- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast des chaires Mutations agricoles et agriculture aux féminins de l'École supérieure des agricultures, réalisé dans le cadre de l'exposition Femmes et agriculture. Un projet qui vise à mettre à l'honneur des femmes ayant œuvré pour l'agriculture. qu'elle soit ou non issue de ce milieu. Je suis Soazig DI BIANCO, enseignante chercheuse à l'École supérieure des agricultures et vous allez découvrir aujourd'hui le parcours d'Aurélie Catallo. Bonne écoute ! Aurélie Catallo est directrice agriculture France à l'IDRI, l'Institut du développement durable et des relations internationales, basé à Paris. Ses études en sciences politiques et son intérêt pour les sujets agricoles l'ont naturellement dirigée vers les sujets des politiques agricoles et alimentaires, comme la PAC, la politique agricole commune, mise en place par l'Union européenne. Dès ses premières expériences professionnelles, elle en fait le fil rouge de ses métiers. Dans son travail, elle s'interroge avec ses collègues et tente de repenser ses politiques agricoles afin qu'elles soient plus durables, que ce soit pour les filières, pour les agriculteurs et les agricultrices, ou pour l'environnement. Aurélie a grandi en campagne, dans une petite commune de 500 habitants, située en Ile-de-France. Ses parents menaient une vie plutôt axée vers le milieu urbain. Et même si elle fréquentait dans son école des enfants d'agriculteurs et d'agricultrices, elle n'a pas grandi en lien étroit avec le milieu agricole.
- Speaker #1
En étant à la campagne, l'agriculture fait partie du décor. Ça, c'est clair. À l'école du village, j'avais des amis qui étaient enfants d'agriculteurs. Néanmoins, à cette époque-là, l'agriculture était plutôt, je pense, vue comme une activitée pas forcément très bien considérée. Je pouvais entendre autour de moi des propos ou des qualificatifs à l'égard des agriculteurs qui n'étaient pas forcément l'audateur. Et donc ça, ça n'a pas forcément généré en moi un attrait particulier pour l'agriculture.
- Speaker #0
Une fois son baccalauréat en poche, Aurélie décide de quitter l'île de France pour se diriger vers le nord. À Lille, où elle suivra pendant cinq ans un cursus franco-allemand en sciences sociales à Sciences Po. En suivant à la fois ses études en France et en Allemagne, c'est naturellement que, lors du choix de ses masters, elle décide de s'orienter vers les politiques de l'Union Européenne. En parallèle, un intérêt grandissant pour les sujets agricoles se développe.
- Speaker #1
Alors en fait, mon intérêt pour les sujets agricoles et alimentaires est d'abord venu par ma responsabilisation en tant que consommatrice, jusqu'à mon baccalauréat, j'avais vécu chez mes parents et j'étais que très partiellement en charge de mon alimentation. Au moment de mes études, je suis partie de chez mes parents et donc c'est la première fois que je suis devenue en charge de mes choix alimentaires. Et donc, j'ai dû, comme tout le monde, faire mes courses, décider si j'allais plutôt aux crous pour le déjeuner ou si j'allais m'apporter mon propre repas ou que sais-je d'autre. Et c'est en étant confrontée à ces choix alimentaires du quotidien que j'ai commencé à me poser plein de questions. en tant que consommatrice. Je me suis, par exemple, j'ai un souvenir assez précis de moi dans un grand hypermarché qui était juste à côté de là où je résidais, où je me disais, est-ce que je devrais plutôt acheter des poires bio d'Argentine ou des poires non bio françaises ? Et en fait, au quotidien, je voyais que j'étais souvent face à des dilemmes, face à des à des choix qui me posaient un peu des grandes questions et pour lesquelles je sentais que je n'avais pas les éléments de connaissances requis pour y répondre. Et donc, progressivement, j'ai commencé à pas mal lire, à me renseigner sur le sujet, à adhérer à des associations et de fil en aiguille, d'une part à adapter mon propre mode d'alimentation, mes choix en tant que consommatrice, mais d'autre part aussi à essayer de remonter un peu à la racine du sujet., donc en partant de préoccupations de consommatrices, à essayer de comprendre le fonctionnement du système alimentaire plus largement et avec un intérêt que j'ai découvert en particulier pour ce qui se passe au niveau des pratiques agricoles et sur le milieu agricole.
