- Speaker #0
Salut à tous, bienvenue dans mon podcast. Je vous propose que nous rentrions ici dans l'intimité des des acteurs du tourisme régional et de leurs magnifiques régions et territoires. Découvrons leur histoire, leurs sites touristiques, leur fonctionnement, mais aussi les coulisses de leur activité, les anecdotes, voire même les détails croustillants, car il y en a. Bienvenue dans les voies du tourisme.
- Speaker #1
Moi, j'avais en tête de récupérer une propriété. L'idée de maman, c'était qu'à la vente de cheval blanc en 98, il fallait absolument racheter autre chose. Il n'était pas question que cet argent reste en... sur une banque.
- Speaker #0
Toujours cette idée, comme vous dites, d'investir, bouger.
- Speaker #1
D'entreprendre, de bouger. Voilà, on a hérité de quelque chose. On doit redonner à ses enfants le double de ce que l'on a reçu. Ça, c'est...
- Speaker #0
Une idée de progression.
- Speaker #1
Oui, une idée de progression. Oui, et puis de ne pas se moquer des anciens. Les grands-parents ont travaillé dur parce que le cheval blanc, il ne faut pas croire, dans les années 50-60, ça ne donne rien. C'est dans les années 70 où ça commence. Mais mon grand-père allait faire tous les marchés juste après la guerre en Belgique et partout avec sa petite valise. Récente en fait finalement. Oui, c'est vrai. Et donc là on est en 1999, maman achète un autre petit vignoble sur les hauteurs de Castillon-la-Bataille. Voilà, qui était destiné normalement à mon frère. Et puis nous, on cherche une autre propriété. En 2000, d'ailleurs, je peux le dire, on visite... Alors rien à voir, mais on commence à avoir un pied dans le tourisme. On visite le château de Fennelon. Très beau château. Très beau château. On a un coup de cœur. On le visite même avec, je me souviens, avec nos amis Guigal, qui sont des gens dans les vins, les grands vins de Côte-Rotie. Et là, ils nous disaient, c'est super, vous devriez acheter Fennelon. Et maman fait une proposition d'achat de Fenlon.
- Speaker #0
Excusez-moi, je vous coupe. Désolé, mais vous venez de citer un de mes vins préférés, le Côte-Rotie. Bon,
- Speaker #1
parenthèse terminée. Ce sont des grands amis de la Côte-Rotie. On en reparlera. Grâce au cheval blanc, mon frère avait fait un stage là-bas. Il faut qu'on en reparle. Et voilà. Et en fait, la proposition de maman avait été refusée. Merci. Le propriétaire actuel, c'était Monsieur Delautre, qui refuse la proposition de maman, mais il avait acheté ce château, je crois, trois ans avant. Et alors aujourd'hui, ce n'est pas bien, mais j'ai tendance à le remercier en moi-même qu'il ait refusé la proposition de maman, parce qu'on n'aurait pas eu l'Émilande, et je pense que j'aurais manqué quelque chose, et l'Émilande m'aurait manqué aussi.
- Speaker #0
Et le quelque chose, on va en parler aussi.
- Speaker #1
Et en fait, après, on visite énormément de propriétés viticoles, une trentaine, entre Saint-Émilion, Pomerol, la lande de Pomerol, parce qu'il était question quand même d'acheter quelque chose, toujours. Alors, mon frère n'était pas d'accord parfois avec le ché qui n'était pas en bon état, maman n'était pas d'accord avec le terroir, ou papa avec le vin, enfin bref, mais gentiment, on était quatre. à donner notre avis de façon sympathique. Et puis un jour, je regarde, on est en Dordogne, dans notre maison, un week-end.
- Speaker #0
Je peux me permettre ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pourquoi ne pas acheter ce qui est en face de notre fenêtre ?
- Speaker #1
Oui. C'est un peu ça. Ce n'est pas ça l'idée, pas du tout. Non ? Non, parce qu'on ne savait pas que c'était à vendre. Et c'est à ce moment-là qu'on ouvre. Parce qu'avec maman, on regardait beaucoup un magazine qui s'appelle Propriété de France. Je crois que ça existe toujours.
- Speaker #0
Oui, je pense. Oui.
- Speaker #1
Et on ouvre ce magazine, on a envie de rêver par moments, on regarde des propriétés dans le sud-est, avec de la vie, tout ça. Et puis à un moment donné, on tombe sur la photo d'Emilande. Je dis à maman, regarde, c'est d'Emilande. Et elle me dit, mais oui, mais qu'est-ce que c'était avant ? Et on n'était pas au courant que c'était avant, parce que c'était confidentiel. Et plusieurs agents immobiliers l'avaient à la vente, sauf qu'ils ne marquent pas le nom de la propriété, puisque... Sinon, les agents immobiliers se font passer devant. Et maman me dit, écoute, on va les visiter. Parce que ça réouvre, là, fin mars, on va aller visiter ce château. Ma mère n'avait jamais visité les Milandes alors qu'elle habitait en face depuis 1974.
- Speaker #0
Alors que moi, je me souviens que mes parents, à l'époque, à des âges certainement à peu près similaires, vos parents, il est bien, je veux dire, je me souviens de mes parents parlant du parc d'attractions, de Poséphile des Coeurs, etc. À l'époque, tous les périgourdins allaient le week-end. en villégiature, entre guillemets, au The Weekend, là-bas. Oui, mais nous, comme... Alors,
- Speaker #1
le parc façon Joséphine Baker, il a fermé en 68. C'est ça, dans les années 50-60. On va en reparler là aussi. Et ensuite, ça a été racheté par quelqu'un. Bon, j'ai un peu de mal à en parler à chaque fois.
