- Speaker #0
5, 4, 3, 2, 1, GO ! L'estalbobine. L'estal... L'estalbobine. L'estalbobine ! L'estalbobine.
- Speaker #1
Salut à tous les seuls petits potes ! On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un sujet brûlant d'activité. Un film qu'on avait vraiment vraiment envie de partager avec vous. Un film récent pour une fois. Et ce film c'est Evil Dead Burn. Alors on se retrouve comme d'habitude avec Sacha et Clément et je laisse Sacha le présenter.
- Speaker #2
Et bonjour ! Du coup donc Evil Dead Burn c'est le deuxième long métrage de Sébastien Vanitschek Qui avait réalisé Vermine il y a 3 ans Et c'est encore une collaboration avec Florent Bernard A.k.a. Flaubert Qui a encore signé le scénario après Vermine de Evil Dead Burn Et c'est le sixième film de la série Voilà, Vermine c'est un film, pour ceux qui ne l'ont pas vu C'est un film d'horreur Un huis clos dans une cité Avec des espèces d'araignées extrêmement agressives et on va suivre un groupe de personnages qui essaie de survivre dans un immeuble qui est envahi par des araignées c'est un film excellent qui a très très bien marché et qui a tapé dans l'oeil de Sam Raimi le réalisateur des Evil Dead initiaux des trois premiers et qui a décidé de refiler le bébé à Sébastien Vanicheck pour son deuxième film donc c'est vraiment impressionnant comme progression en très peu de temps et voilà et du coup des lignes un peu franchouillardes d'Evil Dead
- Speaker #3
Bon alors je vais présenter le résumé comme d'habitude. Alors le résumé il est assez simple, on a Alice qui est française, qui est venue aux Etats-Unis pour suivre son connard de mari. Et il se trouve que son connard de mari meurt brûlé dans un accident de voiture causé par un démon. Et du coup elle va, sans le savoir, aller dans la belle famille pour l'enterrement. Et ça tourne mal parce que la famille est maudite. vu que la famille est liée au professeur je sais plus le nom au professeur Benjamin Price qui justement avait étudié le Necronomicon et aurait récupéré un artefact qui permettrait de chasser les Deedites et du coup les Deedites débarquent tout content pour trouver cet artefact
- Speaker #2
Moi il m'a vraiment impressionné, j'ai tout fait pour avoir le moins de trucs, j'ai dû voir deux petits extraits, genre une bande annonce et un petit extrait comme ça mais après j'avais aucune critique rien du tout pour arriver le plus vierge possible devant le film mais je pense qu'on va être d'accord là dessus c'est vraiment un film hyper impressionnant c'est un sixième volet de franchise souvent les franchises d'horreur on sait ce que ça donne sur le long terme là honnêtement ça se tient bien quand même alors moi j'ai pas vu le Rise donc toi Julie tu nous en parleras peut-être un peu plus mais c'était la seule qui l'a vu pour le moment Mais franchement, c'est très impressionnant. Il y a une vraie identité française dans des choix musicaux, dans des petits trucs de mise en scène qui peuvent rappeler d'autres films de genre français, ce qu'on appelle la New French Extremity, que ce soit Haute Tension, Chétan, tout ça, ce cinéma français des années 2000 qui ont vraiment beaucoup marqué les esprits. Et ouais, très sincèrement, c'est pas le plus sanglant, mais c'est clairement le plus brutal, parce que le niveau de violence dans celui-là est quand même... incroyable et le rythme. Deux heures de film, j'avais peur que ce soit intonable parce que ça ne s'arrête pas et en fait, c'est extrêmement bien géré. Avec un peu d'humour aussi de temps en temps. Vraiment très impressionnant.
