Speaker #0Est-ce que ça t'est déjà arrivé de te demander s'il fallait continuer ou tout plaquer ? Ici c'est Madame Chipie, le podcast où on parle comme entre copines de tout ce qui se passe dans nos vies. Relations, études, choix de vie et toutes ces petites hontes qu'on a en commun. Un endroit où tu peux te sentir comprise et moins seule. Alors, on papote, prend ton thé et c'est parti. Alors, as-tu survécu à ta rentrée de septembre ? Est-ce que tu ne penses pas que ce serait vraiment le mois de l'angoisse ? la définition pure de la procrastination de l'après l'été où en fait tout l'été on se dit on remet ça à plus tard et arrivé septembre on nous demande qu'est-ce qu'on a fait cet été, quels sont nos projets de fin d'année, où est-ce qu'on passe le nouvel an mais en fait c'est vraiment l'angoisse non ? Dans cet épisode on va parler de oh my god déjà septembre, de la pression sociale et de la pression qu'on se met en fait finalement soi-même en septembre qui est peut-être pire que les autres mois. Est-ce qu'on pourrait définir septembre comme avoir un syndrome ou même une maladie ? Vous savez ce truc bizarre avec septembre, pendant qu'on se dit « Allez, je commencerai ça en septembre » , les résolutions d'été que finalement on repousse à septembre, par exemple manger moins gras, manger moins de viande, faire plus de sport, on se dit « Ah non, mais c'est l'été, c'est chill, c'est les vacances, je ferai ça en septembre » . Ou même cette sensation que la vraie année commence en septembre et pas en janvier. Parce qu'en fait, ça, on n'en parle pas assez, je trouve. Mais tout le monde parle de rentrée. Et pour moi, quand je parle d'une année, c'est vraiment de septembre à septembre. Je ne comprends pas les gens qui parlent réellement en année civile. Même au travail, j'ai l'impression que l'année, elle commence en septembre. Le bilan comptable, en fait, finalement, il a été fini en juillet ou juin. Ça dépend vraiment des entreprises. ça je vous l'admets mais la vraie rentrée elle serait pas finalement en septembre et pas en janvier cependant en septembre on ne fait pas nos résolutions parce qu'en fait elles sont faites en janvier et en septembre on les a déjà oubliées course à qui a fait les meilleures vacances qu'est-ce qu'il y a t'es pas allé à Saint-Tropez ah mais tu connais pas Monaco comment ça t'étais en vacances et t'es resté chez toi Vous voyez tout ça ? Ou même t'arrives au boulot ou à l'école et les gens te montrent leurs vacances gaules qu'ils ont passées avec leurs amis, avec leur famille, alors que toi ça se trouve t'as pas de famille ou t'avais pas le budget pour partir. Vraiment, septembre c'est le mois des prouveurs. On cale ça là entre nous. Septembre c'est la course et les mamans qui sont dans les carrefours, dans les Leclerc, à faire les courses, les agendas. Même le pire c'est vraiment les deux premières semaines de septembre. Est-ce que vous vous souvenez de quand vous étiez au collège ou même au lycée ? Bon en fait finalement t'avais la liste des fournitures scolaires à avoir. Et si tu les avais pas pour le lendemain parce que t'arrives, t'es au collège, t'es perdu en fait. T'as un cahier pour chaque matière et t'as pas dit à tes parents qu'il fallait acheter tel cahier avant tel jour. Et en fait tu te fais disputer. Est-ce que vous vous souvenez de cette époque là ou pas ? Ou même... T'arrives, en fait t'as oublié ton blanc, du coup t'as pas de blanc, t'as oublié je sais pas ta trousse. Moi en plus il faut savoir que j'étais à l'internat. Donc en fait il fallait rien que j'oublie à ma rentrée parce que sinon j'avais rien pendant une semaine. C'est à dire que le cahier bah je l'avais pas. Bon ok j'avais de l'argent, j'avais de l'argent de poche. Donc je pouvais aller au supermarché, me permettre d'aller acheter un petit cahier qui manquait. J'imagine il me manquait du gel douche. J'avais oublié de prendre mon gel douche en sachant que je suis vraiment... Madame j'oublie tout. Forcément je fais une petite boulette