- Speaker #0
Ah oui, alors, c'est vrai que... Alors, on est un petit peu dans le désordre, mais c'est pas grave. Cette transition-là, entre Joséphine Baker, dont on va beaucoup reparler par la suite, et vous ? Il s'est passé quoi pendant 30 ans ?
- Speaker #1
C'est vrai que j'ai tendance à ne jamais en parler. Je n'en parle pas aux visiteurs. Je ne veux rien noter sur les anciens propriétaires. Entre Joséphine et nous, pour moi, il n'y a pas eu des gens... C'est le trou noir. Oui, c'est le trou noir. La personne à qui on a acheté était pour moi quelqu'un de malhonnête. Je suis désolée, je le dis. Paix à son âme, ce pauvre monsieur est décédé. Je trouve inadmissible d'acheter un château comme ça et de ne pas le restaurer. En fait, je suis assez discriminante là-dessus. Je suis difficile pour moi. Quand on achète un château, il faut assumer. Si on n'est pas capable, ou alors si on veut juste faire du business, comme certains disent, on n'achète pas un château. C'est triste. Ce qui fait qu'après nous, après Joséphine, pardon, il y a eu... Une personne malhonnête qui a acheté aux enchères le château, mais qui l'a revendu à quelqu'un d'autre. Ce quelqu'un d'autre a mis dehors Joséphine d'ailleurs encore. Ça a été complexe toute l'histoire. Et puis ensuite, il y a eu quand même une famille de Belges très gentilles, les Van Breusenghem. Là, eux, j'en parle. Alors, je n'en parle pas forcément dans le château. Mais quand on me pose la question, je le dis. C'était un médecin belge, très bien, qui avait acheté ça pour venir passer du bon temps l'été. Et ils ont dû le revendre en 1994 parce que ça coûtait beaucoup d'argent, parce que les enfants n'en voulaient pas.
- Speaker #0
Le problème, c'est l'entretien.
- Speaker #1
Et l'entretien, c'est compliqué. En plus, quand on n'est pas là, on ne peut pas gérer un tel château si on n'est pas sur place. C'est quand même compliqué.
- Speaker #0
Alors, on va rentrer dans cette phase où on va parler de l'achat du château 2001. Oui, c'était en 2001. Et de tout ce qu'il y a à faire, les premières urgences quand on achète un château comme ça. J'ai une question que je n'ai pas notée, mais que je voulais vous poser. Votre mère cherchait quand même plutôt une propriété avec de la vigne. Ça ne la gênait pas cet aspect-là ? Parce que l'Émilande n'est pas une propriété viticole, que je sache.
- Speaker #1
Justement, je voulais terminer avec cette histoire rocambolesque. Elle visite et là, elle me dit « Ma chérie... » C'est pas possible, Joséphine appelle au secours, ce château tombe en ruine, il faut qu'on achète. Elle était excitée, elle me dit il faut que tu viennes la semaine prochaine. Donc je viens visiter et là toutes les deux en haut du château, au niveau de la terrasse supérieure, ils nous avaient ouvert parce que c'était fermé au public. Et là maman me dit mais regarde tout ça, c'est extraordinaire, mais ça tombe dans l'oubli, il y a trop à faire, il faut acheter ça. Mais en même temps, on était donc sur une propriété à la lande de Pomerol qui nous était proposée pour 20 hectares. Et les deux propriétés valaient la même chose. Il y avait même aussi deux hectares à Pomerol qu'on avait visités, où j'avais un coup de cœur, mais c'était vraiment un vin de garage. Ce qu'on appelle un vin de garage, vous savez. Et là, contre toute attente, on demande, parce que maman n'était pas une femme d'affaires. Mais elle avait... Le nez creux, elle savait ce qu'il fallait acheter.
- Speaker #0
Elle était quand même une femme d'action. Oui,
- Speaker #1
elle était une femme d'action, mais dans le sens où il fallait le payer. Tant pis pour le prix. Il fallait y mettre le prix. Moi, j'ai dit, maman, c'est inferne. C'est beaucoup trop cher. Je ne donne jamais de prix. Mais à l'époque, c'était très cher. Le propriétaire en avait bien profité. Je ne vais pas reparler de ça. C'est un peu douloureux par moments. et là Elle demande à notre expert comptable de Saint-Émilion. Elle lui dit, écoutez, il s'appelait Monsieur Le Dinf, il est toujours en vie ce monsieur, et je le remercie encore. Et Monsieur Le Dinf dit à maman, madame... Il faut acheter le château des Milandes. Un expert comptable de Saint-Emilion. On est en 2001. Alors, est-ce qu'il voulait faire plaisir à maman ?
- Speaker #0
Ou est-ce qu'il avait vraiment le nez creux ?
- Speaker #1
Je pense qu'il avait le nez creux, lui aussi. Et là, on s'est engouffrés dans ce projet. Et on achète le 31 août 2001, les Milandes.
- Speaker #0
C'est indiscret de vous demander combien ça s'achète, un château, à l'époque ? Oui,
- Speaker #1
je ne dis jamais le prix. Je ne dis jamais le prix après certains réussiront à le trouver. Mais je trouvais très cher à l'époque. époque, mais le vignoble était pareil. Ça valait la même chose.
- Speaker #0
Mais ça dépend ce qu'on en fait ensuite, le prix.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Vous êtes arrivés à la fin de cet épisode. Je vous invite, si vous l'avez apprécié, à le partager à vos amis. Je vous propose également de vous abonner sur les plateformes Spotify, Apple, Deezer et de nous laisser un commentaire afin que nous remontions dans l'algorithme. A très vite dans les voies du tourisme.