- Speaker #0
Bonjour bonjour, je suis Gaëlle Dumoura et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Maison Conquête. Alors aujourd'hui, nous sommes le premier lundi du mois. Et qui dit premier lundi du mois dit épisode dans le bureau de. Alors, avant de laisser la place à notre conversation, dernier appel pour mon sondage que vous pouvez retrouver dans les notes de l'épisode. J'ai à cœur de créer un média qui vous est utile et qui vous ressemble. Pour cela, j'ai juste besoin de vous connaître un peu mieux. Ça prend 5 minutes et pour moi, c'est une véritable source d'inspiration. S'il vous plaît, prenez ces quelques minutes, d'autant plus qu'il y a de beaux cadeaux à gagner. Je compte sur vous et un immense merci à ceux qui ont déjà participé. Pour rappel, avec ce format, je pars à la rencontre de créatifs, d'entrepreneurs de personnalités inspirantes et de leurs espaces de travail. J'ai envie d'aller explorer ce que cela change d'avoir un bureau dans sa posture d'entrepreneur, de professionnel. Comment ils vivent cet espace ? Si la place du fer sort parfois de ce lieu pour aller chercher l'inspiration ailleurs. Et si le bureau est à la maison, comment se comportent les autres habitants vis-à-vis de ce lieu ? Alors on va aussi parler procrastination, de la solitude de l'entrepreneur ou encore du lien. au travail et à l'argent. Alors c'est parti, direction Bordeaux-Centre chez Christelle, la créatrice de la marque Jacques. Bonjour Christelle.
- Speaker #1
Bonjour Gaëlle.
- Speaker #0
On se dit bonjour plusieurs fois mais on enregistre le même jour en fait deux épisodes. Christelle, est-ce que tu pourrais te présenter avec ta casquette professionnelle ? C'est nous dire un peu ce que tu fais dans la vie. Quel est ton métier ? Comment tu te présentes peut-être à des inconnus aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je suis la directrice artistique de Jacques, donc une marque de décoration qui existe depuis 2018. Auparavant, j'étais styliste dans la mode. J'ai toujours travaillé plus ou moins dans la mode enfantine. Donc j'ai toujours eu un pied dans les arts appliqués. Je voulais plus... J'ai quitté ma société parce que... L'aventure de cette société s'est terminée. Donc je suis partie. Et avec... Je n'avais pas spécialement de projet après la société, mais rapidement je me suis dit, non mais ce que j'ai envie de faire, c'est continuer dans la création. La mode, ça ne m'intéressait plus trop spécialement. Je ne sais pas que j'ai fait le tour, mais ce n'est pas quelque chose qui m'intéressait. Je m'avais pris le pas un petit peu sur tout l'univers de décoration. Parce que peut-être aussi je pense que ça correspondait à... à peu près à la période de l'entrée dans la maison où on est, à trois ans de décalage près. Donc j'étais peut-être aussi dans la décoration de la maison. Du coup, ça fait germer en moi de nouvelles idées. Et puis finalement, c'est pas non plus si loin d'habiller des personnes et d'habiller une maison. Ça reste du motif, de la couleur, des textures. Donc l'aventure Jacques a commencé comme ça.
- Speaker #0
D'accord. Avant tu étais salariée ou tu étais entrepreneur ?
- Speaker #1
J'étais salariée.
- Speaker #0
D'accord. Donc un pas dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Tout à fait. Ça a toujours été une envie plus ou moins imprégnante, mais après il faut s'adapter le pas et savoir quoi.
- Speaker #0
Donc au tout début tu avais du mal à te présenter.
- Speaker #1
Oui, j'ai bafouillé.
- Speaker #0
C'est pas grave. Mais ça fait ça à beaucoup de gens. Moi-même j'en fais partie de ces gens-là. Aujourd'hui, tu dirais que tu te positionnes plus en tant qu'entrepreneur, en tant qu'artisan ou en tant qu'artiste ? Alors,
- Speaker #1
je suis entrepreneur parce que Jacques, c'est une marque de décoration. Ça, c'est la première dessinée de Jacques. Sur Jacques, sur ça, il est venu se greffer. Une partie plus artistique qui est la réalisation de pièces uniques en fait. De tableaux. Voilà de tableaux textiles qui est venu se greffer un petit peu par hasard. Voilà avec des morceaux de lin, je cherchais quoi faire donc c'est vraiment venu complètement par hasard. Mais... Je pense que je suis entrepreneur et avec une partie artistique. J'ai du mal à dire le mot artiste parce que pour moi c'est au-delà l'artiste. Donc je suis entre les deux en fait.
- Speaker #0
D'accord. Artisan.
- Speaker #1
Oui, peut-être plus artiste. Oui, peut-être plus artisan.
- Speaker #0
Ok. Aujourd'hui tu travailles de chez toi ?
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Tu as un espace bureau ?
- Speaker #1
J'ai un espace bureau. Alors j'ai la chance d'avoir un espace bureau. Initialement c'était le petit bureau que tu as vu.
- Speaker #0
D'accord. Antoine,
- Speaker #1
rapidement j'ai migré, on a échangé les bureaux parce que j'avais plus besoin de place. Je suis dans un plus grand bureau qui fait 14 mètres carrés, donc ce n'est pas non plus la folie. Mais j'ai cette Ausha d'avoir un espace à l'intérieur d'un autre espace, d'une autre maison où je peux déambuler et travailler à droite à gauche quand j'ai envie, suivant ce que je fais. Mais voilà, j'ai un espace à moi. où j'ai mes tissus, où je peux réfléchir, créer.
- Speaker #0
Ce bureau, tu l'appelles bureau, tu ne l'appelles pas atelier ?
- Speaker #1
Des fois je l'appelle atelier, mais en général j'appelle bureau.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Des fois je me trompe, je dis le mot chambre, mais... Ah ouais ? Non mais là c'est pour le coup, c'est effectivement une chambre, mais bon j'y dors pas encore.
- Speaker #0
C'est un projet ? Non ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Est-ce que tu... Tu sais, justement, ça fait lien avec la question que je me pose toujours. Est-ce que ton bureau, c'est ta chambre à toi ? Tu fais la chambre à toi dans le symbolisme de la chambre à toi ?
- Speaker #1
Oui, certainement, un petit peu, oui. Surtout que maintenant, j'ai rapatrié des livres qui étaient vraiment sur ma partie à moi. Je me suis mis un petit fauteuil. Peut-être qu'un jour, je vais m'installer ma petite cafetière. Oui, c'est là où se crée, en fait, où je rêve. Donc oui, le lien avec la chambre peut se faire là, où j'échafaude des projets, des rêves qui aboutissent ou pas d'ailleurs, mais où en tout cas se créent des choses.