- Speaker #0
Avec ces questionnements qui émergent, elle décide donc de se spécialiser sur un sujet en particulier, la PAC, la politique agricole commune. Mais malheureusement pour elle, les sujets agricoles sont très peu traité dans son master. Alors, après ce dernier, elle postule dans un master spécialisé en un an à Agro-ParisTech, dans sa région natale, qui lui permet alors de développer une double compétence entre politique et agriculture. Grâce à cette formation, Aurélie acquiert les compétences techniques liées à la zootechnie ou encore à l'agronomie, tandis que d'autres élèves menant une formation ingénieure développent l'aspect politique du sujet. Pendant cette année, elle travaille en alternance à la DRIAF, la direction régionale du ministère de l'agriculture d'Ile-de-France, où elle finira par être embauchée en CDD pendant un peu plus d'un an. Le parcours professionnel d'Aurélie est mené par un fil rouge, les politiques agricoles et alimentaires, et plus précisément la PAC à l'échelle européenne. Lors de son CDD à la DRIAF, elle est chargée de mission installation départementale, où elle travaille sur la fin de négociation et la mise en œuvre de cette PAC. Ces missions lui ont permis de mieux comprendre son fonctionnement et son élaboration. Elle travaille ensuite pendant cinq ans pour le réseau d'ONG et d'organisation paysanne pour une autre PAC, aujourd'hui renommée le collectif Nourrir, où elle est coordinatrice de réseau. Dans ce réseau, les différentes organisations prônent une vision progressiste des politiques agricoles, en essayant de jouer un rôle dans leurs négociations. Aujourd'hui et depuis 2022, Aurélie a rejoint l'IDRI, un institut de recherche qui tente de rétablir le dialogue et remettre le développement durable au centre des relations. Là-bas, elle travaille toujours en lien avec ces sujets de politiques agricoles, mais son rôle est un peu différent. En grandissant à distance du milieu agricole, et son année de master ne lui ayant pas permis de comprendre et apprendre tout du sujet, Aurélie met un point d'honneur à aller échanger avec les agriculteurs et les agricultrices. Cela lui permet de mieux comprendre leurs contraintes. les enjeux et la représentation de leur métier.
- Speaker #1
Et puis ensuite, à titre presque plus personnel, je pense que dès lors qu'on n'est pas issu du milieu agricole, on a toujours un peu un complexe d'infériorité, pas illégitime d'ailleurs, mais pour parler et travailler sur ce sujet-là. Donc j'ai quand même essayé de visiter autant d'exploitations que possible. Je retournerai régulièrement à la campagne. Et je pense qu'aujourd'hui, je regarde la campagne avec un regard très différent de quand j'y vivais en étant enfant et adolescent.
- Speaker #0
Aurélie a donc tenté de faire asseoir sa légitimité auprès des acteurs et des actrices du milieu agricole. Quand elle parle de la reconnaissance de son travail, elle estime qu'il y a eu plusieurs phases où sa position de femme n'était pas forcément celle qui lui portait le plus préjudice.
