- Speaker #0
Franchement, parfois on s'est planté, on a fait des présentations, au début notre onboarding n'était pas parfait. Dès qu'il y a un contentieux, les juristes ont un peu plus de visibilité et après on a un parcours un peu plus feed de validation. Il n'y a jamais de no-go absolu, il faut être flexible. Je ne dis pas qu'on est malléable à souhait, mais il faut être flexible. Bienvenue dans l'expérience, le podcast Ally Avocats qui réinvente la façon de parler du droit. On casse les codes parce qu'ici, le droit ne se récite pas, il se vit. Entrepreneurs, dirigeants, créateurs, vous entendrez des experts raconter le réel, les moments clés, les décisions, les erreurs et les réflexes qui changent tout. Un droit accessible, vivant, stratégique. Un droit qui vous accompagne vraiment. Bonne écoute.
- Speaker #1
Clémence, déjà, on a le même problème, toi et moi, c'est comment est-ce qu'on prononce ton nom de famille ?
- Speaker #0
Lime.
- Speaker #1
Lime, ok.
- Speaker #0
Il est moins compliqué que le tien.
- Speaker #1
Il est beaucoup moins compliqué que le mien, et moi, les gens ne savent toujours pas le prononcer, et je vais faire exprès de ne pas le dire à l'épisode pour être sûr que... qui continue à faire une erreur en prononçant mon prénom. Je ne saurais pas le prononcer. Oui, évidemment. Merci Clémence d'être là, d'être avec nous. Avec plaisir. On commence super simplement. Est-ce que déjà tu peux te présenter ?
- Speaker #0
Oui, je m'appelle Clémence, j'ai 36 ans et je travaille chez Swile au département Legal Business. Ça fait presque 4 ans que j'y suis, ça fera 4 ans en mai. C'est une prouesse pour moi parce que d'habitude je reste deux ans, deux ans et demi maximum dans les entreprises et après j'ai des envies d'ailleurs donc voilà c'est un bon signal. Et j'ai commencé en tant que juriste il y a 13 ans, ouais en 2012, début 2013. Donc j'ai toujours été juriste d'entreprise, j'avais une dominante en propriété intellectuelle que j'ai toujours gardée. Et voilà, j'ai fait plusieurs boîtes. Je ne sais pas si tu veux que je te raconte. Oui, ça m'intéresse un petit peu. J'ai commencé dans la publicité. Je ne sais pas si vous, avec l'outil, vous travaillez avec des agences de pub.
- Speaker #1
Beaucoup. On n'a pas le droit de dire lesquelles, mais beaucoup.
- Speaker #0
Je le dis parce qu'en fait, on a beaucoup de clichés autour des juristes de la com qui travaillent plus ou moins facilement, qui se la coulent douce. Et en fait, c'est vraiment dans les agences où j'ai le plus appris. Bye en tant que juriste, parce que ça va vite, le scope des sujets est hyper large. On travaille, à la fin c'était plutôt avec des profils tech, mais au début c'était avec des profils très créatifs, qui bouillonnent, qui ont toujours des idées, qui veulent aller au-delà du droit, de la réglementation, et qui te challengent, donc c'était vraiment des bonnes expériences. Donc je le dis, parce que... Je suis d'accord avec toi.
- Speaker #1
Moi j'ai bossé également en direction juridique d'agence de com. Je salue Laurence et Georges et Delphine qui étaient mes maîtres de stage à l'époque et ouais ça bosse et en plus je sais pas si toi t'avais ça comme expérience aussi mais tu sais les créas ils viennent voir la personne la plus jeune chez les juristes histoire d'avoir un go et de se dire peut-être que je peux l'embrouiller et que je peux obtenir un go mais si si c'est le stagiaire il m'a dit oui on peut le faire.
- Speaker #0
Tout en tourloupe était bon à prendre mais c'est vraiment moi j'ai adoré. Je pense qu'il faut apprendre à les connaître et à travailler avec eux, même si on n'a jamais une totale maîtrise, mais ça apprend énormément. Et ça donne beaucoup d'idées pour prendre des chemins de traverse, pour valider des créations. Donc j'ai commencé dans la pub, ensuite j'étais dans la musique, c'est ce que je vous disais tout à l'heure, j'ai adoré. Je ne sais pas pourquoi, je voulais absolument être juriste dans la musique. J'aime la musique, mais pas plus qu'un autre. Moi je suis un artiste raté,
- Speaker #1
je fais de l'IP parce que j'ai loupé.
- Speaker #0
C'est vrai mais souvent, on ne fait pas un métier par hasard. C'est dingue ouais. Mais bon moi j'aimais juste la musique et mon expérience, j'ai commencé chez Sony Music le label et c'était génial. J'y suis restée presque deux ans, donc j'étais au Business Affairs.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Donc c'est le département juridique, mais j'ai trouvé qu'en tout cas là-bas, on était vraiment au cœur des préoccupations. Donc peut-être que certains rigoleraient, mais en fait, si on ne signe pas le contrat, il n'y a rien qui démarre. C'était assez agréable comme expérience, j'ai adoré les équipes. De façon générale, j'ai toujours adoré mes expériences. Sauf deux, trois, allez, deux max.
- Speaker #1
Qu'on cite ou pas ?
- Speaker #0
On pourra en parler après, mais voilà, ce n'était pas traumatisant, mais ça arrive. J'ai eu beaucoup de chance parce que sur 13 ans... J'ai eu que deux malheureuses expériences qui ont été très courtes. Et après, je suis retournée dans la pub, assez longtemps, dans un groupe concurrent même. Et ensuite, j'ai fait un petit détour au Grand Palais, que j'ai adoré. C'était dans le département des expos, donc tout nouveau. Je n'avais pas du tout l'habitude de travailler avec ce genre de profils qui sont aussi tout intéressants. Donc, c'était plus intellectuel. Non pas que la pub ou la musique, ça ne le soit pas, mais je l'ai senti au quotidien. Et sur l'expertise, c'est très difficile pour moi au début, parce que même si je m'intéresse à ça, de là à faire des contrats béton et ne rien louper, il faut bien se concentrer. Donc les profils étaient très ouverts, c'était très agréable aussi. Et je suis partie parce que c'était un remplacement de congé maternité. Ensuite, j'ai raccroché, je ne sais plus, dans la pub. Non, dans les startups. Donc chez Happn, l'application de rencontre. Il y avait du boulot à mon avis. Oui. Et donc là, c'était aussi un nouvel univers pour moi. Il y avait quand même pas mal de ressemblances avec l'univers de la pub, surtout dans la façon de travailler, toutes les bonnes alertes qu'il faut avoir au bon moment. Donc je me suis un peu retrouvée là-bas. Et ensuite, je suis allée chez Swile.
- Speaker #1
Ok, alors déjà, c'est quoi Swile ?
- Speaker #0
C'est quoi Swile ? Déjà, et pourquoi tu es allée chez eux ? D'abord, ce que c'est, Swile, on est une scale-up, une entreprise française.
- Speaker #1
C'est quoi une scale-up ?
- Speaker #0
Quand je dis, c'est une entreprise en croissance, une entreprise qui est jeune, mais qui marche très bien. Quand je dis Swile, généralement, on me dit titre restaurant, déjeuner le midi. Donc oui, oui, c'est ça. Une bonne façon d'appréhender Swile, mais on ne fait pas que ça. Chez Swile, on fait des avantages des salariés. Donc en fait, c'est les titres restaurant, c'est la mobilité, les titres cadeaux.
- Speaker #1
C'est quoi la mobilité ?
- Speaker #0
La mobilité, c'est par exemple, alors peut-être que vous, vous êtes avocat, mais quand on est salarié dans une entreprise, on fait des déplacements de chez soi à son travail. On veut se faire rembourser. Moi, c'est mon pass Navigo, par exemple. C'est une obligation de l'entreprise que de rembourser une certaine somme, un certain pourcentage des trajets. Donc voilà, c'est des avantages qui sont très palpables et que nous, on vend de façon dématérialisée avec une app, une carte. Donc c'est vraiment la vie d'un salarié qu'on sert avec tous les avantages qui sont inscrits pour la plupart dans le code du travail, par exemple. Mais on ne fait pas que ça. Donc ça, c'était le début. Et maintenant, on fait plutôt... ouvert un peu le cycle de vie d'un salarié en entreprise. Donc ça concerne aussi les services, ça concerne aussi toutes les dépenses qu'on aurait en tant que salarié dans une boîte. Donc quand on est salarié, on fait des voyages d'affaires, on se déplace, on a aussi des notes de frais. Donc voilà. Donc on a ouvert le spectre. Et c'est très intéressant parce qu'en fait pour moi, et d'ailleurs je pense pour la plupart des gens qui travaillent chez Swile, c'est directement palpable. Donc on sait de quoi on parle. Vers certaines boîtes où tu arrives, tu mets quand même du temps à comprendre parfois l'intérêt ou même à comprendre ce que la boîte fait. Moi, tu me mets dans une boîte très tech, je serai moins à l'aise au début. Je ne dis pas que c'est facile, les produits sont très innovants, il faut connaître l'univers 360 et ce que ça implique. C'est très technique, il y a du droit bancaire. C'est réglementé par le code du travail, par d'ailleurs beaucoup de codes que je ne lisais plus. Mais en tout cas, c'est facile à transposer au quotidien.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà, donc c'est ce qu'on fait chez Swile. Et moi particulièrement, je suis juriste au pôle business, légal business. Donc on est une dizaine de juristes, on va dire, en tout. Et on a le pôle business dont je fais partie, le pôle légal data. Le pôle corporate et le pôle produit. Je ne sais pas si vous avez l'habitude du pôle produit. Donc nous, chez Swile, on sort des produits tout le temps, non-stop. Et en fait, ces produits doivent faire l'objet d'un cadrage pour sortir, pour être en règle. Notamment... sur les avantages des salariés ou les dépenses, souvent c'est très strict en France. Donc voilà, il faut, avant de sortir un produit qui touche à ces domaines-là, l'écadrer. Donc ça, c'est le Legal Produit. Et voilà.
- Speaker #1
Mais toi, tu es au business.
- Speaker #0
Et moi, je suis au business. C'est quoi le business ? C'est quoi le Legal Business ? C'est quoi le Legal Business ? Je suis arrivée au Legal Business et j'y suis toujours. J'y suis arrivée... Par mon réseau, puisque je travaille avec ma responsable que tu connais aussi. Oui,
- Speaker #1
mais bien sûr que j'ai rencontré dans une autre vie.
- Speaker #0
On se connaît tous de toute façon. J'étais ravie de passer les entretiens, d'accepter aussi la proposition pour intégrer ce pôle. Et donc au LegalBusiness...
- Speaker #1
Mais du coup, ça consiste en quoi le LegalBusiness ? Qu'est-ce qu'on fait ?
