- Speaker #0
Salut à tous les sales petits potes, on se retrouve encore une fois pour parler d'un film que vous avez sans doute vu ou dans tous les cas dont vous avez tous entendu parler. Et ce film, c'est Obsession. Je suis avec Sacha et Clément et je te laisse Sacha le présenter.
- Speaker #1
Alors Obsession, c'est le deuxième long métrage de Curry Parker. Le premier il est assez difficile à voir mais c'est son deuxième. C'est un... petit film indépendant qui a coûté 750 000 dollars, ce qui est très très peu, produit par Blumhouse alors après, on va en parler parce qu'il y avait des soucis avec Blumhouse qui est la maison de production, qui a fait beaucoup de petits films d'horreur indé voilà, il y a eu des petits soucis sur la prod à ce niveau là, avec un casting d'acteurs et actrices peu connus parce qu'on a Michael Johnston qui fait Bear, le personnage principal et évidemment la star du film, c'est Indé Navarrete Merci. qui est une jeune actrice qui a 25 ans, un truc comme ça, qui a fait quelques petits relavants, mais là clairement, c'est le truc qui va la faire exploser. Et voilà, je vais laisser Clément résumer un petit peu le film.
- Speaker #2
Alors le résumé, il est assez simple finalement, parce que c'est une situation que sûrement beaucoup ont connue, en tout cas sur le pitch de départ. Donc on a Berre qui est un personnage qui est assez solitaire, même s'il a son groupe d'amis. qui est follement amoureux depuis très longtemps de son ami niki avec qui il travaille et le problème de berth et qu'il est extrêmement timide il a du mal à avouer ses sentiments et il va entrer en possession d'un petit bâton à souhait qui, lorsqu'on le brise, vous permet d'exaucer le vœu que vous voulez. Et il va souhaiter que Niki l'aime plus que tout au monde. Et ça tourne mal. Alors, on a pensé quoi du film ?
- Speaker #0
Alors, moi, ça a été une surprise dans plein de sens. Déjà, premièrement, le film est relativement simple. ça fait un petit moment que je trouvais que les films d'horreur depuis cette fameuse Elevated Horror je déteste ce terme je trouvais que les films avaient tendance à s'enliser dans un propos toujours plus complexe avec plein d'intrigues ça avait tendance à être très lourd là j'ai l'impression, et prétentieux, je suis totalement d'accord
- Speaker #2
Elevated Horror c'est un peu le roman graphique de la...
- Speaker #1
C'est le fin de l'heure, on a vu du dimanche.
- Speaker #0
Et là j'ai été contente de voir que Obsession renoue avec quelque chose de très simple. L'histoire elle est simple, on a peu de personnages, on n'a pas... Plein d'intrigues qui s'imbriquent les unes dans les autres. On a vraiment une intrigue principale qui est simple, solide. Le film est chronologique. On sort totalement de ce truc où on a une intro qui claque violente et puis un flash-forward, on explique ce qui va se passer. Ensuite, on a plein de flash-backs. Le film est chronologique, il fonctionne très bien. Et j'ai beaucoup aimé, au-delà de la terreur qu'il m'a fait ressentir, mais j'y reviendrai peut-être plus tard. quand on en parlera, mais cette simplicité, en fait.
- Speaker #2
Voilà, alors, juste pour compléter un peu le résumé, du coup, Ber, il va faire son vœu, et Nikki va tomber follement amoureuse de lui, sauf que ce n'est pas elle. Alors, c'est un double, une possession, ce que vous voulez. Et ça, c'est ça qui est très riche. riche dans le film, c'est qu'il laisse une place qui est assez incroyable à l'interprétation et je pense que ça a grandement fait le succès du film, notamment quand je vois toutes les discussions sur internet, les réactions, non, surtout les analyses ou les théos. parce qu'en fait au début par exemple Bear perd son chat il y a des gens qui vont dire oui mais ce qui possède Nikki c'est un peu l'âme de son chat ou alors ça ressemble Ausha parce qu'elle a des comportements de chat c'est à dire que maintenant sur internet on appelle Nikki Wish elle va devenir de plus en plus terrifiante de plus en plus monstrueuse et là où le film est extrêmement intelligent c'est que d'un côté on a Nikki Wish qui est terrifiante mais ce n'est pas elle le monstre, techniquement. Enfin, ce n'est pas elle le bourreau, finalement. C'est plutôt Berck qui va devenir une transcription de la relation toxique. de l'emprise, tout en jouant avec beaucoup de subtilité, je trouve, dans le traitement du personnage.
