Speaker #0Il y a une promesse qu'on vous vend partout. Guérir du burn-out en 7 jours. Une petite semaine et ça y est, on efface des mois, voire des années d'épuisement. Ça c'est tentant. Surtout quand on a l'énergie d'une huître asthmatique et que même sortir du lit, ça relève de l'alpinisme. Mais si on veut être sérieux, juste 2 minutes. C'est de la science ou c'est du bullshit marketing ? On peut vraiment redémarrer un cerveau et un corps cramé juste en 167 petites heures ? Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burn-out. Dans cet épisode, on va balancer les remèdes miracles à la poubelle. On va voir ce que la science dit vraiment sur la guérison du burn-out. Le but, ce n'est pas de vous vendre du rêve en poudre, mais c'est de vous filer le seul plan d'urgence qui tient la route pour amorcer la remontée. Alors, on va faire le tri entre les conneries qui existent et puis les faits. Et on va vous donner aussi des outils concrets pour arrêter simplement de boire la taste. Restez avec nous parce que comprendre pourquoi ça prend du temps, c'est la première étape pour enfin aller mieux. Alors il y a un mythe. Il y a un mythe, c'est le mythe de la guérison express. Ok, on crève la psy tout de suite. Non, guérir d'un burn-out en 7 jours, ça n'existe pas, c'est pipo. C'est non seulement impossible, En plus, c'est une idée qui est toxique, qui vous rajoute une couche de culpabilité sur les épaules. Croire qu'en une semaine, une semaine de vacances par exemple, ça va réparer un épuisement qui a mis des mois à s'installer, c'est comme penser qu'une salade va compenser 10 ans de fast-food. Ça ne marche pas. Ça fait du bien sur le coup évidemment, mais ça ne règle rien malheureusement sur le fond du problème. Et pour piger pourquoi, il faut comprendre ce qu'est le burn-out dans les faits, au niveau de votre corps. Non, ce n'est pas... juste un gros coup de barre. Non, c'est un état d'épuisement total, qu'il soit physique, mental, émotionnel, que même l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, a reconnu. C'est le résultat d'un stress chronique que vous avez accumulé au boulot, au perso, dans la famille, etc. et que vous n'avez pas su gérer. Imaginez que votre corps, c'est un smartphone. Chaque jour, le stress, les deadlines, les emails à 23h, ça vide de la batterie. Normalement, le sommeil et les loisirs, ça recharge. Mais en stress chronique, vous êtes en mode... consommation d'énergie maximale. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pendant des mois, vous tirez sur la réserve. Le burn-out, c'est le moment où non seulement la batterie est à zéro, mais le chargeur en plus lui-même, il est cassé. Et ce chargeur, c'est votre système nerveux et votre système hormonal. Le stress chronique met le bazar dans ce qu'on appelle l'axe hypothalamo-hypophysio-surrénalien. En gros, l'usine à stress de votre corps qui fabrique le cortisol. Alors, à début, votre corps, il en produit des tonnes. pour vous faire tenir et puis l'usine va s'épuiser, vos glandes surrénales elles sont à sec. Résultat, vous n'avez plus assez de cortisol pour fonctionner, ce qui explique cette fatigue de l'enfer que même une nuit de 24 heures n'arriverait pas à calmer. En plus, des études montrent que ce stress de longue durée, il attaque physiquement vos neurones, ça vous crame le cerveau, surtout dans les zones du cerveau qui gèrent la mémoire et les émotions. C'est pour ça que vous avez l'impression d'avoir le cerveau en compote. Vous oubliez tout. Vous n'arrivez plus à vous concentrer et même choisir entre deux paquets de pâtes au supermarché, ça devient la torture. La science, elle est donc formelle. La guérison d'un burn-out, c'est long. Pour un cas léger, vous comptez un mois à deux mois. Mais pour un burn-out modéré, là on passe de trois à six mois. Et pour un cas sévère, la récupération peut prendre un à trois ans, vous avez compris. Et c'est évidemment pas une belle autoroute bien droite. C'est un chemin de montagne avec des hauts, avec des bas. avec des moments où on a l'impression de reculer, c'est normal. Alors concrètement, ils servent à quoi ces 7 fameux jours ? Pas à guérir, mais à stopper l'hémorragie. C'est le plan d'urgence. C'est le moment où on pose un garrot pour arrêter de se vider et commencer tout doucement à remonter vers la surface. Cette première semaine, c'est votre tremplin. Et je vais vous donner maintenant ce fameux plan d'urgence. en 7 jours. Le seul qui tienne, qui compte, qui vaille. Oubliez le mot guérir. Pensez juste à stopper la chute. Voilà un plan de bataille pour vos 7 premiers jours basés sur ce qui marche vraiment pour calmer le jeu. Le jour numéro 1, stoppez radicalement et acceptez. Le premier jour, l'action