undefined cover
undefined cover
#2 : Dans le bureau de Léa Faugère cover
#2 : Dans le bureau de Léa Faugère cover
Maison Conquête

#2 : Dans le bureau de Léa Faugère

#2 : Dans le bureau de Léa Faugère

38min |06/01/2025
Play
undefined cover
undefined cover
#2 : Dans le bureau de Léa Faugère cover
#2 : Dans le bureau de Léa Faugère cover
Maison Conquête

#2 : Dans le bureau de Léa Faugère

#2 : Dans le bureau de Léa Faugère

38min |06/01/2025
Play

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, bonjour, je suis Gaëlle Dumora et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Maison Conquête. Alors aujourd'hui, nous sommes le 6 janvier 2025, donc déjà dans un premier temps, je tenais à vous souhaiter une belle et douce année. Et pour que la mienne débute bien, je vous mets dans les notes de l'épisode un questionnaire. Alors s'il vous plaît, prenez quelques minutes pour y répondre, cela met d'une grande utilité pour l'avenir du podcast. Alors aujourd'hui, c'est le deuxième épisode dans le Bureau 2 que vous allez pouvoir entendre. Dans ce format, je pars à la rencontre de créatifs, d'entrepreneurs, de personnalités inspirantes et de leurs espaces de travail. J'ai envie d'aller explorer ce que cela change d'avoir un bureau dans sa posture professionnelle, comment ils vivent leur espace, si la place du faire sort parfois de ce lieu pour aller chercher l'inspiration ailleurs et si le bureau... est à la maison, comment se comportent les autres habitants vis-à-vis de ce lieu ? On va aussi parler procrastination, de la solitude de l'entrepreneur ou encore du lien au travail et à l'argent. Alors c'est parti, direction Lacanau, chez Léa Fogère qui nous accueille chez elle. Bonjour Léa.

  • Speaker #1

    Bonjour Gaëlle.

  • Speaker #0

    Merci de m'accueillir chez toi.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir.

  • Speaker #0

    Alors, est-ce que tu pourrais te présenter en m'expliquant un petit peu le métier que tu fais aujourd'hui et que tu exerces ? Ah oui, bien sûr. Ça fait que je crois savoir que tu as plusieurs casquettes.

  • Speaker #1

    Voilà. Je ne sais pas par lequel je démarre. Peut-être en repartant de l'origine, que j'étais designer d'intérieur. J'ai fait une reconversion en 2020 pour devenir professeure de yoga. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes entrepreneuses dans leur cheminement et surtout la reconnexion à leur... Puissance féminine par leur cycle féminin. Mais je suis aussi directrice artistique. Enfin, je ne sais pas comment on peut l'appeler. Mais c'est vraiment ce projet à Lacanau-Océan qui est un hôtel-restaurant, une entreprise familiale. C'est un projet qui a deux ans pour lequel j'ai ré-enfilé ma casquette de designer pour rénover l'hôtel. Aujourd'hui, je gère toute la partie images comme événementiel avec une équipe. C'est ces deux casquettes aujourd'hui.

  • Speaker #0

    C'est plus un projet familial, on va dire. Oui. Pour faire un petit peu le contexte de ton organisation professionnelle. Aujourd'hui, est-ce que tu as un espace à toi où tu travailles, un bureau, on pourrait l'appeler, ou un espace à toi, en tous les cas, qui te permet de, quotidiennement, te connecter à un espace bien déterminé ?

  • Speaker #1

    Bah vraiment c'est mon salon. C'est vrai que j'ai jamais eu de bureau, de pièces dédiées à mon travail ou alors c'était ma chambre à l'époque. Et je suis assez à l'aise avec ça parce qu'en fait j'adore travailler dans les espaces de vie, dans les espaces ouverts. J'ai besoin de sentir qu'il y a de la chaleur. Là t'es dans mon salon donc tu peux voir il y a le poêle, les petites bougies, la lumière et en fait c'est comme ça que je me sens bien. Et j'ai une pièce bureau, qui sert aussi de rangement, dans laquelle je ne vais jamais. Parce que pour moi, justement, je suis trop enfermée et je ne vois pas ce qui se passe. Et je n'aime pas ça. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais en tout cas, il y a ma table de salle à manger, où je me mets parfois assise et ça va être plutôt des tâches sur l'ordinateur, de la création, par exemple, visuelle, etc. Et sinon, c'est ma table basse devant mon canapé, où j'adore me mettre. Où j'adore être par terre, moi assise par terre. Et là, par exemple, si je dois écrire des cercles, des cours de yoga, enfin voilà. Là, j'ai tous mes bouquins, j'ouvre mes cahiers, j'écris, j'ai mes petites musiques. Et c'est là où je suis le plus connectée. Et là, le temps passe très vite.

  • Speaker #0

    D'accord. Est-ce que, du coup, moi ça me fait interpeller sur une seule chose. Est-ce que, pour toi, tu mets où la cloison ? Ou alors, il n'y en a peut-être pas. entre ton travail et ta vie personnelle ?

  • Speaker #1

    Il n'y en a pas.

  • Speaker #0

    Alors, pour avoir un petit peu plus de détails sur ta vie, ton œuvre, aujourd'hui, tu vis avec ton amoureux. Oui. Et vous n'avez pas d'enfant. Parce que c'est un contexte quand même qui peut influencer aussi l'organisation.

  • Speaker #1

    Il a un fils, mais qui ne vit pas avec nous. Donc parfois,

  • Speaker #0

    il vient chez nous. Oui, vous l'accueillez,

  • Speaker #1

    mais c'est tout.

  • Speaker #0

    D'accord. Donc il n'y en a pas, si on en revient à cette fameuse cloison entre l'espace pro et l'espace perso.

  • Speaker #1

    Non, il n'y en a pas.

  • Speaker #0

    Ce qui explique peut-être la non-nécessité ou la non-possibilité de travailler dans un bureau. Parce que du coup, ça crée la cloison.

  • Speaker #1

    Complètement. Et je sais... pas si c'est bon ou pas, mais honnêtement.

  • Speaker #0

    Alors, il n'y a pas de c'est bon ou pas, il y a comment on le vit, soit avec soi.

  • Speaker #1

    Non, mais parce que j'ai souvent entendu dans des podcasts de psychologie ou quoi, c'est vrai qu'on conseille en tout cas pour la santé mentale de fermer à telle heure les mails, de ne pas les ouvrir, de cloisonner finalement sa vie perso de sa vie pro. Et moi, j'avoue que je suis beaucoup plus mon flow. et c'est vrai que ça prévient pas, parfois je vais avoir des élans de créativité ou des envies de travailler qui sont, je sais pas, un dimanche soir à 18h, ce qui n'est pas je pense le commun de tout le monde et pourtant je sais pas, le lundi matin je vais avoir besoin de prendre toute ma matinée pour faire des pratiques pour moi, de méditation, de yoga et là pour le coup, je culpabilise pas non plus de pas être au travail à 8h ouais,

  • Speaker #0

    mais moi j'y vois pas de problème en fait parce que... Parce qu'effectivement, c'est plus les injonctions de la société auquel cas il faut travailler. On travaille du lundi au vendredi et le week-end, c'est le week-end. Et quelque part, si on a une vie qui fait qu'on architecture quelque part les choses différemment, il n'y a rien de grave au fond. Mais si c'est en accord avec soi et ça respecte son propre cycle, à mon avis.

  • Speaker #1

    Oui, je pense. Et puis surtout, ça dépend aussi d'avec qui on vit, le rythme peut-être de nos amis, notre vie sociale. C'est vrai que moi, je suis avec quelqu'un qui est restaurateur, donc autant dire que les week-ends, c'est finalement le début de la semaine pour les autres. Donc, en fait, il y a un peu cette fluidité. Et si on a envie de partir en week-end un mercredi, on le fait. Et c'est vrai que moi, j'aime cette liberté aussi de suivre ce qui se présente en fonction de notre travail. Et c'est OK.

  • Speaker #0

    Et d'ailleurs, même si je ne suis pas le plan que j'avais voulu, mais ce n'est pas grave. On ne m'en voudra pas, je pense. Ton conjoint, par exemple, tu es en train de travailler sur la table basse du salon. Ton conjoint arrive. Est-ce que tu te sens, entre guillemets, agressé ou coupé dans ton élan ? Comment tu vis ces moments où l'autre, quel qu'il soit, ça peut être des enfants pour certains, ou un conjoint, ou je ne sais pas quoi, ou téléphone, ou ce genre de choses. Comment tu vis ce moment-là ? Est-ce que c'est te déranger ou pas ? Comme tu es dans la pièce de vie, quelque part, tu assumes le fait de pouvoir être dérangée.

  • Speaker #1

    Oui, je crois que j'assume ça. Après, je pense qu'il y a du respect mutuel, justement, dans nos temps personnels. Que ce soit moi sur la table basse ou lui qui va être en train de s'étirer sur le tapis de yoga en face de moi. Mais du coup, c'est des moments de calme où je préfère sentir la présence et sentir que si on a envie de se dire un petit mot pour rigoler ou n'importe. c'est là et je ne suis pas enfermée dans ma pièce depuis quatre heures en fait et que je n'ai pas su ce qui se passait dans la maison.

  • Speaker #0

    D'accord. En fait, le salon devient la place tournante.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Quels sont, alors puisque là on est dans le salon, de quoi tu as besoin ? Donc effectivement, tu as besoin au final d'être au courant. d'être connecté aux autres. Est-ce qu'il y a d'autres choses dont tu as besoin, comme objet, comme ambiance, peut-être ? Tout ce genre de choses, dans cette pièce-là, justement. Est-ce que tu as noté des choses ?

  • Speaker #1

    Les lumières, mais dans le sens j'ai besoin vraiment que ça soit chaleureux. Même en pleine journée, je peux allumer des bougies, par exemple. Les odeurs aussi, c'est important.

  • Speaker #0

    C'est quoi comme odeurs ?

  • Speaker #1

    de l'encens, ça peut être de la sauge que j'ai brûlée avant. Tous ces moments, c'est comme si ça ouvrait l'espace parfois. Je ne dis pas que je le fais tout le temps, mais quand j'ai justement mis l'intention de me dire Ah là, je vais me poser deux heures, par exemple, pour écrire quelque chose ou créer eh bien, je sais que c'est beaucoup plus bénéfique parce que j'ai ouvert un peu cet espace avec différentes petites choses qui font que je me sens bien et que je peux y rester en fait.

  • Speaker #0

    Ouais. Il faut savoir que tu fais régulièrement des cercles de femmes. Est-ce que ça a un lien avec cette pratique-là, ces rituels-là, tu penses ?

  • Speaker #1

    Oui, je pense. C'est vrai que j'ai toujours accordé beaucoup d'importance, que ce soit dans mes cours de yoga, les rituels ou les cercles, c'est que j'ai toujours vraiment à cœur qu'on s'y sente comme à la maison. Et je vais faire le parallèle aussi avec l'hôtel qu'on a rénové, la décoration. Et en fait, c'est ce qui ressort souvent. les gens se sentent chez nous. Et moi, je crois que mon but ultime et profond, c'est qu'on se sente bien. Parce que je suis assez sensible à l'énergie des lieux, ou en tout cas à l'ambiance qui s'en dégage. Et quand on a ces cercles plus intimistes, où il va y avoir la bonne lumière, les bonnes matières, la bonne odeur, d'un coup, c'est comme s'il y avait un peu l'hypervigilance qui s'atténue. parce qu'on va se sentir enveloppée.

  • Speaker #0

    On s'abandonne. Voilà.

  • Speaker #1

    Et on se sent en confiance. Et je pense que c'est, oui, c'est quand je recrée chez moi aussi. Ou alors, c'est plutôt ce que je recrée dans les cercles, mais que je faisais déjà chez moi.

  • Speaker #0

    Oui, oui, oui, je comprends. Qu'est-ce qui va primer chez toi ? Est-ce que c'est quand tu travailles ? Est-ce que c'est le pratique ou l'esthétique ? Parce qu'on dit toujours les espaces de bureau, tu sais, c'est très, là aussi, un peu codifié. On a l'image du bureau hyper organisé. Alors je sais que tu y réponds parce que c'est pas un bureau, c'est un salon. Mais malgré tout, est-ce que le pratique a sa place dans ton espace de travail ?

  • Speaker #1

    Si je suis honnête, je crois pas. Si je suis honnête, je crois pas. Je pense que tu peux voir mon étagère là-bas où j'ai quand même réussi à dégager des espaces pour mettre les carnets, les feuilles, les trucs. Mais en fait, c'est un peu volant. C'est pas très organisé dans des dossiers, etc. Je ne sais pas, depuis toujours, je me sens assez bien dans les espaces qui vivent et je crois que le bureau, c'est un peu pareil. J'ai cette sensation que je sais que c'est sur tel carnet, j'ai marqué ça, sur l'autre carnet, j'ai marqué ça. On ne sait pas pourquoi j'ai changé de carnet, mais en fait,

  • Speaker #0

    c'est un peu ma manière de penser qu'il n'y a pas de plan.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est ça. Mais je crois qu'il y a une certaine zone de confort pour moi là-dedans, plus dans quelque chose de très carré. Alors bien sûr, parfois, j'aime remettre de la structure. J'aime réorganiser, que ça soit optimisé, mon espace de travail, en quelque sorte. Et oui, je sais où sont les choses, mais c'est vrai que ça ne ressemble pas à un bureau très organisé, comme on peut l'imaginer.

  • Speaker #0

    Pas de problème, la réponse me va très très bien. Si tu devais, je crois que je connais la réponse aussi, mais ce n'est pas grave, si tu devais décrire une journée type, je sais que tu as beaucoup de... Enfin beaucoup, tu as des rituels, des choses... des points que tu passes dans ta journée. Est-ce que tu pourrais nous en dire plus sur une journée type ? Alors peut-être qu'il y a deux phases. Il y a peut-être la phase été quand l'hôtel est ouvert et où il y a un rythme peut-être différent de le reste de l'année où effectivement l'hôtel est fermé. Comment tu arrives à organiser ? Peut-être fais-nous une journée été, une journée hiver.

  • Speaker #1

    Oui, peut-être.

  • Speaker #0

    On va le faire comme ça.

  • Speaker #1

    Ce qui est sûr, c'est que l'été comme l'hiver, en plus j'ai pris une résolution il n'y a pas longtemps qui me fait beaucoup de bien. je le partage parce que je pense que ça peut en aider beaucoup c'est de ne pas ouvrir mon téléphone le matin de ne pas scroller sur les réseaux sociaux ou de me dire parce que souvent j'ai des fulgurances créatives le matin au réveil donc j'ai envie de faire plein de choses que ce soit un poste quelque chose à laquelle je n'avais pas pensé donc avant j'avais ce réflexe de le faire tout de suite Et d'ouvrir mon téléphone, puis on reste un peu dans le lit. Et puis en fait, et là, je me sortais du lit, il était 11h, parce qu'en fait, ça m'avait pris beaucoup plus de temps que prévu. Et je ne me sentais pas du tout bien. Et donc, depuis que j'ai pris cette résolution de vraiment pas ouvrir le téléphone, en fait, le premier truc que je fais, c'est des rituels pour moi. Donc, je vais dans mon salon ou dehors, suivant la saison. Et souvent, j'ai déjà un tapis de yoga qui est déjà déroulé. Comme tu peux le voir, en fait, je ne le range pas. Parce que pour moi, c'est vraiment la facilité. Et on sait que pour créer des habitudes, il faut que ce soit le plus simple. Et là je vais vraiment faire des pratiques en fonction de ce que je ressens, que ce soit de la méditation, de la respiration, du yoga, je vais faire du mouvement, de la danse. Ça peut me prendre entre 5 minutes quand j'ai vraiment pas envie, ou que je suis pressée, comme ça peut durer une heure. Et du journaling, et puis parfois je vais écrire ce que j'ai eu comme idée le matin. Et en fait, ce temps-là, je me suis vraiment rendue compte que c'est ce qui va régir le reste de ma journée quand même, comment je me sens dans mon corps et dans ma tête.

  • Speaker #0

    Ok. C'est-à-dire que les jours où tu ne le feras pas, tu te sens moins bien, moins alliée peut-être ?

  • Speaker #1

    Oui. Même moi, je le sens vraiment dans mon corps tout de suite quand je n'ai pas mis mon corps en mouvement. C'est comme je sens qu'il y a des blocages et je sais que ça va avoir un impact sur mes émotions ou mes réactions dans la journée.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Et donc ça, se mettre en mouvement. L'été, je vais plus marcher ou courir ou vraiment m'aérer. Et parfois, j'avais pris une heure où je fais ça. Et ça, ça me faisait beaucoup de bien aussi. Et après, mes journées de travail sont...

  • Speaker #0

    Variables.

  • Speaker #1

    Variables. Mais voilà, ça peut être ça. Et puis après, je vais ouvrir mon ordinateur. Et en fonction des priorités que j'ai, je vais me lancer sur telle ou telle tâche. Après, ça peut être... Un point d'équipe pour la baignoire, une réunion, on va se connecter, on va se retrouver. Mais c'est vrai qu'il n'y a rien de très figé. Comme je vais pouvoir ne pas du tout travailler, ce que je disais, et puis m'en mettre à travailler le soir parce que j'avais une copine qui était là l'après-midi, j'ai pris mon après-midi, je n'ai pas réfléchi. Et puis l'été quand même, je suis beaucoup plus à la baignoire, à l'hôtel, puisque déjà je donne des cours de yoga, donc ça, ça me tout de suite crée un rythme. Et parfois, je travaille quand même de là-bas. Donc, que ce soit rien que pour être en lien avec tous les gens qui sont sur place, il y a toujours des choses à faire. Ou alors, je prends mon ordi et puis je me mets à travailler de là-bas.

  • Speaker #0

    Quand tu travailles de là-bas, tu travailles où ?