- Speaker #1
Alors moi je ne suis pas tout à fait d'accord, parce que moi l'attente que j'avais en voyant Obsession, c'était, moi je pensais que Baird allait complètement la contrôler. Avec le synopsis, je me suis dit, en fait c'est Baird qui va lui dire ce qu'il va faire, et elle sera vraiment soumise à Baird, ce qui n'est absolument pas le cas. Parce que du coup, il y a les deux Niki, il y a la Niki riche et la Niki originelle, qui parfois repop, qui remontent. Il y a des petits moments dans le film où... où elle reprend conscience de ce qui se passe. Du coup, ça rajoute une dimension de malaise vraiment prenante parce qu'on se dit qu'elle est prise en otage de la situation du vœu. Elle est consciente de ce qui se passe, mais elle ne peut pas agir, sauf à des moments précis du film. Et du coup, ça re-pop un peu avec le mythe du zombie originel haïtien. En fait, ce n'est pas des morts, c'est des gens vivants, mais qui sont contrôlés à distance. C'est un peu ce truc-là. Et pour le coup, Baird, il prend cher quand même un peu aussi. Et en fait, ce que je trouve intéressant, c'est que si... infime sur les relations toxiques et une relation toxique pour le coup ça va affecter les deux et il y a une espèce de brouillage de lignes qui est assez intéressant dans le sens où dans le cas de Nikki, elle est sous le contrôle de la créature donc elle est forcément victime, mais Bear est Une victime collatérale de ses propres choix. Il est emprisonné dans son tunnel, il subit quand même pas mal de trucs, parce que, enfin je sais pas dans quelle mesure on peut spoiler, parce qu'il y a quand même des surprises, voilà. Mais en fait il s'enferme dans ce tunnel, il refuse d'en sortir, parce que, voilà, mais pour moi c'est à la fois une victime, et c'est à la fois sa propre victime et son propre bourreau. Ce qui est assez intéressant sur les relations toxiques je trouve.
- Speaker #0
Voilà, moi le côté victime alors... J'aurais pu soutenir cette idée sur le premier quart d'heure du film. Pourquoi ? Parce qu'en fait, il est victime de ses potes. Son meilleur ami, il est quand même vachement limite dans la façon dont il se comporte avec lui. Ce qu'on comprend par la suite, pour plusieurs raisons. Mais à partir du moment où il fait son vœu... Pour moi, c'est fini. Toute empathie est finie, en fait. Quand il fait son vœu, la première fois, il n'y a pas vraiment de spoil, hein. Le changement d'état de Niki, au moment où il fait son vœu, il en a conscience, de suite. Il y a ce plan, où il regarde Niki, il regarde son sac, et il regarde le bâton dans son sac. Et pour moi, ce plan-là... veut dire clairement qu'il s'est rendu compte qu'à la seconde où il avait fait ça, il y avait quelque chose qui n'allait pas. Alors il ne le réalise pas de suite, je pense. Il le réalise petit à petit, mais il le sait. Il sait que c'est Panicky. Il sait que c'est son vœu. Et il sait qu'en fait... C'est son désir de possession, parce que c'est même pas de l'amour qu'il a pour elle, c'est simplement un désir de possession. C'est une obsession.
- Speaker #2
Elle est là l'obsession du film.
- Speaker #0
Et à partir de ce moment là, qui arrive en fait à un quart d'heure du film, pour moi la statue de victime il est finie. Et on a affaire à un personnage... tellement égocentré et tellement dans cette idée de je suis timide, j'ose pas, c'est pas ma faute, j'y suis pour rien et à tout le temps reporter ses propres fautes sur les autres, à dire à Niki à un moment donné, quand il la secoue, lui dire mais pourquoi t'es pas normale ? Mais mec, qui n'est pas normale dans le film en fait ? Pose-toi la question. Et à sans cesse reprocher aux autres ses problèmes à lui. Et je trouve le personnage insupportable et je ne le vois jamais victime en fait. C'est vraiment jamais quoi.
- Speaker #2
Alors moi, je suis plutôt d'accord avec toi, même si... Je trouve que le film va justement intelligemment travailler sur cette ligne de crête d'empathie. Ce qui est intéressant, c'est que je ne veux pas faire forcément un regard genré, mais pour le coup, entre les femmes et les hommes, je pense qu'il y a des lectures un peu différentes. Par exemple, Berre au début, moi je suis comme toi, le premier quart d'heure, empathique, etc. Parce que ce mec un peu cringe, un peu timide... On l'a été, on l'a été un jour, le truc du moment où t'es un peu lâche, au moment où t'as une fenêtre pour avouer quelque chose et que tu veux pas prendre le risque pour rester dans une situation qui est merdique, c'est arrivé à beaucoup de monde. Il y a le truc de quand même, la première fois qu'il la ramène chez elle au début, il est quand même assez délicat, il veut pas dormir avec elle, il lui laisse le lit, il est pas encore dans le... Mais par contre, je trouve que le film, très vite, va nous montrer qu'il abuse clairement de la situation de quelqu'un qui est en détresse psychologique. Même si ce n'est pas le vœu, il y a cet abus de détresse. Très rapidement, il a plusieurs occasions de se rendre compte de la situation. Il y a ce passage qui est absolument glaçant et presque drôle. Non. D'abord, c'est quand il appelle le sergiste après-vente de la boîte à oeufs, qui est presque drôle, avec cette voix qui lui dit « Bon, alors, vous n'êtes pas content de votre vœu, etc. » que vous pouvez reformuler, et à la fin, il dit, non, mais en fait, je peux rien faire. Et il fait, mais pourquoi vous allez demander ? Parce que c'était pour être sûr de ce que tu demandais, etc. Et en fait, à ce moment-là, il lui dit, je veux reformuler le vœu. Il veut garder le vœu. Et très rapidement, c'est assez rapide, ça. Ce qui fait qu'en fait, il est dans ce truc d'emprise et de contrôle. C'est-à-dire qu'on est sur un personnage qui est globalement l'incarnation de ce que on appellerait cette épidémie de solitude masculine. de je suis seul, je suis un peu isolé. Alors, ce n'est pas un incel comme j'ai pu le voir ou le lire. Je pense qu'il ne faut pas catégoriser le truc comme ça. Le film est assez subtil pour avoir plein de couches d'interprétation et laisser la place à tout le monde, projeter ses histoires personnelles, ses expériences et être finalement un reflet de ses angoisses, de ses traumas, de ses histoires. Mais il reste quand même que, rapidement, berthier L'incarnation même de ce mec seul, timide, qui, à un moment donné, a une occasion d'abuser d'une situation, et où il n'y a rien qui va lui mettre un stop. Il est tout seul à prendre une mauvaise décision. Et en fait, ce qui est assez génial, c'est que le film, tout au long du film, effectivement, il subit son propre vœu, il subit ce qu'il a lui-même déclenché. Je ne sais pas si on peut spoiler la fin. On garde peut-être la fin pour le spoiler pour la fin du podcast. Oui, comme ça.
