- Speaker #0
Hello à tous et ravie de vous retrouver en 2026 pour cette cinquième année de rencontres lumineuses sur le plateau de l'étincelle. Aujourd'hui, je vous propose de rencontrer Hortense Le Gentil. Hortense est l'auteur d'un livre au titre Prometteur, The Unlocked Leader, une invitation à oser déployer sa voix, incarner un leadership humain et contribuer positivement au monde. Hortense a d'abord été entrepreneur pendant plusieurs années et elle exerce depuis 15 ans désormais le métier de coach aux Etats-Unis où elle vit. Là-bas, elle s'est fait un nom et accompagne de nombreux dirigeants, des fondateurs, des leaders internationaux. La préface de son livre est signée par Alple Lorraine entre autres, un signal fort mais qui ne doit pas nous intimider. Car ce que nous propose justement Octance, c'est de faire tomber les masques et d'aller chercher au fond de nous des réponses à cette question. Qui suis-je quand je ne joue pas un rôle ? convaincu que c'est là que nous serons la meilleure version de nous-mêmes. Au travers de son expérience, Hortense a vu de l'intérieur l'isolement du dirigeant, les masques, la fatigue morale, et le décalage entre l'image projetée et la réalité intime. Et c'est là toute sa matière première. Pour cet épisode, j'ai donc voulu une discussion résolument concrète. Un challenge, puisque le mot leader est aujourd'hui un sacré mot vani. Dans l'heure qui va suivre, notre envie commune à Hortense et à moi est de vous aider grâce à des idées, et des exercices très pratiques à devenir simplement celui ou celle que vous avez envie d'être, pour apporter le meilleur de ce que vous êtes autour de vous, dans votre job, comme dans votre vie personnelle. Alors avant de plonger dans cet épisode, l'étincelle a besoin de vos étoiles pour être encore plus visible, alors n'hésitez pas à déposer une note 5 sur 5 sur l'appli Apple Podcasts ou tout simplement parler de cet épisode autour de vous. Je vous souhaite une très bonne écoute. Bonjour Hortense Le Gentil !
- Speaker #1
Bonjour Marine Caroline.
- Speaker #0
Je suis vraiment enchantée qu'on se retrouve sur le plateau de l'étincelle aujourd'hui. Ça a été un sacré parcours du combattant parce que vous êtes à New York, je suis à Paris. Vous avez une assistance qui a une résilience, mais comme je l'ai rarement vue. Et donc voilà, le résultat de ça, c'est qu'on y arrive et que j'avais très envie de vous faire connaître à notre audience de l'étincelle parce que... J'ai été très touchée par le livre que vous avez écrit qui s'appelle The Unlocked Leader. J'aurai l'occasion de raconter aussi comment vous êtes venu sur mon chemin. L'idée aujourd'hui, c'est de vous donner la parole et de vous permettre d'exprimer aussi ces idées fortes que vous avez essaimées dans le livre. Pour commencer, est-ce que je peux vous demander de vous présenter ? Et alors, plutôt que de vous présenter par le titre ou par le parcours, j'aimerais que vous nous disiez ce qui vous anime. profondément ?
- Speaker #1
Alors, il y a beaucoup de choses qui m'animent parce que je suis une passionnée, mais principalement, c'est que je suis animée par l'idée, par la liberté, en fait. Donc, et en fait, j'ai l'impression d'être en mission et ma mission est de donner, de rendre leur liberté à chacun, c'est-à-dire d'avoir le courage de libérer sa propre voix, de se débloquer et d'avoir le courage de commencer son chemin pour Mieux écouter sa propre voix, sa voix intérieure et faire une différence dans le monde et être beaucoup plus heureux déjà pour soi et pour l'environnement.
- Speaker #0
Et quand est-ce que ça a démarré ce chemin ? Est-ce que vous avez toujours eu cette envie de débloquer ça chez les gens ? Ou est-ce qu'il s'est arrivé à un moment particulier ? Est-ce qu'il y a eu une étincelle ?
- Speaker #1
Oui, il y a eu beaucoup d'étincelles, mais je dirais que déjà, je pense que c'est dans ma personnalité parce que vous demandez à ma mère. Elle va vous dire, de toute façon déjà toute petite, tu me disais, mais laisse-moi vivre ma vie. Donc il y avait probablement déjà des graines. Et ensuite, comment, en fait, c'est récemment dans ma vie que j'ai réalisé que j'avais ce don, disons. de débloquer les gens, en vrai, parce qu'en fait, c'est une histoire de vie. Donc, l'étincelle, ça a été il y a peut-être 10-15 ans, quand j'ai eu mon premier client de coaching, qui était un entrepreneur. Et à ce moment-là, encore une fois, c'est une histoire de vie. Donc, je me disais, j'ai un ami qui m'avait dit, mais tu sais, tu devrais être un coach parce que tu aimes aimer les gens. Et tu le fais bien. À l'époque,
- Speaker #0
vous étiez entrepreneuse.
- Speaker #1
Oui, à l'époque, j'étais entrepreneur. J'avais ma société. Et il me dit, et moi, j'avais dit, mais tu rêves, quoi, parce que... Qu'est-ce que c'est un coach ? Moi, je suis entrepreneur, ça ne veut rien dire. En même temps, j'étais dans une période de ma vie. J'ai un problème avec les décennies. Toutes les décennies, il y a une espèce d'une partie de moi, un nouveau moi qui se développe. C'est magique, c'est drôle. Ce n'est pas toujours drôle, mais en tout cas, c'est ce qui arrive.
- Speaker #0
C'est rigolo, en tout cas.
- Speaker #1
On ne s'ennuie pas. Et donc, j'en étais là. Et à ce moment-là, en fait, je me suis dit, tiens, si je mettais la casquette, si j'essayais, Marie-Caroline, si j'essayais. Donc, allons-y, on va jouer le jeu. Je me dis, allez, je suis un coach. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais je suis un coach. Et je vais coacher cette personne. Et en vrai, ce qui s'est passé, c'est qu'à ce moment-là, ça a été presque physique, en fait. J'ai compris, j'ai senti, en fait, même plus que compris, j'ai senti que... En fait, c'était toute ma vie, tout ce qui s'est passé dans ma vie personnellement, professionnellement, c'était comme si ça m'avait amenée à ce moment-là à aider les gens de cette façon-là. Parce qu'en fait, j'avais appris une chose dans toute cette vie, c'est que si j'étais moi-même, si je faisais les choses comme moi je pense que c'est bien, alignées avec moi-même, ça marchait ou ça ne marchait pas, mais dans ces cas-là, c'est que ça ne devait pas marcher, puis c'est tout. Et donc, c'est ce que j'ai fait dans mon coaching. Et là, c'était une révélation totale.
- Speaker #0
Vous êtes aussi dans votre flot, à votre place, en fait. Et est-ce que cette sensation-là, est-ce qu'elle vous a amené à un changement radical ? C'est-à-dire que vous avez touché ça du doigt et... Tout le reste a basculé ? Ou est-ce que les choses se sont faites progressivement suite à cette expérience ? Ça a été une première graine semée et il a fallu attendre quelques temps avant que vous deveniez vraiment coach à plein temps, ce que vous êtes aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Non, en fait, ça a été relativement vite, mais disons que j'étais prudente. Donc, j'ai fait les deux. J'ai gardé ma société et puis j'ai fait ça pendant à peu près peut-être trois ans. Peut-être un peu moins, mais non, trois ans, je crois. et en faisant de plus en plus de coaching un peu moins de l'autre côté et puis à un moment donné c'était une évidence puisque le premier client m'a amené un deuxième client qui m'a amené un troisième client et ça a été super vite, c'était que du bouche à oreille et ça a été super vite et puis j'ai écrit mon premier livre et après c'est parti
- Speaker #0
La question qui me vient c'est est-ce que vous êtes équipée ? ça serait mon tempérament donc c'est pour ça que je pose la question et ça peut faire partie des freins aussi qu'on peut avoir et que l'audience Merci. de l'étincelle peut avoir d'ailleurs quand elle envisage de s'aligner, de se dire mais en fait je ne suis pas légitime parce que je n'ai pas fait des bonnes études ou je n'ai pas le background qu'il me faut pour être en l'occurrence coach. Est-ce que c'est une question qui vous a traversé et comment est-ce que vous l'avez gérée ?