- Speaker #1
La première phase, c'est vraiment celle d'une personne non sachante qui débarque là-dedans. Et en fait, dans ce cas-là, je dirais que le côté non sachant, non issu du milieu agricole, prime par rapport à d'autres caractéristiques qui peut être celle du genre, donc en tant que femme, qui peut être celle de l'âge ou encore d'autres éléments. Il me semble, en tout cas j'espère, qu'assez rapidement j'ai fait preuve de modestie et que j'ai plutôt cherché à apprendre de ceux qui vivaient le métier d'agriculteur plutôt que moi me placer en donneuse de leçons. C'est facile de dire ça a posteriori, je ne sais pas à quel point ça a vraiment été le cas et à quel point ce n'est pas un écueil dans lequel on tombe quand même. En tout cas c'est une première phase dans laquelle je dirais que la méconnaissance du secteur est vraiment quand même la caractéristique prime. dans la manière dont on interagit avec les gens qui font vivre ce secteur. Ensuite, il y a une phase suivante qui est un peu plus la phase de j'ai des connaissances, mais qui ne sont pas les connaissances d'un praticien de l'agriculture, parce que moi j'ai pas du tout la prétention d'être agricultrice ou d'avoir les compétences d'un agriculteur donc il y a toujours des choses que j'ai à apprendre les gens qui sont agriculteurs mais j'ai quand même un socle de connaissances qui fait qu'on peut avoir des discussions éventuellement mutuellement enrichissantes et dans ce cas là ou plutôt je dirais à partir de ce moment là, j' ai rarement été mise dans une situation où c'était le fait d'être femme qui pouvait me mettre en difficulté. Les cas de figure où j'ai rencontré des difficultés étaient plutôt liées à mon positionnement normatif sur les sujets agricoles. En particulier lorsque je travaillais pour des ONG et des organisations paysannes, en fait, évidemment, ça nous confère une étiquette. Et c'est plutôt cette étiquette qui était source parfois de tensions, de difficulté à entrer en dialogue, il me semble plus que le genre. Et aujourd'hui c'est encore un peu différent puisque mon positionnement à l'idée n'est plus le même. que l'âge avançant, je pense que mon niveau d'expertise et mon niveau de lucidité sur ce que je sais et je ne sais pas augmente. Je pense que j'ai encore toute une carrière devant moi pour qu'il continue encore à augmenter. Je n'ai plus l'impression qu'il y ait de barrière intrinsèque au dialogue. C'est plutôt l'état du débat public. sur les sujets agricoles et alimentaires, qui façonnent ou préconditionnent la qualité de dialogue qu'on peut avoir avec les différents acteurs du système alimentaire. Mais peut-être que c'est une forme de déresponsabilisation de ma part, mais j'ai plutôt l'impression que ça tient à moi individuellement, en fait. La capacité à avoir des interactions enrichissantes avec tel ou tel acteur du système alimentaire.
- Speaker #2
Alors que nos jours défilent à la vitesse des éclairs, prenons le temps de poser nos mains sur ces pierres et d'écouter leur histoire, leur sagesse, leur appel pour enfin dialoguer avec la profondeur de notre être. Car c'est en renouant avec ce dialogue millénaire que nous redécouvrirons la clarté dans notre quête, faisant de notre existence un chef-d'œuvre unique et laissant derrière nous des pierres de dialogue. Extrait de Les pierres du dialogue, livré de poèmes engagés Musique
- Speaker #1
En fait, il y a deux facteurs ou deux tendances un peu contradictoires qui ont évolué sur ces dernières années me concernant dans ma capacité à prendre part au débat sur les sujets agricoles. Il y a d'une part mon impression de légitimité croissante à prendre la parole et à apporter quelques éléments pas inintéressants sur les sujets agricoles et alimentaires. Mais d'un autre côté, le débat public, comme vous l'avez dit, a plutôt tendance à se polariser, à se tendre à devenir un peu plus caricaturales. Et donc les deux phénomènes ne sont pas tout à fait convergents ou en tout cas aboutissent à une situation où moi j'assume de plus en plus d'aller prendre la parole dans ce débat public mais dans un débat public qui est de plus en plus polarisé. Et donc en résulte la situation que vous avez très justement décrite où J'ai l'impression qu'il y a un intérêt, il y a un rôle à jouer dans le débat public pour essayer d'apporter de la nuance ou de faire dialoguer de pôles, de camps qui sinon ont du mal à se comprendre. Ils ont du mal à se comprendre parce qu'en fait ils n'ont pas les mêmes priorités, ils n'ont pas les mêmes référentiels.
- Speaker #0
D'ailleurs, Aurélie souligne le fait qu'il faut que chacun et chacune dépasse ses propres préjugés sur les autres pour pouvoir réellement avancer main dans la main. Souvent, la question posée dans les débats tend sur le pour ou le contre en ce qui concerne les transformations de nos modèles agricoles.
- Speaker #1
La seule question qui va, et c'est pas oui et non pour l'environnement, ça n'est pas une option que de restaurer la biodiversité, ça n'est pas une option que de s'adapter au changement climatique, ça n'est pas une option de faire sa part du job sur l'atténuation du changement climatique. Et donc la seule question, c'est comment on fait pour que cette transition-là, que cette évolution des pratiques et des systèmes agricoles, elle ne se fasse pas au détriment de la rentabilité des exploitations agricoles, au détriment de la capacité de maintien de filières agroalimentaire en France, etc. Mais c'est bien sur comment, qui est la question, et ce n'est pas le niveau d'ambition environnementale.
