- Speaker #0
Bienvenue sur les Voix de Finaré, le podcast qui donne la parole et met en avant les nombreux talents qui composent notre entreprise. Derrière chaque projet réussi, il y a des femmes et des hommes passionnés. Découvrez leur parcours inspirant, leurs témoignages, leurs conseils ou encore ce qui les anime au quotidien. T'as pas enregistré ? Regarde,
- Speaker #1
excuse-moi, tu m'as vu ? Alléluia. Vas-y, vas-y.
- Speaker #0
Ça va, vas-y.
- Speaker #1
On peut recommencer ? Du fun,
- Speaker #0
Pour ce troisième dé... Vous êtes prêts ? Alors prenez une pause et plongez avec nous au cœur de la liste. Bienvenue dans le cinquième épisode, les voix de Finaré. Pour ce nouvel épisode, on accueille un collaborateur qui a bientôt 28 ans d'expérience au sein du groupe Finaré. Aujourd'hui, on va replonger avec lui dans le temps pour aller découvrir les débuts de son parcours au sein du groupe. Vous allez voir que derrière son parcours, il y a eu des défis, des surprises, de la détermination, mais également une très belle leçon de vie. On va commencer sans plus attendre. Merci d'être avec nous au micro des voix de Finaré. Est-ce que tu peux te présenter à nos auditeurs en quelques mots ?
- Speaker #1
Bonjour à tous, chers auditeurs, merci Eva. Je m'appelle Karim Galem, j'ai 49 ans. Je dirige WeedWeed, qui est une web agency. J'en parlerai un petit peu plus en détail dans la suite de ce podcast. Et je suis effectivement dans le groupe Finare depuis... J'ai du mal à me repérer dans le temps, j'hésite entre 25 et 30 ans, mais a priori 28 ans ça a l'air d'être le bon chiffre, il faudra que je vérifie sur mes dossiers dans mes archives.
- Speaker #0
Merci Karim d'être avec nous. Pour débuter cette interview, on va se plonger dans le passé. Est-ce que tu te souviens de ton premier jour chez Finare et est-ce que tu peux nous expliquer dans quel contexte tu es arrivé ?
- Speaker #1
Je vais te dire, c'est assez simple. C'était une bouée de sauvetage dans le sens où j'étais à la fac, j'étais un petit peu perdu dans mon orientation. J'avais fait du droit et puis je ne m'épanouissais pas du tout dans le droit. Je n'étais pas assez scolaire, entre guillemets. Et à l'époque, il y avait des passerelles qui permettaient pendant le premier trimestre de pouvoir switcher. et j'ai une amie Il m'a parlé d'un diplôme en alternance qui s'appelait le DUST d'Aqoba, qui est un diplôme en université de banque et assurance. Il m'a dit, écoute, c'est au mois de novembre, est-ce que tu pourras passer les entretiens et puis tu verras, tu pourras travailler soit dans des banques, en général, ou soit dans des compagnies d'assurance. Donc j'y suis allé, j'ai été pris à l'entretien, donc là c'était la bonne nouvelle. Et puis après, quand j'ai passé les entretiens, par contre je n'ai pas été retenu. Donc j'avais un cursus qui m'acceptait, mais je n'avais pas d'entreprise qui me voulait en tant qu'alternant. Donc là j'étais un petit peu déçu, j'étais en galère. Et puis cette amie, le hasard fait bien les choses, elle travaillait chez ECA à l'époque. C'était le tout début d'ECA, elle me dit écoute, je peux en parler à mon patron. il pourra éventuellement te prendre en tant que stagiaire non rémunéré. C'est comme ça que je suis rentré en définitif dans le groupe Finare. Je suis rentré par le biais d'alternance en tant que stagiaire non rémunéré.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est comme ça que ça s'est passé. C'est pour ça que je dis que c'était une bouée de sauvetage parce qu'effectivement, j'avais une formation, mais je n'avais pas l'entreprise pour pouvoir apprendre. Donc là, c'est un petit peu galère.
- Speaker #0
D'accord. Donc au lieu d'une alternance, tu es rentré en stage. Stage. D'accord. Et comment tu te décrirais dans ta personnalité à ce moment-là, quand tu es arrivé pendant ton stage ?