  • Speaker #1

    Toujours dans les espaces communs. Il y a des bureaux fermés, mais je n'y vais pas. Non, c'est intéressant. Oui, mais c'est quand même des espaces qui sont calmes. Quasi. Oui, et puis pas trop dans le passage, parce que par exemple, je pourrais travailler dans le restaurant, mais là, pour moi, il y a trop de musique, un peu trop de monde, de passage, de bruit. Mais je vais me mettre soit dans le hall d'entrée, parce que je sais qu'il y a moins de monde en ce moment, soit je me mets à la mezzanine, mais j'entends ce qui se passe et je suis quand même connectée à ce qui se passe.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu as prêté attention à l'endroit ? Est-ce que tu te mets toujours au même endroit quand tu es dans ces espèces de passages, on va dire ? Est-ce que tu as constaté la place qui t'appelle le plus, en fait ? Dans l'environnement, est-ce qu'il y a un mur derrière, il n'y a pas de mur derrière ? Est-ce que tu as un poste d'observation quelque part du coup ? Ou est-ce que tu es dans le passage ?

  • Speaker #1

    Non, non, oui, il y a souvent, enfin quand j'ai habité un des lieux, souvent je me remets à la même place si ça m'a convenu. Et je ne peux pas vraiment expliquer le feeling, mais c'est vrai que je le sens. Mais du coup, il n'y a pas de règles, parce qu'à la médianine, je n'ai pas de mur derrière. Mais je sens que c'est là qu'il faut que je sois, parce que je me sens bien. Comme en bas, il y a un mur derrière moi, il y a la porte pas loin, mais en même temps je ne suis pas visible dès l'entrée.

  • Speaker #0

    D'accord. Parce que ça on dit que c'est au-delà de l'énergie, c'est des neurosciences, c'est le fonctionnement du cerveau. C'est plus reposant, c'est-à-dire qu'il ne va pas y avoir d'énergie dépensée par notre cerveau dans l'hypervigilance. Donc l'hypervigilance, ça va être des endroits où il n'y a pas de protection, on peut être surpris par l'arrière. Être dans un endroit où on a un mur derrière nous, donc personne ne va nous surprendre par derrière, à part si le mur s'effondre, mais c'est un autre problème. Et c'est surtout avoir une visibilité sur les entrées et les sorties, donc les portes, les fenêtres, etc. Donc là, ça met notre cerveau en sécurité. Donc il sait qu'il ne va pas être attaqué par un ours par derrière, en fait, parce que c'est très archaïque. Et du coup, on a une posture où on va dépenser moins d'énergie, en fait. On va du coup moins ressentir de fatigue au long de la journée.

  • Speaker #1

    Oui, oui, ça c'est vrai, je le ressens. Je le vois dans les espaces où je me mets. En effet, il y a cette sécurité un peu naturelle.

  • Speaker #0

    Parce que même quand on est seul dans un espace, quand on n'a pas de rien derrière nous, on... on va toujours être en vigilance sur le petit bruit qu'on va entendre. Ou le petit courant d'air, ou les choses comme ça. Et le fait d'avoir comme ça un positionnement un peu en sécurité, ça ne donne pas la même tournure à la journée.

  • Speaker #1

    Totalement. Je le vois rien que cette table, je ne me mets jamais sur ces chaises-là qu'on voit. C'est toujours avec le tournure.

  • Speaker #0

    Au fait,

  • Speaker #1

    voilà.

  • Speaker #0

    Donc là, on a vu, quand tu travailles à la... Enfin, on est en train de dérouler ta journée. est-ce qu'il y a d'autres choses que tu fais de façon notoire un autre rituel dans la journée peut-être le soir ou ce genre de choses où il n'y en a pas non c'est pas vraiment des rituels

  • Speaker #1

    plus que ça il y a vraiment ce côté si je ne suis pas sortie de la journée par contre j'ai vraiment besoin de sortir d'aller marcher en nature ou autre d'aller voir peut-être des gens, sortir boire juste un verre avant de revenir chez moi. Et je pense que mon premier réflexe souvent quand je rentre chez moi, c'est de recréer un lieu chaleureux.

  • Speaker #0

    D'accord, donc rallumer les bougies,

  • Speaker #1

    les lumières. Voilà, c'est ça. Mon combat, c'est les lumières. Parce que parfois, mon copain est rentre, il allume les plafonniers par réflexe, parce que c'est ce qu'il y a de plus facile que toutes les petites lumières. un peu dispersée dans la maison.

  • Speaker #0

    Et ça t'agresse ?

  • Speaker #1

    Ah mais complètement. Mais ça ne fait pas du tout la même ambiance. Et moi, je suis là, mais je ne veux pas rentrer chez moi, c'est comme ça. Donc ça, oui, c'est...

  • Speaker #0

    C'est important pour toi.

  • Speaker #1

    Oui. Ok.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a des outils, alors je ne dis pas nécessairement technologiques, des choses qui, pour toi, sont indispensables dans ton quotidien ? Je pense peut-être le journaling, peut-être. ou peut-être autre chose et en quoi ça t'aide au quotidien dans ton dans ton dans ta posture d'entrepreneur aujourd'hui ou de la posture de lire aussi d'ailleurs ça plaide aux deux oui le journaling comme tu dis c'est un outil que j'utilise énormément justement

  • Speaker #1

    aussi je me sens submergé si c'est pas clair mes pensées je prends un stylo et n'importe quelle feuille même si ce n'est pas mon carnet habituel ce matin j'étais pas chez moi J'ai trouvé une peigne qui traitait, j'avais besoin d'écrire. Et je structure une pensée, j'extériorise quelque chose. Oui, ça c'est un outil pour moi qui est très très fort. Après, je fais beaucoup de cohérence cardiaque. Par exemple, le soir avant de m'endormir. Pour moi, c'est mon rituel.

  • Speaker #0

    D'accord, t'apaiser.

  • Speaker #1

    Ouais. Et puis, je crois que ça marque le moment où je vais au lit. Comme j'adore les odeurs, il y a toujours une huile essentielle, quelque chose qui traîne à côté ou une huile pour les mains. Et en fait, l'odeur, tout de suite, ça me met dans la bulle de ça y est, il est temps de dormir.

  • Speaker #0

    C'est un excellent défaut.

  • Speaker #1

    Voilà. Et je pense que toutes ces petites choses que je mets en place et le mouvement beaucoup, moi, dans mon quotidien d'entrepreneur, c'est ce qui m'apporte et me permet de garder le cap. D'accord. D'accord.

  • Speaker #0

    Si on en revient aux journalines, moi, j'en fais aussi. Est-ce que tu es la team qui mélange le pro et le perso ?

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ça sort,

  • Speaker #1

    quoi. Oui. En fait, vraiment, moi, je ne fais pas de distinction. Ma vie professionnelle, elle est vraiment...

  • Speaker #0

    Il n'y a pas de cloison pour l'encarne.

  • Speaker #1

    Elle est intimement liée à ma vie personnelle. Et je sais que ça fait vraiment partie de ma vie, tout ce qui peut toucher au professionnel.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Voilà. Et c'est intégrant de mon intimité. Surtout que je travaille avec mon copain, mon père, mon frère, ma belle-mère. Donc en fait, même un repas de famille, ça peut dériver sur des sujets pros. Et en fait, ça ne nous pose pas plus que ça de problème. Parce qu'on est tous animés par ce qu'on fait en fait, je pense.

  • Speaker #0

    D'accord. Quand tu as besoin de... te sortir quelque part de la partie professionnelle, ça doit arriver dans certains moments. Qu'est-ce que tu fais ?

  • Speaker #1

    Soit c'est des moments de vie où je suis dans l'instant présent avec des amis ou même ma famille, même si j'ai dit qu'on peut parler d'autres choses aussi. Voilà, on parle de plein d'autres choses. Et en fait, après, je sais que moi j'ai du mal même en vacances et par exemple à jamais... réfléchir à mes projets ou à mettre quelque chose en place.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Je sais que c'est très dur. Mais je ne sais pas si... J'ai eu besoin de couper et de prendre ces temps et je me suis rendue compte que quand même, il y avait des temps off qui étaient très importants à prendre. Et en même temps, je sais que mon cerveau ne s'arrête pas de créer. Et donc, j'ai besoin de l'extérioriser. Et la création, pour moi, que ce soit sur un post Instagram...... ou d'écrire une nouvelle idée pour un projet ou quoi. En fait, c'est l'extérieur de la vie d'une manière.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Et ça me fait du bien.

  • Speaker #0

    Ok. Justement, si on parle du téléphone, pour moi, le téléphone, c'est un espace de travail. Parce qu'on y passe du temps, on est entrepreneur, on fait souvent notre com nous-mêmes, ou pas d'ailleurs. C'est quoi ton lien avec ce téléphone ? Et Instagram notamment, parce que je sais que tu es très présente sur Instagram.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ce fameux lien. un peu conflictuelle, je pense, qui m'interroge en vrai, parce que je m'interroge vraiment sur l'évolution de la société par rapport aux réseaux sociaux.

  • Speaker #0

    C'est vrai que tu partages souvent des stories à ce propos.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    C'est intéressant justement.

  • Speaker #1

    Et je pense qu'il faut vraiment retrouver son centre et son libre-arbitre sur tout ça. Ça m'a beaucoup questionnée et je n'ai pas la réponse. Mais c'est vrai que Instagram, au début où je me suis lancée, c'était très, comment dire, facile presque. J'avais ce sentiment, parce qu'en fait, je ne réfléchissais pas d'ailleurs. Et puis, c'était post-confinement, donc il y avait quelque chose de... Tout le monde partageait très spontanément, puis tout marchait un peu, c'était comme par magie. Et puis là, quatre ans après, je pense qu'on a peut-être tous ressenti un peu cette saturation aussi, et puis cette limite justement entre qu'est-ce que je montre. et qu'est-ce que je montre pas.

  • Speaker #0

    C'est le sujet qu'on avait en off juste avant, sur la visibilité.

  • Speaker #1

    Exactement. Et moi, je montrais beaucoup de ma vie avant parce que justement, j'avais l'impression que c'était ma manière d'être authentique. En fait, j'étais là, ça, ça fait partie de ma vie. Et aujourd'hui, j'ai plus de réserve parce que justement, maintenant, je sais que c'est mon outil de travail. Et comme tu le dis, c'est mon bureau. Et donc, en fait, réfléchir alors que je suis avec des gens à ce que je vais pouvoir reposter ou tirer de ça pour le partager, c'est épuisant parce que ça crée de la charge mentale. Et en plus, j'ai ce sentiment que parfois, ça ne nourrit pas forcément mon projet, en fait.

  • Speaker #0

    Ça nourrit quoi, d'après toi ?

  • Speaker #1

    Pour moi, l'algorithme est beaucoup d'égo. En vrai, il ne faut pas se mentir, Instagram et la visibilité comme ça sur les réseaux... Pour moi, ça nourrit quand même beaucoup d'ego. Après, je n'ai jamais été attirée par ce genre de compte, ou même moi le faire, par exemple des profs de yoga qui montrent beaucoup de postures, et tout ça, ça m'a toujours même mal à l'aise, parce que je me dis, mais est-ce que ce n'est pas complexant pour les gens, finalement, si on n'arrive pas à faire ça ? Est-ce que c'est le message que moi je veux donner ? Sajant que, on va dire, mes enseignements ne sont pas du tout basés sur la performance, parce qu'il y a certains profs où on va être plus axés sur ça, la souplesse, et donc je comprends, ben voilà, on... On expose ce qu'on veut transmettre. Moi, pas du tout. Donc, c'est vrai que je n'avais jamais trop accroché avec ce mode de fonctionnement. Mais je le faisais sûrement d'une certaine manière en montrant d'autres choses. Après, aujourd'hui, j'ai testé justement d'être très à fond.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    En publiant beaucoup, en écoutant beaucoup de conseils, de communication. Et en fait, je me suis dit, mais à quoi bon ? un peu parce que j'ai l'impression que ça nous déconnecte de nous-mêmes et de ce qu'on était venu donner dans cette course à la visibilité justement

  • Speaker #0

    Ça j'en suis intimement persuadée. C'est que ça nous influence dans notre façon de... Ce qu'il faut faire, ce qu'il y a lieu de faire, les offres que tu peux proposer, et ça influence et au final on se coupe de nos besoins et de nos envies.

  • Speaker #1

    Complètement.

  • Speaker #0

    Et de ce qu'on peut apporter, ça lisse tout en fait. C'est ça. Et c'est ça qui est très dommage je pense aujourd'hui. Donc il faut arriver à construire quelque chose... Moi j'aime bien encore employer ce terme mais... Habiter cet espace, je pense, en gardant, en étant connectée à nos besoins et nos envies.

  • Speaker #1

    Totalement. Et puis, en fait, parfois, il y a une injonction à être originale. On nous dit, oui, ce qui marche, c'est de s'exprimer comme tu parlais dans la vie d'habitude. Mais en fait, moi, je ne parle pas en disant bitch dans la vie d'habitude. Non, mais c'est que parfois, j'ai vu des personnes se grimer un petit peu. pour attirer l'audience. Et c'est vrai que je me dis, bah non, en fait, j'ai peut-être rien de très original, mais je suis moi, donc soit ça connecte, soit ça connecte pas, mais c'est vrai qu'il faut faire attention à pas se perdre dans son authenticité avec tout ça. Donc voilà, je pense que c'est tout petit travail et de pas... Moi, j'avais ce truc où j'étais à je m'inspire mais en fait, je suis en train de scroller. Je m'inspire, je m'inspire mais en fait, on rentre vite dans la comparaison, dans ce qu'on n'est pas assez. Donc j'adore le contenu que je suis, en plus je l'ai bien ciblé aujourd'hui je pense, et il m'intéresse, mais c'est vrai que je fais attention et je préfère m'abonner à une newsletter, et avoir des nouvelles comme ça, et prendre le temps de recevoir vraiment les enseignements que d'avoir beaucoup à consommer. Oui,

  • Speaker #0

    de rentrer dans l'ultra consommation des choses. Du coup, est-ce que tu dors avec ton téléphone à côté de toi ? C'est ton réveil ou pas ? Oui.

  • Speaker #1

    on n'est pas fiers pourtant j'ai un réveil qui fait la lumière du jour mais il est au placard depuis un petit moment et je voudrais peut-être le ressortir en ce qui concerne l'ailleurs donc moi l'ailleurs je me dis quand

  • Speaker #0

    t'es solopreneur, entrepreneur des fois on a envie de sortir de chez soi, c'est ce qu'on me disait c'est que le fait de travailler chez soi ça peut isoler donc on peut avoir un sentiment de solitude qui peut s'instaurer et donc on se dit, est-ce que je n'irais pas travailler ailleurs ? Est-ce qu'il y a un ailleurs pour toi ? Et qu'est-ce que tu ressens quand tu vas bosser dans un café au bord de l'océan ? Je ne sais pas, quelles sont tes habitudes si tu en as ? Et quel est ton avis là-dessus ?

  • Speaker #1

    Je ne fais pas partie de ces digital nomads ou solopreneurs qui aiment bosser dans les cafés. En vrai, j'ai essayé justement parce que moi aussi, surtout quand j'habitais à Bordeaux, je souffrais un peu de ne pas sortir ou d'être toute seule à travailler de chez moi. Mais alors en fait, ce que tu disais sur l'hypervigilance et tout ça, moi, ce n'est pas du tout productif. Parce qu'en fait, il y a trop de sollicitations, de gens qu'on peut croiser. Je ne me sens pas du tout dans ma bulle en fait. Et donc, ça ne crée pas un espace de sécurité qui me fait être efficace ou productive.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Je préfère vraiment garder le côté café parce que j'y vais pour sociabiliser ou prendre du temps pour moi. Je pourrais très bien ouvrir un petit carnet et écrire quelque chose si je me suis décidée de passer deux heures. Mais je n'y vais pas consciemment pour me dire que je vais ouvrir mon ordi et travailler. Les peu de fois où je l'ai fait, je n'ai pas trouvé trop de bénéfices personnellement.

  • Speaker #0

    D'accord. La nature, l'océan non plus ?

  • Speaker #1

    Là, ça va être vraiment ressourcement. Oui,

  • Speaker #0

    donc on est sur off, on est sur pilote automatique.

  • Speaker #1

    Exactement. Et là, pour le coup, je scinde un peu plus.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Voilà. Et parfois, oui, par contre, si j'ai besoin d'être, on va dire, inspirée et d'aller écrire, oui, je peux me mettre à l'océan, au lac, prendre un carnet, écrire ou écouter une formation parce que je suis en train de suivre une formation. Oui. Mais voilà, ça va être des tâches plus comme ça que de la création ou de l'opérationnel.

  • Speaker #0

    D'accord. Je vais te dire des petits mots et tu vas me dire ce que ça génère en toi, ce que tu as envie de dire par rapport à ça. Procrastination. Est-ce que tu as le sentiment de... Non. C'est quelque chose que tu...

  • Speaker #1

    Non, alors je sais que c'est vraiment une tâche qui me saoule. Elle est consécutive.

  • Speaker #0

    Ça me saoule, flemme quoi.

  • Speaker #1

    Voilà, oui. Mais ça m'arrive assez peu, en tout cas pour mes projets personnels avec le Uma Women Club. Plus pour la baignoire. puisque là c'est plus d'autres compétences qui à des moments font moins appel à ce flot intérieur mais bon c'est assumé je le fais il y a mouvement mais on en a déjà beaucoup parlé pour toi c'est absolument nécessaire au quotidien oui forcément le rapport au corps pour moi et le mouvement c'est vraiment un outil incroyable oui cas pour ma part et je les ai souvent ressenti et l'immobilité en effet fait baisser mes vibrations aussi on parlait de ça tout à l'heure le fait parfois quand on habite un peu plus loin de l'agitation peut-être d'une ville ou quoi je sens que au moins j'ai besoin de me remettre en mouvement dans mon corps pour pour me sentir bien vision vision moi j'adore ce mot J'adore le mot vision par rapport à la manifestation, au vision board, par rapport aux connexions et aux intuitions. J'avoue que je fonctionne beaucoup comme ça. On en parlait tout à l'heure en off, ou parfois c'est comme j'appelle ça des visions. C'est comme je sens, j'ai vu, je le vois, ça va se réaliser. Je ne sais pas encore comment, mais il y a quelque chose qui me pousse du coup à me mettre dans l'action quand j'ai les visions en fait.