- Speaker #0
Dans son quotidien, Aurélie s'engage donc et défend les systèmes agroécologiques, mais son engagement va plus loin. Elle le considère comme systémique. C'est-à-dire qu'elle n'est pas animée par une cause en particulier, mais se préoccupe et pense le système dans son ensemble. Cela peut rendre la compréhension des enjeux plus difficile, mais pour elle, cela a plus de sens et lui permet d'être plus légitime à discuter avec une diversité de personnes. En portant ce genre de discours, Aurélie ne se fait pas toujours que des amis. Très souvent, elle a fait face à des difficultés, comme beaucoup de gens émanant souvent de situations conflictuelles avec avec des représentants de la profession agricole ou d'hommes politiques, bien souvent de droite, qui n'hésitent pas à remettre en question sa légitimité à faire ce qu'elle fait.
- Speaker #1
Je tiens à préciser, ce n'est pas du tout le cas avec tous les représentants de la profession agricole majoritaire, ce n'est pas du tout le cas avec toutes les personnalités de droite. Ce sont à chaque fois des cas particuliers, ce sont des individus, mais ça arrive quand même relativement régulièrement de se retrouver dans une réunion dans laquelle, tout simplement, mon droit à être à cette réunion est questionné, ou dans lequel mon positionnement, mon point de vue va être complètement caricaturé, ou on va tenter un peu de le ridiculiser, de le tourner en dérision. Ça, ce sont des choses qui me sont arrivées davantage en début de carrière que ça ne m'arrive aujourd'hui, mais qui sont encore possibles.
- Speaker #0
Pour autant, il est difficile pour elle de déceler les causes de ses reproches. Est-ce à cause de son genre, de son âge, du fait qu'elle ne soit pas issue du milieu agricole ou encore de son positionnement pro-agroécologie ? Cela pourrait être tout à la fois. En tout cas, une chose est sûre, ce n'est pas ça qui va l'arrêter. Aurélie souhaite continuer à se battre et à échanger avec les acteurs et les actrices de ce système. Pour elle, les sujets agroalimentaires revêtent un intérêt particulier et bénéficient d'une mise à l'agenda médiatique et politique plutôt suffisante, notamment si on les compare au sujet concernant les océans, la biodiversité ou encore la pollution. Néanmoins, toute la question est la manière dont ces sujets sont débattus.
- Speaker #1
Après, toute la question c'est de savoir comment est-ce que le sujet est traité politiquement et médiatiquement et sur le comment je pense qu'il y a des marges d'amélioration indéniablement. D'abord parce que le lien à l'actualité politique fait que c'est un sujet qui est mis en avant à un instant T, alors que le système alimentaire c'est un système et que du coup on a besoin de clés de lecture plus complexes que juste un objet d'attention à un moment donné.
- Speaker #0
Beaucoup prônent la sororité et l'échange entre femmes comme source de leur empouvoirment et de leur capacité à s'affirmer, notamment en public. En agriculture, on voit de nombreux groupes non mixtes créés par des femmes, pour des femmes, émergé depuis plusieurs années. À sa propre échelle, Aurélie en témoigne grâce à sa chef et aux différentes femmes qui l'ont managé par le passé. Aujourd'hui, sa chef la pousse vers le haut pour qu'elle s'épanouisse et fasse de grandes choses de manière très positive. Ces exemples lui montrent qu'on peut être femme et bonne manager, tout en assumant des caractéristiques dites féminines dans sa forme de management. Désormais, elle ne se censure plus dans sa propre manière de manager les autres. Pour autant, elle est consciente du parcours chanceux et de la posture de privilégié dont elle a pu bénéficier au cours de sa carrière.