- Speaker #1
Et c'est ça, ce que tu dis, c'est que ça ne s'arrête pas. Il y a vraiment un côté le film, tu suffoques. Moi, je... Alors j'avais peur en allant le voir, je suis une grande fan, comme beaucoup, de la trilogie originelle, j'ai beaucoup aimé le, on dit vulgairement remake d'Alvarez, mais... C'est plutôt un film hommage que un remake. Je trouve que le terme n'est pas approprié au film. J'ai beaucoup moins aimé le Rise pour d'autres raisons que je développerai peut-être après. Et donc, j'avais vraiment un petit peu peur en allant le voir, peur d'être déçue. Je misais beaucoup sur ce côté français. Et je me disais, c'est peut-être un peu, c'est là que la franchise va se renouveler. Et j'ai tellement été heureuse d'aimer le film. J'ai tellement été heureuse de le trouver Absolument génial Et d'avoir ce côté Pendant deux heures ça ne s'arrête pas Ça commence Très vite, la première scène, la scène d'intro, je la trouve brillante. Et ça ne s'arrête jamais, la violence ne s'arrête jamais dans le film. Elle est bien dosée, le rythme est absolument génial. J'ai beaucoup de mal à lui trouver des défauts. Je ne sais pas ce que tu en penses toi Clément.
- Speaker #3
Oui, les défauts ce serait carrément des choses qu'il faudrait voir au niveau de la production même du film. Parce qu'on a entendu des bruits comme quoi il y avait eu des difficultés entre le réalisateur et les producteurs, qu'il y avait eu des reshoots, notamment il y a des flashbacks qui sont insérés dans le film, un peu à la truelle, là où en fait il y a une scène qui aurait suffi à expliciter quelque chose sans faire des flashbacks. Mais globalement, moi j'avais absolument rien vu, aucune bande-annonce, j'attendais absolument rien du film. Et j'ai passé un excellent moment, alors par contre je crois que par rapport à vous je suis le seul à avoir vu la série en entier, il me semble, avoir vu les trois saisons, pour la quête j'ai beaucoup de sympathie même si elle va explorer autre chose, mais je suis assez impressionné par rapport à cette licence qui à chaque fois essaie de se renouveler mine de rien, de renouveler le cadre, les enjeux, les personnages, c'est-à-dire que dans la version d'Alvarez on a... Cette jeune femme qui est addict et qu'on emmène dans la cabane pour qu'elle fasse une espèce de cure, un sevrage brutal. Et du coup, on joue sur l'ambiguïté entre la drogue, les deadites, etc. Les deadites, j'ai arrivé cette fois-ci, c'est moi qui galère. Rise, je n'ai pas vu, mais il y a quand même l'action qui est transportée à New York. Il y a toujours le truc de ce qu'on disait avant l'enregistrement. C'est-à-dire qu'à part le 3, c'est toujours un huis clos qui se passe dans un environnement qui est fermé ou... l'environnement devient un lieu de chasse et tout objet peut devenir un potentiel danger. Et là, ce que j'ai adoré dans le film, c'est comment finalement, d'un côté, il y a cette idée de malédiction familiale qui est liée au surnaturel, et finalement, une autre malédiction qui, elle, est purement humaine, qui est que la pauvre Alice, elle arrive dans une famille qui est complètement dysfonctionnelle, avec une mère qui... qui est complètement obsédé par le contrôle et qui veut tout réjanter. Sa famille, c'est son identité. Voilà, la famille, c'est son identité. Le père, qu'on comprend que c'est quand même quelqu'un qui est assez violent, qui est vraiment une figure de masculinité un peu toxique. Il est terrifiant. Le père taiseux, mais un peu violent, dans ses propos, mais aussi dans ses gestes. Le frère Joseph, qui est écrivain et qui, sans le savoir, déclenche les événements. En trouvant la dague du grand-père, en la décélant de son tissu et du coup en ramenant les dédaites. Qui lui est par contre un fils de lâche, littéralement, dans le film. C'est-à-dire qu'il y a 2-3 moments dans le film où il aurait pu faire quelque chose, et à chaque fois il prend des mauvaises décisions. Bon, c'est sous le coup de la terreur, on va me dire !
- Speaker #1
Le personnage est insupportable. Dans le sens où il est bien écrit.
- Speaker #3
Il est bien écrit. C'est lui qui prend le plus cher quand même de tout le film, je pense. Vu qu'il va... Aïe, c'est au coude à coude avec...
