- Speaker #1
Bonjour à tous et bienvenue dans ce dixième épisode de Lyric Hunter, le podcast qui explore les paroles des chansons anglaises mais en français. Moi c'est Micha, je suis 50% français, 50% suisse et 100% guitariste amateur. Et ici dans Lyric Hunter, on inspecte, on épluche, on décortique les paroles des grands tubes anglophones, mais dans la langue de Rimbaud ou de Matt Pokora, c'est selon. Dans l'épisode 9, on parlait de Californication des Red Hot Chili Peppers, épisode que je vous recommande chaudement évidemment. Aujourd'hui, on reste en Californie. Mais on change de style parce que ce dixième épisode de Lyric Hunter va être à base de... Mais aussi avec des vrais morceaux de... Et puis aussi un soupçon de... Donc, rangez votre tenue de plage, chaussettes claquées des Bermudas, enfilez vos ranjos, votre veste à patch et vos bracelets cloutés, parce qu'on va parler de heavy metal, et plus particulièrement du plus grand groupe de métal de l'histoire, Metallica et sa chanson The Unforgiven. Alors, si vous êtes une petite chose délicate, rassurez-vous... Il ne va pas être question de ce genre de métal que Jim Carrey parodie de manière peu charitable, mais quand même vachement rigolote. Avant de commencer, je dois vous dire que, pour moi, ça va être un épisode un peu particulier, parce que Metallica a une place à part dans mon petit cœur tout rose. Comme des millions de petits métalleux en herbe, Metallica ça a été ma porte d'entrée vers la chose métallique le gros son et les riffs qui vous tâtannent les gencives je me rappelle encore la première fois où mes doigts fébriles glissaient la cassette de l'album Ride the Lightning dans la stéréo familiale et que les élégantes notes de l'intro de Fight Fire with Fire s'élevaient gracieusement dans l'atmosphère feutrée du salon avant de me faire littéralement poutrer la tronche par la déferlante de guitare qui arrive tout de suite après. Peut-être que le gros son saturé, c'est pas votre truc, mais je suis sûr que vous avez aussi connu cette sensation de révélation en découvrant une musique. Cette sensation d'être arrivé à un endroit dont vous savez que vous ne le quitterez plus jamais. Alors oui, c'est un lyric hunter profondément pétri de Metallica qui vous parle aujourd'hui. Un jeune misha qui s'endormait tous les soirs sous le regard de ses héros métalliques affichés en poster dans sa piole. Blotti dans son pyjama en pilou qui les molle, son doudou-coeur qu'à mettre sous le bras et ses pantoufles l'art sulrique. en rêvant de gros riffs et de solos virevoltants. J'aurais bien envie de vous raconter absolument tout sur Metallica mais je vais devoir me contenir pour deux raisons la première étant que ce n'est pas le but de l'Eric Hunter et la seconde étant que la vie et l'oeuvre de Metallica sont déjà traitées par l'imbattable podcast Metallica Revisited Vous voulez savoir si entre novembre 84 et février 85 Lars Ulrich lavait ses pantalons à la main ou en machine basse température et bien eux ils le savent parce que leur niveau de connaissance et de documentation est...
- Speaker #2
C'est énorme au sens le plus efficace du terme, le plus rablesien, c'est pas énorme dans le côté lourd.
- Speaker #1
Tout ça pour dire qu'on va forcément devoir prendre des sacrés raccourcis pour présenter le contexte qui a vu la naissance de notre chanson du jour. Alors, on y va ? On est en 1981 à Los Angeles et le jeune Lars Ulrich, qui est autant danois que joueur de tennis, mais pas encore tout à fait batteur, fait passer une petite annonce dans le journal local. The Recycler. Batter recherche musicien de métal pour une jam session sur Tigers of Pantang, Diamondhead et Iron Maiden. James Hetfield et Hugh Tanner répondent à l'annonce et rencontrent le petit danois. Tout d'abord, Hetfield n'est pas impressionné du tout par cette première rencontre, mais ce qu'il ne sait pas encore, c'est qu'il vient de faire la rencontre qui va changer le cours de sa vie. La charnière centrale de Metallica est aînée. Lars Ulrich derrière les fûts et James Hetfield au chant et à la guitare. Pour le nom du groupe, ça s'est passé à peu près comme ça. Ulrich discute avec un copain, Ron Quintana, qui est en train de lancer son magazine de métal.
- Speaker #3
Salut Ron, tu as un magazine de métal ? Ça avance ?
