- Speaker #0
Bienvenue sur les Voix de Finari, le podcast qui donne la parole et qui met en avant les nombreux talents qui composent notre entreprise. Derrière chaque projet réussi, il y a des femmes et des hommes passionnés. Découvrez leurs parcours inspirants, leurs témoignages, leurs conseils ou encore ce qui les anime au quotidien. Ça n'a pas enregistré.
- Speaker #1
On pourra le couper. C'est passé.
- Speaker #0
Ça va commencer. Ça va commencer. Pour ce troisième... Vous êtes prêts Alors prenez une pause et plongez avec nous au cœur de leur histoire. Pour ce troisième épisode, nous accueillons Karim Yvonche, président du groupe Finare. Aujourd'hui, Karim va nous plonger dans l'histoire de Finare, en nous racontant comment le groupe est né et ce qui a permis de le faire grandir. On parle souvent de la genèse d'une œuvre d'art, de ce processus où une idée prend vie, évolue et se transforme jusqu'à devenir une réalisation aboutie. La création d'une entreprise pourrait très bien suivre ce même cheminement. Cette année, Finare célèbre ses 30 ans. 30 ans de vision, d'ambition, de défis, de moments de doute, mais aussi de réussite et de conviction. Dans cet épisode, Karim revient sur les débuts du groupe, les obstacles surmontés, les décisions clés, et tout ce qui a contribué à faire de Finare ce qu'il est aujourd'hui. Avant de commencer, je vais vous partager quelques chiffres sur la création d'entreprises et l'entreprenariat. Chaque année, il y a près d'un million d'entreprises qui sont créées en France, tous secteurs confondus. Pourtant, seule une sur deux passe le cap des 5 ans. La pérennité reste un défi majeur avec 36% des entreprises qui atteignent 10 ans d'existence. Et pour le groupe Finare, l'évolution est constante. En 2024, le groupe réalise un chiffre d'affaires de 165 millions d'euros avec 1350 collaborateurs répartis sur 14 sites et 3 pays, la France, le Maroc et le Luxembourg. Les chiffres montrent que peu d'entreprises passent le cap des 5 et 10 ans, ce qui rend les 30 ans de Finare encore plus remarquables. Donc Karim, pour commencer, pouvez-vous nous raconter les débuts du groupe Et comment l'aventure a commencé
- Speaker #1
J'ai créé ECA, qui est en fait la première entreprise du groupe Finare, en 1995. Nos débuts ont été un peu compliqués puisqu'on a lancé ECA Assurance le 1er octobre 1995, en pleine grève sur les retraites. Je dis que c'était un début compliqué parce que le 1er octobre, on avait des locaux, on avait 10 collaborateurs, mais on n'avait pas de téléphone. et on n'avait pas de chauffage ni d'électricité parce que la France était bloquée, France Télécom ne travaillait pas, EDF ne travaillait pas, GDF ne travaillait pas. Donc on a fait comme on a pu. On a créé donc ECA comme spécialiste de la distribution d'assurance santé individuelle puisqu'à l'époque, on travaillait avec deux compagnies d'assurance qui étaient le Lloyd Continental et la Balloise Assurance. Et pour la petite histoire, c'est deux sociétés qui ont été rachetées par Swiss Life. Swiss Life qui est 30 ans après encore notre partenaire. Donc voilà les débuts du groupe Finare.