quoi. Et au delà de ça c'est vraiment septembre où on achète tous les habits pour être beau en septembre. C'est pas au mois de janvier où on fait ça. Au mois de janvier réellement bon on va nous poser les questions t'as eu quoi à noël, t'as fait quoi pendant ta période de vacances est-ce que tu es allé au ski mais je trouve qu'il y a vraiment moins une grosse pression de Ah bah en fait finalement tu te fais des nouveaux potes. Ah finalement l'activité professionnelle elle reprend finalement. Toutes les activités sportives elles s'arrêtent pendant l'été et elles reprennent en septembre. Donc c'est là où tu vas faire des nouvelles découvertes, des nouvelles personnes. La vie finalement elle s'arrête au mois de juillet et août. Il faudrait que l'année elle soit de septembre à septembre. Donc par exemple le 1er septembre on va fêter 2026. Parce qu'en fait... D'où toutes les activités, elles s'arrêtent au mois de juillet et août. D'où toutes nos résolutions, elles s'arrêtent aussi. Moi je suis désolée, moi j'avais dit que je continue le sport, je n'ai absolument pas continué le sport puisque j'ai eu une vie à 100 à l'heure cet été. Que j'ai fait plein de choses, plein d'activités, là je suis en train de vous parler et je suis entre deux valises, je sais même pas comment je fais ça. Septembre c'est finalement le lundi matin de toute l'année. En parlant de pression de septembre, laissez-moi vous raconter une de mes rentrées scolaires qui m'a traumatisée. C'est ma première rentrée en master, donc j'étais en master 1. Spoiler alert, j'ai failli tout abandonner avant même de commencer. Et c'est la première fois que ça m'arrivait. Il faut savoir que je suis quelqu'un qui ne stresse pas. Ok maintenant j'ai des crises d'angoisse mais ça on en parlera dans un prochain podcast. Pourquoi j'ai des crises d'angoisse, comment je l'ai vécu, qu'est-ce que j'ai fait. Mais j'ai jamais eu de pression pour ma rentrée, j'ai jamais eu des petites crises d'angoisse, j'ai jamais rien eu par rapport à ça. Et vraiment moi ça a toujours été c'est chill. Je suis vraiment quelqu'un en mode c'est chill. Et là mes misères de misère. Le bouleau vent qui ne me quittait plus. Pendant 48 heures. Donc moi en fait il faut savoir que cette rentrée scolaire. Je la faisais dans une nouvelle école. Donc qui se situe à Lyon. Ça on s'en fiche un peu de la ville. Je connaissais personne. Ça c'est quelque chose qui est très important. En sachant que c'est pas la première fois que je faisais une rentrée scolaire. Et je connaissais personne. C'est un nouvel établissement. Nouvelle structure. Nouveau cadre. Tout ça. J'ai déjà fait des rentrées où je connaissais personne. Par exemple ma rentrée de seconde. J'arrive. Je suis à l'internat dans une ville que je ne connais pas. Et pourtant, tout s'est très bien passé, j'avais pas du tout cette boule au ventre, cette angoisse à ne pas manger. Vraiment, dites-vous que je ne mangeais pas, je comprenais pas du tout ce qui se passait. Et pour la première fois de ma vie, en fait, finalement, j'appréhendais ma rentrée. C'était une sensation d'être redevenue, franchement, une gamine, un enfant de 6 ans, alors que j'avais 21 ou 22 ans, quelque chose comme ça. Et c'était le stress. Alors que j'étais adulte et heureusement dites vous, heureusement la seule chose qui m'a sauvé c'est que j'avais ma maman et en fait finalement ma mère elle a vu que ça allait pas. Elle m'a dit mais ma fille je sais ce que t'as c'est que tu angoisses pour ta rentrée scolaire et je lui ai dit mais n'importe quoi j'ai jamais stressé, j'ai jamais angoissé pour quoi que ce soit, j'ai jamais appréhendé quoi que ce soit. Je me suis toujours habillée, par exemple il y a des gens qui préparent leur tenue de rentrée scolaire des semaines à l'avance limite des mois à l'avance. Moi ça a toujours été, c'est chill, je me lève le matin, je regarde mon humeur, je regarde le temps et je m'habille. Vraiment ça a toujours été comme ça. Et là, pas du tout. Donc déjà les jours