- Speaker #1
Oui, ça c'est une question qui m'a traversée souvent dans ma vie. Comment je l'ai gérée ? Je l'ai géré avec moi-même, donc j'ai bien réfléchi. Enfin, je dis ça, ça a l'air facile toujours quand on le raconte, mais en vrai, bon, c'est quand même un chemin. Parce qu'il y a un moment donné, il faut se donner la permission de faire ce qu'on pense qui est bon. Donc oui, effectivement, je trouvais que je n'avais pas la légitimité, parce que, et surtout en France, mais partout. Effectivement, si vous n'avez pas le bon diplôme, la bonne école, bon, voilà, vous n'avez pas vos chances. Donc, Donc, en fait, ce que j'ai fait, c'est que j'ai regardé autour de moi ce qu'il y avait de possible, quelle formation il y avait de possible. Et puis, je suis allée à une formation que je n'aimerais pas. Enfin, je m'étais dit que j'allais y aller. Et puis, en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'il y avait tous les candidats qui étaient là pour rentrer dans ce coaching, dans cette école. Et puis, enfin, cette formation, ce n'est pas une école. Et en fait, on était tous autour. Et puis, les gens se disaient, mais tiens, mais pourquoi ? Qu'est-ce que tu amènerais autour de toi ? Et puis, les personnes qui organisaient ça, il y en a une des personnes, parce qu'on faisait des feedbacks des deux côtés, qui disait, en fait, moi, je trouve que toi, si tu venais, ce qui serait bien, ce que tu vas y gagner, c'est un réseau. Parce qu'ils trouvaient que j'avais déjà une vie très riche de plein de choses.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et en fait, sans le savoir, c'est pour ça que je ne veux pas dire qui c'est, mais sans le savoir, cette personne m'a donné l'autorisation de faire comme moi, je pense, qui était bon, puisque sans le savoir, en vrai, il m'a validée, en fait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et le réseau, je n'avais pas besoin du réseau, donc je n'allais pas payer très très cher pour aller faire cette formation.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Au fond de moi-même, je le savais, puisque encore une fois, ce que j'avais appris, c'est que… Bon, alors ça, c'est spécifique probablement. Chacun a sa spécificité. C'est spécifique à moi, je pensais à mon histoire. Mais j'avais appris qu'il fallait que je me fasse à 100% confiance. Et que même si, bon, évidemment, il y a des formations, il faut se former, il faut se poser des questions. Mais en vrai, en tout cas, moi, dans mon cas, je m'étais formée sans le savoir. Parce que j'avais tout fait, j'avais fait tous les chemins que vous pouvez faire. Je les avais faits par moi-même, en fait, pour moi, en fait, parce que je suis curieuse, parce que dans ma vie, il m'est arrivé beaucoup de choses comme tout le monde. Et que voilà, j'ai cherché des réponses. passionnée par les neurosciences, parce que la psychologie est quelque chose d'important dans ma vie, parce que j'ai travaillé, parce que j'ai découvert la spiritualité. Donc, en fait, c'est toute cette vie qui m'a formée, en vrai. Je ne suis pas allée dans une école. Alors, après, ici, aux États-Unis, j'ai fait la formation avec Marshall Goldsmith, mais en vrai, j'ai essayé de rassembler Et... tout ce que j'ai cherché pour moi, tout ce qui a marché pour moi dans mon chemin de vie, en fait, je l'ai et je l'utilise comme coach. Et comme je continue aussi à apprendre, je continue.
- Speaker #0
Je voudrais revenir sur Marshall Goldsmith parce que c'est quelqu'un que j'admire énormément et je voudrais revenir sur cette anecdote mais qui n'en est pas une pour moi et qui illustre très bien le fait que la chance n'existe pas. et que finalement, quand on s'aligne, on commence à percevoir des opportunités et à les tenter. Alors, est-ce que vous pouvez nous raconter, tout le monde ne connaît pas Marshall Goldsmith, donc nous dire qui c'est et nous dire ce qui vous est arrivé et en quoi ça a été un tournant aussi dans votre élan vers le coaching ?
- Speaker #1
Vous voulez que je raconte le boss sur LinkedIn, c'est ça ? Oui. Ah oui, non mais c'est une histoire incroyable. Donc, Marshall, Marshall Goldsmith en fait… C'est le pape du coaching, du leadership coaching. C'est un leadership coach américain qui est bouddhiste et qui coach des CEOs très connus. Vraiment, c'est le pape. Il n'a pas inventé, mais bon, après Peter Drucker avec lequel il a travaillé, il a inventé quelque chose, je pense. Et donc, moi, je le suivais. Et donc, Zoom arrière, j'étais à Paris, j'étais entrepreneur, je travaillais dans autre chose, mais j'étais absolument passionnée par le coaching, par les gens. J'ai toujours été passionnée par les gens. Je lisais, je cherchais, je m'informais, j'ai lu tous les livres de Marshall, je regardais sur les réseaux sociaux. etc. Et puis, à un moment donné, il y a un matin, je me réveille et sur LinkedIn, il y a un post de Marshall qui dit, voilà, je ne sais plus quel âge il avait, peut-être 60, je ne sais plus. Voilà, je vais choisir 50 personnes dans le monde à qui je vais apprendre tout ce que je sais. Incroyable ce post. Incroyable ce post. Je vois le poste et là, je me dis, vous m'imaginez dans mon petit appartement à Paris, etc. Et là, je me dis, waouh, je n'ai aucune chance, ça ne peut pas être moi, mais ça serait tellement bien. Mais bon, allez, je ferme, je ne fais rien. Et cinq minutes plus tard, je regarde mes mails et là, dans mes mails, je vois qu'un de mes amis m'envoie un... Ce n'était pas le poste, c'était autre chose. On m'envoie un truc sur Marshall, c'était Sinker 50 en Angleterre, qui l'avait dénoué, il dit tiens, je sais que tu aimes bien Marshall Gossman, est-ce que tu as vu ça ? Et là, je me suis dit, oula, il n'y a pas de hasard dans la vie, je ne crois pas au hasard non plus. Et je lui ai dit, par contre, il y a des signes. Et là, je me suis dit, ok, non, ça, ce n'est pas possible. Deux fois en deux minutes, ce n'est pas possible. J'ai réouvert mon ordinateur, il y avait mes enfants qui étaient là, mes deux enfants, et j'ai réouvert mon ordinateur, je les ai regardés dans les yeux, j'aurais dit, écoutez, je n'ai aucune idée de ce qui va se passer. Mais je sais qu'il faut que je le fasse. Et donc, j'ai fait l'application.
- Speaker #0
Vous avez candidaté pour la formation.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Je t'apprends l'anglais, génial. Elle parle forcément français, mais je comprends le... On est autorisés à avoir quelques anglicismes sur ce podcast, il n'y a pas de soucis.
- Speaker #1
Donc, du coup, et du coup, et du coup, voilà. Et donc, c'est ce que j'ai fait. C'est ce que j'ai fait. Donc, j'ai fait l'application et j'ai rempli l'application. J'ai appliqué. Et puis ensuite, j'ai attendu, j'ai regardé les enfants, je me suis dit on verra bien, et puis quelques mois plus tard, il a fait la première liste des gens qu'il avait retenus qu'il avait choisis donc là il y en avait 25 et là mon dieu, c'était des gens tous incroyables, ils ont écrit des livres des trucs, je me suis dit, alors ça, j'ai aucune chance, mais c'est pas grave, je laisse pas tomber, je ne sais pas pourquoi, mais il doit y avoir une raison et puis ensuite donc ça c'était Et ensuite, six mois plus tard, il a redonné une liste de 50 personnes, 25 personnes sur mon chevalier. Et là, j'avais quelqu'un que je connaissais. Et là, j'envoie juste un petit mot à cette personne en lui disant bravo. Et puis, il me dit mais bravo pourquoi ? Et je lui dis bravo parce que tu fais partie des gens qui ont choisi Marshall. Et il me dit, ah, mais je ne savais pas, etc. Pourquoi ça t'intéresse ? Je lui ai raconté ce que je faisais, ça faisait longtemps que je ne lui avais pas parlé. Et puis, à ce moment-là, il me dit, mais est-ce que tu voudrais rencontrer Marshall ? Je lui ai dit, tu rêves ?
- Speaker #0
Quelle question ? Je ne me posais même pas cette question, en fait. J'avais juste envoyé un texto, c'est tout, pour dire bravo. Il m'avait rappelé immédiatement. Et je lui ai dit, bah oui,
- Speaker #1
ça serait incroyable. Et puis, quelques jours après, il y a Marshall qui m'a dit, écoute, si tu es libre, ce tel week-end à New York, je donne un workshop, je t'invite. Et puis, c'est comme ça que je me suis arrivée, 17 octobre 2017 à New York. Et là, en fait…
- Speaker #0
Il y a fait exactement 8 ans.