- Speaker #1
Et du coup, il s'est gardé Metallica. Pour le logo, c'est James Hetfield qui se charge de le dessiner, confirmant d'emblée qu'il a la main aussi sûre avec un crayon qu'avec une guitare, puisque ce logo restera inchangé jusqu'à aujourd'hui. Le groupe prévoit d'enregistrer une chanson qui va figurer sur la compilation Metal Massacre. Il passe encore une annonce dans le Recycler pour recruter un guitariste soliste. Et c'est le très fougueux Dave Mustaine qui répond. Des mots que je vous ai retrouvés grâce à la magie d'internet. Alors, vous allez me dire qu'il a tendance à en mettre un peu partout ce petit coquin de Dave, et vous n'aurez pas tort, mais je dois préciser que l'ambition assumée de Metallica au début, c'était de faire plus vite, plus fort et plus agressif que tout le monde. Donc bon, on est complètement dans le thème. Un peu plus tard, le groupe recrute Cliff Burton pour officier à la basse. James, Lars, Dave et Cliff se rendent à New York pour l'enregistrement de leur premier album. Mais juste avant de rentrer en studio, Lars et James font un move pas très classe avec Mustaine. Ils le retrouvent au petit déjeuner un lendemain de soirée arrosé, lui tendent un ticket de bus pour la Californie et lui tiennent à peu près ce langage. Cette éviction manu militari donnera naissance à la rivalité et à la rancune les plus tenaces de l'histoire du métal. Mustaine, qui est salé comme une purée d'anchois, s'en retourne en Californie pour fonder son groupe à lui tout seul dont personne ne pourra plus jamais le virer parce que du coup, le boss, ce sera lui. Et ce groupe, ce sera Megadeth. Ça n'empêchera pas Dave Mustaine d'avoir des pratiques managériales. tout aussi expéditive. Mais bon, on parle de heavy metal nourri au décibel, au whisky et au sentiment rugueux. Donc les lettres de licenciement en accusé de réception parfumées à la vanille de Madagascar, c'est pas trop le genre de la maison si vous voyez ce que je veux dire. Quoi qu'il en soit, Metallica tient maintenant sa formation légendaire. Lars Ulrich à la batterie, James Hetfield à la guitare rythmique et au chant, Cliff Burton à la basse et Kirk Hammett arrivé entre temps en tant que guitariste soliste. Leur premier album « Kill et Moll » sort en 1983. Et comme je le disais plus tôt, nos 4 loulous abordent la question comme des jeux olympiques du métal. Plus vite, plus haut, plus fort. Côté voix, James Hetfield se charge encore un peu. Et il y a encore ce petit côté chaton qui essaye de rugir, mais on sent que l'intention est déjà là. Un an plus tard, les Four Horsemen, comme on les appellera plus tard, se frottent au froid danois pour enregistrer leur second album Ride the Lightning, accompagné de Flemming Rasmussen pour faire la production. La composition et les arrangements sont déjà plus soignés, et même si l'énergie est toujours au rendez-vous, on voit apparaître des petites curiosités qui annoncent que le groupe entend explorer au-delà des frontières du thrash metal à proprement parler. On garde des bosseaux qui poutrent franchement comme Creepin' Death, mais on voit apparaître des ambiances plus douces comme « Fade to Black » et aussi un morceau instrumental avec « Call of Tulu » . Deux ans plus tard, ils remettent le couvert avec Rasmussen et sortent l'album Master of Puppets, qui est un peu le grand frère de Ride the Lightning. On retrouve d'ailleurs pas mal d'éléments communs. Huit chansons, dont des chansons plus calmes comme Sanatorium, mais aussi des titres destinés à vous déchausser les prémolaires comme Battery or Damage Inc. Et encore un instrumental avec Orion et sa très surprenante partie centrale qui flirte avec le trip psychédélique. Et bien entendu, la chanson phare de Metallica, Master of Puppets, qui est tout simplement la chanson qu'ils ont le plus jouée live de toute leur existence, avec 1789 interprétations. Déjà légendaire pour tout amateur de métal, elle entre dans la culture populaire quand la série Stranger Things, sortie sur Netflix, l'utilise pour une des scènes de bataille les plus épiques de cette époque. ces dix dernières années. Et ça, c'est moi dans mon canapé quand j'ai vu cette fameuse scène. Malheureusement, le 27 septembre 1986, Cliff Burton perd la vie dans un terrible accident de la route sur la tournée de promotion de l'album. Épisode traumatisant qui marquera profondément les autres membres du groupe qui, malgré tout, décident de continuer l'aventure. En 1988, Metallica reprend le chemin des studios et pour la production, Flaming Rasmussen. Si, si, le même Flaming Rasmussen que pour Ride the Lightning et Master of Puppets. Et l'album Injustice for All sort dans la foulée. Cet album va nous intéresser à plusieurs titres. Les morceaux deviennent plus longs, plus complexes et généralement plus progressifs. Bien que Master regardait déjà de ce côté-là, c'est vraiment avec Justice que Metallica va décider de pousser les curseurs de la complexité à 11. L'album est aussi notoirement connu pour son absence de basse dans le mix. Et voilà la réponse que donnait Rasmussen à Newstead, qui se demandait pourquoi on n'entendait pas son instrument sur l'album.