- Speaker #0
On le verra à partir de maintenant. Attention, vous savez où on va.
- Speaker #2
Et je trouve que le film, il est très subtil, mais il est assez franc dans ce qu'il propose.
- Speaker #1
Alors, moi, je vais nuancer. L'autre problème, c'est qu'en fait, il n'y a pas de porte de sortie. Oui, mais... Enfin, s'il y en a une, mais elle est assez radicale. Donc du coup je pense qu'il y a ce truc là, en fait c'est ça qui est compliqué avec ce film que je trouve intéressant c'est que effectivement il y a eu des moments de point de rupture avec le personnage principal, il y en a deux en particulier, il y a une scène...
- Speaker #0
Il approuve sa porte de sortie, je suis pas d'accord avec toi, je te laisse finir, excuse-moi.
- Speaker #1
Oui, enfin, ouais, ouais, on en parlera dans la partie spoiler mais bon, la porte de sortie elle a un peu... Oui, oui. C'est-à-dire qu'en fait, à un moment donné, c'est une porte de sortie qui est définitive. Non, non, mais même...
- Speaker #2
Tu dégages l'élément surnaturel. Tu te dis, avant même que tu enlèves ce truc surnaturel, il ne fait rien pour arranger la situation. C'est-à-dire que quelqu'un se dirait, bon, j'ai peut-être appelé l'hôpital psy, peut-être que je vais demander de l'aide, etc. Et en fait, tu te rends compte que c'est quand elle a des comportements déviants en groupe... Devant les autres. Parce que chez lui, ça déconne à plein pot, quoi.
- Speaker #1
Oui, chez lui, c'est terrible. C'est les moments où ça parle à tous les autres.
- Speaker #0
Et c'est devant les autres qui le gênent.
- Speaker #1
En fait, il y a ce truc de rationalisation. C'est vrai que quand il en parle aux autres, il y a toujours ce truc de, oui, bon, il trouve souvent des excuses à la situation. Et c'est vrai qu'il a une occasion de se confesser, à un moment donné, il réussit à voir une de ses amies de son groupe de potes, qui sont aussi ses collègues de boulot, d'ailleurs. Et effectivement... Ils contournent à chaque fois, ils disent non mais c'est bon, ils trouvent toujours un moyen de dire non mais c'est ok. Et en fait c'est ça qui est compliqué, et peut-être que je vais nuancer ce que j'ai dit au début, du coup c'est vrai qu'il y a ce truc de, ils s'enfoncent en fait, petit à petit c'est un peu la spirale de, il y a des portes de sortie où ils pourraient avoir de l'aide. mais en même temps, et c'est là que le film est compliqué, c'est que tu peux pas enlever le truc surnaturel, puisque c'est tout ce sur quoi le film repose. C'est comme si tu t'enlevais la tronçonneuse dans la sacre à tronçonneuse. Tu peux pas faire comme ça. Ouais,
- Speaker #0
mais au-delà du surnaturel, il y a quand même cette phrase, et je peux la dire sans spoiler le film, qui... qui pour moi incarne totalement le personnage c'est que malgré tout ce qui se passe de terrible autour de lui malgré tout ce qui se passe de terrible pour la personne qu'il est censé aimer la seule chose qui en ressort c'est il est centré sur lui-même est-ce si terrible de m'aimer d'être avec moi et moi ça ça m'a glacé et en fait rien ne va autour de lui et la seule chose qu'il arrive à dire qui est importante pour lui c'est mon dieu est-ce que c'est terrible de m'aimer est-ce que je suis quelqu'un d'aussi terrible bah ouais t'es un connard en fait il serait temps de t'en rendre compte et d'essayer de faire évoluer les choses et moi si tu veux ce que j'aime bien aussi dans le film c'est que je trouve que le propos peut aller dans les Dans tous les sens, tu vois ce que je veux dire ? Là c'est Bère par rapport à Niki, mais ça peut être le vœu d'une fille par rapport à un homme. Je pensais à un livre que j'avais lu il n'y a pas longtemps qui s'appelle Bunny, où en fait c'est des nanas qui s'amusent à créer par magie des hommes factices. Et c'est des marionnettes qui n'ont pas de conscience mais qui peuvent juste souffrir. C'est terrible en fait, mais elles continuent à le faire parce qu'elles en ont besoin et qu'elles se sentent seules. Et je trouve Là, c'est un homme par rapport à une femme, mais le propos va dans les deux sens. C'est vraiment la détresse de quelqu'un de timide, de solitaire.