- Speaker #1
Oui, c'est fou. Et là, en fait… alors là ça a été encore une étincelle c'est à dire en fait Marchand et moi on a fait connaissance super rapidement et puis on est devenus les meilleurs amis du monde et puis surtout à la fin du week-end il m'a dit est-ce que tu veux être ma cinquante et unième si tu acceptais d'être l'un des autres j'ai dit écoute merci mais je volais c'était incroyable Merci.
- Speaker #0
J'adore cette histoire c'est important qu'on y passe un peu de temps parce qu'il faut croire aussi dans ces signes, on croit parfois et très honnêtement quand vous racontez le début de l'histoire on se dit mais c'est bien sûr que non, les chances de faire partie de ces 50 personnes sont infimes donc on voit bien le sommet de la montagne qu'on ne peut pas attendre et puis finalement les choses se font donc je trouve que ça donne ça envoie un message de dare Merci. de oser y aller. Finalement, qu'est-ce que vous aviez à perdre ? Pas grand-chose. Et en plus, je dirais, vous avez eu l'élégance de féliciter celui qui avait été choisi en premier. Et c'est peut-être pas un hasard aussi si ça a facilité les choses. Donc comme quoi, être good player, team player, ça marche. Alors, on va revenir maintenant sur The Unlocked Leader. Le livre est sorti en...
- Speaker #1
Il y a deux ans aussi, le 26 septembre. C'est ça.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui vous a amené à l'écrire ? Vous aviez déjà écrit un premier livre qui s'appelle « Aligned » , qui était sorti quelques années avant. Et là, est-ce qu'il y a eu un moment de crise, de basculement ? Qu'est-ce qui a fait naître cette idée de vouloir parler de la libération intérieure ?
- Speaker #1
En fait, je pense que c'est une continuité. Align, c'était un premier livre. Ensuite, il s'est passé beaucoup de choses. Je suis arrivée aux États-Unis. J'ai travaillé avec d'autres personnes, des CEOs plutôt américains que français. Même si je travaille déjà avec des Américains. En fait, je pense que c'est pareil, c'est un cheminement. Un cheminement, je pense. D'abord, c'était juste, je crois que j'ai commencé à travailler dessus, c'était le Covid. Pendant le Covid, effectivement, je me suis aperçue encore plus de, comment dire, de ma facilité à, on va dire, à débloquer les gens. Bon, aussi dû beaucoup, alors j'avoue que mon mari m'a beaucoup, beaucoup aidée. Parce que pendant le Covid, en fait, il nous est arrivé de faire du coaching tous les deux. Parce qu'on était dans la même pièce. Mon mari n'est pas coach d'origine, il est chef d'entreprise. mais on avait des gens qui demandaient, une personne qui me demandait des conseils à moi, c'était la même personne et en même temps elle demandait des conseils à mon mari et donc on s'est dit, on s'est dit mais c'est ridicule, on est tous bloqués mais dans l'autre on a la même pièce et puis on a essayé tous les deux pour voir un peu ce que ça donnait et en fait ça a super bien marché mais pour moi surtout ça a été hyper utile aussi d'abord parce qu'on apprend l'un de l'autre et c'était formidable mais Aussi parce qu'être coach, c'est quand même un travail de backstage, donc de l'ombre un peu. On est des gens de l'ombre, donc ça va très bien d'être dans l'ombre. Mais c'est compliqué quelquefois d'avoir des feedbacks. C'est compliqué, évidemment, quand vos clients, oui. Mais c'est compliqué de savoir exactement ce qu'on fait parfois. Et donc, c'est lui qui a mis le doigt dessus. Et qui m'a dit, mais attends, tu ne te rends pas compte. Et je lui ai dit, non, pas du tout. Et donc, du coup, ça m'a aidée. Et donc, je me suis dit, on était dans le Covid. Et je me suis dit, en fait, parce que j'avais beaucoup de demandes aussi. Et je me suis dit, je ne peux pas aider tout le monde. Évidemment, je ne peux pas. Et je me suis dit, il faut que j'écrive un autre livre pour essayer de donner, en fait, cette... comment dire, ce guide, en fait, de comment se débloquer, d'essayer de rationaliser le travail que je fais, en fait. Voilà, donc c'est parti de là, et voilà.
- Speaker #0
Donc un guide un peu plus pratique, et effectivement, on va rentrer dedans au cours de l'épisode, et on va même se lancer, Hortense, si vous le voulez bien, dans des petits exercices concrets, parce que j'ai trouvé, notamment la troisième partie, est vraiment truffée d'exercices qu'on peut prendre avec soi, on peut prendre ce livre seul et sans crainte se livrer à certaines propositions que vous y faites, certains exercices. J'en profite pour préciser que votre mari, ce n'est pas n'importe qui. Je termine ma phrase pour moi. Ce n'est pas n'importe qui pour moi parce que, la phrase va être bizarre, mais il m'a permis de passer un super été il y a deux ans. En fait, on m'avait conseillé chez Thomas More Partners. J'avais vu un post LinkedIn passé sur Hubert Joly, qui est donc votre mari, et sur son livre qui s'appelle « L'entreprise, une affaire de cœur » . Et j'ai dévoré ce bouquin. J'appelle ça un bouquin parce qu'en fait, ça se lit comme un roman où en fait, il décrit le retournement qu'il a opéré de Best Buy alors que c'était massivement attaqué par Amazon, etc. Et c'était quand même promis à une sacrée banqueroute. Et voilà, et c'est... d'ailleurs comme ça, que vous êtes arrivés sur mon chemin. Je le remercie, sans l'avoir directement rencontré. J'imagine ce qu'a pu donner le fait que vous vous cozoiez tous les deux dans la même pièce pendant le COVID. Ça devait faire des étincelles, c'est évident. On va rentrer dans le vif du sujet, je vous propose, qui est ce sujet qui me passionne, qui est le leadership. Alors, le mot leadership, c'est vraiment un mot valide. On l'associe souvent au pouvoir, souvent à la performance, souvent à la posture aussi, je trouve. Or, ce qui m'a plu dans votre livre, c'est que dans votre approche, c'est justement autre chose. Alors, comment est-ce que vous le définiriez, vous, très simplement ? Comment est-ce que vous définiriez ce leadership aligné ?
- Speaker #1
Alors, je fais la différence entre, effectivement, le manager et le leader. Pour moi, un manager, c'est quelqu'un qui fait, qui exécute. plein qui ne vont pas être d'accord avec moi. Et un leader, un leader, c'est... Quand on arrive au stade du leadership, c'est un stade de responsabilité. Donc, on n'est plus là pour tout faire, parce que d'abord, c'est juste impossible. Comment voulez-vous faire tout tout seul ? Ce n'est pas possible. On est là pour, au contraire, donner une vision, donner du sens aux gens. Et faire que les gens qui travaillent avec vous, votre environnement, se sentent inclus, se sentent... Le mot me vient en anglais, ça ne va pas du tout. Se sentent inclus, se sentent...
- Speaker #0
Allez-y en anglais, aucun problème.
- Speaker #1
Se sentent empowered, se sentent...
- Speaker #0
Alors, meilleur.
- Speaker #1
Et donner du sens aux gens, du sens à ce que font les gens. Donc, en fait, on arrive dans, quand on est un leader, pour moi, on a une responsabilité. Sa responsabilité, c'est la responsabilité des gens qui sont autour de vous. Alors, vous allez me dire, majeure aussi, mais c'est pour simplifier les choses. Donc, voilà. Donc, pour moi, un leader, c'est ça. C'est quelqu'un qui inspire, guide, donne le sens d'une direction. un environnement, un pays, sa famille, parce que tout le monde est leader, vous êtes leader de votre vie.
- Speaker #0
Et quand vous parlez de leadership aligné, est-ce que c'est justement cette bascule-là, ce passage du faire à l'être ? Parce que vous parlez du faire, les autres vont faire, mais finalement le leader, il est quelque chose, il est peut-être une source de lumière pour ceux qui doivent faire.
