Speaker #0Bienvenue dans Grandir Bilingue, le podcast des familles qui veulent transmettre leur langue à leurs enfants sans pression et sans culpabilité. Ici, on parle de vrais quotidiens, des enfants qui comprennent mais ne répondent pas, des mélanges de langues, des moments de doute et de découragement, mais aussi des petites victoires qui changent tout, et de cette merveilleuse aventure qu'est le bilinguisme. A travers des histoires de famille, des témoignages et des conseils concrets, Ce podcast vous accompagne pour aider votre enfant à grandir avec deux langues et deux identités, naturellement. Je suis Audrey, créatrice des Franco-Expat et moi-même maman de deux enfants franco-allemands et toutes les deux semaines, nous discutons des vraies solutions pour soutenir le bilinguisme. Si vous aussi, vous voulez que votre enfant garde votre langue et tout ce qu'elle représente, vous êtes au bon endroit. Bonne écoute ! Avant de lancer l'épisode, je fais une petite aparté pour vous signaler un changement que vous aurez peut-être remarqué dans l'introduction, qui a elle aussi été légèrement remodifiée. L'introduction que j'avais faite avant était un peu longue, donc j'ai souhaité la raccourcir, et j'en ai profité aussi pour modifier légèrement le nom du podcast. Alors, les franco-expats ça reste, puisque c'est mon école et mon activité, mais j'ai choisi de renommer le podcast en Grandir Bilingue, qui est un nom transparent. sur le sujet du podcast et c'est quelque chose qui est de nos jours très important d'avoir un nom qui est clair et qui explique clairement le sujet dont on parle, en l'occurrence dans le podcast, pour que des personnes qui tombent par hasard sur un de mes épisodes sachent tout de suite de quoi on va parler, à savoir donc du bilinguisme, de la transmission du français ou d'une autre langue minoritaire, etc. Donc le sujet reste le même, le nom change un petit peu pour être plus transparent Et voilà, c'était le... Petit changement que je voulais signaler. Bon épisode ! Bonjour ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour un épisode un peu différent de ce que vous entendez d'habitude. Alors, il s'agit bien d'un témoignage, mais c'est mon témoignage que vous allez entendre. Dans l'épisode des 1 an du podcast, j'avais demandé si un épisode où moi je parle de mon expérience de maman d'enfant bilingue, si un épisode comme ça vous intéresserait et vous avez été beaucoup à me répondre oui, ça vous intéresse. Et ce qui intéresse aussi pas mal de personnes, c'est justement d'entendre comment ça se passe pour quelqu'un qui est professionnel. Est-ce que ça se passe différemment pour mes enfants ou est-ce que je rencontre les mêmes difficultés que les autres familles expatriées ? Et je peux vous dire tout de suite que oui, je rencontre les mêmes difficultés que les autres familles expatriées. Un de mes dictons favoris depuis quelques temps, c'est les cordonniers sont les plus mal chaussés. Donc voilà, ça reflète un peu aussi ma situation. Donc pour cet épisode, je vais reprendre en fait tout simplement les questions que je pose habituellement à mes invités. Donc je vais commencer avec la présentation, même si ceux qui m'écoutent régulièrement, me suivent sur les réseaux, finissent par me connaître. Donc moi, c'est Audrey. J'habite en Allemagne depuis 16 ans. Je suis partie vivre en Allemagne en 2010. J'étais d'abord à Cologne et puis j'habite maintenant à côté de Cologne. Je suis mariée à un Allemand. Et nous avons ensemble deux enfants qui grandissent avec le français et l'allemand, qui ont 8 ans et 5 ans. Je suis venue vivre en Allemagne parce que je souhaitais apprendre la langue, découvrir la culture. Et le moyen le plus rapide pour cela, c'était de vivre en immersion dans le pays. Et voilà, j'y suis restée et depuis j'y suis. Je suis même franco-allemande depuis quelques années. J'ai la nationalité aussi. Les enfants grandissent donc avec l'allemand et le français. Je vais dire plutôt dans ce sens-là, parce qu'ils sont tous les deux nés en Allemagne. Ils vont à l'école ou au kindergarten pour mon fils, ce qui est un équivalent entre guillemets de l'école maternelle française, un peu plus cool, j'ai envie de dire. C'est un jardin d'enfants, donc il n'y a pas de programme scolaire, mais local, puisque là où j'habite, il n'y a pas d'école bilingue. Donc, ils baignent dans