- Speaker #0
On intervient sur la négociation des contrats avec tous nos clients, avec tous nos prestataires. Donc ça, c'est assez classique. On s'occupe des cadrages qui ne sont pas produits, business. On travaille aussi avec le procurement.
- Speaker #1
Procurement ? Ah,
- Speaker #0
c'est les achats. Ah, les gens de l'éthisme. Excuse-moi, c'est les achats de Swile. Ok. Donc voilà. Donc on travaille beaucoup avec eux. T'imagines quand on négocie nos contrats prestataires. Donc ça, c'est assez classique. Ok. Moi, je travaille beaucoup avec le marketing, la brand chez Swile. Donc là, je reviens à mes premiers amours de droit. Donc, je suis très contente aussi d'avoir ce volet-là chez Swile. Il n'y a pas que moi, mais comme ça m'intéresse beaucoup, je prends beaucoup de sujets aussi là-dessus. Et on a le volet précontentieux, contentieux, comme dans toute boîte. Et surtout, un volet qu'on a chez Swile qui est très important, c'est l'accompagnement en conseil. des opérationnels parce qu'en fait bien sûr on négocie mais on est à disposition entre guillemets de tous les collaborateurs qui auraient besoin de conseils pour avancer, pour cadrer un projet pour qu'on valide les nouveautés produits, les nouveautés tech donc voilà c'est assez dense on a des demandes au quotidien bien sûr et c'est je dirais une activité qui est très variée C'est-à-dire que je ne peux pas te dire si demain, je vais négocier trois contrats avec trois gros clients ou aider un sales à vendre pendant une négo, à vendre le produit. Tu vois, on ne sait jamais en fait ce qui va se passer. Donc ça, c'est génial. C'est cool ça, ouais. Ouais. Et voilà, c'est, je pense, à peu près bien résumé. Et on a aussi, ça c'est important de le dire, je pense, au business, une LegalOps. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de ce profil.
- Speaker #1
C'est à la mode les LegalOps.
- Speaker #0
C'est à la mode et c'est tellement utile, surtout dans des scale-ups.
- Speaker #1
Ça consiste en quoi ?
- Speaker #0
Je vais essayer de bien en parler parce que ça n'aurait pas pu être moi. Parce qu'il faut vraiment avoir un certain mindset que je n'ai pas. C'est dans une boîte et dans un service juridique qui est maintenant bien installé, qui est reconnu de... tous, alors ça ne veut pas dire qu'on est au cœur, on n'est pas du tout au cœur, on reste des juristes avec tous les préjugés que ça peut engendrer chez tous les profils chez Swile, mais néanmoins, on sait qu'on est obligé de passer par nous pour certains projets. Et en fait, une fois qu'on est bien installé, il faut structurer encore plus le service juridique business. Donc je vais te donner un exemple concret. C'est comment on industrialise, on automatise la signature des CGV. parce qu'on a beaucoup de clients est-ce qu'on les négocie à chaque fois ? en fait non, ce n'est pas possible donc comment on fait ça ? c'est très bien de dire on ne négocie plus les CGV mais en fait dans les coulisses comment ça va se passer ? quels outils on utilise ? quelle équipe on sollicite ? c'est la mise en place de process chez Swile qui aide à fluidifier tous les échanges juridiques et évidemment les signatures puisque c'est quand même ça le but Toi. Sans friction, idéalement, et de façon très intuitive.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc, ce n'est pas évident.
- Speaker #1
Non, ouais.
- Speaker #0
Et je dirais que c'est un peu l'étape qui est mise en place et activée quand tout est un peu solide.
- Speaker #1
Quand tu veux dire le département ? Oui, le département de l'Union. Alors, justement, on a commencé comme ça l'épisode, et je trouve ça vraiment trop cool, mais je n'ai pas dit expressément pourquoi on t'a invité, mis à part le fait qu'on est très contents de t'avoir et que tu es très sympathique. Mais ce qui nous intéressait, le podcast est à destination de... Dirigeants d'entreprise, juristes, directeurs juridiques, Ally Avocats, étudiants, mais de façon plus générale, tous les gens qui aiment le droit et se posent des questions. Tu vas me dire qu'il n'y en a pas beaucoup, c'est ça ? Non mais en tout cas qui ont une espèce d'appétence, tu vois. Moi j'aime le droit, mais à côté de ça j'aime bien la géopolitique et pourtant je ne suis pas politique ni rien. il y a des choses comme ça qui nous intéressent et donc euh typiquement les sujets de comment est-ce qu'on va gérer le juridique d'une boîte. Il nous semble super important. Pourquoi ? Parce que À quel moment on s'occupe du juridique ? Les toutes petites startups, elles disent pas le temps les gars, d'abord il faut que je vende et ensuite on verra. Les grosses boîtes, elles disent oui mais en fait on a déjà très bien fait sans le juridique, pourquoi est-ce qu'on va faire appel au juridique ? Et donc il y a un moment où... On se pose la question de pourquoi le juridique, à quel moment, et surtout à quoi ça sert. Et donc c'est pour ça qu'on t'a invité, parce que chez Swile, vous vous définissez encore comme une scale-up, donc scale-up, tu le disais, vous allez vite, en forte croissance, et il y a cette idée... qu'il y a déjà ce préjugé sur le fait que le juridique est toujours à la traîne, est toujours en retard, et que donc ça sert à rien de l'appeler, puisque soit il va nous faire traîner, soit il va dire non, tout simplement. Et donc c'est pour ça qu'on espérait t'avoir avec nous. Et donc peut-être que ma première question, c'est déjà, est-ce que tu as l'impression d'être toujours en retard ? Non.
- Speaker #0
Non ? Non,
- Speaker #1
Ni au rendez-vous, ni sur les contrats ?
- Speaker #0
Ni au rendez-vous, ni sur les contrats. On essaye vraiment d'intervenir le plus en amont possible. Évidemment, il y a des projets où on est un peu consulté en fin de projet. J'en ai pas en tête, mais c'est arrivé. Et du coup, pas de problème, on répare ce qu'il faut réparer et on avance. On ne bloque pas les projets, sauf si c'est vraiment trop dangereux pour Swile, trop risqué, disons. Mais non, en fait, je pense que chez Swile et sûrement dans d'autres scale-up, l'idée, c'est vraiment qu'on soit consulté le plus en amont possible, encore une fois. Et pour ça, en fait, ça se travaille. Alors c'est pas moi du tout qui ai monté le service juridique, quand je suis arrivée il existait déjà et d'ailleurs il a existé dès le début de la création de Swile. Et en fait je pense que ce qui a changé aujourd'hui c'est peut-être l'implantation et l'habitude qu'ont les gens qui travaillent chez Swile de consulter le juridique. Et ce que je disais, ça se travaille, ça veut dire qu'il faut se faire connaître entre guillemets, il faut avoir je pense le bon mindset et les bons curseurs. Parce qu'en fait, c'est comme dans toute boîte, si on arrive et qu'on dit non, qu'on reste... Alors, en théorie, on ne peut pas le faire. Et donc, en pratique, on ne le fera pas. Et c'est comme ça. Et je te sors mon code. En fait, ça va coincer tout le monde. Moi, en plus, je te dis ça, je n'ai jamais eu ce profil. Parce que les boîtes dans lesquelles j'ai travaillé, je n'ai jamais travaillé comme ça. C'est impossible dans la pub, dans la musique, dans la tech. En fait, tu ne fais rien. Donc là, je pense que... On n'est pas en retard, on essaye au mieux d'être consulté au bon moment, ou en tout cas dans le laps de temps qu'il faut. Après ça peut être un peu plus en amont, un peu plus en retard, mais en tout cas d'être consulté sur la big picture du projet, être au courant. Parce que quand tu dis t'as pas l'impression d'être en retard, ben... En fait, généralement, quand on est en retard et vraiment très en retard, c'est qu'on n'était même pas au courant. Donc voilà, on essaye aussi d'être le plus omniscient possible sur les sujets. Et en fait, chez Swal, ce qui est bien, et dans d'autres boîtes que j'ai fait, c'est qu'on travaille sur un sujet et il est tellement connexe à un autre que du coup, on est au courant que ça se développe, que c'est arrêté, que ça va reprendre. que le produit va sortir, par exemple. Et donc ça, c'est le travail de notre service juridique. Moi, je suis juriste dans ce service Legal Business, mais c'est mon équipe et ma direction qui se chargent de ça. Pour ça, c'est des qualités, je ne sais même pas si c'est des qualités de juriste, c'est même plutôt lié à la personnalité. Pour moi, c'est de savoir bien communiquer, de savoir se placer, pas se placer de façon politique, bien sûr, mais Bien se placer en tant que juriste, de dire qu'on est là pour supporter le business, de voir s'il y a des bloqueurs, comment on fait, de les présenter parce qu'il y a des projets parfois qui sont impossibles. Mais du coup, on présente pourquoi, on présente peut-être des conditions dégradées. Ça peut être une solution. C'est une façon de se positionner dans une boîte qu'il faut garder en tête.
- Speaker #1
Tu as dit plein de choses. J'avais envie à chaque fois de te dire, attends, attends, il y a combien de salariés actuellement chez Swahid ?
- Speaker #0
A peu près 600.
- Speaker #1
Ok. Tu connais le nom des 600 ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Tu fais comment du coup pour aller savoir que... Georges qui se trouve... Il y a plusieurs sites,
- Speaker #0
je m'imagine ? Oui, il y a Paris, Montpellier, Toulouse, Marseille.
- Speaker #1
Ok, tu vois, moi je suis supporter du PSG, je n'irai pas à Marseille. Je fais comment pour m'assurer que... Pedro, qui est à Marseille, il est bien en train de suivre la guidelines que j'ai rédigées. Comment tu fais pour connaître déjà ? Est-ce que le juridique se trouve à Paris exclusivement ou est-ce qu'il y en a sur chaque site ?
- Speaker #0
Non, on n'est pas à Paris exclusivement. On a une juriste à Montpellier, une juriste à Toulouse. Tu as des relais en fait ? Non, ce n'est même pas des relais parce que ce sont des profils qui sont différents. Mais comme on se connaît très bien, on n'a pas de problème à travailler en harmonie. Et pour te répondre, ça va être très simple. Nous, on travaille avec Slack. Donc, en fait, on recueille, je ne sais pas si vous avez l'habitude, mais on recueille toutes les demandes via un tchat. Donc, en fait, c'est obligatoire. Forme de ticketing. Et ça fait partie du LegalOps dont je te parlais. Voilà, ticketing exactement. Pas à l'ancienne, mais un ticketing. Où tout le monde passe par ce canal pour faire sa demande. Et du coup, on prend les tickets, entre guillemets, et on suit tous les sujets. Bien sûr, il y a des sujets qu'on suit qui ne passent pas par Slack, des choses très confidentielles. Mais la plupart des demandes nous viennent comme ça. Après, bien sûr, il y a des réunions produits où le légal est convié, des réunions tech. Ça dépend des projets, en fait. Par exemple, moi, si c'est le marketing qui a un projet de nouvelle campagne, En fait, ils savent maintenant qu'il faut intégrer un juriste à un moment ou à un autre. Donc, de facto, on est là. Et puis après, pour répondre à la question, comment José sait qu'on existe ? On fait des onboardings aussi juridiques chez Swyde. Ça fait partie aussi du lot. Donc, je pense que ce n'est pas le plus apprécié de tous. L'onboarding. Il fait toujours un peu peur. Donc, on essaye de faire ça de façon fluide, vulgarisée. C'est surtout pour nous présenter.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour se faire voir, c'est ce que je te disais, ça fait partie aussi des choses qu'un juriste en scale-up ou dans une boîte moderne, je sais pas comment dire, doit savoir. Parce que si ton but c'est d'être juriste et pas te montrer ou rester dans ton coin, certains juristes aiment travailler comme ça.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Bah en fait...