- Speaker #0
Comment t'as pensé cet espace ? Parce qu'aujourd'hui, si on est très terre à terre, tu as plusieurs casquettes, on l'a vu, parce que tu as la casquette entrepreneuriale et la casquette artisan, artiste, on l'appelle comme tu veux. Donc ça nécessite pour chacune des casquettes différentes tâches, si on est très terre à terre. Du coup, comment tu as pensé cet espace aujourd'hui ? Ou peut-être qu'il y a des résonances, il y a des casquettes ou des tâches que tu ne fais ? ailleurs que dans ce bureau ?
- Speaker #1
Alors déjà ce bureau, c'est très pratico-pratique. Il y a des choses qu'il fallait... J'avais besoin de place pour ranger certaines choses, c'est-à-dire un peu de stock, ranger du stock. Donc il a fallu faire des... Dans un premier temps, en fait, ça c'est... C'était la praticité, donc étagère, ça s'est construit comme ça. Le grand bureau, c'est un... très grand bureau qui est venu se greffer. Il n'y a pas si longtemps que ça, j'avais un plus petit bureau, mais rapidement il m'a fallu un beaucoup plus grand espace pour travailler et faire les fameux tableaux. J'aime bien aussi l'idée d'avoir un grand bureau au centre de la pièce. Et puis, travailler sur ça un jour, pouvoir avoir plein de choses sur le bureau et pouvoir avoir plusieurs choses en cours à faire. Donc là, effectivement, le bureau aujourd'hui, c'est surtout un atelier pour le coup, parce que je fais beaucoup de création, de couture. Après toute la partie entrepreneuriale, il me faut un ordinateur, surtout pour la gestion du site, la gestion des fournisseurs, enfin la gestion de tout le reste, toute la partie commerciale, ça se fait sur mon ordinateur. Donc des fois, je descends dans le séjour, je peux venir travailler. Pour avoir une autre vue, en fait, je peux travailler. L'ordinateur est assez mouvable, enfin, c'est un ordinateur portable. Du coup, je peux le bouger, comme je peux venir travailler sur le canapé quand c'est juste de la réflexion, ou je prends des livres, je prends un cahier. Je peux me déplacer. Je suis plus à l'aise, des fois, sur le canapé qu'au bureau en lui-même.
- Speaker #0
D'accord. Je veux dire, ce n'est pas nécessairement l'espace du... Enfin, c'est l'espace du faire, oui. parce que tu fais tes tableaux, etc. Mais ça peut aussi être un espèce de réflexion pour toi. Oui, oui,
- Speaker #1
tout à fait. Souvent, de toute manière, c'est là où je bricole. En fait, j'aime bien bricoler. Bricoler dans le sens où de petits bricolages avec des tissus, ça va devenir des projets où ça va aboutir à des choses peut-être qu'on n'a pas désiré dès le départ.
- Speaker #0
Est-ce que ça veut dire que l'inspiration pour toi vient par la main ?
- Speaker #1
Je pense, oui.
- Speaker #0
Ça vient... Alors, très certainement, tu as besoin de te nourrir peut-être de photos, de bouquins, d'expo ou de choses comme ça. Mais ça passe obligatoirement par la main. Ce n'est pas quelque chose que tu vas imaginer dans ta tête.
- Speaker #1
Alors, j'aime bien réfléchir. J'aime bien réfléchir et gribouiller ou avoir des temps un peu de rien pour laisser venir les idées. Mais je pense que... La main, c'est assez important en fait, parce que du coup, on manipule. Je sais que je peux manipuler les couleurs ou je peux manipuler des textiles quand je fais du textile ou d'autres matières. Et des fois, c'est en partant de rien ou de petits objets ou de petites choses en fait que ça peut me faire penser à ça. Je pense que chez moi, c'est assez important de laisser divaguer un petit peu et de faire et de bricoler entre guillemets. en plus j'aime ça j'ai pas forcément du bon bricolage mais j'aime bien bricoler j'aime bien laisser venir les choses et d'ailleurs les tableaux c'est comme ça qu'ils sont nés c'est complètement je pense que c'est je pense que le cerveau peut rapidement prendre le relais sur la main et c'est lui après qui va amener la main va guider mais finalement le cerveau va m'amener parce que je vais voir des choses voir Voir un devenir sur quelque chose qui peut-être ne ressemble à rien, comme ça, mais je trouve que c'est une liberté assez sympa. Ok.
- Speaker #0
Si on en revient à l'espace, aujourd'hui, est-ce que tu dirais que tu as besoin d'un univers qui va être plutôt pratique ou esthétique ? Alors,
- Speaker #1
les deux, je pense.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
J'aime bien... J'aime bien que les choses soient ordonnées, donc je pense que ça c'est le côté pratique et j'aime bien ordonner, ranger, alors je ne suis pas une maniaque du rangement, mais j'aime bien quand c'est l'utilité liée à l'esthétique en fait. Mais il faut aussi que ça soit esthétique. Effectivement, à mon bureau, je change souvent, pas les objets, mais en tout cas, je change souvent des choses de place parce que visuellement, ça ne me va pas ou ça m'empêche des fois. J'ai besoin de me sentir bien dans un espace malgré tout. Après, ça peut être un espace désordonné, mais en tout cas, une certaine harmonie dans le désordre qui est plaisante à l'œil.
- Speaker #0
D'autant plus que tu travailles, quand tu fais notamment les tableaux, avec des tout petits morceaux de tissu. Donc ça demande des rangements, une organisation malgré tout, j'imagine, pour trouver la bonne couleur ou la bonne dimension. Oui, j'imagine. Aujourd'hui, ta journée type, est-ce qu'il y en a ? Ou une semaine type, des fois, où on se dit, t'as le jour, c'est recherche et développement.
- Speaker #1
Il faudrait.
- Speaker #0
Ferme bien pour un peu.
- Speaker #1
En fait, il faudrait, je pense que c'est vraiment quelque chose auquel je dois... Étonnamment, quand j'étais salariée, c'est quelque chose que je savais complètement faire, me dire ça, je fais ça, ça, ça, tel jour, faire des rétrovignes. Là, un petit peu lâchée dans la nature, j'ai un petit peu plus de mal à... Bon, parce que déjà, il y a toujours quelque chose qui vient s'intercaler, qu'on n'avait pas forcément prévu ou qui prend plus de temps. Et puis, non, j'ai du mal, alors pour le coup... être rigoureuse avec le planning sauf quand j'ai vraiment des échéances de choses à rendre entre guillemets dans ma tête, des échéances où là par contre je vais être très... j'ai commencé à faire vraiment des plannings et à avoir vraiment des rétro plannings assez stricts mais non il faudrait vraiment que j'ai tel jour je fais, côté entrepreneur je fais de la compta, le lendemain je fais de la créa L'autre, voilà, le jour suivant, je fais de la recherche de fournisseurs. Voilà, ça, c'est vraiment quelque chose qu'il faut aussi appliquer. Et en plus, je pense que c'est bien, ça permet de ne pas... Je le sais, en plus, que c'est bien. Ça permet de ne pas partir dans tous les sens et ne pas finir sa journée en se disant Ah bah zut, alors, j'ai rien fait aujourd'hui. Alors qu'on a fait plein de choses, mais du coup, c'est pas palpable et c'est pas... Voilà, ça, c'est quelque chose, en tant que salariée, je savais complètement le faire. J'étais efficace et efficiente, on va dire, qu'en tant que... À mon compte, je divague un petit peu.
