- Speaker #0
Salut à tous, bienvenue dans mon podcast. Je vous propose que nous rentrions ici dans l'intimité des des acteurs du tourisme régional et de leurs magnifiques régions et territoires. Découvrons leur histoire, leurs sites touristiques, leur fonctionnement, mais aussi les coulisses de leur activité, les anecdotes, voire même les détails croustillants, car il y en a. Bienvenue dans les voies du tourisme.
- Speaker #1
Bonjour, je m'appelle Stéphane Alluyer, j'ai 50 ans déjà.
- Speaker #0
Pourquoi Promessac marque autant les visiteurs ?
- Speaker #1
Je ne sais pas en une minute, mais moi je te dirais waouh, ça c'est international. Je crois que j'ai grandi à 800 ou 900 mètres du gouffre. Et aujourd'hui, je crois que j'habite à 100 mètres de l'entrée naturelle. En 2024, c'est l'année où on est rentré dans l'histoire, puisque c'était la première fois qu'on dépassait les 150 000 visiteurs payants. On n'a pas parlé de sport, mais j'associe souvent le sport. pour l'entreprise. On est limité à 60 visiteurs par visite. Tu as un départ toutes les 20 minutes, tu comptes vite, tu as 180 visiteurs par heure qui peuvent visiter le gouffre. On ne peut pas aller au-delà. 2027, c'est les 120 ans de la découverte.
- Speaker #0
Oui, ça se fait.
- Speaker #1
Donc on va forcément faire des animations et faire parler de nous.
- Speaker #0
Bonjour Stéphane.
- Speaker #1
Bonjour Frédéric.
- Speaker #0
Alors t'es bien arrivé à Périgueux, ça va ? Tu viens souvent à Périgueux ? Ça m'arrive, ouais. Pour le boulot ?
- Speaker #1
Une fois par mois, pour le travail aussi, ouais.
- Speaker #0
Ok, exactement. Bon, on va commencer, avant que tu te présentes, je voulais qu'on parle d'un sujet d'actualité. Actualité que j'ai vu un petit peu dans tous les médias, le concours du monument préféré des Français. Figurez-vous, messieurs, dames, qui allez nous écouter, que le gouffre de Promessac est candidat cette année. Alors tu vas m'expliquer tout ça. Je crois que les deux mémoires, les inscriptions sont terminées, clôturées. Déjà, je voudrais que tu m'expliques comment ça se passe. On candidate ou on est sélectionné ?
- Speaker #1
Alors écoute Frédéric, moi j'ai découvert cette émission, enfin l'émission je la connais, mais la façon dont on est invité à participer. J'ai cru comprendre qu'il y avait des sites, effectivement, qui postulaient pour être candidat. Et nous, on a eu la chance d'être appelés par Mélanie. qui nous a demandé si nous souhaitions participer cette année. Qui est Mélanie ? Mélanie, c'est une journaliste.
- Speaker #0
De France Télévisions ?
- Speaker #1
Qui travaille pour France Télévisions et qui est basée, me semble-t-il, à Paris. Et qui est en charge, si j'ai bien compris, de faire un petit peu le tour de France et de faire déjà une première présélection de sites susceptibles de représenter les régions. Et à la suite de cette présélection, notre candidature est présentée à un jury. Et c'est ce jury qui décide les deux sites en lice pour représenter chaque région.
- Speaker #0
Donc, c'est déjà un honneur d'être sélectionné. Deux sites sur la région. Alors, par exemple, sur la région Nouvelle-Aquitaine, donc, quels sont les sites sélectionnés ? Pour MESAC, donc.
- Speaker #1
Oui, pour MESAC, donc. Et après, tu as un site en Charente. D'accord.
- Speaker #0
D'ancien terme. Ah, d'accord. Et vous êtes combien en tout ?
- Speaker #1
Deux.
- Speaker #0
Non, mais combien en tout sur la France ?
- Speaker #1
28. 14 régions et
- Speaker #0
28 candidatures c'est cohérent donc ça se passe comment ? ça c'est quand ça ? plusieurs mois avant je suppose ? non pas tant que ça ?
- Speaker #1
non pas tant que ça, j'irais à peu près un mois un mois,
- Speaker #0
pas plus on nous a appelé il y a un mois à peu près c'est quand même assez rapide et ça se passe comment ensuite ? les gens ont un lien pour voter c'est ça ?
- Speaker #1
exactement France Télévisions met un lien à disposition des... Les internautes, du public, oui, pour voter pour le site qu'ils souhaitent représenter pour leur région, effectivement. Et cette année, si j'ai bien compris, chose qui ne se faisait peut-être pas avant, on a le droit à un vote par adresse IP. Donc on ne peut pas voter plusieurs fois. C'est mieux, effectivement.
- Speaker #0
C'est plus correct. C'est plus correct, tout à fait. Vous êtes... La mobilisation du Périgord, vous êtes content ou pas ? Alors vous savez combien il y a eu ? Non, on n'a pas de retour,
- Speaker #1
on n'a aucun retour. Donc effectivement, on va dire que la période de vote c'était du 5 mai au 22 mai. Aujourd'hui on n'a pas encore le résultat final. Je pense que ça ne devrait pas trop tarder. Mais oui, on n'a pas de visibilité.
- Speaker #0
Donc vous allez le savoir avant nous, avant tout le monde.
- Speaker #1
J'espère.
- Speaker #0
Je pense que vous avez un truc de confidentialité. J'espère,
- Speaker #1
j'espère, j'espère.
- Speaker #0
Mais vous avez une charte de confidentialité, non ? Pas le droit d'en parler, je pense.
- Speaker #1
À ce jour, je ne crois pas. Mais je n'ai pas, tu sais, tant qu'on n'est pas passé dans la phase suivante, si on a la chance d'y passer, ce que je peux te dire, c'est qu'il y a un tournage, ce que j'ai cru comprendre, qui est prévu sur le mois de juin. pour le site qui représentera la région Nouvelle-Aquitaine. Ah oui,
- Speaker #0
d'accord, parce qu'à la fin, il n'y en a que 14. Il n'y en a que 14, effectivement. Ah oui, d'accord, là, on est dans une présélection. Présélection. Ah ok, je n'avais pas compris ça. Et l'émission finale, qui a lieu en juillet ?
- Speaker #1
Juillet, oui, et qui diffusait plutôt en septembre.
- Speaker #0
Oui, d'accord, donc là, il n'y en a plus que 14.
- Speaker #1
Il n'y en a plus que 14, oui.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est le village préféré, je crois, en juillet, les Français. Il me semble. Je ne te dirais pas. Parce qu'il y a deux émissions, il y a le village et le monument, je crois. Je ne préfère pas te dire de... Et dans les concurrents, là, parce que peut-être, du coup, ça te permet de découvrir un petit peu qui... Est-ce qu'il y a des monuments, par exemple, des monuments ou sites célèbres en France qui sont...
- Speaker #1
C'est l'Arc de Triomphe.
- Speaker #0
Effectivement.
- Speaker #1
Le Pic du Midi. Ah oui, c'est chaud. C'est chaud. Il y a beaucoup de vrais, beaucoup de beaux monuments. Moi, ce que je retiens, c'est qu'on a la chance, je le perçois comme ça, d'être le seul site souterrain... avoir été sélectionné cette année. Ah d'accord,
- Speaker #0
il n'y a pas de grotte ? Non. D'accord. Alors justement, j'allais te poser la question, pour vous, elle représente quoi cette candidature ? C'est un accomplissement ?
- Speaker #1
C'est ce que tu disais, c'est un honneur, oui. Pas pour moi, mais forcément quand ça t'arrive, tu penses à tout le travail qui a été fait depuis la découverte. On va en parler ? Oui, on va en parler, mais c'est vrai que ça ne se fait pas comme ça, un clin d'œil ou un claquement des doigts. Il y a un travail permanent qu'on ne voit pas forcément quand on vient visiter, et on ne se pose pas d'ailleurs la... Il y a une mise en valeur du site, tout en veillant à protéger ce patrimoine.
- Speaker #0
Il y a une forme de reconnaissance sur les années par ce genre de sélection. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #0
J'avais une question, je l'avais notée d'ailleurs. Pourquoi Promessac marque autant les visiteurs ? On va revenir sur tout ça ensuite, mais je voulais poser cette question dès le départ. En une minute, est-ce que tu pourrais me dire pourquoi ? Promessac marque autant les visiteurs ?
- Speaker #1
Je ne sais pas en une minute, mais moi je te dirais waouh. Ça c'est international. C'est une seconde. Oui, c'est une seconde. On a la chance d'avoir un site où tu as une vision à 180 degrés. Quand tu es au milieu, c'est une immense salle. C'est la plus grande cavité aménagée du Périgord. On a cette chance-là. Et c'est vrai qu'on parlait de mise en valeur à Promessac. Moi je me rappelle 1989, j'étais minot. C'était la première mise en valeur du gouffre où tu avais une sorte de potentiomètre que le guide activait et d'un seul coup, ça flashait le gouffre. Je me rappelle tout petit, c'était la première phase d'évolution. Tu ne rentrais pas dans quelque chose d'allumé et c'était sympa. Au fil du temps, la technologie s'est invitée et c'est vrai qu'aujourd'hui, on a cette mise en valeur qui fait que pour mes sacs, on s'en rappelle.
- Speaker #0
Donc Stéphane, on va bien sûr... Tu l'imagines, je pense, revenir sur tout ça, sur ton histoire personnelle et sur ton histoire et ton lien avec le gouffre depuis ta naissance, on va dire, à peu près, je pense. On va reparler, bien sûr, du gouffre de Proumessac, puisque c'est le sujet aujourd'hui. Enfin, c'est toi et le gouffre de Proumessac, ce n'est pas le gouffre, le sujet, c'est vraiment toi aussi. On va parler de son fonctionnement, justement, de ses coulisses, de ses anecdotes. On va parler de tourisme. Bien sûr, au sens large du tourisme en Périgord. Et voilà, on a pas mal de sujets à aborder. J'ai envie d'avoir ton avis sur pas mal de choses. On va parler d'histoire d'entrepreneuriat également, de professionnels. Parce que là, pareil, tu as plusieurs métiers, tu as plusieurs casquettes, si j'ai bien compris. Mais avant ça, ce que je vais te proposer dans un premier temps, c'est tout simplement de te présenter.
- Speaker #1
Cheidel Périgord, Meitatze Meitapor. Bonjour, je m'appelle Stéphane Alluyer, j'ai 50 ans déjà.
- Speaker #0
Pas mal comme présentation.
- Speaker #1
Pas mal comme présentation, puisque c'est l'actualité. 50 ans. J'aime bien Christophe Mahé. Il paraît qu'il me ressemble.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est vrai en plus.
- Speaker #1
On me dit à chaque fois que tu lui ressembles. Je dis non, c'est lui qui me ressemble.
- Speaker #0
Maintenant que tu le dis,
- Speaker #1
oui. Je suis marié avec Séverine. Je partage ma vie avec elle depuis 32 ans. On a deux filles, Lola et Nina. Je les embrasse toutes les trois. Je suis petit-fils d'agriculteur, fils d'un papa entrepreneur de travaux publics. Ma maman était aide-soignante. Et j'ai un frère. Et comme tu disais, j'ai plusieurs métiers. Je dirige un cabinet de courtage en assurance spécialisée en protection sociale. Et je dirige, bien entendu, le gouffre de Promais-les-Sacs.
- Speaker #0
Alors, tu as tout dit. Bravo. Je sais pas. Ah non, tes présentations, franchement, au top. On va revenir en détail sur tout ça. Tes filles, elles ont quel âge ?
- Speaker #1
13 et 20.
- Speaker #0
13 et 20. D'accord. Tu vois, j'ai un garçon de 16 et une fille de 28. Je suis un peu plus âgé que toi, donc ça colle bien. Ça colle très bien. Alors, oui, justement, on va parler... Je trouve que là, tu m'as tendu une perche extraordinaire. Pas un micro, mais une perche. Enfance et racines. Je dis tu m'as tendu une perche parce que, voilà, la façon dont tu m'as fait ton introduction. Quelles sont tes racines ? Tu es du Buc, toi, à la base ? Alors, d'Audrix. De la banlieue du Bug.
- Speaker #1
De la banlieue du Bug, oui. Je suis né à Périgueux. Effectivement, je crois que j'ai grandi à 800 ou 900 mètres du gouffre. Et aujourd'hui, je crois que j'habite à 100 mètres de l'entrée naturelle. Je n'ai pas beaucoup bougé.
- Speaker #0
Je suis très attaché. Rodrigue, c'est effectivement le lieu dit du gouffre.
- Speaker #1
C'est une commune sur laquelle est situé le gouffre.
- Speaker #0
Un très joli village d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui, un très joli village. Très attaché à ma terre.
- Speaker #0
Tu habites à Audrix eux-mêmes ?
- Speaker #1
À 100 mètres du gouffre. Ah oui, donc sur la commune d'Audrix. Pas sur le village. Non, pas dans le village. Sur la commune d'Audrix.
- Speaker #0
D'accord, ok. Alors, on va parler un petit peu de ton enfance et de ton parcours professionnel, parce que je crois qu'aujourd'hui, alors là aussi on va y revenir, mais tu es directeur ou je ne sais pas comment il faut dire, président directeur. C'est un titre. Ouais, du gouffre de Promessac depuis je crois deux ans, mais on va y revenir. Par contre, je sais que tu as un long parcours dans l'assurance. Alors, raconte-moi un petit peu comment ça s'est passé, ton enfance, jusqu'à les études.
- Speaker #1
Alors les études, ça va être vite vu, mais en tout cas, je peux te raconter ça. Ce que je te disais, je suis très attaché à ici. Alors, si on commence déjà avec mon arrière-grand-mère, je pense, elle a souvent me demandé qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand. J'étais minot, forcément. J'ai dit, je veux être monsieur. Déjà, tu vois, c'est passé par facteur, et ainsi de suite. Et ma grand-mère, plus tard, quand il a fallu que je parte sur Bordeaux faire des études, j'ai dit, écoute, si je ne réussis pas, ce n'est pas grave, je ferai maçon, je ferai un métier, en tout cas, qui me plaît, et je resterai vivre ici. Donc ça, c'était minot et quand je grandis.
- Speaker #0
À l'adolescence, quoi.
- Speaker #1
À l'adolescence, oui. Après, j'ai eu la chance de rencontrer mon épouse très vite, puisqu'on s'est rencontrés au lycée près de Cordille, à Sarla. On est toujours ensemble. donc on est parti à tous les deux sur Bordeaux. Donc moi, j'avais un bac électrotechnique, bac F3 autrefois. Et donc, je pars en BTS sur Talens. Et j'ai un bac plus deux, mais bac plus deux mois. Parce que je me suis vite rendu compte que ce n'était pas fait pour moi.
- Speaker #0
Tu n'étais pas étudiant ?
- Speaker #1
Non, non, non. Je n'étais pas étudiant. Alors, j'ai toujours eu des facilités, mais que je n'ai pas forcément mis à profit.
- Speaker #0
Ça ne veut rien dire.
- Speaker #1
Non, non, ça ne veut rien dire. On y a profité au bon moment. À cette époque-là, je te raconte ma vie. Oui, vas-y, vas-y. C'est intéressant. À ce moment-là, mon parrain, qui était éleveur de poulet, achète des vieux immeubles sur Bordeaux, les rénove. Quand je dis des vieux immeubles, c'est avec quatre murs en toit.
- Speaker #0
Des ruines, quoi.
- Speaker #1
Donc, il m'embauche en tant que manœuvre. Je vais faire ça pendant un an. À l'époque, l'armée était obligatoire. Là, on est dans les années 96. J'arrive sur mes...
- Speaker #0
La fin de la conscription obligatoire ?
- Speaker #1
Oui, mais bon, ça ne m'a pas du tout gêné. Donc, je fais mon armée et autant faire quelque chose d'utile et d'apprendre des choses. Donc, je choisis la gendarmerie. Et de là, je vais faire un an et demi. Je prolonge, c'était 12 mois.
- Speaker #0
À quel endroit, là, donc ?
- Speaker #1
À Blancfort.
- Speaker #0
D'accord, oui,
- Speaker #1
à Bordeaux. Oui, à Bordeaux. Et c'était important pour moi, justement, parce que Séverine faisait ses études là-bas. Donc, j'ai fait que je me sorte. Il fallait que je sorte dans les premiers pour pouvoir choisir mon affectation. Je pars à Bordeaux, ça se passe bien. Je rencontre des gens super sympas, un métier qu'on voit de dehors, mais qui, de l'intérieur, est intéressant.
- Speaker #0
En gendarmerie, c'est vaste ?
- Speaker #1
J'étais en brigade, mais j'étais sur un coin où ça bougeait pas mal.
- Speaker #0
La banlieue bordelaise ?
- Speaker #1
Oui, la banlieue bordelaise. Voilà, ça a bougé.
- Speaker #0
Non mais ça doit donner des valeurs de rigueur.
- Speaker #1
Oui, mais là t'es plutôt obligé.
- Speaker #0
Oui, mais voilà, c'est ça. Si tu les as pas, t'es obligé de les avoir. T'es plutôt obligé,
- Speaker #1
et puis on t'apprend à en avoir aussi.
- Speaker #0
Mais c'est plutôt pas mal aussi.
- Speaker #1
Oui, c'est une bonne expérience. Je dis pas ça pour toi, je dis ça globalement. C'est une bonne... Moi ça m'a pas martyrisé, c'est une bonne expérience. J'en retire beaucoup de choses.
- Speaker #0
D'ailleurs on parle beaucoup, excuse-moi je te compte. Non, je t'en prie. On revient aujourd'hui beaucoup sur l'idée du service militaire. Moi j'ai fait mon service militaire aussi en tant qu'au bas de l'échelle parce que je pouvais pas... Je devais faire une coopération à l'étranger qui a mal tourné. Je n'ai pas pu la faire. Et du coup, je me suis retrouvé à Périgaud, cinquième chasseur à l'époque. Et j'en ai un souvenir pas si mauvais, en fait. Parce qu'on rencontrait à cette époque-là, moi j'ai souvenir, des gens qu'on n'aurait jamais rencontrés dans sa vie, en fait. Si on n'avait pas fait cette action-là pendant quelques mois. Et bon, je trouve que c'est formateur. Humainement, c'est formateur.
- Speaker #1
Et la preuve en est, pas par rapport à la formation, mais... Tu dis qu'on rencontre des gens qu'on ne rencontrait pas forcément. J'ai revu au gouffre une personne avec qui j'avais fait mes classes. Je l'ai revu 30 ans après.
- Speaker #0
C'est rigolo ça.
- Speaker #1
C'est marrant.
- Speaker #0
Un truc que tu disais tout à l'heure, c'est marrant. À chaque fois, de tous ces épisodes, pour le moment, il y a un fil rouge. C'est le septième épisode aujourd'hui qu'on enregistre. Il y a un fil rouge à tous ces épisodes. Il y a un fil rouge à tous ces épisodes. c'est Le bâtiment et les travaux publics. Les sept épisodes, il y a quelqu'un proche dans les travaux publics. Alors toi, tu m'as dit que c'était tout à l'heure...