- Speaker #2
Tia, la porte quand même ! Tia, elle survit, mais à quel prix ?
- Speaker #3
Tia, dans la voiture. Non, mais voilà. D'ailleurs, le personnage de Jodeth, c'est un peu le moment où... On retrouve le burlesque un peu de... limite cartoon de Evil Dead, mais c'est pas drôle de manière franche. Mais il y a un côté comique dans le sens où le pauvre, il va se faire maltraiter par les Deadites à travers toute la maison. Et on le voit pas, en fait. On voit le corps, de temps en temps, qui traverse l'écran parce qu'il s'est jeté du deuxième étage, parce qu'il traverse la pièce, etc. Ça devient limite... Au delà du plan séquence Il y a un moment où elle affronte la grand mère Et à un moment donné il y a le corps qui tombe Le côté malédiction familiale C'est le moment où le film a un discours social Sur la famille Sur les liens toxiques Il y a toute la relation toxique d'Alice avec son mari Qui est un mari violent Qui a une emprise sur elle La scène du plan séquence Là où je l'ai trouvé vraiment très très forte C'est qu'Alice a des réactions de femmes traumatisées par la violence. À un moment donné, elles tremblent et se mettent en boule sur le sol. Il y a un réflexe qui est purement humain, j'ai trouvé ça extrêmement touchant. De rentrer, de fuir,
- Speaker #2
d'essayer de trouver une sortie.
- Speaker #3
Voilà, et il y a tout ce côté, bien sûr, très Vilded, de la maison assiégée par les esprits. Alors au début, ils sont à l'extérieur, puis après ils arrivent petit à petit, et l'enfer commence à se déchaîner totalement. Et il y a une inventivité, je trouve, que ce soit à la fois dans... dans les mises à mort, dans les objets qui vont être utilisés, et dans la réalisation aussi. Dans la réalisation, il y a deux, trois séquences qui sont incroyables. Le plan séquence, le plan dans... On va pas spoiler mais la séquence dans la salle de bain Avec les mouvements de caméra Même il y a une séquence en plan vénital qui est vraiment chouette aussi
- Speaker #2
Mais il y a plein de trucs de caméras qui se retournent, qui vont dans plein de directions Après ça reprend un peu l'identité de Evil Dead où il y avait ces fameux plans où la caméra court Parce que c'est la caméra subjective qui arrive et tout Et ça ça reprend un peu cette tradition là sauf que là c'est fait avec des moyens Et une avancée technologique qui permet de faire des trucs beaucoup plus inventifs
- Speaker #1
On le voit en fait, et il me semble que j'avais entendu le réalisateur le dire, que quand il avait regardé Evil Dead, ce n'était pas tant le propos ou l'intrigue du film qui l'avait fasciné, mais la façon dont c'est filmé. Et c'est quelque chose qu'on retrouve beaucoup avec des travellings très énervés, avec des cuts extrêmement rapides, avec ce passage à travers le miroir, moi il m'a fascinée en fait. Un passage où en fait toute la scène, on se rend compte qu'elle est filmée dans le miroir au moment où un personnage, Alice, se fait clatter la tête contre le miroir et là la caméra change de position. Donc on est sur un hommage à la scène de contact qui est extrêmement bien faite. Et en fait c'est du génie dans la façon dont il est filmé, monté, dans la façon dont il traite la violence à l'écran qui dès qu'elle... Comment ça devient dramatique est aussitôt coupé par un humour noir qui est extrêmement bien dosé et très drôle. Et ouais, je le trouve très très intéressant.