avant, je mangeais pas. La veille, je n'ai pas dormi. Et là, le jour J arrive, donc je me rends à l'établissement, tout va bien, je regarde et en fait, misère d'une misère, j'étais pas inscrite. Il y a eu un problème à l'inscription, j'étais pas inscrite donc j'ai dû courir dans tout l'établissement qui est... énorme vraiment je connaissais pas la structure je connaissais pas enfin toutes les marches les bâtiments et tout ça donc j'ai couru à l'administration et ils m'ont dit non oui en effet madame et tout on a déjà eu des problèmes vous inquiétez pas vous avez juste à rajouter votre nom à la main après on signe un papier et on arrive dans un énorme amphithéâtre je sais pas sans mentir je vous dis ça limite avec des yeux d'enfant de 6 ans qui faisait la veille une crise d'angoisse mais je sais pas je pense pour moi on était 400, 500, quelque chose comme ça. J'avais l'impression que c'était vraiment ma rentrée en L, la première fois que j'ai fait une rentrée en études supérieures. Et en fait, je me suis dit mais c'est autant de personnes que je ne connais pas. C'est autant de personnes que je vais avoir au quotidien puisqu'on va être à l'école ensemble dans une nouvelle structure, dans un nouveau cadre. Et vraiment, c'était un peu angoissant mais là, ça continue un peu. Je me suis sentie fondue dans la masse. Vraiment, j'étais perdue. J'avais l'impression de tout recommencer à zéro. En fait, finalement, j'ai l'impression que je recommence ma vie, le premier jour de ma vie, dans une nouvelle école à 22 ans. C'est ouf. Mais j'avais toujours envie de rentrer chez ma maman. J'avais toujours pas très très faim, même si j'ai réussi à manger. Comment j'ai survécu à tout ça en sachant que maintenant, je me sens... Enfin, je me suis sentie très très bien et tout pour le reste de l'année. J'ai trouvé des copines en or, des copines qui je sais écoutent ce podcast, qui seront les premières à écouter et en fait on a formé une team, une team où on se parle encore à l'heure d'aujourd'hui, tous les jours pratiquement et c'est là où j'ai réalisé que finalement on se ressemble beaucoup plus à l'âge adulte et dans les études supérieures qu'au collège Ok je parle encore avec des gens du collège mais je trouve qu'en fait j'avais moins de raisons d'angoisser à ma rentrée de master Même si je n'étais pas inscrite, j'avais payé mes CV. Vous savez, la contribution à la vie étudiante qui coûte un rein. Je trouve que c'est vraiment formidable, les études supérieures. Je trouve que c'est même mieux que les études lycées et collèges. Alors, le lycée vraiment, j'ai rigolé, j'ai rigolé au lycée, mais bon. Et vous vous souvenez, on parlait de la fameuse pression sociale du mois de septembre, mais quand tu rencontres quelqu'un ou quand tu revois des gens, et ça faisait plusieurs temps que tu ne les avais pas vus, la première question qu'on va te poser c'est « Alors, t'as fait quoi cet été ? » T'es parti où ? T'as visité quel endroit ? T'as fait quoi de tes vacances ? En sachant que le mot vacances, c'est censé juste ne pas travailler, ne pas aller au travail, ne pas se rendre au travail, ne pas faire une tâche. Plus ou moins un grade selon le métier. Et vraiment c'est la pression au plus beau Instagram, aux plus belles soirées. Est-ce que t'es allée à Ibiza ? Est-ce que tu connais le Haï à Ibiza ? Ah non mais j'ai fait une bonne partie à tel endroit, c'était formidable. Moi avec mes enfants, vraiment Jacqueline... 