- Speaker #1
Mais c'est pas possible chez Soil.
- Speaker #0
Non, c'est pas possible chez Soil. Alors, je suis pas en train de dire qu'on est les stars et qu'on s'expose. Pas du tout, mais on fait un travail de notre image pour nous faire connaître. pour montrer l'intérêt du juridique. Et alors, chez Swal, ça ne s'est pas passé comme ça, mais généralement, ça va très vite. Dès qu'il y a un contentieux, les juristes ont un peu plus de visibilité et après, on a un parcours un peu plus feed de validation. Tu vois ? Ça se passe parfois comme ça. Dans la pub, c'était tout le temps comme ça. Ce n'est pas notre but, mais tu vois, c'est juste pour te montrer qu'on évite ça et on essaye d'être dans tous les canaux. Voilà, alors on est 600, ça fait beaucoup, mais à Paris, on est moins.
- Speaker #1
Mais tu vois, excuse-moi, tu parlais... de l'onboarding des personnes. Donc, toute personne qui rentre chez Swile a un onboarding juridique ?
- Speaker #0
Oui, parmi les autres. Ça fait partie de son parcours obligatoire.
- Speaker #1
Ok. Et c'est qui qui fait l'onboarding ? C'est nous. Toute la direction juridique ? Oui,
- Speaker #0
alors... Bonjour !
- Speaker #1
Moi, je suis très...
- Speaker #0
On ne les convoque pas à dix ou à peu près tous. Non, non, on se relaie. Et on a une présentation qu'on leur fait. Donc, généralement, on fait toute seule ou à deux, si on n'est pas à l'aise ou si on a le temps. Mais ça fait partie, en fait, de notre travail de juriste. On doit être... pédagogue, on doit accueillir les gens en leur disant ben voilà, nous on est les juristes, vous allez passer par Slack, on s'occupe de ça, parce que c'est pas évident. Franchement, quand on arrive chez soi et qu'on présente le département juridique, ne serait-ce que différencier qu'est-ce que fait le legal business, le legal data, le legal produit, bien sûr que les gens ne savent pas. Et nous, on est outrés parce qu'ils ne savent pas poser la bonne question au bon geste, mais c'est normal. Donc on est obligés de se présenter. Donc c'est comme ça qu'ils nous connaissent.
- Speaker #1
Tu as pré-répondu à ma question qui est comment on sait quelle équipe contacter, parce que vous vous présentez d'une part, et d'autre part grâce justement à Slack, où la personne va écrire sa demande, dans un channel général j'imagine ? Légal. Enfin légal général, et ensuite vous attribuez à chaque équipe en disant ça c'est plutôt Legal Data, ou ça c'est plutôt Legal Business, et ça va être repris après. Comme ça, c'est ça ?
- Speaker #0
Exactement. En fait, nous, on voit les demandes qui tombent au quotidien. Chaque juriste, en fonction de sa charge, prend la demande. Donc, entre nous, bien sûr, on sait très bien à qui est attribuée la demande. Et celui qui fait la demande, s'il est habitué, il sait à qui s'adresser. Et s'il ne sait pas, on réaiguille la demande. Parfois, ce n'est même pas juridique. Donc voilà, ça fait partie du jeu en fait. En plus, là, on est beaucoup. Ce n'est pas évident pour un nouveau. Donc voilà, ça peut être une question de sécurité qui tombe sur notre chaîne. On redirige. Et c'est pour ça que l'outil est important. Il faut que ça soit fluide. Nous, on ne travaille plus par mail. C'est très rare. Sauf des choses confidentielles, quand on a des échanges avec des Ally Avocats. Mais sinon, notre principal outil, c'est Slack. Et ça va vite.
- Speaker #1
Tu sais que nous, on a des clients pour lesquels on a un channel Slack interne avec eux. Donc je comprends le besoin d'échanges WhatsApp avec les clients, mais on en a deux en particulier sur lesquels on a des channels Slack. Je ne savais pas qu'il y avait une utilisation aussi massive que ça, et en fait c'est vachement bien.
- Speaker #0
Il ne faut pas avoir peur des notifications, c'est vrai, mais c'est aussi une question d'organisation. après bien sûr sur les projets très confidentiels on passe par message privé on s'organise comme tout bon juriste il n'y a pas de sujet voilà comment on travaille au juridique en tout cas business chez soi on a à peu près le même schéma quel que soit le département et entre nous ce qui est bien c'est que Déjà, on communique beaucoup, on a des réunions, des points récurrents. Et ce que je te disais, en fait, les sujets chez Swile nécessitent qu'on ait plusieurs expertises juridiques, généralement sur un sujet, parce que ça touche au business, ça touche aux produits, au cadre réglementaire. Ça touche évidemment au RGPD, les filles, elles sont partout. Ça peut toucher au corporate, ça dépend. Mais généralement, on est beaucoup de juristes sur un sujet. Donc on sait sur quoi on travaille, ou à peu près. Et entre nous, c'est fluide. Et on sait quand demander conseil, quand... Monopoliser un juriste parce qu'on sait que le projet n'a pas toqué à la bonne porte, c'est assez agréable. Mais ça, c'est avec le temps aussi. Je peux le dire parce que ça fait presque 4 ans, mais c'est à force de. On est constant dans la façon dont on construit, dans notre mindset, et ça donne quelque chose qui est super agréable à travailler au quotidien.
- Speaker #1
Est-ce que... Merci. Je te crois sur le fait que c'est super agréable. Mais j'ai également l'expérience d'entreprise dans lesquelles on cache des choses aux juridiques parce qu'on sait qui va dire non. Du coup, comment vous gérez ça ? Est-ce que finalement, en plus du droit, il y a une volonté d'être sympathique ? On peut se poser la question. Ou bien, est-ce que ça vous arrive également de... En gros, il y a la carotte et le bâton. Est-ce que quelqu'un qui ne va pas solliciter le service juridique, il va se faire taper sur les doigts ou pas ? Comment est-ce que vous ramenez les brebis galeuses ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. Les brebis galeuses, je cherche parce que...
- Speaker #1
Peut-être que tu n'en as pas et finalement, comment vous faites pour ne pas en avoir ? Ce n'est pas ce petit drama, je pense,
- Speaker #0
mais c'est arrivé certainement. On n'est pas sympa, en fait on n'a pas de connivence avec des gens qui ne passeraient pas par le juridique. On rattrape toujours le coup. Je te dis ça, je cherche un projet, mais c'est certainement arrivé en 4 ans. et on mesure par rapport au risque qu'on ferait prendre à soi et c'est toujours ça tu vois si on peut trouver une solution ou des conditions dégradées alors au plus vite on intervient sinon Sinon le projet ne vit pas j'ai envie de te dire. En fait si tu veux Swile, je comprends ta question mais en fait chez Swile c'est tellement un environnement qui est réglementé que je vois mal quelque chose sortir, enfin en tout cas vendu à nos clients qui serait pas d'équerre. Après que ça soit fait une fois au fil de l'eau, oui. Mais on n'a jamais sorti...
- Speaker #1
Tout ce qui sort a été checké par le légal.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Oui, oui. Et c'est pas... Donc ça fait peur dit comme ça.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Mais oui, oui. Et tu vois, par exemple, dans la pub, oui. Il y a des campagnes qui sont sorties. On était là. Non, mais c'est pas possible. En plus, vous saviez qu'on était là. Et j'ai envie de te dire, c'était limite volontaire. Mais chez soi, il y a... pas de... Et d'ailleurs, chez Happen ou dans les autres boîtes avant, je n'ai jamais eu de profil. Peut-être que je suis chanceuse qui s'est dit, vas-y, on va passer, on va bypasser le juridique, on va le sortir. Je ne sais même pas si c'est possible dans les boîtes où j'ai travaillé.
- Speaker #1
Ok. Est-ce que tu as... Est-ce... Est-ce que ça a toujours été comme ça l'organisation de Swahili ou bien vous l'avez construite au fur et à mesure ? Je ne suis pas du tout certain de « construite » . Est-ce que vous l'avez construite au fur et à mesure ? Tu me dis que ça fait 4 ans que tu y es. Le département s'est développé au fur et à mesure ?
- Speaker #0
Oui, alors il existait bien avant que j'arrive. Il y a tout de suite eu deux profils juridiques chez Swahili dès la création qui sont partis. Mais du coup... Quand je suis arrivée, il y avait quand même une très bonne base. Et maintenant, je parle depuis... C'est quoi ? 2022 ? Donc là, je peux te raconter parce que j'y étais. Oui, oui, on n'a pas réorganisé. On a continué, en fait, de faire grandir le service juridique. Donc, en nombre, bien sûr, mais aussi... Je vais très mal le dire, mais en construction, en adaptation aussi de Swile et de tous ses projets, puisque c'est sûr qu'en 2022, il y avait moins de produits qu'aujourd'hui. Donc, il faut suivre le rythme. réfléchi, enfin vraiment on s'est posé et réfléchi, j'étais pas au coeur de la réflexion mais j'étais à côté comment accompagner au mieux le business, c'est un peu ça notre question et on se le pose encore parce qu'on évolue encore et C'est des réunions. On se dit, OK, on va faire ça. C'est des plans d'action qu'on fait en concertation, souvent nous, du coup, avec les commerciaux, la direction commerciale, la direction du produit. C'est une façon d'aborder... Le droit et le juridique qui est plutôt concrète. Il faut que tout le monde soit d'accord et on avance comme ça. Et donc, je suis en train de réfléchir en même temps que je te parle. Quelles ont été les grandes étapes à part employer plus de juristes ? C'est aussi faire le choix que le business s'occupe de la partie RGPD jusqu'à un certain niveau. Quand ça devient trop technique, complexe, on laisse aux juristes RGPD. Merci. C'est un arbitrage. Des boîtes, tout est séparé ou alors tout est traité ensemble. Il y a des joueuses qui font du business et du RGPD et du produit. Donc voilà, on a décidé de faire comme ça. Et aujourd'hui, en fait, la tendance, si je peux parler de tendance dans un service juridique, c'est que c'est dû aussi à Swaggle. C'est ce que je vous disais. des produits qui appellent plusieurs expertises. même temps, bien sûr, pour faire le meilleur cadrage. Donc maintenant, on a plus tendance à connaître les réflexes que l'autre juriste aura. Donc on prépare, si tu veux, la base et on assemble l'expertise pour finir le cercle. C'est un peu ça. Et ça, c'est pas nouveau, mais en tout cas, c'est né avec l'évolution de Swile. On essaye de suivre. C'est pas toujours facile. Je dis ça, on dirait que c'est fluide, mais non. C'était aussi des étapes de réflexion, mais je trouve qu'on y arrive bien. Il faudrait demander aux gens qui travaillent chez Swile. Mais en tout cas, on essaye de faire au mieux. Et on a des arbitrages. On a encore des arbitrages à faire. Par exemple, je te parlais des CGV. À partir de quel moment on fait des CGV ? Qu'est-ce qu'on négocie ? Qu'est-ce qu'on ne négocie pas ? Je sais que moi, j'ai été dans des boîtes où on avait des espèces de déclarations sur des clauses non négociables. C'était comme ça, on le mettait en négociation. Et en fait, il n'y avait même plus de réflexion sur le fond. Et c'était comme ça, ce n'était pas autrement. Ça, c'est dans des grandes boîtes et ça arrive toujours. Et pour des raisons qu'on peut entendre, on ne peut pas faire ça. On ne peut pas faire ça comme ça.