- Speaker #1
Ton papa et mon frère maintenant.
- Speaker #0
Ton papa et ton frère. Tous les épisodes qu'on a eus, il y avait les parents, les grands-parents qui étaient dans les travaux publics, qui ont construit. Je parle de ça parce que c'est super intéressant, parce qu'entreprendre, construire, travaux publics, travail, effort, il y a quand même des... plein de liens communs entre les personnalités que j'ai reçues jusqu'à présent. Je pense qu'il doit y avoir un fil rouge qui est cette notion d'exemple de travail, d'effort, de se retrousser les manches et d'avancer quand on veut entreprendre. Enfin, j'extrapole peut-être un peu, mais je pense que c'est une réalité.
- Speaker #1
Je pense que quand tu es entrepreneur, la valeur du travail, elle est importante. Et on s'appuie dessus. Moi, je ne suis pas beaucoup parti en vacances. Je crois que je suis parti deux fois. avant mes 18 ans. Mon père n'a jamais pris de vacances. Donc oui, c'est des valeurs qu'on t'inculque sans forcément le faire exprès, mais en tout cas, tu les retiens.
- Speaker #0
Alors qu'aujourd'hui, on est dans une société où on pense aux loisirs, aux vacances.
- Speaker #1
J'ai envie de te dire, heureusement, pour nos métiers. Oui, pour le métier, mais même pour nous-mêmes, pour notre équilibre. Ça a changé beaucoup, tout ça. Oui, il faut savoir. Après, tu as les caractères, tu ne les refais pas. Mais moi je pars du principe que t'as un temps pour tout, t'as un temps pour le travail, un temps pour ta famille, un temps pour le sport, un temps pour les loisirs. Ça je crois qu'il faut avoir cet équilibre-là, quand t'es entrepreneur, t'as des moments de doux, t'as plein de choses. Par moment, heureusement. Oui, alors ça c'est plus dur, mais couper de temps en temps, oui, ça peut faire du bien. Tu le sais, on peut s'appuyer aussi sur une équipe, sur des personnes à qui on a confiance.
- Speaker #0
Il faut savoir déléguer. On va revenir sur tout ça sur ton parcours, mais il faut vraiment savoir déléguer. Il faut savoir couper. Le problème, c'est qu'on coupe parfois physiquement, mais pas forcément dans la tête. Revenons à ton parcours. Qu'est-ce qui fait qu'on arrive à un moment donné à... Là, j'ai 20 ans. On s'arrête là. L'assurance après.
- Speaker #1
Je finis mon armée en juin 1998. C'était fait exprès pour démarrer ma saison...
- Speaker #0
Quand on gagne la Coupe du monde de football.
- Speaker #1
Pour démarrer ma saison 1998 au gouffre. En juillet. Et à partir de ce moment-là, je vais rentrer au gouffre de Promaisac. On est en 1998.
- Speaker #0
Alors ça, tu vois, je n'avais pas vu dans ton parcours.
- Speaker #1
1998, je rentre au gouffre. Et je vais y rester jusqu'en 2007.
- Speaker #0
Pour faire quoi ?
- Speaker #1
Alors, je démarre guide. Je commence guide touristique. Ensuite, je vais remonter un petit peu à la surface. Je vais m'occuper de l'accueil en billetterie. Et puis, je vais remonter encore un petit peu plus haut pour finir dans les bureaux.
- Speaker #0
À l'étage, là, je me souviens, le bureau d'un français qui va être ton bureau maintenant.
- Speaker #1
Alors moi je suis à côté et travailler avec Alain, Alain Francais c'est effectivement qui a dirigé le site, enfin on va en reparler je pense, qui est pour premier terme pendant de très longues années. Voilà début 2007 en fait je pars du gouffre, on va dire qu'à cette époque là j'ai 30 ans, j'ai fait un peu le tour, j'ai la naissance de ma fille en 2006, tu te poses des questions. Et puis à ce moment là tu parles de l'assurance, j'ai un ami qui rentre dans, on va pas dire de nom mais... dans un réseau salarié d'assurance. Tu dis ou tu ne dis pas, il n'y a aucune obligation. Non, il n'y a pas besoin. Et en fait, il me dit, sur le secteur du Périgord noir, il nous manque un conseiller, ça serait bien que tu viennes. Et il me vend bien le truc. Il me dit, tu vas voir les gens, tu leur présentes, tu n'es pas obligé de vendre. Moi, ça me va, je n'ai pas du tout un homme de commercial. Je dis, ok, ça marche. Donc, je pars du gouffre. Et là, partie dans l'aventure. Donc, je suis resté cinq ans dans ce réseau. Mais au bout d'un an, je me dis, même au bout de quatre mois, j'appelle Séverine, je lui dis, mais qu'est-ce que je fais là ? Ce n'est pas fait pour moi ce truc. Mais je m'accroche. Je m'accroche parce que derrière, il y avait des sortes de diplômes dans ces compagnies-là. Et tu avais notamment un diplôme par rapport à toutes les relations que tu pouvais avoir, les professionnels. Et très vite, je m'aperçois que c'est ce monde-là avec lequel j'ai envie de travailler.
- Speaker #0
Plus les pros que les particuliers. Oui.
- Speaker #1
Plus les pros parce qu'intellectuellement, c'est intéressant. Et puis, tu rencontres des chefs d'entreprise qui partagent comme on le fait aujourd'hui. Oui. un petit peu leurs problèmes, leurs expériences, problématiques. Et puis derrière, tu te dis, le chef d'entreprise, derrière lui, il y a une famille, il y a peut-être des employés, donc cette personne, elle mérite qu'on s'occupe bien d'elle. Donc là, voilà. Donc je reste cinq ans là-bas jusqu'à obtenir ce fameux diplôme. Si je suis trop long, tu me le dis.
- Speaker #0
Non, non, pas du tout. Non, non, mais moi, je regarde mon pitch derrière. Ok,
- Speaker #1
super. Il n'y a aucun problème. Et arrivé au bout de cinq ans, je te le dis, ce n'est pas fait pour moi, j'ai envie de partir et de vivre autre chose. à cette époque-là il y a Il y a une agence sur le secteur qui peut être rachetée, avec l'agent qui était présent pour s'associer. Et entre-temps, l'agent part et moi je monte à Paris, voir la direction commerciale du réseau des agents. Sauf que dans ces milieux-là, entre les réseaux, ils ne s'aiment pas trop. Entre le réseau salarié, le réseau d'agents, le réseau de courtage, ainsi de suite. Donc je savais que pour postuler, il fallait que je demande à ma hiérarchie. Et en postulant, je me dis, si je ne l'ai pas, si je reviens, ça va mal se passer. Donc, je monte à Paris, je passe l'entretien. Je me rappellerai d'ailleurs toujours, pas de tout, mais d'une objection qui m'avait été donnée à cette époque-là. Donc, je postule. Et puis, pendant cinq mois, il n'y a rien qui sort. C'était un peu bizarre. Et en fait, j'apprends qu'ils voulaient changer leur politique commerciale.
- Speaker #0
La compagnie, on peut la citer ou pas du tout ?
- Speaker #1
C'était Generali à l'époque. Il partait sur une idée de faire fonctionner des agences sans agents.
- Speaker #0
Déjà.
- Speaker #1
Déjà. Donc bon, pas de retour. En plus, tu passes devant des chasseurs de tête, ainsi de suite. Donc je l'appelle, la personne qui était à la RH. Il me dit, écoutez, non, on ne retient pas votre candidature pour deux raisons. Alors la première, elle m'a échappé. Et la deuxième, vous êtes trop commercial. Toi qui ne voulais pas faire de commercial et qui ne te sentais pas de fibre. Ok, mais ce n'est pas grave. Et donc, du coup, j'avais un plan B. Et je suis content, en fait. Je vais souvent y revenir dessus, mais je crois au destin. Ça veut dire que si ça ne devait pas se faire, c'est qu'il y avait une raison.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec ça.
- Speaker #1
Moi, j'y crois de plus en plus.
- Speaker #0
On ne force pas le destin, en tous les cas.
- Speaker #1
Non, je ne crois pas.
- Speaker #0
Je suis d'accord.
- Speaker #1
On peut provoquer la chance.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais le destin, si ça doit se faire, c'est que ça se fait. Et le contraire, ça ne se fait pas, ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord avec ça.
- Speaker #1
Et donc, j'ai eu la chance de rencontrer Michel Foucault. je le cite parce que Ce monsieur-là, il a créé le groupement Sofraco, donc un groupement de courtiers qui va avoir 40 ans l'année prochaine. Et lui, il était parti du principe qu'il fallait un travail à l'horizontale, pas à la verticale. Et ce monsieur, en fait, petit à petit, alors on est tous des indépendants, donc aujourd'hui on est à peu près 350 courtiers, tout ça avant notre structure, et ce monsieur-là, il m'a donné ma chance. Et ça, pour ça, je le remercie.
- Speaker #0
On se souvient beaucoup dans la vie des gens qui te donnent ta chance.
- Speaker #1
Et donc maintenant, ça va faire... Bientôt 13 ans, 12, 14, non 14 ans. 14 ans que j'ai créé ma société. Et là aussi, quand je suis parti de ce fameux réseau, on m'a dit, vous réussirez pas. Heureusement, je ne les ai pas écoutés. C'est toujours agréable,
- Speaker #0
les gens qui t'encouragent comme ça. Oui, oui. C'est trop souvent. Moi, quand j'ai créé mes guides, j'ai créé le guide du Périgord. Je fais une petite parenthèse, mais c'est exactement la même chose. Je suis parti au Pays-Bas commercialiser les premiers clients. Et donc, j'ai signé une grande partie d'entre eux à l'époque comme partenaire. Et le dernier que j'ai rencontré, alors tu dis, on se souvient de certaines choses. Et le dernier que j'ai rencontré, c'était une péniche à l'époque à Bayonne. Il m'a reçu, non seulement il ne m'a pas du tout suivi, mais en plus à la fin, il a eu la bonne idée. Alors que j'étais tout nouveau dans le métier, c'était mon deuxième guide à l'époque que je créais. Il m'a dit, votre truc, ça ne marchera jamais. Je me permets de vous le dire, ce n'est pas possible que ça marche. Bon, j'ai dit, écoutez, très bien. Je suis sorti de ce truc-là, d'abord, ça m'a quand même interrogé, bien sûr, parce qu'il y a toujours une part de vrai dans ce que disent les gens. Mais quand même, c'est un état d'esprit. Je me suis dit, je reviendrai le voir dans plusieurs années, je vais lui prouver que ça va marcher. C'est le truc qu'il ne fallait pas me dire. Je crois qu'il me fallait ça pour aiguillonner le truc. Le côté challenge, c'est hyper challenge. Je l'ai revu, je ne l'ai pas revu, mais ce qui est très drôle, c'est qu'il a travaillé avec nous trois ans plus tard. Pas pendant longtemps, parce que lui, il a disparu, par contre. Avec tout le reste, il a bien sûr disparu de son affaire. Oui, bien sûr. Voilà, parce que bon, après, ces affaires de chambre d'hôte sur des péniches, c'est jamais tout à fait évident comme modèle économique. Mais c'est drôle, les souvenirs qu'on a comme ça. Alors là, ce n'est pas quelqu'un qui m'a donné ma chance, j'en ai eu aussi, mais c'est quelqu'un qui m'a fait cette réflexion-là en me disant « Oh là là, mais votre truc, ça ne va pas le faire. » Et j'ai eu plusieurs étapes comme ça, assez négatives, qui m'ont boosté. Donc, j'entends bien ce que tu dis, c'est super intéressant. Alors, le cabinet d'assurance, c'est un cabinet d'assurance ?
- Speaker #1
Oui. Physiquement,
- Speaker #0
c'est au bug ?
- Speaker #1
Oui, c'est au bug. Alors, on travaille principalement, je dirais, à 95% avec des professionnels.
- Speaker #0
Oui. Donc, on n'a pas pignon sur rue.
- Speaker #1
C'est des bureaux. Ce n'est pas l'objectif, exactement. C'est des bureaux, puisqu'on se déplace à chaque fois chez les clients qui nous font confiance et que l'on suit.
- Speaker #0
Donc, j'ai vu que vous faisiez, j'ai regardé un petit peu de la... Protection sociale du dirigeant, rémunération, statut de l'entreprise, bilan retraite, études collectives.
- Speaker #1
Aide à la liquidation des droits retraite aussi. J'ai une anecdote là-dessus.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Si on parle du gouffre, on va peut-être revenir dessus. Le gouffre, ça va être notre fil rouge ensuite. Romain, que tu as dû connaître si tu es venu au gouffre, qui a travaillé je pense 36 ans à peu près.
- Speaker #0
Alors ça ne me parle pas. 36 ans.
- Speaker #1
Romain, il est rentré. 36 ans. 36 ans en tant que guide. Je l'ai forcément croisé. Tu l'as forcément croisé. Et donc, il devait partir à la retraite. Avec les réformes, tu sais, on lui a allongé un petit peu la durée de temps de travail. Et à un moment donné, ils vont se poser la question. Romain, quand est-ce que tu pars ? Que nous, on puisse aussi recruter derrière.
- Speaker #0
Laisser la place aux autres. Oui,
- Speaker #1
laisser la place aux autres. Mais il lui tardait de partir, je te rassure. Il avait aussi envie d'en profiter. Et donc, il me donne son relevé de carrière. Donc, il devait partir au mois d'octobre.
- Speaker #0
Et je lui dis, écoute, j'ai à la fois une bonne nouvelle pour toi et une mauvaise pour nous. Tu peux partir en avril, si tu as ces documents-là. Et donc, du coup, il est parti six mois avant. Voilà l'anecdote.
- Speaker #1
D'accord. Donc, tu t'occupes de tout ce... Je regardais toutes ces choses-là, santé, prévoyance, épargne, épargne-retraite. Oui, alors je ne suis pas seul. Oui, alors vous êtes combien ?
- Speaker #0
On est trois. J'ai une équipe, je travaille avec Elodie et Aurore.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Aurore qui est dans la partie, on va dire, commerciale aussi.
- Speaker #1
Et tu continues là ?
- Speaker #0
Je continue, bien sûr, oui, bien sûr, bien sûr. Donc,
- Speaker #1
tu as vraiment deux casquettes.
- Speaker #0
Oui. Vraiment deux casquettes. J'ai Aurore, partie commerciale, et Elodie, qui est la partie administrative, tout ce qui est back-office pour nos clients. Par contre, j'ai deux bras, deux jambes et une tête. On en parlait tout à l'heure, savoir déléguer. C'est important.
- Speaker #1
Et d'autant plus maintenant, je pense. Oui,
- Speaker #0
d'autant plus maintenant. Oui, bien sûr. Après, je partage mon temps. On reviendra sur le gouffre après pour t'expliquer la façon dont on fonctionne. Mais je partage mon temps 50-50, on va dire. Mais effectivement, c'est important d'avoir de bonnes équipes.
- Speaker #1
50-50, d'accord. Ok, c'est intéressant ça. Je pensais, tu vois, spontanément, je me disais, tu vas être beaucoup plus sur le gouffre maintenant que sur le... Non,
- Speaker #0
alors j'ai vécu là 4 mois un peu compliqués et être tout le temps sur le gouffre parce que Charlène, qui m'épaule, était en congé maternité et qu'on vient de faire un gros projet. Voilà, on a... On va reparler de ça, je l'ai noté ça. Ça a demandé un suivi régulier, c'était pas rien. Mais oui, après sinon c'est du 50-50. Donc ça demande quoi ? Une bonne organisation ?
- Speaker #1
Une bonne délégation, ce qu'on disait.
- Speaker #0
Bonne délégation, ça demande quoi ? Ça demande ce que tu disais aussi, c'est que si tu délègues, il faut des personnes dans qui tu peux avoir confiance.
- Speaker #1
Nécessaire.
- Speaker #0
Et c'est le cas aujourd'hui, donc moi je les remercie.
- Speaker #1
Et ça c'est de l'or.
- Speaker #0
Oui, c'est de l'ordre. Avoir,
- Speaker #1
pouvoir se reposer avec confiance sur des personnes, il n'y en a pas beaucoup, je pense. Non, c'est important. C'est important. Avoir ce rôle-là.
- Speaker #0
L'humain est le plus compliqué aujourd'hui. Et quand tu as cette chance-là, ça n'a pas de prix.
- Speaker #1
Alors, tu mets sur ton profil LinkedIn, entrepreneur engagé.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Dis-moi, ça m'a super intéressé.
- Speaker #0
Parce qu'un entrepreneur qui ne l'est pas, ce n'est pas un entrepreneur. C'est peut-être un pléonasme, je ne sais pas. C'est un pléonasme alors. Ça doit être ça. Un entrepreneur est forcément engagé. Engagé dans ce que je fais. Souvent, on me pose la question, tu fais quoi toi dans la vie ? Alors, moi, ça veut dire que je ne fais rien. On me dit que c'est un super métier. Je suis touriste. Oui, je suis touriste. Mais en fait, non, j'ai changé maintenant. Je prends du plaisir. C'est comme tu me disais tout à l'heure, on a parti et tu travailles, mais tu n'as pas l'impression de travailler. Donc ça, c'est super important. Quand tu te lèves le matin et que tu n'as pas envie d'y aller, ça devient compliqué. Donc, engagé, oui, dans ce que je fais, parce que j'ai envie de bien faire. Et tu le disais, quand tu as des équipes, c'est important aussi de montrer l'exemple. Elles ont des familles. Donc, oui, engagé dans ce que je fais.
- Speaker #1
Alors, tu vois, on dit, il y a toujours ce lien pour moi avec le bâtiment, parce que tu accompagnes les personnes qui pâtissent leur entreprise, qui... L'entrepreneuriat, le bâtiment, construire quelque chose, construire sa vie tout simplement professionnelle. Tout ça est très lié. Alors, moi, j'ai la chance de savoir avant de te poser la question, mais je voudrais qu'on explique quand même, on va arriver tranquillement sur le gouffre de Promessac, qui est une histoire de famille, mais je tiens à le dire, de famille avec un S. de plusieurs familles, enfin d'au moins deux. Tu peux les créer de deux façons,
- Speaker #0
deux ou des deux X.