  • Speaker #0

    D'accord. Argent.

  • Speaker #1

    Argent, vaste sujet aussi. Oui, mais en plus, c'est vraiment le sujet que Mariana, la coach qui m'accompagne sur les retraites à Ibiza, aborde. Donc, c'est un sujet qui est en cours pour ma part. Je sais que c'est encore quelque chose que je n'ai pas complètement élucidé, je pense, mon rapport à l'argent, qui est très spécial.

  • Speaker #0

    C'est en lien avec ta valeur.

  • Speaker #1

    Je ne sais pas, je ne saurais pas répondre à cette question. Parce qu'en fait, pour moi, l'argent, c'est souvent une complication. Donc j'adore quand on ne parle pas d'argent, mais en même temps, j'adore en faire aussi. Ou justement, donner de la valeur à ce que je fais par l'argent. Donc ce n'est pas encore clair, je pense.

  • Speaker #0

    Pas de problème. La réponse est très bien. Est-ce que tu conseillerais à quelqu'un d'être entrepreneur ou pas ?

  • Speaker #1

    Ah, il y a quelques années j'aurais dit oui, c'est le meilleur chemin. Aujourd'hui, je reviens là-dessus, honnêtement. Moi j'aspire à accompagner des entrepreneurs, je suis en contact avec beaucoup d'entrepreneurs, et j'adore ça, parce que je pense que ça me correspond à mon tempérament, mais comme je pense que ça ne correspond pas à tout le monde. Et c'est un... peu ce sur quoi aujourd'hui je voudrais appuyer parce que je pense que ça a été comme un effet de mode entre guillemets parce que...

  • Speaker #0

    L'adorado.

  • Speaker #1

    Exactement, comme l'American Dreams où on se dit oui, tout est possible et en effet il y a cette liberté je pense et cette connexion à redonner du sens à ce qu'on fait beaucoup plus profondément mais le chemin... pas faire d'injonction et mettre des croyances, mais c'est vrai qu'il n'est pas aussi peut-être facile que ce qu'on peut voir ou croire. Et que pour moi, pour être entrepreneur, il faut le voir en fait comme un chemin personnel.

  • Speaker #0

    Carrément.

  • Speaker #1

    Voilà. Et qu'il y a beaucoup de remises en question tout le temps et il faut être prêt à ça.

  • Speaker #0

    Mais c'est aussi passionnant.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Parce que c'est un chemin personnel aussi. de connaissances de soi, de l'autre, de plein de choses.

  • Speaker #1

    C'est un message incroyable. Il faut être prêt à ça. Ou en tout cas, oser revenir sur ses pas si on sent que c'est trop inconfortable.

  • Speaker #0

    Oui, d'accord. Super. Moi, ça me va. Ça te va ? Pour tout ce que tu nous apportes dans ta façon de voir, je trouve qu'il y a un nouvel élan un petit peu... qui pousse un peu sur Instagram notamment parce que c'est vraiment un réseau où on est toutes, si je parle pour celles que je connais très présentes, il y a un petit vent de révolte je trouve qui pousse un petit peu, c'est qu'effectivement il y a autre chose pour sortir et pour vivre de l'entrepreneuriat aujourd'hui, il y a autre chose que ce chemin là je pense, même s'il est indispensable. il y a peut-être d'autres choses effectivement à nourrir aujourd'hui pour garder notre authenticité et notre singularité quoi totalement,

  • Speaker #1

    je pense qu'il faut aller explorer ces chemins,

  • Speaker #0

    même s'ils sont pas simples mais on va y arriver, oui merci beaucoup Léa merci Gaëlle je partagerai dans les notes de l'épisode tous les renseignements pour qu'on puisse te retrouver avec tes accompagnements, le lien vers ton site vers Instagram puisque nous y sommes aussi en plus Mais voilà, toutes les informations sont dans les notes de l'épisode.

  • Speaker #1

    Super, merci beaucoup.

  • Speaker #0

    Merci à toi, à très bientôt.

  • Speaker #1

    À très bientôt.

  • Speaker #0

    Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui. Alors j'aimerais vraiment savoir ce que vous avez pensé de ce nouvel épisode. Donc c'est très simple, dites-le moi en message privé sur Instagram ou bien en m'envoyant un email à bonjour-maisonconquête.fr Et n'oubliez pas, un questionnaire vous attend dans les notes de l'épisode ou dans ma bio Instagram. C'est super important pour moi, alors prenez quelques minutes pour y répondre s'il vous plaît. Merci de votre aide. et à très bientôt pour un nouvel épisode.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, bonjour, je suis Gaëlle Dumora et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Maison Conquête. Alors aujourd'hui, nous sommes le 6 janvier 2025, donc déjà dans un premier temps, je tenais à vous souhaiter une belle et douce année. Et pour que la mienne débute bien, je vous mets dans les notes de l'épisode un questionnaire. Alors s'il vous plaît, prenez quelques minutes pour y répondre, cela met d'une grande utilité pour l'avenir du podcast. Alors aujourd'hui, c'est le deuxième épisode dans le Bureau 2 que vous allez pouvoir entendre. Dans ce format, je pars à la rencontre de créatifs, d'entrepreneurs, de personnalités inspirantes et de leurs espaces de travail. J'ai envie d'aller explorer ce que cela change d'avoir un bureau dans sa posture professionnelle, comment ils vivent leur espace, si la place du faire sort parfois de ce lieu pour aller chercher l'inspiration ailleurs et si le bureau... est à la maison, comment se comportent les autres habitants vis-à-vis de ce lieu ? On va aussi parler procrastination, de la solitude de l'entrepreneur ou encore du lien au travail et à l'argent. Alors c'est parti, direction Lacanau, chez Léa Fogère qui nous accueille chez elle. Bonjour Léa.

  • Speaker #1

    Bonjour Gaëlle.

  • Speaker #0

    Merci de m'accueillir chez toi.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir.

  • Speaker #0

    Alors, est-ce que tu pourrais te présenter en m'expliquant un petit peu le métier que tu fais aujourd'hui et que tu exerces ? Ah oui, bien sûr. Ça fait que je crois savoir que tu as plusieurs casquettes.

  • Speaker #1

    Voilà. Je ne sais pas par lequel je démarre. Peut-être en repartant de l'origine, que j'étais designer d'intérieur. J'ai fait une reconversion en 2020 pour devenir professeure de yoga. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes entrepreneuses dans leur cheminement et surtout la reconnexion à leur... Puissance féminine par leur cycle féminin. Mais je suis aussi directrice artistique. Enfin, je ne sais pas comment on peut l'appeler. Mais c'est vraiment ce projet à Lacanau-Océan qui est un hôtel-restaurant, une entreprise familiale. C'est un projet qui a deux ans pour lequel j'ai ré-enfilé ma casquette de designer pour rénover l'hôtel. Aujourd'hui, je gère toute la partie images comme événementiel avec une équipe. C'est ces deux casquettes aujourd'hui.

  • Speaker #0

    C'est plus un projet familial, on va dire. Oui. Pour faire un petit peu le contexte de ton organisation professionnelle. Aujourd'hui, est-ce que tu as un espace à toi où tu travailles, un bureau, on pourrait l'appeler, ou un espace à toi, en tous les cas, qui te permet de, quotidiennement, te connecter à un espace bien déterminé ?

  • Speaker #1

    Bah vraiment c'est mon salon. C'est vrai que j'ai jamais eu de bureau, de pièces dédiées à mon travail ou alors c'était ma chambre à l'époque. Et je suis assez à l'aise avec ça parce qu'en fait j'adore travailler dans les espaces de vie, dans les espaces ouverts. J'ai besoin de sentir qu'il y a de la chaleur. Là t'es dans mon salon donc tu peux voir il y a le poêle, les petites bougies, la lumière et en fait c'est comme ça que je me sens bien. Et j'ai une pièce bureau, qui sert aussi de rangement, dans laquelle je ne vais jamais. Parce que pour moi, justement, je suis trop enfermée et je ne vois pas ce qui se passe. Et je n'aime pas ça. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais en tout cas, il y a ma table de salle à manger, où je me mets parfois assise et ça va être plutôt des tâches sur l'ordinateur, de la création, par exemple, visuelle, etc. Et sinon, c'est ma table basse devant mon canapé, où j'adore me mettre. Où j'adore être par terre, moi assise par terre. Et là, par exemple, si je dois écrire des cercles, des cours de yoga, enfin voilà. Là, j'ai tous mes bouquins, j'ouvre mes cahiers, j'écris, j'ai mes petites musiques. Et c'est là où je suis le plus connectée. Et là, le temps passe très vite.

  • Speaker #0

    D'accord. Est-ce que, du coup, moi ça me fait interpeller sur une seule chose. Est-ce que, pour toi, tu mets où la cloison ? Ou alors, il n'y en a peut-être pas. entre ton travail et ta vie personnelle ?

  • Speaker #1

    Il n'y en a pas.

  • Speaker #0

    Alors, pour avoir un petit peu plus de détails sur ta vie, ton œuvre, aujourd'hui, tu vis avec ton amoureux. Oui. Et vous n'avez pas d'enfant. Parce que c'est un contexte quand même qui peut influencer aussi l'organisation.

  • Speaker #1

    Il a un fils, mais qui ne vit pas avec nous. Donc parfois,

  • Speaker #0

    il vient chez nous. Oui, vous l'accueillez,

  • Speaker #1

    mais c'est tout.

  • Speaker #0

    D'accord. Donc il n'y en a pas, si on en revient à cette fameuse cloison entre l'espace pro et l'espace perso.

  • Speaker #1

    Non, il n'y en a pas.

  • Speaker #0

    Ce qui explique peut-être la non-nécessité ou la non-possibilité de travailler dans un bureau. Parce que du coup, ça crée la cloison.

  • Speaker #1

    Complètement. Et je sais... pas si c'est bon ou pas, mais honnêtement.

  • Speaker #0

    Alors, il n'y a pas de c'est bon ou pas, il y a comment on le vit, soit avec soi.

  • Speaker #1

    Non, mais parce que j'ai souvent entendu dans des podcasts de psychologie ou quoi, c'est vrai qu'on conseille en tout cas pour la santé mentale de fermer à telle heure les mails, de ne pas les ouvrir, de cloisonner finalement sa vie perso de sa vie pro. Et moi, j'avoue que je suis beaucoup plus mon flow. et c'est vrai que ça prévient pas, parfois je vais avoir des élans de créativité ou des envies de travailler qui sont, je sais pas, un dimanche soir à 18h, ce qui n'est pas je pense le commun de tout le monde et pourtant je sais pas, le lundi matin je vais avoir besoin de prendre toute ma matinée pour faire des pratiques pour moi, de méditation, de yoga et là pour le coup, je culpabilise pas non plus de pas être au travail à 8h ouais,

  • Speaker #0

    mais moi j'y vois pas de problème en fait parce que... Parce qu'effectivement, c'est plus les injonctions de la société auquel cas il faut travailler. On travaille du lundi au vendredi et le week-end, c'est le week-end. Et quelque part, si on a une vie qui fait qu'on architecture quelque part les choses différemment, il n'y a rien de grave au fond. Mais si c'est en accord avec soi et ça respecte son propre cycle, à mon avis.

  • Speaker #1

    Oui, je pense. Et puis surtout, ça dépend aussi d'avec qui on vit, le rythme peut-être de nos amis, notre vie sociale. C'est vrai que moi, je suis avec quelqu'un qui est restaurateur, donc autant dire que les week-ends, c'est finalement le début de la semaine pour les autres. Donc, en fait, il y a un peu cette fluidité. Et si on a envie de partir en week-end un mercredi, on le fait. Et c'est vrai que moi, j'aime cette liberté aussi de suivre ce qui se présente en fonction de notre travail. Et c'est OK.

  • Speaker #0

    Et d'ailleurs, même si je ne suis pas le plan que j'avais voulu, mais ce n'est pas grave. On ne m'en voudra pas, je pense. Ton conjoint, par exemple, tu es en train de travailler sur la table basse du salon. Ton conjoint arrive. Est-ce que tu te sens, entre guillemets, agressé ou coupé dans ton élan ? Comment tu vis ces moments où l'autre, quel qu'il soit, ça peut être des enfants pour certains, ou un conjoint, ou je ne sais pas quoi, ou téléphone, ou ce genre de choses. Comment tu vis ce moment-là ? Est-ce que c'est te déranger ou pas ? Comme tu es dans la pièce de vie, quelque part, tu assumes le fait de pouvoir être dérangée.

  • Speaker #1

    Oui, je crois que j'assume ça. Après, je pense qu'il y a du respect mutuel, justement, dans nos temps personnels. Que ce soit moi sur la table basse ou lui qui va être en train de s'étirer sur le tapis de yoga en face de moi. Mais du coup, c'est des moments de calme où je préfère sentir la présence et sentir que si on a envie de se dire un petit mot pour rigoler ou n'importe. c'est là et je ne suis pas enfermée dans ma pièce depuis quatre heures en fait et que je n'ai pas su ce qui se passait dans la maison.

  • Speaker #0

    D'accord. En fait, le salon devient la place tournante.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Quels sont, alors puisque là on est dans le salon, de quoi tu as besoin ? Donc effectivement, tu as besoin au final d'être au courant. d'être connecté aux autres. Est-ce qu'il y a d'autres choses dont tu as besoin, comme objet, comme ambiance, peut-être ? Tout ce genre de choses, dans cette pièce-là, justement. Est-ce que tu as noté des choses ?

  • Speaker #1

    Les lumières, mais dans le sens j'ai besoin vraiment que ça soit chaleureux. Même en pleine journée, je peux allumer des bougies, par exemple. Les odeurs aussi, c'est important.

  • Speaker #0

    C'est quoi comme odeurs ?

  • Speaker #1

    de l'encens, ça peut être de la sauge que j'ai brûlée avant. Tous ces moments, c'est comme si ça ouvrait l'espace parfois. Je ne dis pas que je le fais tout le temps, mais quand j'ai justement mis l'intention de me dire Ah là, je vais me poser deux heures, par exemple, pour écrire quelque chose ou créer eh bien, je sais que c'est beaucoup plus bénéfique parce que j'ai ouvert un peu cet espace avec différentes petites choses qui font que je me sens bien et que je peux y rester en fait.

  • Speaker #0

    Ouais. Il faut savoir que tu fais régulièrement des cercles de femmes. Est-ce que ça a un lien avec cette pratique-là, ces rituels-là, tu penses ?

  • Speaker #1

    Oui, je pense. C'est vrai que j'ai toujours accordé beaucoup d'importance, que ce soit dans mes cours de yoga, les rituels ou les cercles, c'est que j'ai toujours vraiment à cœur qu'on s'y sente comme à la maison. Et je vais faire le parallèle aussi avec l'hôtel qu'on a rénové, la décoration. Et en fait, c'est ce qui ressort souvent. les gens se sentent chez nous. Et moi, je crois que mon but ultime et profond, c'est qu'on se sente bien. Parce que je suis assez sensible à l'énergie des lieux, ou en tout cas à l'ambiance qui s'en dégage. Et quand on a ces cercles plus intimistes, où il va y avoir la bonne lumière, les bonnes matières, la bonne odeur, d'un coup, c'est comme s'il y avait un peu l'hypervigilance qui s'atténue. parce qu'on va se sentir enveloppée.

  • Speaker #0

    On s'abandonne. Voilà.

  • Speaker #1

    Et on se sent en confiance. Et je pense que c'est, oui, c'est quand je recrée chez moi aussi. Ou alors, c'est plutôt ce que je recrée dans les cercles, mais que je faisais déjà chez moi.

  • Speaker #0

    Oui, oui, oui, je comprends. Qu'est-ce qui va primer chez toi ? Est-ce que c'est quand tu travailles ? Est-ce que c'est le pratique ou l'esthétique ? Parce qu'on dit toujours les espaces de bureau, tu sais, c'est très, là aussi, un peu codifié. On a l'image du bureau hyper organisé. Alors je sais que tu y réponds parce que c'est pas un bureau, c'est un salon. Mais malgré tout, est-ce que le pratique a sa place dans ton espace de travail ?

  • Speaker #1

    Si je suis honnête, je crois pas. Si je suis honnête, je crois pas. Je pense que tu peux voir mon étagère là-bas où j'ai quand même réussi à dégager des espaces pour mettre les carnets, les feuilles, les trucs. Mais en fait, c'est un peu volant. C'est pas très organisé dans des dossiers, etc. Je ne sais pas, depuis toujours, je me sens assez bien dans les espaces qui vivent et je crois que le bureau, c'est un peu pareil. J'ai cette sensation que je sais que c'est sur tel carnet, j'ai marqué ça, sur l'autre carnet, j'ai marqué ça. On ne sait pas pourquoi j'ai changé de carnet, mais en fait,

  • Speaker #0

    c'est un peu ma manière de penser qu'il n'y a pas de plan.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est ça. Mais je crois qu'il y a une certaine zone de confort pour moi là-dedans, plus dans quelque chose de très carré. Alors bien sûr, parfois, j'aime remettre de la structure. J'aime réorganiser, que ça soit optimisé, mon espace de travail, en quelque sorte. Et oui, je sais où sont les choses, mais c'est vrai que ça ne ressemble pas à un bureau très organisé, comme on peut l'imaginer.