- Speaker #0
Plus difficile d'avoir une discipline. Oui,
- Speaker #1
complètement. Je ne sais pas pourquoi. Mais c'est peut-être moins juste. Mais est-ce que c'est un peu un pas ?
- Speaker #0
Beaucoup d'entrepreneurs, c'est que, entre guillemets, l'un des problèmes, enfin, chaque problème a un revers positif. Mais quand tu es entrepreneur, tu as la liberté de t'organiser comme tu veux.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Mais il faut avoir des résultats aussi à un moment donné. Oui. On est entrepreneur.
- Speaker #0
Alors moi, ça me fait penser bien sûr au mot procrastination.
- Speaker #1
Oui, oui, voilà. Voilà.
- Speaker #0
C'est fameux. C'est fameux. À la fin de l'interview, j'ai toujours envie d'avoir des mots clés comme ça. Et on va en parler maintenant de la procrastination. Je pense que la procrastination, c'est parfois un manque de vision. Et que quand on n'a pas la vision, on ne sait pas où on veut aller. Alors si, on a plein de choses à faire, comme tu dis, on a une liste de courses, on doit communiquer, on doit prospecter, on doit machin machin, voilà, créer. Mais quand on ne sait pas où on veut aller, c'est comme si c'était des coups d'épée dans l'eau.
- Speaker #1
Ah oui, ça c'est sûr, ça par contre, c'est complètement comme ça.
- Speaker #0
Je pense nécessaire d'avoir cette vision, de travailler cette vision. Et ça ne veut pas dire que ce n'est pas parce que j'ai cette vision que je dois aller là et je dois y aller. Et jamais m'interroger sur le fait de, est-ce que c'est toujours la bonne direction ? Mais en tous les cas, en plus on est en début d'année, c'est poser cette vision-là. C'est me dire, voilà, quel entrepreneur j'ai envie d'être demain ? Où est-ce que j'ai envie d'amener Jacques ? Pourquoi ? Qu'est-ce que je vais chercher là-dedans ? C'est vraiment se poser toutes ces questions pour avoir moins ce réflexe-là de la procrastination. Parce qu'effectivement, c'est beaucoup d'entrepreneurs qui... Ça se répète, quoi.
- Speaker #1
Oui, complètement. Le pire, c'est que je pense qu'en plus, beaucoup de gens en sont conscients, en fait, qu'il y a beaucoup de procrastination. Après, ça peut aussi représenter plein de choses. Oui,
- Speaker #0
mais ça peut être très créatif aussi. Oui, oui. Attention.
- Speaker #1
Oui, complètement. Des fois, effectivement, le fait de laisser passer un petit peu de temps ou de revenir sur les choses, des fois, finalement, on aboutit à des choses qu'on n'avait pas forcément espérées et qui, finalement, sont mieux. nous semblent mieux ou plus aboutis. Mais ça, c'est un problème. La procrastination, quand ça aboutit à rien, que ça fait juste...
- Speaker #0
Ce que j'ai constaté aussi parmi les personnes que j'accompagne, et j'en fais partie aussi, c'est le fait de devoir ressentir le besoin viscéral de devoir changer les espaces en permanence. C'est très en lien avec ça aussi. C'est plus on change de... place quelque part, d'aménagement, plus on cherche sa place, plus on cherche sa vision, en fait. Tu vois ? Et parce qu'aussi, on change de point de vue, au final. Parce que quand on change les espaces, quand je décide, par exemple, mon poste couture, je le mets à tel endroit, et que une semaine après, je le mets à un autre, c'est parce que j'ai besoin d'avoir une vision différente dans l'espace. Et c'est très en lien avec ça aussi.
- Speaker #1
Moi, ça me rassure, parce que je ne change pas les espaces de place, je change juste des petits... Voilà. Les espaces sont bien en place, mais oui, c'est sûr, oui. Il va chercher sa place, il va trouver.
- Speaker #0
C'est très animal, en fait. Ton chat, quand tu l'observes, quand il cherche sa place, il va se tourner, se virer, etc. Pour tout d'un coup la trouver et se sentir au bon endroit. C'est un peu pareil, en fait. C'est pour ça que l'observation des espaces de travail, je trouve ça passionnant. Ça dit beaucoup de choses de notre posture en fait, à un moment donné. Si on revient à nouveau à l'espace de travail, est-ce qu'il y a un objet pour toi qui est indispensable dans ton environnement ?
- Speaker #1
Dans l'espace de travail ?
- Speaker #0
Oui, un objet ou des objets, à part ton ciseau peut-être pour découper.
- Speaker #1
Oui, mis à part les choses...
- Speaker #0
Je ne sais pas, un élément doudou.
- Speaker #1
Alors moi, je n'ai pas trop d'éléments doudous globalement dans la vie. Après, j'ai peut-être des petites décos, des trucs qui sont dans mon bureau, mais qui ne sont pas dans la maison.
- Speaker #0
Là, on revient plus à l'histoire de la chambre à soi. Oui,
- Speaker #1
peut-être. Oui, mais c'est très peu en fait. C'est vraiment, ce n'est pas... Non, je n'ai pas un objet. Non, mis à part mes stylos, mes ciseaux. Oui, c'est pratique. Voilà, c'est très pratique. Non, après, oui, je peux m'en... Non, il n'y a même pas trop de décoration dans le bureau. Enfin, il n'y a pas... Non, pas forcément.
- Speaker #0
D'accord. C'est vrai qu'il n'y a pas de décoration. Si, il y a des petites lampes.
- Speaker #1
Oui, il y a des petits objets qui font plaisir, qui sont pratiques aussi, mais qui sont agréables pour les yeux.
- Speaker #0
Est-ce que ça, c'est quelque chose qui te manque, le fait que ça ne soit pas décoré ? Non.