- Speaker #1
En fait, alors moi, je parle plus de leadership humain. Aligné, c'est vrai que c'est aligné, puisque aligné, ça veut dire qu'on est... Mais aligné, c'était plus... Oui, enfin bon. Donc, en fait, un leadership humain, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à un moment donné, il faut réfléchir à la trace qu'on veut laisser derrière toi. À un moment donné, il faut s'arrêter et se dire, mais comment je veux... Quelle différence je veux faire dans le monde ou autour de moi ? Et comment je veux que les gens se souviennent de moi ? Quelle trace je veux laisser derrière moi ? Et ce n'est pas de l'ego. C'est simplement, il y a un exercice que je donne souvent, mais c'est ça le leadership pour moi. C'est d'avoir cette conscience et de faire ce travail. Et il y a un exercice que je donne souvent, c'est de se dire, OK, un jour on ne sera plus là. Bon, malheureusement, c'est comme ça. C'est ça. Voilà, 100% de chance. Donc on imagine le jour de nos funérailles et on se dit, qu'est-ce que j'ai envie que les gens disent de moi ? Et là, je peux vous dire que si vous faites cet exercice, il est très, très, très difficile. Mais on se rend compte que c'est ça le leadership, quel que soit le niveau, quel que soit ce que vous faites, c'est ça en fait. C'est à un moment donné, on est responsable de ses actes. on est responsable de ses choix, on est responsable de ses mots. Et tout ça influence les autres. Et donc, comment vous voulez influencer les gens ? Et donc, le leadership, c'est ça pour moi. C'est prendre le temps de se dire, OK, comment je veux agir ? Comment je veux me présenter ? Qu'est-ce que je veux faire ? Et puis ensuite, c'est effectivement de donner une vision. Un leadership, c'est comme un capitaine de bateau pour moi. Je le vois devant le bateau, là. Et puis, il vous donne la direction. Donc, la direction, c'est nord. Allez, hop, tous, on va vers le nord, etc. Puis ensuite, vous avez tout l'équipage qui est là. Et l'équipage, chacun à son poste, c'est hyper important. Le bateau, il ne va pas pouvoir avancer. Bon, imaginez qu'il n'y a pas de moteur. Et donc... Il faut que chacun soit à sa place, spécialement si la mère est agitée. Et la mère peut être agitée. Et on va dire que la mère est très agitée depuis ces dernières années. On ne sait pas. On ne sait pas ce qui va se passer. On ne sait pas ce qui arrive de devant, etc. Donc, d'où l'importance pour un leader d'avoir cette vision et d'inclure tout le monde et que chacun soit bien. puisse être le meilleur de soi-même là où il est. Et ça, c'est un travail.
- Speaker #0
Et c'est un vrai travail. Alors, je partage un petit peu mon retour sur cet exercice que vous m'avez amené à refaire en fait à la lecture du livre. Et à chaque fois, j'ai le même sentiment parce que je l'ai fait plusieurs fois dans ma vie et j'ai toujours le même sentiment de me dire c'est fou à quel point j'ai besoin de faire un pas de côté. Quand j'écris cette espèce de nécrologie ou ce que je voudrais qu'on dise de moi, c'est... tellement éloigné de ce après quoi j'ai l'impression parfois de courir ou de devoir absolument faire et ça résonne avec, aujourd'hui on a un petit groupe chez Thomas More Partners qui s'appelle Les Étincelles en fait et chaque jour l'une des personnes du cabinet poste une petite étincelle qui va guider la journée et je voulais vous livrer celle-là parce que pour moi elle a été assez elle a été foudroyante mais dans le sens positif du terme François-Denis de Mijon, qui a fondé ce cabinet, écrit « Paresse ordinaire, s'épuiser en actes inutiles pour fuir les gestes féconds qui nous coûtent » . Je trouve que c'est bien dit. C'est très bien dit. Et je trouve que ça, moi, ça m'a semblé éclairer exactement cette attitude, ce travers qu'on peut tous avoir de courir après des choses qui, entre guillemets, nous rassurent. Donc, il y a certainement un bénéfice secondaire à courir après elles, mais qui, en fait, sont à côté de ce pour quoi on aimerait être... être restée dans l'esprit des gens. Comment est-ce que vous expliquez ce décalage ? Si je ne suis pas la seule à le vivre, j'imagine que je ne suis pas toute seule. Si vous donnez cet exercice, c'est que c'est un chemin d'alignement, justement. Comment est-ce que vous expliquez qu'on soit dans notre quotidien, si loin de ce qu'on aimerait qu'on dise de nous à la fin de notre vie ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Je pense que c'est parce que... personne, enfin personne, on ne prend pas le temps justement de s'arrêter et de se dire, qui suis-je ? Qui suis-je ?
- Speaker #0
Profondément, pas dans les yeux des gens.
- Speaker #1
Non, non, non, non, mais je veux dire, bon, pendant tout un moment dans notre vie, c'est normal, on est petit, il faut qu'on soit formé, on est, voilà, on a comme des... On a comme des chemins, on nous met sur des chemins. Mais c'est notre devoir, à un moment donné, de s'arrêter et de se dire, mais attends, qui suis-je et qu'est-ce que je veux faire ? Et quel est mon propre talent ? Quel sens je veux donner à ma vie ? Alors, ce n'est pas évident. On peut le faire à tous les âges, mais il y a des moments où c'est plus facile. que d'autres de répondre à ces questions, parce que souvent qui suivent, c'est pas toujours. Mais il y a un moment donné, il y a un moment donné, ce qui marchait jusque-là ne marche plus. Et ça ne fait plus de sens, c'est un contresens presque, pour nous. Puisque ce qui se passe, c'est que ça vous prend de l'énergie au lieu de vous donner de l'énergie. Et on ne veut pas le revoir, on ne veut pas le voir. Parce qu'il est beaucoup plus simple de se dire, je fais tout comme il faut par le livre. Et comme ça, je ne vais pas prendre de risques, il ne va rien m'arriver. C'est totalement faux. Totalement faux. Donc, souvent, on attend qu'il nous arrive quelque chose pour se remettre en question et se dire, tiens, attends, est-ce que je suis sur la bonne route ? Est-ce que c'est exactement ce que je veux faire ? Est-ce que mon attitude est la bonne ? Est-ce que je fais les bonnes choses ? Donc, je pense que la réponse à cette question, c'est que personne, enfin personne, en général, on ne prend pas le temps de s'arrêter, de se poser ces questions en disant, OK, qu'est-ce qui est important pour moi ? Quelles sont mes valeurs ? Où j'ai envie d'aller ? Et comment j'ai envie d'y aller ? Et voilà, c'est ça les vraies questions.
- Speaker #0
C'est fou parce que quand on a préparé ensemble l'épisode, on en a parlé et moi, j'ai appris des choses sur votre parcours personnel. Mais on peut toujours s'imaginer que la vie que vous avez, la reconversion entre guillemets que vous avez faite, elle s'est faite de manière douce. D'ailleurs, on racontait l'anecdote de Marshall Goldsmith. On a l'impression que tout s'enchaîne. Et en fait, en réalité, ce qui vous est arrivé, si vous me permettez de s'en rentrer dans les détails, mais finalement, on dit souvent qu'il y a trois piliers dans la vie. La famille, la santé, le travail. Et je crois que les trois pour vous, au même moment, se sont effondrés.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et donc, pour faire le lien avec ce sentiment, avec cet exercice, quand des piliers s'effondrent, c'est souvent à ce moment-là, finalement, qu'on a un avant-goût de « Ouh là là, là, il y a quelque chose qui peut peut-être se terminer. Est-ce que je ne devrais pas reconsidérer la façon dont je mène ma vie ? » Mais c'est vrai qu'on attend souvent ce cas extrême. Et donc, ma question pour vous, c'est comment est-ce qu'on fait pour anticiper cette question ? Est-ce que... C'est génial d'avoir le livre sur sa table de nuit. C'est super de se dire que ce week-end, on fera peut-être l'exercice. Mais quelle procrastination pour la plupart, parce que je pense qu'il y a des peurs derrière. Alors, comment est-ce qu'on peut faire pour rendre ça très vivant et très ifié maintenant ?
- Speaker #1
En fait, je pense qu'il faut, et à un moment donné, il faut le décider. Alors moi, j'aime dire qu'en fait, avoir peur, c'est normal. Si vous n'aviez pas peur, c'est que, à mon avis, quand on n'a pas peur, c'est qu'on n'est plus en vie. Je pense que ça fait partie de l'être humain, donc c'est ok d'avoir peur. Mais au lieu de fuir ses peurs, il vaut mieux faire face à ses peurs. Donc j'aime dire que, ok, asseyez-vous avec vos peurs, invitez-les à la table, comme disent les Américains. Voilà, parlez avec elles, discutez avec vos peurs. Ok, tu es là, oui, j'ai peur, oui, je peux me casser la figure, oui. Oui, c'est très risqué. Oui, je sais. Oui, il n'y a personne qui me suit. D'accord. Oui, d'accord. Mais il y a un super livre d'ailleurs qui s'appelle Feel Your Fear, but Do It Anyway. Donc, c'est exactement ça en fait. C'est bon, vous êtes là, je sais que vous êtes là, ce n'est pas la peine de faire semblant, ce n'est pas la peine de dire que vous n'avez pas peur, ce n'est pas un sujet. Mais leur dire, ok, on va y aller doucement, on va faire étape après étape, chemin, enfin pas après pas, mais on va y aller. Et en fait, vous dealez, vous discutez, vous faites un deal avec vos peurs et vous avancez avec ces peurs.