  • Speaker #0

    Pas de problème, la réponse me va très très bien. Si tu devais, je crois que je connais la réponse aussi, mais ce n'est pas grave, si tu devais décrire une journée type, je sais que tu as beaucoup de... Enfin beaucoup, tu as des rituels, des choses... des points que tu passes dans ta journée. Est-ce que tu pourrais nous en dire plus sur une journée type ? Alors peut-être qu'il y a deux phases. Il y a peut-être la phase été quand l'hôtel est ouvert et où il y a un rythme peut-être différent de le reste de l'année où effectivement l'hôtel est fermé. Comment tu arrives à organiser ? Peut-être fais-nous une journée été, une journée hiver.

  • Speaker #1

    Oui, peut-être.

  • Speaker #0

    On va le faire comme ça.

  • Speaker #1

    Ce qui est sûr, c'est que l'été comme l'hiver, en plus j'ai pris une résolution il n'y a pas longtemps qui me fait beaucoup de bien. je le partage parce que je pense que ça peut en aider beaucoup c'est de ne pas ouvrir mon téléphone le matin de ne pas scroller sur les réseaux sociaux ou de me dire parce que souvent j'ai des fulgurances créatives le matin au réveil donc j'ai envie de faire plein de choses que ce soit un poste quelque chose à laquelle je n'avais pas pensé donc avant j'avais ce réflexe de le faire tout de suite Et d'ouvrir mon téléphone, puis on reste un peu dans le lit. Et puis en fait, et là, je me sortais du lit, il était 11h, parce qu'en fait, ça m'avait pris beaucoup plus de temps que prévu. Et je ne me sentais pas du tout bien. Et donc, depuis que j'ai pris cette résolution de vraiment pas ouvrir le téléphone, en fait, le premier truc que je fais, c'est des rituels pour moi. Donc, je vais dans mon salon ou dehors, suivant la saison. Et souvent, j'ai déjà un tapis de yoga qui est déjà déroulé. Comme tu peux le voir, en fait, je ne le range pas. Parce que pour moi, c'est vraiment la facilité. Et on sait que pour créer des habitudes, il faut que ce soit le plus simple. Et là je vais vraiment faire des pratiques en fonction de ce que je ressens, que ce soit de la méditation, de la respiration, du yoga, je vais faire du mouvement, de la danse. Ça peut me prendre entre 5 minutes quand j'ai vraiment pas envie, ou que je suis pressée, comme ça peut durer une heure. Et du journaling, et puis parfois je vais écrire ce que j'ai eu comme idée le matin. Et en fait, ce temps-là, je me suis vraiment rendue compte que c'est ce qui va régir le reste de ma journée quand même, comment je me sens dans mon corps et dans ma tête.

  • Speaker #0

    Ok. C'est-à-dire que les jours où tu ne le feras pas, tu te sens moins bien, moins alliée peut-être ?

  • Speaker #1

    Oui. Même moi, je le sens vraiment dans mon corps tout de suite quand je n'ai pas mis mon corps en mouvement. C'est comme je sens qu'il y a des blocages et je sais que ça va avoir un impact sur mes émotions ou mes réactions dans la journée.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Et donc ça, se mettre en mouvement. L'été, je vais plus marcher ou courir ou vraiment m'aérer. Et parfois, j'avais pris une heure où je fais ça. Et ça, ça me faisait beaucoup de bien aussi. Et après, mes journées de travail sont...

  • Speaker #0

    Variables.

  • Speaker #1

    Variables. Mais voilà, ça peut être ça. Et puis après, je vais ouvrir mon ordinateur. Et en fonction des priorités que j'ai, je vais me lancer sur telle ou telle tâche. Après, ça peut être... Un point d'équipe pour la baignoire, une réunion, on va se connecter, on va se retrouver. Mais c'est vrai qu'il n'y a rien de très figé. Comme je vais pouvoir ne pas du tout travailler, ce que je disais, et puis m'en mettre à travailler le soir parce que j'avais une copine qui était là l'après-midi, j'ai pris mon après-midi, je n'ai pas réfléchi. Et puis l'été quand même, je suis beaucoup plus à la baignoire, à l'hôtel, puisque déjà je donne des cours de yoga, donc ça, ça me tout de suite crée un rythme. Et parfois, je travaille quand même de là-bas. Donc, que ce soit rien que pour être en lien avec tous les gens qui sont sur place, il y a toujours des choses à faire. Ou alors, je prends mon ordi et puis je me mets à travailler de là-bas.

  • Speaker #0

    Quand tu travailles de là-bas, tu travailles où ?

  • Speaker #1

    Toujours dans les espaces communs. Il y a des bureaux fermés, mais je n'y vais pas. Non, c'est intéressant. Oui, mais c'est quand même des espaces qui sont calmes. Quasi. Oui, et puis pas trop dans le passage, parce que par exemple, je pourrais travailler dans le restaurant, mais là, pour moi, il y a trop de musique, un peu trop de monde, de passage, de bruit. Mais je vais me mettre soit dans le hall d'entrée, parce que je sais qu'il y a moins de monde en ce moment, soit je me mets à la mezzanine, mais j'entends ce qui se passe et je suis quand même connectée à ce qui se passe.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu as prêté attention à l'endroit ? Est-ce que tu te mets toujours au même endroit quand tu es dans ces espèces de passages, on va dire ? Est-ce que tu as constaté la place qui t'appelle le plus, en fait ? Dans l'environnement, est-ce qu'il y a un mur derrière, il n'y a pas de mur derrière ? Est-ce que tu as un poste d'observation quelque part du coup ? Ou est-ce que tu es dans le passage ?

  • Speaker #1

    Non, non, oui, il y a souvent, enfin quand j'ai habité un des lieux, souvent je me remets à la même place si ça m'a convenu. Et je ne peux pas vraiment expliquer le feeling, mais c'est vrai que je le sens. Mais du coup, il n'y a pas de règles, parce qu'à la médianine, je n'ai pas de mur derrière. Mais je sens que c'est là qu'il faut que je sois, parce que je me sens bien. Comme en bas, il y a un mur derrière moi, il y a la porte pas loin, mais en même temps je ne suis pas visible dès l'entrée.

  • Speaker #0

    D'accord. Parce que ça on dit que c'est au-delà de l'énergie, c'est des neurosciences, c'est le fonctionnement du cerveau. C'est plus reposant, c'est-à-dire qu'il ne va pas y avoir d'énergie dépensée par notre cerveau dans l'hypervigilance. Donc l'hypervigilance, ça va être des endroits où il n'y a pas de protection, on peut être surpris par l'arrière. Être dans un endroit où on a un mur derrière nous, donc personne ne va nous surprendre par derrière, à part si le mur s'effondre, mais c'est un autre problème. Et c'est surtout avoir une visibilité sur les entrées et les sorties, donc les portes, les fenêtres, etc. Donc là, ça met notre cerveau en sécurité. Donc il sait qu'il ne va pas être attaqué par un ours par derrière, en fait, parce que c'est très archaïque. Et du coup, on a une posture où on va dépenser moins d'énergie, en fait. On va du coup moins ressentir de fatigue au long de la journée.

  • Speaker #1

    Oui, oui, ça c'est vrai, je le ressens. Je le vois dans les espaces où je me mets. En effet, il y a cette sécurité un peu naturelle.

  • Speaker #0

    Parce que même quand on est seul dans un espace, quand on n'a pas de rien derrière nous, on... on va toujours être en vigilance sur le petit bruit qu'on va entendre. Ou le petit courant d'air, ou les choses comme ça. Et le fait d'avoir comme ça un positionnement un peu en sécurité, ça ne donne pas la même tournure à la journée.

  • Speaker #1

    Totalement. Je le vois rien que cette table, je ne me mets jamais sur ces chaises-là qu'on voit. C'est toujours avec le tournure.

  • Speaker #0

    Au fait,

  • Speaker #1

    voilà.

  • Speaker #0

    Donc là, on a vu, quand tu travailles à la... Enfin, on est en train de dérouler ta journée. est-ce qu'il y a d'autres choses que tu fais de façon notoire un autre rituel dans la journée peut-être le soir ou ce genre de choses où il n'y en a pas non c'est pas vraiment des rituels

  • Speaker #1

    plus que ça il y a vraiment ce côté si je ne suis pas sortie de la journée par contre j'ai vraiment besoin de sortir d'aller marcher en nature ou autre d'aller voir peut-être des gens, sortir boire juste un verre avant de revenir chez moi. Et je pense que mon premier réflexe souvent quand je rentre chez moi, c'est de recréer un lieu chaleureux.

  • Speaker #0

    D'accord, donc rallumer les bougies,

  • Speaker #1

    les lumières. Voilà, c'est ça. Mon combat, c'est les lumières. Parce que parfois, mon copain est rentre, il allume les plafonniers par réflexe, parce que c'est ce qu'il y a de plus facile que toutes les petites lumières. un peu dispersée dans la maison.

  • Speaker #0

    Et ça t'agresse ?

  • Speaker #1

    Ah mais complètement. Mais ça ne fait pas du tout la même ambiance. Et moi, je suis là, mais je ne veux pas rentrer chez moi, c'est comme ça. Donc ça, oui, c'est...

  • Speaker #0

    C'est important pour toi.

  • Speaker #1

    Oui. Ok.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a des outils, alors je ne dis pas nécessairement technologiques, des choses qui, pour toi, sont indispensables dans ton quotidien ? Je pense peut-être le journaling, peut-être. ou peut-être autre chose et en quoi ça t'aide au quotidien dans ton dans ton dans ta posture d'entrepreneur aujourd'hui ou de la posture de lire aussi d'ailleurs ça plaide aux deux oui le journaling comme tu dis c'est un outil que j'utilise énormément justement

  • Speaker #1

    aussi je me sens submergé si c'est pas clair mes pensées je prends un stylo et n'importe quelle feuille même si ce n'est pas mon carnet habituel ce matin j'étais pas chez moi J'ai trouvé une peigne qui traitait, j'avais besoin d'écrire. Et je structure une pensée, j'extériorise quelque chose. Oui, ça c'est un outil pour moi qui est très très fort. Après, je fais beaucoup de cohérence cardiaque. Par exemple, le soir avant de m'endormir. Pour moi, c'est mon rituel.

  • Speaker #0

    D'accord, t'apaiser.

  • Speaker #1

    Ouais. Et puis, je crois que ça marque le moment où je vais au lit. Comme j'adore les odeurs, il y a toujours une huile essentielle, quelque chose qui traîne à côté ou une huile pour les mains. Et en fait, l'odeur, tout de suite, ça me met dans la bulle de ça y est, il est temps de dormir.

  • Speaker #0

    C'est un excellent défaut.

  • Speaker #1

    Voilà. Et je pense que toutes ces petites choses que je mets en place et le mouvement beaucoup, moi, dans mon quotidien d'entrepreneur, c'est ce qui m'apporte et me permet de garder le cap. D'accord. D'accord.

  • Speaker #0

    Si on en revient aux journalines, moi, j'en fais aussi. Est-ce que tu es la team qui mélange le pro et le perso ?

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ça sort,

  • Speaker #1

    quoi. Oui. En fait, vraiment, moi, je ne fais pas de distinction. Ma vie professionnelle, elle est vraiment...

  • Speaker #0

    Il n'y a pas de cloison pour l'encarne.

  • Speaker #1

    Elle est intimement liée à ma vie personnelle. Et je sais que ça fait vraiment partie de ma vie, tout ce qui peut toucher au professionnel.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Voilà. Et c'est intégrant de mon intimité. Surtout que je travaille avec mon copain, mon père, mon frère, ma belle-mère. Donc en fait, même un repas de famille, ça peut dériver sur des sujets pros. Et en fait, ça ne nous pose pas plus que ça de problème. Parce qu'on est tous animés par ce qu'on fait en fait, je pense.

  • Speaker #0

    D'accord. Quand tu as besoin de... te sortir quelque part de la partie professionnelle, ça doit arriver dans certains moments. Qu'est-ce que tu fais ?

  • Speaker #1

    Soit c'est des moments de vie où je suis dans l'instant présent avec des amis ou même ma famille, même si j'ai dit qu'on peut parler d'autres choses aussi. Voilà, on parle de plein d'autres choses. Et en fait, après, je sais que moi j'ai du mal même en vacances et par exemple à jamais... réfléchir à mes projets ou à mettre quelque chose en place.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Je sais que c'est très dur. Mais je ne sais pas si... J'ai eu besoin de couper et de prendre ces temps et je me suis rendue compte que quand même, il y avait des temps off qui étaient très importants à prendre. Et en même temps, je sais que mon cerveau ne s'arrête pas de créer. Et donc, j'ai besoin de l'extérioriser. Et la création, pour moi, que ce soit sur un post Instagram...... ou d'écrire une nouvelle idée pour un projet ou quoi. En fait, c'est l'extérieur de la vie d'une manière.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Et ça me fait du bien.

  • Speaker #0

    Ok. Justement, si on parle du téléphone, pour moi, le téléphone, c'est un espace de travail. Parce qu'on y passe du temps, on est entrepreneur, on fait souvent notre com nous-mêmes, ou pas d'ailleurs. C'est quoi ton lien avec ce téléphone ? Et Instagram notamment, parce que je sais que tu es très présente sur Instagram.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ce fameux lien. un peu conflictuelle, je pense, qui m'interroge en vrai, parce que je m'interroge vraiment sur l'évolution de la société par rapport aux réseaux sociaux.

  • Speaker #0

    C'est vrai que tu partages souvent des stories à ce propos.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    C'est intéressant justement.

  • Speaker #1

    Et je pense qu'il faut vraiment retrouver son centre et son libre-arbitre sur tout ça. Ça m'a beaucoup questionnée et je n'ai pas la réponse. Mais c'est vrai que Instagram, au début où je me suis lancée, c'était très, comment dire, facile presque. J'avais ce sentiment, parce qu'en fait, je ne réfléchissais pas d'ailleurs. Et puis, c'était post-confinement, donc il y avait quelque chose de... Tout le monde partageait très spontanément, puis tout marchait un peu, c'était comme par magie. Et puis là, quatre ans après, je pense qu'on a peut-être tous ressenti un peu cette saturation aussi, et puis cette limite justement entre qu'est-ce que je montre. et qu'est-ce que je montre pas.

  • Speaker #0

    C'est le sujet qu'on avait en off juste avant, sur la visibilité.

  • Speaker #1

    Exactement. Et moi, je montrais beaucoup de ma vie avant parce que justement, j'avais l'impression que c'était ma manière d'être authentique. En fait, j'étais là, ça, ça fait partie de ma vie. Et aujourd'hui, j'ai plus de réserve parce que justement, maintenant, je sais que c'est mon outil de travail. Et comme tu le dis, c'est mon bureau. Et donc, en fait, réfléchir alors que je suis avec des gens à ce que je vais pouvoir reposter ou tirer de ça pour le partager, c'est épuisant parce que ça crée de la charge mentale. Et en plus, j'ai ce sentiment que parfois, ça ne nourrit pas forcément mon projet, en fait.

  • Speaker #0

    Ça nourrit quoi, d'après toi ?

  • Speaker #1

    Pour moi, l'algorithme est beaucoup d'égo. En vrai, il ne faut pas se mentir, Instagram et la visibilité comme ça sur les réseaux... Pour moi, ça nourrit quand même beaucoup d'ego. Après, je n'ai jamais été attirée par ce genre de compte, ou même moi le faire, par exemple des profs de yoga qui montrent beaucoup de postures, et tout ça, ça m'a toujours même mal à l'aise, parce que je me dis, mais est-ce que ce n'est pas complexant pour les gens, finalement, si on n'arrive pas à faire ça ? Est-ce que c'est le message que moi je veux donner ? Sajant que, on va dire, mes enseignements ne sont pas du tout basés sur la performance, parce qu'il y a certains profs où on va être plus axés sur ça, la souplesse, et donc je comprends, ben voilà, on... On expose ce qu'on veut transmettre. Moi, pas du tout. Donc, c'est vrai que je n'avais jamais trop accroché avec ce mode de fonctionnement. Mais je le faisais sûrement d'une certaine manière en montrant d'autres choses. Après, aujourd'hui, j'ai testé justement d'être très à fond.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    En publiant beaucoup, en écoutant beaucoup de conseils, de communication. Et en fait, je me suis dit, mais à quoi bon ? un peu parce que j'ai l'impression que ça nous déconnecte de nous-mêmes et de ce qu'on était venu donner dans cette course à la visibilité justement

  • Speaker #0

    Ça j'en suis intimement persuadée. C'est que ça nous influence dans notre façon de... Ce qu'il faut faire, ce qu'il y a lieu de faire, les offres que tu peux proposer, et ça influence et au final on se coupe de nos besoins et de nos envies.

  • Speaker #1

    Complètement.

  • Speaker #0

    Et de ce qu'on peut apporter, ça lisse tout en fait. C'est ça. Et c'est ça qui est très dommage je pense aujourd'hui. Donc il faut arriver à construire quelque chose... Moi j'aime bien encore employer ce terme mais... Habiter cet espace, je pense, en gardant, en étant connectée à nos besoins et nos envies.

  • Speaker #1

    Totalement. Et puis, en fait, parfois, il y a une injonction à être originale. On nous dit, oui, ce qui marche, c'est de s'exprimer comme tu parlais dans la vie d'habitude. Mais en fait, moi, je ne parle pas en disant bitch dans la vie d'habitude. Non, mais c'est que parfois, j'ai vu des personnes se grimer un petit peu. pour attirer l'audience. Et c'est vrai que je me dis, bah non, en fait, j'ai peut-être rien de très original, mais je suis moi, donc soit ça connecte, soit ça connecte pas, mais c'est vrai qu'il faut faire attention à pas se perdre dans son authenticité avec tout ça. Donc voilà, je pense que c'est tout petit travail et de pas... Moi, j'avais ce truc où j'étais à je m'inspire mais en fait, je suis en train de scroller. Je m'inspire, je m'inspire mais en fait, on rentre vite dans la comparaison, dans ce qu'on n'est pas assez. Donc j'adore le contenu que je suis, en plus je l'ai bien ciblé aujourd'hui je pense, et il m'intéresse, mais c'est vrai que je fais attention et je préfère m'abonner à une newsletter, et avoir des nouvelles comme ça, et prendre le temps de recevoir vraiment les enseignements que d'avoir beaucoup à consommer. Oui,

  • Speaker #0

    de rentrer dans l'ultra consommation des choses. Du coup, est-ce que tu dors avec ton téléphone à côté de toi ? C'est ton réveil ou pas ? Oui.