- Speaker #4
« Ah la boulette ! Ah oui, j'ai fait la boulette ! »
- Speaker #1
Edfield dira aussi à ce sujet D'abord, Jason avait tendance à doubler mes parties de guitare rythmique, donc il était difficile de savoir où ma guitare commençait et où sa basse s'arrêtait. En plus, mon son sur Justice était très creusé, beaucoup de gravés d'aigus avec très peu de médium. Le son de ma guitare a littéralement mangé toutes les basses fréquences. Jason et moi nous battions constamment pour ce même espace dans le mix. Bon, en gros, Newstead a été bizuté et puis c'est tout en vrai. Outre son aspect progressif, Justice... nous intéresse aussi pour le contenu des paroles. Jusqu'à maintenant, les thématiques chez Metallica, c'était à peu près rébellion et violence brute sur Kill Em All, peur, mort, oppression et mythologie pour Ride the Lightning, contrôle, manipulation, dépendance, mort, Pasta of Puppets, et sur Justice for All, on a injustice, société corrompue et introspection. Pour la toute première fois, on aborde des sujets qui relèvent de l'intimité. Alors, je vous vois venir, vous qui connaissez bien la discographie de Metallica. Vous allez me dire, eh oh, eh, Misha, F8O Black, c'est quoi alors ? Oui, c'est vrai, mais, même si aujourd'hui la chanson est fortement associée à la dépression, les paroles ont été écrites par Ed Field après que tout le matériel du groupe ait été volé en 84 à Boston. Alors oui, à ce moment-là, il était effectivement au fond du trou et il n'allait pas bien, ça on est d'accord. Mais on n'est pas encore au niveau d'intimité dont il va être question sur Justice for All et un peu plus tard sur le Black Album. Tout ça pour dire que jusque-là, l'aspect personnel n'avait été que rapidement effleuré. Et c'est une tendance qui va s'accentuer à partir de maintenant, notamment avec une chanson comme Dyer's Eve. Je vous lis un extrait, vous allez vite comprendre. « Chère mère, cher père, quel enfer m'avez-vous fait vivre ? Croyant, trompeur, jour après jour, je vis ma vie à travers vous. On m'a imposé ce qui est bien ou mal, me cachant de cette chose qu'on appelle la vie. » Et aussi « To live is to die » , hommage à Cliff Burton, qui reprend la tradition des morceaux instrumentaux. Exception faite du passage en spoken word qui a été... crédité par erreur à Burton,
- Speaker #0
alors qu'il s'agit en fait d'un texte du poète allemand Paul Gerhardt.
- Speaker #1
Et en parlant de crédit, est-ce que je ne serais pas en train de me servir une transition crapuleuse vers une partie où on parle de l'écriture des paroles et plus particulièrement de James Hetfield ? Les paroles des chansons chez Metallica, comment vous expliquer simplement ? Alors, le groupe a sorti 11 albums et 119 chansons originales. Voilà la liste complète des chansons sur lesquelles Hetfield n'est pas crédité. Ah si, il y a Anesthesia Poentis, mais c'est un solo de basse donc bon. Les paroles des chansons chez Metallica, c'est James Hetfield et Hetfield, c'est les paroles des chansons de Metallica, point à la ligne. Du coup, on va laisser ses copains de côté et nous concentrer sur ce bon vieux James que les fans du groupe appellent aussi Papa Het. Donc, qu'est-ce qu'il faut savoir sur James Hetfield ? Il est né en Californie le 3 août 1963. Sa mère Cynthia est chanteuse d'opérettes et son père Virgil Lee est chauffeur de camion. Deux salles, deux ambiances. Ses parents suivent avec rigueur les préceptes d'un mouvement religieux qui s'appelle la Church of Christian Science, Église de la science chrétienne, dont une des principales caractéristiques, c'est de prétendre guérir les maladies par la prière. Ses parents divorcent quand il a 13 ans et son père disparaît du jour au lendemain. au lendemain s'en donner de nouvelles. Trois ans plus tard, sa mère décède d'un cancer dont on ne saura pas s'il pouvait être traité puisqu'elle ne se fera pas soigner conformément à sa croyance. Donc c'est un James profondément marqué par une religion dans laquelle il ne se reconnaît pas, par l'abandon du père et le décès de sa mère qui finit son adolescence. Au lycée, Edfield c'était plutôt le genre introverti et taiseux qui a tendance à exprimer ses sentiments à travers son art. Et donc James a 27 ans quand commence l'enregistrement de l'album où se trouve notre chanson du jour. Alors, que dire sur cet album qui est l'album de tous les superlatifs ? Déjà, on peut dire que son vrai petit nom, c'est Metallica. Mais l'immense majorité des gens l'appellent le Black Album. Et si ça ne vous embête pas, on va l'appeler comme ça aussi, parce que sinon, ça va être le bordel pour moi. Présenter le Black Album, c'est un peu comme parler de Dark Side of the Moon, Freela, Sgt. Pepper ou Nevermind. C'est un album culte qui a littéralement changé la face du rock au sens large. Alors, je vous donne quelques chiffres qui vont vous faire dire Wow ! Et que vous aurez oublié dans 5 minutes, mais ça c'est pas grave. L'album s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde, et plus de 20 millions rien qu'aux Etats-Unis. Il est certifié platine 20 fois. Pour vous donner un point de comparaison, l'album Thriller s'est vendu à 47 millions d'exemplaires dans le monde. Ça, c'était pour l'inévitable parti chiffré. Ce qui est beaucoup plus intéressant, c'est ce qu'en disent Kerry King du groupe Slayer et Bruce Dickinson de Iron Maiden. Là aussi niveau style, c'est deux salles, deux ambiances. Kerry King et Slayer, si vous ne voyez pas, c'est du thrash metal sans concession qui vous attrape à la jugulaire, qui vous donne l'impression de passer dans une machine à laver infernale en mode essorage rapide. Kerry King est notoirement connu pour son franc-parler et son avis bien tranché sur sa musique et celle des autres. C'est pas le genre diplomate si vous voyez ce que je veux dire. Donc voilà ce qu'il disait quand on l'interrogeait sur le Black Album en 2021. Pour sa part, le très britannique Bruce Dickinson, qui est pilote d'avion, escrimeur, écrivain, conférencier, brasseur, et accessoirement le chanteur d'un des plus grands groupes de heavy metal de tous les temps, Iron Maiden, a dit...
- Speaker #3
Bob Rock au commande. On ne peut pas sous-estimer ce qu'ils ont apprécié avec cet album. C'est un disque fondateur, parfaitement maîtrisé, qui a clairement aidé le métal à rencontrer le grand public.