- Speaker #1
C'est ça, de deux familles. Donc on va essayer de revenir aux origines de l'aventure et ensuite de te positionner dans cette aventure, d'expliquer qui tu es par rapport à ce gouffre. Alors toi, on recadre les choses, tu es entrepreneur aujourd'hui dans l'assurance, chef d'entreprise au Bug avec deux collaboratrices. Par ailleurs, donc tu as pris la direction il y a deux ans du gouffre de Promessac, mais ce qu'il faut pour expliquer aux auditeurs et à tous ceux qui, j'espère aussi, voudront aller vite le visiter une fois qu'ils nous auront écouté, c'est d'expliquer d'où vient, pas d'où vient ce gouffre, mais quelles sont les origines de ce gouffre et de l'aventure qui s'est construite autour de ce gouffre. Alors moi j'ai noté deux, trois choses et tu vas me confirmer. Et comme tu m'as dit tout à l'heure, tu m'as dit j'ai pris des notes parce que je peux oublier des trucs. Non, non, mais c'est important. C'est important, mais c'est vrai que le gouffre, moi, j'ai vu que l'histoire a commencé à peu près au 18e siècle avec tout un tas d'abord de mythes et de légendes autour, en fait. Est-ce que tu peux déjà là-dessus...
- Speaker #0
Je peux te confirmer.
- Speaker #1
Me raconter deux, trois choses. Je peux te confirmer. Avant qu'on parle de toi, on parle de ce qui était avant toi, en fait. Oui, et puis pour le coup, très longtemps. Effectivement,
- Speaker #0
au 18e siècle, oui, on parle déjà de Ausha. On ne parle pas du gouffre, c'est l'oukro, c'est le trou en patois, enfin en occitan. Et l'oukro Ausha, alors j'espère qu'on ne m'en voudra pas trop, mais Ausha, ça voudrait dire très méchant. Voilà, donc c'était le trou méchant. à l'époque, le trou méchant.
- Speaker #1
J'espère qu'on ne m'en voudra pas, parce que ce n'est pas forcément...
- Speaker #0
Je ne parle pas très bien au critère. Mais c'est vrai que ça sonne bien. Ça sonne bien, ça sonne bien. Et donc oui, effectivement, il y a eu plusieurs... Alors, des légendes, des personnes qui voyaient sortir du feu, de la fumée. Alors la fumée, tu l'expliques, c'était la condensation, il fait 14 degrés dans le gouffre. Donc l'hiver, forcément, il y avait de la vapeur d'eau qui sortait. Donc les gens s'en servaient comme des potoirs. tu avais la route autrefois ou le chemin on peut dire plutôt le chemin, pas la route, qui reliait Sarlat à Bergerac, qui passait à proximité. Donc tu avais des diligences qui passaient à proximité, dans un bois.
- Speaker #1
Donc tu avais des attaques de brigands. Plein d'interrogations, d'inquiétudes, de mythes.
- Speaker #0
De mythes, il y a des gens qui pouvaient être jetés à l'intérieur. On dit que le seigneur de Limeuil aurait été jeté par les serfs à l'époque. On a retrouvé un bout de crâne humain, donc il y en a bien un qui est passé en bas. Ou tombé par inadvertance. Oui, aussi, ça peut, ça peut. Et puis après, à l'époque, il faut bien se remettre dans le contexte que le monde souterrain, on ne le connaissait pas. On ne le connaissait pas. Donc c'est vrai que je pense que des contes ou des histoires, lors de veillées, il y a dû y en avoir pas mal. Oui,
- Speaker #1
c'est comme tout ce qui est, à l'époque, comme le ciel ou le monde souterrain, tout ce qui est inconnu suscite... Fantasmes et mythes et interrogations.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Parce qu'à l'époque, scientifiquement, on n'avait pas les moyens, les capacités, les moyens techniques.
- Speaker #0
Aussi.
- Speaker #1
Pour le coup, certainement beaucoup. De creuser, c'est le cas de le dire là aussi, de pouvoir rentrer dans cette entre et de la découvrir. Alors ensuite, ça c'est le XVIIIe siècle.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'ai regardé, donc il y a toutes ces légendes sur ces périodes-là. J'ai regardé ensuite dans le déroulé de l'histoire le vrai commencement de l'histoire du gouffre en tant que produit touristique qui va être commercialisé ensuite. Elle commence en 1907 je crois.
- Speaker #0
Exactement, le 10 mars 1907. Il faut expliquer et pour comprendre, c'est que le trou au Moyen-Âge, ils ont essayé de le boucher. Et quand ils se sont aperçus que c'était impossible, ils ont bâti des voûtes sur le trou. Et avec le temps, la végétation a repris le dessus. Pour éviter qu'on y tombe en fait. Pour éviter qu'on y tombe et pour l'oublier. Pour l'oublier. Et pendant plus de 100 ans, le trou a disparu. Tu avais seulement une croix en bois qui marquait à peu près l'endroit où était le trou. Et les voûtes se sont effondrées à un moment donné. Et c'est à partir de ce moment-là que M. Frances... a demandé, qui était le propriétaire là où se trouvait le trou du terrain, à Gabriel Gallou de descendre, voir ce qu'il y avait dessous. Un puissatier. C'était un puissatier qui habitait aux Aisy, qui avait également un restaurant, mais qui était connu pour être un peu casse-cou, parce qu'il faut se mettre dans le contexte. Tu as un trou, tu ne sais pas trop... Tu connais pas la profondeur. Et ce monsieur, il est descendu dans une barrique en bois, accroché à une corne, et comme éclairage, il avait une bougie.
- Speaker #1
Et c'est des ânes qui tiraient en haut ? Ah non, lui, c'est un travail manuel.
- Speaker #0
Quand ils sont descendus, il n'y avait pas encore...
- Speaker #1
Il ne faut pas que ça tombe en panne. Autrement,
- Speaker #0
il reste en bas. Oui, je pense qu'ils avaient prévu ce qu'il fallait, pour l'époque, en tout cas.
- Speaker #1
Il y a eu des risques quand même.
- Speaker #0
Je pense que oui.
- Speaker #1
Je pense que tout n'était pas maîtrisé à 100%. À l'époque, ils ne se posaient pas autant de questions que nous. Oui, c'est clair.
- Speaker #0
Ils ne se posaient pas autant de questions que nous. Donc voilà comment a eu lieu la découverte, le début de l'histoire, en mars 1907.
- Speaker #1
Donc lui, il est descendu. Et là ? Il a mis quoi ? Une bougie ?
- Speaker #0
Alors ouais, c'était une bougie. Et il a découvert ? Forcément, en descendant, je t'ai expliqué qu'ils avaient essayé de le boucher. Donc t'avais un cône de monticule. Donc tu descends dans le noir, une bougie, tu vois ce que ça donne. Bon, mais t'atterris, biribing, il tombe du tonneau. Voilà, et bon, ça c'est bien terminé. Et moi, ce que j'adore, et ce qui est noté dans les livres, tu vois, je vais même le reprendre sur ce que j'ai noté, mais cette phrase, je la trouve extraordinaire. « Cela dépasse l'imagination la plus féconde. » Je ne peux vous le décrire. Et ça, je trouve ça super. La pensée qu'il a eue à ce moment-là, je la trouve géniale.
- Speaker #1
Donc ensuite, il est remonté et il a effectivement raconté ça...
- Speaker #0
Ben oui, au propriétaire. A Monsieur Pierre Francais, c'est ça ? Voilà, exactement. Le prénom, c'était Pierre. Et donc, pour expliquer un petit peu la petite histoire, tu parlais de deux familles. Effectivement, il y avait la famille Soulier. La famille Soulier. Et là, c'est Gustave. Exactement. Et Gustave, en fait, c'est mon arrière-grand-père. Voilà, parce que le gouffre est situé sur les deux terrains, famille française et famille soulier.
- Speaker #1
Quelle histoire !
- Speaker #0
Ouais, quelle histoire !
- Speaker #1
Quelle histoire incroyable ! Tu vois, on est vraiment pile dans la thématique de ce podcast. Histoire d'entrepreneuriat, histoire de famille, tout ça lié à un site touristique. T'es le parfait candidat ! Je sais pas ! C'est nickel ! En tout cas, ça me fait plaisir de partager ça avec toi. Alors, là on est donc au début du XXe siècle. Toi, quand tu es né, quand tu as commencé à grandir, à quel moment on t'a parlé de cette histoire ? Tu as toujours vécu avec des petits ou des adolescents ? Tu y es allé dès le départ, au début, quand tu étais petit ? Oui,
- Speaker #0
c'était mon air de jeu. Il y en a qui ont des airs de skate. Moi, c'était mon air de jeu. Je n'étais pas très, très loin. Je t'ai dit, j'ai grandi à 800 mètres, 900 mètres à peu près. Donc, j'allais souvent dans ce parc. Alors, pas minot, mais 10 ans, 11 ans, c'est là où je suis rentré au collège. Donc, on va dire 7, 8 ans. Oui, j'allais déjà au gouffre pour m'amuser. Clairement, pour m'amuser. Je descendais à l'époque avec Guitou. Guitou, ça a été un guide qui a travaillé de nombreuses années au gouffre. Un personnage. Voilà, un personnage. Donc ça, j'ai des flashs. J'ai certains flashs de tout petit.
- Speaker #1
Donc, dès tout petit, tu es dans le gouffre, de façon de parler.
- Speaker #0
C'est un air de jeu. C'est ton quotidien, à peu près. C'est mon quotidien. Alors, je n'y vais pas tous les jours. Mais voilà, j'aime bien y aller.
- Speaker #1
Revenons sur l'histoire du gouffre. Il est découvert en 1907. Qu'est-ce qui se passe ensuite ? Quand est-ce qu'il va ouvrir au public ?
- Speaker #0
1908, un an après, il décide de l'ouvrir au public. Donc là, il crée une nacelle.
- Speaker #1
C'est pas fin mai d'ailleurs ?
- Speaker #0
Pardon ?
- Speaker #1
C'est pas fin mai qu'il a ouvert ? J'ai cru le voir l'autre jour. En regardant la date, il me semblait que c'était...
- Speaker #0
Tu le sais mieux que moi.
- Speaker #1
Non, je ne sais plus.
- Speaker #0
Tu le sais mieux que moi.
- Speaker #1
Un mois après, tu me dis de toute façon. Non, non. Un an après,
- Speaker #0
1907-1908. Non, ce n'est pas leur première visite. Donc là, c'est par en haut. Oui, tu n'as pas le choix. L'entrée naturelle est forcément située à la verticale au-dessus. Donc, il y a 52 mètres de descente. Tu as 12 mètres à peu près de cheminée, donc de roche. Et après, tu arrives dans la salle qui fait 40 mètres à peu près de haut. Et on va dire 60 mètres dans la partie la plus large, en bas. Donc, effectivement, ils descendent avec une nacelle. Autrefois, à l'époque, c'est un treuil et un manège. Et c'est un cheval. Tu parlais de cheval tout à l'heure. Et c'est le cheval qui va faire monter et descendre la nacelle. Et j'ai envie de dire un petit peu... Comme l'eau sans humeur. Tu pouvais avoir des à-coups. Je pense qu'il fallait mieux s'accrocher. En tout cas, il n'y a jamais eu d'accident. Jamais d'accident. Donc, 1908, première visite. Arrive la guerre, 14-18. Ça s'arrête. Après, ça va redémarrer dans les années 20, en 1924. Il redémarre. Toujours pareil avec le même système. Bon là, après, le cheval, il va être remplacé. Non, il n'est pas remplacé. Après, non, c'est par rapport à l'électricité. Il va y avoir une génératrice, ainsi de suite. D'accord. Tu me dis si je vais trouver tout le temps. Non, c'est bien. Seconde guerre mondiale, ça s'arrête à nouveau.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Dans les années 50, tout début 50, ils arrêtent la nacelle. Et ils décident de construire deux ascenseurs. Voilà, qui rentre dans la cheminée. Ah,
- Speaker #1
j'avais pas ça. Ouais,
- Speaker #0
mais alors tu l'as pas, c'est normal, parce que ça a duré deux ans, je crois, même pas. Jugé trop dangereux.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc ça a été un fiasco, donc ça s'arrête. Et partant de là, à l'époque, c'est M. Monfrangias qui s'occupait du syndicat initiatif du BUG.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc tu vois, on arrive en 56, donc il s'est passé un petit peu de temps, ils baissent pas les bras et ils vont décider de percer le fameux tunnel par lequel on accède aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, alors là, c'est des travaux... Pas pharaonique, mais quand même... Pour l'époque,
- Speaker #0
tu as 110 mètres de tunnel dans la roche pure. Tu sais ce que c'est du calcaire, c'est costaud. Tu as 70 mètres à l'air libre à sortir. Donc ils vont réunir des fonds en faisant appel... Parce qu'à travers Promeissac, même si c'est une propriété privée, il y a une société qui gère le gouffre avec des actionnaires et qui ne sont pas forcément propriétaires des terrains. Donc ils récoltent des fonds et avec ces fonds-là, ils vont percer... ils vont percer le tunnel.
- Speaker #1
Donc là, pour nos auditeurs, parce qu'aujourd'hui, c'est cette configuration qui existe toujours, on va refaire le point là-dessus après, on a un accès, au lieu de passer par en haut, par le toit, j'allais dire, par le plafond, on passe par le côté, et on descend doucement, par une rampe douce, jusqu'à... jusqu'à une mi-hauteur du gouffre. Après, je crois qu'il y a une plateforme qui a été réalisée.
- Speaker #0
Exactement. Tu as une vue d'ensemble du gouffre, et après, tu as une cinquantaine de marches pour descendre. Et après, tout est pratiquement de plein pied au fond du gouffre.
- Speaker #1
Alors là, on va parler de l'exploitation après, mais je le dis parce que là, je l'ai vécu. Moi, c'est vrai que ce moment... C'est marrant, j'ai un souvenir du gouffre de Promessac où j'ai emmené ma fille petite. Et qu'elle nous tenait la main bien fort, parce que quand tu es dans le tunnel, que tu descends, les enfants ont un petit peu d'appréhension. Et ce côté, comme tu disais tout à l'heure, au Wahoo, c'est exactement ça, quand ça s'allume. Je crois qu'il y a eu un début d'histoire au début de voix off, et après ça s'allume. À l'époque, le scénario doit changer régulièrement. Oui, il change.
- Speaker #0
Les derniers datent de 2019. Mais c'est vrai que c'est super. Mais aujourd'hui, tu as, on va dire, un son et lumière qui rappellent l'histoire. du gouffre, donc la voix off dont tu parles. Et tu as un second son et lumière qui est plutôt axé sur la formation du gouffre, avec les chaos, les éboulements de roches, les choses comme ça. Et chaque visiteur, en fait, voit les deux, soit d'en haut, soit d'en bas. Tu as toujours la projection des deux sons et lumières.
- Speaker #1
Il me semblait, mais peut-être que je fabule, qu'il y a eu une période... Il n'y a pas eu une période, alors je ne sais plus si c'est avant le tunnel ou pas, de fermeture, où ça a été... Non, depuis le tunnel, c'est toujours ouvert. Ça a toujours été ouvert depuis ?
- Speaker #0
Depuis le tunnel, ça a toujours été ouvert. Les fermetures, c'est celles qu'on disait tout à l'heure, les guerres mondiales.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et l'arrêt de l'ascenseur.
- Speaker #1
Donc le tunnel, bien sûr, ça paraît évident, a amené le nombre, en nombre de visiteurs, parce qu'évidemment, par le haut, par l'ascenseur, entre guillemets, c'était quelques personnes par quelques personnes. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. La première nacelle, c'était deux visiteurs. Aujourd'hui, c'est 11, jusqu'à 11 visiteurs. On en reparlera. On en reparlera parce que la nacelle,
- Speaker #1
elle a disparu. Enfin, elle a disparu en termes de visite.
- Speaker #0
Et elle est revenue.
- Speaker #1
On va en reparler de ça.
- Speaker #0
C'est un bon coup de génie, on va dire. Donc oui, il y a eu deux. Maintenant, onze. Les ascenseurs, tu avais deux cabines, mais ils devaient monter à 5-6. Pas plus. Effectivement, c'est vrai qu'aujourd'hui, on peut descendre jusqu'à une cinquantaine, soixantaine de personnes en période estivale.
- Speaker #1
À quel moment, toi, en tant que jeune garçon, tu as Tu as compris, découvert, compris le rôle joué par tes ancêtres. À quel moment tu en as pris conscience, vraiment ? Parce que, ok, que ce soit un terrain de jeu, comme tu disais, à ce moment-là, je ne pense pas qu'on est complètement là-dedans. Mais à quel moment tu as eu la conscience de cet « héritage » familial ? Le procès, il s'est fait comment ?
- Speaker #0
Alors, assez tôt. Je dirais assez tôt, parce que moi... Je te parlais tout jeune, entrepreneur TP, être soignant, tu n'as pas forcément des horaires fixés, adaptés. Donc j'ai beaucoup vécu, entre guillemets, parce qu'on habitait à 100 mètres de mes parents, mais mes grands-parents habitaient juste à côté. Donc j'ai beaucoup vécu avec mes grands-parents, étant petit, à l'école primaire. Oui, donc ils te racontaient. Voilà, donc eux me racontaient. Après, j'ai envie de dire que là où je me suis vraiment investi, c'est quand j'ai commencé à y travailler, pour de vrai, donc en 98. Même si je suis parti du gouffre en 2007, je suis parti du conseil d'administration. Il y a un conseil d'administration, donc je ne l'ai jamais vraiment quitté. J'ai toujours pu suivre l'évolution de ce site. Et puis d'habiter à côté, forcément, tu y penses un peu tout le temps.
- Speaker #1
Et est-ce que tu ressens justement aujourd'hui une... Parce qu'en fait, le gouffre n'est jamais sorti des familles.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Est-ce que tu ressens une responsabilité particulière ? Non, mais certainement plus que si tu étais un directeur nommé. D'ailleurs, il y en a eu un, je crois. Si, il y en a quand même eu un. Oui,
- Speaker #0
il y en a eu un. Il faut croire au destesse qu'on disait tout à l'heure. Non, mais je crois que oui, Alain, il a dirigé le site. Lui, il a fait toute sa carrière.
- Speaker #1
Il a fait quoi, 30 ans ?
- Speaker #0
Il est rentré à l'âge de 18 ans. Il est parti à la retraite. 40 ans, quoi. Voilà, une quarantaine d'années, 42 ans, peut-être. Moi, je l'ai beaucoup connu. Il a commencé guide. Et on va dire qu'il a dû prendre... Alors, il a commencé à travailler avec Madame Duré, qui était l'ancienne directrice. On va y revenir dessus aussi, si tu veux. Alors, pour expliquer un petit peu, pour la chronologie, je te parlais tout à l'heure de M. Monfrangias, syndicat d'initiative.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ce monsieur fait le trou et après malheureusement est décédé. C'est monsieur Laville qui a repris le flambeau au niveau du syndicat d'initiative et donc au niveau du gouffre. Et monsieur Laville était le papa de madame Duré. Donc eux sont actionnaires du site. Et c'est madame Duré qui a repris la relève de son papa. Alain est entré. Donc madame a été directrice, Alain un sous-directeur. Et après petit à petit dans les années 90, Alain va devenir directeur du gouffre.