- Speaker #1
Il faut juste que l'espace... C'est vrai que hier, je me posais la question... Enfin, je me posais la question. Justement, je me faisais la réflexion. C'est quoi la décoration d'un bureau, d'un espace de travail ? Je ne sais pas si tu comprends, mais qu'est-ce qui différencie un espace de travail d'une autre pièce ? Alors, mis à part le fait que tu as des classeurs, des choses pour travailler, mais est-ce qu'effectivement, un espace de travail, on le décore ? Je me suis posé la question hier, bon, c'est furtif dans mon cerveau, mais je me suis même dit, il faut que je pose cette question à... J'ai des amis qui travaillent beaucoup dans l'aménagement de bureaux, justement, comment est-ce que... Est-ce qu'ils pensent différemment un lieu de bureau d'un lieu de vie ? Très certainement, tu ne fais pas la même chose.
- Speaker #0
Alors moi, je pense que ça dépend du métier que tu as. Déjà, est-ce que tu as du public ou pas du public ? Il y a tout ça. Après, pour les personnes qui n'accueillent pas nécessairement du public, dont toi, moi, voilà. Moi, je sais que j'ai besoin que ça soit un espace de vie. qui me ressemble et qui me ramène à ce que je fais. Donc tu vois par exemple dans mon bureau, il est très décoré, j'ai un sol très particulier à fleurs très présents, jaunes et roses, enfin voilà, qui est très coloré. Et j'ai besoin d'objets qui me rappellent, enfin c'est pas que ça me rappelle, parce que je sais ce que je fais, mais qui est en lien avec mon métier. Donc moi c'est effectivement la maison et les espaces. Donc c'est vrai que j'ai beaucoup d'illustrations de maison, que je ne mettrais peut-être pas dans ma maison. Voilà. Bon, j'ai beaucoup de livres, donc les livres, j'ai une très grosse bibliothèque en lien avec mon travail.
- Speaker #1
Ça fait assez résonance avec... Voilà.
- Speaker #0
J'ai besoin de cette résonance-là. Je ne pourrais pas travailler dans un endroit qui ne me ressemble pas.
- Speaker #1
Oui, moi non plus, je ne pense pas.
- Speaker #0
Voilà. J'ai besoin de cette connexion à... à moi, à ce que je fais, à tout ce genre de choses. Oui, c'est un espace vraiment important pour moi en termes de décoration. Mais encore une fois, si tu reçois du public, peut-être que tu auras moins envie de montrer une part de toi. Il y a un côté un peu plus caché.
- Speaker #1
Oui, peut-être. Tu vois ? Oui.
- Speaker #0
Donc je pense que ça dépend aussi de la profession que tu as. Mais c'est intéressant, je trouve, comme question. Et après, il y a ce que j'ai entendu aussi quand tu posais la question, je pense qu'il n'y a pas de... Il faut que ça soit décoré. C'est bien comme on le ressent. Et comment on ressent l'espace ? Si toi, aujourd'hui, ton bureau, il te convient tel qu'il est, Est-ce qu'il y a besoin de le décorer ou pas ?
- Speaker #1
Non, pas forcément. Il faut que ça convienne à la personne qui s'y sente bien. Oui, c'est ça. C'est une histoire de bien se sentir.
- Speaker #0
La question se pose uniquement si tu ne te sens pas bien et tu ne sais pas pourquoi. C'est observer et regarder ce qui se passe dans ce bureau. Tu as effectivement la procrastination, tout ce genre de choses, pour aller modifier les choses pour que ça soit nourrissant.
- Speaker #1
Oui, mais moi ce que je te disais tout à l'heure, c'est que... Finalement, je me rends compte que mon bureau, j'ai besoin qu'il soit rangé, pas quand je travaille, c'est un bazar, mais que le matin, quand je rentre dans le bureau, que mon plan de travail soit presque vide pour un nouvel jour qui commence, un redébut sur quelque chose, pour que ça laisse le champ ouvert au possible.
- Speaker #0
Ça veut dire que tous les soirs, tu ranges ton bureau ?
- Speaker #1
Quand je fais des tableaux, oui. Comme un coiffeur qui nettoie son salon de coiffure, en fait. Comme un mage blanche qui reclose. Oui, j'ai besoin de... Alors après, si je suis en cours, c'est un travail en cours, mais il faut que ce soit... Je passe mon petit balai. Oui, parce que du coup, le textile,
- Speaker #0
c'est beaucoup plus clair que le tissu.
- Speaker #1
Oui, j'ai besoin...
- Speaker #0
D'accord. OK. Maintenant, si on va regarder et interroger un peu le lien avec les autres, notamment de la maison, et cet espace de travail et toi.
- Speaker #1
quelle place aujourd'hui ton travail en entaille une part une très grosse place parce que pour le coup la frontière Alors je n'ai pas d'enfant, je précise. Tu as un chat ? Voilà, j'ai un chat, mais ce que je veux dire, c'est que je pense que je n'ai pas d'impératif avec d'autres personnes, d'autres rythmes en fait qui me sont imposés. Avec mon compagnon, c'est à peu près le même rythme, donc c'est mon rythme à moi. Enfin, j'ai chance ou pas chance, mais en tout cas c'est... C'est mon rythme que j'impose à moi en fait. Je ne fais pas subir à quelqu'un mon rythme qui pourrait être décalé. Donc si j'ai envie de travailler dimanche, je vais travailler le dimanche qui arrive très souvent. Voilà, les horaires sont... Même si je vais travailler toute la semaine, mais en plus je pourrais travailler aussi le week-end. Par contre, j'ai une rigueur dans le... Je vais travailler tous les jours et en plus, je suis assez libre sur le temps que j'accorde à mon travail. Donc du coup, c'est une grosse part. Et puis même quand je ne travaille pas, je vais regarder des bouquins d'architecture, je vais regarder des choses en lien. Donc finalement, je travaille un petit peu tout le temps. Mais c'est bien, c'est agréable, j'aime ça.
- Speaker #0
Oui, voilà.
- Speaker #1
Mais bien sûr, ce n'est pas subi. Non. C'est génial, j'adore découvrir des nouvelles choses, j'adore dessiner des choses, j'adore créer. Et puis imaginer de nouvelles choses, ça met tout le temps du temps à être concrétisé. Mais c'est tout ça, toute cette partie-là, toute la partie créative, c'est la partie la plus... la plus sympathique du métier c'est génial
- Speaker #0
Est-ce que tu as le sentiment ou pas de faire des choses des fois pour toi Christelle ? Tu vois,
- Speaker #1
il y a Jacques et il y a Christelle.
- Speaker #0
Est-ce que tu as le sentiment aujourd'hui de nourrir Christelle ?