- Speaker #0
J'aime bien ce pas à pas parce que personnellement, moi, ce qui peut m'effrayer dans ce type de démarche, c'est le saut dans le vide. Alors vous me direz, c'est encore un pas, un pas unique qui me projette dans le vide. Mais quand même, ça veut dire que le jour où vous allez commencer à vous intéresser, à ouvrir le livre justement ce fameux week-end et faire les exercices, tout ne va pas basculer du jour au lendemain en fait. Et se rassurer avec ça en se disant en fait je commence par ça. Et c'est déjà génial. Et peut-être que ça me prendra deux ans, trois ans, quatre ans avant de trouver… Finalement, ça reste un chemin.
- Speaker #1
Oui, c'est un chemin de vie. C'est totalement un chemin de vie.
- Speaker #0
Une explication que vous donnez dans votre livre sur peut-être cette difficulté à devenir, parce que c'est un vrai chemin de devenir un leader, un human leader. Vous parlez des chaînes intérieures, des chains, ces chaînes invisibles qui nous enferment. Alors, ça peut être des loyautés, ça peut être des peurs, ça peut être des croyances irritées. Comment est-ce qu'on peut commencer à les repérer en soi ?
- Speaker #1
Alors, les chaînes, c'est ce que j'appelle effectivement en anglais des mind traps. Donc, des mind traps, c'est quoi ? Ce sont des pièges du cerveau, mais ce n'est pas très beau en anglais. On comprend l'idée en tout cas. Mais en fait, ce sont des pièges, ce sont des choses, des habitudes. des habitudes que vous avez et qui ne vous servent plus. Comme je disais tout à l'heure, ça vous servait pendant un moment, puis maintenant, ça ne vous sert plus. Je vais vous donner une métaphore. Quand on était petit, quand on a trois ans, ou je ne sais plus à quel âge, deux ans, je ne sais plus à quel âge, on fait du vélo. On apprend à faire du vélo avec des petits trous.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et puis, voilà. Et un jour, on enlève les petits trous, très vite d'ailleurs. Imaginez qu'en fait, vous avez encore vos petits trous. Donc, il y a un moment donné, non seulement vous allez moins vite, mais en plus, vous ne pouvez aller nulle part. Donc, vous n'allez pas dans le chemin que vous voulez. Vous restez dans le chemin qu'on vous a tracé. Vous ne pouvez pas prendre les chemins à gauche, à droite. Vous restez sur la route goudronnée, on va dire. En fait, c'est ça. Et donc ça, ça devient une chaîne. Et donc, ce sont des habitudes, ce sont des voies qui sont là, qui encore une fois vous ont aidé pour grandir et pour arriver jusque là. Ce n'est pas une question de, on n'est pas là pour juger, on est là pour simplement se rendre compte et se dire maintenant ça ne me sert plus.
- Speaker #0
Ça m'a fait réfléchir, et c'est bien, parce que ça rend vraiment l'épisode très vivant. Je trouve ça chouette de pouvoir partager aussi ce que ça a amené comme réflexion en moi, et peut-être chez les autres demain. Moi, personnellement, l'une de mes croyances que j'ai identifiées grâce à cet exercice, c'est que j'ai réalisé que j'avais ce besoin de toujours montrer à mes équipes ma capacité de travail, que je délivre avec efficacité. Alors, finalement, comment est-ce qu'on peut... C'est très dur de se libérer de ça. Parce que j'ai beau vous en parler aujourd'hui, j'ai beau le savoir, j'ai beau me dire « t'es toujours là-dedans » et il y a un côté de toi, même si t'essaies d'être de plus en plus en lettre, qui a besoin de montrer que t'es capable de délivrer, etc. Comment est-ce qu'on s'en défait ? C'est quoi le premier pas pour se défaire d'une chaîne comme ça ?
- Speaker #1
J'ai envie de vous dire de quoi vous avez peur, de quoi avez-vous peur ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il arriverait ? On va faire la séance un peu en live, mais je pense que typiquement ce qui vient là, c'est une peur d'être considérée comme justement pas assez efficace. pas assez performants, d'être peut-être dépassés par d'autres. Donc, de toujours montrer qu'on est sur le devant et qu'on est exemplaire. Et donc, ça nous rend un peu intouchables, en fait, finalement, quand on est comme ça. Mais par la même occasion, on endosse ce fameux costume de Wonder Woman dont vous parlez très bien dans le livre et dans lequel je me suis reconnue dans certaines années de ma vie et qui mène tout droit au mur, en fait. On est malheureux et on n'écoute plus les gens.
- Speaker #1
Quand on s'éloigne de ça même, on est malheureux. Ça, c'est sûr. C'est un signe, c'est clairement un signe. Mais là, par exemple, vous me dites que quand on est exemplaire, j'ai un peu l'impression que vous pensez que si vous ne faites aucune erreur, vous êtes exemplaire. Comme on disait tout à l'heure, il n'y a pas grand-chose qui va se passer. Tout va bien se passer. Donc, j'ai envie de continuer à vous poser la question. Ok, mais de quoi avez-vous peur ? Qu'est-ce qu'il y a derrière, en fait ? Qu'est-ce qui peut bien se passer ?
- Speaker #0
J'ai peur qu'on voit des failles, certainement.
- Speaker #1
Il arriverait quoi si on voit vos failles ?
- Speaker #0
J'adore cet exercice. Eh bien, que je ne renvoie plus cette image, que je n'ai plus cette image, finalement, d'exemplarité, cette légitimité, peut-être, à... à guider les autres, puisque moi-même, j'aurais des failles. Vous voyez ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Oui. Et là, on revient à l'humain. Et c'est ce que j'explique toute la journée. On est des êtres humains. Et la raison pour laquelle on a envie d'être avec vous, on a envie de vous guider, on a envie de travailler avec vous, c'est parce que vous êtes humaine. En fait, en faisant ça, vous vous coupez de votre humanité. Et vous vous coupez des autres. Parce que personne ne croit que vous ne pouvez pas être parfaite, ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Donc, exemplaire, oui, vivez selon vos valeurs, ça c'est important. Mais le reste, ça n'existe pas. Et je veux dire, la perfection, ça n'existe pas. Donc, effectivement, qu'est-ce qu'il y a derrière ? En fait, la vraie question, c'est de quoi avez-vous peur ? Et qu'est-ce que vous... Vous avez envie de cacher. Pourquoi vous ne voulez pas vous montrer vous-même ? Donc, en fait, c'est à décortiquer toute cette partie. Cette partie est là, en fait. Parce que, bon, OK, donc on verrait votre vulnérabilité.
- Speaker #0
Mais pourquoi c'est grave ? Et pourquoi c'est grave ? Je prends toutes ces questions avec moi parce que je me rends compte qu'il faut aller creuser encore plus loin. mais typiquement ça vous montre et je pense qu'on a donné l'exemple en live de parce que par la difficulté même que j'ai à vous répondre c'est dur d'aller creuser à la source et d'aller comprendre pourquoi est-ce qu'on a, pourquoi est-ce que ces chaînes sont si tenaces et en fait on le voit bien parce que quand je vous réponds je vous réponds sans vous répondre donc je suis complètement enchaînée dans ma réponse alors que je pense avoir déjà bien progressé sur le sujet mais à l'inverse Merci. On va parler quand même de libération parce qu'on va prendre aussi d'autres exemples qui montrent qu'il y a des moments où on se sent beaucoup plus dans son flot. Et je livrerai là aussi un exemple personnel. Alors, si on parle justement, une fois qu'on a mis le doigt sur ces chaînes, comment est-ce qu'on passe de la conscience à la libération ? Donc, moi, j'ai eu un peu de mal à le faire. Mais on... En fait, ce qu'on vient de se dire, c'est qu'on peut comprendre beaucoup de choses intellectuellement, mais qu'on continue à rejouer les mêmes scénarios. Donc là, vous m'avez pris en cas pratique, mais je dirais sur un format plus achieved, c'est-à-dire où vous avez vraiment eu l'occasion de prendre quelqu'un en coaching et de l'aider. Comment est-ce que ça se passe, cette libération ?