- Speaker #1
et donc a marqué à l'un pour le coup l'histoire du gouffre l'histoire contemporaine je dirais parce qu'il a été directeur pendant une quarantaine d'années la responsabilité particulière que tu ressens en tant qu'aujourd'hui directeur de ce site
- Speaker #0
Alors déjà, ce n'est pas un fardeau. Moi, je le prends comme un challenge. Un challenge, oui. Un challenge. Parce que quand tu passes derrière Alain, ce n'est jamais facile. On disait que j'avais deux métiers.
- Speaker #1
Donc on a une façon hybride de travailler.
- Speaker #0
Parce qu'Alain a fait beaucoup pour le gouffre, tu le sais très bien. C'est un personnage quand même. Dans le milieu du tourisme, il a toujours été novateur.
- Speaker #1
Les sites en Périgord.
- Speaker #0
Exactement, ça démarre en 1989, la première association. Donc il a toujours été novateur. On parlait de la nacelle. Donc 1994, la remise en service de la nacelle. Bon, il fallait y penser. Donc c'est quand même un challenge derrière. Donc Alain est parti à la retraite. Il continue à suivre ça de plus ou moins loin parce qu'il est quand même au conseil d'administration.
- Speaker #1
D'ailleurs on le salue s'il écoute ce podcast parce que peut-être qu'il l'écoutera je ne sais pas. Mais bon moi en tous les cas je le salue parce que je l'ai quand même fréquenté et côtoyé professionnellement pendant une bonne vingtaine d'années.
- Speaker #0
Ça ne m'étonne pas. Donc aujourd'hui il continue à donner des conseils mais il nous laisse libre de nos actions aussi et des choix que l'on est amené à faire pour le gouffre. alors je dis « on » . Tu vas comprendre, façon hybride de travailler. Je m'occupe, au niveau de la direction générale, j'ai partagé les missions, entre la mission stratégique et l'émission opérationnelle. Je m'occupe de tout ce qui est partie stratégique. La partie opérationnelle, c'est Charlène, la fille d'Alain, qui m'a rejoint dans l'aventure il y a deux ans, et qui s'occupe de la partie opérationnelle. C'est ce qui me permet, moi aussi, de pouvoir avoir mes deux activités.
- Speaker #1
Alors, reprécisons un peu les choses. Comment ça se passe le moment où on te propose de reprendre la direction ? C'est parce que tu es dans l'assurance. Certes, le couffre fait partie de ton histoire depuis que tu es tout petit. Mais voilà, comment ça se passe ? Parce que c'est quand même une responsabilité. Tu reprends un lieu qui fait partie de ton histoire, mais c'est quand même une sacrée responsabilité.
- Speaker #0
Oui, la chance que j'ai... c'est d'y avoir travaillé très jeune. J'ai commencé les premières saisons à l'âge de 16 ans et j'ai envie de dire que je suis passé partout. Je ne connais pas par cœur. Aujourd'hui, au niveau de la technologie, je serais certainement dépassé. Mais en tout cas, l'histoire, le fonctionnement du gouffre, je le connais. Donc ça, c'est déjà le premier point. On ne part pas dans l'inconnu. Voilà, ça c'est le premier point. Le deuxième point, pour t'expliquer un petit peu, tu me demandes comment c'est venu. Alain, en fait, il prépare sa retraite. Deux ans avant, je suis dans le conseil, donc deux ans avant son départ en retraite.
- Speaker #1
Est-ce que c'est une suite logique, c'est ça ma question en fait ?
- Speaker #0
Oui, je crois. Oui, c'est une suite logique.
- Speaker #1
Est-ce que c'était une évidence ?
- Speaker #0
Non, pas du tout.
- Speaker #1
Oui, d'accord.
- Speaker #0
Pas du tout, pas du tout, pas du tout. Mais on l'a dit tout à l'heure, croire au destin. Voilà. 2020 prépare sa retraite. Donc, je t'ai dit qu'il y a un conseil d'administration.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, il y a un président.
- Speaker #1
C'est une SA en fait ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et en fait, c'est une SS. D'accord. Non, une SA, une SA. Et Alain prépare sa retraite. Donc, il est président et directeur général. Donc moi je lui dis écoute j'ai mon activité, je ne peux pas me consacrer au gouffre, mais prendre la présidence du conseil d'administration, oui en fait tu chapotes le directeur et la personne que tu mets sur site pour le faire fonctionner. Donc deux ans avant, je postule quand lui démissionne et je les remercie le conseil.
- Speaker #1
Alors je t'aurais demandé, excuse-moi je te coupe, pourquoi tu as accepté cette aventure, mais en fait tu ne l'as pas accepté, tu as postulé.
- Speaker #0
Alors, j'ai accepté, mais... Réglementairement, il faut postuler. Et c'est soumis à un vote.
- Speaker #1
Tu l'as fait par choix.
- Speaker #0
Bien sûr, c'est un choix dès le départ. Tu n'étais pas tombé dessus, tu t'es dit,
- Speaker #1
oulala, mon dieu.
- Speaker #0
Non, c'est un choix. Tu n'as pas hésité ? Non, je n'ai pas hésité.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Non, pas un seul instant.
- Speaker #1
Donc, tu as postulé ?
- Speaker #0
Je postule.
- Speaker #1
Ok,
- Speaker #0
on en est là. Je remercie le conseil, puisqu'il n'était pas obligé d'accepter ma postulation, même si j'étais le seul. Je postule, et la contrepartie, c'est qu'il faut avoir un directeur général. Donc, tu en as parlé brillamment tout à l'heure. Donc là 2020 il me demande, donc 2022, je suis en 2022 à la suite de l'Assemblée Générale, donc je deviens président et il y a un nouveau directeur qui est nommé, que Alain a accompagné pendant six mois et ce directeur en 2023 m'annonce qu'il s'en va, donc on est en août et moi il s'en va en octobre, donc j'ai deux mois, j'ai une fenêtre de tir de deux mois pour trouver une solution compliquée, donc j'ai deux possibilités.
- Speaker #1
C'est malheureusement dans le... Nos vies professionnelles, ce sont des problématiques courantes, d'avoir des moments challengeants.
- Speaker #0
J'ai envie de te dire que là... On s'en passerait peut-être ? Alors, on s'en passerait, oui. À l'instant, tu ne te poses pas la question, mais en fait, tu te rends compte que c'est un mal pour un bien. Ce départ, c'est un mal pour un bien.
- Speaker #1
Ça te permet de te poser, de réfléchir, d'analyser les choses et de trouver des solutions.
- Speaker #0
Et ça permet de te raconter l'histoire que je te raconte aujourd'hui. Sinon, je ne te la raconterais peut-être pas de cette façon-là.
- Speaker #1
Ce n'est pas faux.
- Speaker #0
Donc, j'ai une fenêtre de tir de deux mois. C'est soit j'embauche une personne que je connais avec les compétences pour diriger le site qui est attachée au Périgord et attachée à Promesac. Je la connais, cette personne. Sauf qu'elle a fait sa vie professionnelle ailleurs. dans le 64 au Pays Basque et que même si elle a envie de revenir elle a sa situation familiale et ses enfants et elle me dit non ce que je comprends parfaitement et à ce moment là je dis écoute la deuxième solution quand je te dis écoute je me parle à moi même tu écoutes, tu as la deuxième solution c'est une réorganisation en interne où tu t'appuies sur des personnes qui connaissent déjà le fonctionnement du site où tu peux confier la partie opérationnelle et toi tu t'occupes de la partie stratégique et gestion et c'est cette solution là que l'on va retenir et en même temps donc Charlène postule pour entrer dans l'effectif du gouffre.
- Speaker #1
Ce que tu dis là c'est super intéressant parce que la problématique professionnelle qui arrive un jour t'oblige à te remettre en question de te poser Merci. des questions, et des bonnes questions, et autant que possible les bonnes, et parfois va te créer des opportunités, parce que c'est des questions que tu ne te serais peut-être pas posées si ça avait tout roulé normalement, entre guillemets. Et ça c'est souvent ce côté challenging qui est intéressant, qui peut être pénible et difficile à vivre, mais qui peut parfois, si on s'organise bien, déboucher sur des opportunités. C'est ça qui est intéressant. Alors Charlène, c'est la fille d'Alain, C'est pas... Tu ne vas pas me dire le contraire, je ne pense pas, mais ça se passe bien la collaboration avec elle ? Oui, ça se passe bien. C'est naturel ? C'est complètement naturel. Parce que je ne la connais pas, Charlène.
- Speaker #0
Charlène, elle habite à 500 mètres de chez moi. Donc, tu vois, on est chacun du côté de l'entrée naturelle. On n'a pas trop bougé. Donc oui, on se connaît depuis tout petit. On a 10 ans d'écart. On a 10 ans d'écart. Elle a 40 ans. Elle a eu également l'opportunité de travailler jeune. au gouffre, donc elle connaît le fonctionnement. Elle te dirait qu'elle y est presque née, puisque son papa y est depuis le début. Donc elle a connu toutes les différentes étapes. C'est quelqu'un qui aime quand ça fonctionne, qui a l'œil.
- Speaker #1
Le partage des rôles, c'est quoi ? Tu m'as dit tout à l'heure déjà l'opérationnel, toi, et plus la com, le marketing ? Non, non, non. En fait, moi,
- Speaker #0
quand je te parle de la partie opérationnelle, ça veut dire que le gouffre, il peut fonctionner sans que j'y sois. Donc en fait, c'est le rôle de Charlène, de veiller. à ce que tout soit mis en place, à ce que le matériel fonctionne, à ce que ça tourne.
- Speaker #1
Tout simplement.
- Speaker #0
Simplement, je ne sais pas si c'est le mot, ce n'est pas toujours facile, mais c'est son travail. Et puis après on communique, moi j'y suis régulièrement. Il y a une très bonne entente.
- Speaker #1
Tu partages comment ton temps sur une semaine type ? Tu es au gouffre quand ? Tu es dans l'assurance quand ? Une semaine type, on va dire que je suis deux jours au gouffre. C'est intéressant la rigueur d'organisation. Je suis deux jours au gouffre,
- Speaker #0
plutôt le mardi-vendredi. Comme ça, tous les trois jours, j'y suis à peu près. Bonsoir, ça me permet de suivre. Et le reste du temps, pour la partie assurancielle.
- Speaker #1
ça demande un emploi du temps quand même assez carré oui oui carré et quand t'es dans l'un t'es dans l'un et quand t'es dans l'autre t'es dans l'autre tu fais des choix tu sènes pas forcément tout le temps à compartimenter non tu sènes pas forcément tout le temps mais
- Speaker #0
j'y arrive tu sais j'ai beaucoup de papiers j'écris j'écris j'écris t'es obligé t'es obligé pour ne rien oublier les premiers mois quand tu arrives à cette direction du gouffre quel a été
- Speaker #1
Est-ce que tu as eu des surprises en arrivant ? Agréables et désagréables ?
- Speaker #0
Pas de surprises. Non. Alors agréable, moi l'équipe je la connaissais déjà. Quand tu connais les personnes, c'est quand même plus facile que quand tu arrives et que tu découvres. On a quand même une entreprise familiale. Ça c'est important. Je te parlais de Romain tout à l'heure, 36 ans. William, je crois que ça va faire 30 ans qu'il est au gouffre. On a des guides qui sont là depuis 15 ans. Félix qui est là depuis 10 ou 12 ans JP aussi donc ça roule il y a un noyau dur c'est rodé ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas y être mais c'est rodé donc quand tu démarres avec ça tu es plus serein on est dans ton histoire,
- Speaker #1
ton arrivée dans le gouffre après on va bien sûr parler pour le public qui nous écoute du gouffre en lui-même, de son fonctionnement et de ce qu'il y a à y voir. Bien sûr, il faut quand même qu'on y passe, c'est le cas de le dire. Mais toi, ta première, sur les premiers mois de gestion, est-ce que tu as eu une décision importante, une première décision importante que tu as prise en tant que nouveau dirigeant de ce site ? Ou pas ?
- Speaker #0
Au gouffre, on a toujours eu des projets. Ça, c'est important. Il faut renouveler sans cesse ton outil de travail. Tu sais très bien qu'une entreprise qui stagne, c'est une entreprise qui recule. Donc, il faut toujours... Et puis, on va en reparler aussi du touriste qui a aujourd'hui besoin de... Oui, il faut innover. Des attentes. Les attentes des années 80, ce n'est plus celles d'aujourd'hui. C'est quelque chose sur les années 80. Il faut qu'on revienne, c'est intéressant. Exactement. En fait, je me suis pris des notes, mais il y a toujours eu des investissements de réalisés sur le parc. Le gouffre, tu ne peux pas le changer. Tu peux l'embellir, c'est ce que je disais tout à l'heure avec la première lumière et les sons de lumière qu'il y a aujourd'hui.
- Speaker #1
Tant que j'y pense, je te la pose, mais c'est pas grave, c'est le but de cet entretien, c'est qu'il y ait un petit peu côté échange comme on était tous les deux à discuter. Tu dis tu peux pas le changer. J'ai lu qu'il y avait, alors je sais pas si c'est... J'ai pas très bien compris si c'était une légende ou une réalité, un écoulement d'une rivière souterraine qui irait jusque vers... perdigales, c'est ça ? Est-ce que c'est vrai ? J'ai une question subsidiaire à celle-là. Est-ce qu'il y aurait un jour des possibilités justement d'extension de la visite sur de nouvelles cavités ? On dit aussi qu'il y aura un gouffre sous le gouffre. J'ai entendu plein de choses. Non,
- Speaker #0
j'ai lu plein de choses. Pour la première chose, effectivement, on ne parle pas de rivières souterraines, mais effectivement, tu as des infiltrations d'eau dans le gouffre via des fontaines prétrises. pétrifiante, donc c'est de l'eau de pluie. Et cette eau de pluie, effectivement, elle a été colorée à un moment donné, et elle ressort au lieu d'hyperdiga. Donc c'est entre le bugue et le buisson.
- Speaker #1
J'ai bien retenu.
- Speaker #0
Non, t'as bien retenu, ça c'est bien. Après, tu parles peut-être d'un gouffre sous le gouffre. Effectivement, M. Martel, je crois à l'époque, c'était un spéléologue, mais on remonte dans les...
- Speaker #1
Qui a sondé un peu, c'est ça ?
- Speaker #0
Non, lui, pour lui, ça pourrait paraître logique. Il pourrait y avoir d'autres cavités ou une autre cavité dessous. Pourquoi ? Parce que le gouffre a été formé par une rivière souterraine. Donc la rivière souterraine, elle a forcément laissé un passage quelque part ou même peut-être en activité en dessous. Et promis ça que c'est un gouffre par effondrement. Voilà, donc la voûte est tombée. Donc elle a pu très bien créer ce qui est aujourd'hui le plancher, peut très bien être un plafond d'une autre salle en dessous. On a le spéléoclub de Périgueux qui est venu à de nombreuses reprises essayer de creuser, faire des recherches. Bon, jusqu'à présent, ça n'a rien donné, mais on peut toujours l'imaginer en tout cas.
- Speaker #1
Parce que je sais que j'ai reçu par exemple Cyril de Maxange ici, lors d'un épisode précédent, et il me disait qu'il y avait certainement plein de... encore de possibilités d'extension.
- Speaker #0
Sans parler de Promeissac, mais le monde de souterrain, on ne le connaît pas. On en connaît peut-être 10%. On connaît peut-être 10% des cavités qui existent en France.
- Speaker #1
Alors, les coulisses de la cathédrale de Cristal. Comment ça se passe ? Parce que, bon, le public... Quand il rentre, j'allais dire tout est prêt, il y a la lumière, il y a le son, il y a la musique, il y a le parcours. Qu'est-ce que le public ne voit jamais ? C'est quoi derrière tout ça ? Il y a une mise en scène, il y a une organisation, il y a une scénographie, il y a... Comment ça fonctionne tout ça ?
- Speaker #0
Alors il y a énormément de technologies. C'est intéressant ça. Mais juste avant d'attaquer, tu parlais de cathédrale de cristal, je voudrais revenir dessus. Je t'en prie. Parce que ce nom, ce baptême, enfin ce nom de baptême c'est Norbert Casteret qui... l'a donné. Personnalité célèbre. C'était en 1952, 51, 52. Tu ne m'en voudras pas trop si je me trompe. Ni les auditeurs, je pense. C'était un éminent spéléologue français. Et pour imager tout ça un petit peu, on parlait de la salle. La voûte, en fait, lui a rappelé le dôme d'une cathédrale. On a une immense forêt de stalactites qui est tout sur un pan. Ça lui a rappelé un jeu d'orgue. Et il y a également l'acoustique. qui rappelle l'acoustique d'une cathédrale. Donc ça, c'était pour la partie... Oui, mais c'est très intéressant. Tu as bien fait de recadrer les choses. Non, je ne regarde pas, mais je le précise. Que nos éditeurs sachent d'où ça vient.
- Speaker #1
Et après, il y a toute cette mise en lumière.
- Speaker #0
C'est énormément de technologie. Pour expliquer un petit peu, depuis 2022, ça fait partie des aménagements, on a un pré-show. Un pré-show, le public est amené à entrer dans une salle. Un show avant le show ? Oui, le pré-show.
- Speaker #1
Je ne suis pas le premier. Je connaissais l'en-show du Périgord, le pré-show.
- Speaker #0
Ou les plats-shows aussi. Donc c'est un film qui dure 12 minutes et qui va retracer justement les légendes et tout ce qui s'est passé autour du trou.
- Speaker #1
C'est avant de descendre, c'est dans une salle à l'extérieur.
- Speaker #0
Avant d'entrer dans le gouffre. Ça dure une douzaine de minutes à peu près. Donc ça retrace les légendes et l'histoire de la découverte du gouffre, sans montrer le gouffre. Et de là, tu vas partir, pour ceux qui partent en visite classique par un tunnel, tu arrives à mes hauteurs dans le noir. Et là, tu vas découvrir, après, à leçon et lumière, la cavité. Et donc ça demande... beaucoup de technologies. Forcément, en bas, ça ne se voit pas, mais on a des armoires avec ordinateurs. Alors, on est accompagnés. Moi, je travaillais déjà à l'époque, donc ça fait plus de 30 ans par l'atelier du son et de l'image ici.
- Speaker #1
Alors, pareil, parenthèse, parce que c'est la même chose pour Cyril, l'atelier du son et de l'image à Château-Lévesque.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Ils sont super célèbres.
- Speaker #0
Nous, ça fait plus de 30 ans.
- Speaker #1
C'est des pros de ça, quoi.
- Speaker #0
Oui, c'est des pros.
- Speaker #1
C'est génial d'avoir ça en droit. Oui,
- Speaker #0
c'est important. Et puis, la proximité, aussi.
- Speaker #1
donc on va le reciter dans l'épisode on remettra le site web de l'atelier du sonimax j'espère qu'un jour ils vont m'appeler pour me dire merci d'avoir écouté l'épisode merci ils n'ont pas besoin de nous pour faire leur pub après effectivement tu avais beaucoup de lumière tout ça a été changé avec des LED on
- Speaker #0
a été la première cavité à faire du mapping
- Speaker #1
3D dans une cavité. Qu'est-ce que tu appelles le mapping 3D ?