- Speaker #1
Jeune, fougueux, avec envie d'apprendre. Et puis, ça tombe bien, il y avait beaucoup de choses à apprendre. Pour moi, c'était quelque chose de nouveau. J'avais fait un petit peu d'intérim, j'étais à la fac, donc j'avais fait deux, trois trucs. Je bossais régulièrement quand j'étais plus jeune sur les marchés, depuis l'âge de mes 14 ans. Donc ça, c'était pour moi aussi très formateur. C'était même mon premier niveau. dans la vie professionnelle. Et du coup, j'avais envie, tout simplement. Et puis à l'époque, il y avait une super équipe, il y avait des gens motivés qui avaient envie justement de me permettre de faire mes premières armes. Et très très vite, du coup, ça m'a permis de vendre des contrats. À l'époque, on parlait de contrats santé. Et donc, c'est comme ça que j'ai fait mes premiers contrats santé. Et la petite histoire, c'est assez drôle, c'est qu'à l'époque, je n'étais pas rémunéré, mais une finie très, très vite, j'étais sans doute le mieux rémunéré de la promo parce que j'avais un système qui était assez incitatif. Donc, tous mes petits copains de promo m'ont envié.
- Speaker #0
Pour toi, c'était assez difficile au début de trouver une alternance. Est-ce qu'à ce moment-là, tu as commencé un peu à douter de ta place dans le monde professionnel ? Et si oui, est-ce que ça t'a aidé un peu à trouver une forme de légitimité ou à te sentir plus utile ?
- Speaker #1
À cette période de ma vie, je ne savais pas trop ce que je voulais faire, comme je crois beaucoup de jeunes à ces moments-là. Ce que je savais, c'est que j'avais l'envie de faire du commerce. J'aimais bien ça, puisque je travaillais sur les marchés. Donc, c'était de la vente, ni plus ni moins. Donc, le fait de faire derrière de l'alternance et avoir l'opportunité de travailler dans le monde de l'assurance et là, pour le coup, d'avoir quelque chose de plus valorisant que ce que je pouvais faire et vendre des contrats d'assurance, je trouvais que c'était une continuité qui était intéressante. Ça restait dans le secteur que j'aimais bien. et si ce n'est qu'il y avait beaucoup plus de rigueur et de cadre que ce que je pouvais faire dans mes activités précédentes. Donc c'était bien.
- Speaker #0
Et c'était quoi tes missions quand tu es arrivé en stage ?
- Speaker #1
Alors, c'était de la prospection dans le dur. C'est-à-dire que ça me fait sourire aujourd'hui de travailler dans le web et de voir tout ce que l'on peut faire au travers du digital. Pour la petite histoire, ce que l'on faisait à l'époque avant qu'internet arrive, parce qu'on parle de 28 ans en arrière, donc ça date, il y avait peut-être le Minitel et on n'avait pas encore de smartphone, on avait les débuts des premiers téléphones, du coup c'était assez simple, on avait des journées qui étaient bien rythmées, tous les matins on prenait des petits coupons qu'on allait tracter dans les boîtes à lettres, donc c'était déjà sportif et dynamique. Dans les zones où il y avait une forte densité en termes d'habitation, on allait distribuer des petits tracts dans les boîtes aux lettres avec nos noms. Et puis, en début d'après-midi, on revenait au bureau en fin de matinée, une fois qu'on avait fait 2000-3000 boîtes aux lettres, on revenait au bureau et là, on avait le facteur, on attendait le facteur comme le Messie, parce que c'était la personne qui nous apportait les bonnes réponses. Alors, soit le téléphone sonnait, on avait des gens qui appelaient et qui nous demandaient au téléphone, j'ai reçu un petit papier dans ma boîte aux lettres de la part de un tel, un tel, un tel, est-ce que vous pouvez me mettre en relation ? Et puis sinon on recevait nos petits coupons qui revenaient par la poste et à ce moment-là on appelait immédiatement ces personnes-là pour prendre rendez-vous. Et puis on faisait également pas mal d'animations en grande surface, donc ça c'était pas mal, on louait des stands dans des grandes surfaces à Lyon, pour les Lyonnais en tout cas, au champ Saint-Priest, Carrefour-Saint-Chemin, Carrefour-Écully pour ceux qui connaissent. Et c'était le pendant pour mes confrères qui étaient sur Paris. Et ça, c'était génial parce que toute la journée, on rencontrait du monde, on discutait. Donc, c'était vraiment des bons moments. En tout cas, j'en garde un très, très bon souvenir. Donc, à chaque fois que je repasse dans ces endroits, j'ai un souvenir ému.