- Speaker #1
Pourquoi tu ne peux pas ?
- Speaker #0
Parce qu'en fait, il faut rester flexible.
- Speaker #1
Ok, donc il n'y a pas de no-go absolu chez Swile ?
- Speaker #0
Non, il n'y a jamais de no-go absolu. On a beaucoup de clients, mais bien sûr, comme toutes les boîtes qui nous ressemblent, on veut des clients. Donc voilà, il faut s'adapter. Si on commence à dire, ça, on ne va jamais regarder le dossier, on va jamais cadrer le produit parce que machin En théorie, on n'avance pas. Donc il faut être flexible. Je ne dis pas qu'on est malléable à souhait, mais il faut être flexible.
- Speaker #1
Comment tu fais pour... Vous êtes combien au service juridique ?
- Speaker #0
À peu près 10.
- Speaker #1
À peu près 10. Et tu m'as dit 4 sous-départements. Data,
- Speaker #0
Produits, Business et Corpo.
- Speaker #1
4. D'accord. Et tu m'as dit également... Et tu m'as dit, je prémâche un peu le travail, en gros, quand c'est au business et que je sais que ça va partir au data. Finalement, comme je connais le data, je sais déjà ce qu'il va accepter, ce qu'il va refuser ou sa façon de voir les choses. Et donc, je vais lui prémâcher le travail. Dans quelle mesure vous faites, enfin, elle est très mal posée cette question, je recommence. Comment est-ce que vous faites pour vous assurer de l'harmonisation de la politique juridique chez Swile ? Vous êtes combien au business ? 5.
- Speaker #0
En fait, je réfléchis vraiment parce que je suis en train de faire défiler les prénoms à peu près.
- Speaker #1
Ok, alors donne-moi un prénom d'un de tes collègues que tu adores en fait.
- Speaker #0
J'adore tous mes collègues. Sandra. Ok, Sandra. Elle m'a accueillie quand je suis arrivée chez Soheil.
- Speaker #1
Trop bien. Comment tu fais pour t'assurer, toi... que la décision que tu prends, elle est en cohérence avec celle que Sandra a prise il y a trois mois sur un dossier similaire, équivalent, etc. Est-ce que c'est possible ? Comment vous faites ? Et finalement, je te pose tout de suite ma question qui va après. Est-ce que nous, on le voit chez certains clients, ils ont des playbooks ? Donc des playbooks, c'est des jeux de réponses. Ils savent comment répondre automatiquement. Vous avez ça chez Swile ou pas ?
- Speaker #0
Alors, on n'appelle pas ça Playbook, mais on a un closier qui n'est pas du tout officiel. C'est un closier entre nous et des guidelines, d'ailleurs, qu'on écrit sur Notion, qu'on signe sur Notion. On l'utilise beaucoup.
- Speaker #1
On adore Notion, j'étais Ally Avocats.
- Speaker #0
Moi, je trouvais ça très difficile au début, mais c'est bon. Maintenant, je suis des cas sur Notion. C'est très utile.
- Speaker #1
C'est incroyable comme outil.
- Speaker #0
Et c'est marrant que tu te poses la question. Comment je m'assure que Sandra va être en phase avec moi c'est vraiment un truc que je ne me suis pas posé j'ai essayé de répondre mais je pense que vraiment on a tellement l'habitude de travailler ensemble et en fait on fait un onboarding aux nouveaux arrivants chez Swile mais on fait aussi un onboarding juridique aux nouveaux juristes moi je l'ai eu avec Sandra avec Priscillia et en fait dès qu'il y a un nouveau juriste on l'onboard sur la connaissance des produits parce que tu ne peux pas travailler chez Swile si tu ne connais pas les produits c'est impossible c'est trop technique Donc on a des pages. page Notion, des cas qu'on montre, un peu comme des cas références. On a donc le Closier Playbook dont tu parles. Oui, on en a. Mais c'est entre nous, tu vois ce que je veux dire, qu'on partage entre juristes. Et aussi, on fait beaucoup de réunions entre nous. Et tout ça, c'est orchestré par Priscilla. Et au quotidien, en fait, on est tellement en contact toutes et tous que franchement on pourrait... On serait obligé de mentir si on disait « Non, je pensais que tu allais répondre ça. » Pour moi, c'est même inimaginable. En fait, on est tellement en phase et surtout, on travaille quotidiennement ensemble. Donc, c'est impossible. On travaille quotidiennement ensemble,
- Speaker #1
vous êtes dix, c'est énorme dix, vous êtes quasiment une petite entreprise au sein de Swyde.
- Speaker #0
Oui mais alors par exemple pour te donner un exemple plus concret peut-être que tu peux comprendre, à Paris on est ensemble quand on est au bureau. à côté on parle on est sur Slack ensemble en fait c'est comme ça par exemple si toi quand t'es stagiaire t'as aussi beaucoup appris en écoutant c'est un peu pareil on apprend pas mais on apprend pas notre métier de juriste en écoutant nos collègues, mais on sait à quel point on en est sur ce dossier. Je ne sais pas, ce n'est pas très clair ce que je dis, mais c'est assez naturel, en fait.
- Speaker #1
Tu me dis si je me trompe. Ce que je comprends, c'est que... Il y a certaines règles qui sont établies chez vous et que soit elles sont marquées dans votre closier. Je vais donner un exemple très concret. Je ne pense pas que je cache quelque chose. Et puis d'ailleurs, je ne sais pas si c'est la réalité, mais je suis quasiment certain que vous avez une clause limitation de responsabilité avec un cap. Et le cap, il existe, je ne te demanderai pas combien il est, promis. Et donc, vous pouvez jouer dessus jusqu'à un certain chiffre, parce que tu connais ce chiffre, il est dans ton closier. un moment ou un autre, quand on va te dire, quand la partie adverse, le co-contractant va te dire non, moi je veux que ce soit plus, je veux que ce soit moins, tu vas dire non, désolé, ça ressort plus de chez moi, et à la limite, tu remontes la question à Priscillia, j'imagine, ou peut-être encore plus. Donc t'as ça qui est formalisé et le reste c'est de la connaissance de tous les jours, c'est ça principalement.
- Speaker #0
n'arrête pas. On ne fait que apprendre et consolider tout ce qu'on a construit. Ça paraît idéal, mais franchement, c'est la vérité. C'est assez facile, du coup. Et quand on a un nouveau produit qui sort, sur lequel moi, par exemple... Sur le droit bancaire, franchement, je ne comprends rien. Je ne comprends rien, j'ai les bases, mais je ne pourrais pas te faire un cadrage. On sait que c'est Suzy qui est en charge, qui est à Montpellier d'ailleurs, mais qui fait partie intégrante de la team et qui est au légal produit. On sait qu'elle va cadrer ça comme ça. Et moi, sur le point de vue business, je sais à quel moment lui en parler. Et pourtant, ça ne fait pas longtemps qu'elle est chez Swy, mais c'est déjà enclenché. Je ne sais pas, c'est une façon aussi d'onboarder des juristes. On sait en fait l'importance de la collaboration. C'est un peu comme quand tu négocies ta close collaboration avec un client. Bon ben là, c'est la vraie vie, c'est la réalité. On l'applique au quotidien. On sait comment ça va marcher, qu'on ne peut pas travailler en silo. C'est impossible parce qu'en fait, ça nous ferait louper des points tellement importants. Et en fait, les gens chez soi et la façon dont ils travaillent, ça nous amène à communiquer tout le temps. Et c'est vraiment cool.
- Speaker #1
Ok, ça me donne envie. Non, non, ben oui.
- Speaker #0
C'est pour ça que ça fait 4 ans que j'y suis. Tu vends le truc, c'est extraordinaire. C'est facile pour moi, puisque même si le département existait... avant que j'arrive, je vois ça au quotidien et c'est super agréable.
- Speaker #1
Je comprends ce que tu... En tout cas, tu l'exprimes super bien. La communication, c'est la clé.
- Speaker #0
Oui, la communication,
- Speaker #1
c'est la clé. Et... Concrètement, désormais... Alors tu vas me dire que vous êtes peut-être suffisamment gros désormais chez Swile pour imposer vos contrats quand vous négociez avec des tiers.
- Speaker #0
Des prestataires, tu veux dire,
- Speaker #1
ou des clients ? Les deux, d'ailleurs.
- Speaker #0
En fait, les clients, ça dépend du gabarit, mais on essaye de faire passer nos CGV. Après, comme je te disais tout à l'heure, s'il faut négocier, on y va. Il n'y a pas de problème.
- Speaker #1
Sur la base des contrats clients ?