- Speaker #2
Pour parler du humour, en fait, c'est la réflexion qu'on s'était faite hier soir après le film, c'est qu'on pourrait se dire que ça serait un truc un peu à la Marvel ou d'autres blockbusters traditionnels, où en fait ça supprime. L'émotion, en fait, c'est un moyen de diverger. Ah, il a failli y avoir un moment émouvant, non, il ne faut pas faire ça. Et là, en fait, ça se rajoute, ça rajoute une couche supplémentaire. Même sans parler des séquences horrifiques, mais la scène de l'enterrement, il y a d'autres trucs rigolos. Il y a un chantier à côté du crématorium. Donc, la patronne du crématorium me dit, non, ne vous inquiétez pas, ils vont arrêter le chantier pendant la cérémonie. Évidemment, non. Donc, du coup, il y a tous les bruits de chantier, etc. Et il y a le moment où... où l'employé des ponts funèbres galère à bouger le cercueil sur le brancard. Il y a toujours ces trucs-là. Par contre, il y a des vrais moments aussi d'émotion. Le moment où Alice Pett finit par lâcher. Le moment le plus badass du film, pour moi, c'est le moment où elle s'adresse à son ex-belle-mère en lui gueulant dessus en disant « Il faut arrêter avec les trucs de malédiction. En fait, la famille était... » déjà pourri avant, toutes les mécaniques ont été juste exacerbées par la malédiction parce qu'en fait c'est vraiment le truc c'est assez marrant parce que Evil Dead Burn par plein d'aspects c'est le film noir ultra classique de on est dans une famille avec une cellule familiale qui explose dans une maison, dans un foyer etc et du coup c'est vraiment, et c'est le retour du refoulé parce que les détails c'est la malédiction c'est juste on va faire remonter toutes les pulsions de tout l'historique compliqué de... Voilà, mais moi, les moments qui m'ont le plus effrayé, je pense, c'est la scène du repas, là, quand ils sont après le crématorium, là, où il y a vraiment un niveau d'agressivité, de perçal, de réflexion, vraiment de bassesse, un peu, entre la belle-mère qui a atroce avec Alice. Mais je repense maintenant, mais il y a un truc que je trouve bien, c'est qu'il y a aussi plein de petits détails, parce qu'on pourrait se dire, ouais, c'est que du gore, etc. Mais il y a un truc que j'aime beaucoup dans la scène au crématorium, c'est qu'Alice, comme elle a eu cette relation compliquée, et que ça se passe quelques jours après le décès de son mari, je pense qu'elle commence à processer le fait qu'elle n'a clairement pas envie d'être là. Elle est arrivée avec une tenue qui n'est pas en costume, qui n'est pas adaptée à la situation, mais elle sait ce qu'elle a fait. Et sa belle-mère lui prête des escarpins. et en disant on fait à peu près la même taille et il y a ce truc de ils lui font des ampoules etc et en fait je trouve ça assez rigolo parce que il y a vraiment un souci sur les petits objets du quotidien soit comme arme soit comme une petite métaphore et là c'est vraiment de la belle mère contrôle je te change ton apparence ça fit pas parce que non c'est pas ça montre bien le décalage entre la belle famille et la belle fille et c'est con c'est un petit détail mais moi je trouvais qu'il y a souvent des petits trucs comme ça malgré tout ils ont réussi à mélanger ce truc grand guignolesque et en même temps plein de petits détails subtils et bien trouvés c'est un vrai grand écart assez impressionnant en termes d'écriture,
- Speaker #3
là pour le coup Flaubert il s'est surpassé c'est à dire qu'on aurait pu imaginer un film noir sans Evil Dead, sans Deadite etc tellement, en tout cas au début comme tu dis la scène du repas et après je me rappelle de ce que tu avais dit qui était intéressant justement sur la violence du film bon il y a toute la violence physique
- Speaker #2
que subissent les personnages il y a aussi la violence ce que disent les ladies c'est atroce c'est les trucs les plus violents du film pour moi c'est aussi les paroles qu'ils balancent des fois parce qu'il y a des trucs des fois il y a cette volonté c'est ce que tu disais le film est sadique avec ses personnages mais pas Avec son spectateur justement, parce qu'elle est contrepoint humoristique, sinon ce serait un peu difficilement soutenable je pense quand même. Mais il y a ces moments où ils font des répliques, ils tapent vraiment là où ça va faire mal sur les fragilités de chaque personnage. Et les D-Lights en fait, ce qui est assez génial dans celui-là, c'est que vraiment ils montrent, ils passent leur temps à montrer qu'ils sont indestructibles, insensibles à la douleur, etc. Et déjà pour montrer leur puissance, et aussi pour faire mal aux autres personnages. Il y a une scène avec le père et un flingue qui est assez, on va pas dire ce qui se passe, mais il y a un moment assez... Et c'est over the top, et en même temps, je me dis, mais c'est juste pour torturer les personnages qui sont bloqués dans la maison, le père est à l'extérieur, à partir du moment où il commence à être vraiment possédé, il passe une bonne partie du film à l'extérieur de la maison, et il y a une tension, parce que du coup, il est dehors, arrodé avec le chien qui lui aussi est possédé, et ouais, il y a tout ce truc-là, et puis dès qu'il y a un mot, un truc violent à dire, ils le disent, c'est horrible, il y a vraiment une volonté d'être brutal, même verbalement avec les personnages, et ça, c'est assez... Et ça rejoint cette logique de maltraitance familiale, etc. Ça, j'ai trouvé que c'était assez bien vu aussi.