- Speaker #0
Donc, la prospection à l'époque, ça fonctionnait bien, tu confirmes ?
- Speaker #1
Alors, ça fonctionnait bien et puis on n'avait pas le choix. On n'avait pas assez de chances d'avoir Internet. Donc, aujourd'hui, c'est pour ça que quand je vois des commerciaux qui galèrent à traiter des contacts alors qu'ils n'ont même pas eu besoin d'aller les chercher, je me dis « Ah ouais ! » Je veux dire, replongez-vous dans le passé, vous allez voir ce que c'était que la vraie difficulté.
- Speaker #0
Et au fur et à mesure, ça s'est passé comment ? Tu as monté en compétences. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton parcours ?
- Speaker #1
Oui, alors je vais te dire, c'est plein de moments où je crois que dans une vie, on a des passages comme ça. Alors, je ne vais pas appeler ça de la chance, parce qu'on peut avoir un peu de chance. Je n'ai jamais gagné au loto, mais pas encore. mais j'avais un responsable qui s'appelait Pierre, qui m'a formé, qui m'a tout appris, et que je côtoie encore aujourd'hui, et donc je lui dois beaucoup, et à chaque fois que je le vois, j'ai le plaisir de lui rappeler que c'est lui qui m'a mis le pied dans l'assurance, et puis à un moment donné, Pierre a décidé de faire autre chose dans son parcours professionnel, et il s'est avéré, alors là on se positionne deux, trois ans plus tard, et du coup... Il a quitté l'aventure et donc moi, j'étais la personne entre guillemets la plus jeune, mais à la fois la plus expérimentée pour reprendre l'équipe. Donc, j'ai eu la chance tout de suite d'avoir une opportunité d'encadrer, de former, de recruter des personnes, des commerciaux sur Lyon. Donc ça, c'était déjà un premier niveau de responsabilité. Je me suis dit, ah ouais, quand même. Je n'étais pas très âgé et du coup, j'encadrais des personnes sur Lyon et puis après sur Saint-Etienne. Et puis, on avait ouvert aussi des bureaux sur Grenoble. Donc, je me suis dit, c'est quand même pas mal. Voilà, donc ça, c'était une des premières étapes. Après, l'activité du groupe a évolué. Il y a eu l'ouverture au marché du courtage. Et là, j'ai appris un nouveau métier, celui d'inspecteur courtage. Donc, on a ouvert avec mon collègue qui était sur Paris les premiers codes courtage. Donc, on allait voir des courtiers avec pour objectif de leur faire vendre les premiers contrats ECA à l'époque. Donc, pareil, c'est aussi un vrai défi parce que ECA n'était pas connu. C'était un courtier au même titre que les courtiers qu'on allait démarcher. Donc, ils ne comprenaient pas trop pourquoi on venait les voir. Mais on a réussi comme ça à créer les premiers codes courtiers, à vous faire vendre les premières affaires, à faire connaître la marque. Moi, je me suis beaucoup amusé à cette période-là parce que j'ai plutôt un tempérament de chasseur. Du coup, au fur et à mesure, j'ai commencé par Rhône-Alpes et puis après, je suis redescendu vers le Soleil. Je me suis occupé de PACA. J'ai eu l'opportunité après d'ouvrir jusqu'à Toulouse, Bordeaux. Et puis après, j'ai même eu l'occasion de traverser les océans pour aller en Guadeloupe, en Martinique, en Réunion. Et donc, j'ai réussi à faire vendre des premiers contrats sur ces... Sur ces territoires-là, c'était un moment sympa. Beaucoup de déplacements, beaucoup de routes, mais c'était très agréable.
- Speaker #0
Et tu avais quel âge à ce moment-là ?