- Speaker #0
Je ne pourrais pas donner un chiffre, mais on essaye de pousser nos modèles. Parce qu'en fait, ce n'est pas qu'on veut absolument que ce soit nos modèles. C'est que je pense que tu ne t'es jamais posé la question, mais par exemple, je ne sais pas, quand on vend de la mobilité, c'est très encadré. en France par le droit du travail. Et c'est vrai que quand on a des modèles de clients de contrats prestataires un peu génériques, en fait, nous, on ne retrouve pas notre produit à l'intérieur. C'est-à-dire que ce n'est pas du tout en miroir. Donc, ça paraît... très drame ce que je dis, mais du coup, ça ne va pas refléter la façon dont on va prester. Donc en fait, il manque un pan opérationnel énorme. C'est pour ça qu'on essaie de pousser nos CGV. Bien sûr, ça nous facilite la vie, mais il y a ça aussi qui est très important. C'est une réalité. Mais quand on a un contrat client qui est générique ou un contrat client qui essaye de cadrer notre produit, on y va si on doit y aller. C'est le jeu. Justement, on sert d'éclosier tout ce qu'on a appris pour le négocier au mieux Mouais ! Et pour les prestataires... Je dirais que non, c'est plus des modèles prestataires. On a des conditions générales d'achat aussi, mais ça dépend. Sur ça, par exemple, ce n'est pas quelque chose qui est acté.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Oui. Mais en fait, j'ai envie de te dire, pour nous au quotidien, en business, c'est peu ou pour la même chose, parce qu'on sait tellement ce qu'on a négocié, la marge de manœuvre qu'on a, les clauses super importantes, qui peuvent évoluer. C'est un peu cyclique, bien sûr. Il y a la base qu'on connaît, garde-fous purement juridique, mais voilà ça dépend on regarde ce qu'on nous donne et puis on y va ou pas et justement sur un contrat,
- Speaker #1
qui c'est qui négocie le contrat alors j'imagine que la clause confidentialité ton opérationnel, ton sales ils sont fous un peu, enfin en tout cas ils ne la regardent pas ils ne la lient pas, toi tu dois la lire un petit peu donc tu dois un peu la négocier même si ce n'est pas l'élément le plus central aujourd'hui elles sont à peu près standardisées euh mais est-ce que tu vas venir mettre ton nez toi en tant que juriste sur des sujets qui sont un peu moins juridiques mais qui sont sur lesquels Comme t'es là depuis un petit moment, désormais, t'as une certaine XP et où tu peux dire, une certaine expérience pardon, et où tu peux dire, wow c'est un peu cher ça les amis, est-ce que tu revois tout le contrat ou est-ce que tu vas simplement revoir des parties ? Et donc ma question elle est finalement, qui négocie le contrat ? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui va négocier le contrat qui va être votre porte-parole ? Ou bien est-ce que ça va être la clause X, vous allez voir telle personne, la clause X, vous allez voir telle personne, et où il y a plusieurs interlocuteurs ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. C'est d'ailleurs une question qu'on s'est posée et qu'on se pose encore sur certains cas, mais c'est assez décidé. Et j'ai envie de te dire, ça dépend du profil de la personne en face, mais ce qu'on essaye de faire, je ne suis très pourtant de temps, ce qu'on essaye de faire, c'est vraiment de faire le plus de pédagogie avec la personne qui a besoin de négocier le contrat. Donc on lui explique les clauses juridiques et les enjeux que ça a. Il y a des clauses, comme tu dis, qui sont un peu entre deux. Typiquement, la clause de responsabilité, c'est juridique, mais c'est aussi business, on parle d'argent. Donc on expose Swile, tu vois, on expose la boîte dans laquelle tu travailles. Il faut que le business soit au courant, parce qu'en fait, ils ne peuvent pas dire « Ah ok, c'est ton problème, ça n'existe pas » . Et ça, ça fait partie de notre quotidien que de, pas prêcher la bonne parole, mais de faire comprendre l'intérêt. Des clauses. Bien sûr, on ne va pas discuter trois ans et demi sur la clause de confidentialité, mais en fait, c'est ça qu'on met en avant chez Swile. Et je trouve que, en tout cas, c'est ça que je ressens, c'est qu'on est juriste business, autant business que juriste. C'est-à-dire que si tu arrives chez Swile et que tu es juste... juste, enfin, un juriste plus traditionnel, désolé, c'est mal dit, mais tu vois ce que je veux dire, c'est pas possible. C'est pas possible. En fait, les enjeux sont tels que tu ne peux pas juste faire ta petite affaire, regarder les garde-fous, et faire l'autruche sur les autres clauses. Franchement, tu passes à côté de risques qui sont réels, et ce que tu me disais après, ta question, c'était qui fait quoi ? On essaye au maximum de négocier ensemble. Donc ça peut être un commercial, Je dis... Je ne dis pas qu'ils aiment ça, mais il y en a qui adorent. Franchement, on a des super profils. On a des profils, bien sûr, qu'ils détestent, mais qu'on essaye d'amener un peu pour leur expliquer les enjeux. Tu vois, parce que nous, souvent, on négocie, je ne sais pas moi, une clause de commission. Bon, bien sûr, c'est dans un contrat, donc c'est juridique. Mais avant tout, ce n'est pas juridique, c'est financier. Donc, qu'est-ce qu'on va demander ? Est-ce que tu as vu avec la finance ? Est-ce que tu penses qu'on essaie de cadrer au maximum et de montrer l'intérêt aux profils qui négocient avec nous ? nous. Pareil, tu vois, quand on négocie, par exemple, il y a un département production chez Swile qui produit les cartes, les cartes physiques, quoi. On a des contrats avec eux. Nous, déjà, on doit s'intéresser à ce qu'ils font. Parce qu'autant dire que quand t'arrives chez Swile, tu sais pas, sauf si t'as travaillé avant dans la production, mais sinon, c'est vraiment, t'arrives à zéro. Donc, tu dois leur dire OK, bon, bah, est-ce que, je sais pas, moi, on limite l'indexation des prix. Tu vois, c'est typiquement un sujet entre deux. Est-ce que la personne en face de toi va dire, je m'en fous, moi je veux juste ça, ça, ça, et l'indexation des prix, c'est ton sujet ? Non. Et ça aussi, c'est notre rôle de dire, non, c'est aussi le tien. Et je dis ça, parfois on n'est pas obligé de le dire. Il y a des profils très experts, donc ils savent. En fait, il n'y a pas une répartition qui est bien distincte chez Swile, et en tout cas, nous, notre but, ce n'est pas qui on est. C'est qu'on soit là pour faire comprendre prendre l'intérêt de chaque clause plus business que juridique. Donc, c'est un travail au quotidien. D'ailleurs, ça me faisait penser à ça quand tu m'as posé la question. On onboard les nouveaux sur la présentation du service, mais on onboard aussi et là, ce n'est pas une mince affaire, les nouveaux et les sales notamment sur la négociation des contrats, les clauses type clé. Donc, on le fait. parce que ça fait partie de notre métier. On le fait aussi parce qu'on a eu la demande du business. Donc, tu vois, on essaye d'être à l'écoute parce qu'il y a des choses auxquelles on ne pense pas. Tu vois, c'est normal. Et parfois, on a des remontées business d'un côté, de l'autre. On dit, OK, là, on va faire, je ne sais pas moi, une heure, deux heures pour expliquer. Et on essaie de créer tout ça. Ça paraît un monde idéal. Tu me regardes genre comme ça. Non,
- Speaker #1
pas du tout.
- Speaker #0
C'est vrai, on essaie vraiment de faire ça. Donc, la répartition n'est pas... et assez flou pour qu'on puisse embarquer tout le monde.
- Speaker #1
Ok, mais en fait, c'est génial. Je trouve ça top. Mais est-ce que ton... Tiens, j'ai un exemple précis. Il y a un sujet... Ce qui est assez facile à comprendre pour n'importe qui qui est dans une boîte, c'est ce que tu évoquais tout à l'heure, c'est vraiment la clause limitative de responsabilité. Ok, on sait, c'est à ce niveau-là qu'on va engager la responsabilité de la société. Il y a un montant. Ça, c'est du contractuel.
- Speaker #0
C'est marqué dans le contrat. Oui, c'est marqué dans le contrat, mais pour moi, c'est business aussi.
- Speaker #1
C'est business aussi, tu as entièrement raison. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est facile à appréhender d'un point de vue formation. Finalement, tu dis au business, regardez votre contrat, systématiquement, il y aura une clause de limitatif de responsabilité. S'il n'y en a pas une, il devrait y en avoir une. Donc, c'est assez facile à appréhender dans la formation. Maintenant, il y a d'autres sujets. qui sont beaucoup plus pratiques et qui sont moins contractuelles, qui peuvent être même délictuelles, mais ça c'est des mots qui font peur exactement. Et ça va être l'exemple de... Donc ton sales qui va dire, nous ce prestat qu'on utilisait, on l'aimait beaucoup, mais j'arrête de travailler avec lui. Et d'ailleurs, je sais très bien lire un contrat, il y a marqué que le contrat termine à la fin de l'année. Donc j'arrête le contrat, je n'ai pas besoin d'aller voir le juriste. Et derrière, c'est une rupture brutale des relations commerciales établies. Le sales, il ne peut pas le savoir le pauvre parce que ça répond à des critères juridiques spéciaux. mais le fait d'avoir travaillé avec un prestat... Pendant longtemps, et donc d'avoir des relations commerciales établies et d'arrêter le contrat, quand bien même on suivrait les dispositions du contrat, ça peut être requalifié en rupture brutale des relations commerciales établies. Est-ce que tu arrives à prêcher cette bonne parole également en interne et à former tes équipes, tes opérationnels sur des sujets comme ça qui ne sont donc... Pas contractuelle.
- Speaker #0
Oui. Et je précise qu'on n'a pas communiqué avant. C'est vrai, je ne t'ai jamais posé cette question. Je t'entends de sourire quand tu me posais cette question pour dégainer ma réponse. Oui, mais en plus, pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est un sujet qui arrive dans toutes les boîtes. Je veux dire, on connaît vraiment la chanson par cœur. Et pourquoi on a formé ? Parce qu'on s'est posé la question d'arrêter certaines prestations chez Swile. Et avec notre département, en plus Procurement, qui est venu nous voir, avec qui on travaille de façon très proche.
- Speaker #1
Procurement, c'est les achats. Oui,
- Speaker #0
pardon, les achats. Et aussi avec nos sales, qui ont aussi des questions. En plus, là, c'était les sales grands comptes qui sont venus nous voir pour nous dire leurs besoins. Moi, je n'ai pas fait la formation, mais je sais que c'est Sandra et Camille qui l'ont faite. autant au service achat qu'au service grand compte, donc service sales sur ces sujets là, donc c'est un peu comme vous je pense quand vous donnez des conseils d'avocat on a dit l'état de la jurisprudence bien sûr bon ça les intéresse bien sûr mais ils veulent des réponses concrètes et comment on peut l'appliquer chez Swile au cas le cas donc ça on l'a fait, on n'est pas parfait parce que quand je te décris les choses on a l'impression que j'ai la réponse à tout, c'est faux Mais on a fait ça. Il y a certainement des formations qu'on n'a pas faites.
- Speaker #1
Donc, tu as fait une formation rupture brutale. Oui,
- Speaker #0
exactement. On a fait ça avec les bons visuels qui donnent envie, pas trop de slides. Et maintenant, ce qui est génial, c'est que c'est tout le travail du juriste que moi j'aime. C'est qu'on sait qu'on est là, on sait qu'on a abordé le sujet. Donc, évidemment, dans la tête des gens, ils ont moins tendance... à faire n'importe quoi, comme tu me disais dans ton exemple. Parce qu'en fait, ils ont été alertés et ils ont même été demandeurs. Donc, bon, voilà, à moins que tu veuilles te tirer une balle dans le pied, tu ne fais pas ça. Et pour des nouveaux, ça pourrait arriver. En vrai, tu vois, je ne dis pas que ça... Et donc, dans ce cas-là, on rattrape. Comme vous, en tant qu'avocat, on rattrape. On négocie, on sort de la car business. Je ne sais pas, tu vois, c'est des hypothèses qui sont réelles dans une entreprise, mais...