- Speaker #1
et qui en plus ne voit pas le problème mais il y a plusieurs trucs j'essaie de nuancer la fameuse scène où il lui dit ça je crois que c'est la scène qui m'a le plus ému du film parce que c'est un moment vraiment atroce où la vraie Niki a un moment où elle peut reprendre un peu le contrôle de manière très restreinte et elle lui dit bon voilà moi je veux que ça s'arrête je veux que ça s'arrête et lui il dit en premier réflexe c'est en fait j'ai un problème en fait le vrai problème c'est qu'il s'enfonce dans son truc là c'est à dire que moi pendant une bonne de vous... c'est pour ça que je vais nuancer ce que je disais au début, c'est qu'au début du film, jusqu'à ce moment-là, en gros, pour moi, je me dis, ok, il en chie, il ne sait pas comment, machin, et là, il y a une espèce de basculement, de dire, ah ok, le mec, il est tellement... Là, il devient... Son personnage a une espèce de switch, en fait, on se dit, ok, là, il va continuer le truc, parce qu'il est dans cette espèce de dépendance, d'addiction, de machin, de truc, qu'il n'arrive pas à sortir de ce schéma-là. Et le problème, c'est que ce qui est intéressant aussi avec le film, c'est les conséquences sur l'entourage. Parce qu'on a peu de personnages, il y a cinq persos qui sont nommés dans tout le film. Il y a les quatre collègues de boulot, donc Niki, Sarah... Ber est le meilleur pote de Yann et il y a le père de Sarah qui est le patron du magasin de musique où ils travaillent tous ensemble et en fait, lui on le voit très très peu je crois qu'on a son nom une fois dans tout le film et en fait tout ce groupe là va petit à petit partir dans toutes les directions il y a plein de tensions qui vont ressortir il va y avoir des révélations, des retombements de situation etc et en fait la fin du film c'est l'escalade des conséquences affreuses d'une relation toxique sur tout un groupe de potes. Ça, c'est assez intéressant aussi de montrer qu'il y a plein de gens qui sont impactés en dehors du couple, parfois en sachant ce qui se passe, parfois en ne sachant pas ce qui se passe ou en ne mesurant pas complètement ce qui se passe. Et effectivement, là, c'est l'irresponsabilité d'Aubert qui la provoque, cette escalade énorme.
- Speaker #2
Est-ce qu'on peut parler d'irresponsabilité ? Est-ce qu'on ne peut pas aller plus loin ? C'est le côté responsabilité aussi, vu que c'est les conséquences de choix qu'il a fait.
- Speaker #1
Pour moi c'est irresponsable dans le sens où il ne pense pas aux conséquences de ses choix, donc il n'a pas volontairement voulu faire du mal à ses potes. Mais c'est irresponsable dans le sens où j'ai une situation compliquée, je refuse toute aide. irresponsabilité,
- Speaker #2
enfin... C'est une situation compliquée d'emprise qu'il a sur quelqu'un. C'est pour ça qu'on retombe sur le fait que c'est un bourreau quand même.
- Speaker #1
T'as raison. Je parlais d'irresponsabilité dans le sens où c'est un bourreau. À partir du moment où il lui demande d'arrêter et qu'il continue, ça devient pleinement un bourreau. Et pour moi, c'est irresponsable dans le sens où il continue à faire tout ça en ne se souciant pas des conséquences. Pour moi, c'est ça l'irresponsabilité. C'est de faire un choix. en se disant, je m'en fous complètement, en ne prenant pas en compte les conséquences pour les autres, en repoussant les éventuelles portes de sortie ou l'assistante que certaines personnes peuvent lui donner. Et là, effectivement, pour moi, il y a une forme de... Et ça, c'est assez intéressant aussi de voir comment, dans notre société, dans notre monde actuel, ce genre de choses arrivent. Alors peut-être pas à des extrémités comme ça, parce que le film va quand même très loin dans la brutalité, mais pour tirer la métaphore, tout simplement, pour bien l'appuyer. Mais moi, j'ai trouvé ça intéressant aussi, le fait que tout le groupe d'amis va se décomposer au fur et à mesure autour de ça. ça de manière vraiment brutale.
- Speaker #2
Et après, il y a mine de rien le fait que le film rejoue des scènes qu'on a tous vécues, et je pensais aussi pour ça que le film a beaucoup parlé. Vous savez, cette scène, la scène de la fête, qui est extrêmement gênante, où il y a un couple qui se dispute, et personne ne sait quoi faire, et on sent qu'il y a un problème, mais personne n'intervient vraiment. Il y a le truc de oui, non, mais elle est folle, en fait. Il y a beaucoup de trucs de... On va directement se dire, c'est elle qui a un problème,
- Speaker #1
on se pose pas la question de comment...