- Speaker #1
Je devais avoir une petite trentaine. Ok.
- Speaker #0
Voilà. Et est-ce que maintenant, tu peux nous parler de Widwit ? Tu as dit tout à l'heure que tu allais revenir plus en détail. Est-ce que tu peux, pour ceux qui nous écoutent et qui ne connaissent pas encore Widwit, nous dire en quelques mots ce que vous faites ? Et puis après, on parlera de sa naissance.
- Speaker #1
Ce que l'on fait, c'est qu'on accompagne aujourd'hui des acteurs de la banque et assurance, principalement. C'est notre ADN. Je baigne dans ce domaine depuis un certain... Je dis je baigne, j'infuse même, dans le domaine de la banque et assurance. Donc, on accompagne des acteurs de la banque et assurance à leur créer des opportunités commerciales. Donc, on va leur générer, au travers d'actions sur le digital, des leads, tout simplement, des rendez-vous, des opportunités pour faire des contrats. Et on a créé au fil des années plein d'outils, plein de plateformes techno qui permettent d'aller générer du lead sous différentes formes et sur différents niveaux de maturité. Donc on va travailler aussi bien avec des courtiers de proximité, des assureurs de premier ordre, des insurtechs, des mutualistes. Donc on va vraiment adresser l'ensemble de l'écosystème dans ce secteur-là.
- Speaker #0
D'accord. Et pour revenir à WeDoIt. Donc toi tu as été quand même un acteur majeur dans sa création. Est-ce que tu peux nous expliquer comment l'idée elle est née ? Comment vous avez fait pour mettre en place cette filiale du groupe ?
- Speaker #1
A l'origine il y avait une vision qui était celle du président du groupe, Karim Hirouch, qui était de se dire il va se passer quelque chose sur internet, il faut y être. il y avait chez ECA déjà de la vente à l'époque par téléphone. Le sourcing se faisait par des médias type presse avec des encarts publicitaires dans les journaux, les programmes TV, Télestar et autres. Du coup, c'était toujours la même mécanique. C'est un petit encart, les personnes appelaient sur un numéro vert ou elles renvoyaient un petit coupon et puis elles étaient rappelées. Et du coup... en échangeant, effectivement. On s'était dit qu'il fallait effectivement être présent. Donc, c'est comme ça que l'activité a été créée. Donc, moi, pendant deux ans, en réalité, j'ai eu une double casquette. J'ai continué à occuper mes missions, entre guillemets, d'inspecteur terrain. Parce que je ne pouvais pas, comme ça, tout lâcher. Et puis surtout, c'était une aventure où je ne connaissais rien en définitive. J'avais quelques notions web, de ce que l'on pouvait appeler déjà le web à l'époque. Et on avait réussi à l'époque à mettre en place des premiers partenariats Internet. C'est-à-dire qu'on avait réussi à trouver des sites affinitaires sur lesquels... L'histoire, elle a commencé avec deux sites, en réalité un site. qui était un site autour de la naissance, de la maternité. Et donc là, on avait réussi à trouver un produit adapté autour de la santé. Donc ça, c'était un des premiers partenariats qu'on avait signé. Et puis, on avait fait le pendant avec un site autour du déménagement où on avait naturellement intégré de l'assurance habitation. Et c'est comme ça que j'ai fait mes premières armes dans le digital. Et puis après, pendant deux ans... Du lancement de l'activité, il a fallu effectivement comprendre l'écosystème, comprendre les codes, savoir comment ça fonctionnait, et puis surtout se doter d'outils, parce qu'on n'avait rien. On avait des fichiers Excel, des échanges de mails et un peu d'autres mails, mais on n'avait pas de support, on n'avait pas de techno, on n'avait rien.
- Speaker #0
On était en quelle année là ?
- Speaker #1
Oula, ça fait... À peu près. Là, c'est la question piège. Je ne sais pas ce que dirait une bâtisse, mais je dirais qu'il faut 14-15 ans à peu près.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Et il a fallu effectivement, au fur et à mesure, tout construire. Donc on a construit une première plateforme qui n'était pas forcément la meilleure plateforme qui existe. Et puis au fur et à mesure, on s'est aguerris, on a compris effectivement un petit peu comment fonctionnaient ces outils-là. Et puis on s'est améliorés, on s'est perfectionnés. On nous a donné la possibilité de faire ces développements-là, et puis aujourd'hui on est plutôt très bon sur la partie techno, on maîtrise parfaitement ces sujets. Et on a des équipes qui sont en capacité de produire des plateformes techno très robustes.