- Speaker #0
En créant ECA Assurance, j'imagine que vous aviez plein d'ambitions. Est-ce que vous pouvez nous les exposer
- Speaker #1
Alors, aussi bizarre que ça puisse paraître, Finare, à l'origine, n'a pas d'autre ambition que d'être un acteur régional spécialisé en assurance santé individuelle. Alors aujourd'hui, effectivement, quand on voit... 30 ans après, toute cette start-up, Inès, qui malheureusement meurt également assez vite, elles ont immédiatement des ambitions mondiales, des ambitions européennes. On n'avait pas cette ambition-là. Alors après, c'est peut-être un manque d'ambition. Mais malgré tout, il y a 30 ans en arrière, on n'avait pas une vision aussi mondialisée qu'aujourd'hui. Et en revanche, ce qui a tout changé, c'est l'avènement d'Internet. Là, à ce moment-là, effectivement, quand Internet arrive ou commence à être populaire, on va le dire comme ça, Internet a commencé à être populaire en 1999. Et nous, ça faisait à peu près un an et demi, deux ans, qu'on regardait ce qui se passait sur Internet et on avait trouvé que c'était quelque chose d'extraordinaire puisque, en quelques clics, on pouvait faire plein de choses. Moi, je me souviens, la première fois que je suis allé sur Internet, je me suis retrouvé, j'ai été sur ce qu'on appelait à l'époque un moteur de recherche, qu'on appelle encore aujourd'hui un moteur de recherche, qui s'appelait AltaVista. qui malheureusement est mort depuis. Et en quelques clics, je me suis retrouvé aux États-Unis, je me suis retrouvé à San Francisco et j'avais trouvé ça extraordinaire. Et je me suis dit à l'époque, je me suis dit c'est fou ce qu'on peut faire avec le web et toutes les difficultés que l'on rencontre sur la lenteur de navigation seront forcément résolues parce que ce qui peut être fait est nettement plus important et nettement plus disruptif que les problèmes qu'on rencontre. Là, c'est une intuition. Je ne suis pas capable d'aller au-delà, de l'expliquer, mais pour moi, ce qu'on était capable de faire sur Internet, c'est à peu près l'équivalent du réfrigérateur. Ça allait changer la vie des gens, parce que grâce à Internet, on simplifiait la vie. Donc, dit autrement, et si je reprends l'exemple du réfrigérateur, là où avant le réfrigérateur, on achetait... à la journée, avec l'avènement du réfrigérateur, on pouvait acheter pour une semaine, voire plus. Là, c'est pareil. Et puis, parce que l'être humain est partisan du moindre effort en général, ce qu'on pouvait faire en étant sur Internet, c'est un peu comme la télécommande. Moi, j'ai connu la télé, là je vais faire vieux combattant, mais j'ai connu la télé où il fallait se lever pour changer de chaîne. Mais quand est arrivée la télécommande, c'était juste extraordinaire. On n'avait plus besoin de se lever pour changer de chaîne. Là, c'est pareil. On pouvait passer d'un site à un autre. On pouvait passer d'un monde à un autre. On pouvait passer d'un pays à un autre. On pouvait passer d'une activité à une autre sans bouger. Et ça, c'est extraordinaire. Alors aujourd'hui, c'est évident. Aujourd'hui, c'est évident puisqu'on le fait même avec le téléphone portable. Mais il y a 30 ans en arrière, ça l'était beaucoup moins. Et là, à ce moment-là, à ce moment, et donc ce n'est pas en 1995, Mais à ce moment-là, on s'est dit, avec les collaborateurs qui m'entourent à l'époque, là, il y a un truc extraordinaire à faire et on va le faire.