- Speaker #2
elle est folle etc et je trouve que le film il incarne et je pense que c'est pour ça qu'il a autant touché et qu'il a autant plu c'est qu'il vient réveiller chez nous quelque chose qui nous a marqué qu'on a vécu joue d'une expérience un peu collective,
- Speaker #0
pas universelle mais très très répandue moi j'aimerais bien qu'on revienne parce que c'est quelque chose qui m'a vraiment fasciné sur l'aspect matériel du film la peur dans ce film le traitement du personnage de Niki le traitement du personnage de Niki je l'ai trouvé tellement intelligent on est sur un film qui a pas de budget on est sur un film qui a pas de budget je pense qu'il y a Très très peu d'images de synthèse, je vais pas dire de bêtises, je sais pas quand est-ce qu'il y en a mais il y a beaucoup d'effets pratiques et en fait si tu regardes tous les effets de peur du film jouent sur l'obscurité, qu'est-ce qu'on voit dans l'obscurité, comment est déformé le visage de Niki. avec l'obscurité, avec des jeux de maquillage et sur ses déplacements sur la façon dont elle se déplace elle a des mouvements de robot clairement à plusieurs moments ce ne sont pas des mouvements humains c'est extrêmement dérangeant et le personnage est tout le temps plongé dans cette espèce d'inquiétante étrangeté inquiétante étrangeté notion freudienne en 1919 qui nous dit dit que c'est l'angoisse qu'on peut ressentir en regardant des éléments du quotidien qu'on est censé connaître et qui, d'un coup, nous provoque cette angoisse-là. Et en fait, c'est exactement ça qui est un petit peu dilué dans le film. Il y a un passage, à un moment donné, on voit Nicky, donc Bert rentre, et Nicky est dans le canapé en train de lire un livre. Scène, en somme, tout à fait normale. Et en fait le livre il est à l'envers si on regarde, elle n'est pas du tout en train de lire. Et on a cette espèce de transformation qui est extrêmement intelligente et qui fonctionne du feu de Dieu quoi.
- Speaker #1
C'est beaucoup de petits détails en fait et moi je... Je trouve que la performance d'Indé Navarrete est incroyable pour ça, parce que certes, il y a le côté très spectaculaire des changements d'expression faciale, de voix, d'humeur, etc., qui peuvent être très impressionnants, mais il y a aussi plein de petits détails sur comment elle va se déplacer. sur la gestuelle, juste un petit regard des fois. Il y a une scène qui est assez... Au début, elle commence à être possédée. Ils retournent au boulot le lendemain où ils ont passé la nuit ensemble de manière un peu bizarre. Et il y a un truc où elle est au fond. Elle est en fond. La focale n'est même pas focalisée sur elle, mais on voit qu'elle regarde un truc. Il y a plein de petits détails comme ça. Il y a ce truc de se sentir épié. Observez, il y a une séquence qui est une des plus terrifiantes du film, c'est en pleine nuit, il se réveille, elle est dans le coin de la pièce. Pour moi c'est vraiment douloureux. C'est la théorie du chat,
- Speaker #2
c'est la théorie du chat, parce que que fait ton chat ? C'était flippant. C'est vraiment un peu ce monde de chat qui se regarde comme ça.
- Speaker #1
Il est en dehors, en dehors et tout. En plus il lui dit rendors-toi, et là c'est justement un moment où ils ont fait un petit travail de maquillage pour changer un petit peu ses traits, juste ce qu'il faut pour que ça crée ce sentiment de voilà, et puis un petit côté paralysie du sommeil avec le démon, une hallucination qui serait comme ça en train de regarder. Et cette scène est incroyable. Et moi, je travaille sur le sound design aussi, parce que la voix, elle est toujours très bien traitée. Les moments où il y a des hurlements ou des sanglots, c'est vraiment déchirant, parce qu'on sent la violence des émotions qui traversent le personnage. Et pareil, on parlait d'un quétain étranger, sur les trucs du quotidien. Par exemple, je sais qu'il y a un moment qui m'avait marqué où il y a un claquage de porte. Et c'est comme s'il y avait un coup de tonnerre, vraiment. Alors que c'est juste une porte qui claque. Mais vraiment, ce sentiment de... On vit une situation de tension psychologique extrême et des fois, un rien. On peut prendre une place de fou et vraiment la performance est incroyable et justement de jouer sur la dualité entre les deux Niki, entre la vraie Niki et la personne qui a pris le contrôle, c'est assez génial. Et vraiment moi je trouve que, moi je serais curieux de l'avoir dans un autre registre clairement, mais je trouve que l'actrice est vraiment incroyable. Et sur un truc un peu, moi qui m'a beaucoup fait rire, Michael Johnson. le gars qui fait Bear pour moi c'est vraiment Joaquin Phoenix en jeune il a vraiment un truc déjà physiquement il a un petit truc et même dans la façon de jouer le côté un peu timide un peu pas assuré etc ça peut rappeler certains rôles de Joaquin Phoenix où il joue très bien ce
- Speaker #0
côté un peu cringe un peu mal assuré etc et il a une petite physique physiquement il me rappelle alors j'ai pas le nom mais je suis persuadée que tu l'as Sacha Spiderman 1 Le meilleur pote de Spider-Man Non le Jet Franco On lui dit pas ça il est pas Jet Franco Mais physiquement je te parle La mâchoire
- Speaker #2
Un coup à part en deux c'est le croisement entre Kim Phoenix pour les cheveux et Jet Franco pour la tête C'est intéressant qu'il est appelé Bear Il y a toute une signification autour du nom Il y a le truc qui avait circulé dans les milieux féministes Est-ce que tu préfères être avec un ours Je m'en rappelle Le réalisateur a expliqué L'ours est un prédateur. et en fait du coup il encre Bear déjà comme un prédateur et un prédateur un peu isolé alors que paradoxalement Nicky son nom de famille c'est Freeman ce qui est assez ironique pour le coup vu ce qui lui arrive et c'est aussi intéressant parce que je suis allé fouiller un peu aucun des deux acteurs n'a la même réponse à la question de si Bear avait avoué ses sentiments qu'est-ce qui serait passé et ça c'est assez intéressant parce que du coup il y a Nina Vrahet qui dit peut-être qu'elle lui aurait donné sa chance et l'acteur qui joue Bear il dit reçu et en fait là où et ce que disait As dans sa vidéo qui était hyper intéressant pour le coup il dit c'est hyper intéressant parce qu'au début les 15 premières minutes on est comme lui, on est son point de vue on essaie de voir les signes de est-ce qu'elle lui plaît ou pas est-ce qu'elle aime bien la fameuse question de elle aime bien ou elle aime bien et du coup ça crée je pense cette empathie là au début qu'on a avec lui et le film nous force à nous détacher peu à peu de lui au vu de ce qu'il commet et des choix qu'il fait et ça je trouve que le film il est encore une fois super intéressant et pareil, le film il est assez frontal parce que c'est un film d'horreur mais d'horreur psychologique C'est un film qui est imposé essentiellement sur le malaise, sur une atmosphère. Et le film ne nous épargnait rien. Par exemple, il y a un moment donné, ils sont discutés, ils rentrent, ils couchent ensemble, la scène est atroce. Parce que tu comprends que c'est un viol. Ça,
- Speaker #1
c'est un autre point de bascule. Rien d'autre qu'un viol.