  • Speaker #1

    on n'est pas fiers pourtant j'ai un réveil qui fait la lumière du jour mais il est au placard depuis un petit moment et je voudrais peut-être le ressortir en ce qui concerne l'ailleurs donc moi l'ailleurs je me dis quand

  • Speaker #0

    t'es solopreneur, entrepreneur des fois on a envie de sortir de chez soi, c'est ce qu'on me disait c'est que le fait de travailler chez soi ça peut isoler donc on peut avoir un sentiment de solitude qui peut s'instaurer et donc on se dit, est-ce que je n'irais pas travailler ailleurs ? Est-ce qu'il y a un ailleurs pour toi ? Et qu'est-ce que tu ressens quand tu vas bosser dans un café au bord de l'océan ? Je ne sais pas, quelles sont tes habitudes si tu en as ? Et quel est ton avis là-dessus ?

  • Speaker #1

    Je ne fais pas partie de ces digital nomads ou solopreneurs qui aiment bosser dans les cafés. En vrai, j'ai essayé justement parce que moi aussi, surtout quand j'habitais à Bordeaux, je souffrais un peu de ne pas sortir ou d'être toute seule à travailler de chez moi. Mais alors en fait, ce que tu disais sur l'hypervigilance et tout ça, moi, ce n'est pas du tout productif. Parce qu'en fait, il y a trop de sollicitations, de gens qu'on peut croiser. Je ne me sens pas du tout dans ma bulle en fait. Et donc, ça ne crée pas un espace de sécurité qui me fait être efficace ou productive.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Je préfère vraiment garder le côté café parce que j'y vais pour sociabiliser ou prendre du temps pour moi. Je pourrais très bien ouvrir un petit carnet et écrire quelque chose si je me suis décidée de passer deux heures. Mais je n'y vais pas consciemment pour me dire que je vais ouvrir mon ordi et travailler. Les peu de fois où je l'ai fait, je n'ai pas trouvé trop de bénéfices personnellement.

  • Speaker #0

    D'accord. La nature, l'océan non plus ?

  • Speaker #1

    Là, ça va être vraiment ressourcement. Oui,

  • Speaker #0

    donc on est sur off, on est sur pilote automatique.

  • Speaker #1

    Exactement. Et là, pour le coup, je scinde un peu plus.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Voilà. Et parfois, oui, par contre, si j'ai besoin d'être, on va dire, inspirée et d'aller écrire, oui, je peux me mettre à l'océan, au lac, prendre un carnet, écrire ou écouter une formation parce que je suis en train de suivre une formation. Oui. Mais voilà, ça va être des tâches plus comme ça que de la création ou de l'opérationnel.

  • Speaker #0

    D'accord. Je vais te dire des petits mots et tu vas me dire ce que ça génère en toi, ce que tu as envie de dire par rapport à ça. Procrastination. Est-ce que tu as le sentiment de... Non. C'est quelque chose que tu...

  • Speaker #1

    Non, alors je sais que c'est vraiment une tâche qui me saoule. Elle est consécutive.

  • Speaker #0

    Ça me saoule, flemme quoi.

  • Speaker #1

    Voilà, oui. Mais ça m'arrive assez peu, en tout cas pour mes projets personnels avec le Uma Women Club. Plus pour la baignoire. puisque là c'est plus d'autres compétences qui à des moments font moins appel à ce flot intérieur mais bon c'est assumé je le fais il y a mouvement mais on en a déjà beaucoup parlé pour toi c'est absolument nécessaire au quotidien oui forcément le rapport au corps pour moi et le mouvement c'est vraiment un outil incroyable oui cas pour ma part et je les ai souvent ressenti et l'immobilité en effet fait baisser mes vibrations aussi on parlait de ça tout à l'heure le fait parfois quand on habite un peu plus loin de l'agitation peut-être d'une ville ou quoi je sens que au moins j'ai besoin de me remettre en mouvement dans mon corps pour pour me sentir bien vision vision moi j'adore ce mot J'adore le mot vision par rapport à la manifestation, au vision board, par rapport aux connexions et aux intuitions. J'avoue que je fonctionne beaucoup comme ça. On en parlait tout à l'heure en off, ou parfois c'est comme j'appelle ça des visions. C'est comme je sens, j'ai vu, je le vois, ça va se réaliser. Je ne sais pas encore comment, mais il y a quelque chose qui me pousse du coup à me mettre dans l'action quand j'ai les visions en fait.

  • Speaker #0

    D'accord. Argent.

  • Speaker #1

    Argent, vaste sujet aussi. Oui, mais en plus, c'est vraiment le sujet que Mariana, la coach qui m'accompagne sur les retraites à Ibiza, aborde. Donc, c'est un sujet qui est en cours pour ma part. Je sais que c'est encore quelque chose que je n'ai pas complètement élucidé, je pense, mon rapport à l'argent, qui est très spécial.

  • Speaker #0

    C'est en lien avec ta valeur.

  • Speaker #1

    Je ne sais pas, je ne saurais pas répondre à cette question. Parce qu'en fait, pour moi, l'argent, c'est souvent une complication. Donc j'adore quand on ne parle pas d'argent, mais en même temps, j'adore en faire aussi. Ou justement, donner de la valeur à ce que je fais par l'argent. Donc ce n'est pas encore clair, je pense.

  • Speaker #0

    Pas de problème. La réponse est très bien. Est-ce que tu conseillerais à quelqu'un d'être entrepreneur ou pas ?

  • Speaker #1

    Ah, il y a quelques années j'aurais dit oui, c'est le meilleur chemin. Aujourd'hui, je reviens là-dessus, honnêtement. Moi j'aspire à accompagner des entrepreneurs, je suis en contact avec beaucoup d'entrepreneurs, et j'adore ça, parce que je pense que ça me correspond à mon tempérament, mais comme je pense que ça ne correspond pas à tout le monde. Et c'est un... peu ce sur quoi aujourd'hui je voudrais appuyer parce que je pense que ça a été comme un effet de mode entre guillemets parce que...

  • Speaker #0

    L'adorado.

  • Speaker #1

    Exactement, comme l'American Dreams où on se dit oui, tout est possible et en effet il y a cette liberté je pense et cette connexion à redonner du sens à ce qu'on fait beaucoup plus profondément mais le chemin... pas faire d'injonction et mettre des croyances, mais c'est vrai qu'il n'est pas aussi peut-être facile que ce qu'on peut voir ou croire. Et que pour moi, pour être entrepreneur, il faut le voir en fait comme un chemin personnel.

  • Speaker #0

    Carrément.

  • Speaker #1

    Voilà. Et qu'il y a beaucoup de remises en question tout le temps et il faut être prêt à ça.

  • Speaker #0

    Mais c'est aussi passionnant.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Parce que c'est un chemin personnel aussi. de connaissances de soi, de l'autre, de plein de choses.

  • Speaker #1

    C'est un message incroyable. Il faut être prêt à ça. Ou en tout cas, oser revenir sur ses pas si on sent que c'est trop inconfortable.

  • Speaker #0

    Oui, d'accord. Super. Moi, ça me va. Ça te va ? Pour tout ce que tu nous apportes dans ta façon de voir, je trouve qu'il y a un nouvel élan un petit peu... qui pousse un peu sur Instagram notamment parce que c'est vraiment un réseau où on est toutes, si je parle pour celles que je connais très présentes, il y a un petit vent de révolte je trouve qui pousse un petit peu, c'est qu'effectivement il y a autre chose pour sortir et pour vivre de l'entrepreneuriat aujourd'hui, il y a autre chose que ce chemin là je pense, même s'il est indispensable. il y a peut-être d'autres choses effectivement à nourrir aujourd'hui pour garder notre authenticité et notre singularité quoi totalement,

  • Speaker #1

    je pense qu'il faut aller explorer ces chemins,

  • Speaker #0

    même s'ils sont pas simples mais on va y arriver, oui merci beaucoup Léa merci Gaëlle je partagerai dans les notes de l'épisode tous les renseignements pour qu'on puisse te retrouver avec tes accompagnements, le lien vers ton site vers Instagram puisque nous y sommes aussi en plus Mais voilà, toutes les informations sont dans les notes de l'épisode.

  • Speaker #1

    Super, merci beaucoup.

  • Speaker #0

    Merci à toi, à très bientôt.

  • Speaker #1

    À très bientôt.

  • Speaker #0

    Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui. Alors j'aimerais vraiment savoir ce que vous avez pensé de ce nouvel épisode. Donc c'est très simple, dites-le moi en message privé sur Instagram ou bien en m'envoyant un email à bonjour-maisonconquête.fr Et n'oubliez pas, un questionnaire vous attend dans les notes de l'épisode ou dans ma bio Instagram. C'est super important pour moi, alors prenez quelques minutes pour y répondre s'il vous plaît. Merci de votre aide. et à très bientôt pour un nouvel épisode.

Share

Embed

You may also like

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, bonjour, je suis Gaëlle Dumora et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Maison Conquête. Alors aujourd'hui, nous sommes le 6 janvier 2025, donc déjà dans un premier temps, je tenais à vous souhaiter une belle et douce année. Et pour que la mienne débute bien, je vous mets dans les notes de l'épisode un questionnaire. Alors s'il vous plaît, prenez quelques minutes pour y répondre, cela met d'une grande utilité pour l'avenir du podcast. Alors aujourd'hui, c'est le deuxième épisode dans le Bureau 2 que vous allez pouvoir entendre. Dans ce format, je pars à la rencontre de créatifs, d'entrepreneurs, de personnalités inspirantes et de leurs espaces de travail. J'ai envie d'aller explorer ce que cela change d'avoir un bureau dans sa posture professionnelle, comment ils vivent leur espace, si la place du faire sort parfois de ce lieu pour aller chercher l'inspiration ailleurs et si le bureau... est à la maison, comment se comportent les autres habitants vis-à-vis de ce lieu ? On va aussi parler procrastination, de la solitude de l'entrepreneur ou encore du lien au travail et à l'argent. Alors c'est parti, direction Lacanau, chez Léa Fogère qui nous accueille chez elle. Bonjour Léa.

  • Speaker #1

    Bonjour Gaëlle.

  • Speaker #0

    Merci de m'accueillir chez toi.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir.

  • Speaker #0

    Alors, est-ce que tu pourrais te présenter en m'expliquant un petit peu le métier que tu fais aujourd'hui et que tu exerces ? Ah oui, bien sûr. Ça fait que je crois savoir que tu as plusieurs casquettes.

  • Speaker #1

    Voilà. Je ne sais pas par lequel je démarre. Peut-être en repartant de l'origine, que j'étais designer d'intérieur. J'ai fait une reconversion en 2020 pour devenir professeure de yoga. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes entrepreneuses dans leur cheminement et surtout la reconnexion à leur... Puissance féminine par leur cycle féminin. Mais je suis aussi directrice artistique. Enfin, je ne sais pas comment on peut l'appeler. Mais c'est vraiment ce projet à Lacanau-Océan qui est un hôtel-restaurant, une entreprise familiale. C'est un projet qui a deux ans pour lequel j'ai ré-enfilé ma casquette de designer pour rénover l'hôtel. Aujourd'hui, je gère toute la partie images comme événementiel avec une équipe. C'est ces deux casquettes aujourd'hui.

  • Speaker #0

    C'est plus un projet familial, on va dire. Oui. Pour faire un petit peu le contexte de ton organisation professionnelle. Aujourd'hui, est-ce que tu as un espace à toi où tu travailles, un bureau, on pourrait l'appeler, ou un espace à toi, en tous les cas, qui te permet de, quotidiennement, te connecter à un espace bien déterminé ?

  • Speaker #1

    Bah vraiment c'est mon salon. C'est vrai que j'ai jamais eu de bureau, de pièces dédiées à mon travail ou alors c'était ma chambre à l'époque. Et je suis assez à l'aise avec ça parce qu'en fait j'adore travailler dans les espaces de vie, dans les espaces ouverts. J'ai besoin de sentir qu'il y a de la chaleur. Là t'es dans mon salon donc tu peux voir il y a le poêle, les petites bougies, la lumière et en fait c'est comme ça que je me sens bien. Et j'ai une pièce bureau, qui sert aussi de rangement, dans laquelle je ne vais jamais. Parce que pour moi, justement, je suis trop enfermée et je ne vois pas ce qui se passe. Et je n'aime pas ça. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais en tout cas, il y a ma table de salle à manger, où je me mets parfois assise et ça va être plutôt des tâches sur l'ordinateur, de la création, par exemple, visuelle, etc. Et sinon, c'est ma table basse devant mon canapé, où j'adore me mettre. Où j'adore être par terre, moi assise par terre. Et là, par exemple, si je dois écrire des cercles, des cours de yoga, enfin voilà. Là, j'ai tous mes bouquins, j'ouvre mes cahiers, j'écris, j'ai mes petites musiques. Et c'est là où je suis le plus connectée. Et là, le temps passe très vite.

  • Speaker #0

    D'accord. Est-ce que, du coup, moi ça me fait interpeller sur une seule chose. Est-ce que, pour toi, tu mets où la cloison ? Ou alors, il n'y en a peut-être pas. entre ton travail et ta vie personnelle ?

  • Speaker #1

    Il n'y en a pas.

  • Speaker #0

    Alors, pour avoir un petit peu plus de détails sur ta vie, ton œuvre, aujourd'hui, tu vis avec ton amoureux. Oui. Et vous n'avez pas d'enfant. Parce que c'est un contexte quand même qui peut influencer aussi l'organisation.

  • Speaker #1

    Il a un fils, mais qui ne vit pas avec nous. Donc parfois,

  • Speaker #0

    il vient chez nous. Oui, vous l'accueillez,

  • Speaker #1

    mais c'est tout.

  • Speaker #0

    D'accord. Donc il n'y en a pas, si on en revient à cette fameuse cloison entre l'espace pro et l'espace perso.

  • Speaker #1

    Non, il n'y en a pas.

  • Speaker #0

    Ce qui explique peut-être la non-nécessité ou la non-possibilité de travailler dans un bureau. Parce que du coup, ça crée la cloison.

  • Speaker #1

    Complètement. Et je sais... pas si c'est bon ou pas, mais honnêtement.

  • Speaker #0

    Alors, il n'y a pas de c'est bon ou pas, il y a comment on le vit, soit avec soi.

  • Speaker #1

    Non, mais parce que j'ai souvent entendu dans des podcasts de psychologie ou quoi, c'est vrai qu'on conseille en tout cas pour la santé mentale de fermer à telle heure les mails, de ne pas les ouvrir, de cloisonner finalement sa vie perso de sa vie pro. Et moi, j'avoue que je suis beaucoup plus mon flow. et c'est vrai que ça prévient pas, parfois je vais avoir des élans de créativité ou des envies de travailler qui sont, je sais pas, un dimanche soir à 18h, ce qui n'est pas je pense le commun de tout le monde et pourtant je sais pas, le lundi matin je vais avoir besoin de prendre toute ma matinée pour faire des pratiques pour moi, de méditation, de yoga et là pour le coup, je culpabilise pas non plus de pas être au travail à 8h ouais,

  • Speaker #0

    mais moi j'y vois pas de problème en fait parce que... Parce qu'effectivement, c'est plus les injonctions de la société auquel cas il faut travailler. On travaille du lundi au vendredi et le week-end, c'est le week-end. Et quelque part, si on a une vie qui fait qu'on architecture quelque part les choses différemment, il n'y a rien de grave au fond. Mais si c'est en accord avec soi et ça respecte son propre cycle, à mon avis.

  • Speaker #1

    Oui, je pense. Et puis surtout, ça dépend aussi d'avec qui on vit, le rythme peut-être de nos amis, notre vie sociale. C'est vrai que moi, je suis avec quelqu'un qui est restaurateur, donc autant dire que les week-ends, c'est finalement le début de la semaine pour les autres. Donc, en fait, il y a un peu cette fluidité. Et si on a envie de partir en week-end un mercredi, on le fait. Et c'est vrai que moi, j'aime cette liberté aussi de suivre ce qui se présente en fonction de notre travail. Et c'est OK.

  • Speaker #0

    Et d'ailleurs, même si je ne suis pas le plan que j'avais voulu, mais ce n'est pas grave. On ne m'en voudra pas, je pense. Ton conjoint, par exemple, tu es en train de travailler sur la table basse du salon. Ton conjoint arrive. Est-ce que tu te sens, entre guillemets, agressé ou coupé dans ton élan ? Comment tu vis ces moments où l'autre, quel qu'il soit, ça peut être des enfants pour certains, ou un conjoint, ou je ne sais pas quoi, ou téléphone, ou ce genre de choses. Comment tu vis ce moment-là ? Est-ce que c'est te déranger ou pas ? Comme tu es dans la pièce de vie, quelque part, tu assumes le fait de pouvoir être dérangée.

  • Speaker #1

    Oui, je crois que j'assume ça. Après, je pense qu'il y a du respect mutuel, justement, dans nos temps personnels. Que ce soit moi sur la table basse ou lui qui va être en train de s'étirer sur le tapis de yoga en face de moi. Mais du coup, c'est des moments de calme où je préfère sentir la présence et sentir que si on a envie de se dire un petit mot pour rigoler ou n'importe. c'est là et je ne suis pas enfermée dans ma pièce depuis quatre heures en fait et que je n'ai pas su ce qui se passait dans la maison.