- Speaker #0
Le mapping 3D, ça veut dire que dans ton son et lumière, tu vas reprojeter de la lumière sur les cristallisations. C'est-à-dire que tu es capable d'éclairer les quatre fontaines. Elles sont découpées, c'est du 3D. C'est une projection sur les cristallisations. Et dans un son et lumière, c'est super, parce que quand tu as le jeu d'orgue qui chante... et bien t'as toute cette forêt de stalactites qui s'illumine en même temps voilà ça fait grossir la chose voilà donc effectivement tous les matins avant les ouvertures c'est aller vérifier que le film fonctionne aller vérifier que les traductions également s'enclenchent pour le public étranger vérifier en bas que le son et les lumières fonctionnent et à chaque zone en bas où les guides commentent t'as des zones pour allumer des lumières supplémentaires pour éteindre, pour allumer les micros donc ouais Techniquement, technologiquement, c'est pas mal. Ça demande beaucoup d'attention et de vérification. Et puis après, on parle du bas, mais tu as la nacelle aussi. Avec tous les systèmes de sécurité, le treuil...
- Speaker #1
Alors là, c'est peut-être l'occasion de le redire, on l'a évoqué tout à l'heure. Le gouffre, pendant de très nombreuses années, ne se visitait plus que par le tunnel. Et la nacelle a été remise, donc c'est Alain Francais, 180... 14, tu m'as dit, a remis la nacelle. Et il y a notamment un truc qui est très connu en Périgord, pour les gens qui habitent le Périgord, parce que c'est vrai qu'il y a un peu moins de monde à Noël, c'est qu'à Noël, il y a le Père Noël qui descend par la nacelle. C'est ça, hein ?
- Speaker #0
Oui, le Père Noël, il vient nous voir tous les ans depuis 30 ou 35 ans. Vous avez de la chance. Oui, il est sympa ce Père Noël. Il est sympa. Et c'est vrai, tous les hivers, pendant les vacances de Noël, il vient voir les enfants.
- Speaker #1
Un petit peu commercial quand même.
- Speaker #0
Oui, mais tu sais...
- Speaker #1
Mais ça permet de faire une animation au moment de Noël.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu as vu qu'on en parle beaucoup en ce moment, tu as vu qu'il y a deux. Alors, on parle souvent de la saison touristique, etc. On fera le point à la fin parce que le début, c'est compliqué. J'ai l'impression quand même, tu me dis, ton avis en plus m'intéresse énormément, la saison est de plus en plus étalée, de plus en plus découpée, il y a toujours le 15 juillet et 15 août, certes, qui est indéboulonnable, mais qui se resserre un peu, et il y a de plus en plus d'arrière-saisons, j'ai l'impression quand même, des vacances de la Toussaint, et de plus en plus de monde au moment des fêtes. J'ai vu l'autre jour que le... Je l'ai déjà dit dans un précédent épisode, c'est pas grave, tout le monde n'écoute pas les mêmes épisodes, que le Puy du Fou, cette année, ouvre à Noël pour la première fois. Il faut un spectacle spécifique pour Noël. J'ai l'impression qu'il y a un marché qui est en train de se développer. Alors vous, vous avez été précurseur,
- Speaker #0
pour le coup. Précurseur...
- Speaker #1
Au moment des fêtes de Noël.
- Speaker #0
Oui, ça peut-être. Après, d'être ouvert à l'année, c'est une volonté.
- Speaker #1
Vous n'êtes jamais fermé ?
- Speaker #0
Alors, on ferme... Alors quand je te dis à l'année, c'est que tu as beaucoup de sites qui ouvrent d'avril à octobre.
- Speaker #1
Oui, on ferme un mois c'est ça ?
- Speaker #0
Un mois, effectivement. Et là, depuis qu'on est arrivé avec Charlène, historiquement c'était le mois de janvier. Maintenant les vacances sont toujours décalées. Donc on ferme entre les vacances de Noël et les vacances de février.
- Speaker #1
Oui, ok. Alors on ferme au public. En gros au mois de janvier quoi.
- Speaker #0
On ferme au public, mais ça ne veut pas dire qu'on ne fait rien. On en profite à ce moment-là pour soit faire des travaux qu'on ne pourrait pas faire en temps normal, revoir effectivement les éclairages, refaire le suivi pour que ce soit prêt au mois de février. On fait toujours quelque chose à Promisac.
- Speaker #1
Alors moi j'ai mille questions sur le plan technique. Par exemple, comment on arrive à... parce qu'il y a beaucoup d'humidité quand même dans un gouffre. Comment on arrive à faire fonctionner tous ces équipements électriques et électroniques ? Il y a des normes particulières, c'est des équipements spécifiques je suppose ? Voilà,
- Speaker #0
c'est ce que j'allais te dire. Tu as des équipements qui sont faits pour résister soit aux températures ou à l'hygrométrie.
- Speaker #1
C'est quoi le degré d'humidité ?
- Speaker #0
Tu es à 80% à peu près. Oui, c'est ça. Oui, tu es à peu près à 80%. Après, on a des armoires qui sont ventilées. Tout est étudié pour que ça fonctionne dans le monde soudain. Oui, c'est des investissements. Quel est le...
- Speaker #1
On va parler de ça tout à l'heure sur l'expérience client, c'est super intéressant. Nous, par exemple, dans nos métiers, guide web, alors nous, on n'a pas ces problèmes-là, tous les six ans, on refait nos interfaces. Tous les six ans, on se dit qu'il faut que... Déjà, nous, on en a marre un peu. C'est un peu comme vous, une scénographie qui va durer X années. Donc, on se dit qu'il faut que ça bouge. En fait, c'est un peu la même chose. Ce ne sont pas les mêmes métiers, mais on fait un peu tous la même chose. Pour satisfaire les attentes des utilisateurs et puis les nôtres, j'allais dire aussi, avoir une nouvelle histoire à raconter, tous les six ans, on refait nos interfaces de guide. Donc, nous, c'est de l'UX, c'est de la navigation, c'est de l'expérience utilisateur, etc. Mais en fait, on est dans de l'expérience utilisateur dans un gouffre aussi. Tous les combien vous posez cette question de changer les choses, comment ça fonctionne ? Quelle est la timeline de ça ? Quand est-ce que vous posez ces questions-là ?
- Speaker #0
Longtemps à l'avance.
- Speaker #1
Et souvent ? Il y a un timing précis ?
- Speaker #0
Oui, il y a un timing. Je te dis, j'ai 50 ans, je crois que j'en ai pour 15 ans à peu près. S'il ne faut pas de réforme des retraites, on a un plan sur 15 ans. On le fera ou on ne le fera pas, mais par rapport aux investissements.
- Speaker #1
Tu seras bien conseillé pour ta retraite. Oui,
- Speaker #0
j'espère. Donc ça, c'est timé. Si je reprends un petit peu l'historique du gouffre, je te parle de 89, le premier réclamage, le premier potentiomètre. 94, c'est la nacelle. 95, 96, tu as la création d'un espace géologique à l'extérieur. Donc c'est tout un univers que tu vas bâtir autour du gouffre. En 2013, il y a un ludoparc qui est créé. Dans le ludoparc, tu vas retrouver des activités géologiques, une échelle du temps, il y a des animations. Il va y avoir également le professeur Jéopold qui va voir son apparition. 2019, tu as des éclairages, notamment le mapping 3D. Oui,
- Speaker #1
tu m'as appris un truc. 2021,
- Speaker #0
tu as la rivière aux minéraux qui est créée. C'est quoi la rivière aux minéraux ? C'est une activité payante où les personnes viennent chercher leur sac de sable et refont un peu comme les orpailleurs. Autrefois, à Tic-la-Dordogne, ils ont trouvé de l'or. Et à l'intérieur, ils vont trouver des petites pierres, des minéraux. ils repartent avec c'est à la fois ludique et on parle des enfants mais il y a beaucoup de parents que ça amuse aussi il y avait un musée de l'or notamment à Jumiliac-le-Grand je ne sais pas s'il existe toujours d'ailleurs je ne te dirai pas donc 2021 c'est Rivière aux Minéraux 2022 c'est notre pré-show ou plat-show immersif et nous après en 2024 on a créé Lagrange aux Souvenirs donc Lagrange aux Souvenirs pour t'expliquer un petit peu le... De quoi on parle, c'est qu'à l'entrée naturelle, d'où parle la nacelle, on avait un bâtiment avec une maquette d'un vieux cheval exposé, ainsi de suite. Donc cet espace-là, on l'a fait revivre en reprenant des photos depuis la découverte jusqu'à aujourd'hui, un petit peu dans l'échelle du temps. Et c'est Gabriel Gallou qui commente un petit peu cette histoire du gouffre. Parce qu'on avait le reproche que souvent les personnes montaient à l'entrée naturelle, mais il n'y avait rien à voir. Donc ça, on a fait vivre. ce lieu. Et tout le long de la montée, il y a des voies off qui accompagnent les visiteurs avec Galou, les bruits de pieds du cheval qui accompagnent le visiteur jusque là-haut. On avait créé également une application pour Premier Sac. C'est Hello Maestro. C'est les enquêtes de Maestro. Tu as connu... Tu ne te rappelles pas de plus belle... C'était comment sur la 3 quand tu avais le monsieur Barbu ? Mais c'est Maestro. C'est plus belle la vie ? Non, pas plus belle la vie. Non, non, je ne sais pas. Tu sais, c'était les goulbues rouges, les goulbues blanches. Ah oui, ça y est, oui,
- Speaker #1
oui, tout à fait. Oui, oui.
- Speaker #0
Ah oui, vous avez fait quelque chose. C'est ce personnage-là que vous avez repris.
- Speaker #1
Vous payez des droits pour ça, non ?
- Speaker #0
Oui, on paye, mais bon, oui, oui. Tout à fait, on paye une licence, effectivement. Et donc, ça, c'est une application qui est faite pour que le visiteur puisse aller un petit peu sur tous les lieux du gouffre.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Découvrir à travers des petits jeux. Voilà, et il repart avec un petit cadeau. Et là, 2026, tu vois, c'est... Donc, tu vois, le projet qui vient de naître aujourd'hui, il a déjà été pensé en 2024. Et là, on a créé le Bistrot des Origines.
- Speaker #1
Alors, voilà, on en arrive... On en arrive à ça, et on en arrive à l'expérience client sur un site. Parce qu'on se rend compte aujourd'hui que... Et là, c'est pareil dans l'épisode, notamment avec Cyril de Maxange. Aujourd'hui, l'objet, c'est quand même d'essayer... Je pense, là pareil, tu as le droit de me dire non, ce n'est pas comme ça que ça marche, de faire rester le visiteur sur le site. plus longtemps possible, et de le faire, entre guillemets, consommer un petit peu sur le site. D'autant que je pense que les visiteurs, les sites, c'est quand même pas donné. Tiens, c'est quoi le tarif de Premier Sac ?
- Speaker #0
Alors, on a des tarifs qui varient. On va faire cette parenthèse maintenant, là. On a des tarifs qui varient en fonction de la saison, mais aujourd'hui, on va dire qu'on est dans les 14 euros 60, je crois, pour un adulte. Voilà, les enfants, c'est un petit peu moins, je vais te le dire. Je savais que tu allais me poser cette question. Voilà, en visite classique, on part de 8,30€ à 14,60€ et en visite en a-selle, on part de 17,60€ à 24,60€.
- Speaker #1
C'est un peu une visite, on va dire, premium.
- Speaker #0
C'est premium, oui, oui. C'est ça. C'est unique au monde. Tu redescends comme les premiers visiteurs. Je ne connais pas ailleurs, je n'en connais pas d'autres.
- Speaker #1
Voilà, l'idée, c'est que le touriste va passer du temps parce que je pense aussi qu'aujourd'hui, une famille... On parle de problèmes aujourd'hui quand même, en ce moment notamment, à l'heure où on parle de quelques petits soucis économiques de nos chers amis touristes qui viennent visiter nos régions. Ils ne peuvent pas aujourd'hui, je pense, visiter 1000 sites sur une semaine, vu les prix, et les prix qui sont... Je ne critique pas du tout les prix, mais la réalité est qu'une famille avec deux enfants, si elle visite Proum et Sac le matin, elle ne va peut-être pas visiter un autre site l'après-midi, un autre le lendemain matin. Donc je pense qu'il faut leur permettre... de rester, d'avoir une expérience de visiteur, je parlais d'expérience utilisateur de Noggin, mais là on est sur l'expérience du visiteur, qu'il soit suffisamment dense d'abord qu'il en ait pour leur argent, qu'ils aient cette impression là et qu'ils puissent passer du temps parce qu'ils ne feront peut-être pas un grand nombre de sites ils vont peut-être faire un gouffre, un château, un jardin qu'est-ce que tu penses de ça ?
- Speaker #0
Il y a plusieurs choses dans ce que tu dis je dénigre pas à l'intention mais si on était en creuse, on se poserait peut-être moins la question.
- Speaker #1
C'est un problème de riche tu veux dire ?
- Speaker #0
Non, c'est pas un problème de riche, mais je pense que La Dordogne, je serais curieux, toi qui connais, le nombre de billetteries qui existent chez nous. Donc forcément que ça paraît cher parce que tu ne peux pas tout faire. Il faut faire des choix. Donc ça c'est le premier point. Et des choix économiques. Oui, si tu avais un site dans le département où tu vas, tu ne te poses pas la question. C'est ce site qu'il faut visiter. Et des choix en termes de temps aussi. Non, tu ne peux pas tout faire. Donc ça je pense que c'est le premier point. Le deuxième point, on a réfléchi aussi à... à tout ça. Tu parlais tout à l'heure de la création de sites en Périgord en 89, l'association. On est une douzaine de sites et on a créé ce qu'on appelle le Pass Périgord. Le Pass Périgord, ça permet aux visiteurs d'acheter un forfait qui vaut à 20% de réduction par rapport à une entrée normale. À notre manière, on essaie de répondre à cette demande-là en permettant peut-être à une famille, comme tu dis, d'aller voir deux ou trois sites plutôt que d'en voir un. Voilà.
- Speaker #1
Non mais je pense que c'est vraiment... Pardon, je te coupe,
- Speaker #0
mais si on parle du monde souterrain, si t'es curieux, t'irais voir le prix aux Etats-Unis. Tu sais, quand on dit qu'on est forcément cher, alors déjà pour Mélissac, sur l'abandon, on va dire qu'on fait pas partie, on n'est pas les plus onéreux, déjà. Oui,
- Speaker #1
vous vous situez comment dans les prix par rapport à expérience égale, je dirais, en termes de visite, temps, prix ? Tu connais, je suppose, les tarifs de tes confrères ?
- Speaker #0
Franchement, oui, par rapport aux confrères, on est bien placé, même au niveau national. Il n'y en a qu'un bus, tu trouves, en dehors de... Non, je ne me permettrai pas, déjà. Déjà, je ne me permettrai pas, parce que chacun fixe son prix. Non, C'était pour faire de l'audience, en fait. Oui, je comprends, je comprends. Non, Chacun fixe son prix par rapport à l'expérience qu'il offre à son visiteur. Donc, nous, on est dans la moyenne. Mais si tu vas aux Etats-Unis, tu es plutôt dans les 50 euros à la place, les 50 dollars, que 14 euros.
- Speaker #1
Sans aller aux Etats-Unis ? Votre principal concurrent dans la région, le gouffre de Padirac ? Ah,
- Speaker #0
c'est pas dans la région, c'est en Occitanie.
- Speaker #1
Le gouffre de Padirac ? On va dire que c'est le concurrent régional, puisque des gouffres, d'abord, il n'y en a pas 50 000, il y a la veine Armand, je crois. D'ailleurs, il y a combien de gouffres qui existent en France ? Tu sais ça ?
- Speaker #0
Non, je ne te dirai pas. Il y a la veine Armand, Padirac ? Oui, tu as la veine Armand, tu as la veine d'Orniac.
- Speaker #1
La veine Armand, spectaculaire d'ailleurs.
- Speaker #0
Oui, la veine d'Orniac. Tu as le gouffre de Lafage, je crois, qui est en Corrèze. Plus petit. Ce que je peux te dire, en tout cas, sans donner le nombre exact, c'est qu'on fait partie, je pense que Cyril t'en a parlé, la Fédération Française du Tourisme Souterrain.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Qui est une association et qui regroupe...
- Speaker #1
Qui fonctionnait très bien, il m'a dit d'ailleurs.
- Speaker #0
Oui, qui fonctionne bien. On a un congrès annuel tous les ans. Ça doit regrouper à peu près 90 cavités au niveau national.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc tu vas retrouver des grottes, des gouffres. Tu peux avoir des mines aussi qui nous ont rejoints. Voilà, et donc le travail de cette association-là, c'est faire découvrir le monde souterrain, le mettre en valeur, le protéger. Donc voilà, le nombre, je ne te dirai pas exactement, mais on est dans 90 cavités à peu près.
- Speaker #1
On va revenir sur, on va rester un peu dans les chiffres, on va revenir sur le restaurant, mais justement en restant dans les chiffres, promets-tu que c'est combien d'entrées à l'année à peu près ?
- Speaker #0
Alors, ce que je peux te dire, c'est qu'on a fait 151 000 visites. C'est la meilleure année devant 2024. et devant 2012. En 2024, c'est l'année où on est rentré dans l'histoire, puisque c'était la première fois qu'on dépassait les 150 000 visiteurs payants.
- Speaker #1
Alors moi, j'ai demandé à ChatGPT tout à l'heure, avant de te recevoir, mais juste pour rigoler, d'ailleurs, j'ai fait un petit sondage dans mes bureaux.
- Speaker #0
Alors, il t'a livré ou pas ?
- Speaker #1
Alors, on est pas mal, il me met 140 000. Il est pas loin. Et je lui ai demandé et après, j'ai fait un petit sondage avec mes équipes dans le bureau et je leur ai dit, alors dites-moi quels sont les 7 plus gros sites en nombre de visites en Dordogne. On y va ?
- Speaker #0
Ah vas-y, je serais incapable. L'ASCO ?
- Speaker #1
Voilà, bien sûr, l'ASCO. Chad GPT m'annonce 400-450 000 visites sur l'ASCO. Après, je ne veux pas te piéger, parce qu'en plus, c'est pas forcément si évident.
- Speaker #0
Tu dois avoir Castelnau.
- Speaker #1
Bien joué, deuxième.
- Speaker #0
Marc Essac, peut-être ?
- Speaker #1
Bien joué, troisième. C'est fort, quand même.
- Speaker #0
Attends, je ne sais pas. Je ne dis pas de bêtises. Tu as peut-être l'Emiland ?