- Speaker #1
Ah oui, complètement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce que quand... Parce que finalement, il y a beaucoup de choses que j'ai apprises. Alors, si on parle vraiment... Alors, c'est vrai que j'ai un... Alors, j'en ai avec l'architecture, je ne sais pas trop, mais c'est vrai que j'adore découvrir ou des designers. J'adore découvrir de nouveaux noms, de nouveaux architectes, de nouveaux designers. Donc du coup, finalement, c'est Jacques qui m'y a un petit peu forcé, parce que du coup, j'adore les découvrir, mais j'aime bien les faire partager aussi, même si c'est quelque chose que je ne fais plus trop, qu'il faudrait que je refasse.
- Speaker #0
Notamment sur Insta.
- Speaker #1
Oui. Donc du coup, j'adore partager ça. Donc à chaque fois, je fais quand même pas mal de recherches, pour ne pas dire trop de bêtises, donc je fais quand même pas mal de recherches. Et finalement, je découvre, donc du coup je prends du plaisir, Christelle aussi prend du plaisir par rapport à Jacques. Et donc, je ne sais même plus quelle était la question qui lui part.
- Speaker #0
Est-ce que tu arrives à nourrir Christelle au milieu de tout ça ? Oui, oui,
- Speaker #1
oui. Et Christelle nourrit Jacques.
- Speaker #0
Parce que des fois, moi ce que je trouve difficile, c'est de... Effectivement, quand c'est des métiers passion, etc. C'est de ne pas s'oublier soi.
- Speaker #1
Ah oui, non mais moi pour le coup je suis tellement raccord, enfin je ne peux pas dire que je suis tellement raccord, mais c'est tellement, je ne me force tellement pas avec Jacques en fait, c'est tellement, c'est ce que j'aime en fait qui est, c'est une prolongation en fait de moi, donc je ne fais pas des choses qui ne me plaisent pas par exemple. Enfin je l'ai suffisamment fait je pense quand j'étais salariée, même si je prenais du plaisir parce que c'était apprécié, c'était acheté, enfin voilà il y avait une autre source de satisfaction. Par contre, ce n'était pas forcément des choses, ce n'était pas du tout client personnellement. Mais là, maintenant, c'est vrai que je fais des choses qui vont me plaire et qui vont... que je vais vraiment imaginer pour les autres, mais c'est vraiment des choses qui vont partir de moi.
- Speaker #0
Oui, parce que tout à l'heure, je te posais la question, notamment par rapport à tes créations. Je t'ai dit, est-ce que, notamment les tableaux textiles, est-ce que ça peut t'arriver de... de faire une commande. Enfin, une commande dans le sens où on te dit Voilà, moi j'ai tel code couleur, je veux du rose, du bleu, du jaune, j'ai n'importe quoi. Est-ce que tu peux me faire un tableau en ce sens ? Et tu réponds quoi dans ces cas-là ?
- Speaker #1
Alors, dans ces cas-là, je réponds que je ne préfère pas et que je préfère... que j'entends en fait les préférences, mais que ce n'est pas pour autant que j'y répondrai. J'ai du mal... Alors, pour le coup, avec... Avec la commande, j'ai du mal, ça me bloque en fait de me dire... Après du coup, on va rentrer en jeu le fait, est-ce que la personne va aimer ou pas aimer ? Et pour moi, c'est vraiment un facteur bloquant sur Jacques. Alors que, en tant que salarié pour une marque tiers, je pense que je savais complètement répondre à des demandes qui n'étaient pas du tout dans mon univers ni mon style. Mais du coup, pour Jacques... J'ai plus de mal vu que... C'est peut-être parce que c'est un petit peu trop Christelle, mais en tout cas, j'ai du mal à... Je peux pas... Je préfère que ça sorte de moi et les gens adhèrent ou pas. Même si, encore une fois, je suis entrepreneur, donc il y a une logique financière. Le but, ce n'est pas de faire des coups d'épée dans l'eau non plus. Mais je me dis que c'est mon univers que je veux partager. Je suis, j'espère, un petit peu créative. Et j'espère que les gens me suivent aussi pour ça. Donc, il faut que je cultive en fait, j'essaye de cultiver cette créativité. et qu'il faut que ça laisse libre, court. Je ne vais pas commencer à me mettre des barrières en me disant Non, on m'a demandé du jaune et du rose. Parce que finalement, je trouve que c'est beaucoup plus sympa le rose avec le bleu. Donc, je ne veux pas perdre cette liberté-là. C'est sûr qu'on répondra à une demande, mais...
- Speaker #0
Parce qu'aujourd'hui, on est quand même dans une économie, on va dire, où effectivement, tu peux te dire Je vais aller sur ma limite, entre guillemets, accepter des choses. qui ne sont pas tout à fait moi pour une contrainte financière.
- Speaker #1
Oui, c'est bien d'entendre ce qu'on peut... Après, je peux entendre si un jour il y a quelqu'un qui me... Quand c'est vraiment, je ne sais pas, par exemple pour des hôtels où ils ont déjà une base colorée, effectivement, j'ai peut-être essayé de me raccorder, mais par contre, il faut que je garde la liberté de...
- Speaker #0
Oui. E.F. de la couleur du rose ou du...
- Speaker #1
A.K. Voilà, parce que peut-être que la personne va aussi être surprise et finalement elle n'aura pas... Je pense que la plus belle des surprises c'est aussi quand tu reçois quelque chose qui n'est pas attendu, mais qui te plaît par contre, que quelque chose qui est trop attendu. Ouais, bon... Enfin je ne sais pas, en tout cas moi je veux garder cette liberté-là.
- Speaker #0
E.F. Non, non, mais c'est chouette.
- Speaker #1
A.K. Peut-être que ça...
- Speaker #0
Quand tu parlais de créativité, justement, comment tu la nourris cette créativité concrètement ?
- Speaker #1
Concrètement...
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'inspire aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors beaucoup... Beaucoup d'images d'intérieur de décoration. Je pense que je suis trop cliente. Je peux passer des heures à regarder des livres, à trouver des vieux livres avec des intérieurs. Je peux me perdre complètement. dans des images de construction d'intérieur. Ça, c'est vraiment ça, vraiment la décoration, pas forcément du produit fini, mais vraiment de la décoration.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Après, non, mais surtout... les livres,
- Speaker #0
surtout dans le livre.
- Speaker #1
Après, comme tout le monde, je passe ma vie un petit peu trop sur Instagram.
- Speaker #0
Ça a fait un lien, justement, avec l'espace que je considère comme un espace de travail aussi. C'est nos téléphones. C'est quoi ce lien au téléphone que tu peux avoir, et notamment Insta ?