- Speaker #1
Merci Bruce, et ça me donne encore une transition toute trouvée pour parler du cinquième homme à l'origine du succès interplanétaire du Black Album, le producteur Bob Rock. Après avoir enregistré trois albums avec Fleming Rasmussen, nos quatre copains de Metallica sont à la recherche de nouveaux horizons. Ils jettent leur dévolu sur Bob Rock qui venait juste de finir l'album Dr. Feelgood avec Mott Lécroux. Bob Rock, c'est pas le genre à faire figuration en attendant que ça se passe. Plutôt le style directif si vous voyez ce que je veux dire.
- Speaker #0
Muste ton jeu ! Muste ton jeu Robert ! Si tu ne mustes pas ton jeu, fais attention.
- Speaker #1
Le résultat ? Un son plus massif, des chansons plus courtes, des structures simplifiées, un chant plus travaillé et une bataille artistique de 9 mois pour finaliser l'enregistrement d'un album où Bob Rock a poussé les membres du groupe dans leur dernier retranchement, et vice-versa. Accouchement tellement compliqué qu'une fois l'enregistrement terminé, Metallica et Bob Rock se serraient la main cordiellement en jurant de ne plus jamais travailler ensemble de nouveau. Mais bon, il faut croire qu'ils ne le pensaient pas vraiment, puisque Bob Rock produira leurs albums Load en 96, Reload en 97, Supervisé l'enregistrement du live SNM en 99, et... assurer la production du très compliqué Saint Anger en 2003. Le Black Album marque un changement profond d'un point de vue esthétique, mais pas que. Et c'est le moment de revenir à James Hetfield et donc aux paroles. Sur cet album, il est question de lutte intérieure, de liberté, de foi, de relations destructrices, d'anxiété, et tenez-vous bien, d'amour. Ah ouais, quand les fans de la première heure ont vu débarquer le très sentimental Nothing Else Matters sur les ondes, Je peux vous dire qu'il y en a un paquet qui ont fait un malaise. Quoi qu'il en soit, c'est le moment pour nous de parler de la chanson du jour. Et dans un retournement de situation incroyable que personne n'avait vu venir, je ne vais pas vous parler d'une, je ne vais pas vous parler de deux, mais je vais bien vous parler de trois chansons. Et oui, The Unforgiven, c'est une trilogie. Metallica fera en effet The Unforgiven 2 sur Reload en 97 et The Unforgiven 3 sur Death Magnetic en 2008. Alors, rassurez-vous, on ne va pas faire un épisode de 6h45 parce que je n'ai pas l'énergie et vous non plus. Je sais que vous savez, vous savez que je sais. Enfin, nous savons. Je vais essayer de vous extraire la substance... la substantif... Bon, je vais essayer de vous faire une version ramassée. On va surtout parler du Unforgiven de 1991, donc sur le Black Album, et on parlera rapidement des autres chansons en fin d'épisode. Pour les paroles, on fait comme d'habitude. On écoute d'abord la version chantée par James Hetfield en personne, ensuite on traduit et on explique. On y va ? Alors, le titre de Unforgiven, qu'est-ce que ça veut dire ? Traduit littéralement, ça veut dire celui à qui on n'a pas pardonné ou plus simplement l'impardonné. Mot qui a le mérite d'être plus court, certes, mais qui est aussi sacrément plus moche. Mais bon. Est-ce qu'il y a un lien entre la chanson et le film du même nom sorti en 1960 avec Burt Lancaster et Audrey Hepburn ? A priori, non. Mais les membres de Metallica sont des grands fans de films de western. Fans au point de commencer tout leur concert depuis 1983 systématiquement par... The Ecstasy of Gold d'Eno Morricone tiré du film Le Bon, la Brute et le Triant. Et si on compare ce thème avec l'intro de The Unforgiven, on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il doit y avoir une petite réminiscence consciente ou inconsciente quelque part là-dedans. Allez, maintenant c'est le moment de laisser le micro à Papa Het.