  • Speaker #0

    D'accord. En fait, le salon devient la place tournante.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Quels sont, alors puisque là on est dans le salon, de quoi tu as besoin ? Donc effectivement, tu as besoin au final d'être au courant. d'être connecté aux autres. Est-ce qu'il y a d'autres choses dont tu as besoin, comme objet, comme ambiance, peut-être ? Tout ce genre de choses, dans cette pièce-là, justement. Est-ce que tu as noté des choses ?

  • Speaker #1

    Les lumières, mais dans le sens j'ai besoin vraiment que ça soit chaleureux. Même en pleine journée, je peux allumer des bougies, par exemple. Les odeurs aussi, c'est important.

  • Speaker #0

    C'est quoi comme odeurs ?

  • Speaker #1

    de l'encens, ça peut être de la sauge que j'ai brûlée avant. Tous ces moments, c'est comme si ça ouvrait l'espace parfois. Je ne dis pas que je le fais tout le temps, mais quand j'ai justement mis l'intention de me dire Ah là, je vais me poser deux heures, par exemple, pour écrire quelque chose ou créer eh bien, je sais que c'est beaucoup plus bénéfique parce que j'ai ouvert un peu cet espace avec différentes petites choses qui font que je me sens bien et que je peux y rester en fait.

  • Speaker #0

    Ouais. Il faut savoir que tu fais régulièrement des cercles de femmes. Est-ce que ça a un lien avec cette pratique-là, ces rituels-là, tu penses ?

  • Speaker #1

    Oui, je pense. C'est vrai que j'ai toujours accordé beaucoup d'importance, que ce soit dans mes cours de yoga, les rituels ou les cercles, c'est que j'ai toujours vraiment à cœur qu'on s'y sente comme à la maison. Et je vais faire le parallèle aussi avec l'hôtel qu'on a rénové, la décoration. Et en fait, c'est ce qui ressort souvent. les gens se sentent chez nous. Et moi, je crois que mon but ultime et profond, c'est qu'on se sente bien. Parce que je suis assez sensible à l'énergie des lieux, ou en tout cas à l'ambiance qui s'en dégage. Et quand on a ces cercles plus intimistes, où il va y avoir la bonne lumière, les bonnes matières, la bonne odeur, d'un coup, c'est comme s'il y avait un peu l'hypervigilance qui s'atténue. parce qu'on va se sentir enveloppée.

  • Speaker #0

    On s'abandonne. Voilà.

  • Speaker #1

    Et on se sent en confiance. Et je pense que c'est, oui, c'est quand je recrée chez moi aussi. Ou alors, c'est plutôt ce que je recrée dans les cercles, mais que je faisais déjà chez moi.

  • Speaker #0

    Oui, oui, oui, je comprends. Qu'est-ce qui va primer chez toi ? Est-ce que c'est quand tu travailles ? Est-ce que c'est le pratique ou l'esthétique ? Parce qu'on dit toujours les espaces de bureau, tu sais, c'est très, là aussi, un peu codifié. On a l'image du bureau hyper organisé. Alors je sais que tu y réponds parce que c'est pas un bureau, c'est un salon. Mais malgré tout, est-ce que le pratique a sa place dans ton espace de travail ?

  • Speaker #1

    Si je suis honnête, je crois pas. Si je suis honnête, je crois pas. Je pense que tu peux voir mon étagère là-bas où j'ai quand même réussi à dégager des espaces pour mettre les carnets, les feuilles, les trucs. Mais en fait, c'est un peu volant. C'est pas très organisé dans des dossiers, etc. Je ne sais pas, depuis toujours, je me sens assez bien dans les espaces qui vivent et je crois que le bureau, c'est un peu pareil. J'ai cette sensation que je sais que c'est sur tel carnet, j'ai marqué ça, sur l'autre carnet, j'ai marqué ça. On ne sait pas pourquoi j'ai changé de carnet, mais en fait,

  • Speaker #0

    c'est un peu ma manière de penser qu'il n'y a pas de plan.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est ça. Mais je crois qu'il y a une certaine zone de confort pour moi là-dedans, plus dans quelque chose de très carré. Alors bien sûr, parfois, j'aime remettre de la structure. J'aime réorganiser, que ça soit optimisé, mon espace de travail, en quelque sorte. Et oui, je sais où sont les choses, mais c'est vrai que ça ne ressemble pas à un bureau très organisé, comme on peut l'imaginer.

  • Speaker #0

    Pas de problème, la réponse me va très très bien. Si tu devais, je crois que je connais la réponse aussi, mais ce n'est pas grave, si tu devais décrire une journée type, je sais que tu as beaucoup de... Enfin beaucoup, tu as des rituels, des choses... des points que tu passes dans ta journée. Est-ce que tu pourrais nous en dire plus sur une journée type ? Alors peut-être qu'il y a deux phases. Il y a peut-être la phase été quand l'hôtel est ouvert et où il y a un rythme peut-être différent de le reste de l'année où effectivement l'hôtel est fermé. Comment tu arrives à organiser ? Peut-être fais-nous une journée été, une journée hiver.

  • Speaker #1

    Oui, peut-être.

  • Speaker #0

    On va le faire comme ça.

  • Speaker #1

    Ce qui est sûr, c'est que l'été comme l'hiver, en plus j'ai pris une résolution il n'y a pas longtemps qui me fait beaucoup de bien. je le partage parce que je pense que ça peut en aider beaucoup c'est de ne pas ouvrir mon téléphone le matin de ne pas scroller sur les réseaux sociaux ou de me dire parce que souvent j'ai des fulgurances créatives le matin au réveil donc j'ai envie de faire plein de choses que ce soit un poste quelque chose à laquelle je n'avais pas pensé donc avant j'avais ce réflexe de le faire tout de suite Et d'ouvrir mon téléphone, puis on reste un peu dans le lit. Et puis en fait, et là, je me sortais du lit, il était 11h, parce qu'en fait, ça m'avait pris beaucoup plus de temps que prévu. Et je ne me sentais pas du tout bien. Et donc, depuis que j'ai pris cette résolution de vraiment pas ouvrir le téléphone, en fait, le premier truc que je fais, c'est des rituels pour moi. Donc, je vais dans mon salon ou dehors, suivant la saison. Et souvent, j'ai déjà un tapis de yoga qui est déjà déroulé. Comme tu peux le voir, en fait, je ne le range pas. Parce que pour moi, c'est vraiment la facilité. Et on sait que pour créer des habitudes, il faut que ce soit le plus simple. Et là je vais vraiment faire des pratiques en fonction de ce que je ressens, que ce soit de la méditation, de la respiration, du yoga, je vais faire du mouvement, de la danse. Ça peut me prendre entre 5 minutes quand j'ai vraiment pas envie, ou que je suis pressée, comme ça peut durer une heure. Et du journaling, et puis parfois je vais écrire ce que j'ai eu comme idée le matin. Et en fait, ce temps-là, je me suis vraiment rendue compte que c'est ce qui va régir le reste de ma journée quand même, comment je me sens dans mon corps et dans ma tête.

  • Speaker #0

    Ok. C'est-à-dire que les jours où tu ne le feras pas, tu te sens moins bien, moins alliée peut-être ?

  • Speaker #1

    Oui. Même moi, je le sens vraiment dans mon corps tout de suite quand je n'ai pas mis mon corps en mouvement. C'est comme je sens qu'il y a des blocages et je sais que ça va avoir un impact sur mes émotions ou mes réactions dans la journée.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Et donc ça, se mettre en mouvement. L'été, je vais plus marcher ou courir ou vraiment m'aérer. Et parfois, j'avais pris une heure où je fais ça. Et ça, ça me faisait beaucoup de bien aussi. Et après, mes journées de travail sont...

  • Speaker #0

    Variables.

  • Speaker #1

    Variables. Mais voilà, ça peut être ça. Et puis après, je vais ouvrir mon ordinateur. Et en fonction des priorités que j'ai, je vais me lancer sur telle ou telle tâche. Après, ça peut être... Un point d'équipe pour la baignoire, une réunion, on va se connecter, on va se retrouver. Mais c'est vrai qu'il n'y a rien de très figé. Comme je vais pouvoir ne pas du tout travailler, ce que je disais, et puis m'en mettre à travailler le soir parce que j'avais une copine qui était là l'après-midi, j'ai pris mon après-midi, je n'ai pas réfléchi. Et puis l'été quand même, je suis beaucoup plus à la baignoire, à l'hôtel, puisque déjà je donne des cours de yoga, donc ça, ça me tout de suite crée un rythme. Et parfois, je travaille quand même de là-bas. Donc, que ce soit rien que pour être en lien avec tous les gens qui sont sur place, il y a toujours des choses à faire. Ou alors, je prends mon ordi et puis je me mets à travailler de là-bas.

  • Speaker #0

    Quand tu travailles de là-bas, tu travailles où ?

  • Speaker #1

    Toujours dans les espaces communs. Il y a des bureaux fermés, mais je n'y vais pas. Non, c'est intéressant. Oui, mais c'est quand même des espaces qui sont calmes. Quasi. Oui, et puis pas trop dans le passage, parce que par exemple, je pourrais travailler dans le restaurant, mais là, pour moi, il y a trop de musique, un peu trop de monde, de passage, de bruit. Mais je vais me mettre soit dans le hall d'entrée, parce que je sais qu'il y a moins de monde en ce moment, soit je me mets à la mezzanine, mais j'entends ce qui se passe et je suis quand même connectée à ce qui se passe.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu as prêté attention à l'endroit ? Est-ce que tu te mets toujours au même endroit quand tu es dans ces espèces de passages, on va dire ? Est-ce que tu as constaté la place qui t'appelle le plus, en fait ? Dans l'environnement, est-ce qu'il y a un mur derrière, il n'y a pas de mur derrière ? Est-ce que tu as un poste d'observation quelque part du coup ? Ou est-ce que tu es dans le passage ?

  • Speaker #1

    Non, non, oui, il y a souvent, enfin quand j'ai habité un des lieux, souvent je me remets à la même place si ça m'a convenu. Et je ne peux pas vraiment expliquer le feeling, mais c'est vrai que je le sens. Mais du coup, il n'y a pas de règles, parce qu'à la médianine, je n'ai pas de mur derrière. Mais je sens que c'est là qu'il faut que je sois, parce que je me sens bien. Comme en bas, il y a un mur derrière moi, il y a la porte pas loin, mais en même temps je ne suis pas visible dès l'entrée.

  • Speaker #0

    D'accord. Parce que ça on dit que c'est au-delà de l'énergie, c'est des neurosciences, c'est le fonctionnement du cerveau. C'est plus reposant, c'est-à-dire qu'il ne va pas y avoir d'énergie dépensée par notre cerveau dans l'hypervigilance. Donc l'hypervigilance, ça va être des endroits où il n'y a pas de protection, on peut être surpris par l'arrière. Être dans un endroit où on a un mur derrière nous, donc personne ne va nous surprendre par derrière, à part si le mur s'effondre, mais c'est un autre problème. Et c'est surtout avoir une visibilité sur les entrées et les sorties, donc les portes, les fenêtres, etc. Donc là, ça met notre cerveau en sécurité. Donc il sait qu'il ne va pas être attaqué par un ours par derrière, en fait, parce que c'est très archaïque. Et du coup, on a une posture où on va dépenser moins d'énergie, en fait. On va du coup moins ressentir de fatigue au long de la journée.

  • Speaker #1

    Oui, oui, ça c'est vrai, je le ressens. Je le vois dans les espaces où je me mets. En effet, il y a cette sécurité un peu naturelle.

  • Speaker #0

    Parce que même quand on est seul dans un espace, quand on n'a pas de rien derrière nous, on... on va toujours être en vigilance sur le petit bruit qu'on va entendre. Ou le petit courant d'air, ou les choses comme ça. Et le fait d'avoir comme ça un positionnement un peu en sécurité, ça ne donne pas la même tournure à la journée.

  • Speaker #1

    Totalement. Je le vois rien que cette table, je ne me mets jamais sur ces chaises-là qu'on voit. C'est toujours avec le tournure.

  • Speaker #0

    Au fait,

  • Speaker #1

    voilà.

  • Speaker #0

    Donc là, on a vu, quand tu travailles à la... Enfin, on est en train de dérouler ta journée. est-ce qu'il y a d'autres choses que tu fais de façon notoire un autre rituel dans la journée peut-être le soir ou ce genre de choses où il n'y en a pas non c'est pas vraiment des rituels

  • Speaker #1

    plus que ça il y a vraiment ce côté si je ne suis pas sortie de la journée par contre j'ai vraiment besoin de sortir d'aller marcher en nature ou autre d'aller voir peut-être des gens, sortir boire juste un verre avant de revenir chez moi. Et je pense que mon premier réflexe souvent quand je rentre chez moi, c'est de recréer un lieu chaleureux.

  • Speaker #0

    D'accord, donc rallumer les bougies,

  • Speaker #1

    les lumières. Voilà, c'est ça. Mon combat, c'est les lumières. Parce que parfois, mon copain est rentre, il allume les plafonniers par réflexe, parce que c'est ce qu'il y a de plus facile que toutes les petites lumières. un peu dispersée dans la maison.

  • Speaker #0

    Et ça t'agresse ?

  • Speaker #1

    Ah mais complètement. Mais ça ne fait pas du tout la même ambiance. Et moi, je suis là, mais je ne veux pas rentrer chez moi, c'est comme ça. Donc ça, oui, c'est...

  • Speaker #0

    C'est important pour toi.

  • Speaker #1

    Oui. Ok.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a des outils, alors je ne dis pas nécessairement technologiques, des choses qui, pour toi, sont indispensables dans ton quotidien ? Je pense peut-être le journaling, peut-être. ou peut-être autre chose et en quoi ça t'aide au quotidien dans ton dans ton dans ta posture d'entrepreneur aujourd'hui ou de la posture de lire aussi d'ailleurs ça plaide aux deux oui le journaling comme tu dis c'est un outil que j'utilise énormément justement

  • Speaker #1

    aussi je me sens submergé si c'est pas clair mes pensées je prends un stylo et n'importe quelle feuille même si ce n'est pas mon carnet habituel ce matin j'étais pas chez moi J'ai trouvé une peigne qui traitait, j'avais besoin d'écrire. Et je structure une pensée, j'extériorise quelque chose. Oui, ça c'est un outil pour moi qui est très très fort. Après, je fais beaucoup de cohérence cardiaque. Par exemple, le soir avant de m'endormir. Pour moi, c'est mon rituel.

  • Speaker #0

    D'accord, t'apaiser.

  • Speaker #1

    Ouais. Et puis, je crois que ça marque le moment où je vais au lit. Comme j'adore les odeurs, il y a toujours une huile essentielle, quelque chose qui traîne à côté ou une huile pour les mains. Et en fait, l'odeur, tout de suite, ça me met dans la bulle de ça y est, il est temps de dormir.

  • Speaker #0

    C'est un excellent défaut.

  • Speaker #1

    Voilà. Et je pense que toutes ces petites choses que je mets en place et le mouvement beaucoup, moi, dans mon quotidien d'entrepreneur, c'est ce qui m'apporte et me permet de garder le cap. D'accord. D'accord.

  • Speaker #0

    Si on en revient aux journalines, moi, j'en fais aussi. Est-ce que tu es la team qui mélange le pro et le perso ?

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ça sort,

  • Speaker #1

    quoi. Oui. En fait, vraiment, moi, je ne fais pas de distinction. Ma vie professionnelle, elle est vraiment...

  • Speaker #0

    Il n'y a pas de cloison pour l'encarne.

  • Speaker #1

    Elle est intimement liée à ma vie personnelle. Et je sais que ça fait vraiment partie de ma vie, tout ce qui peut toucher au professionnel.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Voilà. Et c'est intégrant de mon intimité. Surtout que je travaille avec mon copain, mon père, mon frère, ma belle-mère. Donc en fait, même un repas de famille, ça peut dériver sur des sujets pros. Et en fait, ça ne nous pose pas plus que ça de problème. Parce qu'on est tous animés par ce qu'on fait en fait, je pense.

  • Speaker #0

    D'accord. Quand tu as besoin de... te sortir quelque part de la partie professionnelle, ça doit arriver dans certains moments. Qu'est-ce que tu fais ?

  • Speaker #1

    Soit c'est des moments de vie où je suis dans l'instant présent avec des amis ou même ma famille, même si j'ai dit qu'on peut parler d'autres choses aussi. Voilà, on parle de plein d'autres choses. Et en fait, après, je sais que moi j'ai du mal même en vacances et par exemple à jamais... réfléchir à mes projets ou à mettre quelque chose en place.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Je sais que c'est très dur. Mais je ne sais pas si... J'ai eu besoin de couper et de prendre ces temps et je me suis rendue compte que quand même, il y avait des temps off qui étaient très importants à prendre. Et en même temps, je sais que mon cerveau ne s'arrête pas de créer. Et donc, j'ai besoin de l'extérioriser. Et la création, pour moi, que ce soit sur un post Instagram...... ou d'écrire une nouvelle idée pour un projet ou quoi. En fait, c'est l'extérieur de la vie d'une manière.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Et ça me fait du bien.

  • Speaker #0

    Ok. Justement, si on parle du téléphone, pour moi, le téléphone, c'est un espace de travail. Parce qu'on y passe du temps, on est entrepreneur, on fait souvent notre com nous-mêmes, ou pas d'ailleurs. C'est quoi ton lien avec ce téléphone ? Et Instagram notamment, parce que je sais que tu es très présente sur Instagram.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ce fameux lien. un peu conflictuelle, je pense, qui m'interroge en vrai, parce que je m'interroge vraiment sur l'évolution de la société par rapport aux réseaux sociaux.