- Speaker #2
Il y a... Il y a tous ces moments de bascule au fur et à mesure du film où on est poussé dans les limites de l'horreur, vraiment, et du drame.
- Speaker #0
On est dans l'horreur, vraiment. Là, on n'est même plus à la frontière, on a ouvert le portail, on en est dans... Et on explore... En fait, au début, je suis tout à fait d'accord sur ce côté psychologique. Et le film bascule avec des images extrêmement violentes, qui ne sont que la traduction de l'horreur psychologique.
- Speaker #1
logique en fait à un moment donné ça finit par se traduire dans les gestes mais ça que je trouve intéressant c'est que ça arrive relativement tardivement dans le film le côté horreur vraiment frontal un peu gore il y a une scène vraiment très impressionnante qui est très bien faite parce que tu sais que ça va arriver mais tu es quand même surpris tu sais que la violence elle va arriver tu l'attends tu
- Speaker #2
sais que ce qui va arriver parce qu'en fait ça fait une demi-heure que tu as pris shot ce qui allait arriver à un des personnages et en fait c'est tellement violent tellement content elle est tellement sadique comme scène parce qu'elle est dure en plus c'est bien
- Speaker #1
appuyé ce moment de...
- Speaker #2
Ouais, c'est marrant, ça me rappelle un peu... Ça fait la deuxième fois qu'on prend Nick Afiv avec une scène de voiture choc.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #2
Et qui parle des relations toxiques.
- Speaker #1
C'est vrai. C'est vrai qu'on fait un diptyque.
- Speaker #2
Mais il y a une forme de thématique de filiation entre Evil Dead et Obsession. Evil Dead,
- Speaker #1
c'est plus le côté familial. Là on est plus sur les relations amoureuses Et amicales Et dans les deux cas il y a un côté entreprise Et puis le côté effectivement De devoir essayer de sortir de situations compliquées Et de devoir affronter un bourreau
- Speaker #2
Et ce que je trouve brillant C'est que le film n'est pas moralisateur Il montre des conséquences Il joue le rôle de film d'horreur qui... transcrit quelque chose du réel par des mécanismes d'horreur et surnaturel, mais jamais il nous moralise juste il montre les conséquences de quelque chose c'est assez factuel dans la représentation des choses quand je pense au film je me dis le problème qu'il a eu et que sûrement ont eu plein de gens c'est de ne pas faire les bonnes rencontres à un moment donné ou de ne pas avoir eu ce petit déclic qui fait que tu ne sors du film c'est totalement ça
- Speaker #0
En fait, ça m'a beaucoup donné l'impression... l'impression, là, ce cercle de quatre amis, alors c'est une impression que j'ai moins, je ne suis pas du tout dans une analyse, mais en fait, voilà, ces quatre amis, on comprend qu'ils se connaissent depuis longtemps, tu te dis, ils ont peut-être fait des études ensemble, ils travaillent ensemble, ils travaillent tous au même endroit, ils vont boire des verres ensemble, et t'as ce côté, voilà, t'as l'impression que c'est une petite ville des Etats-Unis, ils n'ont qu'eux, du coup, en fait, ce sont des amis un peu par obligation, Ils sont coincés ensemble et c'est pas sain. Et son meilleur ami dont j'ai perdu le nom, Yann, il est pas sain. La première scène de début où Ber répète pour essayer de s'entraîner à faire sa déclaration, tout le monde se manque de lui en fait, alors qu'il est vraiment dans une démarche pour essayer d'avancer. Et ce groupe est malsain. Et je te rejoins dans l'idée de ne pas rencontrer les bons gens au bon moment qui te permettent d'évoluer. en fait encore en fait c'est Pierre, c'est pas qu'il évolue c'est qu'il régresse tout au long du film d'ailleurs il y a un détail important,
- Speaker #1
c'est qu'au début du film le personnage de Nikki dit je vais partir, je vais démunitionner du magasin parce que autre point commun avec Evelyn Redrise elle veut devenir écrivaine, donc elle veut se consacrer à l'écriture elle se dit voilà j'ai besoin de me déconnecter et c'est intéressant que il y a un point de bascule à ce moment là où justement elle commence à s'extraire de ce groupe là à changer de vie, à essayer de faire des choix pour elle et paf ! Et là, ça se traîne et on l'empêche de partir.