- Speaker #1
On a fait ça. Ok. Tes supports pour faire ça, est-ce que vous pratiquez ? Alors, il y a un mot qui est à la mode chez les juristes, le legal design. Oui. Donc, le legal design pour les moldus qui nous écoutent, s'ils sont restés jusque-là. C'est le fait de rendre accessible le droit, et donc notamment par des... codes signalétiques, des couleurs, ce genre de choses et donc ça participe au fait de créer une culture juridique et donc il va y avoir des mémos internes par exemple qui vont sortir avec des choses do it don't do it ce genre de choses, c'est quelque chose qui est institué également chez vous et j'adore tu fais toi du légal j'adore,
- Speaker #0
je trouve l'intérêt incroyable, pour moi tout doit être visuel et et le plus fluide et le plus beau, en restant dans la sphère juridique. Et d'ailleurs, Sandra qui s'occupe du LegalOps a cette partie. Et on en parle beaucoup, parce que moi c'est fondamental. Je pense que je tiens ça de mes années de pub, où franchement il faut dire beaucoup de choses en pas grand chose, et si tu sors ton word, tout le monde sort de la salle.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Véridique. Donc c'est pas possible, et c'est très important. Donc nous on n'en fait pas, enfin c'est-à-dire qu'on n'a pas un prestataire ou quelqu'un d'extérieur qui fait notre legal design, mais on a, par exemple pour te donner un truc très concret, tu vas râler, mais on a demandé à notre brand de nous faire un espèce d'entête.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
En mode swile, mais pour le légal.
- Speaker #1
c'est génial c'est une super bonne idée un peu dans une conquête aussi
- Speaker #0
des gens avec qui on travaille pour leur dire nous aussi on a des docs, c'est un peu pénible mais on va essayer de le rendre un peu sympa, du moins visuel ou attractif pour capter leur attention, parce qu'on s'en fout de faire du beau c'est pour capter l'attention, donc on essaye au maximum, et sinon pour, donc ça c'est sur les documents purement juridiques des notes, des cadrages qu'on peut faire c'est en interne, et sur des présentations, par exemple des onboardings dont je t'ai parlé, ou des formations parce qu'on fait aussi des formations sur des sujets voilà, du droit. on a des templates qui sont mis à disposition par la brand, qui sont renouvelés en fonction des tendances et on doit les utiliser et d'ailleurs tant mieux parce que si c'est moi qui fait le truc c'est sûr que j'aurai moins de succès donc voilà c'est complètement institué mais ça je pense que c'est dans toutes les boîtes tu vois non
- Speaker #1
c'est en tout cas pas dans toutes celles qu'on accompagne nous mais chez certaines oui mais tu vois typiquement un cabinet d'avocats c'est ni plus ni moins qu'une société et nous on a décidé de faire des nouvelles formations à destination de nos clients qu'on a appelé l'expérience comme le podcast qui sont des formations immersives Parce qu'on s'apercevait que la formation, et ça fait quelques années déjà qu'on a aperçu, mais que la formation du type, alors l'article 225, en fait, la personne qui t'écoute, même si elle est juriste... Elles s'en foutent totalement. Et donc, désormais, on fait des formations immersives où on met les gens en situation, en contexte, des serious games. Et donc, ce sujet du legal design, qui peut paraître un peu rigolo comme ça. Je le comprends parfaitement et je trouve ça vraiment top que vous le mettiez en place.
- Speaker #0
Pour moi, ce n'est pas du tout superficiel. C'est vraiment clé. C'est vraiment clé, comme tu dis, même entre juristes. Il ne faut pas croire qu'on adore les présentations de 50 pages. Pas du tout. On est vraiment comme tous, avec une attention en plus qui baisse. Et les images, ça capte beaucoup plus. Et c'est génial. Nous, on essaye au mieux. Franchement, parfois, on s'est planté. On a fait des présentations. Au début, notre onboarding n'était pas parfait. On fait aussi des enquêtes pour savoir ce qui allait, ce qui n'allait pas. On donne notre avis. Mais je pense qu'il ne faut pas du tout minimiser ça.
- Speaker #1
Oui, mais en réalité... Quelqu'un qui arrive à faire simple, c'est quelqu'un qui est bon dans le sens où si tu arrives à résumer ta pensée, c'est qu'elle est structurée et tu sais où tu vas. Mais ce sujet des nouveaux formats, il est intéressant. Donc là, on fait ce podcast parce qu'on le trouve intéressant pour... rendre le sujet attractif pour le plus grand nombre. Mais on fait également des podcasts spécialement pour les entreprises. Ou si tu veux former tes sales sur un sujet spécifique, on s'est dit qu'il y a plein de sales qui écoutent des podcasts. Et donc, peut-être que c'est plus agréable de faire ça. En plus, ils l'écoutent quand ils veulent. Ils l'écoutent quand ils veulent. plutôt que... faire ça lors d'une réunion dédiée à 9 heures du matin où tu es en retard parce que ton métro a eu du retard. Mais alors attends, il y a un sujet qui est important, c'est que... Vous ne faites pas appel à des Ally Avocats, du coup, chez Soil ? Vous n'avez pas besoin de faire appel à des Ally Avocats ?
- Speaker #0
Comme toute boîte. Ça sert à quoi, un avocat, pour Soil ? Ça sert à cadrer des nouveaux produits, des nouveaux services. Valider plutôt en cadrage, je dirais. Parce qu'il y a certaines expertises qu'on a, mais qu'on n'a pas à 100% sur tout. C'est pas qu'on n'a pas la connaissance, c'est juste que c'est parfois tellement innovant qu'il y a une petite zone de flou qu'on se fait confirmer ou pas. Donc on a des Ally Avocats qui nous accompagnent, on a bien sûr des précontentieux, des contentieux dans toutes les boîtes. On ne peut pas y échapper. On fait appel à des Ally Avocats.
- Speaker #1
Mais à quel moment ? Au niveau du contentieux ou du pré-contentieux ? Pré-contentieux. Dès le pré-contentieux, vous faites appel à des Ally Avocats ?
- Speaker #0
Ça dépend du risque. C'est une réponse qui n'est pas satisfaisante, mais c'est la réalité. Ça dépend du risque. ça dépend du cas. C'est tellement varié chez Swile que je n'aurais pas une réponse. Mais le plus tôt est le mieux.
- Speaker #1
Oui, mais alors, tu as raison, le plus tôt est le mieux, mais là, on a un dossier avec Clothilde, dans lequel on attaque une direction juridique, enfin, on est contre une direction juridique, et la direction juridique nous répond, et elle ne veut pas faire appel Ally Avocats. En fait, je trouve ça assez malin d'un point de vue stratégique de sa part. parce qu'en fait ça nous empêche d'avoir des échanges confidentiels et donc le fait de systématiquement faire appel Ally Avocats c'est pas toujours la bonne solution ou bien on intervient
- Speaker #0
mais en fait on n'apparaît pas et comme ça on bloque le canal confidentiel oui parce que ça fait partie de leur stratégie ouais exactement je connais pas du tout l'histoire donc c'est certainement Au revoir. pour une raison, mais en tout cas, je n'ai pas connu ces cas chez Swile. Pour nous, c'est le plus tôt et le mieux en fonction du risque et du montant en jeu. C'est très concret. Et donc ça, c'est la partie précontentieuse, contentieuse et on fait appel à des Ally Avocats pour les marques.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Pour les marques, pour déposer nos marques, pour la surveillance de marques, donc ça c'est très important, faire des conseils. Je ne sais pas s'ils sont Ally Avocats.
- Speaker #1
Ils sont peut-être CPI, conseil en propriété industrielle.
- Speaker #0
Oui, enfin ma question c'était, je sais avec qui je travaille, mais je ne savais pas si c'était un prérequis pour être CPI.
- Speaker #1
d'être avocat ? Non, En fait, c'est un métier qui est totalement différent. D'ailleurs, on en reçoit un la semaine prochaine, un CPI. Julien Delussonnet du cabinet Ardent. C'est peut-être votre CPI, je ne sais pas. C'est marqué sur les bases de données, donc on pourra aller voir qui est le CPI. de Swag.
- Speaker #0
On l'adore.
- Speaker #1
C'est vrai ? Dis-moi qui c'est.
- Speaker #0
C'est Néther.
- Speaker #1
Néther, ok. Je les ai vus passer, mais je ne les connais pas personnellement.
- Speaker #0
On adore travailler avec eux. Ils sont très réactifs. On ne peut pas les complimenter plus que ça, parce qu'elle sait déjà. Mais elle écoutera le podcast,
- Speaker #1
tu vois, c'est bien. C'est de la flagronnerie.
- Speaker #0
Mais oui, si bien sûr, on fait appel à des Ally Avocats. Enfin, je pense que c'est... En tout cas, je n'ai pas eu d'expérience où je n'ai pas fait appel Ally Avocats, même quand j'étais stagiaire, je crois. Donc, tu vois, c'est notre quotidien. Ouais,
- Speaker #1
et est-ce que... Comment dire ? Souvent, dans les sociétés, il y a une... pas guerre, mais en tout cas, il y a un vrai distinguo, dirons-nous, entre le juridique et les RH. Et j'observe que les ressources humaines, c'est quelque chose de si spécifique que souvent les ressources... Tu vois, typiquement, les contrats de travail... Ils sont faits par Ally Avocats des ressources humaines et pas par le juridique. Est-ce qu'il y a encore un village de Gaulois au sein de chez Swale qui résiste encore et toujours à l'envahisseur ? légales ?
- Speaker #0
Non, non, non, parce qu'on a des juristes dans notre service RH.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc en fait, on n'a pas du tout cette guéguerre.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
On travaille d'ailleurs avec eux quand il faut.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Alors très peu. peu, mais c'est arrivé. Donc non, pas du tout. Je suis désolée parce que vraiment, je dédame tous tes clichés.