- Speaker #0
Donc, vous l'avez dit vous-même, l'arrivée d'Internet sur le marché a tout changé. Est-ce que vous pouvez nous parler de l'offre et comment est-ce qu'elle a évolué pour répondre aux besoins du marché Et surtout, quelles ont été les grandes étapes de cette transformation Et si vous avez rencontré des défis sur le chemin
- Speaker #1
Alors, dans les faits, il y a deux sujets. On a l'intuition. On a l'intuition, on est sûr. qu'avec Internet, il y a beaucoup de choses qui vont changer. Mais une fois qu'on a dit ça, et c'est là qu'est la difficulté, c'est ça va changer comment et en quoi ça va changer Et en répondant à ces deux questions, soit on y répond bien et on réussit, soit on y répond mal et on se plante. Et donc, le sujet de l'Internet, c'était exactement ça, c'était de se dire, OK, on va faciliter la vie des gens, mais il faut que ce soit facile à comprendre. Donc, les offres doivent être le plus standardisées possible. Et puis... La deuxième chose, c'est qu'on doit être capable, à minima, d'être en termes de service au niveau de ce qui existe déjà. Et en assurance, le service, c'est quoi Donc, je souscris un contrat d'assurance à l'époque dans une agence d'assurance, ou alors on vient chez moi pour souscrire le contrat. Donc ça, normalement, si je suis capable de le faire sur Internet, je réponds à cette problématique-là, en tout cas à ce premier niveau de service. Mais la difficulté, elle réside dans le deuxième niveau. Elle est de dire à un moment donné, quand j'ai un problème ou pas, en tout cas quand j'ai une action à faire sur mon contrat, je dois être en capacité de la faire depuis Internet. Et alors c'est là qu'en fait la barrière est plus élevée à l'entrée parce que c'est extrêmement difficile. Encore aujourd'hui, on est, alors on va dire 27, 28 ans après, on a très très très très très peu d'acteurs sur le marché qui sont capables de mettre à disposition le contrat sur un espace. assuré, sécurisé, etc. de donner la consultation de ce contrat et de donner la possibilité de modifier son contrat et de gérer ses sinistres. Et nous, déjà à l'époque, donc à ce moment-là, on est en 98-99, quand on sait que ça va marcher et quand on sait qu'on va être en capacité de souscrire des contrats sur Internet, parce que la souscription des contrats sur Internet, dans les faits, full web, elle n'arrive que 5-6 ans après, parce qu'il y a la question de la signature électronique, de la sécurisation de la signature électronique. Mais à ce moment-là, on sait que c'est comme ça que ça va se passer. Et il faut être en capacité, c'est peut-être là qu'est la plus grosse difficulté, de se dire, un, voilà vers quoi on doit aller, et deux, combien de temps il va me falloir pour y arriver. Nous, il nous a fallu dix ans. Donc on est juste avant l'an 2000, et on a tout mis en place au final pour 2010. Ça a été dix ans. Voilà.
- Speaker #0
D'accord, donc vous venez de nous exposer l'arrivée d'Internet et les changements qu'il y a eu grâce à ça. Est-ce que l'arrivée de l'intelligence artificielle a eu le même impact pour le groupe ou pour le marché
- Speaker #1
Alors, oui, tout à fait. Donc, ce que l'on a, quand on est sur Internet, on sait qu'il faut standardiser les offres, et assez vite, on sait qu'on va avoir plusieurs autres problématiques. Parce que ça veut dire que si on peut souscrire facilement, on peut également résilier facilement. Donc, si on n'est pas en capacité... Et c'est ce que je disais juste avant, même si je n'ai pas utilisé le terme. Si on n'est pas en capacité de faire vivre une expérience client parfaite, on échoue et le client résilie, ce qui est normal. Et donc, une fois qu'on a mis en place nos offres standardisées, il fallait avoir des plateformes en capacité de répondre. Donc, on a créé nos plateformes en Maroc et on a créé tous les produits de la vie quotidienne. qui permettait d'offrir