- Speaker #2
Comme le moment où elle lui dit « Tue-moi, s'il te plaît, j'en peux plus. » Et qu'il dit « Non, c'est typiquement la transcription de « Tu ne partiras pas. » Et alors, sur le truc, il y a le moment, justement, la scène terrifiante de malaise de la fête, où elle lit un extrait de ce qu'elle a écrit, qui est une forme de dark romance. Et qui parle euh... et qui parle d'inceste et qui parle d'inceste parce que elle le dit plusieurs fois elle a dit à Sarah que voilà c'est ça le problème dans ce groupe là c'est que ça marche beaucoup c'est ah Sarah elle te plaît et tout parce que je crois que... Non, elle lui demande pas, elle dit Sarah, tu plais à Sarah. Et du coup, bah, pas de question derrière, du coup. Voilà, il y a ce truc un peu ambigu. C'est que la communication, elle est très complexe. C'est pour ça qu'il y a des gens qui disent, au début, voilà, tu peux être à la place de Berth, faire les signaux parce que ça peut être tout ou rien, tu comprends pas trop, etc. Genre qu'elle lui dit, moi, quand j'aime quelqu'un, personne le sait, et Sarah, elle t'aime bien, et elle pose pas de question derrière, elle voit comment ça réagit. Mais en fait, après, Il y a ces ambiguïtés sur lesquelles le film joue. Mais il y a ce moment-là où elle lit ce truc d'Ansel et Gretel qui est une scène d'inceste et d'emprise qui est assez terrible où c'est un frère et sa soeur et tu te dis qu'elle est considérée comme son frère. C'est dit dans le film. Oui, c'est dit. Je peux être moi-même avec toi, mais avec toi, etc. Et du coup, le film...
- Speaker #0
Et c'est dit à un moment donné où Yann et Sarah, c'est Sarah, parle, alors je sais plus mais c'est dit à un moment, oui c'est Yann qui dit à Ber non mais il y a un problème dans ta relation
- Speaker #1
Sarah m'a dit que Niki te considérait comme son petit frère et c'est vraiment dit en fait il y a toujours de enfin là du coup est-ce qu'on peut spoiler un truc par rapport à Yann ou quoi est-ce qu'il pourrait éclairer cette dynamique là pour tout le monde on va entrer dans la zone spoiler
- Speaker #2
on va faire ce spoil là et on va spoiler la forme Merci.
- Speaker #0
Et on va faire un top chrono, 5 minutes. Et vous pouvez revenir dans 5 minutes si vous ne voulez pas de spoil.
- Speaker #1
Et donc du coup, Yann, on apprend en cours de film, il y a une révélation qu'en fait Yann avait une relation de sex friends avec Nikki. Et qu'en fait, il essayait de dissuader Baird aussi, de le manipuler pour dire non mais en fait, il n'y va pas, etc. Et donc ça éclaire tout son comportement depuis le début. Quand il va au bar et qu'il les coupe.
- Speaker #2
Et il est persuadé que le problème de Niki, c'est qu'elle fait ça pour le chauffer. Qu'elle sort avec Baird pour le chauffer. Le degré de mal-sensibilité est total. Il n'y a que Sarah qui est à peu près ok. Le personnage est adorable. Sarah,
- Speaker #1
c'est le meilleur personnage.
- Speaker #0
Quand on parlait tout à l'heure de cette scène absolument atroce de la voiture, Et en fait, moi, je trouve qu'elle est bien faite parce que tu sais que ça va arriver. Mais tu attends tellement longtemps qu'au bout d'un moment, moi, je me suis dit OK, il a joué avec nous. Il a fait exprès de me faire croire qu'il allait se passer un truc. Et en fait, ça ne va pas se passer. Et au moment où tu as fini l'attente et tu te dis c'est bon, ça ne va plus se passer.
- Speaker #2
tu le prends en pleine tronche et du coup tu le prends encore plus violemment dans la tronche parce que tu te dis c'est bon le timing était fini ça peut plus arriver et après quand il retourne à l'appartement il y a son corps qui est dénudé avec sa face facagée et tout c'est terrible et
- Speaker #0
le côté où Niki Tchel s'est refait les tatouages, elle s'est habillée de la même façon elle a mis les cheveux, il y a tout le truc et quand j'en revenais quand je disais au début dans les portes de sortie à part la mort Il y a le fait que Ber peut demander à quelqu'un d'annuler le sort. Et il fait le choix d'aller voir Yann en lui disant « Yann, on voit bien qu'il n'a pas inventé le fil à couper le beurre. Mais tu te dis, le personnage de Sarah, il n'est pas con. Elle a vu qu'il y avait un truc qui ne lui allait pas. Elle lui a ouvert plusieurs portes pour qu'il l'explique.
- Speaker #3
Et en plus,
- Speaker #0
elle aime Ber. Et donc, il serait allé la voir, il lui aurait expliqué la situation. Ça aurait totalement pu se dégoupiller. » mais il n'en a pas vraiment envie et en fait il le fait avec Yann quand c'est devenu critique parce que
- Speaker #2
Sarah est déjà morte mais il aurait pu s'en sortir sans mourir il avait cette porte de sortie et alors sur la porte de sortie la fin du film donc on a le Baird qui décide de se suicider sauf qu'il ne se suicide pas parce qu'au moment où il avale les médicaments, il essaye de se faire vomir et il fait qu'il empêche de vomir c'est le fait que Nicky Wish fait le vœu et l'aime auquel il aime on le voit sourire d'un coup et pour le coup je sais pas j'avais vu une vidéo où le mec faisait le parallèle avec l'anneau unique dans le Seigneur des Anneaux où Frodon et mais ils battent pour la noue c'est le catastrophe et là c'est une catastrophe dans le sens où c'est pas lui qui prend la décision vu qu'il prend la décision mais il se rétracte aussitôt et en fait il meurt de ses propres des conséquences de son truc et le tout en laissant Niki dans un état mental et physique complètement ravagé ses deux potes sont morts c'est terrible la fin elle est absolument terrible là tu te dis que de toute façon la fin pour elle c'est catastrophique C'est à dire comment le prof...
