asso ferme dans trois mois ou est-ce que vous avez la possibilité d'avoir… trois mois de trésorerie un petit peu de côté ? Est-ce que vous êtes solide à ce niveau-là ? Après, ça ne veut pas dire qu'on ne va pas financer des associations qui sont nouvelles et qui se lancent. Moi, je me souviens que j'avais accompagné une association qui avait créé ses statuts il y a trois mois auparavant. Mais en fait, le projet était tellement canon, l'équipe était tellement motivée, avait plein d'idées, que j'ai en fait investi. Donc voilà, troisième conseil, vraiment être clair sur vos besoins et votre vision. Le quatrième conseil que j'avais à partager avec vous, ce serait d'oser demander. Je sais que c'est souvent compliqué, en fait, ce n'est pas quelque chose de volontaire ou de voulu, mais c'est quelque chose qui reste réel. C'est qu'il y a forcément une position un peu dominante dans ce système d'appel à projets qui existe en France. Et moi, j'ai vraiment envie de vous inviter à oser demander. Au-delà de la subvention financière, vous pouvez demander des produits et des services que l'entreprise propose. Je reprends l'exemple de la boîte où je travaillais, chez Pierre et Vacances Center Parcs. En plus de la subvention financière qu'on donnait aux associations, on pouvait leur donner des gratuités sur des séjours pour leurs bénéficiaires, pour l'équipe de bénévoles. Last Weekend, par exemple, il y a une association qui organise son séminaire chez Center Parcs et qui va pouvoir réunir ses 120 bénévoles sur le site Center Parcs. Donc, quand vous postulez un appel à projet ou quand vous sollicitez une entreprise pour avoir des subventions privées, pensez à toutes ces ressources. Quels sont les métiers que font ces salariés ? Est-ce que ces métiers peuvent avoir un impact pour faire monter en compétence des gens dans mon équipe bénévole ? Est-ce que ça peut avoir une utilité pour mes bénéficiaires ? Ensuite, sur la partie ressources matérielles, est-ce que les produits ou les services de cette entreprise peuvent m'aider à aller un peu plus loin dans mon action sociale ? Est-ce qu'on peut imaginer un projet ensemble qui me permettrait, avec du doigt en nature, d'économiser à un autre endroit et d'investir plutôt mon argent sur un autre ? poste de dépense sur des frais de structure, par exemple, au sein de mon asso. Oser demander, vraiment, vous pouvez être créatif, vous pouvez être ingénieux, vous pouvez imaginer des choses qui n'existent pas encore dans votre asso, mais un projet qui n'existerait que parce que ce serait avec ce financeur. Il faut savoir un truc, c'est que moi, quand je discute aujourd'hui avec des dirigeants de fondations d'entreprise, ce dont je me rends compte, en fait, c'est que malgré tout, ils ont un peu envie, pas juste de faire un chèque, mais de se dire, pas On a contribué de manière très spécifique et cette asso, elle va se développer parce que notre soutien a été singulier, finalement. Et puis enfin, mon dernier conseil, et je pense que c'est le plus simple, mais c'est celui qui marche le mieux, c'est créer la rencontre. En fait, un dossier papier, un document PDF que vous allez envoyer, ça raconte votre histoire, mais finalement, c'est froid. Et moi, je me souviens vraiment quand j'étais DG de fondation, il n'y avait pas de meilleur moment que quand je rencontrais une asso, un porteur de projet qui me racontait son histoire personnelle. Pourquoi il avait créé cet assaut ? Qu'est-ce qui l'animait au quotidien ? Comment est-ce qu'il vivait son quotidien avec les bénéficiaires, les actions qu'il organisait ? Dans la rencontre, il y a un truc magique qui se passe. C'est une rencontre humaine. C'est un moment où on parle la même langue, où on voit si des valeurs fit, ce qu'on va pouvoir faire ensemble, où on réfléchit à des nouveaux projets. Donc moi, le dernier conseil que j'aurais envie de vous donner, ce serait vraiment de créer la rencontre. Ça peut être en récupérant l'adresse mail. de la personne qui gère une fondation ou un fonds de dotation sur le midi, en lui envoyant un petit message, en téléphonant au standard pour avoir les coordonnées. Je pense qu'il y a plein de manières aujourd'hui de rentrer en contact avec les directeurs et les directrices de fondations. En dehors des périodes d'appel à projet, créez de la rencontre. Mais pas de la rencontre pour demander de l'argent tout de suite, de la rencontre pour présenter votre projet, pour avoir un avis, pour demander des mises en relation, pour créer de la rencontre spontanée. Moi, c'est vraiment un peu la conclusion et le dernier message que j'ai envie de partager avec vous, c'est que... La recherche de financement, c'est hyper dur. Moi, j'ai créé une association à titre personnel que j'ai amenée pendant trois ans. En fait, je sais à quel point c'est dur, à quel point on est déçu quand on dépose un dossier et que ça ne marche pas, qu'on y retourne et qu'il faut remotiver l'équipe pour repasser du temps à déposer des dossiers et tout. En fait, moi, je vous invite vraiment à sortir un peu de l'urgence, des appels à projets aussi, et à créer de la rencontre tout au long de l'année. Vous pouvez vous constituer, par exemple, une base de 10-15 entreprises qui vous intéressent, et puis essayer de les contacter dans l'année et créer de la rencontre avec eux. Ça peut être les inviter à vous rendre sur une des actions que vous organisez, ça peut être leur partager une documentation qui résume vos actions et qui les invite à venir vous rencontrer. En tout cas, planter des graines toute l'année, et ces graines vont effectivement germer à un moment. Mais en tout cas, la recherche de financement avec des fondations privées, c'est un mélange entre du temps court, je réponds à un appel à... projet, je coche toutes les cases, mais aussi dans le temps long, je crée des relations partenariales qui germeront plus tard. Donc voilà un peu moi les conseils que j'avais envie de partager avec vous, et puis comme on l'avait diffusé tout à l'heure aussi, je pense qu'il y a quelque chose qui est intéressant pour vous, qui va être vraiment de comprendre quelle est la logique des mécènes privés. Et je vous invite du coup à écouter le podcast qu'on a enregistré, qui va vraiment vous permettre de comprendre quelles sont les questions que se posent les mécènes, quelles sont les questions qui les animent au quotidien, pour vous dire finalement quand je dépose un dossier, je comprends à qui je m'adresse et je vise encore plus juste pour aller chercher des fonds pour mon association. C'était Les Robines, le podcast qui transforme le capital en bien commun, réalisé par Valentin Maillard de l'agence C'était mieux demain. Pour la petite histoire, les robines, c'est exactement l'espace dont j'avais eu besoin lorsque j'étais déléguée générale de Fondation Entreprise. Un espace pour réunir les responsables de mécénat en quête de pratiques plus responsables. Dans cette communauté, on est convaincu que le mécénat, ça ne doit pas être juste un outil de défiscalisation, ni une vitrine sur l'initiative. Pour nous, c'est un moteur de justice sociale et environnementale. Pour en savoir plus sur la communauté des robines et sur C'était mieux demain, rendez-vous dans les notes de l'épisode et sur c'était mieux demain.com A bientôt les robines !