cette expérience client unique. Et c'est dans un deuxième temps qu'arrive l'intelligence artificielle. L'intelligence artificielle arrive à un moment où on est avant le Covid. À ce moment-là, on voit bien qu'on est au bout de ce qu'est capable de faire Internet, puisque entre en gros 2015 et 2020, on voit bien que le seul progrès qu'on a pu avoir sur Internet, c'est la vitesse à laquelle... on est capable de naviguer. Mais il n'y a plus de progrès. La réalité, c'est qu'il n'y a plus de progrès. Donc, on a regardé ce qu'allait constituer la révolution de demain. Et en 2019, donc c'était plutôt 2018-2019, on a vu ce qui commençait à émerger, qu'on appelait, donc on est passé de la notion de data science, où on étudie en fait les données, à l'intelligence artificielle. Ça veut dire qu'à un moment donné, on a des outils. qui sont capables, dès lors qu'on les entraîne, de faire ce que l'être humain fait, au moins aussi bien. Voir, quand on est aujourd'hui sur de l'IA générative, voir d'être force de proposition et de proposer des choses que l'être humain n'aurait pas forcément proposées. Et donc, en 2019, quand on s'intéresse à cela, on se dit assez simplement, exactement comme pour Internet en 1998, on se dit que l'intelligence artificielle va prendre toute sa place dans les dix prochaines années. Encore une fois, c'est une intuition, c'est une autre intuition. On ne sait pas comment, mais on n'a aucun doute sur le fait que ça va arriver. Et donc, à partir du moment où on n'a pas de doute sur le fait que ça va arriver, le tout, c'est de savoir comment on va l'embarquer. Donc là, c'est pareil. Exactement comme pour Internet, on a mis six, huit mois à comprendre exactement ce que c'était. On a posé des questions à notre branche. à notre branche service pour voir s'ils considéraient qu'effectivement l'intelligence artificielle allait révolutionner le métier. La réponse à l'unanimité a été oui. Et donc le tout, c'était de savoir comment on allait le faire. On a regardé ce qui se faisait sur le marché. En 2019, il n'y avait pas grand-chose. Donc on a pris la décision de créer nous-mêmes nos propres outils. Alors depuis, aujourd'hui forcément, quand on est en 2025, c'est une évidence l'intelligence artificielle. Mais exactement comme en 2005. Internet est une évidence, mais six ans auparavant, ça ne l'est pas. Mais ça, c'est grâce à ChatGPT et à l'époque d'Internet, c'était grâce à Google. Donc, il y a toujours des mastodontes comme ça qui sortent et qui permettent de démocratiser cet usage. J'allais dire cette science, mais c'est plutôt cet usage. Et là-dessus, ChatGPT nous a beaucoup aidés. Il n'y a plus besoin de convaincre les gens que l'intelligence artificielle va prendre toute sa place. Et on a pris la décision de créer nos propres outils. On a sorti les premiers outils il y a maintenant un an et demi. On a créé Acolyte, qui est un robot, un assistant conversationnel, conversation à l'oral, mais également par tchat. Et grâce à cela, on est en capacité, pour le compte de CA, mais également pour le compte d'autres acteurs, de répondre 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et de manière complètement intelligente. Demain, Acolyte. va accompagner les collaborateurs commerciaux pour, là encore, offrir une expérience commerciale encore meilleure aux clients. Et c'est également, alors là, ce n'est pas Acolyte, mais c'est d'autres outils d'intelligence artificielle qui vont permettre de gérer des sinistres en temps réel. Concrètement, ça veut dire quoi Ça veut dire que demain, on a un souscripteur d'une assurance animaux qui va chez le vétérinaire. Il fait une photo. de sa facture, on va le rembourser en temps réel. C'est ce qu'apporte l'intelligence artificielle. Et là, en fait, ce qu'on va rechercher à travers l'intelligence artificielle, c'est l'effet wow qui doit être attaché à l'expérience client.