- Speaker #3
Oui, et après, il y a quand même des séquences, je trouve, très chocs, à la fois dans l'inventivité et dans le fait que chaque coup fait mal. Voilà, on parle de l'humour, mais mine de rien... T'es tellement pris en tension que moi parfois il m'est passé à côté ou ce genre de... Parce que j'étais tellement en empathie et investi dans la scène. Il y a la scène de la voiture qui est incroyable. La scène de la voiture, ça faisait longtemps que j'avais pas vu une scène de tension comme ça. Et bien filmée. Et très bien filmée à l'intérieur de la voiture. D'ailleurs il y a le moment où la caméra, on a une caméra aérienne qui suit la voiture, qui tangue un peu et qui... qui va se ramasser, où ça met un moment de silence, et après on revient dans l'enfer qui est devenu la voiture, et où chaque objet devient un danger, ou devient une arme, et avec la caméra qui reste à l'intérieur, c'est très claustrophobique, et en plus la scène est extrêmement violente, il y a des doigts coupés, chaque coup est horrible. Il y a le plan de séquence, j'y reviens, mais le plan de séquence, moi, je le trouve assez dingo.
- Speaker #2
C'est une scène de guerre, en fait. C'est une scène de guerre dans le salon.
- Speaker #3
Et où tu suis le personnage qui essaye d'échapper à la scène de combat. Et du coup, le combat ne devient plus que à côté, finalement. On voit les dégâts, on voit des corps qui traversent, on voit des trucs qui sont détruits, mais on voit très peu. Et en fait, juste les cris, le fracas des objets qui se brisent, etc., créent... Je trouve une tension qui est assez extraordinaire.
- Speaker #1
Et en fait, de façon un peu ironique, c'est métaphoriquement le repas du dimanche midi dans ta belle famille. Oui, c'est ça. Ton beau-père a un peu trop picolé et du coup il fait une réflexion qui passe absolument pas à son fils. Et toi tu es Alice, donc tu es la personne extrêmement gênée qui essaie de s'extirper de cette situation. T'es un peu pris. prise en otage. Toute la famille par avolo et se hurle dessus. Et il y a ce côté...
- Speaker #3
Avec ta belle-sœur qui est adorable, qui essaye de faire en sorte que tout se passe bien.