  • Speaker #0

    C'est vrai que tu partages souvent des stories à ce propos.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    C'est intéressant justement.

  • Speaker #1

    Et je pense qu'il faut vraiment retrouver son centre et son libre-arbitre sur tout ça. Ça m'a beaucoup questionnée et je n'ai pas la réponse. Mais c'est vrai que Instagram, au début où je me suis lancée, c'était très, comment dire, facile presque. J'avais ce sentiment, parce qu'en fait, je ne réfléchissais pas d'ailleurs. Et puis, c'était post-confinement, donc il y avait quelque chose de... Tout le monde partageait très spontanément, puis tout marchait un peu, c'était comme par magie. Et puis là, quatre ans après, je pense qu'on a peut-être tous ressenti un peu cette saturation aussi, et puis cette limite justement entre qu'est-ce que je montre. et qu'est-ce que je montre pas.

  • Speaker #0

    C'est le sujet qu'on avait en off juste avant, sur la visibilité.

  • Speaker #1

    Exactement. Et moi, je montrais beaucoup de ma vie avant parce que justement, j'avais l'impression que c'était ma manière d'être authentique. En fait, j'étais là, ça, ça fait partie de ma vie. Et aujourd'hui, j'ai plus de réserve parce que justement, maintenant, je sais que c'est mon outil de travail. Et comme tu le dis, c'est mon bureau. Et donc, en fait, réfléchir alors que je suis avec des gens à ce que je vais pouvoir reposter ou tirer de ça pour le partager, c'est épuisant parce que ça crée de la charge mentale. Et en plus, j'ai ce sentiment que parfois, ça ne nourrit pas forcément mon projet, en fait.

  • Speaker #0

    Ça nourrit quoi, d'après toi ?

  • Speaker #1

    Pour moi, l'algorithme est beaucoup d'égo. En vrai, il ne faut pas se mentir, Instagram et la visibilité comme ça sur les réseaux... Pour moi, ça nourrit quand même beaucoup d'ego. Après, je n'ai jamais été attirée par ce genre de compte, ou même moi le faire, par exemple des profs de yoga qui montrent beaucoup de postures, et tout ça, ça m'a toujours même mal à l'aise, parce que je me dis, mais est-ce que ce n'est pas complexant pour les gens, finalement, si on n'arrive pas à faire ça ? Est-ce que c'est le message que moi je veux donner ? Sajant que, on va dire, mes enseignements ne sont pas du tout basés sur la performance, parce qu'il y a certains profs où on va être plus axés sur ça, la souplesse, et donc je comprends, ben voilà, on... On expose ce qu'on veut transmettre. Moi, pas du tout. Donc, c'est vrai que je n'avais jamais trop accroché avec ce mode de fonctionnement. Mais je le faisais sûrement d'une certaine manière en montrant d'autres choses. Après, aujourd'hui, j'ai testé justement d'être très à fond.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    En publiant beaucoup, en écoutant beaucoup de conseils, de communication. Et en fait, je me suis dit, mais à quoi bon ? un peu parce que j'ai l'impression que ça nous déconnecte de nous-mêmes et de ce qu'on était venu donner dans cette course à la visibilité justement

  • Speaker #0

    Ça j'en suis intimement persuadée. C'est que ça nous influence dans notre façon de... Ce qu'il faut faire, ce qu'il y a lieu de faire, les offres que tu peux proposer, et ça influence et au final on se coupe de nos besoins et de nos envies.

  • Speaker #1

    Complètement.

  • Speaker #0

    Et de ce qu'on peut apporter, ça lisse tout en fait. C'est ça. Et c'est ça qui est très dommage je pense aujourd'hui. Donc il faut arriver à construire quelque chose... Moi j'aime bien encore employer ce terme mais... Habiter cet espace, je pense, en gardant, en étant connectée à nos besoins et nos envies.

  • Speaker #1

    Totalement. Et puis, en fait, parfois, il y a une injonction à être originale. On nous dit, oui, ce qui marche, c'est de s'exprimer comme tu parlais dans la vie d'habitude. Mais en fait, moi, je ne parle pas en disant bitch dans la vie d'habitude. Non, mais c'est que parfois, j'ai vu des personnes se grimer un petit peu. pour attirer l'audience. Et c'est vrai que je me dis, bah non, en fait, j'ai peut-être rien de très original, mais je suis moi, donc soit ça connecte, soit ça connecte pas, mais c'est vrai qu'il faut faire attention à pas se perdre dans son authenticité avec tout ça. Donc voilà, je pense que c'est tout petit travail et de pas... Moi, j'avais ce truc où j'étais à je m'inspire mais en fait, je suis en train de scroller. Je m'inspire, je m'inspire mais en fait, on rentre vite dans la comparaison, dans ce qu'on n'est pas assez. Donc j'adore le contenu que je suis, en plus je l'ai bien ciblé aujourd'hui je pense, et il m'intéresse, mais c'est vrai que je fais attention et je préfère m'abonner à une newsletter, et avoir des nouvelles comme ça, et prendre le temps de recevoir vraiment les enseignements que d'avoir beaucoup à consommer. Oui,

  • Speaker #0

    de rentrer dans l'ultra consommation des choses. Du coup, est-ce que tu dors avec ton téléphone à côté de toi ? C'est ton réveil ou pas ? Oui.

  • Speaker #1

    on n'est pas fiers pourtant j'ai un réveil qui fait la lumière du jour mais il est au placard depuis un petit moment et je voudrais peut-être le ressortir en ce qui concerne l'ailleurs donc moi l'ailleurs je me dis quand

  • Speaker #0

    t'es solopreneur, entrepreneur des fois on a envie de sortir de chez soi, c'est ce qu'on me disait c'est que le fait de travailler chez soi ça peut isoler donc on peut avoir un sentiment de solitude qui peut s'instaurer et donc on se dit, est-ce que je n'irais pas travailler ailleurs ? Est-ce qu'il y a un ailleurs pour toi ? Et qu'est-ce que tu ressens quand tu vas bosser dans un café au bord de l'océan ? Je ne sais pas, quelles sont tes habitudes si tu en as ? Et quel est ton avis là-dessus ?

  • Speaker #1

    Je ne fais pas partie de ces digital nomads ou solopreneurs qui aiment bosser dans les cafés. En vrai, j'ai essayé justement parce que moi aussi, surtout quand j'habitais à Bordeaux, je souffrais un peu de ne pas sortir ou d'être toute seule à travailler de chez moi. Mais alors en fait, ce que tu disais sur l'hypervigilance et tout ça, moi, ce n'est pas du tout productif. Parce qu'en fait, il y a trop de sollicitations, de gens qu'on peut croiser. Je ne me sens pas du tout dans ma bulle en fait. Et donc, ça ne crée pas un espace de sécurité qui me fait être efficace ou productive.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Je préfère vraiment garder le côté café parce que j'y vais pour sociabiliser ou prendre du temps pour moi. Je pourrais très bien ouvrir un petit carnet et écrire quelque chose si je me suis décidée de passer deux heures. Mais je n'y vais pas consciemment pour me dire que je vais ouvrir mon ordi et travailler. Les peu de fois où je l'ai fait, je n'ai pas trouvé trop de bénéfices personnellement.

  • Speaker #0

    D'accord. La nature, l'océan non plus ?

  • Speaker #1

    Là, ça va être vraiment ressourcement. Oui,

  • Speaker #0

    donc on est sur off, on est sur pilote automatique.

  • Speaker #1

    Exactement. Et là, pour le coup, je scinde un peu plus.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Voilà. Et parfois, oui, par contre, si j'ai besoin d'être, on va dire, inspirée et d'aller écrire, oui, je peux me mettre à l'océan, au lac, prendre un carnet, écrire ou écouter une formation parce que je suis en train de suivre une formation. Oui. Mais voilà, ça va être des tâches plus comme ça que de la création ou de l'opérationnel.

  • Speaker #0

    D'accord. Je vais te dire des petits mots et tu vas me dire ce que ça génère en toi, ce que tu as envie de dire par rapport à ça. Procrastination. Est-ce que tu as le sentiment de... Non. C'est quelque chose que tu...

  • Speaker #1

    Non, alors je sais que c'est vraiment une tâche qui me saoule. Elle est consécutive.

  • Speaker #0

    Ça me saoule, flemme quoi.

  • Speaker #1

    Voilà, oui. Mais ça m'arrive assez peu, en tout cas pour mes projets personnels avec le Uma Women Club. Plus pour la baignoire. puisque là c'est plus d'autres compétences qui à des moments font moins appel à ce flot intérieur mais bon c'est assumé je le fais il y a mouvement mais on en a déjà beaucoup parlé pour toi c'est absolument nécessaire au quotidien oui forcément le rapport au corps pour moi et le mouvement c'est vraiment un outil incroyable oui cas pour ma part et je les ai souvent ressenti et l'immobilité en effet fait baisser mes vibrations aussi on parlait de ça tout à l'heure le fait parfois quand on habite un peu plus loin de l'agitation peut-être d'une ville ou quoi je sens que au moins j'ai besoin de me remettre en mouvement dans mon corps pour pour me sentir bien vision vision moi j'adore ce mot J'adore le mot vision par rapport à la manifestation, au vision board, par rapport aux connexions et aux intuitions. J'avoue que je fonctionne beaucoup comme ça. On en parlait tout à l'heure en off, ou parfois c'est comme j'appelle ça des visions. C'est comme je sens, j'ai vu, je le vois, ça va se réaliser. Je ne sais pas encore comment, mais il y a quelque chose qui me pousse du coup à me mettre dans l'action quand j'ai les visions en fait.

  • Speaker #0

    D'accord. Argent.

  • Speaker #1

    Argent, vaste sujet aussi. Oui, mais en plus, c'est vraiment le sujet que Mariana, la coach qui m'accompagne sur les retraites à Ibiza, aborde. Donc, c'est un sujet qui est en cours pour ma part. Je sais que c'est encore quelque chose que je n'ai pas complètement élucidé, je pense, mon rapport à l'argent, qui est très spécial.

  • Speaker #0

    C'est en lien avec ta valeur.

  • Speaker #1

    Je ne sais pas, je ne saurais pas répondre à cette question. Parce qu'en fait, pour moi, l'argent, c'est souvent une complication. Donc j'adore quand on ne parle pas d'argent, mais en même temps, j'adore en faire aussi. Ou justement, donner de la valeur à ce que je fais par l'argent. Donc ce n'est pas encore clair, je pense.

  • Speaker #0

    Pas de problème. La réponse est très bien. Est-ce que tu conseillerais à quelqu'un d'être entrepreneur ou pas ?

  • Speaker #1

    Ah, il y a quelques années j'aurais dit oui, c'est le meilleur chemin. Aujourd'hui, je reviens là-dessus, honnêtement. Moi j'aspire à accompagner des entrepreneurs, je suis en contact avec beaucoup d'entrepreneurs, et j'adore ça, parce que je pense que ça me correspond à mon tempérament, mais comme je pense que ça ne correspond pas à tout le monde. Et c'est un... peu ce sur quoi aujourd'hui je voudrais appuyer parce que je pense que ça a été comme un effet de mode entre guillemets parce que...

  • Speaker #0

    L'adorado.

  • Speaker #1

    Exactement, comme l'American Dreams où on se dit oui, tout est possible et en effet il y a cette liberté je pense et cette connexion à redonner du sens à ce qu'on fait beaucoup plus profondément mais le chemin... pas faire d'injonction et mettre des croyances, mais c'est vrai qu'il n'est pas aussi peut-être facile que ce qu'on peut voir ou croire. Et que pour moi, pour être entrepreneur, il faut le voir en fait comme un chemin personnel.

  • Speaker #0

    Carrément.

  • Speaker #1

    Voilà. Et qu'il y a beaucoup de remises en question tout le temps et il faut être prêt à ça.

  • Speaker #0

    Mais c'est aussi passionnant.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Parce que c'est un chemin personnel aussi. de connaissances de soi, de l'autre, de plein de choses.

  • Speaker #1

    C'est un message incroyable. Il faut être prêt à ça. Ou en tout cas, oser revenir sur ses pas si on sent que c'est trop inconfortable.

  • Speaker #0

    Oui, d'accord. Super. Moi, ça me va. Ça te va ? Pour tout ce que tu nous apportes dans ta façon de voir, je trouve qu'il y a un nouvel élan un petit peu... qui pousse un peu sur Instagram notamment parce que c'est vraiment un réseau où on est toutes, si je parle pour celles que je connais très présentes, il y a un petit vent de révolte je trouve qui pousse un petit peu, c'est qu'effectivement il y a autre chose pour sortir et pour vivre de l'entrepreneuriat aujourd'hui, il y a autre chose que ce chemin là je pense, même s'il est indispensable. il y a peut-être d'autres choses effectivement à nourrir aujourd'hui pour garder notre authenticité et notre singularité quoi totalement,

  • Speaker #1

    je pense qu'il faut aller explorer ces chemins,

  • Speaker #0

    même s'ils sont pas simples mais on va y arriver, oui merci beaucoup Léa merci Gaëlle je partagerai dans les notes de l'épisode tous les renseignements pour qu'on puisse te retrouver avec tes accompagnements, le lien vers ton site vers Instagram puisque nous y sommes aussi en plus Mais voilà, toutes les informations sont dans les notes de l'épisode.

  • Speaker #1

    Super, merci beaucoup.

  • Speaker #0

    Merci à toi, à très bientôt.

  • Speaker #1

    À très bientôt.

  • Speaker #0

    Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui. Alors j'aimerais vraiment savoir ce que vous avez pensé de ce nouvel épisode. Donc c'est très simple, dites-le moi en message privé sur Instagram ou bien en m'envoyant un email à bonjour-maisonconquête.fr Et n'oubliez pas, un questionnaire vous attend dans les notes de l'épisode ou dans ma bio Instagram. C'est super important pour moi, alors prenez quelques minutes pour y répondre s'il vous plaît. Merci de votre aide. et à très bientôt pour un nouvel épisode.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, bonjour, je suis Gaëlle Dumora et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Maison Conquête. Alors aujourd'hui, nous sommes le 6 janvier 2025, donc déjà dans un premier temps, je tenais à vous souhaiter une belle et douce année. Et pour que la mienne débute bien, je vous mets dans les notes de l'épisode un questionnaire. Alors s'il vous plaît, prenez quelques minutes pour y répondre, cela met d'une grande utilité pour l'avenir du podcast. Alors aujourd'hui, c'est le deuxième épisode dans le Bureau 2 que vous allez pouvoir entendre. Dans ce format, je pars à la rencontre de créatifs, d'entrepreneurs, de personnalités inspirantes et de leurs espaces de travail. J'ai envie d'aller explorer ce que cela change d'avoir un bureau dans sa posture professionnelle, comment ils vivent leur espace, si la place du faire sort parfois de ce lieu pour aller chercher l'inspiration ailleurs et si le bureau... est à la maison, comment se comportent les autres habitants vis-à-vis de ce lieu ? On va aussi parler procrastination, de la solitude de l'entrepreneur ou encore du lien au travail et à l'argent. Alors c'est parti, direction Lacanau, chez Léa Fogère qui nous accueille chez elle. Bonjour Léa.

  • Speaker #1

    Bonjour Gaëlle.

  • Speaker #0

    Merci de m'accueillir chez toi.

  • Speaker #1

    Avec grand plaisir.

  • Speaker #0

    Alors, est-ce que tu pourrais te présenter en m'expliquant un petit peu le métier que tu fais aujourd'hui et que tu exerces ? Ah oui, bien sûr. Ça fait que je crois savoir que tu as plusieurs casquettes.

  • Speaker #1

    Voilà. Je ne sais pas par lequel je démarre. Peut-être en repartant de l'origine, que j'étais designer d'intérieur. J'ai fait une reconversion en 2020 pour devenir professeure de yoga. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes entrepreneuses dans leur cheminement et surtout la reconnexion à leur... Puissance féminine par leur cycle féminin. Mais je suis aussi directrice artistique. Enfin, je ne sais pas comment on peut l'appeler. Mais c'est vraiment ce projet à Lacanau-Océan qui est un hôtel-restaurant, une entreprise familiale. C'est un projet qui a deux ans pour lequel j'ai ré-enfilé ma casquette de designer pour rénover l'hôtel. Aujourd'hui, je gère toute la partie images comme événementiel avec une équipe. C'est ces deux casquettes aujourd'hui.

  • Speaker #0

    C'est plus un projet familial, on va dire. Oui. Pour faire un petit peu le contexte de ton organisation professionnelle. Aujourd'hui, est-ce que tu as un espace à toi où tu travailles, un bureau, on pourrait l'appeler, ou un espace à toi, en tous les cas, qui te permet de, quotidiennement, te connecter à un espace bien déterminé ?

  • Speaker #1

    Bah vraiment c'est mon salon. C'est vrai que j'ai jamais eu de bureau, de pièces dédiées à mon travail ou alors c'était ma chambre à l'époque. Et je suis assez à l'aise avec ça parce qu'en fait j'adore travailler dans les espaces de vie, dans les espaces ouverts. J'ai besoin de sentir qu'il y a de la chaleur. Là t'es dans mon salon donc tu peux voir il y a le poêle, les petites bougies, la lumière et en fait c'est comme ça que je me sens bien. Et j'ai une pièce bureau, qui sert aussi de rangement, dans laquelle je ne vais jamais. Parce que pour moi, justement, je suis trop enfermée et je ne vois pas ce qui se passe. Et je n'aime pas ça. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais en tout cas, il y a ma table de salle à manger, où je me mets parfois assise et ça va être plutôt des tâches sur l'ordinateur, de la création, par exemple, visuelle, etc. Et sinon, c'est ma table basse devant mon canapé, où j'adore me mettre. Où j'adore être par terre, moi assise par terre. Et là, par exemple, si je dois écrire des cercles, des cours de yoga, enfin voilà. Là, j'ai tous mes bouquins, j'ouvre mes cahiers, j'écris, j'ai mes petites musiques. Et c'est là où je suis le plus connectée. Et là, le temps passe très vite.