l'allemand tous les jours. Pour chacun de mes enfants, j'ai été un an et demi à la maison en congé parental. C'est un très gros avantage en Allemagne. Alors, je sais que beaucoup de mamans, notamment les mamans françaises qui connaissent un tout autre système en France, elles trouvent ce congé parental très long. Chacun son avis, ce n'est pas une critique. Moi, j'ai beaucoup apprécié cette période justement pour passer du temps avec mes enfants. Mais je comprends aussi que certaines mamans trouvent ce temps très long. Bref, tout ça pour dire que pendant un an et demi, j'étais la source principale de langage chez mes enfants. Et donc, ils ont entendu pendant un an et demi majoritairement le français tout en étant en Allemagne, évidemment. Et ils apprenaient l'allemand aussi. Alors pour ma fille, qui est donc ma plus grande, qui a 8 ans, le fait d'entendre majoritairement le français ne fait pas qu'elle a parlé français en premier. Elle a de manière générale parlé, vraiment parlé, donc dit ses premiers mots assez tard, bien après ses 18 mois. Alors évidemment, ce qu'on a entendu, c'était parce qu'elle grandit avec de l'anglais, donc c'est pour ça qu'elle parle plus tard. Bon, de nombreux professionnels précisent que ce n'est pas le cas, il y a d'autres facteurs. Est-ce que c'est ça ou pas ? Bon, c'est pas mon problème, elle parle très bien maintenant. Elle a mis du temps à parler français. Elle parlait quelques mots de français, mais elle se concentrait sur l'allemand. Et c'est quand elle a eu trois ans et demi, on est partis, comme chaque été, dans ma famille en France. Et là, elle a eu le déclic. Donc, elle s'est vraiment mise à parler français. Et quand on est rentrés, j'ai eu à cœur qu'elle continue en fait à parler français, parce que ça y est, elle parlait enfin. Et c'est de là que j'ai fondé l'école des franco-expats. L'idée vient d'une certaine manière de ma fille. Elle participait ensuite aux ateliers. Maintenant, elle suit les cours en ligne de mon école. Alors, pas avec moi, mais avec ma collègue. En ce qui concerne mon fils, lui, il a parlé plus vite, entre guillemets. Évidemment, ce n'est pas une course. Pendant longtemps, il avait vraiment son propre charabia qui n'était ni du français ni de l'allemand. Personne ne comprenait ce que c'était, mais il parlait beaucoup. C'était assez rigolo à écouter, on ne pouvait pas vraiment l'aider. Bon, nous, ses parents, à force, on finissait par comprendre quelques mots qu'il n'avait, mais vraiment rien à voir ni avec le français ni avec l'allemand. Mais quand il a commencé à parler de manière compréhensible, c'était autant l'allemand que le français. Donc lui, il a vraiment commencé plutôt avec le français. Et ce que j'ai remarqué, donc il a 5 ans, donc il est plus petit que ma fille. Et donc sa grande sœur, c'est quand même un peu son modèle, même s'ils se disputent tout le temps. Sa grande sœur, c'est presque plus son modèle que ses parents. Et quand il est né, du coup, il n'avait pas une source de français, mais deux, puisqu'il y avait moi, bien sûr, la maman, mais donc sa sœur qui parlait aussi beaucoup français avec moi. Et je pense que le fait d'avoir ces deux sources de français a influencé positivement ses débuts en français. Alors maintenant, ils parlent les deux très bien français. Après, je remarque comme beaucoup de familles, c'est quelque chose dont on parle régulièrement dans le podcast. Quand on est dans le pays et quand on n'a pas eu de contact avec la France, avec la famille française depuis un moment, le français baisse un peu. Donc ça, je le constate en effet à chaque fois. Quand ça fait un moment qu'on est rentré ou qu'on n'a pas vu ma famille française, que le français baisse. Et mes deux enfants font ce qu'on appelle le code switching, c'est-à-dire qu'ils mélangent les deux langues. pour des mots des fois qu'ils connaissent aussi. Bon, j'avoue que ça me fait un petit pincement au cœur de voir que le français diminue à chaque fois, même si je sais que ça va revenir quand on aura la visite de ma famille, quand on va aller nous-mêmes en France. Donc, je ne m'inquiète pas à ce niveau-là, mais c'est vrai que je me rends compte qu'avec ma fille qui a 8 ans, donc c'est quand même... Ça fait longtemps qu'on est dessus, mais qu'il faut toujours continuer à pratiquer, à tenir bon et se parer. C'est ce qu'on entend... je