- Speaker #0
D'accord. Donc, dans tout ce que vous me dites, je retrouve beaucoup les valeurs de performance et d'innovation qui sont deux des valeurs du groupe. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur les valeurs et les exposer
- Speaker #1
Alors, le groupe est porté par quatre valeurs qu'on a mis sous le nom EPIC, et ces quatre valeurs sont vraiment pour nous cardinales. Je pense que si on ne les a pas, on peut difficilement être compatible avec le groupe. Je pense qu'il faut le dire et c'est important. Alors EPIC, c'est quoi C'est l'engagement, la performance, c'est l'innovation, et tout cela grâce au capital humain qui est le C d'EPIC. L'engagement, c'est quoi Moi, je dis toujours, si on n'est pas heureux dans son travail, il faut changer de travail. Malgré tout, la vie est courte. Et quand on sait qu'on passe un tiers de sa vie dans une entreprise et qu'on fait un travail qui ne nous plaît pas, il vaut mieux changer. Donc, l'engagement, on attend des collaborateurs qui sont engagés. Et on se doit, nous, en tant que direction générale, d'être engagé auprès des collaborateurs. Alors, ça va être des engagements vis-à-vis des clients. C'est un engagement simple. C'est la promesse. C'est l'engagement de la promesse. je fais une promesse et je dois la tenir. Mais c'est également des engagements qui ne sont pas directement liés aux professionnels, mais qui sont des engagements sociétaux. Donc il se trouve que le groupe est par exemple engagé auprès d'une association qui s'appelle Espérance Bonlieu, qui est une association qui aide les jeunes enfants en difficulté en faisant des... des parcours d'enseignement parallèles, donc on les accompagne depuis plusieurs années. Et ça, c'est un engagement sociétal qui nous est très très cher. Le P de la performance, ça c'est... On ne peut pas être indépendant, entrepreneur, sans être performant. Ça va avec. Aujourd'hui, le groupe Finaret est indépendant. S'il est indépendant... et qui tient à son indépendance et sa liberté parce que s'il n'est pas indépendant et libre, il ne va jamais sur des projets ou des sujets aussi incertains qu'Internet à l'époque et que l'intelligence artificielle il y a quelques années. Parce qu'il n'y a pas d'exigence de rentabilité à court terme. Aujourd'hui, dans le milieu de l'assurance, on va trouver trois typologies de sociétés. On va trouver... des sociétés cotées en bourse. Donc, quand les sociétés sont cotées en bourse, c'est assez simple. Si la performance n'est pas bonne, à ce moment-là, il y a immédiatement une sanction avec le cours de bourse qui dévisse. On va avoir également des fonds d'investissement. Et les fonds d'investissement, là, c'est assez simple. Un fonds d'investissement va s'engager sur cinq ans et on ne peut pas se lancer sur des projets qui vont au-delà de cinq ans parce que de toute façon, ça n'intéresse pas le fonds d'investissement. Et donc, pour être indépendant, il faut être extrêmement performant. Donc, la performance est absolument cardinale. L'innovation, quand on parle de l'intelligence artificielle et quand on parle notamment d'Internet, on voit très bien que le sujet d'innovation parle de lui-même. Mais ce n'est pas que de l'innovation technologique. Ça peut être de l'innovation en termes d'organisation du travail. Ça peut être de l'innovation à l'intérieur même des sociétés. Ce n'est pas uniquement l'innovation technologique, mais c'est vrai que l'innovation technologique est très importante. Et enfin, le C de capital humain, moi je dis toujours, la base de la relation, c'est le respect. Et chacun a son rôle à jouer dans la chaîne humaine, qu'on appelle également la chaîne de valeur. Et toutes les compétences doivent être mises à l'honneur, toutes les compétences doivent bénéficier des formations, et tout le capital humain doit être entendu. Si on ne le fait pas, ça ne peut pas marcher, parce que l'entrepreneuriat, c'est avant tout une aventure humaine, et pour réussir cette aventure humaine, il faut embarquer tout le monde.