- Speaker #1
Alors non, pas l'Emiland. Alors attention, on est d'accord à prendre avec des pincettes, mais on peut imaginer que c'est à peu près fiable quand même. Tu as la Roque Saint-Christophe. En plus, on en fait à tous de la pub. Tu as l'Aquarium ensuite, l'Aquarium du Périgord. Beignac, Proumessac. Alors, je ne sais pas, sujet à caution peut-être, parce qu'en plus ça se joue, là si je regarde les chiffres, ça se joue sur, il met 160 l'aquarium, 150 Bainac, 140 pour mes sacs, donc tu m'annonces déjà 150, donc bon, ça doit se jouer un peu. En fait, pour faire simple, il y a quand même Lascaux qui est très devant à 4. 400-450 000 visites, ce qui est mis encore, attention, c'est à caution, sujet à caution, Castelnau 250, Marquessac 190 000, La Roque 180 000, ça semblerait les 4 plus, et après, vous êtes tous autour de 150-160, et on va retrouver ensuite le Bournal, les Milan et le Tote.
- Speaker #0
Bon, ça a peut-être changé depuis.
- Speaker #1
Peut-être, peut-être. Toi, tu te mettrais un peu plus haut, peut-être ?
- Speaker #0
Oui, alors je vais te dire... Non, non, mais c'est pour rigoler que je dis ça. C'est intéressant, moi-même j'ai cherché pour voir. Ce qu'il veut dire, c'est qu'on a du potentiel en Dordogne, ça c'est une évidence. Mais au-delà des chiffres, moi je dirais que Promeissac, c'est plus qu'un site touristique, ça fait partie de la vitrine du Périgord.
- Speaker #1
Oui, oui, mais je l'entends comme ça. Je l'entends comme ça. En tous les cas, les sites qui sont cités, qui sont présentés, je ne suis pas extrêmement surpris, parce que quel que soit l'ordre, on est d'accord, globalement. On a un sacré potentiel. Je n'ai pas eu de surprise sur aucun des sites. On a la chance de vivre sur ce territoire-là. C'est fou. C'est une question que j'avais posée. C'est marrant, parce que je ne l'avais pas prévue aujourd'hui. C'est une chance d'avoir son site en Périgord, ou il vaudrait mieux que tu sois dans un endroit où tu as moins de concurrence en termes de visite ?
- Speaker #0
Il n'y a pas de concurrence, je ne crois pas.
- Speaker #1
Vous entendez bien tous ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
oui, oui. On est complémentaires. Enfin, moi, je pars du principe qu'on est complémentaires. Tu vas viser une cavité, la seconde, ça ne sera jamais la même de ce que tu as visité avant. Un château, il a son histoire. Un jardin, sa conception.
- Speaker #1
Il n'y a pas de notion de concurrence entre les sites privés, les sites publics ? Non, moi, je ne le sens pas comme ça. Non, non, non. Ok. Non, non.
- Speaker #0
Enfin, moi, je...
- Speaker #1
Non, c'est pas une question avec des idées cachées, c'est une question. Non,
- Speaker #0
non, mais je sais bien.
- Speaker #1
Non, non, je vois pas comme ça. Vu de mon côté, j'ai pas l'impression qu'il y ait beaucoup de problèmes en tous les cas.
- Speaker #0
Et puis c'est ce qui fait aussi certainement l'attrait du territoire, qui est du monde. Et bien c'est bien, c'est bien, ça permet d'innover, de s'inspirer de ce que font les autres, ou inversement, de s'inspirer de toi, ce que tu fais. Donc ça permet de, tu parlais d'expérience client, mais de l'améliorer, justement, cette expérience client.
- Speaker #1
Alors tu fais une transition fantastique, puisqu'on parlait tout à l'heure... Si je ne suis que les transitions... T'es fort, t'es fort ! Non, non, franchement, parce qu'on parlait d'expérience client et donc de l'ouverture de ce bistrot des origines, par Pierre et Gustave. Pierre, donc, et Gustave, le clin d'œil aux grands-parents, c'est ça ?
- Speaker #0
Aux arrières-arrières-grands-parents. Aux arrières-arrières-grands-parents.
- Speaker #1
Donc Pierre-Français et Gustave Soulier.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est ça ? C'est ça. Donc ce bistrot, vas-y dis-moi, c'est quoi ? Parce qu'il y avait déjà un snack de toute façon Oui il y avait un snack,
- Speaker #0
alors si tu veux l'idée elle est née J'ai vu des photos,
- Speaker #1
c'est très beau Merci, c'est vrai qu'ils ont réalisé un C'est éco-responsable, j'ai l'impression Bien intégré
- Speaker #0
Ça c'était l'objectif Tu parlais du nombre de visiteurs En 91, le bâtiment Où l'on travaille aujourd'hui, alors moi j'ai connu la vieille cabane en bois Déjà jeune Qui était tout en long non ? Et en 91, ils ont décidé, je pense que sous l'impulsion d'Alain, de construire un nouveau bâtiment d'accueil. Et à l'époque, on faisait 75 000 visiteurs. Ce bâtiment, au fil du temps...
- Speaker #1
On a dit les chiffres, le double aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, le double aujourd'hui. Et ce bâtiment, petit à petit, il a fallu pousser les murs pour l'agrandir. Et notamment est arrivé en dernier la partie snack. Sauf qu'aujourd'hui, quand tu as des remontées de visite, les personnes qui attendent pour le snack, moi, le premier... Tu n'as pas envie d'y rester dans ce bâtiment, parce qu'il n'est plus adapté. Donc l'idée de créer un pôle restauration multifonctionnel, une salle que l'on peut adapter, découper en fonction du public que l'on reçoit. Et là c'est pareil, tu fais un choix, tu as toujours deux choix. C'est est-ce que je construis en face du bâtiment existant, donc j'artificialise un petit peu plus le terrain, Est-ce que j'utilise déjà un bâtiment que l'on utilise mais pas forcément à bon escient ? Et on avait en fait un vieux bâtiment en bois qui nous servait de salle de pique-nique, d'atelier. Donc on a fait ce choix de le raser et de rebâtir au même endroit ce fameux bistrot des origines. Donc on a vraiment scindé sur le site de Paul. On va dire, tu as un pôle qui va plutôt faire accueil des visiteurs et boutique souvenirs. Donc on en a profité pour transformer la salle du snack en grotte aux minéraux. Donc ça c'est un espace qui est dédié aux minéraux. Et tu vas avoir après le second pôle, restauration avec une terrasse qui est magnifique. C'est agréable. d'y rester et on va proposer effectivement de la restauration. Alors tu as parlé de snacking, ça on l'a conservé. Ça vous l'avez conservé.
- Speaker #1
On l'a conservé parce qu'on peut soit se faire du snacking, soit déjeuner.
- Speaker #0
Tu peux manger un sandwich, il n'y a pas de souci. Mais on voulait également offrir aux visiteurs, pour ceux qui veulent prendre un peu plus le temps, de manger autre chose. Voilà, donc on a, je dirais, on fait une cuisine simple. convivial mais toujours à identité avec l'identité du périgord forcément qu'on va manger du canard mais ce qui est important aussi pour nous à travers cette cuisine c'est qu'on a sélectionné aussi des producteurs qui sont dans un rayon de 30 km voilà oui les légumes on va les acheter chez un maraîcher le canard c'est les produits à base de canard c'est du canard IGP les frites c'est des vraies patates qui poussent dans les champs pas très loin de chez nous qui sont récoltés, lavés, coupés. Donc ça permet de proposer des frites maison.
- Speaker #1
Et le chef ? On a deux chefs que vous avez sélectionnés. Ça a été facile ?
- Speaker #0
Oui, toujours pareil. Les relations, on a un chef qui travaille déjà dans un restaurant, Stéphane, qui nous a rejoint. Et on a Lise également, qui a déjà travaillé en Suisse et qui est de Trémolat. Et ça tombait bien, on cherchait une personne pour la saison, elle nous a rejoint.
- Speaker #1
Alors, ce bistrot, j'ai cru comprendre qu'il était ouvert même si on ne visite pas le gouffre, c'est ça ? Oui. Je peux venir déjeuner au bistrot des origines sans aller visiter le gouffre ?
- Speaker #0
Tu seras le bienvenu. Tu seras le bienvenu. Oui, l'idée, c'était de l'ouvrir à tous les publics et pas forcément que le visiteur, donc aux locaux.
- Speaker #1
Mais c'est un challenge quand même,
- Speaker #0
parce que c'est un autre métier.
- Speaker #1
On est d'accord, la restauration. Oui,
- Speaker #0
mais c'est un vrai métier. C'est clair. C'est un vrai métier. Oui, c'est un challenge, mais tu t'entoures de personnes qui ont les compétences que toi tu n'as pas. Il vaut mieux. C'est ce qu'il faut faire. Et la demande d'ouvrir au loco, ça a été une demande en tout cas. L'ouverture au loco, on nous a demandé, est-ce que vous feriez des repas pour les personnes qui habitent sur place, et ainsi de suite. On répond à cette demande. Par contre, moi j'ai toujours dit que ce n'est pas pour faire de la concurrence aux restaurateurs du coin, dont c'est le métier. L'après-midi, c'est qu'on est ouvert uniquement le midi.
- Speaker #1
Oui, parce que vous pourriez avoir des petits commentaires désagréables de restaurateurs. Déjà, on a du mal. Eux, ils ont des moyens pour mes sacs.
- Speaker #0
Non, mais ça pourrait être le cas. Je n'imagine les... Ça ne l'est pas. En tout cas, on ne sait pas. Soit c'est une mauvaise augure, il y en a toujours. Oui, oui, ça peut. Quand tu fais quelque chose. Mais on ne fait pas la même chose. On ne cuisine pas la même chose. Donc, les personnes ne viennent pas pour ce que pourraient proposer les restaurateurs à côté.
- Speaker #1
Quels sont les prix ?
- Speaker #0
T'as le sandwich dans les 4 euros à peu près et puis après le plat on a une gamme qui est simple je t'ai dit snacking après tu vas retrouver, on a 4 salades tu vas retrouver des spécialités Thématique Périgord
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
thématique Périgord, on a quand même une norvégienne, il faut un petit peu de saumon. On a une saumon, on a une végé, mais après tu vas avoir la césare et une salade du Périgord, avec des gésies et ainsi de suite. Et après, tu as les spécialités du Périgord, tu dois en avoir 4 ou 5 à base de canard, ça va être du magret, des confits, il va y avoir de l'anchot aussi, parmentier. Donc tout ça c'est cuisiné. Et après, on a 3 burgers. Le burger aujourd'hui c'est indéniable et ils sont super bons je t'assure, moi je ne suis pas du tout burger et là je me régale à chaque fois. Burger à quoi ?
- Speaker #1
Il est encore un peu tôt mais on n'a pas encore faim.
- Speaker #0
Le beef burger, le burger classique, le chicken, le poulet, s'il faut parler en anglais. Le poulet, par contre le troisième, on ne peut pas parler en anglais, c'est le burger premier sac où là on va avoir un steak de canard. Et avec une sauce, dans le secret mais qui est très bonne.
- Speaker #1
Je te demandais les prix, le menu.
- Speaker #0
Le plat, tu vas être à aller les plus chers, tu vas être à 16 euros à peu près. Donc comme je te dis, on est vraiment dans les standards, entre 4 et 16 euros à peu près. Et tu as un menu du jour qui est à 17 euros entre plat, dessert.
- Speaker #1
Il est ouvert ça y est le restaurant ?
- Speaker #0
Oui, il est ouvert. On avait une date, on s'était fixé une date, on a respecté le jour d'ouverture, c'est le 4 avril. On s'était dit quand on a démarré en septembre, le 4 avril il faut que l'on ouvre. Alors on a fini les extérieurs petit à petit, mais aujourd'hui c'est opérationnel.
- Speaker #1
Alors ce sujet m'amène trois autres questions qui vont arriver.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Trois. Je les ai dans la tête parce que le challenge c'est d'arriver à avoir une suite logique dans ce qu'on se dit, puisqu'on est un petit peu quand même freelance là. On parle restauration, chef, personnel. Quel est l'effectif aujourd'hui du gouffre de Promessac ? Vous avez combien de... Alors déjà, comment il se construit cet effectif ? C'est des salariés, c'est des saisonniers ? Salariés à l'année, je veux dire, ou c'est zonés uniquement ? Alors,
- Speaker #0
quand je te disais qu'on avait fait le choix de rester ouverts à l'année, c'est qu'on participe à l'économie sur le territoire. Ça nous permet d'embaucher des personnes sur l'année.
- Speaker #1
Et c'est peut-être bien pour vous aussi, parce que vous finalisez mieux les collaborateurs.
- Speaker #0
Bien sûr. Il y a des gens qui sont là 3-4 mois, qui sont des mercenaires. Tu n'as pas à chercher chaque année quand tu redémarres ton équipe.
- Speaker #1
Stéphanie m'a dit qu'en hôtellerie notamment, Stéphanie de la Coulerine dans un épisode précédent, que j'incite à écouter à tout le monde, que quand tu ne prends que des saisonniers, tu as des mercenaires qui sont là que pour l'argent, faire le maximum d'horaire, qui au niveau qualité de service s'en foutent un peu, alors que quand tu as des collaborateurs à l'année, ils sont forcément beaucoup plus impliqués.
- Speaker #0
Ils aiment leur site aussi. C'est l'image de marque. Pour répondre à ta question, aujourd'hui, il y a 11 permanents. 11 personnes qui travaillent à l'année. L'ouverture du restaurant amène 3 permanents. Dans les 11. On était 8 et maintenant on passe à 11. On a 7 saisonniers longs. Quand je te parle de saisonniers longs, c'est des personnes qui arrivent en avril et qui repartent à fin octobre. Voilà. Avant, on n'en avait que 5. Donc aujourd'hui, on est passé à 7. On a une personne en alternance en communication. Voilà. Qui s'occupe.
- Speaker #1
Réseaux sociaux. Réseaux sociaux, SEO. On ne va pas pouvoir te vendre alors de...
- Speaker #0
Bon, on verra.
- Speaker #1
Ce n'est pas l'objet, je plaisante là aussi. Je sais bien,
- Speaker #0
je sais bien. En tout cas, voilà, Victoire qui nous accompagne. Et ensuite, l'été, on est entre 30 et 35 à peu près.
- Speaker #1
Alors, c'était ma question, donc tu réponds. Vous êtes au maximum 30-35. Oui, 30-35. Ça fait du monde.
- Speaker #0
Ça fait du monde. Ça fait une belle masse salariale, ça. Oui, ça fait... Mais tu es obligé ? Si tu as fait retourner, tu es obligé. Et puis, pour recevoir les visiteurs, pour les accueillir dans de bonnes conditions, il te faut l'équipe qui va en face. Et quand on parle des saisonniers, on a la chance aussi. On parlait de l'entreprise familiale. Ce sont souvent des étudiants, mais qui reviennent d'année en année. Quand ils nous quittent, c'est qu'ils quittent le monde des études. Et c'est beaucoup de locaux. Je dirais quasiment 99%. C'est formidable,
- Speaker #1
tu réponds aux questions que j'ai décidé de te poser juste après. J'allais te dire, est-ce que vous arrivez... Alors, en fait, il y avait deux questions en une. Est-ce que vous avez beaucoup de locaux dans votre effectif et est-ce que vous avez arrivé à recruter des locaux ? Est-ce que c'est facile ?
- Speaker #0
Oui et oui. Oui, on a ce chance-là par rapport à d'autres corps de métier. Je vais quand même te les citer, si tu le permets. Avec grand plaisir. Au niveau de la direction, on a parlé de Charlène, qui est directrice d'exploitation. On a Christine qui nous accompagne dans la distance. En plus,
- Speaker #1
ils vont tous écouter le podcast.
- Speaker #0
J'espère.
- Speaker #1
Obligé.
- Speaker #0
Au niveau de la technique, on a William qui est le responsable technique. On a Lucas qui l'accompagne. Au niveau des guides et animations, on a Frédéric, Jean-Philippe qui est en charge technique. Victor qui est en charge de la formation des guides aussi. Ça s'apprend, tu ne deviens pas guide comme ça. On a Kéliane, Émilie, on a Audrey, qui est notre professeur géopole. Au niveau de l'accueil et de la boutique, tu as Félix, qui est responsable d'accueil. Nadege, qui est responsable boutique. On a Laura et Aurélia. Au niveau de la communication, je t'en ai parlé, t'as Victoire. Au niveau de la restauration, t'as Stéphane et Élise, qui sont nos chefs. On a Karine, partie service, avec Cassandre et Alexis. Voilà. Donc ça, c'est l'équipe d'aujourd'hui. Merci à eux. Merci à eux qui sont en train de travailler là d'ailleurs. Merci à eux. Certains sont au repos. Mais ça, c'est vachement important.
- Speaker #1
Je trouve ça très bien ce que tu fais là.
- Speaker #0
On a parlé de... Moi, l'humain est très important pour moi.
- Speaker #1
On est d'accord.
- Speaker #0
On n'a pas parlé de sport. Mais j'associe souvent le sport à l'entreprise. Là,
- Speaker #1
on va tomber sur un sujet. On va y passer une demi-heure de plus.
- Speaker #0
C'est important. Moi, je sais que tu fais de la course. Je t'ai entendu. Course à pied. Vélo. Moi, j'ai eu la chance de faire du sport collectif. Alors, je vais te parler du sport que je connais. Alors, moi,
- Speaker #1
j'ai fait plus de sport individuel.
- Speaker #0
Moi, c'est du sport collectif de rugby. Et on sait très bien que tout seul, tu ne réussis pas.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Voilà. Et chacun, en fait, a son importance dans une équipe. Voilà. Et donc, moi, je fais souvent le parallèle entre ce que j'ai pu vivre au rugby et ce que je vis tous les jours en entreprise.
- Speaker #1
Et puis, enfin, là, c'est un sujet, moi, qui me passionne parce qu'entre l'entrepreneuriat dont on parlait au début de l'épisode. et le sport il y a énormément de points communs alors là tu me parles du travail en équipe ça c'est un des premiers trucs mais la résilience La rigueur, l'effort, le partage, l'entraînement, la résilience. Il y a dans l'activité physique, il y a vraiment énormément de valeurs communes avec l'activité professionnelle et d'entreprendre. Il faut du temps. Aujourd'hui, ça c'est un problème d'ailleurs. Aujourd'hui, peut-être des jeunes générations, c'est qu'elles donnent souvent l'impression de vouloir tout tout de suite. suite et réussir très vite. On est dans la génération un peu zapping, je fais trois ans, je passe à un truc, je passe à autre chose, je vais faire autre chose. Alors que souvent, on va te demander par exemple, quand tu recrutes quelqu'un, comment je peux progresser dans votre entreprise, mais je resterai trois ans. Ça ne va pas ensemble. C'est compliqué. Ça peut aller ensemble, parce que si tu es très brillant, ça peut le faire. Mais c'est vrai qu'il y a une vraie problématique, je pense humaine pour le coup là-dessus, sur les attentes aujourd'hui des jeunes générations. par rapport à la résilience que nécessite le fait d'entreprendre et d'arriver à quelque chose. Que ce soit un commercial en chiffre d'affaires, que ce soit un entrepreneur en atteinte d'objectifs, etc. Donc oui, moi là-dessus on est d'accord, le sport c'est hyper important. Je voulais te poser une autre question, sans que tu me dévoiles des chiffres. Aujourd'hui, quel est le pourcentage du chiffre d'affaires, à peu près, des visites ? Par rapport à tous les à-côtés, la boutique, ça se présente comment ? Et le restaurant, vous ne pouvez pas le savoir. Le restaurant,
- Speaker #0
ça va être compliqué de te donner une réponse maintenant. Ce que je peux te dire, c'est qu'on fait trois fois le chiffre qu'on faisait l'année dernière à la même époque.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ah, comme vous faisiez en snack à l'époque ? Voilà. On va dire que... Parce que chez nous, on a deux sociétés. T'as une société, c'est pour ça que je suis en train de réfléchir un petit peu, et j'ai pas ma calculette. On a une société qui s'occupe de l'exploitation du gouffre, donc la visite, et une société qui s'occupe de la partie annexe, donc bar, souvenir et bistrot. Voilà. Grosso modo, on va dire que c'est deux tiers gouffre, donc visite. Sur le chiffre d'affaires, tu me demandes la répartition un petit peu, donc deux tiers visite et un tiers...