crois, dans chaque épisode du podcast, ou presque. Alors donc, la transmission du français, elle se passe bien avec mes enfants. Comme je l'ai dit, ma fille a mis du temps à se lancer en français et c'est quand elle a enfin eu le déclic que j'ai eu, moi, l'idée de lancer les franco-expats. Donc, amener une autre source de français, même si elle est quand même plus ou moins irrégulière, enfin, elle était plus ou moins irrégulière à ce moment-là, mais quand même garder un contact un peu plus fort avec le français. Sinon, je fais comme beaucoup de familles, donc lecture de livres, la télé, j'essaie de la mettre le plus souvent en français. Ils l'ont quand même rarement, donc tant qu'à faire, autant que ce soit en français. On ne trouve pas tout le temps. J'ai quelques amis ici qui ont des enfants aussi de l'âge de mes enfants, donc on essaie de se voir. Pas si souvent que ça finalement, après ça c'est question de timing. On a tous des emplois du temps très chargés et je pense que ça, beaucoup de gens connaissent. On manque de temps pour tout faire. meilleur. Mais voilà, il y a ce contact aussi. Et sinon, régulièrement, contact avec la famille, notamment avec mes parents. Les appels en visio, ils viennent nous rendre visite. On va en France une à deux fois par an. L'avantage, c'est que l'été, on peut y aller vraiment trois semaines maintenant, puisque moi aussi, en tant que professeure dans une école, j'ai les vacances scolaires. Donc ça, c'est un très bel avantage, je dirais. Comment est vu le français dans ma région et mon entourage ? Alors, ça a toujours été bien vu. La région de Cologne est une région qui est connue pour être très ouverte. Les gens sont très accueillants, sont très sympas. Par rapport à d'autres régions d'Allemagne où ils vont être plus distants. Donc à ce niveau-là, je n'ai pas eu de problème. Il y a même toujours une curiosité d'entendre parler français. Dire « Ah tiens, parle une autre langue, qu'est-ce que c'est ? » C'est les enfants qui vont demander, malgré tout, les adultes généralement vont reconnaître. Donc il y a plus quand même cette curiosité et cette reconnaissance positive d'enseigner de langue. L'avantage aussi dans ma région, c'est que le bilinguisme, c'est quelque chose de tout à fait normal. Alors le problème, c'est que je dirais qu'il y a un bilinguisme à deux vitesses. Quand on transmet le français, l'anglais, des langues d'Europe ou de pays occidentaux, c'est très bien vu. Par contre, et ça je l'ai régulièrement constaté, c'est quelque chose que je ne comprends pas. C'est quand il s'agit du turc, il y a beaucoup de familles turques en Allemagne, ou de familles, il y a beaucoup de Syriens maintenant, donc des familles plus musulmanes, je vais dire, ou de pays qui ne sont pas occidentaux. D'un coup, il y a beaucoup de professionnels, moi j'ai des collègues, qui ont dit aux familles d'arrêter de leur parler dans la deuxième langue pour que les enfants ne parlent que l'allemand. Donc c'est pour ça que je parle d'un bilinguisme à deux vitesses qui est parfaitement injustifié et clairement raciste. Alors, les actions locales, en dehors de mes activités que je propose à Cologne et en ligne, quand j'ai commencé ça, il n'y avait rien. L'Institut français fait, je ne sais pas à l'époque s'il faisait quelques activités, maintenant il propose quelques activités, mais ça reste peu. À Cologne, moi je propose des ateliers qui, pareil, ne sont pas très réguliers parce que pour moi c'est loin, c'est du temps. Donc si jamais quelqu'un de Cologne m'entend et a très envie de s'engager à mes côtés, Merci. bienvenue. Je cherche justement quelqu'un qui puisse animer aussi des ateliers pour qu'on puisse alterner et que je puisse en proposer plus souvent. C'est une demande en effet des parents d'avoir des activités plus régulières. Alors maintenant, il y a en Allemagne ce qu'on appelle, ou en tout cas à Cologne, ce qu'on appelle le HSU. Donc c'est un cours de français langue maternelle qui est proposé par la municipalité, qui s'inscrit dans le programme scolaire, donc qui est accessible aux enfants à partir de 6 ans. Donc c'est une très belle initiative. Je sais que c'est quand même compliqué pour pas mal de familles parce que ces activités commencent des fois à 13h l'après-midi. Donc, il faut pouvoir emmener son enfant de l'école A à l'école B. Il y a quand même des fois beaucoup