- Speaker #0
D'accord, je vous remercie pour ces précisions, et j'imagine que beaucoup des collaborateurs du groupe partagent ces valeurs avec vous. Vous avez 30 ans d'expérience, et le groupe a 30 ans d'expérience. Est-ce que vous pouvez nous dire comment vous percevez l'activité, et surtout son évolution
- Speaker #1
Effectivement, 30 ans d'expérience. Pour réussir, il faut se renouveler. Quand je regarde un peu dans le rétroviser, j'essaye toujours de regarder qui étaient nos concurrents et confrères et qui le sont aujourd'hui. Dans l'ensemble, sur une durée de cinq ans, ou alors on va dire toutes les tranches de cinq ans, on n'a jamais eu les mêmes concurrents parce qu'on a passé systématiquement des étapes et à chaque étape, on a trouvé de nouveaux challenges parce qu'on essaye toujours de se positionner en challenger parce que c'est ce qui est, à mon sens, le plus... à mon sens, le plus excitant. Donc aujourd'hui, on a mis, quand je regarde en arrière, et si je regarde ça uniquement d'un point de vue des chiffres, on a mis 25 ans. environ, pour aller de 0 à 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. On mettra 5 ans ou moins de 5 ans pour aller de 100 à 200 millions. Donc ça montre l'accélération qu'on peut avoir. Et on verra après pour le futur ce qu'on est capable de faire. Ce qui est sûr, c'est que le groupe Finare est idéalement positionné sur la chaîne de valeur, que ce soit sur son activité d'assurance, où aujourd'hui, sauf quelques modifications à la marge, la chaîne de valeur est construite. Il s'agit juste d'accélérer, parce qu'on a une compagnie d'assurance, deux courtiers grossistes, un courtier direct, un gestionnaire. Donc, on a absolument tous les chaînons qui sont réunis. On essaye de construire la même chose en placement. Là, ça peut être un peu plus compliqué, mais... Les maillons de la chaîne sont là et il s'agit de les rassembler. C'est ce qu'on essaie de faire maintenant depuis 12 à 18 mois. Donc ça veut dire pour le futur une grosse évolution de cette branche d'activité. Et puis la branche service qui doit porter toute l'innovation autour de l'intelligence artificielle. là, est promise à un très grand avenir. Donc aujourd'hui, on a été, sur les 30 dernières années, on est passé de l'acteur régional à acteur national. On va vivre une accélération, il n'y a pas de doute. Et le tout, c'est de voir si, en termes de portée, là où aujourd'hui on est présent dans trois pays, au Maroc, au Luxembourg et en France, on verra si la portée de nos actions nous amène au-delà de ces trois frontières.
- Speaker #0
J'imagine qu'un tel parcours ne s'est pas fait sans défi. Est-ce que vous avez eu des moments de doute sur le chemin
- Speaker #1
Les défis et les doutes sont permanents et heureusement d'ailleurs. À midi encore, donc pas plus tard qu'il y a quelques heures, j'avais un rendez-vous. Je ne sais pas comment allait se passer ce rendez-vous, donc il y avait forcément des doutes. Il y a des doutes sur quasiment toutes les actions ou toutes les décisions que je prends et toutes les actions que j'entreprends. C'est normal. Et je crois même que c'est nécessaire. Parce que quand on prend une décision, il y a forcément une part d'inconnue et un risque d'échec. C'est inhérent à la prise de décision. Mais il y a quelque chose de pire que la prise de décision, c'est l'absence de prise de décision. Donc, des doutes, c'est permanent. Et des défis, c'est ce qui nous fait avancer. Je vais donner deux exemples pour le matérialiser. On a créé une compagnie d'assurance en 2019. On a mis plus de trois ans à la créer. Et jamais. En France, sur les 50 dernières années, une personne physique indépendante avait créé une compagnie d'assurance. Ça n'était jamais arrivé. Donc ça, c'est un formidable défi. Quand le 14 mars 2020, on nous annonce que le 17 mars 2020, plus personne n'a le droit de sortir de chez lui et tout le monde doit travailler de son domicile, là, c'est un formidable défi parce qu'on a 1300 collaborateurs qui vont devoir avayer avec plein d'incertitudes sur... leur capacité mentale à le faire, sur les capacités techniques et sur notre capacité managériale à le faire. Donc, ça montre que le défi, il ne faut jamais avoir peur de le relever. C'est comme ça, c'est en nous. Et autant on peut avoir des doutes, ça fait partie, à mon avis, des qualités que doit avoir un chef d'entreprise, autant la confiance en soi est absolument indispensable. On peut avoir des doutes, on peut se tromper. Ça, c'est possible. Ça arrive, d'ailleurs, ça arrive même assez souvent. Néanmoins, ce n'est pas parce qu'on se trompe qu'on va s'arrêter de prendre des décisions. Et également, quand on va sur l'intelligence artificielle ou quand on va sur Internet, c'est ce que je dis, on répond à une intuition. On ne sait pas quel va être le chemin. Seulement, on a confiance. On a confiance en soi et on sait qu'on trouvera le bon chemin.