- Speaker #1
Il passait certainement un petit peu trop de temps. Mais en même temps, je me dis que on découvre aussi pas mal de choses. Quand c'est bien ciblé, c'est vrai que moi, je ne regarde pas trop, ou... Je regarde pas trop des vidéos autres des choses où je vraiment perd du temps. Je regarde effectivement un petit peu ce qui m'intéresse et je découvre aussi grâce à Instagram plein de choses intéressantes. Et puis c'est vrai quand on est entrepreneur, c'est un espace de communication même si voilà il y a l'algorithme qui fait toujours... qui fait des farces régulièrement mais enfin c'est quand même un espace où... Il y a quand même beaucoup de liberté, et puis c'est un espace qui est gratuit. Il n'y a pas si longtemps que ça, il fallait passer par des publications en magazine, et j'aime beaucoup les magazines aussi, mais c'est vrai que ça offre une visibilité en tout cas. quand Instagram fait pas des siennes qui peut être infini donc voilà il faut j'ai l'impression qu'en termes de communication tu arrives
- Speaker #0
à ne pas comment dire tu fais les choses comme t'en as envie là aussi non ? je crois je sais pas mais je sais pas
- Speaker #1
Oui, peut-être oui. Je me dis tant qu'à faire des choses, autant que ça.
- Speaker #0
Oui, oui, mais ce que je veux dire, c'est que tu sembles avoir du recul, suffisamment de recul par rapport à ça. Parce que moi et il y en a plein d'autres entrepreneurs où tu es dans une espèce de roue, des fois, moi j'en suis sortie maintenant, mais tu es dans une espèce de roue où tu te dis, l'algorithme, il faut publier, machin, machin, tant de stories, tant de reels ou de je ne sais quoi. Tous les... tous les X, il faut que je rentre dans ce système-là pour nourrir l'algorithme. J'ai l'impression que ce n'est pas ton cas.
- Speaker #1
Alors, ça ne l'est pas, mais en même temps, je me dis qu'il faudrait que je sois un petit peu plus présente. Je sais que des fois, il y a des moments où je ne sais pas... J'ai pas de plan en fait. Effectivement, je devrais peut-être avoir être un petit peu plus... On va reparler de rigueur, mais être un petit peu plus attentive à publier un petit peu plus régulièrement. Pourquoi j'arrive à le faire ?
- Speaker #0
Parce qu'au fond, comme on disait tout à l'heure, c'est que quand tu vends bien quand même sur tes productions, tes productions partent très vite quand tu décides de vendre. Donc si ce chiffre d'affaires te convient,
- Speaker #1
Quelle est l'intérêt de changer ton communication ? Je considère qu'Instagram, c'est aussi des personnes qui me suivent, que je remercie d'ailleurs. Et qu'il faut aussi que je raconte des choses. Vraiment, ce que je préfère faire, c'est quand je fais des posts, que j'ai découvert quelque chose et du coup, je vais le partager. Mais après, ça prend énormément de temps pour une petite image. Moi, ça peut me prendre beaucoup de temps. Déjà, faire les recherches, trouver les images, recadrer les photos. Des fois, les retrafiquer un peu parce qu'elles ne sont pas de bonne qualité. Écrire le texte. Tout ça, ça peut prendre beaucoup de temps. Mais je sais que c'est aussi pour dire merci. Pour créer une communauté, en fait. La communauté. Mais qui est aussi chouette parce qu'il y a un retour. Moi, c'est un retour que je peux faire aux personnes qui me suivent. Et en plus, les personnes me font un retour aussi. Donc, c'est vraiment... C'est complètement l'avantage des réseaux sociaux et l'intérêt aussi de captiver et des fois de se dire, on va me connaître par ce biais-là. Mon univers va parler ou je vais faire découvrir des choses. Ce que j'aime va captiver des gens. Voilà. Quoi, Instagram ? D'accord.
- Speaker #0
Donc, toi, tu le vois plus en fait comme un... un moyen de créer une communauté qui se retrouve autour de l'architecture, de ce que tu crées, etc. Je pense que, au fond, comme un moyen de vendre.
- Speaker #1
C'est les deux en même temps. Mais je pense que c'est un moyen de vendre parce que c'est une plateforme qui est plus ou moins gratuite quand on veut faire du public.
- Speaker #0
Oui, quand on dit gratuit, on sait qui est le produit en général.
- Speaker #1
Non, c'est qui est... qui est offerte en fin de compte gratuite. Mais le but, c'est aussi de se faire connaître et in fine de vendre des choses. Mais je pense qu'une marque... Moi, j'espère être un petit peu atypique, un petit peu différente. Donc, il faut forcément, à un moment donné, que je partage et que j'explique, que je partage un petit peu ce que j'aime, ce qui me fait vibrer, ce qui va se retrouver aussi. dans ce que je vais dessiner parce que des fois là j'ai fait des torchons, il y a peut-être des torchons juste avec des pois, peut-être que ça va paraître un peu bon, des torchons avec des pois quoi, mais c'est peut-être après il y a tout un univers derrière et peut-être que cet univers ça va parler aux personnes qui vont avoir après avoir envie d'un torchon parce que ça sera raccroché à tout un univers qu'elles auront un petit peu chez elles quoi en fait. Moi c'est comme ça en fait que je vois aussi quand j'achète. Quand des fois je vais acheter ou trouver ou chiner un objet qui va me parler, je sais aussi qu'il va y avoir une histoire peut-être derrière, que je vais aimer l'histoire de cet objet-là, ou la personne qui l'a designé. Il y a plein de choses. Comme on peut aimer certains designers parce qu'on aime leurs histoires. Je pense juste comme ça à Charlotte Perriand. C'est vrai que je ne connaissais pas trop... J'ai lu plusieurs livres sur elle et je trouve qu'elle est formidable. Et c'est sûr que du coup, ces objets, on les voit... on peut aussi les voir différemment et être vraiment attaché à la personne et à l'humain. Donc c'est peut-être pour ça aussi que j'aime partager et expliquer. Et puis je trouve que c'est chouette, ça raconte des histoires. Je trouve que c'est chouette, en fait je trouve qu'on s'attache beaucoup plus à un objet quand on a tout le background qui est derrière.
- Speaker #0
Oui, oui, carrément. Non, mais l'histoire humaine est géniale, effectivement de découvrir une personnalité, etc. Ce qu'il y a, c'est que je me dis que Instagram, pour beaucoup, c'est une charge mentale. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Quand on se dit qu'il faut publier trois posts par semaine, c'est un peu en te rendant compte.
- Speaker #0
J'ai le sentiment que tu as pris du recul par rapport à ça et qu'effectivement, tu te dis, au fond, ma manière de communiquer et ce que j'ai envie de partager, c'est ma passion de l'architecture. Et je le fais quelque part pour aussi... Remercier les personnes, ce n'est pas pour nourrir un algorithme ou parce qu'il faut. Oui,
- Speaker #1
bien sûr, bien sûr. Mais après, peut-être aussi parce que les personnes répondent présentes aussi. C'est vrai. Voilà, donc peut-être que j'ai… Parce que pour l'instant, ça parle à des gens et peut-être qu'un jour, ça ne sera plus le cas. Mais en tout cas, du coup, peut-être que ça m'apaise et je me dis que… Quand je montre telle chose, ça va pas... Mais c'est vrai que oui, c'est une grosse charge mentale de se dire il faut poster une fois tous les deux jours, avoir tous les arrêts des stories. Quand c'est forcé,
- Speaker #0
ça peut être très difficile.