- Speaker #1
En dehors de l'IDRI, je pense que ma catégorie socio-professionnelle, mon lieu de vie qui est Paris, etc. font que je suis très loin de faire partie des femmes qui sont les plus mises en difficulté de par leur genre. J'ai parfaitement conscience des difficultés de genre qui peuvent se poser pour les femmes, mais je pense que je fais partie probablement d'une minorité de femmes qui en est relativement préservée. Mon expérience personnelle, elle est plutôt positive. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir conscience de la problématique, mais je pense que la première étape pour moi dans mon parcours en tant que femme, ça a été de me rendre compte que mon expérience professionnelle est une expérience chanceuse mais non représentative de ce qui se passe à l'échelle de la société française en ce moment. Mais en fait si je suis très honnête moi je me pose jamais la question de est-ce que j'ai une place en tant que femme et jeune ? Je me pose la question de est-ce que sur ce sujet j'ai une pertinence, j'ai une légitimité ? Si je pense que non, je n'y vais pas et je cherche pas à y aller à coûte que coûte parce que je serai une femme et jeune. Si je pense que oui, j'y vais mais alors sans aucun scrupule même si je suis une femme ou même si je suis jeunes, le même si est évidemment déplacée mais c'est vraiment une question pour moi d'expertise et de légitimité et j'espère que c'est ça qui éventuellement transparaît pour les gens qui pourraient regarder ça, c'est de se dire elle est là parce qu'elle est compétente et donc on peut être compétente en étant jeune et femme ça c'est une évidence mais si ça permet de l'incarner j'en serais très contente effectivement Et pour finir, je pense qu'il est assez flagrant qu'il y a certains enjeux, certaines causes qui touchent davantage les femmes que les hommes. Un exemple très net, c'est le sujet du bien-être animal, qui est quand même une cause qui est davantage citée par mes proches femmes. Quant au reste, au sens plus large de la préoccupation environnementale, j'ai l'impression que c'est avant tout une question de génération plus que de genre aujourd'hui qui pèse. Les gens qui ont mon âge ou qui sont plus jeunes que moi sont en général des gens assez naturellement déjà sensibilisés aux enjeux environnementaux, tandis que les gens qui ont 50 ans et plus peuvent être des gens plus réfractaires à la nécessité de transition et j'ai l'impression que ça cette question d'âge elle transcende la question de genre aujourd'hui sur les questions environnementales c'est juste une mini observation empirique de fond de point de vue je sais pas si c'est sociologique Je vais vérifier ce que je raconte là.
- Orateur #3
Non mais c'est intéressant quand même de voir aussi, parce que du coup en allant interroger des personnes justement plus âgées, elles répondent qu'il y a ce facteur de genre qui joue. Et donc je pense que c'est aussi un facteur qui joue dans les générations, comme vous le dites, plus âgées. Et aujourd'hui on est un peu plus conscients tous et toutes de cette nécessité de transition environnementale.
- Speaker #0
Pour clore ce podcast, nous avons demandé à Aurélie Catallo si elle avait un message à faire passer aux femmes qui se lancent dans la vie active. Ce message, le voici.
- Speaker #1
Je serais plutôt amenée à dire aux femmes de votre génération à quel point les femmes, elles occupent d'ores et déjà un rôle absolument central dans le système alimentaire. Et à plein d'endroits différents du système alimentaire. Si vous regardez qui sont les personnes qui travaillent en chambre d'agriculture, très souvent, on a des jeunes femmes diplômées, motivées, et ce sont elles qui sont en première ligne du conseil aux agriculteurs. Je ne dis pas qu'il y a qu'elles, mais elles sont déjà là, elles occupent déjà cette place. Si on regarde qui sont les représentantes de la profession agricole qui font de la vente directe et donc qui contribuent à restaurer une forme de dialogue, de lien entre urbain-rural, entre consommateurs et producteurs. Très souvent, il y a des femmes, etc. Et où en fait, j'ai même pas envie enfin, ce serait très utile de donner des messages, un peu de combat, de motivation pour l'avenir. Mais moi, ce qui m'est venu immédiatement en tête, c'est plutôt reconnaissons d'ores et déjà la centralité et l'utilité des femmes dans le système alimentaire. tels qu'ils fonctionnent actuellement et valorisons les préoccupations ou les bienfaits que leur présence dans différents métiers du système alimentaire apporte d'ores et déjà.
- Speaker #0
C'était l'histoire du parcours d'Aurélie Catallo, une jeune femme engagée pour des politiques agricoles et alimentaires plus durables. Si cela vous intéresse, vous pouvez retrouver tous les podcasts de l'exposition Femmes et Agriculture sur le site de la chaire Mutations agricoles de l'École supérieure des agricultures. Merci de votre écoute et à bientôt !