50 ans, deux enfants et bientôt grand-mère. Moi avec mes enfants et mes petits-enfants, nous sommes allés en Ardèche, puis on a fini par un petit retrip en Corrèze. C'est comme ça. Et en fait, je trouve qu'on a trop mis cette pression de devoir absolument partir en vacances. On peut être en vacances vraiment sans voyager. Se reposer chez soi, c'est validé aussi, c'est ok, et c'est ok finalement. Et il faut surtout arrêter de culpabiliser de ses choix de vacances. Tu te rends chez tes grands-parents, c'est des vacances, tu te retrouves en famille, c'est des vacances qui te seront plus gravées dans ta mémoire parce que c'est vraiment un souvenir qui sera entre toi et tes proches. Mais en tout cas, il faudrait peut-être qu'on redéfinisse les vraies vacances. Qu'est-ce que c'est ? Finalement, est-ce que ce serait juste ne pas se rendre au travail et juste profiter ? Peut-être que profiter pour toi, c'est simplement... avoir un masque sur la tête à 19h et scroller sur Instagram ou te lever le matin, aller courir, lire un livre, découvrir des nouveaux brunchs le dimanche matin ou même manger un brunch un mercredi matin parce que tu ne travailles pas, parce que tu es en vacances. En tout cas, la chose qu'il faut retenir, c'est que c'est tes vacances à toi et que tu choisis les meilleures vacances pour toi. Et pas pour les autres, et pas pour Instagram. Il y a plein de choses qui sont surréalistes, et en fait, juste, ils se sont amusés le temps d'une vidéo 3 secondes. Au final, est-ce qu'on devrait pas plutôt prendre septembre, le « Oh my god, on est déjà en septembre » , comme une leçon ? C'est ok d'avoir peur du changement, finalement, on est tous pareils, on est tous humains, et... Bah moi si j'avais pas eu ma maman, je pense que je serais jamais, mais jamais allée à ma rentrée scolaire. Dites-vous, elle m'a accompagnée alors que j'avais 22 ans à ma rentrée scolaire. En master 1. Le moral de l'histoire c'est qu'on grandit et c'est pas parce que ça nous fait peur que c'est pas quelque chose qui est bien pour nous. Moi j'ai passé cette année-là, j'avais passé une année scolaire extraordinaire. On avait rigolé, on a fait des voyages, on a fait plein de choses, c'était très agréable. Même, j'ai appris des choses à l'école, un truc de fou. Et je parle pas de conjugué en verbe. Même les intervenants, les profs, ils étaient intéressants. La vie dans cette ville, elle était trop cool. Les restaurants, les bars, enfin je sais pas, c'était ok quoi. Puis même, il n'y a pas que la rentrée des classes qui est angoissante, il y a la rentrée tout court. Enfin, la course, les nouvelles activités, mince, il n'y a plus de place aux pilates, mince, il n'y a plus... place ci, il n'y a plus de place là, comment je vais faire pour faire rentrer tout ça dans mon agenda ? Ah mais en janvier j'ai un déplacement professionnel, ça ne va pas être possible. En tout cas, il faut accepter l'inconfort du nouveau et se dire que ce sera un confort parce que ce sera quelque chose qui sera récurrent. Se rappeler qu'on a tous déjà vécu des rentrées, elles sont plus ou moins différentes. Jusqu'à, j'allais dire, 20 ans, la vingtaine, ça va être des rentrées scolaires pour la plupart. Et puis après, ça a été rentrée pour le travail. Je pense que c'est exactement la même pression sociale. Juste que là, t'es dans le milieu du travail, donc t'arrives, t'as 150 mails qui t'attendent. Des meetings, des calls, des déplacements, toujours s'habiller strict, mais trop de boulot de dos finalement. À n'importe quel âge, on peut avoir encore envie, besoin de sa maman. Si moi j'ai survécu à ma rentrée catastrophique où j'étais même pas inscrite, toi aussi tu peux y arriver et tout va bien se passer. Alors, on retient quoi aujourd'hui ? Que septembre, c'est dur pour tout le monde. Que c'est normal d'avoir peur. Et que tes vacances, même si c'était pas Netflix dans la vraie vie, mais Netflix dans ton salon, c'est validé. N'oublie pas, tu n'es pas en retard sur ta vie. Tu es juste ton propre timing. Et si tu galères en ce moment, dis-toi que moi aussi j'ai des galères. Regarde, je suis là pour te raconter. Merci d'avoir écouté Madame Chippy. Ici, tu peux juste être toi. J'attends tes story time sur mon compte Instagram madamechipie.officiel. Madame Chipie sort toutes les deux semaines. Alors je t'attends pour un nouvel épisode. Et l'intitulé spoiler alert c'est et c'est ok. C'est un podcast qui va parler du fait qu'il faut accepter d'être soi, d'être une personne individuelle et non de devoir se caser selon des codes de la société.