de trajets. Et aller le chercher, bien sûr. C'est des petits détails qui font que tout le monde ne peut pas participer. Après, c'est une très belle initiative et c'est très bien que ça existe. Et je découvre à travers le podcast que ce genre d'initiative existe dans de nombreux pays. Donc, il y a une mise en valeur du bilinguisme et un soutien. qui est vraiment très intéressant. Moi, là où j'habite, ça n'existe pas. Pour l'anecdote, en fait, ils ont cherché quelqu'un dans le district pour enseigner cette matière. J'ai postulé et comme je ne pouvais pas me présenter à l'entretien parce qu'ils m'ont obligée à venir à un entretien, ils n'ont pas proposé plusieurs dates et que malheureusement, pour des raisons professionnelles, je ne pouvais pas venir. Ils m'ont clairement dit tant pis pour vous. Et du coup, ils n'ont personne. Ça les a rangés quand même bien. Ça, c'est une petite anecdote. pas très sympa, mais pour dire que tout le monde ne met pas tout en place pour mettre ce système en place. Et donc, sinon, en notre action locale, il n'y a pas grand-chose. Il y a beaucoup d'actions pour ceux qui apprennent le français à Cologne, donc pour les adultes, mais pour le français langue maternelle, pas beaucoup. Après, il y a quand même trois jardins d'enfants à Cologne bilingues, donc franco-allemands, et une école qui propose aussi le français des... l'équivalent du CP, donc avec renforcement français. Donc voilà, il y a aussi ces possibilités, mais c'est pareil, il faut pouvoir s'y rendre, il faut pouvoir s'y inscrire, etc. Donc il y a quand même des actions, des offres qui existent. Et ensemble, on arrive à proposer un petit réseau pour maintenir le français chez les enfants francophones qui grandissent en Allemagne. Sinon, si je prends vraiment la ville où j'habite, il n'y a vraiment rien. J'ai déjà eu à animer des ateliers chez moi. Et il y a des familles francophones un peu dispatchées partout dans la région. Après, je me suis concentrée quand même sur les ateliers de Cologne, puisque j'ai que 24 heures dans chaque journée, comme tout le monde, et mon temps est déjà limité avec tout ce que je fais, et je ne peux pas faire plus malheureusement. Ce n'est pas faute de vouloir, mais si jamais je lance une bouteille à la mer, si jamais quelqu'un peut m'aider, c'est très volontiers. Alors, est-ce que j'aurais des conseils pour les familles qui transmettent le français comme langue minoritaire ? J'ai envie de dire, mes conseils, c'est ce qu'on entend dans chaque épisode. Donc lire des livres, écouter la télé, les échanges avec la famille francophone. Éventuellement, oui, si c'est possible, trouver un cours de français pour parler. Puis ensuite, pour apprendre à lire et à écrire, trouver des camarades francophones. Si vous en avez la possibilité, il faut aussi que le feeling passe, évidemment, mais essayez au moins. Et surtout, oui, ce qui revient à chaque fois, c'est tenir bon, ne pas lâcher. comme je disais, ma fille a 8 ans et... C'est toujours un sujet central dans notre famille. Alors, je ne le thématise pas, mais c'est toujours une énergie que j'ai à investir, de devoir leur apprendre le français, les corriger pour qu'ils apprennent correctement la langue. Maintenant, ma fille est donc bien sûr en âge de lire et d'écrire. C'est pour ça qu'elle fait des cours aussi en ligne pour améliorer ses connaissances en lecture et écriture et donc accompagner la lecture dans les deux langues, puisqu'elle apprend aussi à lire en allemand. Elle sait lire maintenant, mais quand même être là, prendre ce temps, prendre cette... patience aussi. Je reconnais, il y a des fois, on n'a pas envie, on n'a pas le temps. Et je sais ce que c'est en tant que parent. Et aussi quand même prendre ce temps pour son enfant, pour le français. Parce que c'est quelque chose qui est important et qu'il y en a besoin. On veut dire aussi prendre plaisir à transmettre sa langue, transmettre sa culture. Parce que c'est une richesse. Déjà c'est une partie de notre identité. Et c'est une richesse de transmettre ça à nos enfants. Et c'est construire leur identité francophone. Qu'ils se disent, je suis vraiment... en l'occurrence français pour mes enfants parce qu'ils connaissent l'apéro en France. Ils adorent l'apéro. Ma fille me réclame des raclettes toute l'année. Donc, il y a certaines choses, je me dis, j'ai quand même bien fait