- Speaker #1
Je dois vivre dans ma bulle. Mais pas du tout. Mais en fait, c'est pour ça qu'on fait le podcast. C'est aussi pour ça que je te pose des questions volontairement un peu provocantes. Parce que soit on se les pose, alors pas nous spécifiquement, mais en tout cas nos auditeurs. Soit, je ne sais plus à quoi. Mais en tout cas, c'est des sujets qui en tout cas nous intéressent et qu'on retrouve assez souvent. Est-ce que vous utilisez des nouveaux outils ? L'automatisation, l'IA, ce genre de choses ? Tu m'as parlé de votre messagerie de Slack. Mais Slack, finalement, c'est déjà vieux. C'est déjà une vieille techno. est-ce qu'il y a un sujet en interne enfin il y a des nouveaux outils en interne est-ce que vous avez adopté des IA soit pour vous juriste soit comment est-ce que vous traitez ces problématiques là est-ce qu'il y a des sujets d'automatisation est-ce
- Speaker #0
que des sales ils peuvent aller chercher directement la bonne clause quelque part il y a des choses comme ça nous on l'utilise dans le département bien sûr J'imagine même pas ne pas l'utiliser.
- Speaker #1
Tu utilises quoi ?
- Speaker #0
On a ChatGPT, Gemini.
- Speaker #1
Tu préfères lequel ?
- Speaker #0
J'ai peu fait la comparaison, mais je te dirais ChatGPT. Mais c'est peut-être une question d'habitude.
- Speaker #1
Ok, non mais tu vois, en ce moment...
- Speaker #0
J'ai testé les images sur Gemini, je n'étais pas convaincue.
- Speaker #1
En ce moment, tout le monde me dit qu'il faut utiliser Cloud dans le juridique. Tout le monde me dit que c'est génial, Claude. J'avoue que...
- Speaker #0
Je n'ai pas testé. En tout cas, on n'a pas de licence, Claude. Et donc, on l'utilise bien sûr au quotidien, comme tout le monde, pour confirmer des... ressentis, des cadrages ou alors changer le ton d'une reco ça arrive tu vois pour rendre les choses plus simples parce que nous dans notre tête et dans notre bulle on peut faire des reco qui sont un peu compliqués et ça on veut pas donc oui oui bien sûr On a automatisé les contrats certains, mais pas via l'IA. Donc on a fait des CGV en miroir avec chaque produit. Donc ça aussi, dès qu'un produit sort, il faut qu'on soit en amont pour que les CGV soient prêtes. Sinon, rien n'est signé, finalement. Et ça, on l'a automatisé via des signatures, via DocuSign.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Donc voilà, ça, c'est vraiment la partie où je suis mauvaise, mais elle existe vraiment et c'est Sandra qui s'en occupe. OK. Avec... le produit chez Sorel, qui sont très concernés par ça et donc qui automatisent beaucoup de procès. En fait, si on n'avait pas fait ça, on devrait être 30 juristes. Enfin, ce serait impossible pour gérer tous les clients, tous les prestataires. Alors, prestataire, on n'a pas forcément tout automatisé encore. Ça peut être un projet, mais c'est surtout la partie client, bien sûr. Ça, on l'a fait, oui. Après, on a des templates. On a fait aussi... Ah oui, peut-être que ça, c'est intéressant à dire. On a fait des FAQ. aussi pour chaque jeu de CGV. On a des FAQ, donc Legal Business, des FAQ, Legal Produits, des FAQ... À destination de qui ? Des clients.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Des RH, des CSE, puisque ce sont nos clients, pour leur expliquer comment ça fonctionne. Parce qu'en fait, quand on n'est pas dans l'univers Wild, on se dit, c'est facile. En fait, c'est facile parce que c'est concret, c'est palpable, c'est ce que je te disais au début. Mais dans les coulisses, il faut connaître comment ça fonctionne pour être totalement décaire. Donc, on a... On a fait ça pour nos CGV et on a fait des FAQ pour le côté RGPD aussi. Et c'est assez apprécié. Donc ça, tu vois, on a ressenti le besoin parce qu'en plus d'avoir formé les sites et tout. On fait ça, bien sûr, mais on ne va pas se mentir, ça met du temps. Et il faut de la pratique pour que tout s'infuse, que tout paraisse évident au quotidien quand tu négocies. Tu as tellement de pression que tu n'es pas là à penser à ce que la juriste t'a dit trois mois avant. Donc, du coup, on a mis ces documents aussi en place. Et ça fait partie de ces espèces de... Comment on appelle ça quand on fait les onboardings ? De Bible. Ce n'est pas vraiment le meilleur mot pour moi, mais c'est la Bible qu'on met à dispo des nouveaux, des documents un peu vulgaires. gariser. Donc, c'est aussi automatisé parce que dès qu'ils arrivent, on envoie un peu notre starting pack à qui veut. Et voilà, on essaye de faire ça. Et aussi, on a automatisé sur Notion. Je ne sais pas si vous l'avez vu au cabinet, mais on peut aussi faire des recherches avec des mots-clés.
- Speaker #1
C'est extraordinaire.
- Speaker #0
Donc, voilà. Encore une fois, je n'ai pas fait ça, mais je sais qu'on l'a fait. Sandra s'en est chargée. Et c'est génial. C'est une forme d'automatisation.
- Speaker #1
T'as l'impression que le métier de juriste en entreprise, il a changé ? Là, tu vois, t'as déjà plus d'une dizaine d'années d'expérience. Entre tes premières expériences en agence de com, aujourd'hui chez Swile, est-ce que t'as l'impression que tu fais toujours le même métier ? J'allais dire ou quelque chose, mais en fait, j'ai pas envie d'orienter ta réponse.
- Speaker #0
C'est une bonne question. Est-ce que je sais te répondre ? J'ai l'impression de faire toujours le même métier parce qu'après c'est personnel, j'ai toujours abordé comme ça. Je ne suis pas arrivée en ne sachant rien. je vais faire comme ça, c'est juste que j'ai vraiment eu des responsables juridiques à chaque fois qui fonctionnaient comme ça donc c'est vraiment ma chance j'ai jamais eu de juriste dans son coin pas ouvert, replié qui dit non pour dire non j'ai jamais eu ça donc du coup j'ai commencé un peu ma carrière comme ça donc je trouve que là c'est l'évolution naturelle et je le sens vraiment parce que c'est chez Swile c'est le terrain de jeu parfait pour moi pour appliquer tout ce que j'ai appris mais pour moi non ça n'a pas changé et d'ailleurs quand j'en parle à des copines je trouve pas que ça ait changé Mais ma réponse est orientée par ma carrière et les boîtes que j'ai choisies. Je vais dans une banque demain, je suis pas sûre, je sais pas, je saurais pas te dire.
- Speaker #1
Alors ?
- Speaker #0
Toi, tu trouves que ça a changé ?
- Speaker #1
J'ai l'impression que ce côté communication, juriste communication, il est de plus en plus important, donné du sens au juridique. Mais comme tu le dis, comme toi, t'étais dans des endroits où c'était d'une certaine façon déjà implanté. peut-être que tu le ressens un peu moins mais nous on a quelques clients où dirons-nous le juridique est un peu aride où il est perçu comme aride par les opérationnels et on est également là pour mettre du lien du fluide Tu fluites, ça ne veut rien dire, mais on s'est compris. J'ai une question, et puis évidemment, les matières sociales changent forcément avec le RGPD, l'IA, t'as plein de nouveaux sujets, mais j'ai une question, une question qui ne va pas faire plaisir à Priscilla. Admettons que demain, il y ait une super startup innovante, un truc... tu vois juste avant de te recevoir on faisait un podcast avec Nicolas Labelle-Forey il a créé sa boîte il y a un an, lui c'est un ancien directeur juridique aujourd'hui il est CEO de la boîte ils sont plusieurs associés, bref il dit j'ai besoin de quelqu'un pour lancer mon service juridique, parce que je n'ai pas de service juridique en interne. Aujourd'hui, je faisais tout parce que j'étais ancien directeur juridique. Demain, là, il faut que j'ai quelqu'un pour s'en occuper. Qu'est-ce que tu mettrais rapidement en pratique ? Et cette question, et c'est notamment pour ça qu'on a fait ce podcast, c'est quels sont les bons conseils pratiques pour essayer d'avoir une direction juridique ? efficace comme celle de Chase Wilde ?
- Speaker #0
Moi, je n'ai jamais fait ça. C'est une question qui est très difficile parce qu'en plus, je ne me projette pas. Je ne veux pas faire ça dans ma carrière. Précilia,
- Speaker #1
tu entends.
- Speaker #0
Ce n'est pas ma personnalité. Je préfère être dans l'ombre et dans les coulisses. Mais ceci dit, si je me projette... Déjà, je recruterais quelqu'un de confiance, un bras droit. Donc généralement, oui, on n'a pas tout machin, mais si, c'est indispensable. On sait très bien que tout seul, on va faire les choses à moitié et moche. Donc ça serait très bon critère numéro un. Au moins quelqu'un.
- Speaker #1
Très bon critère. Nous, on s'est associé Clotilde et moi. Et c'est un des premiers critères. Moi, ce que je fais, c'est moche. Clotilde, ce qu'elle fait, c'est magnifique.
- Speaker #0
Non, mais tu vois, en plus, être tout seul, parler à personne, pour parler de tes angoisses. des difficultés que t'as, donc bien sûr il y a du positif mais quand tu montes en service juridique et moi je l'ai vécu mais en tant que au début stagiaire d'une de mes premières maîtres de stage justement qui avait ce côté très ouvert en plus elle était avec quelqu'un de créatif elle l'était elle-même donc c'était très agréable donc j'ai eu ce modèle et elle a monté le service juridique et j'ai vu donc elle prenait des stagiaires et je pense que je ferai pareil et elle a pris son expérience aussi passée et elle a retenu que le bon et surtout, est communiquée avec les créatifs, avec la direction. Parce que généralement, dans cette hypothèse-là, tu es proche de la direction. Tu n'es pas 500 000. Et après, je te dirais que je n'ai pas vraiment de clé pratique. C'est aussi une question de personnalité pour moi. Et en plus, c'est le clou, mais pour moi, il faut avoir les qualités d'une juriste en start-up j'étais en train de réfléchir parce que c'est très prétentieux, je ne dis pas que je suis parfaite, que notre service est parfait mais en tout cas il faut avoir en tête que il faut être flexible tu vois, il faut savoir communiquer il faut Que tout glisse sur nous, même si on sait que c'est risqué, qu'on a de la pression. Enfin, tu vois, c'est un travail pour moi et c'est pour ça que maintenant, c'est agréable. Mais peut-être qu'il y a dix ans, j'aurais dit mais jamais, en fait, je serais juriste dans une startup. Il y a des gens à qui ça ne correspond pas. Donc, je pense qu'il faut bien savoir où tu mets les pieds. Plus que des outils, parce qu'en fait, ça dépend tellement des cas. Tu vois, je veux te dire, oui, avoir un abonnement Ausha GPT, oui. Tu vois, parce que comme ça, tu te sens moins seul. Avoir une enveloppe d'avocat, tu vois, pour les trucs que les juristes ne peuvent pas traiter. même si t'es directeur juridique, ça c'est important. Aller dans des cercles d'avocats, tu vois. Moi, je ferai jamais ça, c'est vraiment pas ma force, mais il faut, franchement, il faut s'obliger. Ça donne toujours des trucs positifs, tu vois. Et le premier truc que je ferai, c'est comprendre, mais vraiment, pour le coup, bon élève, de A à Z, le produit, les services. pour ne pas louper un truc. Ça, c'est mes conseils que je n'appliquerai pas et que je n'ai jamais appliqués. Mais en tout cas, quand je déroule, ça serait ça, tu vois.