- Speaker #0
premier réflexe que j'ai eu, c'est « Bon, meuf, il faut que tu joues la carte de « Ils se sont tous entretués, on t'a tabassé, c'est pas ta faute. » Mais il y a le problème qu'il y a un million de dollars à la clé, quoi. Et en fait, s'il n'y a pas l'argent, elle peut jouer, tu vois, sur le côté « Ils se sont entretués, c'est eux qui ont tabassé Sarah, c'est pas ma faute. » Malgré le fait qu'elle était un peu étrange et qu'il y a des témoignages. Mais tu rajoutes un million de dollars, nanana, elle est foutue.
- Speaker #2
Le milliard de dollars n'existe plus, parce qu'il y a des morts. Ah, j'aime pas penser à ça ! Le final, il est glaçant, il est terrible, il est d'une violence extrême, et il est à la fois extrêmement touchant émotionnellement. pour le coup. C'est vraiment un film qui vous prend aux tripes, mais de bout en bout. J'ai rarement vu un film qui me mettait à la fois autant mal à l'aise et qui arrivait à me toucher aussi profondément.
- Speaker #1
Je suis d'accord, moi, pour la fin du film. Moi, je trouve qu'effectivement, cette scène où c'est le climax un peu du film, ce moment où il dit, bon, c'est bon, je vais en finir. D'abord, il prend un flingue, après, il prend les médocs. Et je trouve que ça résume très, très bien le personnage, ce truc de, ah, j'hésite. Le moment où il pourrait prendre une bonne décision, hop, au dernier moment, il revient. Et ouais, clairement, je crois que c'est un des rares films d'horreur qui m'a mis presque des larmes. Tellement c'était intense en termes de violence psychologique, de malaise, etc. C'est un film qui m'a profondément retourné. Je suis content de ne pas l'avoir vu tout seul d'ailleurs, parce que ça aurait été compliqué. dans nos circonstances mais...
- Speaker #2
5 minutes,
- Speaker #1
fin des spoilers on va conclure je pense mais ouais vous reprendre ce que je viens de dire mais pour le coup effectivement un film viscéral et profondément intellectuel aussi parce que c'est un film high concept comme on dit c'est à dire qu'il y a une idée forte qui va être étirée et développée au maximum dans le film mais avec énormément d'intelligence, beaucoup de sens de la nuance, des performances d'acteurs qui sont géniales, beaucoup d'humilité, c'est pas prétentieux pour Doron, alors que... il pourrait être prétentieux parce que vraiment le film est très très réussi pour un deuxième long métrage c'est très impressionnant encore une fois et vraiment une merveille d'écriture,
- Speaker #0
de jeu et voilà par contre c'est un film faites des pompes avant parce que ça peut vous secouer ça retourne parce qu'on s'identifie très vite il y a forcément une situation où un des personnages dans le film auquel on s'identifie et c'est du coup extrêmement dérangeant de le voir En n'y étant pas, de ce côté, de point de vue de l'extérieur, tu te dis « Moi j'ai été victime de ça » ou tu te dis « J'ai été acteur de ça » et là tu te dis « Ah c'est chaud ! » Là, je m'en veux d'avoir vécu ça, je m'en veux d'avoir fait vivre ça. Et il y a forcément un moment dans le film que tu as vécu et c'est ce côté difficile et effrayant.
- Speaker #1
C'est le film d'horreur comme il y a un bar tendu finalement. un peu sur des situations.
- Speaker #0
Est-ce que vous avez une petite recommandation en l'audien, peut-être ?
- Speaker #2
Alors, pas vraiment en rapport avec le film, mais dans la série des films d'horreur qui sont sortis cet été, avec Sacha, nous sommes allés voir un film qui était un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu un peu aller voir Backroom. Et c'était sympa.
- Speaker #1
Ouais, c'était sympa. Ce qu'on a oublié de préciser, c'est que Curry Barker, il a fait pas mal de YouTube aussi, le réalisateur d'Obsession. Et du coup, Backroom, c'est Ken Parsons qui avait créé une série, une web-série de Backrooms en fond de footage.
- Speaker #2
Et qui avait fait des très bonnes vidéos SNK. à l'époque à l'attaque des titans sérieux ? très bonne vidéo un peu comme si c'était filmé par une caméra des années 20 avec une ambiance extrêmement glauque et pour le coup Backroom c'est un peu Alors, le film a plein de défauts, a plein de petits défauts, je trouve, mais ça reste un film qui est fascinant par son environnement, par son architecture, où en fait, l'espace n'a plus de sens.
- Speaker #1
après voilà je suis un peu mitigé sur certains choix mais ça vaut le coup d'oeil moi je pense qu'il y aura une suite donc on verra comment ça se développe après mais voilà on vous conseille aussi d'aller voir Backroom si vous avez l'occasion voilà on vous le conseille parce qu'on le chroniquera pas et voilà allez à très bientôt les sales petits potes allez ciao merci merci pour l'écoute ciao