- Speaker #1
En fait, c'est pareil, c'est un chemin. D'abord, je dirais, dans toute libération, il faut avoir le désir de se libérer. Donc, le désir de se libérer, ça apparaît comme ça à la fascine, une phrase facile, mais il faut y réfléchir. Parce que si vous mettez tous les freins derrière vous, c'est pas grave, vous pouvez y aller tout doucement, c'est tout. Mais il faut y avoir... le désir. Et ensuite, effectivement, une fois qu'on a parlé de ses peurs et qu'on est conscient de ses peurs, qu'on a détecté ses chaînes, ensuite il faut faire le process de se débloquer. Alors, je vais vous donner un exemple, ce sera plus simple. J'avais un client qui devait devenir le CEO d'une très grosse compagnie, une société, et voilà, donc il passait les interviews avec le board, etc. Tout allait bien, il était favori, tout le monde pensait que ce serait lui, lui aussi, je ne sais pas s'il pensait vraiment, mais si, je pense. Et puis, lors d'une interview dans un board, avec un des board members, il a complètement, complètement changé d'attitude, c'est-à-dire, au lieu de c'était quelqu'un qui est toujours à l'écoute, qui est plutôt dans l'humain, etc., il a parlé tout le temps, tout le temps, il n'a laissé la place à aucune question, et il a complètement changé d'attitude. Donc, les gens étaient, le board member était complètement, je me disais, mais qu'est-ce qui se passe ? Ce n'est pas lui. Et même lui-même, en fait, n'a absolument pas compris ce qui est passé. Donc, du coup, c'est comme ça qu'il est arrivé, il m'a demandé de l'aide à ce moment-là. Et donc, il me dit, je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé. Et je lui dis, ce n'est pas grave, on va chercher. Donc, en fait, en revisitant sa vie, il s'est souvenu que des années avant, il était étudiant, il devait passer un examen de fin d'année. Et pendant cet examen de fin d'année, en fait, il avait un jury, etc. Et puis, dans le jury, il y a eu un des professeurs qui ne l'a pas écouté et qui le coupait tout le temps. Donc, en fait, on imagine cet étudiant hyper bien préparé, perfectionniste au possible. Et là... absolument pas pu aligner trois lignes. Donc, il a complètement perdu contrôle. Il a paniqué. Et puis, voilà. Il n'a pas compris ce qui s'est passé. Donc, ça a créé un choc, ça a créé un trauma. Et puis, ce professeur lui a même dit, de toute façon, jeune homme, je ne sais pas ce que vous ferez dans la vie, mais il y a un truc qui est sûr, c'est que vous ne serez jamais CEO, parce que on... On peut lire sur votre visage toutes vos émotions. Donc, ça ne marche pas. Et donc, on imagine ce jeune homme quitter l'école avec un trauma, une voix qui ne lui appartient pas, une prédiction presque, en disant tu ne seras jamais CEO. Et en plus, une croyance, et sa croyance qui est que si un jour tu es CEO, de toute façon... Il ne faut pas montrer tes émotions. Je veux dire, voilà, il faut rester très dur et très… Donc, en fait, c'était faux, Bonjour. Et il a continué son chemin. Il a oublié cette histoire. Enfin, tout a été… Il a été plutôt successful jusqu'au moment où, effectivement, en fait, il y avait cette voix. C'est la première fois qu'on l'envisageait comme CEO de cette boîte. Et donc… Là, c'était totalement inconscient. C'est important de travailler sur son inconscient, sur les blocages. Inconsciemment, son cerveau reptilien s'est dit « danger, ça ne va pas recommencer une autre fois. On m'interview, cette fois, il n'y a personne qui va me couper. Donc, moi, je vais parler, parler, parler, parler, parler, parler, parler pour me dire ce que j'ai à dire. » Et en vrai, c'était tout le contraire qu'il fallait faire. Mais il n'en avait pas conscience. Donc, à ce moment-là, on a trouvé la cause. On a trouvé la cause, on a trouvé le trauma. Et après, l'idée, c'était ce que j'appelle la voix. C'est la voix qui est derrière ça. Et on a tous, souvent, il y a une voix ou un trauma, ou les deux.
- Speaker #0
Et on se rend compte en tant que parent, j'ai trois enfants, deux, six, dix et seize, on se rend compte de l'impact. de certaines paroles. On se rend compte qu'il faut... En fait, je trouve que ça éveille la vigilance sur la façon dont certaines choses peuvent être reçues par un enfant ou par un adolescent en construction. Donc, c'est intéressant d'avoir ça en tête. Après, de toute façon, le cheminement fera qu'on ne peut pas être sous une bulle. Forcément, on recevra des critiques, des choses qui seront... seront un peu traumatiques, mais d'où l'importance de ce travail, en fait. Donc, Hortense, vous nous avez appris à identifier, à écouter nos petites voix, en fait, à identifier ces mind traps. Alors, après, une fois qu'on a fait ça, qu'est-ce qu'on fait ?
- Speaker #1
Après, l'idée, c'est qu'effectivement, on a parlé des peurs. Là, on trouve l'origine. L'origine, c'est d'où ça vient, mes questions, d'où ça vient. Dans l'exemple que j'avais partagé de ce jeune homme, c'était la voix de ce professeur. D'où ça vient ? On cherche l'origine. Et puis ensuite, comme souvent, 99% du temps, c'est une voix, la voix du professeur, on challenge cette voix avec trois questions qui sont extrêmement simples et puissantes. On dit, est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est vrai que je ne peux pas être un CEO ? Est-ce que c'est pertinent ? Et est-ce que c'est utile ? Donc, ces trois questions, c'est, est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est vrai ? Bien sûr que non. Est-ce que c'est pertinent ? Pas vraiment. Et est-ce que c'est utile ? Pas du tout. Et donc, après, le process, c'est, on travaille sur l'essai-aller, sur lâcher prise. Sur lâcher prise. Et comment lâcher prise ? C'est une autre discussion, un autre podcast. Mais dans le livre, j'explique comment lâcher prise. Mais ce qui est important, c'est ce circuit-là. On cherche l'origine des voix, on challenge la voix et ensuite, on travaille sur lâcher prise, faire la paix avec cette voix, remercier cette voix, faire la paix avec cette voix et puis ensuite partir, vous libérer pour faire votre chemin. C'est ça le circuit.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Et ensuite, vous êtes prêts pour vivre votre vie, pour écouter votre vie, pour, comme on dit tout à l'heure, pour écrire votre propre histoire.
- Speaker #0
Alors moi, ce que j'aime dans votre approche, c'est que vous ne séparez pas le corps, le cœur et la tête. En fait, ce que vous dites, et moi ce que je comprends, c'est qu'en devenant plus attentif à son corps, finalement, on capte. des signaux faibles de ce qu'on ressent intérieurement. Vous dites qu'on ne peut pas libérer son leadership si on n'écoute pas ce que le corps nous dit. Pourquoi ?