- Speaker #1
Tu les appliques, manifestement. Oui,
- Speaker #0
mais je n'ai pas monté la direction juridique Swile, mais en tout cas, je trouve que c'est un bon matin. Mais je vais te dire, c'est un peu du bon sens, tu vois. Si tu arrives dans une boîte, que tu es là, juste avec ton égo, et que tu dis, moi, je sais faire ça, ça, ça, je connais tel avocat. Bon, ben, en fait, non. Pour moi, je vois plutôt le côté pratique. Et argent, tu vois, c'est la vérité. Et si tu n'as pas de moyens d'avoir un avocat, une stagiaire ou un CDD, tu vois, c'est difficile.
- Speaker #1
Tu disais, tu as une enveloppe avocat.
- Speaker #0
Un budget avocat, pardon.
- Speaker #1
Tu as un budget avocat. On ne dit pas ça ? Je ne sais pas, c'est toi qui me dis. Donc, ce n'est pas Sky is the limit.
- Speaker #0
Non, je suis toujours dans ton hypothèse si je monte un temps visuel.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
non, Sky is the limit, non, pas chez soi. Est-ce qu'une entreprise se manie pour Ally Avocats ?
- Speaker #1
On négocie toujours les honoraires.
- Speaker #0
Non, mais ça dépend, on a des honoraires négociés comme pas. On a des forfaits ou pas. Ça dépend de la spécialité, tu vois.
- Speaker #1
Toi, tu te considères comme une bonne technicienne du droit ?
- Speaker #0
En vrai, pas trop.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Non, c'est vrai. Enfin, c'est-à-dire que je comprends ce que je fais.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et j'arrive à le manipuler, mais... Enfin, une bonne technicienne, je ne sais pas trop. Enfin, j'ai répondu à... prendre du vite, mais oui, en tout cas, je pense avoir les bonnes alertes au beau moment, mais en tout cas, une chose est sûre, je ne suis pas celle qui connaît la jurisprudence par cœur, qui a les dernières actions en tête, ça m'intéresse, mais en vrai, je n'ai pas le temps. Et ce n'est pas mon dada. En plus, là, j'essaie de trouver des solutions. Ok. Donc, non, non, c'est vrai. Mais je connais des gens qui ont ce profil. Et franchement, je les admire. Bonne technicienne du droit. Disons du legal business, oui.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Du droit pur, franchement. J'ai envie de te dire non. C'est horrible. Ça fait 13 ans que je travaille et je dis ça, c'est la conclusion du podcast.
- Speaker #1
Pas du tout. Personne ne connaît tout le droit. Ça n'a pas de sens.
- Speaker #0
Par exemple, l'invité d'avant, on a échangé quelques minutes avant de commencer ma cité à un article. J'étais là, mais moi, je suis incapable.
- Speaker #1
C'était Nicolas Baudin. Vous pourrez écouter l'épisode sur l'IA.
- Speaker #0
Je ne suis tellement pas dans la théorie que ça me paraît loin.
- Speaker #1
Alors, du coup, j'ai désormais institué une tradition on dirait dans ce podcast. Combien de tiens m'a invité ? On a déjà fait quelques épisodes, ça commence à faire beaucoup. Ma tradition est quand même de te demander quel est ton article de droit préféré. Tu as le droit de me dire une jurisprudence également.
- Speaker #0
J'ai l'air trop utile parce que je ne sais pas.
- Speaker #1
Jusque-là, on n'a pas parlé de droit spécifiquement.
- Speaker #0
Ma jurisprudence préférée ? Non,
- Speaker #1
ton article de droit préféré. Je vais faire encore plus simple, tu as le droit de me dire ton article que tu préfères négocier dans les les contrats.
- Speaker #0
Ah, merci de me laisser ça. C'est vraiment une question d'avocat. L'article que je préfère négocier... Moi, je dirais les clauses financières et la responsabilité.
- Speaker #1
Et la responsabilité, évidemment.
- Speaker #0
Mais je n'ai pas d'article préféré.
- Speaker #1
Non, mais c'est déjà bien. Je ne suis pas une bonne élève sur ça. Pas du tout. On peut passer mille ans à rédiger une clause limitative de responsabilité ou une clause financière quand elle est mal rédigée. C'est un enfer. Avant qu'on arrive, je travaille sur un contrat. marqué euros, on ne sait pas si c'est de leur taxe, du TTC, ça paraît bête, mais en fait, il y a quand même 10 à 20% en fonction de la TVA de changement. Comme tu es une juriste à l'ancienne, tu es team 1382 ou 1240. C'est vraiment un truc pour les juristes. 13,82. 13,82, évidemment.
- Speaker #0
Personne ne va comprendre. Non, pardon, excusez-moi. Tu veux que ce soit pour les gens non dignifiés, ils vont se dire, mais qu'est-ce qu'il raconte ?
- Speaker #1
Mais tu as entièrement raison, tu as entièrement raison. Et en plus, alors je vais totalement dénoncer mon associée, c'est elle qui m'a posé la question, qui m'a glissé la question à te poser. Donc le 13,82, 12,40, c'est l'article... le plus connu du code civil pour les juristes, donc aujourd'hui le 1240, sur la faute qui génère un préjudice. La faute, le lien de causalité, le préjudice. Bon bref, vous irez voir dans le code civil. Juste avant qu'on clôture, parce qu'on arrive à la fin, tu m'as vendu Swile. Mais alors là, c'est incroyable. En tout cas, tu m'as vendu le service juridique. J'aspire à ce que quelques juristes, soit d'entreprise, soit des étudiants, écoutent le podcast. Là, je pense que si c'est le cas... En fait, on va savoir s'ils ont écouté en fonction du nombre de CV que vous allez recevoir. Parce que là, normalement, c'est obligé que vous allez recevoir des CV. Mais du coup, c'est quoi les côtés ? Sur quoi vous devez vous améliorer au service juridique chez Soil ?
- Speaker #0
De façon générale ou moi dans le service juridique ?
- Speaker #1
Tu m'as ouvert les deux questions. De façon générale, à votre avis, sur quoi vous n'êtes pas encore assez bon ? Et toi, sur quoi tu voudrais être meilleur dans 5 ans ? Mais j'avoue, c'est une question de RH.
- Speaker #0
Non mais je pourrais répondre à ça, ça va. De façon générale, je pense qu'il faut s'améliorer, je ne sais pas, mais en tout cas, oui, si, on peut le dire. s'améliorer sur ne jamais perdre le rythme sur les besoins business qui ne s'arrête jamais, tu vois, vraiment. Donc il ne faut pas perdre le tempo, parce qu'on se dit, on a consacré assez de temps à ça, et c'était un chantier à part entière qui nous a pris six mois, on fait une pause. Non. Je te dis ça parce que parfois on a envie de faire ça. Moi j'ai envie de faire ça personnellement, rester dans mon confort parfois. C'est pas un axe d'amélioration, mais c'est une réalité. Ça c'est sûr. Et moi, de façon personnelle, je me suis dit que c'était une réalité. je me suis tiré une balle dans le pied oui alors parce que je voudrais juste dire un truc je parle de Swile et des qualités je dis pas qu'on a toutes ces qualités chez Swile mais voilà c'est pas du tout pour dire on est parfait c'est ce que je pense en tout cas et c'est ce qu'on essaie de transmettre. Certaines personnes te diront, il y a encore du boulot, mais bon. En tout cas, on fait l'effort et on est super fiers. Je pense la communication en tout cas pour moi.
- Speaker #1
Parce que voilà,
- Speaker #0
on forme. Tu as l'air extraordinaire en com. Moi, je t'ai dit, j'aime bien être dans les coulisses. Donc oui, la com et peut-être aussi le... comment on appelle ça ? Le lien social. Le small talk ? Non, Entre juristes, entre Ally Avocats, les
- Speaker #1
RP. Ouais, Public Relations, HP, ou bien le réseau. Enfin voilà,
- Speaker #0
c'est quelque chose de...
- Speaker #1
C'est pas indispensable, je pense.
- Speaker #0
Non, mais bon, on fait toujours des rencontres. Enfin, tu vois, là, l'exemple est parfait. Je sais que c'est quelque chose qui est important. Voilà, bon. Est-ce que j'ai envie de le faire ?
- Speaker #1
Je ne sais pas. Est-ce que l'exercice-là a été agréable ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr, mais dans cette forme moderne, oui.
- Speaker #1
En tout cas, nous, on a passé un épisode super agréable.
- Speaker #0
Moi aussi.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Clémence. Franchement, vraiment, l'épisode répond à ce que j'aspirais, à savoir une direction juridique moderne. Vous faites plein de choses. Et vous avez de la chance d'être nombreuses. Nombreux, pardon. Peut-être qu'on ira peut-être voir une direction plus réduite pour voir s'il y a un goulot d'étranglement et comment est-ce qu'il règle ces sujets-là. Mais en tout cas, j'ai trouvé ça vraiment passionnant et je te remercie beaucoup pour ton temps. disponibilité.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Et puis je vois que les juristes d'entreprise ont le droit d'être là vendredi après-midi, de partir du bureau. Oui, j'ai posé ma journée. Non !
- Speaker #0
Mais c'était pas exprès pour le podcast. J'avais envie de poser mon vendredi. Ok,
- Speaker #1
tu t'es pas préparée mentalement spécifiquement pour le... le podcast.
- Speaker #0
Non, non, j'étais assez sereine. Merci beaucoup. Et je voulais juste vous dire quelque chose sur votre idée de podcast pour les sales ou les techniques de dégoût. Je pense que c'est vraiment une bonne idée. J'en parlais à Priscilla hier pour dire les sales, on pourrait peut-être envisager ça. C'est très ambitieux parce que ça nécessite beaucoup de temps et d'outils, mais c'est une très bonne idée que vous avez.
- Speaker #1
Oui, je pense que ça peut être...
- Speaker #0
Pour ceux qui aiment les podcasts, c'est une façon C'est une façon d'apprendre.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est une façon d'apprendre. Et puis, en plus, tu leur brandes, tu mets du Swile un peu partout dans le studio. C'est cool. On en reparle peut-être dans un an. On refait un épisode. Soit on refait un épisode privé pour Swile, soit on fait un épisode et tu nous raconteras comment s'est passé ta nouvelle carrière de podcasteuse.
- Speaker #0
Oui, avec plaisir.
- Speaker #1
Merci Clémence.
- Speaker #0
Merci à vous. Merci d'avoir écouté l'expérience. Si cet épisode Merci. vous a plu, abonnez-vous et partagez-le autour de vous. A très vite pour un nouvel épisode.