la plus dure, c'est de tout lâcher et d'accepter. Ça vous arrive, c'est ok. L'arrêt doit être total. Ça veut dire direction du médecin pour avoir un diagnostic et surtout, on demande un arrêt de travail. On connaît la chanson, la culpabilité, la peur de laisser tomber les collègues, la honte d'être faible. Sauf que continuer à bosser dans un environnement qui vous a cramé, c'est comme tenter d'éteindre un incendie avec de l'essence. Ça marche pas bien. D'ailleurs, la loi, elle est claire. Votre patron n'a pas le droit de vous harceler pendant votre arrêt. Votre dernier dossier urgent, il peut aller se faire voir. Votre seule urgence à ce moment précis de votre vie... c'est vous. La deuxième partie, c'est d'accepter. Arrêtez de se mentir. Arrêtez d'être en burn-out. C'est la condition sine qua non pour s'en sortir. C'est admettre que non, vous n'êtes pas un robot. Vous aussi, vous avez des limites et vous les avez pulvérisées. Accepter d'avoir besoin d'aide, ce n'est pas un aveu de faiblesse, c'est un acte de courage. Action du jour, maintenant. Prenez rendez-vous là tout de suite chez le médecin si vous en avez besoin. La téléconsultation, ça existe aussi. même si bouger aujourd'hui, ce n'est pas possible. Donc ne minimisez rien, la fatigue, l'irritabilité, les insomnies, le fait que plus rien ne vous fait plaisir. Objectif, c'est vraiment officialiser la pause. Le deuxième jour, hibernez. Une fois la reposée, votre corps va vous présenter l'addition. C'est clair, la décompression, ça commence souvent par une envie de dormir monumentale. Ne luttez pas. Le sommeil, ce n'est pas du temps perdu. C'est l'atelier de réparation le plus performant du monde. Et pendant que vous dormez, votre cerveau lui fait le ménage. Il dégage les toxines et les hormones de stress. Il répare les circuits neuronaux endommagés. Mal dormir, ça peut doubler clairement votre temps de récupération. Vous visez 6 à 7 heures, non pardon, 7 à 9 heures évidemment par nuit. Mais attention, s'effondrer devant une série Netflix en bavant sur son t-shirt, ce n'est pas du repos. C'est du repos passif qui continue à sur-stimuler votre cerveau. Le vrai repos, c'est de couper, couper les sollicitations. Donc l'action du jour numéro 2, dormez. autant que nécessaire. Faites des siestes, transformez votre chambre en grotte, fraîche, sombre, silencieuse. Zappez les écrans une heure avant de dormir, lisez un truc chiant, prenez un bain et par pitié déculpabilisez de ne rien faire. En ce moment, dormir, c'est ce que vous pouvez faire de plus productif. Troisième jour, carburant pour cerveau en panne. Le stress chronique, c'est un parasite. Il bouffe toutes vos réserves de vitamines et de minéraux, votre alimentation de survie à base de sucre. Et de café pour tenir, ça n'a fait qu'aggraver le problème. Donc, au jour 3, on refait le plein, mais intelligemment. Le but, ce n'est pas de faire un régime, mais c'est de donner à votre corps les briques pour qu'ils puissent se reconstruire. Donc, misez, s'il vous plaît, sur ce qu'on appelle des aliments anti-inflammatoires qui ne font pas faire le yo-yo à votre glycémie. Magnésium, minéral zen. Le chocolat noir, le vrai, celui à plus de 70%, les amandes, les bananes, les épinards, la vitamine B aussi, le starter de l'énergie, ça vous le trouvez dans les légumes verts, les lentilles, les oeufs, les oméga 3, l'huile pour votre cerveau, poisson gras, sardines, macros ou des huiles de colza, des huiles de lin et puis les protéines pour fabriquer les hormones du bien-être et surtout on dégage les faux amis. Le café, l'alcool, le sucre, ces trucs sont des excitants qui pourrissent votre sommeil et maintiennent malheureusement votre système nerveux en mode alerte. Donc on va les remplacer par des tisanes et on boit de l'eau, des litres d'eau. Être déshydraté, même un peu, c'est la garantie d'être encore plus crevé et avoir une sensation de rien comprendre. Faites des courses simples, du frais, du non transformé, cuisinez ce que vous pouvez, simplement des trucs basiques mais nourrissants. Vous avez tout le temps une bouteille d'eau qui est greffée à la main. Quatrième jour, on se remet en mouvement mais sans forcer. Quand on est au fond du trou, l'idée de faire du sport, c'est une agression. On est d'accord et on ne va pas vous demander de faire ça. Il ne s'agit pas de préparer un marathon. L'objectif ici, c'est de trouver une activité physique douce. La science le prouve. Mouger un petit peu, c'est l'un des meilleurs antidépresseurs qui existent et un des meilleurs antifatigues au monde. Le mouvement doux va produire des endorphines et il va aider à calmer la production de cortisol. L'idéal, c'est une petite heure par jour, mais alors vraiment, on