- Speaker #1
En gros 70-30 quoi.
- Speaker #0
Ouais, à peu près.
- Speaker #1
Les deux sociétés, c'est un choix de gestion ?
- Speaker #0
Oui, c'est un choix qui avait été fait à l'époque, alors ne me demande pas pourquoi, parce que dans les deux sociétés, tu retrouves les mêmes actionnaires.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà. Vous avez fait un choix de CND, je pense, à l'époque.
- Speaker #1
C'est peut-être pour mieux analyser les différents flux. C'est ça ? Oui, tout à fait. On parle un petit peu, avant de parler de l'avenir, d'environnement. Aujourd'hui, on est tous d'accord, c'est un sujet dont on parle en tous les cas beaucoup. Quels sont les enjeux de Promesac à ce niveau-là ? Quelles sont les actions ? Est-ce que tu peux m'en dire un petit peu plus là-dessus ?
- Speaker #0
Oui, je peux t'en dire un petit peu plus. T'as vu, j'ai mon pense-bête. 2016, Promessa a obtenu la certification NF environnement. Donc tu me parles de l'environnement.
- Speaker #1
Elle veut dire quoi ?
- Speaker #0
Le label, en fait, c'est que tu as plus de 200 critères auxquels il faut répondre, dont certains sont obligatoires pour avoir ce label-là. On a été le premier site touristiques à l'obtenir. On a été auditionné l'année dernière, on l'a obtenu, il y a deux ans. Donc c'est tous les deux ans. Tous les deux ans, tu passes un test. Tu vas noter, par exemple, ta consommation électrique. Tu vas... Et qui doit être conséquente.
- Speaker #1
Alors vous avez vu de la baissée avec les laines, non ?
- Speaker #0
Oui, alors tu sais, il y a eu la guerre en Ukraine. Il y en a beaucoup qui ont spéculé il y a trois ans.
- Speaker #1
Ça vous a fait mal ? Oui,
- Speaker #0
comme à tout le monde, je pense. On a triplé le budget électricité.
- Speaker #1
C'est qui vos fournisseurs d'électricité ?
- Speaker #0
On change. Alors par contre, on change régulièrement. Généralement, on a des engagements de deux ans avec des tarifs fixes. Par contre, c'est une énergie 100% renouvelable. Ça, ça rentre par exemple dans le critère label NF environnement. Dans le label NF environnement, par exemple, on va faire tout ce qui est eau. Nous, on a la chance d'avoir l'irrigation qui n'est pas très loin. En fait, on s'est branché sur l'irrigation et les toilettes, par exemple, dès que l'irrigation est ouverte, on va dire de avril à octobre, au cours du mois d'août, c'est de l'eau d'irrigation qui est utilisée et pas de l'eau potable. Tout est mesuré. Effectivement, on n'a que des LED chez nous. Ça, ça fait partie des critères. Donc, il faut faire le tri, le déchet, mais ça fait très longtemps qu'on fait le tri. Ça, ça compte. Et chaque année, on est audité pour obtenir ce label.
- Speaker #1
Ok, parce qu'en fait, un autre questionnement qui correspond un peu à cette thématique-là également, c'est l'afflux des visiteurs. Jusqu'où peut-on continuer à développer un site touristique ? Est-ce qu'il y a des limites ? Est-ce que vous voyez des limites en termes notamment de nombre de visites ? Est-ce que vous voyez des moments dans l'année, notamment bien sûr l'été en Dordogne, où il y a entre guillemets trop de monde ? Déjà ces deux questions-là.
- Speaker #0
Alors la limite, ça fait longtemps qu'on l'a, puisque j'ai envie de dire que tu parles de l'été, mais l'été... On a un plafond de verre qu'on ne peut pas dépasser, t'as un certain nombre de visiteurs par visite, il faut que ça reste correct, donc on est limité à 60 visiteurs par visite. T'as un départ toutes les 20 minutes, tu comptes vite, t'as 180 visiteurs par heure qui peuvent visiter le gouffre, on ne peut pas aller au-delà.
- Speaker #1
Avec combien d'ouvertures ? 9h, 10h,
- Speaker #0
9h ? 9h, 10h, 9h, alors ça c'est ce qui est marqué sur le papier, mais quand ça bouscule fort, t'as des visites à 8h40, tu en as à 8h40, parce que la première visite normalement est à 9h20. Donc on fait 8h40, on fait 9h, ça peut nous arriver d'en faire à 19h20, 19h40, on s'adapte en fonction du flux. Donc la quantité, on la connaît. Sur ce point-là, si je réponds à ta question... Oui,
- Speaker #1
Et alors après, les gains vont se faire sur les marges des saisons. Alors, c'est les ailes de saison.
- Speaker #0
Tu parlais tout à l'heure, effectivement, d'être ouvert à l'année, les animations, les ailes de saison. J'ai envie de te dire que début juillet, c'est déjà aile de saison, par rapport à ce qu'on a connu il y a longtemps. C'est clair que le début juillet devient très compliqué. Ça devient compliqué, tu le disais. Maintenant, ça se consacre à l'âge, je dirais, du 20-25 juillet jusqu'au 20-25 août.
- Speaker #1
Excuse-moi de te le dire, mais je ne sais pas si tu te souviens, quand on était jeune, enfin, moi, je suis un peu plus âgé que toi, on finissait fin juin maintenant les jeunes finissent le disque en juillet c'est ça,
- Speaker #0
puis après oui avec les examens tout est décalé tout est décalé donc tu as ça, donc effectivement on va jouer sur les ailes de saison donc tu as parlé de l'animation Père Noël qui existe, on a fait avec Charlène l'animation Halloween oui je l'ai tenu à la Toussaint il y a des éclairages spécifiques, on a la chance si tu veux d'avoir un jouet tu peux projeter ce que tu veux et animer ce que tu veux dans le gouffre donc effectivement à Noël, si tu as un son et lumière avec le Père Noël, à Halloween tu as plutôt une animation avec des fantômes et puis toute une mise en scène tout le long du tunnel on a la chance aussi d'être bien épaulé on va peut-être en parler mais aujourd'hui tu as le comité départemental du tourisme Merci. qui a créé un club, les incontournables, je crois. J'ai l'impression que c'est un autre nom.
- Speaker #1
Les indispensables ? Oui, enfin bon, c'est l'équivalent.
- Speaker #0
En tout cas, ils vont faire la promotion du territoire et avec des sites qui veulent s'inscrire dans cette démarche-là. C'est chouette ce qu'ils ont fait. C'est très bien accompagné. C'est qualitatif. C'est leur métier, mais en tout cas, ils le font avec professionnalisme. On a également les févriers gourmands. Les févriers gourmands, c'est une animation que l'on pratique avec les offices de tourisme de Sarla, Fénélon et Lascaux-Vallée-Vézère. L'idée, si tu veux, c'était de faire un lien entre la fête de la truffe qui a lieu en janvier à Sarla et Festoy qui a lieu au mois de mars. Et l'idée aussi, c'est de montrer, alors là, je ne sais plus, il y a pas mal de sites, je ne te le dirai pas exactement, mais tu as beaucoup de sites qui sont ouverts à ce moment-là, et on a fait comme un club, avec les offices de tourisme. Donc on fait la promotion, et chaque site va proposer une activité en lien avec la gastronomie. Tanna, ça va être des visites comptées où ils apprennent la cuisine. Nous, par exemple, c'est le jeudi gourmand, donc le jeudi gourmand, les 4 jeudis des vacances. Sur la dernière visite, on fait une dégustation. au fond du gouffre, donc on fait venir des producteurs du Pergerac pourprès, qui nous présentent leur vin.
- Speaker #1
Vous êtes super dynamique quand même, de plus en plus, et c'est pas le cas de... J'ai dit l'inverse de ce que je voulais dire, c'est le cas de tous les sites aujourd'hui, c'est remarquable la créativité qui est en péridore.
- Speaker #0
La Dordogne, on y vit toute l'année, et puis de rester ouvert, c'est important, parce que t'as des personnes qui aiment venir hors période scolaire, qui aiment venir pendant les mois de février, pendant les mois de mars, Il faut qu'on soit en capacité de... De proposer des choses. De répondre à leurs demandes, bien sûr. Et de proposer des choses un petit peu originales.
- Speaker #1
On est justement totalement dans les attentes du touriste aujourd'hui. Alors, à propos des touristes d'aujourd'hui, est-ce que tu as des... C'est une question que je pose à chaque épisode. Est-ce que tu as des anecdotes à nous raconter ? Des anecdotes croustillantes ? Ça, c'est dans le titre de mon podcast, les anecdotes croustillantes. Les anecdotes croustillantes. Est-ce que tu as eu des... Ah ben si, c'est vrai que maintenant, c'est filmé notre podcast. Donc, tu sors le petit carnet.
- Speaker #0
Je vous montre le carnet que j'ai pris aujourd'hui.
- Speaker #1
Le livre d'or Cronenbourg.
- Speaker #0
Dans le bureau des guides. on n'a pas le droit de faire le plus poli ça tu en parles pas ça c'est un vieux souboc qu'on avait c'est le livre d'or des guides où il note de temps en temps les anecdotes je t'en ai sélectionné quelques unes pas toutes mais je vais t'as super bien préparé dis donc je sais pas si j'ai bien préparé mais Voilà, tu vois, moi ça m'est arrivé une fois en visite. T'as le gars sûr de lui, c'est marqué comme ça, le gars sûr de lui. Non mais c'est bien fait, rien à dire. On pourrait penser que c'est naturel.
- Speaker #1
C'est bien fait. Déjà, non, c'est bien fait. On pourrait penser que c'est naturel. Ça c'est le complotiste. Tu te dis,
- Speaker #0
voilà, ça c'en est une. Après, j'en ai noté quelques-unes.
- Speaker #1
T'as aussi celui qui sait mieux que le guide. Non, ça c'est un classique ça. Celui qui est plus au courant que le guide.
- Speaker #0
Ah mais t'en as toujours un qui est plus fort que les autres. Toujours. Toujours. Mais c'est pas grave. Qui veut se démarquer, qui veut se faire parler de lui. Oui, mais il faut le laisser faire. Tu le laisses faire. Les fontaines elles coulent autant le jour que la nuit, mais Romain, voilà, sérieux, non non, le soir on les éteint. Ah bon, mais c'est bien ce que je me disais.
- Speaker #1
C'est chouette ça.
- Speaker #0
T'en as plein, t'en as... si tu me permets, après tu me dis. Ah ben je t'en prie,
- Speaker #1
c'est super sympa. Puis là tu vois, ça c'est un truc que t'as jamais le temps de faire, là on a le temps.
- Speaker #0
Voilà, Hugo, tu sais qu'on a, c'est vrai qu'à Proméissa qu'on a des cristallisations qui sont en forme de triangle.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et c'est quand même assez rare parce que tu vas les retrouver dans 2-3 cavités. Mais nous, la particularité, c'est qu'elles sont uniques au monde pour leurs dimensions. C'est les plus grands que l'on connaisse. Et donc, c'est dans une flac d'eau stagnante. Et donc, Hugo... Je les vois,
- Speaker #1
je les imagine.
- Speaker #0
Entrez dans la galerie. Voici les triangles de calcite. Et il y a une personne qui dit derrière, ça donne faim, on dirait des gâteaux apéro. Tu vois, tu as les trucs comme ça. Oui, les trucs en forme de triangle. C'est un là, oui. une visiteuse, alors il y a marqué de 50 ans, qui dit au guide si on pédale, vous vous déshabillez. Parce qu'il faut savoir, pareil, qu'Alain avait innové, ça fait partie de NF Environnement. T'avais pas le droit, tu sais, tout ce qui est énergie verte, notamment photovoltaïque, des choses comme ça, de les mettre sur site, parce qu'on est en site classé, donc tu fais pas ce que tu veux. Donc il a mis à l'entrée des vélos avec une génératrice, où en fait tu pédales et tu vas participer à... à réalimenter en électricité.
- Speaker #1
J'ai vu ça dans un concert d'un groupe que je ne citerai peut-être pas mondialement connu, que je suis allé voir à Lyon. Et avant le concert, les deux heures avant, ils ont installé des vélos dans ce qu'on appelle la fosse, plein de vélos, et les gens font du vélo pour produire de l'énergie verte pour le concert. Alors, je ne sais pas si c'est plus ou moins de l'habillage. Tu sais, le greenwashing dont on parle aujourd'hui. Bon, je ne sais pas. Je ne sais pas, mais il paraît, alors il y a des compteurs, et il paraît que bon, malgré tout... Il y a des personnes pendant 2-3 heures, parce que les gens des concerts sont là 2-3 heures avant, et les gens pédalent.
- Speaker #0
Voilà, on appelle ça l'éco-visite. Toi tu parles de ça, mais vu qu'on ne peut pas faire grand chose sur le site, et qu'on parle d'énergie verte, on a investi l'année dernière dans des fermes photovoltaïques, ce qui nous permet aujourd'hui... de produire six fois ce que l'on consomme par an au gouffre.
- Speaker #1
Qui sont sur la colline ? Non,
- Speaker #0
ils sont en France. Ah oui, d'accord. On a investi. C'est une façon à nous de participer et de compenser ce que le gouffre consomme en produisant de l'énergie verte. Je vous fais un petit aparté là-dessus.
- Speaker #1
Pas de souci. Encore une fois, la désorganisation est très sympathique aussi. Tant mieux. Il n'y a aucun problème.
- Speaker #0
Je ne sais pas qui c'est, mais là c'était dans la nacelle. une personne, un homme qui dit à sa femme « Ah oui, léger de lumière, tout ça, manquez plus que ta mère. » Et ça faisait un film d'horreur. Simple pour Madame. Et puis une dernière, un visiteur qui dit à Victor « Bon alors, vous allez nous expliquer comment se sont formés les triangles ? » Puis Victor qui répond « Je l'ai fait il y a cinq minutes. » Et lui dit « Oui, mais je n'écoutais pas. » Voilà, c'est ce genre de choses que l'on peut retrouver. Des anecdotes. Et il doit y en avoir plein d'autres.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a encore des projets à Proum et Sac pour l'avenir ?
- Speaker #0
Oui, forcément. Il y a forcément des projets, je te le disais tout à l'heure, il y a un plan qui est bâti sur une quinzaine d'années. On vient de finir le bistrot. des origines. Donc on va attendre un petit peu. Ça ne veut pas dire qu'on n'y réfléchit pas. On a nos 120 ans l'année prochaine. 2027, c'est les 120 ans de la découverte. Donc on va forcément faire des animations et faire parler de nous. Mais oui, des projets, il y en a. Toujours pareil, c'est l'univers autour du gouffre.
- Speaker #1
Comment on attire les jeunes générations aujourd'hui ? Alors tu m'as répondu en partie déjà... largement avec tout... Mais ces générations qui sont sur leur smartphone tout le temps, qui sont le nez dans leur téléphone, comment ça se passe sur le site ? Ils sont attentifs ? Vous avez des moyens de les attirer, de les intéresser,
- Speaker #0
de les sortir de leur écran ? Oui, quand ils viennent déjà à Promesac ou dans d'autres lieux, je pense qu'il y a une réelle envie de découvrir. Le téléphone, j'ai envie de dire qu'ils le mettent de côté. Alors pour deux raisons, parce qu'il n'y a pas de réseau en bas dans le gouffre, déjà,
- Speaker #1
ça c'est pratique,
- Speaker #0
et que les photos sont interdites, donc tu vois, les téléphones tu les laisses dans la poche.
- Speaker #1
Interdite par rapport à des questions justement d'environnement ? D'organisation. Et d'environnement aussi, peut-être des flashs ? Non,
- Speaker #0
surtout d'organisation. D'accord. C'est pas comme une cavité où tu as des peintures, c'est surtout par rapport à l'organisation et puis la qualité de visite. même si aujourd'hui on peut faire des photos très belles sans flash par rapport à l'organisation, la rotation on est obligé de... De les interdire. Non, après, quand tu regardes un petit peu la clientèle que l'on a, ça va des 18 ans jusqu'aux personnes retraitées. Et c'est quand même assez... Même quand on fait des campagnes de publicité sur les réseaux sociaux, qu'on a des retours au clic. Tu sais mieux que moi comment ça fonctionne. Mais en tout cas, le retour est assez équilibré. Oui,
- Speaker #1
vous segmentez là ? Vous avez une analyse par type d'âge ?
- Speaker #0
Je ne te la donnerai pas dans les détails. Mais quand on fait une campagne, oui, moi j'aime bien avoir quand même un retour. Mais aujourd'hui,
- Speaker #1
la visite du gouffre sur une année, vous savez quelles sont les catégories d'âge ?
- Speaker #0
Alors, j'ai envie de dire que ce sont des familles, principalement, qui viennent. Donc tu vas avoir des enfants en bas âge, tu as des ados.
- Speaker #1
Ou plutôt des actifs.
- Speaker #0
Plutôt des actifs, oui. Mais après, les retraités, tu sais, tu as toujours... Ça dépend des saisons aussi. Ça dépend des saisons, c'est ce que j'allais te dire. Au mois de septembre, tu vas avoir plus de retraités que juillet-août. Mais c'est, je dirais, réparti de façon équitable.
- Speaker #1
On parle cinq minutes de tourisme en Périgord, au sens le plus large. Quelle est ta vision des choses, toi, en tant que gestionnaire d'un gros site touristique en Périgord ? Alors, moi, j'avais plusieurs... Petite sous-question, les forces du Périgord, les défis à relever, qu'est-ce que tu penses de tout ça ? La complémentarité entre sites, on en a déjà parlé un petit peu. Et tout simplement, l'avenir du tourisme dans notre magnifique territoire du Périgord. Alors même si ce podcast, d'ailleurs je tiens à le dire en faisant une parenthèse, il va voyager à terme. Pour le moment, j'ai commencé dans mon territoire d'origine parce que c'est beaucoup plus sympa, simple, et puis je connais quand même pas mal de monde, mais je connais aussi pas mal de monde dans les autres... territoire touristique de notre magnifique région. Mais déjà, en Périgord, qu'est-ce que tu penses du tourisme en Périgord au sens large ?