- Speaker #0
New Blood joins this earth And quickly he's subdued Through constant pain, disgrace The young boy learns their rules With time the child draws in This whipping boy done a wrong Deprived of all his thoughts Un sang
- Speaker #1
neuf arrive sur cette terre et très vite il est soumis. A force d'humiliation et de douleurs répétées, le jeune garçon apprend leurs règles. Avec le temps, l'enfant se replie sur lui-même. Ce bouc émissaire injustement frappé, privé de ses propres pensées. Le jeune homme continue de lutter sans fin, il se fait alors une promesse. A partir de ce jour, personne ne lui enlèvera plus jamais sa volonté. Le premier vers pose le contexte en racontant l'arrivée d'un nouveau-né dans le monde, le nouveau-sang. La scène est racontée avec une certaine distance, on ne sait pas de qui il s'agit. Juste après il dit, et très vite, il l'est soumis, indiquant de façon implicite qu'on parle d'un garçon. La narration progresse rapidement puisqu'à la fin du premier couplet, il parle du jeune garçon qui apprend leurs règles. En quelques mots bien choisis, on est passé de la naissance à l'enfance d'un petit garçon dont on apprend qu'il est l'objet d'humiliation et qu'il doit apprendre des règles. Avec le temps, l'enfant se replie sur lui-même. Edfield nous dit que cette jeune âme innocente et soumise n'arrive pas à s'épanouir et du coup le cheminement des sentiments se fait vers l'intérieur. Le garçon vit dans un monde fait d'entraves et de règles où il est même privé de ses propres pensées. Malgré cette situation de confinement imposée à lui, il ne se résigne pas. Il continue de lutter sans fin. Et à défaut de pouvoir s'exprimer librement, son combat contre le cadre oppressant se fait depuis l'intérieur de son esprit. Après ces deux premiers couplets d'exposition, on passe à un pont exécuté dans les règles de l'art, qui fait le lien parfait entre le couplet et le refrain. Pendant le pont, on sent que la lutte intérieure continue, mais... elle devient plus précise et elle se fait plus dans l'affirmation. Le garçon se fait la promesse qu'à partir de ce jour, personne ne lui enlèvera plus jamais sa volonté. Encore une fois, l'écriture d'Edfield nous fait subtilement comprendre qu'on a avancé dans le temps et que le jeune garçon est arrivé à un âge où il commence à forger ses propres convictions. On peut supposer qu'il est arrivé à l'adolescence ou au stade du jeune adulte. D'ailleurs, il faut noter que même si The Unforgiven suit une structure plutôt classique avec une intro, un couplet, un... un pont, un refrain, il y a un petit détail qui rend la chanson singulière. Normalement, le refrain, c'est le temps fort d'une chanson. On monte le son, on envoie la grosse mélodie accrocheuse, on met de la distorsion si besoin et des coups de cymbales de partout. Dans le cas de Unforgiven, c'est l'inverse qui se produit. Les couplets sont joués avec des guitares saturées massives, alors que le refrain est doux et mélodieux, comme pour marquer l'arrivée de la chanson dans une sphère plus personnelle. Pendant le refrain qu'on va entendre dans un instant, vous allez voir que la voix d'Hedfield est beaucoup plus douce. D'ailleurs, Bob Rock n'est pas étranger à la lyricalité de son chant. Ouais, le mot lyricalité existe, je vais pas avoir l'occasion de le caser souvent, donc je me fais un petit plaisir. Voilà à peu près la conversation qui a eu lieu entre Bob Rock et Hedfield au sujet des parties vocales de l'album.
- Speaker #3
James, il faut qu'on... Bon, c'est ça qui... Euh... Moi, ici, Zach, ben, genre, comme lui. Non, t'es sûr de toi, là ? Ouais, ouais, t'inquiète. Fais-moi confiance. Ça va bien se passer. Allez,
- Speaker #0
on reprend The End Forgiven pour voir ? Never be, never see Won't see what might have been What I felt, what I've known Never shine through what I've shown Never free,
- Speaker #4
never me
- Speaker #0
So I dub the unforgiven Ce que j'ai ressenti,
- Speaker #1
ce que j'ai connu, n'a jamais transparu dans ce que j'ai montré. Ne jamais être, ne jamais voir, ne jamais voir ce qui aurait pu être, jamais libre, jamais moi-même, alors je te nomme l'impardonné. Jusque là, on suivait l'histoire d'un jeune garçon dont l'identité n'était pas précisée. Et le refrain arrive comme une révélation. Edfield nous dit que depuis le début, en fait, il parlait de lui et de sa propre enfance. Avec son refrain, il nous invite directement dans son intimité, en nous racontant les effets destructeurs qu'ont eu les blessures de son enfant sur sa construction en tant qu'adulte. Là, il parle de lui maintenant en tant qu'homme de 27 ans. Tous les épisodes d'oppression qu'il a subis l'ont amené à se renfermer sur lui-même pour se protéger du reste du monde sans laisser transparaître quoi que ce soit à l'extérieur. Plutôt qu'une affirmation de force, c'est un constat amer qu'il fait en disant notamment « Ne jamais être, ne jamais voir, jamais libre, jamais moi-même » . Il constate avec tristesse qu'il n'a jamais pu vivre sa vie comme il l'entendait et qu'il est finalement passé à côté d'une vie à laquelle il aspirait. Idée renforcée par le verre « Ne jamais voir ce qui aurait pu être » . Et il conclut par Alors, je vous avoue que je me suis quand même pas mal gratté la tête à savoir comment aborder cette dernière phrase parce que sur la forme, elle s'adresse à une autre personne, mais sur le fond, elle est directement liée à tout ce qu'on a dit jusque-là. Au début, il raconte l'histoire du jeune garçon, ensuite il parle de lui à la première personne, et là, d'un coup, il parle à l'impardonné. Donc, qu'est-ce qu'on fait de tout ça ? En réalité, cette personne à qui il s'adresse, c'est lui-même. En disant « je te nomme l'impardonné » , Il ne désigne pas un ennemi extérieur, ni quelqu'un qui l'a blessé, mais l'identité qu'il s'est construite à force de frustration, de silence et de renoncement. Il met enfin un mot sur ce qu'il est devenu. Nommer l'impardonné, c'est reconnaître que cette absence de pardon, venant des autres mais aussi de lui-même, a façonné toute sa vie. Ce n'est pas encore une libération, mais c'est un moment de lucidité brutale. Il se regarde en face et accepte ce constat. Bon, vu le contenu des couplets suivants, on va se faire une petite... pause bien nette détente parce que là tout de suite je sais pas vous mais moi je suis en carence de joie de vivre alors on ferme les yeux on inspire profondément et on se masse le lobe des oreilles ça va mieux bon vous êtes prêts pour la suite
- Speaker #0
They dedicate their lives to running out of hells. He tries to please them all. This bitter man hails throughout his life the same. He's battled constantly. This fight he cannot win. A tired man they see no longer cares. The old man that prepares to die regretfully, that old man here is me.