- Speaker #0
Vous le dites vous-même, les défis et les doutes ont vraiment fait partie de ce qui a construit le groupe Finare. Est-ce que pour vous ce groupe c'est une réussite Et surtout,
- Speaker #1
est-ce que vous pouvez nous exposer la vision que vous avez sur les prochaines années Je serais faussement modeste si je disais que Finare n'est pas une réussite, c'est une réussite. Partir from scratch et construire un groupe qui, en chiffre d'affaires cumulés, fait 165 millions, est présent dans trois pays, à 1300 collaborateurs, à... un résultat qui est en croissance permanente. C'est évidemment une réussite. Et pour ça, d'ailleurs, il faut remercier l'ensemble des collaborateurs qui, pour certains, sont là depuis quasiment la création. Donc, ils font un travail extraordinaire à mes côtés et je tiens à les remercier pour tout le travail qu'ils font. Maintenant, comment est-ce que ça se passera dans le futur Je pense que ce qui est sûr, c'est que les valeurs qui nous animent au quotidien ne doivent pas changer. Elles ne doivent pas changer parce que je pense qu'au-delà du projet, c'est surtout la réussite de ces valeurs. C'est la réussite de ces valeurs et si on reste solide sur ces valeurs, je n'ai absolument aucun doute que sur les cinq ou dix prochaines années, On réussira aussi bien que ce qu'on a fait aujourd'hui et même probablement mieux parce que l'accélération, c'est ce que je disais tout à l'heure, quand on met moins de 5 ans à doubler une activité et la faire passer de 100 à 200 millions, ça montre que les prochaines années seront au moins aussi importantes. Donc il n'y a absolument aucun doute là-dessus.
- Speaker #0
Il y a 30 ans, vous avez créé Finare à seulement 25 ans, donc c'est plutôt jeune. Est-ce que pour vous ça a été un avantage ou alors un inconvénient
- Speaker #1
Entreprendre, en fait, je pense que ça ne se décrète pas. Moi je crois qu'il y a deux ou trois éléments qui font qu'on est entrepreneur. Et ça va être le rapport au risque, par exemple, le rapport que l'on peut avoir à l'échec, l'importance que revêt la notion de liberté. Et tout ça, alors c'est peut-être un peu fou parfois à 25 ans parce que ça peut effectivement paraître jeune, mais il y en a encore beaucoup qui font ça à 25 ans. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il ne faut pas avoir peur. Il ne faut pas avoir peur d'oser. En fait, il faut oser, il faut être audacieux. Quand on ose, de manière générale, à la fin, ça se passe toujours mieux que ce qu'on avait imaginé. Donc pour moi, il y a trois mots qui sont importants et j'encourage tous ceux qui... qui ont envie de le faire, de considérer que ces trois mots sont leur devise, c'est oser, oser, oser. Voilà.
- Speaker #0
Karim, je vous remercie pour le temps que vous avez passé avec nous et pour être venu sur les 30 ans de Finaré. Est-ce que vous avez un dernier mot à dire aux personnes qui nous écoutent En tout cas,
- Speaker #1
pour nos collaborateurs, je veux les remercier pour leur fidélité, pour leur engagement et pour l'amour. qu'ils mettent à porter ce projet. Toutes les autres personnes qui écoutent, on va leur souhaiter plein de bonnes choses et puis j'espère qu'on leur a donné envie d'entreprendre.
- Speaker #0
Merci à tous d'avoir écouté ce podcast. J'espère qu'il vous a plu et surtout que vous avez pu découvrir des choses sur la création du groupe ou sur l'entrepreneuriat en général. Si vous souhaitez vous aussi partager votre expérience, n'hésitez pas. et on se retrouve bientôt sur les voies de Finaré pour le prochain podcast.