- Speaker #0
Donc toi, tu n'es quand même pas assez de stagiaire, on peut dire cofondateur d'une entité du groupe. Qu'est-ce que ça représente pour toi ? Est-ce que c'est une fierté ?
- Speaker #1
Alors maintenant que tu me poses la question, je te dirais que oui, mais au quotidien, en fait, si tu veux, ce n'est pas la même question que je me pose. C'est vrai que c'est quand on fait justement un petit retour en arrière qu'on se...
- Speaker #0
On se rend compte de l'évolution.
- Speaker #1
On se rend compte de l'évolution et du parcours. C'est sûr que là, à l'issue de cet entretien, j'aurais peut-être une petite...
- Speaker #0
Une petite larme.
- Speaker #1
Une petite larme, une petite émotion. Mais non, je ne me pose pas la question. En fait, j'avance, j'avance, j'avance, j'avance, j'avance. Et puis, c'est vrai que je ne prends pas le temps de prendre ce moment-là pour se dire, ah ouais, le parcours, ah ouais, tu arrives de là, tu as fait ça, Je dirais tant mieux, je serais content quand je réécouterais ce podcast et puis quand je le ferais écouter à ma fille, surtout, qui a 14 ans.
- Speaker #0
Et sur le chemin, j'imagine qu'il y a eu des moments de doute. Est-ce que ça a été dur de les surmonter ou au contraire, pour toi, est-ce que c'était une force pour avancer ?
- Speaker #1
Alors, pour ceux qui me connaissent, ils savent que je ne lâche jamais. C'est peut-être lié à mon histoire, à mon parcours et à ma vie familiale. En fait, c'est pareil. Quand il y a une difficulté, on fait tout pour la résoudre, d'une façon ou d'une autre. On essaye de trouver des solutions. Et puis, de toute façon, il n'y a pas de choix. Il faut se battre. Il faut se battre pour trouver des solutions. Donc, moi, je suis comme ça. Donc, je ne suis pas défaitiste. Quand il y a une difficulté, ça peut m'emmerder. Ça peut parfois m'inquiéter, même si je ne laisse pas paraître certaines choses. Mais de toute façon, je n'ai pas le choix. Il faut avancer. Donc, je fais en sorte d'avancer.
- Speaker #0
Et voilà, c'est peut-être une question un peu piège, tu vas peut-être devoir réfléchir. Mais si tu devais résumer ton parcours en trois mots plutôt positifs et inspirants, lesquels ce seraient ?
- Speaker #1
Je dirais diversifié. Stimulant. Oui, stimulant parce qu'effectivement, c'est tout le temps des nouveaux défis, des nouveaux challenges. Et puis, je dirais motivant. Motivant parce que chaque jour, tu écris une nouvelle page et il n'y a aucune journée qui ressemble à la précédente. Voilà. Tous les jours, c'est des nouvelles surprises, des nouvelles contraintes. Voilà.
- Speaker #0
C'est trois mots très inspirants. Et toi, qu'est-ce que tu aimerais dire à un jeune qui aujourd'hui se retrouve comme toi et a plusieurs... quelques années, pas trop, en difficulté dans sa scolarité ou qui a des doutes sur son avenir, est-ce que tu l'encouragerais à tester l'alternance ?