- Speaker #1
Ils consacrent leur vie à contrôler la sienne. Ils essayent de tous leur plaire et deviennent un homme amer. Toute sa vie c'est la même chose. Ils se battent constamment. Un combat qu'il ne peut pas gagner. Ils voient un homme fatigué qui n'en a plus rien à faire. Alors, le vieil homme se prépare à mourir dans le regret. Et ce vieil homme... C'est moi. Donc, on avait laissé Edfield qui s'autobaptisait l'impardonné pour tenter d'exorciser les blessures du passé. Maintenant, c'est le moment de parler un peu plus des autres et de régler les comptes. Non, ça va chier. Dans la phrase, il consacre leur vie à contrôler la sienne. Il fait référence à sa propre enfance et à l'éducation qu'il a reçue. Vous vous rappelez l'église, la science chrétienne, tout ça, tout ça. Jusqu'à maintenant, je n'avais pas trop développé cet aspect de son éducation. Et en fait, c'est bien plus qu'un cadre spirituel rigide. Quand Hetfield était enfant, il n'avait pas le droit d'aller chez le médecin, il avait interdiction d'assister aux cours de sciences naturelles et n'était pas autorisé à passer de visite médicale pour pratiquer le sport. Donc oui, ce sont ses parents et la religion qui sont visés en premier. J'en profite d'ailleurs pour rappeler les paroles de Dyer's Eve dont on a parlé un peu plus tôt et qui disait « Chère mère, cher père, quel enfer m'avez-vous fait vivre ? Croyant, onpeur, jour après jour, je vis ma vie à travers vous. On m'a imposé ce qui est mal. ou bien me cachant de cette chose qu'on appelle la vie. Ici, on est exactement dans le même registre, mais j'attire votre attention sur un petit détail parce que le temps utilisé est le présent et pas le passé. Si ces éléments étaient effectivement derrière lui, il aurait chanté « ils consacraient leur vie à contrôler la sienne » au lieu de « ils consacrent leur vie à contrôler la sienne » . Donc, qu'est-ce que ça veut dire alors ? Je pense qu'il nous dit que ces chaînes héritées du passé continuent de le hanter et de conditionner sa vie dans le moment présent. Mais il y a peut-être une autre raison. Peut-être que les oppresseurs ont changé de nature. On ne connaît pas l'identité de ces nouveaux oppresseurs qui veulent contrôler sa vie, mais on sait qu'ils continuent d'essayer de plaire à tout le monde et ils continuent de prendre sur lui, ce qui finit par faire de lui un homme amer. La suite du couplet va encore plus loin. Elle montre que ce combat permanent finit par l'user complètement. Toute sa vie, c'est la même chose. Il se bat constamment, un combat qu'il ne peut pas gagner. On comprend ici que cette lutte n'a jamais cessé. Elle ne mène à aucune victoire. seulement à de l'épuisement. Ce n'est plus une révolte, c'est une survie. C'est ce qui est peut-être le plus cruel, c'est le regard extérieur. Il, au pluriel, il voit un homme fatigué qui n'en a plus rien à faire. Les autres ne voient pas le combat intérieur, ils ne voient que le résultat, un homme usé, désabusé, presque indifférent. La souffrance est devenue invisible et banalisée. Enfin, la chanson bascule dans quelque chose de carrément tragique. Alors le vieil homme se prépare à mourir dans le regret et ce vieil homme, c'est moi. Et là, tout se referme. Le garçon du début, le jeune homme en lutte et l'adulte amer ne sont qu'une seule et même personne. Edfield ne parle plus du personnage, il parle de lui. Et il reconnaît que cette oppression vécue très tôt a laissé une trace indélébile sur lui. Ce n'est pas un cri de colère, c'est un constat lucide, tardif et profondément amer. A ce moment de la chanson, on a terminé l'arc narratif du personnage principal qu'on a vu naître. grandir pour finalement devenir le vieillard qui se prépare à mourir. Et j'ai peut-être fait un Alexandra sans faire exprès. Mais bon, peu t'importe. S'en suit un solo de guitare d'une bonne minute qui est probablement l'un des mieux construits de la carrière du groupe. Mais bon, ça, c'est une autre histoire. La chanson se termine par une répétition du refrain qui nous amène vers la fin de la chanson. Il y a un petit truc en plus qui vaut la peine de s'y attarder encore. Il y chante Tu m'as nommé, alors à mon tour je te nomme Je te nomme l'impardonné Merci. Ce dernier bout de texte vient comme un commentaire à posteriori ou une sorte de morale à l'histoire qu'on vient de suivre. Quand il dit « tu m'as nommé » , il parle de toutes ces étiquettes imposées dès l'enfance. Le bon croyant, le bon fils, celui qui doit obéir, se taire, rentrer dans le moule. Ces labels viennent des parents, de la religion, de la société et finissent par définir l'individu à sa place. Il n'a jamais eu le droit de se définir lui-même. Alors à mon tour, je te nomme, c'est un renversement de pouvoir. Pour la première fois, il ne s'y oublie pas. plus le regard des autres, il le renvoie, il reprend le contrôle du langage et donc de l'identité. Celui qui juge devient jugé. Et quand il conclut par « je te nomme l'impardonné » , l'ambiguïté est volontaire. Le « tu » peut désigner les oppresseurs, ceux qui ont imposé les règles, mais aussi lui-même. Comme si, à force d'être enfermé dans ses étiquettes, il était devenu son propre jouelier. Donc au final, The Unforgiven raconte l'histoire de l'impardonné, personnage dont la vie est maudite par les blessures de l'enfance et qui agissent comme des entraves au long de l'existence. Et on dirait bien que j'ai encore casé un Alexandra sans faire exprès. Ce personnage de l'impardonné est un alter ego que James Hetfield aura créé pour parler de son propre parcours. Derrière l'image du leader de groupe de métal à succès qui monte sur scène devant des millions de personnes pour jouer une musique puissante, la chanson The Unforgiven, c'est une lucarne ouverte sur la psyché et la fragilité d'Hetfield. L'impardonné, c'est finalement le Hetfield intime qui s'adresse à nous. Et comme je le disais plus tôt, on va retrouver le personnage de l'impardonné plus tard dans la discographie de Metallica avec The Unforgiven.
- Speaker #0
Mais c'est ouvert avec votre vie vraie. Si vous m'entendez, je peux m'entendre.
- Speaker #1
Allonge-toi près de moi. Dis-moi ce qu'ils ont fait. Dis les mots que j'ai besoin d'entendre pour faire fuir mes démons. La porte est verrouillée maintenant, mais elle s'ouvrira si tu es sincère. Si tu peux comprendre ce que je suis, alors je pourrai comprendre ce que tu es. Dans The Unforgiven Two, l'impardonné n'est plus seul face à lui-même. L'autre entre enfin dans l'équation. Les premières lignes, allonge-toi près de moi, installent une proximité physique et émotionnelle, presque une demande de refuge. Ils ne cherchent plus à se battre ni à accuser, mais à être rassurés, compris, apaisés. Les démons sont toujours là, mais ils ne viennent plus seulement du passé, ils s'invitent désormais dans l'intimité. La métaphore de la porte est très intéressante parce que la porte est verrouillée maintenant mais elle s'ouvrira si tu es sincère. Ça montre quelqu'un qui s'est protégé derrière des barrières émotionnelles. Il n'est pas fermé par indifférence, mais par peur de souffrir à nouveau. L'ouverture est toujours possible, mais elle a un prix, la sincérité et donc la confiance. Et quand il dit « si tu peux comprendre ce que je suis, alors je pourrai comprendre ce que tu es » , la relation devient un miroir. L'impardonné ne peut aimer pleinement tant qu'il ne se sent pas reconnu dans ses failles, ses peurs et ses blessures. Il ne demande pas à être réparé. mais accepté tel qu'il est devenu à cause de son passé. L'amour n'est plus une solution magique, c'est un équilibre fragile conditionné par la compréhension mutuelle. Et c'est là toute la différence avec le premier Unforgiven. Le combat n'est plus contre l'autorité ou la société, mais contre l'incapacité à se laisser vraiment approcher. Le troisième volet quant à lui est vraiment tourné vers l'intérieur. Comment puis-je être perdu si je n'ai nulle part où aller ? Je cherche des mers d'or, pourquoi fait-il si froid ? Comment puis-je être perdu alors que je revis mes souvenirs ? Et comment pourrais-je t'en vouloir quand c'est moi que je ne peux pas pardonner ? On n'est plus dans la révolte ni dans le reproche adressé aux autres, mais dans une introspection totale. Les questions posées « comment puis-je être perdu si je n'ai nulle part où aller ? » traduisent un profond sentiment de vide, comme si toute direction avait disparu. La quête des mers d'or évoque des promesses de sens ou de réussite qui se révèle en fait illusoire. Cette fois, le pardon ne concerne plus les parents, la société ou le conjoint. Le conflit est entièrement intérieur. La phrase clé, quand c'est moi que je ne peux pas pardonner, clôt la trilogie sur une lucidité douloureuse où l'impardonné comprend que le jugement le plus sévère vient finalement de lui-même. Alors du coup, qu'est-ce qu'on peut retenir de tout ça ? Après un premier album énergique et brut, trois albums fondateurs enregistrés avec Flemming Rasmussen, l'album Metallica, le black album donc, et l'album qui montre la volonté du groupe de se réinventer et de casser les codes du genre. On y retrouve un James Hetfield qui approche doucement de la trentaine et qui donne un tour beaucoup plus personnel à ses paroles. The Unforgiven, c'est une porte que nous ouvre Hetfield sur son intimité. Il nous raconte comment les blessures de son enfance, une éducation religieuse rigoureuse, un père absent et une mère partie beaucoup trop tôt, ont influencé sa vie. Le personnage de l'impardonné, c'est un peu comme le lentier héros dans un film. Un personnage principal torturé est poursuivi par une malédiction tout au long de son existence. Condamné à lutter sans fin contre les démons du passé. La première chanson nous raconte le cycle d'une vie complète qui va de la naissance à la mort. Elle se veut même un peu prémonitoire puisqu'Edfield n'a que 27 ans au moment de son écriture. Comme s'il savait déjà que la malédiction de l'impardonné n'allait jamais le quitter. Et effectivement, on retrouve notre héros un peu plus tard dans The Unforgiven Two, toujours torturé, toujours hanté par ses blessures, mais cette fois c'est dans le cadre de la relation sentimentale que ça se passe. Il avait juré qu'il ne laisserait personne entraver sa volonté et qu'il ne laisserait rien apparaître. Et il se retrouve en difficulté parce que l'amour demande effectivement de s'ouvrir et de s'abandonner. Le troisième volet est tourné vers le questionnement intérieur. sans apporter de réponse définitive à la question centrale. il semble dire que le chemin à suivre est celui du pardon à soi-même. Au final, The Unforgiven, c'est l'histoire complète de l'impardonné qui n'est autre que James Hetfield, qui se confie à nous par le biais de ses chansons. The Unforgiven 2, c'est un développement d'un des chapitres de cette histoire et The Unforgiven 3 vient un peu comme une conclusion. Conclusion qui est malgré tout plus optimiste que dans la chanson originale où le vieil homme allait mourir dans le regret. Pour terminer, The Unforgiven 3 interroge Alors, comment pourrais-je t'en vouloir ? Alors que c'est moi que je ne peux pas pardonner. Voilà, on est arrivé au bout de notre voyage en compagnie de James Hetfield et de l'impardonné. Et en parlant de pardon, j'espère que vous me pardonnerez à votre tour d'avoir fait un peu plus long que d'habitude. Mais c'était l'émotion, c'était Metallica, j'espère que vous comprendrez. Je serais curieux d'avoir votre avis sur cette analyse de The Unforgiven. Vous pouvez m'écrire à thelyrichunter.gmail.com que vous trouverez aussi en description. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez surtout pas à le partager autour de vous. et à laisser un like ou plein d'étoiles sur votre plateforme de podcast préférée. Chaque partage m'aide vraiment à toucher plus de monde, et ça me motive à continuer à faire d'autres épisodes. Avant de vous laisser, je vous ai préparé une petite rubrique pour finir sur une note sucrée. Le bon, la brute et le truand. Encore une fois. Ici, je vais vous proposer trois versions de The Unforgiven. Le bon, une version magnifiée de l'original. La brute, une revisite osée ou décalée. Et le truand, ça c'est mon goût pour les versions déviantes. C'est une reprise malfagotée, feignante ou un petit peu crapuleuse. Et contrairement à Californication, au moment de faire mon marché pour le bon, la brute et le truand, j'avais vraiment beaucoup de choix. Donc on commence par le truand et des versions crapuleuses, croyez-moi, il en existe des palanquées. Mais, mais, mais, mais, mais, et il y en a une qui à mon humble avis remporte le pompon de la pomponnette. Et c'est les très allemands Metal Up Your Brass que j'ai retenus. Leur site internet... C'est ce que l'internet des années 2000 a produit de mieux, à priori. Metalopyourbrass.com, si vous voulez aller voir. Un site aux couleurs chamarrées et aux designs fruités sans l'ombre d'un doute. Leur concept, c'est reprendre des morceaux de métal, mais avec un ensemble de cuivre. Ouais, bon, pourquoi pas. Moi, perso, je trouve que les cuivres, ça fonctionne moyen, et dans le cas d'Unforgiven, ça fait perdre de la dynamique, ce qui rend la chanson molle comme un macaroni trop cuit, mais c'est pas vraiment ça le problème. Ce qui rend cette reprise uber nanardeuse, c'est le chant qui en fait, mais alors, des tonnes. Pour la brute, je ne vais pas avoir grand-chose à vous dire au sujet de l'artiste parce que c'est anonyme. Par contre, le style est plutôt fun et ça me démangeait depuis un moment de vous partager une reprise en version 8-bit. Si la chose vous intéresse, sachez que YouTube regorge de kilotonnes de versions 8 bits d'absolument tout et n'importe quoi. Et est-ce qu'il existerait une version 8 bits de Tourner les serviettes de Patrick Sébastien que je vais vous passer juste après de Unforgiven ? Bah bien sûr ! Allez, c'est parti ! Merci. pour le bon aussi j'avais beaucoup de choix et j'ai finalement jeté mon dévolu sur la version de alors attendez comment ça se prononce ce truc là H A Asterix A S H Alors, Wikipédia me dit que ça se prononce Jach, à peu près, qui est un groupe américain composé de Ashley Grace Perez et Anna Nicole Perez. Ça commence avec une guitare et une voix, ça monte doucement, et on arrive sur un passage avec une espèce de pompe à la basse qui est un peu déconcertante au premier abord, mais qui prend tout son sens quand le refrain arrive, chanté en espagnol, avec des cuivres qui, contrairement au groupe dont on parlait pour le truand, ajoutent une vraie profondeur au truc. Au final, ça nous donne une version très visuelle qui mène bien sa barque avec un crescendo bien pensé et un passage en espagnol qui finit de nous faire voyager quelque part entre la Californie et le Mexique. Avant de vous laisser avec Josh, enfin à peu près Josh, il ne me reste plus qu'à vous dire que c'était Lyric Hunter épisode 10 dédié à The Unforgiven de Metallica. Merci d'avoir écouté et à très bientôt pour l'épisode 11. Vamos !
- Speaker #2
Deprived of all his thoughts, the young man struggles on and on. He's known of our until his own. That never from this day, his will they'll take away. I felt what I've known Never shine through what I've shown Never be, never see Won't see what might have been What I felt, what I've known Never shine through what I've shown Never free, never me So I got the unforgiving
- Speaker #3
Ils tentent de se battre pour se battre contre les des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des des bg1, Si je regrette, je crois. La romance est une chose, mais c'est une autre chose. Oui. C'est génial !