- Speaker #1
Déjà, ça prend énormément de temps.
- Speaker #0
Du coup, ça crée une attente aussi.
- Speaker #1
Oui, oui, bien sûr.
- Speaker #0
Donc c'est un circuit.
- Speaker #1
Oui, oui, et puis en plus, quand on a passé du temps, des fois on peut passer trois heures à faire un poste, ça peut être très long. Et que quand on voit, parce qu'en plus avec les likes et machin, ça peut être assez dur. d'un moment de se dire en fait tout le monde s'en fiche à quoi ça sert alors que moi la première je n'ai que pas tout ce que je vois il ya des combinaisons que j'aime beaucoup enfin mais c'est vrai que c'est un gras ce petit pain car ça peut être un gras et et voilà mais il faut raconter des choses je pense qu'il faut qu'à s'y mettre et autant de public et raconter et se libérer de la tente oui de l'attente de l'algorithme et effectivement des likes des personnes quand t'as passé l'après-midi à faire ta photo ouais c'est ça et que c'est vrai que des fois t'es un peu déçu mais bon tu te dis que des fois sur d'autres ça sera pas pareil et puis tu te dis bon c'est l'algorithme il fait ce qu'il veut et puis voilà il faut continuer il faut trouver le bon truc et tester
- Speaker #0
Bricoler comme tu disais, avec des bouts de tissu. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est ça avec ton téléphone.
- Speaker #0
Il y a un autre espèce de travail aussi que j'aime bien visiter, c'est le ailleurs. On m'a dit que tu travaillais beaucoup chez toi. Il y a ce téléphone et il y a le ailleurs. Est-ce que tu arrives de travailler ailleurs ?
- Speaker #1
Jamais.
- Speaker #0
Dans des cafés ?
- Speaker #1
Non, alors jamais. Alors des fois, je me fais la réflexion, je me dis tiens, il faudrait que j'essaye parce que c'est peut-être sympa aussi de travailler dedans. Mais jamais, j'ai jamais... Non, j'ai jamais pris mon... Non, jamais.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que l'inspiration, ça peut venir aussi d'expos et de ce genre de choses ? Est-ce que tu considères que c'est autant, par exemple, que tu vas passer dans une expo ? C'est du travail ou pas ?
- Speaker #1
Alors, je ne considère pas forcément comme du travail, mais je sais que par contre, ça va être... Je vais avoir un retour sur l'investissement, aller voir une expo. C'est toujours pareil, vu que ma vie est un petit peu liée à Jacques. Vu que je suis dans le même univers, je vais forcément aller voir des expos qui vont m'intéresser. Un jour, une amie m'avait dit, à l'époque je faisais de la guitare, de la photo, je faisais plein de trucs qui n'avaient rien à voir. Elle m'a dit, non mais tout ça, un jour ça va... Tout ça, ce n'est pas vain. Ça se retrouve à un moment donné. Tu le retrouveras à un moment donné. La guitare, je ne sais pas encore. Et la photo, oui, effectivement, ça se perd de temps en temps. Mais oui, je pense que tout peut se retrouver. Tout a une utilité.
- Speaker #0
Et quand tu vas faire une expo, un mardi à 10h ou 14h ? Est-ce que tu culpabilises de ça ou pas ?
- Speaker #1
Oh non, je pense pas.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
ça je suis pas trop culpabilisée, non. Non, non, même si des fois je décide, je...
- Speaker #0
Non. D'accord. Parce que là aussi, il y a des personnes qui, dans leur métier, c'est peut-être utile d'aller faire telle ou telle expo, parce que ça ouvre la créativité, ou au cinéma, ou plein milieu d'après-midi, ou je ne sais quoi, et qui culpabilisent beaucoup de ça. Ah oui,
- Speaker #1
non. Non, alors peut-être que je culpabiliserais si j'allais faire quelque chose qui n'avait absolument rien à voir, mais même en même temps, je me dis non, même... Alors le truc qui n'a rien à voir, aller faire du sport, alors bon, je me suis mis au sport il n'y a pas longtemps. Mais je me dis non, parce qu'au final, c'est...
- Speaker #0
Ça te fait du bien ?
- Speaker #1
Voilà, je pense que pour prendre le temps pour faire un... Non, parce que je pense que le cerveau, il continue à cogiter en background.
- Speaker #0
Donc tu as un rapport sain, en fait, à l'entreprenariat. Ah oui. Ce qui n'est pas toujours le cas. en fait, mais voilà t'as un positionnement qui est peut-être, je sais pas tu t'en rends pas compte ?
- Speaker #1
non, pas spécialement, après je pense que je procrastine un petit peu donc c'est sur ça surtout qu'il va falloir que je que cette partie là qu'il faut que je travaille avoir ou pas avoir, mais mes parents étaient pas entrepreneurs, mais étaient commerçants c'est vrai que le rapport au travail du coup est peut-être un peu le travail c'est notre vie, notre vie c'est le travail mais du coup euh... Oui, peut-être que c'est aussi lié à cette manière de voir. Non, non, puis encore une fois, on peut faire tout à inutilité.
- Speaker #0
Oui. Qu'est-ce que ça t'évoque, le mot vision ? Et notamment, peut-être pour Jacques. Alors,
- Speaker #1
vision, j'ai envie de dire longévité.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je ne sais pas si vous répondez du tac au tac, mais... Non, tu peux développer.
- Speaker #0
Est-ce que tu as une ligne particulière pour Jacques, notamment ?
- Speaker #1
Alors... particulière, je sais que les choses peuvent que les des choses peuvent venir se greffer sans qu'on les ait, bon c'est pas pour parler des tableaux mais effectivement c'est venu se greffer à l'aventure alors que c'était pas du tout prévu au programme et c'est très bien parce que je pense que ça a un petit peu plus renforcé mon style ce que j'aimais vraiment profondément et ce que je voulais vraiment donner à Jacques en fait, l'image de Jacques la couleur, les contrastes de couleur le textile, donc tout ça... Pour Jacques, oui ma vision c'est créer de nouveaux produits. Là tout à l'heure je parlais de coussins, il faut trouver des fournisseurs. Ça c'est une grosse partie du travail, trouver les fournisseurs, les fabricants. J'adorerais faire de la vaisselle mais c'est pareil, il faut trouver les bons interlocuteurs. Surtout si on veut rester dans des petites séries, ce qui est plus compliqué. Oui, en plus je me rajoute des... Petite série, France, je me rajoute des complications à chaque tableau. Non, développer de l'objet, développer du textile. Mais je suis un peu, je suis conscient que je suis longue, un petit peu au démarrage, parce que je réfléchis pas mal les choses. Puis encore une fois, il faut trouver les bons interlocuteurs. Et des fois, c'est les interlocuteurs aussi qui nous font aller vers des choses qu'on n'a pas forcément pensées. Mais moi, c'est développer un univers textile sur Jacques. d'accord intuition intuition l'intuition pour moi il faut la suivre des fois Non, il faut la suivre, l'intuition.