- Speaker #1
Qui se prend des balles perdues. Oui,
- Speaker #2
moi aussi, c'est vrai. Tout le monde se prend des balles, en fait. Le mari, le père, il est atroce. Et moi,
- Speaker #1
je l'ai vraiment vu comme ça. Il y a ce côté guerre et il y a ce côté métaphore du repas qui se passe mal où t'es extirpé, tu sais pas comment. Et moi, je me suis, tu vois, différemment de toi. que moi je me raccrochais à ces moments d'humour ou des fois c'était un peu tellement lourd que j'avais besoin de quelque chose qui allait me faire rire et du coup des fois c'était pas si drôle que ça mais je m'esclafais, ça me paraissait beaucoup plus drôle que ça l'était justement parce que ça me permettait de respirer et moi j'ai vraiment beaucoup aimé j'ai beaucoup aimé aussi voilà il y a des petites touches d'humour sur le fait que c'est un réel français, que le personnage est français les choix musicaux dans le film, je les ai trouvés exceptionnels, si on m'avait dit un jour que j'entendrai ces chansons dans un film d'horreur dans un Evil Dead en plus si tu peux préciser, parce qu'en plus c'est une chanson que t'aimes beaucoup c'est une chanson dans le titre et elle était si jolie je vous laisse la chercher, Alain Barrière il me semble et Ciao ! Et j'ai été très étonnée de l'entendre. Je ne m'attendais pas à ça. Et elle fit tellement bien avec ce qui est en train de se passer à l'écran. Elle fait sens avec l'intrigue. Et ouais, cette touche française, c'était vraiment une grosse fraîcheur pour moi dans ce film. Dans cette saga qui sait se renouveler, comme on le disait tout à l'heure. J'ai beau avoir beaucoup moins aimé le Rise, parce qu'il y a moins de dédates, parce qu'il y a un propos un petit peu lourd avec le personnage principal. pas, qui est enceinte, qui ne l'assume pas, qui ne sait pas ce qu'elle veut faire de son enfant. Voilà, le côté un peu... Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il y a un message anti-avortement derrière, mais presque. Et j'ai trouvé ça... Le reste ne m'avait pas plu, mais j'avais quand même trouvé très ingénieux et très intelligent le fait de déplacer l'histoire. On est à New York, dans un bâtiment. Et là, on se dit, mais attends, comment les Dites vont arriver là ? C'est quoi le rapport ? Ils ne sont pas du tout... Où est le nécronomicon ? Et voilà, avoir choisi de déplacer géographiquement le sujet, d'avoir déplacé aussi totalement le propos... On est au sein d'une famille, en gros c'est une mère contre ses enfants. J'avais trouvé ça très ingénieux, mais je n'avais pas accroché. On est encore sur un opus qui nous dit que la saga Evil Dead se porte bien et ça fait plaisir de voir qu'il y a des sagas horrifiques qui fonctionnent et surtout avec lesquels on ne fait pas n'importe quoi que pour faire de l'argent.
- Speaker #3
Le film arrive, il trouve sa place dans la saga. Il garde le lore de la saga. Il ne le développe pas forcément, mais il est présent avec le professeur Price. C'est le fameux professeur qui a trouvé le Necronomicon qu'il trouve dans la cabane. L'histoire de sa famille et les dégâts qu'a fait sa quête sur ça. Il y a le lien avec la série, avec les Wise Men.
- Speaker #2
La confrérie des hommes sages.
- Speaker #3
Il y a le fait que c'est un film qui est bourré de références euh...
- Speaker #2
ce qui a abreuvé le réalisateur c'est à dire que il y a un final c'est Terminator 2 comme tu dis non c'est le 1 surtout non Terminator c'est le 1 et le 2 et c'est alors du coup petite blague sur la fin c'est aussi la fin de Red is Dead dans la cité de la peur si
- Speaker #3
jamais on vous dit pas tout mais en vrai vous allez comprendre ce que tu disais genre le repas qu'on disait le repas de famille du dimanche qui tourne mal il y a une petite vibe les visiteurs avec les gros plans ce que tu disais Ouais,
- Speaker #2
les grands tangs sur le visage avec le cotré très organique aussi, puis le sound design très organique, ça peut rappeler Goralifarja aussi avec The Substance ou Revenge.
- Speaker #3
Il y a le plan final, c'est Wedding Nightmare. Pour le coup, regardez ce film, il est très bien. film sous-côté mais c'est un petit film d'horreur sympa il y a plein de références, il y a toutes les références à la saga parfois et là l'humour c'est là que l'humour il apparaît bien aussi, c'est le moment où elle tire un truc pour espérer avoir une arme et t'as une tronçonneuse et elle ne fera pas la tronçonneuse pareil le moment où elle lit les pages des pages où elle commence à réciter l'incantation et qu'à la fin elle fait rasser de la berbe avant de finir voilà le film et de... il est intelligent de la manière dont il s'incruste dans cette saga qui commence à dater et qui, pour le coup, est alimentée. Mais elle n'est pas sous perfusion, par contre. C'est à chaque fois, il y a... quelque chose de différent, quelque chose de nouveau, avec des réalisateurs différents, pour le coup, depuis que Alvarez a repris le truc. Et je trouve que chacun trouve un peu sa propre voix, pour le coup. Et là, cette voix-là, je l'ai trouvée vraiment très intéressante.