- Speaker #1
Je ne vais pas répondre à pourquoi tout de suite, mais je dirais plus que c'est qu'il faudrait être conscient de son corps, il faudrait être conscient de ses émotions. de ce qui se passe en soi. C'est plus ça, en fait. C'est de ce qui se passe en soi. Souvent, comme on disait tout à l'heure, juste quand on a commencé l'interview, on court partout, on ne prend pas le temps, cinq minutes pour réfléchir, pour respirer, pour quoi que ce soit. Donc, on use tout. Et en fait, en spiritualité, ce qu'on vous dit, c'est que arrêtez de courir, quoi. Toutes les réponses sont à l'intérieur et il faut absolument prendre soin de ça. Donc en fait, en leadership comme dans la vie, l'idée c'est de prendre conscience de ce qui se passe à l'intérieur de soi-même. Donc prendre conscience qu'effectivement il y a une émotion ou que vous avez mal quelque part. Qu'est-ce qui se passe ? Donc, votre corps est en train de parler, il est en train de dire des choses. Donc, écoutez-le. Il peut parler plus ou moins fort. Parfois, quand on n'entend pas, après, on peut tomber relativement malade. Mais bon, c'est l'extrême. Mais l'idée, c'est qu'il faut être connecté avec soi-même. On ne peut pas être un leader aujourd'hui si on est déconnecté de soi-même. Donc, on a souvent parlé du cerveau gauche, cerveau droit, cerveau émotionnel, cerveau rationnel. Blablabla. Bon, tout ça, effectivement, c'est figuratif parce que ce n'est pas aussi simple. Mais en vrai, on a besoin des deux pour vivre. On a besoin des deux pour connecter avec les gens. Et comme je vous disais tout à l'heure, votre humanité, qui vous êtes, vos émotions, c'est ça qui fait que vous connectez non seulement avec vous-même, mais avec les autres. Et donc, en fait, si vous ne vous connectez pas avec vous-même… Vous n'allez jamais pouvoir connecter correctement avec les autres, être un bon leader. Ce n'est pas possible. Et si vous avez peur, ou si vous ne voulez pas, ou quelque soit le nom, ça ne peut pas être vrai, ça ne peut pas être authentique. Et la vérité, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, c'est qu'il y a beaucoup d'écrits et en même temps, il n'y a pas beaucoup d'écrits. Je veux dire, on ne sait pas. pas ce qu'on ne sait pas, on ne sait pas ce qui va se passer demain, on ne sait pas comment parfois réagir à une situation. On ne sait pas. Parce que le rationnel ne sait pas, parce qu'il n'a pas vécu, parce que la vie n'est pas écrite dans tous les livres. Non, c'est pas vrai. Votre vie, elle n'est pas écrite dans les livres. Il faut la choisir. Donc, quelle vie vous voulez vivre ? Qu'est-ce que vous voulez raconter comme histoire ? Quelle est votre voix ? De voix V-O-X et voix... Je veux dire, qu'est-ce que vous voulez faire ? Et ça, c'est le leadership. Et ça, ça passe aussi par le corps. C'est le corps et le cœur. Tout est lié. Sinon, vous êtes un peu comme un poulet à qui on va couper la tête et pompe ! Et vous allez marcher comme ça.
- Speaker #0
Je suis vraiment très sensible à ce point-là, qui est de dire que finalement, ce leadership humain, il est vraiment intimement dans la relation avec les autres. Ce n'est pas un leadership, ce n'est pas une personne isolée qui conduit seule, qui fixe le cap. On est dans la relation. J'ai eu une expérience à partager là-dessus qui m'a pris un peu à contre-pied. je dois l'avouer, et qui a mis en exergue l'importance de se reconnecter à soi et de se faire confiance. Parmi les missions d'accompagnement que j'ai accompagnées ces derniers mois, un couple de designers très talentueux. Et un jour, c'était tous les vendredis, un jour j'arrive un vendredi après une semaine hyper chargée et je n'avais pas pu préparer. tout ce que j'avais prévu de leur livrer. J'avais prévu de livrer plein de choses, plein de supports, plein de templates pour les aider à progresser et à passer l'étape d'après, selon moi. Et en fait, je n'avais rien. Donc, de toute façon, je n'avais pas le choix, il fallait que j'y aille comme ça. Et en fait, comme je n'ai pas eu le temps matériellement de le faire, je n'ai eu d'autre solution que d'ouvrir grand mes oreilles ce jour-là et de me dire « En fait, tu vas être pleinement à leur écoute. » Et on va partir d'eux. Et en fait, finalement, on est partis d'eux, de leur priorité, de ce qu'ils avaient à ce moment-là comme challenge, comme ressenti. On revenait de l'été en plus, donc ils avaient vécu des choses. Et moi, ça m'a rendue hyper à l'écoute de là où ils étaient à ce moment précis. Et quasiment tous les supports que j'aurais pu faire auraient été hors sujet par rapport à là où eux se situaient et la façon dont ils avaient mûri pendant l'été. Et en fait, ensemble, ça a été une séance hyper... hyper productives, où on a vraiment formalisé une vision qui leur appartenait, beaucoup plus que si moi j'avais imposé mon angle. Et donc, ce que vous venez de dire, mon vécu, il est là. J'ai du mal souvent à reconnecter à mon corps. J'ai dû me forcer à faire du yoga, du pilates, de la natation. Enfin, j'adore ça, mais c'est des moments de reconnection. en train de me dire pendant que je l'ai fait que je dois me reconnecter à mon corps. C'est pour vous dire où je... Et là, en fait, en étant dans l'écoute profonde, j'étais avec eux et donc on était connectés ensemble. Et effectivement, on se rend compte à quel point ça, c'est le point de départ de... C'est en fait beaucoup plus important que d'arriver surpréparé sans ces deux oreilles, en fait.
- Speaker #1
Vous avez juste expérimenté exactement ce que c'est qu'effectivement le leadership et d'être connecté. D'abord, c'est l'écoute. Et là, si on décortique ce qui s'est passé, c'est exactement ça. Comment peut-on anticiper ce qui va se passer ? Et moi, effectivement, dans mon coaching, j'ai rapidement compris. que de toute façon, même si je suis le truc, parce que je me suis dit, tiens, la dernière fois, on va parler de ça, là, on en est là. De toute façon, ce jour-là, ce n'est pas de ça dont il faut parler. Donc, en fait, le premier truc, c'est d'être à l'écoute 100%. Et comme vous l'avez très, très bien dit, si vous ne suivez pas le petit papier qui est devant vous, et que vous ne dites pas, oh là là, la prochaine fois, dans cinq minutes, il faut que je pose la prochaine question, et que vous restez totalement connecté, vous vous enlevez un poids énorme. et vous vous donnez l'autorisation de jumper, de sauter sur quelque chose sur n'importe quoi sur une question d'un seul coup qui vous vient, il y a quelque chose, vous écoutez et puis d'un seul coup vous vous dites tiens j'ai envie de poser cette question donc c'est ça, c'est ça dont on parle c'est cette intuition c'est cette connexion à son corps à cette voix en fait qu'on n'écoute jamais qui est à l'intérieur de nous qui va vous faire poser la bonne question Et la bonne question, elle n'est pas écrite, comme on disait tout à l'heure, dans votre livre ou dans... Non.
- Speaker #0
Non, parce que vous ne savez pas, parce qu'on ne sait pas. Et en fait, il faut laisser l'espace, c'est ce que vous avez fait, vous avez l'espace pour eux de s'exprimer et pour vous de réagir sans que ce soit crispé dans quelque chose de « il faut » . Il faut que, il faut que, il faut que je sois préparée, il faut que. Non, il ne faut pas. Il faut avoir le courage, c'est l'inverse en fait. Il faut avoir le courage. d'arriver et de se dire, je vais écouter, je vais être là pour l'autre, je vais être connectée à mon corps qui va aussi me donner des indications. Si quelqu'un vous dit à un moment donné quelque chose et que vous sentez que ça résonne dans votre corps, vous le savez. Vous allez le sentir, vous allez le sentir là. Et là, vous dites, vous êtes consciente. Ah tiens, ça, ça m'a touchée. Ça doit être important. Ou pourquoi ça m'a touchée. Et là, vous commencez le vrai travail. Et ce n'est pas tellement, je vais revenir sur ce que vous avez dit aussi tout à l'heure, ce n'est pas tellement d'aller faire du yoga, etc. Vous vous connectez à vous-même, à chaque instant, n'importe quand. C'est-à-dire, en gros, ce que je conseille souvent aux gens, c'est de commencer par une routine, commencer par une fois, une fois par jour, le matin, le soir, n'importe. Vous prenez cinq minutes, juste pour être consciente. La question que vous devez vous poser, c'est être consciente. Donc, vous scannez votre corps, vous fermez vos yeux, vous scannez votre corps, vous scannez vos émotions et vous dites, OK, j'en suis où ? C'est tout. Alors, on peut appeler ça de la méditation. La méditation, c'est être au présent. C'est un grand mot pour dire être au présent. Vous pouvez faire la cuisine en faisant la méditation. Mais si vous tournez la cuillère tout en vous disant, quelles questions je vais poser demain ? Comment je vais m'habiller ? Qu'est-ce que je vais faire pour les enfants ? Vous ne méditez pas du tout. En revanche, si vous êtes là à tourner la cuillère et que vous vous dites, je tourne la cuillère, je suis consciente que je tourne la cuillère et que vous sentez votre corps se relaxer, vous faites une méditation. Et en fait, c'est de ça dont on parle. Quand on parle de se connecter à son corps, c'est aussi simple que ça. Aussi simple que ça. Et on se rend compte, voilà, c'est simple et c'est très compliqué. Je veux dire, toute la journée, vous ne pouvez pas être conscient. Ce n'est juste pas possible. psy. Les master yogis, oui, mais sinon, non, ce n'est pas possible. Mais vous pouvez commencer le chemin, c'est pareil. Il faut commencer tout doucement, pas à pas, pour faire ça. Et effectivement, ce que je disais tout à l'heure, pour finir sur votre exemple, le fait que vous soyez connecté à vous-même, puisque vous n'aviez pas de papier. Le fait que vous vous connectez à vous-même, donc vous êtes sur l'écoute, l'écoute c'est votre canal, et hop, fait que vous vous connectez à la personne en face. Et c'est là où la magie se crée et arrive. C'est là où vous déclenchez la magie.