y va tranquille. Si possible, on sort de chez soi. La connexion à la nature... Ça n'a fait qu'allement qui est prouvé sur le système nerveux. La lumière du jour, elle va recaler votre horloge biologique. Elle va vous aider à fabriquer de la vitamine D qui est essentielle pour le moral. Donc l'action du jour, allez marcher. Allez marcher au minimum 30 minutes. En forêt, dans un parc, n'importe où évidemment sauf au centre commercial. Concentrez-vous sur vos sensations, l'air, le bruit de vos pas. Faites quelques étirements ou une séance de yoga pour nul sur YouTube. Ça marche aussi. On ne cherche pas la performance. On veut juste montrer à son corps qu'il n'a pas encore fusionné avec le canapé. Jour 5, on se détoxifie, on fait une détox digitale et du silence. Le cerveau en burn-out, c'est une alarme de voiture qui se déclenche parce qu'un oiseau a éternué à côté. Il est en hypervigilance. Chaque notification, chaque mail, chaque scroll sur les réseaux sociaux, c'est une charge mentale qui vous achève. La détox digitale, ce n'est pas un caprice de hipster, barbu, non. C'est une urgence médicale. pour calmer votre système nerveux qui est en feu. Moins de stimuli égale, votre cerveau peut enfin souffler. Alors un outil simple et validé qui peut être attesté, c'est la cohérence cardiaque. C'est juste respirer à un rythme précis, 6 respirations par minute pendant 5 minutes. Il y a plein d'applications gratuites qui vont vous guider. L'effet sur le stress, il est quasiment immédiat. Donc l'action du jour, c'est vous désactiver. Toutes les notifications de votre téléphone, vous vous imposez des heures sans écran. Prévenez vos proches que vous êtes en mode sous-marin, vous essayez 5 minutes de cohérence cardiaque. Aujourd'hui, vos meilleurs amis sont le silence et l'ennui. Je sais, c'est bizarre, mais c'est comme ça. Jour 6, ouvrez les vannes. Le burn-out, c'est soit une anesthésie émotionnelle totale, soit l'inverse. Vous êtes à fleur de peau, prêt à pleurer ou à tuer pour un yaourt périmé. Colère, tristesse, honte, frustration, ces émotions, si vous les gardez à l'intérieur, elles vous bouffent. une énergie folle. Donc le sixième jour, on ouvre les vannes. Ça veut dire quoi ? On va se laisser aller, mais sans juger. Le but, ce n'est pas de ruminer, mais c'est de vidanger. Le journaling, c'est un super outil pour ça. Videz votre sac sur le papier. Mettez des mots sur ce que l'on ressent. Ça permet de prendre du recul. Une étude a même montré que, juste noter, trois trucs positifs dans la journée, ça peut réduire les symptômes du burn-out. Parler, c'est aussi une autre option. Appelez quelqu'un, si vous avez l'énergie, qui est un pote, un vrai. Quelqu'un qui va juste fermer sa grande bouche et écouter sans essayer de vous réparer avec des conseils à la noix. Ça ne marche pas. Donc, l'action du jour, c'est vous prenez un carnet, vous écrivez tout ce qui sort. Aujourd'hui, je me sens. Ce qui me fait suer, c'est je suis en colère contre un, tout ce qui sort. Ou appelez cet ami qui est sûr, qui est fiable et dites-lui tout. Enfin, jour 7, préparez la vraie guerre. Cette semaine, c'était les urgences. On a stabilisé le blessé, mais ça ne suffit pas. Le burn-out vient de schémas de pensée toxiques, de mauvaises habitudes et souvent d'un boulot dysfonctionnel. Ça peut même venir aussi d'encore plus loin, de ce qu'on appelle vos drivers, ces petits programmes inconscients que vous avez appris pendant l'enfance. Mais là, il va falloir retourner dans la vie professionnelle. Le septième jour, ce n'est pas la fin, c'est le début de la stratégie à long terme. On a développé pendant des années une méthode qui s'appelle le quick change, qui est basé sur... Calmer la physiologie, le système neuro, travailler sur son identité, faire des bilans d'appétence, mieux que des bilans de compétence. Bref, j'en parle très souvent dans les podcasts, mais ça marche. Pourquoi ? Parce que ça n'a pas été fait au hasard. Et si vous voulez en savoir plus, et si vous voulez savoir si vous êtes éligible à ce programme, alors vous trouverez un lien qui se trouve sous la vidéo pour prendre rendez-vous avec un de nos consultants. Et puis, on pourra à ce moment-là établir avec vous le chemin pour vous permettre de vous en sortir. Le burn-out, ce n'est pas une fatalité. Il existe une guérison. Il faut juste le faire dans un bon timing, avec un bon système qui vous permet de faire une étape à la fois et de vous montrer concrètement que vous êtes capable de reprendre le contrôle, de devenir vraiment blindé pour pouvoir glisser sans jamais, jamais, jamais retomber. J'espère que ces sept premières phases d'urgence vous ont plu. Moi, je vous retrouve la semaine prochaine. À très bientôt.