- Speaker #2
Moi, j'ai vu une interview où Flaubert et Vanicek expliquaient qu'en fait, ils adoraient Alien. les 4 premières lignes pour ça en fait à chaque fois ça ressemble à chaque réalisateur chacun va apporter son truc ça reste un même univers avec des connexions entre les 4 films mais à chaque fois c'est un peu différent et là pour le coup pour moi c'est la différence entre ça et beaucoup d'autres films d'horreur où en fait on est beaucoup sur l'easter egg où l'objectif c'est de créer une connivence avec le spectateur et du coup on va vraiment appuyer sur le truc pour dire regardez on a la même culture et tout machin là c'est on a des influences on les a assimilées, on les a digérées, on propose quelque chose avec Merci. Mais c'est comme les couleurs sur une palette de peintres. C'est juste qu'on va mettre un petit peu de ça, un petit peu de ci, et ça va être très bien dosé. Moi, je trouve qu'il y a une vibe un peu les chiens de paille avec le personnage de Joseph qui est écrivain. D'ailleurs, un truc qui me fait trop rire, c'est que le scénariste s'appelle Flaubert, donc Florent Berner, et il y a un des personnages qui est écrivain, et il utilise un stylo à un moment donné comme arbre. Ça, ça m'avait fait rire. Mais il y a ce truc où lui il bascule, il finit par à un moment donné, il a envie d'être badass. Il y a tout ce truc de, lui c'est pas le bonhomme comme son grand frère qui est un connard toxique. Mais on sent qu'il a un peu envie d'aller dans cette direction là. Et à un moment donné effectivement il finit par craquer. Il y a un peu ce basculement là, il y a plein de trucs de référence dans tous les sens. Mais c'est assez, ou même des trucs d'auteur, genre Sonate d'automne de Ingmar Bergman. Ça a été une des influences de Flaubert pour la dynamique toxique familiale. le personnage de la mère, il est très inspiré de la mère dans son atléotone avec la façon dont elle a architecturé sa vie familiale c'est un peu la même chose, si vous ne l'avez pas vu c'est Famille Toxique, le film ultime mais ouais il y a vraiment un travail de s'approprier le truc et de le faire de manière intelligente et vraiment avec amour et vraiment compréhension de ce que c'est aussi, parce que des fois on a l'impression qu'il y a un amour de le truc mais sans réelle compréhension profonde Oui, oui, oui. de ce qui était les oeuvres originales.
- Speaker #1
Bon, je pense qu'on est d'accord pour dire qu'on a tous aimé.
- Speaker #3
Juste un dernier truc, c'est vrai que je trouve que le film marche d'autant mieux qu'on est en empathie totale avec le personnage d'Alice, qui est un personnage qui est hyper attachant dans toutes ses faiblesses, dans toutes ses fragilités. et en même temps dont sa capacité à être extrêmement badass quand il le faut. Et c'est pour ça que je trouve que le film marche super bien aussi. C'est-à-dire qu'on est attaché aux personnages, pour le coup.
- Speaker #2
Qui sont bien construits. Et puis, ce n'est pas une Final Girl à l'ancienne, un peu sexualisée. Il n'y a pas du tout de sexualisation dans le film. Il n'y a pas de moment un peu... Regardez, elle est à moitié à poil ou machin. C'est vraiment très...
- Speaker #3
La seule scène de bébé qu'il y a, elle est immonde.
- Speaker #2
Ah ouais, ouais.
- Speaker #3
Mais très gothique, pour le coup.
- Speaker #2
Oui, c'est très gothique.
- Speaker #3
Il y a une scène qui est absolument gothique. Elle est absolument dégueulasse !