- Speaker #1
Alors, je l'encouragerais vivement à tester l'alternance parce que c'est le meilleur moyen de se rendre compte de si on est fait ou pas pour un métier. Ça nous met tout de suite dans le bain. Moi je suis peut-être quelqu'un effectivement qui est moins sur la théorie, qui était moins scolaire, puisque justement, je n'ai jamais été très scolaire, on va dire. Donc l'alternance, moi ça m'allait bien, ça m'a permis effectivement d'être beaucoup plus pratique. Ça ne m'a pas empêché à un moment donné de douter de mes capacités, parce que plus tu évolues dans le temps, plus tu... Quand tu vas travailler avec des particuliers, c'est une chose, mais après, quand tu t'adresses à des décideurs de grands groupes, des directions marketing, et là, tu te dis, bon, tu as toujours tendance un petit peu, malgré tout, à te sous-estimer ou à te comparer aux autres. Et là, tu te dis, bon, j'ai un BAC plus 2, est-ce que je vais réussir à décrocher un rendez-vous avec cette personne ? Et puis, bon, il y a quatre ans, quatre, cinq ans, je me suis dit, bon, il faut que je règle ce problème-là, et j'ai fait un MBA. Donc, pour moi, c'était vraiment le signe qu'on pouvait y arriver parce que j'ai eu une scolarité, on va dire, vraiment moyenne. J'étais très abonné au 10, pas au 10 sur 10, mais au 10 sur 20. Et je ne me voyais pas du tout, du tout, du tout reprendre une scolarité avec un rythme soutenu puisque c'était sur 24 mois, en plus du boulot sur lequel il y a déjà pas mal de choses à faire. Et puis, j'y suis arrivé. J'ai terminé troisième de ma promo. Je me suis dit, ah ouais, quand même. Pour moi, c'était une belle revanche.
- Speaker #0
C'était des cours du soir ?
- Speaker #1
C'était des cours du soir, du week-end, de tout le temps. C'était des cours quand tu pouvais surtout. Avec un module par mois à rendre, des travaux à rendre par mois. C'était une super expérience. Du coup, je me dis qu'il ne faut jamais lâcher. Et puis, à un moment donné, tout est possible. C'est une question de motivation.
- Speaker #0
C'était un peu une revanche de dire que j'ai réussi.
- Speaker #1
Ah oui, pour moi, oui. Pour moi. Alors aujourd'hui, ce n'est plus un sujet, je l'ai fait. Je n'ai plus ce complexe-là. Parce qu'effectivement, à un moment donné, j'avais peut-être le syndrome de l'impôt de cœur, de dire je ne suis pas là, je ne suis pas là, je ne suis pas à la bonne place, je ne mérite pas ce titre-là. Et puis, en fin de compte, c'était assez intéressant parce que je retrouvais un peu le format de l'alternance indirectement. Est-ce que du coup, c'est des groupes en... C'est des travaux de groupe, pratiques, théoriques, etc. Et puis, je me rendais compte qu'il y avait des mecs qui étaient beaucoup plus capés que moi, avec un bagage scolaire qui était beaucoup plus important. Mais moi, je faisais la différence par rapport à mon expérience professionnelle, par rapport à mon vécu. Et ça, ça a autant de valeur en réalité que la scolarité. Donc, c'est pour ça que je dis que l'alternance, il faut y aller. Et il faut tester parce que ça ne peut apporter que des choses positives.
- Speaker #0
Oui, ça peut permettre de reprendre confiance en soi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Pour finir, est-ce que tu peux nous partager, toi, ce qui te motive à te lever chaque matin ? Pour Hidouit, on a compris que tu étais quelqu'un de très positif, donc j'imagine que ça aide. Mais est-ce que tu as un dernier mot ?
- Speaker #1
Moi, ce qui me motive, c'est de repousser les limites, ce qui a une limite. On est dans le groupe, on a une ADN effectivement très orientée sur la performance et ça n'enlève rien à l'humain. et à tous ces aspects-là. Mais moi, j'aime la performance, que ce soit dans ma vie perso où j'essaye de faire du sport pour m'entretenir, pour maintenir la performance le plus longtemps possible. Mais moi, ce qui me fait vibrer, c'est de repousser les limites, c'est de développer, de construire de nouveaux outils, d'apporter des solutions à nos clients, parce qu'en définitif, on n'est rien sans nos clients, on n'est rien sans nos partenaires. Ça leur a apporté une satisfaction. Ce qui me motive, c'est de pouvoir satisfaire nos partenaires qui nous font confiance. Je crois qu'on a construit une belle marque avec mon Gustave, qui est un comparateur qu'on a lancé il y a 4-5 ans. On est parti d'une feuille blanche. On n'a pas l'atelier critique de nos confrères qui sont là depuis 20 ou 30 ans. Mais je crois qu'on a construit quelque chose aujourd'hui qui est reconnu sur le marché. Et ça, c'est une fierté. Donc, moi, un de mes objectifs, c'est de faire grossir et grandir encore mon Gustave pour qu'il prenne plus de place dans l'écosystème.