- Speaker #1
C'est extraordinaire. C'est pour ça que l'exemple que vous avez donné quand vous vous avez coaché pour la première fois, me parle, moi je n'étais pas en situation de coaching, on appelle ça comme on veut, mais j'étais là pour les aider, et c'est vraiment en se mettant sur cette fréquence d'écoute, et je crois qu'à un moment vous dites le monde a bien fait les choses puisqu'on a deux oreilles et une bouche. C'est ça. C'est pour effectivement donner la priorité à l'écoute avant de parler. Dans les choses que j'avais envie de livrer aujourd'hui et qui m'ont particulièrement plu, comme petite routine justement, puisqu'on en parle, et je trouve que c'est un exercice là aussi que je ne fais pas très souvent et que je trouve vraiment fécond à chaque fois que j'ai l'occasion de le faire, c'est de relire sa journée. Pourquoi c'est important ?
- Speaker #0
Pour avoir conscience. Pour avoir conscience de ce qui s'est passé quand vous... Repensez à ce qui s'est passé depuis le matin. Vous prenez conscience de ce qui s'est passé. Vous ne passez pas tellement vite que vous ne savez pas. Et s'il y a des moments que vous auriez fait autrement, vous prenez conscience et le lendemain, vous allez dire, tiens, je vais faire autrement. Ou s'il y a eu des choses difficiles dans la journée, c'est un moment où vous pouvez faire une réflexion dessus et éventuellement... vous dire, bon, ok, soit vous faites la paix avec ce qui s'est passé, soit vous n'y arrivez pas, mais au moins, vous en êtes consciente. Et quand ça a été super bien, vous dire, ça, ça va, je m'en viens voir chez tiens, je vais refaire.
- Speaker #1
l'idée c'est de ne pas traverser une journée sans être conscient de ce qui s'est passé et du coup d'apprendre de ce qu'on a vécu finalement et d'avoir ce regard qui permet de retenir aussi ce qui peut être fertile pour la suite et à l'inverse de voir aussi le temps qu'on a pu gaspiller à des choses qui au final n'avaient pas de sens Merci. J'ai trouvé que c'était un super exercice. Un petit dernier pour la route, avant ma dernière question pour vous Hortense. Pour celles et ceux qui nous écoutent et qui ont envie d'agir, mais d'agir dès ce soir. Je suis ici et maintenant avec vous, vous le sentez là. Quel est un exercice simple que vous recommanderiez pour commencer à se reconnecter à soi et à sa voix intérieure ?
- Speaker #0
Tout simplement, vous arrêtez de nous écouter, vous allez fermer votre... vos téléphones, vos ordinateurs, les télévisions, vous allez changer de pièce, vous allez aller dans un endroit tranquille, dans votre chambre peut-être, je ne sais pas, et c'est tout simplement de s'asseoir, asseyez-vous, et ne faites rien, regardez juste en face, fermez les yeux, c'est encore mieux, c'est plus facile, fermez les yeux et prenez conscience, donc scannez votre corps, on commence par les pieds, On remonte par les jambes, la gauche et la droite. Puis on remonte sur le corps, le bas du dos, le milieu du dos, le haut du dos, le bas du ventre, le milieu du ventre, le haut du ventre, le cou, devant. derrière, puis la tête, tout le cerveau, la tête derrière, et le visage. Relaxe le visage, relaxe tout le corps, et on prend conscience, on prend conscience des tensions, peut-être que vous êtes en train de serrer les doigts de pied, les mains. Les dents, les yeux, les sourcils, tout se décontracte. Il faut rester juste là. Vous suivez la respiration et c'est tout. Vous vous rendez compte, vous êtes consciente de cette respiration qui est la vie de votre corps. Tu respires. Et là, vous êtes connecté avec votre corps.
- Speaker #1
C'est incroyable. Merci. Merci, j'avoue, j'aurais bien continué un petit peu. Mais c'est fou parce qu'on a fait... Allez, c'était une minute peut-être. Et c'est dingue de voir à quel point... Je ne sais pas pour vous, mais moi, il y a un avant et un après dans l'épisode, en fait. C'est comme s'il y avait quelque chose de détendu. C'est un super cadeau et donc c'est un super cadeau à se faire à soi-même aussi, je pense. Écoutez, ce soir, ce sera mon petit rituel. Hortense, je vous remercie parce que je vous ai écouté dans différents podcasts et je me disais que j'avais vraiment envie de faire de cet épisode un épisode assez incarné, assez personnel. Vous avez tellement de choses à livrer et je vous remercie parce que vous avez vraiment joué le jeu. et je n'ai qu'une hâte c'est que ce livre soit dans les mains d'un maximum de personnes parce qu'il est loin du leadership abstrait il est justement dans le très concret et avec c'est un peu comme si on cheminait avec vous vous êtes de l'autre côté de l'océan mais vous nous donnez quand même beaucoup de clés et je vous remercie pour ça petite question de clôture j'aime bien demander à mes invités de l'étincelle Merci. ce qui aujourd'hui vous met en mouvement en fait. Quelle est votre étincelle actuelle ?
- Speaker #0
Alors moi j'en ai beaucoup des étincelles, c'est un peu le problème. Mais l'étincelle vraiment, celle qui me motive toujours, c'est comment je peux aider. Donc voilà, comment je peux aider ici à New York, cette ville, les gens qui sont dans cette ville, en France, voilà. moi mon étincelle c'est ah je peux aider, ah je suis là Donc, voilà. Donc, quelquefois, ça peut prendre différentes formes. Ça peut écrire, créer des clubs, faire des choses. Enfin, différentes formes. Mais voilà, je pense que c'est ça mon étincelle. Et aussi, je voulais vous dire, j'espère que je ne m'avance pas trop, mais mon livre devrait être traduit en français. Donc, ça serait super.
- Speaker #1
Oui. Ça sera l'occasion de reparler de l'épisode à ce moment-là. Mais bon, je rassure tout le monde, à partir du moment où on a été assez studieux à l'école, sans être totalement bilingue, le livre est vraiment accessible. Ce n'est pas un livre complexe d'un point de vue linguistique, donc vraiment, je vous encourage à vous lancer, à oser et à vous plonger dans cette lecture. Un petit passage de relais, peut-être Hortense, quel serait le prochain invité ou la prochaine invitée que vous aimeriez entendre au micro de l'étincelle ?
- Speaker #0
Je pense à une femme formidable, que vous connaissez peut-être déjà, qui s'appelle Barbara Martin Coppola, qui était la CEO de Decathlon. C'est une femme formidable, qui a une histoire formidable, qui a énormément de cœur, et je pense qu'elle aurait bien sa place ici aussi.
- Speaker #1
Génial. Écoutez, j'ai hâte. Et ça sera peut-être ma prochaine étincelle. Un grand merci, Hortense. Vous avez derrière vous un grand ciel bleu, New York. Le jour se lève, enfin, un peu plus que ça maintenant, parce qu'il est à peu près 10h, je pense, 10-11h. C'était un plaisir de vous avoir. Et j'ai l'impression de vous avoir eu à côté de moi alors que vous êtes à plusieurs milliers de kilomètres. Donc, bravo pour ça, parce que c'est de la présence, c'est de l'écoute. C'est ça qu'il faut pour être vraiment près des gens. et je pense qu'on l'aura tous senti pendant l'épisode donc moi je vous dis à très bientôt je n'ai qu'une hâte, c'est que vous veniez à Paris et qu'on se prenne un petit café et qu'on continue à parler de tous ces sujets passionnants
- Speaker #0
Avec joie et merci beaucoup Marie-Caroline j'ai passé un moment formidable et j'espère que ça a été aidant
- Speaker #1
Merci d'avoir été avec nous tout au long de cet épisode j'espère qu'il vous aura inspiré et donné envie de faire ces petits exercices qui sont autant de graines semées dans un cheminement auquel je crois profondément Nous verrons si cela a donné envie à Barbara Martin Coppola de partager ses étincelles. Personnellement, je suis à fond de la forme. L'été facile. Je vous donne rendez-vous très bientôt pour un prochain épisode. Ciao !