- Speaker #2
Il y a la queue des scènes absolument gothiques, il y a celle-là, il y a le moment fantôme avec... C'est la même ! C'est la même pièce ! Ah oui c'est vrai, ça s'enchaîne ! C'est vrai que c'est la même, dans la même séquence, c'est un petit moment... Et c'est un moment où justement le rythme redescend. C'est ça aussi, c'est pour le dosage en fait, c'est pas que de l'action non-stop, il y a des petits moments où c'est un peu plus insidieux, et là oui, toute cette séquence-là elle est quand même assez cool.
- Speaker #3
Et voilà, on vous le appelle pas, mais le personnage de la grand-mère, qu'elle soit normale ou en dédight, est absolument fabuleux.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #2
la grand-mère le running gag du coup c'est une française du coup avec le racisme latent de la mamie qui remonte un petit peu le retour du refoulé tout ça d'ailleurs on oublie de préciser mais restez jusqu'au bout donc c'est fait à voir parce qu'il y a deux séquences post-générique la première qui arrive assez vite la deuxième malheureusement on est un peu couillons on n'est pas resté jusqu'au bout on ne l'a pas vu mais il y a deux séquences post-générique donc si vous voulez voir le film en entier restez jusqu'au bout du dernier générique c'est important
- Speaker #1
On a fait le tour. Ok, je pense qu'on a fait le tour, qu'on est d'accord pour dire qu'on est allés le voir ensemble. Là, on était vraiment emballés à la sortie du ciné, ça faisait longtemps qu'on n'était pas tous. aussi emballé après un film.
- Speaker #3
On sait que les critiques sont plus mitigées. Moi, je vous invite vraiment à aller... On vous invite à aller faire votre propre avis. Vous ne passerez pas un mauvais moment, ça c'est sûr.
- Speaker #1
Et à le partager, quand même.
- Speaker #3
Et surtout, après, si vous êtes un peu sensible, voilà, bien sûr, n'y allez pas.
- Speaker #2
Qu'est-ce que vous faites là ?
- Speaker #3
Mais après, le film est très dur. Il y a quand même 2-3 scènes gores qui sont absolument abominables. Vous voyez... notamment celle dont... Je me jure bien, oui.
- Speaker #1
Je l'ai de suite en tête, oui.
- Speaker #3
C'est la deuxième scène de Bilou, en fait.
- Speaker #2
Il y a un deuxième bisou. C'est vrai ? C'est pas très romantique.
- Speaker #1
Et si jamais je vous demande une petite recommandation, si je vous dis Evil Dead Burn, ça vous fait penser à...
- Speaker #3
Pour le coup, Sacha, tu parlais des chiens de paille que tu n'as pas présenté. Les chiens de paille,
- Speaker #2
film de Sam Peckinpah, un grand réalisateur américain des années 70, qui était un peu un fou furieux, qui était très très fan de violence, et qui se posait beaucoup la question de la violence aussi. Et voilà, un film avec Dustin Hoffman quand même, un très gros star. Dans un rôle peu sympathique, je vais vous faire vite fait le pitch, c'est un professeur d'université de maths, en université, qui revient dans le village natal de sa compagne, qui est au fin fond de la campagne anglaise, et choc des cultures, lui c'est un citadin, très petit bonhomme de fac, etc. Il rencontre l'entourage de sa femme qui est très bonhomme de la campagne, très redneck. En Angleterre du coup, et ce choc des cultures va très très mal se passer, puisqu'il va y avoir un moment donné, il va y avoir un moment où le personnage de Destiny Hoffman va vriller, et là ça va partir en film de survie, genre cela se siège dans la maison. Et vraiment très très bien, mais un film assez misanthrope quand même. C'est pas un film où on se dit que la nature humaine est simple, qu'on s'entend du truc, mais excellent et très très belle perf de Hoffman, si jamais.
- Speaker #1
Bon. On a fait le tour, je pense qu'on va vous dire à très bientôt les sales petits potes.
- Speaker #2
A bientôt, merci pour l'écoute.
- Speaker #3
A bientôt.