Speaker #0Bonjour et bienvenue dans l'épisode 3 de notre podcast dédié aux jeunes parents autour des TND. Aujourd'hui nous allons explorer le trouble du spectre de l'autisme ou TSA en nous appuyant sur des informations fiables et des données scientifiques récentes, y compris celles des centres ressources autisme. L'objectif de ce podcast c'est de vous fournir des informations essentielles sur le TSA pour vous aider à repérer les signes précoces, comprendre les options d'accompagnement et de soutenir au mieux votre enfant. Commençons par expliquer ce qu'est le TSA et ses principales caractéristiques. Le trouble du spectre de l'autisme, ou TSA, est un TND, trouble du neurodéveloppement, qui touche environ 1% de la population mondiale, comme le soulignent l'Organisation mondiale de la santé et les centres de ressources autisme. Le terme spectre fait référence à la grande diversité des manifestations de ce trouble. Il n'existe pas une forme unique de TSA, chaque enfant est différent, dans ses besoins et ses comportements. Les principaux domaines affectés par le TSA sont la communication, par des difficultés à comprendre et utiliser le langage verbal et non-verbal, les interactions sociales, car l'enfant peut avoir du mal à comprendre les codes sociaux, à établir des relations avec les autres ou à jouer en groupe, des comportements que certains enfants présentent, des comportements répétitifs ou des intérêts très spécifiques, et enfin des particularités sensorielles, qui peuvent se traduire par une hyper- ou une hypo-réactivité aux stimuli sensoriels ou un intérêt inhabituel pour les aspects sensoriels de l'environnement. Les enfants présentant un TSA sont particulièrement sensibles à certains stimuli sensoriels, comme la lumière, les sons, les textures ou encore les odeurs. Ces signes peuvent varier énormément d'un enfant à l'autre, parce qu'il est essentiel de comprendre que chaque parcours est unique. Selon le CRA, un diagnostic précoce est essentiel pour offrir à l'enfant les meilleures chances d'évolution. L'âge moyen du diagnostic est de 7 ans, avec des premiers signes apparaissant avant les 3 ans. Passons maintenant aux signes qui doivent vous alerter en tant que parent. Les signes d'alerte d'intéressat peuvent être présents dès la petite enfance, mais ils deviennent plus évidents entre 18 mois et 3 ans. Voici quelques indicateurs que vous pouvez observer. Au niveau de la communication, votre enfant ne babille pas tout petit, ne prononce aucun mot à 18 mois ou n'associe pas de mots à partir de 24 mois. Ce sont des signes qui peuvent vous alerter. D'autant plus si votre enfant ne présente pas de signes communication non verbales, comme pointer du doigt. Dans les interactions sociales, il y a un manque de contact visuel, comme si votre enfant... ne semblait jamais vous regarder ou ne répond pas à son prénom ou aux signes non-verbaux tels que les sourires. Ce sont également des signes précurseurs d'un éventuel TSA. Les comportements répétitifs sont également fréquents par le fait que l'enfant se livre à des comportements comme l'agitation répétitive, verbale ou gestuelle, des rigidités de comportement également, ranger, trier les choses ou au contraire éviter clairement certaines situations comme toucher certaines textures. Si ces comportements sont observés, il est important de consulter un pédiatre ... ou un spécialiste pour un bilan complet. Le diagnostic précoce permet d'adapter rapidement les interventions aux besoins de l'enfant. Selon les CRA, un diagnostic avant 4 ans permet d'améliorer significativement le progrès de l'enfant dans des domaines clés comme la communication, l'autonomie et l'intégration scolaire. Les CRA vous offrent des plateformes pour vous orienter vers les professionnels de santé et les structures spécialisées en proposant un plan d'accompagnement incluant des thérapies comportementales, de l'orthophonie, et des approches éducatives qui sont adaptées et structurées. Plus le diagnostic est posé tôt, plus l'accompagnement peut être efficace pour favoriser l'inclusion et le développement de l'enfant. Dans la vie quotidienne, les répercussions pour l'enfant et sa famille sont importantes. Les temps de repas peuvent être difficiles avec une intolérance sensorielle de certains aliments ou un manque de sensation de satiété par exemple. Le sommeil est également fréquemment perturbé. Des comportements atypiques, souvent mal perçus par l'environnement social, comme des mouvements de répétition, de rigidité comportementale et ou des centres d'intérêt poussés à l'extrême, freinent l'enfant à sortir de sa bulle. Certains de ces comportements apparaissent à la suite d'un prévu très anxiogène pour ces enfants au quotidien, car ils permettent de rester dans le contrôle et la maîtrise. De ce fait, l'enfant reste souvent à la marge du groupe sans vraiment y trouver sa place. Il a parfois conscience de ce décalage social. Vous, les parents, jouez un rôle crucial dans le parcours de votre enfant. Mais il est important que vous ne vous sentiez pas seul si vous faites face à cette situation. Les professionnels médicaux et paramédicaux, les CRA ainsi que d'autres associations comme Autisme France offrent un soutien précieux vers lequel vous devez vous tourner pour accéder à des formations, des ateliers d'échange, des conseils administratifs et juridiques sur vos droits et également sur ceux de votre enfant. A bientôt pour un prochain épisode et surtout, prenez soin de vous !