- Speaker #0
L'offre, on en a parlé. Ça, je crois que c'est assez important. Les évolutions également. Je crois que les personnes sont attachées au patrimoine, mais en même temps, on parle d'expérience client. L'expérience client, c'est qu'aujourd'hui, le visiteur ne veut pas simplement visiter, il veut vivre quelque chose. Soit sur le lieu, comprendre comment il fonctionne. Donc voilà, il y a plus d'immersion, je pense, en tout cas, ça c'est ma vision. Aujourd'hui, ce qui nous manquait, par exemple, et ça va venir en complément de la visite, on a créé, par un prestataire, six thématiques que l'on va diffuser sur des pupitres tactiles qui sont en relation avec les domaines du gouffre, sur l'eau, le monde souterrain, les animaux dans les grottes, la biodiversité. Toutes ces choses-là, c'est apprendre. de façon ludique, et faire prendre conscience aux générations et les générations les plus jeunes qu'il faut faire attention à notre territoire, à la façon dont on l'utilise. Donc il y a le côté vivre l'expérience, à mon avis, qui est au milieu de tout ça.
- Speaker #1
Il faut être créatif, proposer quand même régulièrement des choses nouvelles, pour étonner les gens, les gens ont besoin. Plus qu'avant peut-être encore.
- Speaker #0
Oui, je pense que plus qu'avant. En fait, c'est raconter le patrimoine avec des expériences. mais tout en ayant l'accueil humain, et sans perdre l'authenticité du lieu. Je crois que c'est important.
- Speaker #1
Tu as noté une phrase qui correspond exactement à ça. Le patrimoine attire, l'expérience fait revenir. C'est un peu ça, c'est un peu ce qu'on a en train de dire. Tu sais,
- Speaker #0
c'est marrant ce que tu dis. Le fait de revenir. Moi, quand je suis arrivé, on fait de la publicité, comme tout le monde, on a un budget communication. Sauf qu'aujourd'hui, tu fais de l'affichage, tu fais du réseau, tu n'as pas forcément le retour. Comment vous nous avez connu ? Donc, on a mis ça en place. Alors, on pourrait le détailler un petit peu plus. Mais grosso modo, le revenir, on a 15% des personnes qui nous disent, je reviens.
- Speaker #1
C'est beaucoup.
- Speaker #0
Je trouve que c'est bien. Je trouve que c'est bien.
- Speaker #1
15%. C'est intéressant comme chiffre ça. Et ça en dit long quand même. On ne vient pas forcément qu'une seule fois visiter un site. On peut y amener des amis aussi. Ils viennent seuls et y amener des amis. Ça je l'ai souvent fait. Ça a souvent été une de mes causes, une de mes raisons de visiter plusieurs fois un site, c'est d'y amener des amis. Et parfois deux groupes d'amis sur dix ans par exemple, j'ai visité trois ou quatre fois un site parce que... Ils ne connaissaient pas et je les ai envoyés.
- Speaker #0
Ça faisait plaisir de les redécouvrir avec eux.
- Speaker #1
Tu vois quoi comme grand défi du tourisme en Périgord dans les prochaines années ?
- Speaker #0
Waouh ! Défi du tourisme, c'est vrai. On sait très bien qu'aujourd'hui, on parle du transport. C'est compliqué de venir chez nous sans voiture.
- Speaker #1
Tu y crois ? Alors, ce n'est pas critique ce que j'ai dit, mais à cette histoire de... De train, vélo... J'y crois, moi, oui, parce que moi, en plus, je fais beaucoup de vélo.
- Speaker #0
Je crois que le travail est fait dans ce sens-là. Tu as de plus en plus de voies cyclistes, mais c'est long. Il y en a moins qu'il y a 30 ans. Et puis, on a un territoire qui est vaste. Je me souviens, il y a 30 ans,
- Speaker #1
étudiant à Toulouse, je rentrais d'Agin, je passais par le Bug, etc. Il y a toujours ce train, je crois. Oui, il y a toujours la gare au Bug. Mais il n'y a rien de nouveau, en fait, depuis 30 ans, niveau train.
- Speaker #0
Non, c'est compliqué chez nous. Sans voiture,
- Speaker #1
faire du tourisme de Pépérigueux ou de Bergerac ?
- Speaker #0
C'est compliqué. On ne peut pas avoir que les avantages par rapport au territoire en milieu rural.
- Speaker #1
Quand je dis qu'il croit, ce n'est pas critique. C'est juste une question de réalisme.
- Speaker #0
Je sais que le travail est fait dans ce sens-là. Il y a de très belles voies vertes qui se développent. Sur notre territoire, il y a le comité régional du tourisme qui travaille dans ce sens-là. On parle du Périgord. Le défi est immense. Oui, le défi est immense. Tu ne pourras jamais répondre à 100% des demandes. Le flotourisme, ça existe. Par exemple, l'année dernière, de mémoire, on a eu le label Accueil Vélo. Le label Accueil Vélo monte un certain nombre de critères et il faut être à une certaine distance d'une voie cyclable.
- Speaker #1
Le problème, c'est que moi j'y crois aussi. Ce ne sont pas des gens comme nous, sportifs. qui allons dire le contraire. Puisque moi je cours, je fais du vélo, je fais du vélo tous les week-ends avec des copains, donc je suis un fan de vélo. Mais par contre, je trouve qu'il y a parfois des affichages qui ne correspondent pas à la réalité. Hier j'étais en Corrèze par exemple, toute la journée j'ai passé 12 heures en Corrèze hier. En Corrèze, tiens, va faire du vélo. Déjà il faut... Il faut être sportif pour faire du violon en Corrèze. Même moi, sa montée, sa descente, en fait. Il n'y a pas de plat, quasiment. Non, mais c'est vrai que ce n'est pas évident. Et le train, je pense qu'il y a un énorme travail à faire. Ce n'est pas gagné, quand même.
- Speaker #0
En tout cas, les acteurs, nos politiques, je pense qu'ils en sont conscients. Oui,
- Speaker #1
et puis au niveau du comité régional de tourisme, je vois qu'il y a énormément d'action à ce niveau-là.
- Speaker #0
Tu dirais quoi au Stéphane de 20 ans si tu devais le recroiser ?
- Speaker #1
Je ne change pas. Je n'ai pas de regrets, je n'ai pas de remords.
- Speaker #0
C'est bien.
- Speaker #1
C'est ce que je t'ai dit. Le destin, la chance, des fois, il ne faut pas la provoquer. Et moi, je suis très heureux de ma vie. J'ai un certain équilibre. On parle business, on parle entrepreneuriat, mais sans ta famille, sans les à côté, il faut avoir le travail équilibré. De toute façon, sans une vie équilibrée personnelle,
- Speaker #0
je pense que c'est compliqué de réussir dans tout d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Et puis, tu es chef d'entreprise toi aussi. Des moments de doute, tu en as rencontré forcément. Celui qui te dit qu'il n'en a pas, soit c'est le surhomme, soit c'est le menteur. Mais la chance, j'y crois moyennement. Là-dessus, je ne crois pas. Non, là-dessus, je ne crois pas parce que tu as toujours une remise. une remise en question, donc il faut arriver à avoir un équilibre. Ma vie, elle est partagée entre ma famille, mes loisirs, mon travail, le sport, parce que le sport, tu en parles, mais c'est un moment où justement tu peux respirer, c'est là où tu ne penses plus à rien. Je crois que pour un chef d'entreprise, ça peut être la pêche, je ne sais pas, mais je pense qu'il faut arriver à...
- Speaker #0
Des exutoires, comme on dit. Merci. Est-ce que tu penses que les arrières-grands-parents seraient fiers de vous si vous voyez aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors les grands-parents, je sais que oui, puisqu'on les a connus. Je pense que oui, les arrières-grands-parents, oui forcément. Dans la famille, tu as eu les arrières-grands-parents, tu as après les arrières-grands-pères, parce qu'on parlait du tunnel et il avait été inauguré en 1957. à l'époque, et tu avais dans leur habit la casquette GP, donc c'est Roger, de mémoire, Roger Francaise, et Fernand Soulier, donc ça ce sont nos arrière-grands-parents. Après, je pense que la génération de nos grands-parents s'est assautée, ils étaient agriculteurs, et après Alain est arrivé, et nous avec Charlène. Voilà, donc oui, il y a quand même une continuité, et certainement qu'ils seraient, je pense, étonnés de voir la tournure que Promeysac a pris depuis... depuis sa découverte. Moi, je suis quelqu'un de plutôt... Comment dirais-je ? Je ne vais pas trouver le nom. Discret ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je suis plutôt discret. Je ne parle pas de premier sang. Je ne parle pas que je suis propriétaire. Ce n'est pas important pour moi. Moi, je préfère le savoir-être que ce que j'ai. En tout cas, chez les personnes avec qui... J'aime bien passer du temps. Et je suis plutôt humble. L'humilité, il faut en avoir dans la vie. Je pense que plus on avance,
- Speaker #0
plus on en a. Si on est normalement constitué, plus on avance, plus on en a. Parce que plus on avance, plus on s'en compte qu'on n'est pas parfait. Loin de là. Et t'aimerais qu'on retienne quoi de toi dans ton passage à Promessac dans 20 ans ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est important.
- Speaker #0
Oui, c'est une bonne réponse. Non,
- Speaker #1
je ne crois pas. Non, pour mes cinq, non, je ne crois pas. Plutôt sur la vie. Qu'est-ce que tu as fait et apporté aux autres ? Voilà, sur tout ça. Plutôt, qu'est-ce que tu as apporté aux autres ?
- Speaker #0
Et d'ailleurs, il y a une, à ce sujet, de quelqu'un qui t'aurait apporté, est-ce qu'il y a une rencontre professionnelle que tu as faite dans ta vie qui t'a vraiment marqué ?
- Speaker #1
Une rencontre professionnelle,
- Speaker #0
une rencontre tout court d'ailleurs,
- Speaker #1
une rencontre tout court. Alors qui m'a marqué ou qui m'a aidé ? Je pourrais en avoir deux, trois. Tu parles côté professionnel ?
- Speaker #0
Oui, oui, mais tu peux...
- Speaker #1
Alors côté professionnel, je pense que je me mets à nu devant toi et même ceux devant, ceux qui nous écoutent. Mon papa, voilà, ça, ça a toujours été un exemple pour moi. J'en pleurerais presque. Et après, dans le domaine professionnel, j'ai été bien accompagné pendant ces 5 ans, quand je te l'expliquais, que je travaillais dans un réseau salarié, par l'inspecteur du moment, qui s'appelle Laurent Damour, qui habite sur Périgueux et qui m'a beaucoup épaulé.
- Speaker #0
Certains ont parfois, moi je sais que c'est mon cas, un prof. qui nous ont plus marqué que d'autres. Moi, je m'en souviens à l'époque en terminale, je me souviens d'un professeur qui m'avait vraiment marqué. Ce n'est pas évident de répondre à ce genre de questions. Je m'excuse presque d'avance. Parce que c'est vrai que c'est... Mais souvent, on a des marqueurs dans la vie quand même à ce niveau-là. Allez, on finit sur une note plus légère. Est-ce que tu as des 1, 2, 3 endroits secrets ? en périgord que tu aimerais conseiller à ceux qui nous écoutent, alors qu'ils soient périgourdins d'ailleurs, ou de passage.
- Speaker #1
Alors, secrets, ils ne sont pas vraiment secrets. Non, j'aime bien les petits villages. Limeuil, c'est pas très loin de chez moi. Le jardin de Limeuil.
- Speaker #0
Limeuil, c'est le confluent de la Vézère et de la Dordogne.
- Speaker #1
Oui, qui surplombe ces deux rivières-là. J'aime bien cet endroit-là. Mes endroits vont être surtout Vallée d'Ordogne et Vallée Vézère, à l'approche de chez moi. Mais j'adore la Vallée d'Ordogne, quand tu passes devant Beynac, Estenau, Marquessac, Larogajac.
- Speaker #0
Très classique en fait. Oui,
- Speaker #1
c'est classique, mais c'est tellement beau.
- Speaker #0
Moi, je suis à Beynac.
- Speaker #1
T'as les Milan d'à côté, mais c'est tellement beau. Beynac,
- Speaker #0
pour moi, c'est une carte postale.
- Speaker #1
Oui, c'est une carte postale. Ça, c'est sûr qu'on a la chance. Et puis après, Vallée Vézère, tu vas avoir... J'ai découvert Fendlac par rapport à l'activité professionnelle. Très jolie. Je ne connaissais pas du tout.
- Speaker #0
Mais des villages, il y en a.
- Speaker #1
Il y en a plein, mais je ne connais rien. Ou on ne connaît pas grand-chose de notre territoire. J'aime bien ces noms sur Vézère.
- Speaker #0
J'ai un ami qui habite là-bas. C'est un lieu magique. De toute façon,
- Speaker #1
la Vézère. J'adore, j'adore. Les Aïzis, quand ils passent en bas, tu te dis qu'il y a plein de petites ruelles. Tu n'en as pas 50, mais quand tu montes dans les petites ruelles que tu vois dans les maisons, c'est... C'est assez surprenant. Je limiterais à ça. C'est quelque chose d'assez simple, mais c'est beau.
- Speaker #0
Une question que je n'ai pas posée encore. Tu es le premier à qui je la pose. Qui aimerais-tu voir, éventuellement, si tu as une idée, à ta place, dans les voies du tourisme ? Quelqu'un ou quelqu'une, d'ailleurs, qu'on pourrait interviewer et qui t'intéresserait d'entendre. Est-ce que tu as... T'aurais une idée ou pas ? Bien sûr, on reste dans notre domaine, dans les acteurs du tourisme, dans la région, ou en périgord, bien sûr.
- Speaker #1
Alors, tu parles plutôt d'une personne qui s'occupe d'un site ?
- Speaker #0
Alors, c'est plutôt des histoires entrepreneuriales et avec des histoires. Mais après, pas forcément. Tu peux avoir une idée originale.
- Speaker #1
Si, j'en ai une. J'en ai une. Jean-Max Touron.
- Speaker #0
Ah ! Je le connais, il faudrait que je l'invite. Ou sa fille également.
- Speaker #1
Je pense à lui parce qu'il est à l'origine de tout ça. Là, tu as une histoire.
- Speaker #0
J'ai bossé avec lui à l'époque.
- Speaker #1
Tu parles d'entrepreneuriat. Il a su développer.
- Speaker #0
Je ne sais pas s'il accepterait.
- Speaker #1
Il faut lui poser la question.
- Speaker #0
Jean-Max. C'est vrai que c'est un phénomène. Très bien, merci.
- Speaker #1
Je t'en prie, merci.
- Speaker #0
J'y avais déjà pensé. Avant de terminer, quand même, attends, je te libère pas encore tout de suite, on a presque fini. On va quand même parler de, on va vous faire un petit peu de pub. Moi, j'incite tous les auditeurs qui écouteront ce podcast dans les 12 à 18 mois qui viennent, parce qu'un podcast a une durée de vie, c'est l'intérêt du podcast, ça peut s'écouter n'importe quand en fait. Il n'y a pas de date, ni d'heure. Chacun fait comme il veut, ça va être certains en courant, en faisant du sport. Je sais que les usages, c'est ça, ça va être certains dans le métro, ça va être certains en voiture. chacun a son usage et c'est ce côté liberté du podcast qui est super intéressant c'est-à-dire d'écouter ça quand on veut alors où retrouve-t-on Proumessac ? sur le web, moi j'ai devant les yeux gouffre-proumessac.com Proumessac donc P-R-O-U-M-E-Y-2-S-A-C pour ceux qui ne savent pas l'écrire gouffre-proumessac.com vous êtes aussi je suppose sur Facebook sur Instagram Facebook c'est quoi ? Je ne vais pas chercher, mais je pense qu'en tapant pour mes sacs, on doit vous trouver. Oui, tu trouves. Vous êtes sur TikTok ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non ? Pas encore ?
- Speaker #1
Non. Ok,
- Speaker #0
on va s'occuper de ça. Tu sais,
- Speaker #1
je ne suis pas très fort là-dessus. Je t'avoue que ce n'est pas mon domaine. Même Facebook, j'ai peur d'y aller à chaque fois. On peut s'occuper de ça.
- Speaker #0
Tu es toi sur LinkedIn ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Stéphane Albié, A-L-B-I-E. On te retrouve sur LinkedIn. Voilà. J'espère que cet épisode de podcast numéro 7 des Voix du Tourisme donnera à nos auditeurs très envie d'aller visiter ou revisiter le gouffre de Promessac. Je te remercie pour le temps que tu m'as accordé. On a quand même passé plus de deux heures à discuter. Déjà ? Oui. On dépasse les deux heures tout juste Et on n'a pas perdu de temps Pourtant je pense même que j'ai oublié un certain nombre de questions
- Speaker #1
C'est possible Tu ne m'as pas dit qui était venu Comme invité ou acteur Qui est venu comme acteur ? Allez dis-moi J'ai fait quand même ma petite recherche
- Speaker #0
A toi de m'interviewer
- Speaker #1
De mémoire je me rappelais d'Aimé Jaquet C'était après le championnat du monde Aimé Jaquet Et j'ai eu en visite Jamy C'est pas sorcier Merci. J'ai fait un petit peu le tour, j'ai demandé aux collègues. On a eu Michel Simès qui est venu.
- Speaker #0
Michel Simès, oui, qui est très sympa d'ailleurs.
- Speaker #1
Exactement. On a Manon Austens, kayakiste.
- Speaker #0
La kayakiste, oui.
- Speaker #1
Jefferson Porot, qui joue à l'UBB aujourd'hui, qui est venu. Et René Bouscatel, également, qui est venu l'année dernière.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. Quelques personnalités et j'en profite. On a eu en 1969 une séquence dans le film Le Boucher. Avec Jean et Yann.
- Speaker #0
Oui, qui était tourné en Dordogne, effectivement, à Tremolat, non ?
- Speaker #1
Il y a eu Tremolat, oui, tout à fait. Et en 2017, le film Les Fauves avec Lily Rosedep. qui étaient venus ils étaient tournés sur le territoire et on avait eu la chance le gouffre en tout cas d'être sélectionné
- Speaker #0
Merci beaucoup Stéphane pour tout ce temps qu'on a passé ensemble qui était très sympathique. J'espère que vous allez faire une super saison et puis j'espère que je trouverai un moment pour venir déjeuner avec toi, tester ce nouveau restaurant au gouffre dans les semaines qui viennent, pourquoi pas dans les deux mois, ça serait super sympa.
- Speaker #1
Telle bienvenue, avec plaisir.
- Speaker #0
Ça me permettra de conclure cet échange de façon informelle. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi Frédéric.
- Speaker #0
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