- Speaker #0
Et du coup, toi, tu fais du sport pour te motiver le matin. Est-ce que c'est quelque chose que tu fais depuis longtemps ou c'est quelque chose que tu as découvert un matin en te levant, disons, ça va motiver et puis tu as continué ?
- Speaker #1
Alors, je suis un sportif sur le tard, parce que quand j'étais gamin, j'étais maladroit. Donc, mes potes m'interdisaient de jouer au foot. parce que je tirais toujours à côté, donc voilà, ça s'est fait. Non, j'ai découvert le sport très tard, je pense aux alentours de 30-35 ans, je crois que c'était les premières modes de la course à pied, donc je m'y suis mis, voilà, comme ça, pour aller courir, et puis pour mes 42 ans, j'ai un copain qui m'a dit, « Tiens, tu vas avoir 42 ans, ça serait bien que tu fasses un marathon. » Ok, super. Donc ça, c'est le truc de l'apéro, en fait. Et puis tu t'inscris, tu te retrouves à t'inscrire à un marathon. Et puis tu te dis, je suis inscrit maintenant, je suis dans la merde, il va falloir que je le fasse. Donc c'est dans trois mois. Et donc j'en ai fait un, j'en ai fait deux. Et puis après, tu prends le virus. Et du coup, j'en ai le douzième ou treizième. Et donc c'est quelque chose aujourd'hui que je partage avec le groupe Finare, parce qu'il y a de plus en plus de coureurs. Donc moi, à chaque fois... Je vois de plus en plus de personnes s'inscrire, donc je suis heureux parce que c'est bien. La meute, ça grandit, on va dire. Je pense à plein de personnes qui, cette année en plus, ont pris leur basket pour la première fois avec des résultats sympas. Je fais du sport pour différentes choses parce que je pense que c'est un équilibre important. Moi, ça me permet, j'essaye d'aller faire du sport le matin. Ce n'est pas tout le temps facile parce que je suis papa depuis très peu de jumeaux. qui ont 5 mois, donc ils sont tout petits, donc il faut trouver du temps entre les biberons et autres. Mais du coup, ça me permet d'organiser ma journée de travail. Clairement, ça me permet... Avant je mettais de la musique, maintenant je n'en mets plus, et je cours, ça me permet de... Voilà, je sais ce que j'ai à faire. Avant de partir, la seule chose que je fais, c'est de voir mon agenda de la journée, et puis je fais en sorte de structurer ma journée. Et puis aussi, ça permet aussi de libérer la pression parce que malgré tout, on est sur des métiers où il y a beaucoup de choses à gérer en parallèle. Il y a des périodes, malheureusement, qui sont plus importantes en termes de stress que d'autres. Et je ne vois pas comment je pourrais tenir si d'autres personnes ont d'autres façons d'évacuer le stress. Moi, je sais que j'ai besoin maintenant de cette dose de sport quasiment quotidienne. pour tenir le cap.
- Speaker #0
Merci pour cette publicité parce que nous, on a fait un épisode sur le sport. Donc, si vous ne l'avez pas écouté, vous pouvez aussi aller écouter notre épisode sur le sport où on parle de nos finarins et finarines qui sont adeptes du sport et des marathons. Et cet échange conclut déjà la fin de notre épisode. Un grand merci d'avoir été avec nous, Karim. On a été ravis. que tu partages avec autant d'émotion et d'authenticité tes débuts et ton évolution au sein du groupe. Nous, de notre côté, on te souhaite plein de réussites chez We Do It au sein du groupe et aussi pour tes prochains marathons. Merci à tous nos auditeurs d'avoir été avec nous. On espère que vous avez été touchés et que peut-être pour les plus jeunes, ça vous aura donné envie de lancer dans l'alternance. Et on se retrouve bientôt pour le prochain épisode.