les choses. Alors, pour finir, les anecdotes. J'en ai sélectionné quatre parce qu'il y en a quatre qui sont trop mignonnes que je voulais partager. J'en ai beaucoup plus. Comme certains parents qui en parlent lors des épisodes, je ne les écris pas toutes, mais j'en écris beaucoup pour les garder en tête. Et c'est super mignon à relire au fur et à mesure. Donc, ce soit aussi un conseil. de noter ces petites anecdotes, parce que c'est super mignon et ça met le sourire aux lèvres. Je vais commencer avec les anecdotes de ma fille. Donc la première, elle devait avoir, je dirais, trois ans, puisqu'elle parlait quand même bien, trois ans, trois ans et demi. Et on allait acheter une glace en Amman, donc. Et elle me dit, moi, je vais prendre une glace à la pétasse. Et évidemment, moi, je suis restée bloquée sur place. Quoi ? Surtout que c'est... Bon, je ne suis pas un exemple, j'emploie aussi des gros mots, mais... Celui-là, je ne l'emploie pas. Je me dis, mais d'où elle a ça ? Qu'est-ce qu'elle veut dire ? En fait, elle veut dire glace à la pistache. Elle a mal prononcé. C'est resté. Et puis, une autre anecdote que je trouve très mignonne et qui est très représentative de ce que vivent les enfants bilingues et qui font notamment de l'alternance de langue. Quand ils ne trouvent pas leur mot, quand ils ne connaissent pas un mot, faire une phrase avec de l'allemand, du français mélangé. Ma fille en fait énormément en ce moment. On va aller dans le creux de la vague. Je sais que ça va passer, comme je l'ai dit, mais en ce moment, il y en a beaucoup. Cette anecdote, elle date d'il y a longtemps, mais elle était très mignonne. Ma fille me parlait de je ne sais plus quoi, et elle me dit, c'est le bout du nase. Et le bout du nase, c'est le nez, donc elle voulait dire le bout du nez. Elle a fait un mélange français et allemand qui était assez rigolo. Ensuite, les anecdotes qui sont de mon fils. Alors, la première, on a mis vraiment longtemps à comprendre ce qu'il voulait dire. Il faut savoir que j'ai une voiture rouge. Et que la plaque d'immatriculation, alors je ne vais pas vous la donner entièrement, bien sûr, mais les chiffres, c'est 24-12, donc 24 décembre. Et elle est assez nouvelle, je l'ai depuis quelques années. Et un jour, il nous dit, je veux aller dans la Weihnachtsauto, donc la voiture de Noël. Et d'où vient cette idée que c'est une voiture de Noël ? Bon, elle est rouge, oui, ok. On n'était pas loin de la période de Noël, on en était à l'automne. Et bon, 24 décembre, oui, mais il ne sait pas lire, donc ça ne pouvait pas être ça. On en avait parlé quand même avec mon mari, mais on a dit qu'il n'a pas retenu ça, c'est pas possible. Et on a cherché pendant longtemps, longtemps. Il disait toujours, voilà, la Weihnachtsauto, donc voiture de Noël. Et en fait, un jour, il l'a dit en français et c'est là que j'ai compris. C'est une petite faute de langue qui fait qu'il l'a traduit différemment. Moi, je parlais de la nouvelle voiture et lui, il a compris la Noël voiture, donc la Weihnachtsauto. Donc voilà, on a cherché longtemps. C'est assez rigolo quand même, on voit quand même comment réagit des fois le cerveau pour s'adapter. Et une autre fois où il pleuvait et on sortait, on allait à l'extérieur et il me dit « mets ton parachute » . Je dis « parachute ? Je ne vais pas mettre une parachute, puisqu'il pleut. Je n'ai pas de parachute de toute façon à la maison. » Et en fait, il voulait dire la capuche. Donc je pense que Capuche il connaît pas ou alors il l'avait déjà entendu et comme il connaît un peu parachute il a dû dire ses parachutes. Enfin bref, il a fait un mélange qui était assez rigolo. Et voilà, c'était quelques anecdotes rigolotes parmi tant d'autres que j'écris. Et peut-être qu'un jour je réaliserai vraiment un épisode avec de nombreuses anecdotes. Parce que je sais que c'est un des moments que beaucoup préfèrent, la petite anecdote en fin d'épisode et qui en a. plein, plein, plein de trop mignonnes et qu'il faut les partager, on peut pas les garder juste pour soi. Donc voilà, je finis cet épisode témoignage solo. J'espère que ça vous aura plu. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez surtout pas à me les poser. Je suis toujours disponible dans les messages, par mail, sur les réseaux sociaux, etc. Et en attendant, je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode.