Speaker #0Est-ce que ça t'est déjà arrivé de te demander s'il fallait continuer ou tout plaquer ? Ici c'est Madame Chipie, le podcast où on parle comme entre copines de tout ce qui se passe dans nos vies. Relations, études, choix de vie et toutes ces petites hontes qu'on a en commun. Un endroit où tu peux te sentir comprise et moins seule. Alors, on papote, prends ton thé et c'est parti. Dans cet épisode... j'ai envie de te parler de toutes ces choses qu'on fait différemment et pour lesquelles on nous regarde bizarrement. Tu sais ces moments où on te dit mais comment t'as fait pour vivre sans ça ? Et bah aujourd'hui on va parler de liberté, de choix assumés et surtout c'est ok de ne pas rentrer dans un moule et de ne pas être comme tout le monde et faire les choses en même temps que tout le monde. Le timing en fait. Bon alors, j'ai envie qu'on parle de cette pression invisible qu'on se met toute. Vous savez cette fameuse checklist de réussite féminine ? Des cases à cocher finalement ? Est-ce qu'on ne pourrait pas reformuler ça comme une to-do liste avant 30 ans à devoir faire pour être une femme heureuse et accomplie ? Il faut absolument que je vous raconte le jour où je suis arrivée en repas de famille, à l'âge où ma mère m'a eue et où ma grand-mère a eu ma mère, et qu'on m'a dit, c'est pour quand les enfants ? Et que j'ai dit que je n'en voulais pas. Petite remise en contexte, donc c'est un repas de famille, avec ma famille on mange très très souvent ensemble, et donc mes grands-parents me disent, ah nous aussi on aimerait bien devenir arrière-grands-parents, blablabla. Je leur dis, ce n'est absolument pas dans mes projets d'avoir des enfants. Actuellement, j'ai plein d'autres choses que j'ai envie d'accomplir. Et pour moi, je ne me sentirais pas mieux et pas plus heureuse en ayant des enfants. Ça, je vous dis ça actuellement. Moi, personne de la vingtaine qui rentre dans le monde actif, qui a envie de voyager, qui a envie de faire plein d'autres choses. Et pour moi, ce n'est pas un accomplissement en soi. De plus, je leur dis, je trouve que dans le monde actuel dans lequel on vit, Dans un monde anxiogène, je n'ai pas envie de mettre au monde quelque chose qui est aussi pur que ça et me dire qu'un jour, je laisserai sur terre cet enfant. Moi, je ne serai plus là pour le protéger. Et finalement, peut-être que ce ne serait pas une très très bonne chose. Et tout ça, ce à quoi on m'a répondu, en vrai, tu as raison. Moi, je comprends. Et ma mère qui dit, moi, actuellement, je n'aurais pas eu et je n'aurais pas voulu avoir des enfants parce que je trouve que... que c'est pas une société dans laquelle j'ai envie de faire grandir des enfants et je lui dis mais ce n'est pas non plus uniquement pour ça et en fait j'ai été très étonnée de voir que ma famille, bah ils sont ok avec le sujet et bon je vous parle de ma famille proche après si on parle de mes grands-oncles mes cousins éloignés tout ça là c'est vraiment chaque Noël c'est pour quand le mariage, c'est pour quand les enfants à croire c'est uniquement ça pour être accompli et vraiment je trouve ça très angoissant Et pour moi, il y a tellement de choses auxquelles il faut qu'on arrête de normaliser. Par exemple, laissez-moi vous raconter le fait que je ne bois pas d'alcool. Et en fait, ça pose un problème à beaucoup de gens. La première fois que les gens me rencontraient et que je leur disais « Désolée, ce ne sera pas pour moi le verre de vin » , on me dit « Mais qu'est-ce qu'il y a ? Tu es enceinte ? » « Euh, bah non, je ne suis pas du tout enceinte. Moi, je suis quelqu'un qui suis très très sportive, donc en soi, je n'ai pas du tout de problème. » avec mon physique, je l'assume totalement. Mais imaginez, j'aurais été une femme ronde avec un peu de gras que j'ai envie de perdre et on me demande si je suis enceinte. Je pense que je l'aurais très mal vécu. Mais en tout cas, moi pour moi, je dis bien pour moi, la fête ne rime pas avec alcool et ne rime pas à gueule de bois le lendemain. Et il y a plein de moments gênants que je vis dans la vie quotidienne où parfois en fait je me sens forcée d'accepter un verre. exemple nous sommes à un vernissage ou un cocktail et bah je vais accepter de prendre un verre ou la meilleure technique c'est prendre un verre de vin et mettre du jus de pomme qui ressemble du coup à du vin blanc et de là le garder à la main et donc les gens pensent que j'accepte des verres et donc ça évite tout l'engouement des choses autour du fait d'être une personne aimer faire la fête aimer aller en boîte de nuit aimer aller si aller à tel endroit aimer sortir aimer aller au restaurant et ne pas boire d'alcool vraiment je trouve que c'est la meilleure des choses Et sinon, ma technique infaillible, c'est de dire que je suis Sam. Puisque je suis Sam, je ne prends pas un verre d'alcool. A force, les gens se sont habitués et du coup ne me proposent plus du tout d'alcool. Je trouve ça très bien et très positif qu'on ne me force pas à devoir être dans l'obligation d'accepter un verre que je ne boirais pas. Ça vraiment, je trouve ça quelque chose de très très sain. En tout cas, je peux très bien passer des très bonnes soirées en boîte de nuit chez des amis. Et c'est ok de ne pas consommer de l'alcool et c'est ok de sortir en bois de nuit à n'importe quel âge sans consommer ou en consommant. Ça c'est à chacun son choix. D'ailleurs en parlant de choix qui dérangent, il y en a toujours un qui fait grandement réagir l'opinion publique. Donc parmi la to-do list qu'on a énoncé tout à l'heure, il y a le fait d'être en couple et d'être marié. à quel moment il faut être en couple et ou marié pour pouvoir être heureux, pouvoir être une personne accomplie. Vraiment, je trouve ça angoissant d'être dans l'obligation constante de répondre à des questions. Est-ce que tu es en couple ? C'est pour quand le mariage ? C'est pour quand le bébé ? Toutes ces questions, en fait, qu'une personne, elle ne se pose même pas elle-même parce qu'au final, elle a d'autres objectifs que ça. Et puis, même si ça, c'était son objectif principal, est-ce que vous vous rendez compte que du coup, on la met ? face à sa réalité, sa réalité qu'elle n'est pas forcément mariée, qu'elle n'a pas forcément d'enfant, peut-être qu'elle ne peut pas avoir des enfants, peut-être qu'elle est dans l'incapacité de faire des études parce qu'elle n'en a pas envie ou pas les moyens, peut-être que cette personne, elle est tout à fait heureuse, à 30 ans, d'être célibataire ou d'être en couple sans enfant, de profiter de leur vie, de leur argent et de voyager. En tout cas, il faut lutter contre le fait... de ne pas accepter les mêmes normes que nos grands-parents, arrière-grands-parents, parents. Parce que pour moi, quand on me dit « Mais en fait, t'as tel âge et c'est l'âge à laquelle j'ai eu ma fille. » Et donc, c'est bien Jeannine. Tu veux que je fasse quoi de cette information ? Je peux peut-être m'essuyer les fesses avec. Je sais pas, hein. Vraiment, je me dis mais tu veux que je fasse quoi de cette information ? C'est pas ça qui va me faire nouer. Personnellement, je ne trouve pas grand chose à la maternité actuellement dans ma situation actuelle. Je dis bien ma situation actuelle. Et de plus, je suis très bien comme je suis. Je suis heureuse. Si on pensait aussi que nos grands-parents ne voulaient pas forcément d'enfants. Ils ne voulaient pas forcément se marier à telle personne. Et ils ont peut-être aussi dû rester toute leur vie avec telle personne qui était peut-être violente. Qui était peut-être incestueuse. Toutes ces questions-là, que toutes ces femmes, elles ont dû subir par des connotations et des obligations sociales et sociétales que leurs parents leur ont inculquées, je pense vraiment qu'il faut que ça s'arrête à notre génération. Même si le fait que tu sois heureux, c'est emménager dans un van jusqu'à tes 70 ans, franchement, fais-le. Fais-le, tu vas être heureux. Tant mieux, tu vas vivre ta vie et être accompli comme tu le dois. et je pense vraiment que quand on est comme ça On est beaucoup moins anxieux et surtout on a un objectif dans notre vie qui nous rend heureux. Et c'est ça le principal. Bon, après tout ça, j'ai envie qu'on parle réellement du fond du problème. Parce qu'au final, tout ça c'est une question de culpabilité non ? Vous savez ce que j'ai compris avec le temps ? Qu'on passe notre vie à se justifier. Alors aujourd'hui je vous propose un nouveau mantra. déconstruction de la culpabilité pourquoi on se sent coupable de nos choix alors que c'est nos propres choix c'est pas le choix de Jacqueline, Odette et Simone ce n'est absolument pas ça c'est notre propre choix notre propre liberté il me semble que nous sommes en France c'est liberté, fraternité et je sais même plus de quoi dire d'ailleurs quand je vous dis je fais tout le temps des boulettes c'est je fais vraiment tout le temps des boulettes mais en tout cas il y a le mot liberté dans constitution dans notre république sommes des personnes libres et on peut faire nos propres choix tes choix n'ont pas besoin d'être compris par tout le monde ils ont seulement besoin d'être compris par toi même et soutenu par toi même si les autres ne comprennent pas tes choix c'est ok mais si je juge des choix c'est pas ok vraiment c'est pas des bonnes personnes et ça faut que tu arrêtes tout de suite stop right now mes conseils pour assumer ses choix c'est commencer par dire et c'est ok dans sa tête vraiment c'est ok que t'aimes pas le rose t'es une fille et t'aimes pas le rose ton but c'est de faire mécanicienne et d'aimer la formule 1 d'ailleurs il y a beaucoup de filles qui aiment la formule 1 et qui s'en cachent moi par exemple j'aime le foot, je m'en cache pas forcément j'aime le foot et la question que les hommes aiment me poser c'est bah cite moi tous les joueurs de telle équipe Merci. Mais c'est bon. En fait, c'est pour ça, pour moi, ça c'est une phrase misogyne. Mais bon, je me dis c'est ok, j'ai rien à justifier à personne, moi je sais ce que je suis, je sais que je suis les matchs de telle équipe, c'est la seule chose qui m'importe en fait. Mais dites-vous que ça fait seulement 2-3 mois que j'ai arrêté de me justifier par exemple sur le fait que j'aime le foot. Alors oui, c'est quelque chose qui est uniquement masculin, enfin non, qu'on pense uniquement masculin alors qu'il y a beaucoup de femmes qui apprécient le foot, mais c'est comme ça. En tout cas, c'est ta vie et c'est tes règles. Moi, j'ai décidé de ne plus me justifier sur le fait que oui, j'apprécie le foot et j'aime regarder le foot. En tout cas, chaque femme qui s'assume inspire une autre femme. Ça, il faut vraiment le savoir. Il faut savoir que, ok, on se bat pour soi-même, on se bat pour ses propres idées. Mais en fait, il y a toujours une petite souris qui est là et qui nous regarde. Par exemple, ça va être ta fille, ça va être ta petite cousine, ça va être une amie. Une amie qui n'a pas forcément confiance en elle sur tous les mêmes points que toi. Et ça tu vas l'inspirer pour ça. Tu vas l'inspirer sur plein d'autres choses. Même tu peux inspirer tes grands-parents. Tu peux inspirer des gens qui sont plus âgés que toi. Parce que t'as fait tel et tel choix. Qui eux auraient aimé faire les mêmes. La chose la plus importante. Et la chose qu'il faut retenir. C'est qu'il n'y a pas qu'une façon d'être une femme accomplie. Tu peux être une femme accomplie. Avec trois Ausha. Une maison payée. Et c'est ok. Vraiment. Ou tu peux être une femme accomplie. avec j'allais dire deux hommes mais bien sûr avec deux hommes et un travail à temps plein businesswoman et 45k par mois. En fait chacun a sa propre vie et chacun a sa propre définition d'être une femme accomplie. Alors on retient quoi aujourd'hui de cet épisode ? Qu'il n'y a pas un mode d'emploi pour être heureuse ? Que tes choix sont valides ? même s'ils dérangent, et que dire non à ce qu'on attend de toi, c'est dire oui à qui tu es vraiment. Si en écoutant cet épisode, tu t'es dit « moi aussi j'aimerais oser » , alors c'est déjà un premier pas. Tu n'as pas besoin de permission pour vivre ta vie comme tu l'entends. Et rappelle-toi, tu es déjà assez bien comme tu es, alors si tu changes quelque chose, c'est pour être mieux que ce que tu es. aujourd'hui. D'ailleurs, raconte-moi en DM ce que tu n'oses pas encore assumer et on va se soutenir entre Chipie. Y'a pas de soucis avec ça. Merci d'avoir écouté Madame Chipie. Ici, tu peux juste être toi. Et on se retrouve dans deux semaines pour un épisode très spécial Girl Girl, est-ce que c'est une trends ou pas ?