- Speaker #0
Est-ce que tu te crois, est-ce que tu penses que tu es quelqu'un d'intuitif ?
- Speaker #1
Est-ce que je crois que je suis... Alors, j'ai souvent des idées un peu... Enfin, souvent, non. Je ne suis pas la créatrice de l'année, mais j'ai souvent des idées un peu comme ça, tarabiscotées. Ou, oui, non, si, je peux souvent avoir des intuitions, me dire, tiens, je vais faire ça, suivre mon... Suivre mon idée. C'est bien les intuitions. Tout à l'heure, on parlait de tendance, mais c'est aussi ce qui nous fait avancer. C'est peut-être aussi nos propres, pas tendances, mais nos propres perspectives pour aller. Et quand on travaille dans un métier un peu créatif, il faut suivre ses intuitions. C'est ça qui va nous faire aller ailleurs.
- Speaker #0
Si je te dis, je pioche, j'ai une liste, mais je pioche pour toi. Valeurs.
- Speaker #1
Valeurs, très important. Valeurs, je pense qu'elles sont propres à chacun déjà. Je pense que chacun a ses valeurs et a envie de suivre ses valeurs. Moi, j'espère que ce que j'ai comme valeur, ce que je m'applique personnellement, je veux l'appliquer à ce que je fais, si on parle pour Jacques. C'est-à-dire que je fais attention, je suis attentive aux matières, à ce que ça veut dire de fabriquer certaines matières. comment c'est fabriqué, même si on ne peut pas... Alors là, je parle des valeurs sociétales, humaines, écologiques, même si je suis consciente que je ne peux pas cocher toutes les cases que je voudrais, parce qu'à mon échelle, ça peut être compliqué. Je fais vraiment du mieux, parce que vraiment, j'essaie de m'appliquer la même échelle de valeurs. Donc, voilà. après les valeurs donc ça c'est tes valeurs oui et ta valeur ma valeur alors ça c'est un petit peu plus compliqué un peu plus compliqué non mais bon comme tout le monde je pense qu'on a une confiance à soi qui peut être assez limitée enfin j'ai pas non j'ai pas j'ai pas une super confiance en moi mais ça dépend sur certaines choses je peux me dire oui ça c'est chouette quand je me dis c'est wouh mais J'espère que je suis honnête envers moi-même par rapport à ma valeur. Mais je ne me sens pas la meilleure du monde.
- Speaker #0
Et un petit dernier pour la route, la solitude.
- Speaker #1
La solitude, ça ne me dérange pas du tout. Je suis pense sociable, mais je peux complètement vivre avec moi. Je n'ai pas de souci d'être seule, de partir en voyage seule. Ça ne me dérange pas. Même si je ne le fais plus, mais je l'ai eu fait. C'est pas problématique, aller au cinéma toute seule non plus. Enfin, j'ai pas de problème de regard des autres sur le fait que je sois... Ou même le manque... Je suis très bien avec les autres et je peux aussi passer du temps seule.
- Speaker #0
Et si on parle de solitude de l'entrepreneur ?
- Speaker #1
Ah oui, ça c'est encore... Ça par contre, c'est encore effectivement le fait d'avoir... De travailler tout seul, ça, ça peut être un frein. Alors pour moi, peut-être que ne pas partager.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
des choses des fois insignifiantes qui vont nous prendre du temps parce qu'on ne saura pas les résoudre tout seul on va hésiter pendant dix ans ça ça peut être c'est plus un frein mais ça c'est sûr mais après bon il ya toujours des gens à qui on peut demander oui mais c'est parti de je pas de groupe d'entrepreneurs non je parle non mais j'ai pas mal d'amis qui sont entrepreneurs et Avec qui, on s'est dit qu'il fallait vraiment qu'on essaye entre soi de lever certains leviers qui pouvaient être bloquants, ou des questions des fois, ou de se dire des fois, non mais c'est bon, vas-y, qu'est-ce que t'attends ? Oui,
- Speaker #0
se coacher un peu. Oui,
- Speaker #1
voilà.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que tu vois des choses à ajouter sur Jacques, sur toi, sur ton bureau ?
- Speaker #1
Là, comme ça, non. Non, non, mais non. Moi, je suis... Si, juste dire que je suis contente que Jacques, en tout cas, trouve un écho chez certaines personnes. Voilà, et j'espère que ça durera le plus longtemps possible. En tout cas, cet écho et ce partage de choses. J'espère aussi que peut-être qu'un jour, je ne serai plus non plus toute seule à travailler. Pour Jacques, on en est loin, mais j'espère qu'un jour il se passera d'autres choses. Là c'est une histoire de risque à prendre pour aller chercher un petit peu plus et raconter encore plus d'histoires pour Jacques.
- Speaker #0
Super, je te le souhaite.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci à toi.
- Speaker #0
Je partagerai dans les notes de l'épisode tout ce qui concerne Jacques, le site et Instagram pour qu'on puisse découvrir ton univers en images et en mots. Merci beaucoup de m'avoir accueillie.
- Speaker #1
Merci pour l'expérience.
- Speaker #0
Ça va, tu n'as pas trop souffert ?
- Speaker #1
J'espère que je n'ai pas dit trop de bêtises à la réécoute.
- Speaker #0
Mais non, tu es parfaite.
- Speaker #1
Oui, je ne crois pas.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Et puis à bientôt.
- Speaker #1
Oui, à bientôt.
- Speaker #0
Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui. J'aimerais vraiment savoir ce que vous avez pensé de ce nouvel épisode de Dans le Bureau 2. Alors, dites-le-moi en MP sur Instagram ou bien en m'envoyant un mail à bonjour.fr. Si vous voulez découvrir Christelle de Jacques, je vous mets tous les renseignements en lien dans le descriptif. de l'épisode. Et si vous voulez adopter une de ses œuvres, eh bien surveillez son site. Je crois savoir qu'un nouvel arrivage est sur le point de débarquer. Je dis ça, je dis rien. Et n'oubliez pas le sondage, je compte sur vous. A bientôt pour de nouvelles aventures.