  • Speaker #0

    D'accord. Est-ce que, du coup, moi ça me fait interpeller sur une seule chose. Est-ce que, pour toi, tu mets où la cloison ? Ou alors, il n'y en a peut-être pas. entre ton travail et ta vie personnelle ?

  • Speaker #1

    Il n'y en a pas.

  • Speaker #0

    Alors, pour avoir un petit peu plus de détails sur ta vie, ton œuvre, aujourd'hui, tu vis avec ton amoureux. Oui. Et vous n'avez pas d'enfant. Parce que c'est un contexte quand même qui peut influencer aussi l'organisation.

  • Speaker #1

    Il a un fils, mais qui ne vit pas avec nous. Donc parfois,

  • Speaker #0

    il vient chez nous. Oui, vous l'accueillez,

  • Speaker #1

    mais c'est tout.

  • Speaker #0

    D'accord. Donc il n'y en a pas, si on en revient à cette fameuse cloison entre l'espace pro et l'espace perso.

  • Speaker #1

    Non, il n'y en a pas.

  • Speaker #0

    Ce qui explique peut-être la non-nécessité ou la non-possibilité de travailler dans un bureau. Parce que du coup, ça crée la cloison.

  • Speaker #1

    Complètement. Et je sais... pas si c'est bon ou pas, mais honnêtement.

  • Speaker #0

    Alors, il n'y a pas de c'est bon ou pas, il y a comment on le vit, soit avec soi.

  • Speaker #1

    Non, mais parce que j'ai souvent entendu dans des podcasts de psychologie ou quoi, c'est vrai qu'on conseille en tout cas pour la santé mentale de fermer à telle heure les mails, de ne pas les ouvrir, de cloisonner finalement sa vie perso de sa vie pro. Et moi, j'avoue que je suis beaucoup plus mon flow. et c'est vrai que ça prévient pas, parfois je vais avoir des élans de créativité ou des envies de travailler qui sont, je sais pas, un dimanche soir à 18h, ce qui n'est pas je pense le commun de tout le monde et pourtant je sais pas, le lundi matin je vais avoir besoin de prendre toute ma matinée pour faire des pratiques pour moi, de méditation, de yoga et là pour le coup, je culpabilise pas non plus de pas être au travail à 8h ouais,

  • Speaker #0

    mais moi j'y vois pas de problème en fait parce que... Parce qu'effectivement, c'est plus les injonctions de la société auquel cas il faut travailler. On travaille du lundi au vendredi et le week-end, c'est le week-end. Et quelque part, si on a une vie qui fait qu'on architecture quelque part les choses différemment, il n'y a rien de grave au fond. Mais si c'est en accord avec soi et ça respecte son propre cycle, à mon avis.

  • Speaker #1

    Oui, je pense. Et puis surtout, ça dépend aussi d'avec qui on vit, le rythme peut-être de nos amis, notre vie sociale. C'est vrai que moi, je suis avec quelqu'un qui est restaurateur, donc autant dire que les week-ends, c'est finalement le début de la semaine pour les autres. Donc, en fait, il y a un peu cette fluidité. Et si on a envie de partir en week-end un mercredi, on le fait. Et c'est vrai que moi, j'aime cette liberté aussi de suivre ce qui se présente en fonction de notre travail. Et c'est OK.

  • Speaker #0

    Et d'ailleurs, même si je ne suis pas le plan que j'avais voulu, mais ce n'est pas grave. On ne m'en voudra pas, je pense. Ton conjoint, par exemple, tu es en train de travailler sur la table basse du salon. Ton conjoint arrive. Est-ce que tu te sens, entre guillemets, agressé ou coupé dans ton élan ? Comment tu vis ces moments où l'autre, quel qu'il soit, ça peut être des enfants pour certains, ou un conjoint, ou je ne sais pas quoi, ou téléphone, ou ce genre de choses. Comment tu vis ce moment-là ? Est-ce que c'est te déranger ou pas ? Comme tu es dans la pièce de vie, quelque part, tu assumes le fait de pouvoir être dérangée.

  • Speaker #1

    Oui, je crois que j'assume ça. Après, je pense qu'il y a du respect mutuel, justement, dans nos temps personnels. Que ce soit moi sur la table basse ou lui qui va être en train de s'étirer sur le tapis de yoga en face de moi. Mais du coup, c'est des moments de calme où je préfère sentir la présence et sentir que si on a envie de se dire un petit mot pour rigoler ou n'importe. c'est là et je ne suis pas enfermée dans ma pièce depuis quatre heures en fait et que je n'ai pas su ce qui se passait dans la maison.

  • Speaker #0

    D'accord. En fait, le salon devient la place tournante.

  • Speaker #1

    Oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Quels sont, alors puisque là on est dans le salon, de quoi tu as besoin ? Donc effectivement, tu as besoin au final d'être au courant. d'être connecté aux autres. Est-ce qu'il y a d'autres choses dont tu as besoin, comme objet, comme ambiance, peut-être ? Tout ce genre de choses, dans cette pièce-là, justement. Est-ce que tu as noté des choses ?

  • Speaker #1

    Les lumières, mais dans le sens j'ai besoin vraiment que ça soit chaleureux. Même en pleine journée, je peux allumer des bougies, par exemple. Les odeurs aussi, c'est important.

  • Speaker #0

    C'est quoi comme odeurs ?

  • Speaker #1

    de l'encens, ça peut être de la sauge que j'ai brûlée avant. Tous ces moments, c'est comme si ça ouvrait l'espace parfois. Je ne dis pas que je le fais tout le temps, mais quand j'ai justement mis l'intention de me dire Ah là, je vais me poser deux heures, par exemple, pour écrire quelque chose ou créer eh bien, je sais que c'est beaucoup plus bénéfique parce que j'ai ouvert un peu cet espace avec différentes petites choses qui font que je me sens bien et que je peux y rester en fait.

  • Speaker #0

    Ouais. Il faut savoir que tu fais régulièrement des cercles de femmes. Est-ce que ça a un lien avec cette pratique-là, ces rituels-là, tu penses ?

  • Speaker #1

    Oui, je pense. C'est vrai que j'ai toujours accordé beaucoup d'importance, que ce soit dans mes cours de yoga, les rituels ou les cercles, c'est que j'ai toujours vraiment à cœur qu'on s'y sente comme à la maison. Et je vais faire le parallèle aussi avec l'hôtel qu'on a rénové, la décoration. Et en fait, c'est ce qui ressort souvent. les gens se sentent chez nous. Et moi, je crois que mon but ultime et profond, c'est qu'on se sente bien. Parce que je suis assez sensible à l'énergie des lieux, ou en tout cas à l'ambiance qui s'en dégage. Et quand on a ces cercles plus intimistes, où il va y avoir la bonne lumière, les bonnes matières, la bonne odeur, d'un coup, c'est comme s'il y avait un peu l'hypervigilance qui s'atténue. parce qu'on va se sentir enveloppée.

  • Speaker #0

    On s'abandonne. Voilà.

  • Speaker #1

    Et on se sent en confiance. Et je pense que c'est, oui, c'est quand je recrée chez moi aussi. Ou alors, c'est plutôt ce que je recrée dans les cercles, mais que je faisais déjà chez moi.

  • Speaker #0

    Oui, oui, oui, je comprends. Qu'est-ce qui va primer chez toi ? Est-ce que c'est quand tu travailles ? Est-ce que c'est le pratique ou l'esthétique ? Parce qu'on dit toujours les espaces de bureau, tu sais, c'est très, là aussi, un peu codifié. On a l'image du bureau hyper organisé. Alors je sais que tu y réponds parce que c'est pas un bureau, c'est un salon. Mais malgré tout, est-ce que le pratique a sa place dans ton espace de travail ?

  • Speaker #1

    Si je suis honnête, je crois pas. Si je suis honnête, je crois pas. Je pense que tu peux voir mon étagère là-bas où j'ai quand même réussi à dégager des espaces pour mettre les carnets, les feuilles, les trucs. Mais en fait, c'est un peu volant. C'est pas très organisé dans des dossiers, etc. Je ne sais pas, depuis toujours, je me sens assez bien dans les espaces qui vivent et je crois que le bureau, c'est un peu pareil. J'ai cette sensation que je sais que c'est sur tel carnet, j'ai marqué ça, sur l'autre carnet, j'ai marqué ça. On ne sait pas pourquoi j'ai changé de carnet, mais en fait,

  • Speaker #0

    c'est un peu ma manière de penser qu'il n'y a pas de plan.

  • Speaker #1

    Voilà, c'est ça. Mais je crois qu'il y a une certaine zone de confort pour moi là-dedans, plus dans quelque chose de très carré. Alors bien sûr, parfois, j'aime remettre de la structure. J'aime réorganiser, que ça soit optimisé, mon espace de travail, en quelque sorte. Et oui, je sais où sont les choses, mais c'est vrai que ça ne ressemble pas à un bureau très organisé, comme on peut l'imaginer.

  • Speaker #0

    Pas de problème, la réponse me va très très bien. Si tu devais, je crois que je connais la réponse aussi, mais ce n'est pas grave, si tu devais décrire une journée type, je sais que tu as beaucoup de... Enfin beaucoup, tu as des rituels, des choses... des points que tu passes dans ta journée. Est-ce que tu pourrais nous en dire plus sur une journée type ? Alors peut-être qu'il y a deux phases. Il y a peut-être la phase été quand l'hôtel est ouvert et où il y a un rythme peut-être différent de le reste de l'année où effectivement l'hôtel est fermé. Comment tu arrives à organiser ? Peut-être fais-nous une journée été, une journée hiver.

  • Speaker #1

    Oui, peut-être.

  • Speaker #0

    On va le faire comme ça.

  • Speaker #1

    Ce qui est sûr, c'est que l'été comme l'hiver, en plus j'ai pris une résolution il n'y a pas longtemps qui me fait beaucoup de bien. je le partage parce que je pense que ça peut en aider beaucoup c'est de ne pas ouvrir mon téléphone le matin de ne pas scroller sur les réseaux sociaux ou de me dire parce que souvent j'ai des fulgurances créatives le matin au réveil donc j'ai envie de faire plein de choses que ce soit un poste quelque chose à laquelle je n'avais pas pensé donc avant j'avais ce réflexe de le faire tout de suite Et d'ouvrir mon téléphone, puis on reste un peu dans le lit. Et puis en fait, et là, je me sortais du lit, il était 11h, parce qu'en fait, ça m'avait pris beaucoup plus de temps que prévu. Et je ne me sentais pas du tout bien. Et donc, depuis que j'ai pris cette résolution de vraiment pas ouvrir le téléphone, en fait, le premier truc que je fais, c'est des rituels pour moi. Donc, je vais dans mon salon ou dehors, suivant la saison. Et souvent, j'ai déjà un tapis de yoga qui est déjà déroulé. Comme tu peux le voir, en fait, je ne le range pas. Parce que pour moi, c'est vraiment la facilité. Et on sait que pour créer des habitudes, il faut que ce soit le plus simple. Et là je vais vraiment faire des pratiques en fonction de ce que je ressens, que ce soit de la méditation, de la respiration, du yoga, je vais faire du mouvement, de la danse. Ça peut me prendre entre 5 minutes quand j'ai vraiment pas envie, ou que je suis pressée, comme ça peut durer une heure. Et du journaling, et puis parfois je vais écrire ce que j'ai eu comme idée le matin. Et en fait, ce temps-là, je me suis vraiment rendue compte que c'est ce qui va régir le reste de ma journée quand même, comment je me sens dans mon corps et dans ma tête.

  • Speaker #0

    Ok. C'est-à-dire que les jours où tu ne le feras pas, tu te sens moins bien, moins alliée peut-être ?

  • Speaker #1

    Oui. Même moi, je le sens vraiment dans mon corps tout de suite quand je n'ai pas mis mon corps en mouvement. C'est comme je sens qu'il y a des blocages et je sais que ça va avoir un impact sur mes émotions ou mes réactions dans la journée.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Et donc ça, se mettre en mouvement. L'été, je vais plus marcher ou courir ou vraiment m'aérer. Et parfois, j'avais pris une heure où je fais ça. Et ça, ça me faisait beaucoup de bien aussi. Et après, mes journées de travail sont...

  • Speaker #0

    Variables.

  • Speaker #1

    Variables. Mais voilà, ça peut être ça. Et puis après, je vais ouvrir mon ordinateur. Et en fonction des priorités que j'ai, je vais me lancer sur telle ou telle tâche. Après, ça peut être... Un point d'équipe pour la baignoire, une réunion, on va se connecter, on va se retrouver. Mais c'est vrai qu'il n'y a rien de très figé. Comme je vais pouvoir ne pas du tout travailler, ce que je disais, et puis m'en mettre à travailler le soir parce que j'avais une copine qui était là l'après-midi, j'ai pris mon après-midi, je n'ai pas réfléchi. Et puis l'été quand même, je suis beaucoup plus à la baignoire, à l'hôtel, puisque déjà je donne des cours de yoga, donc ça, ça me tout de suite crée un rythme. Et parfois, je travaille quand même de là-bas. Donc, que ce soit rien que pour être en lien avec tous les gens qui sont sur place, il y a toujours des choses à faire. Ou alors, je prends mon ordi et puis je me mets à travailler de là-bas.

  • Speaker #0

    Quand tu travailles de là-bas, tu travailles où ?

  • Speaker #1

    Toujours dans les espaces communs. Il y a des bureaux fermés, mais je n'y vais pas. Non, c'est intéressant. Oui, mais c'est quand même des espaces qui sont calmes. Quasi. Oui, et puis pas trop dans le passage, parce que par exemple, je pourrais travailler dans le restaurant, mais là, pour moi, il y a trop de musique, un peu trop de monde, de passage, de bruit. Mais je vais me mettre soit dans le hall d'entrée, parce que je sais qu'il y a moins de monde en ce moment, soit je me mets à la mezzanine, mais j'entends ce qui se passe et je suis quand même connectée à ce qui se passe.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu as prêté attention à l'endroit ? Est-ce que tu te mets toujours au même endroit quand tu es dans ces espèces de passages, on va dire ? Est-ce que tu as constaté la place qui t'appelle le plus, en fait ? Dans l'environnement, est-ce qu'il y a un mur derrière, il n'y a pas de mur derrière ? Est-ce que tu as un poste d'observation quelque part du coup ? Ou est-ce que tu es dans le passage ?

  • Speaker #1

    Non, non, oui, il y a souvent, enfin quand j'ai habité un des lieux, souvent je me remets à la même place si ça m'a convenu. Et je ne peux pas vraiment expliquer le feeling, mais c'est vrai que je le sens. Mais du coup, il n'y a pas de règles, parce qu'à la médianine, je n'ai pas de mur derrière. Mais je sens que c'est là qu'il faut que je sois, parce que je me sens bien. Comme en bas, il y a un mur derrière moi, il y a la porte pas loin, mais en même temps je ne suis pas visible dès l'entrée.

  • Speaker #0

    D'accord. Parce que ça on dit que c'est au-delà de l'énergie, c'est des neurosciences, c'est le fonctionnement du cerveau. C'est plus reposant, c'est-à-dire qu'il ne va pas y avoir d'énergie dépensée par notre cerveau dans l'hypervigilance. Donc l'hypervigilance, ça va être des endroits où il n'y a pas de protection, on peut être surpris par l'arrière. Être dans un endroit où on a un mur derrière nous, donc personne ne va nous surprendre par derrière, à part si le mur s'effondre, mais c'est un autre problème. Et c'est surtout avoir une visibilité sur les entrées et les sorties, donc les portes, les fenêtres, etc. Donc là, ça met notre cerveau en sécurité. Donc il sait qu'il ne va pas être attaqué par un ours par derrière, en fait, parce que c'est très archaïque. Et du coup, on a une posture où on va dépenser moins d'énergie, en fait. On va du coup moins ressentir de fatigue au long de la journée.

  • Speaker #1

    Oui, oui, ça c'est vrai, je le ressens. Je le vois dans les espaces où je me mets. En effet, il y a cette sécurité un peu naturelle.

  • Speaker #0

    Parce que même quand on est seul dans un espace, quand on n'a pas de rien derrière nous, on... on va toujours être en vigilance sur le petit bruit qu'on va entendre. Ou le petit courant d'air, ou les choses comme ça. Et le fait d'avoir comme ça un positionnement un peu en sécurité, ça ne donne pas la même tournure à la journée.

  • Speaker #1

    Totalement. Je le vois rien que cette table, je ne me mets jamais sur ces chaises-là qu'on voit. C'est toujours avec le tournure.

  • Speaker #0

    Au fait,

  • Speaker #1

    voilà.

  • Speaker #0

    Donc là, on a vu, quand tu travailles à la... Enfin, on est en train de dérouler ta journée. est-ce qu'il y a d'autres choses que tu fais de façon notoire un autre rituel dans la journée peut-être le soir ou ce genre de choses où il n'y en a pas non c'est pas vraiment des rituels

  • Speaker #1

    plus que ça il y a vraiment ce côté si je ne suis pas sortie de la journée par contre j'ai vraiment besoin de sortir d'aller marcher en nature ou autre d'aller voir peut-être des gens, sortir boire juste un verre avant de revenir chez moi. Et je pense que mon premier réflexe souvent quand je rentre chez moi, c'est de recréer un lieu chaleureux.

  • Speaker #0

    D'accord, donc rallumer les bougies,

  • Speaker #1

    les lumières. Voilà, c'est ça. Mon combat, c'est les lumières. Parce que parfois, mon copain est rentre, il allume les plafonniers par réflexe, parce que c'est ce qu'il y a de plus facile que toutes les petites lumières. un peu dispersée dans la maison.

  • Speaker #0

    Et ça t'agresse ?

  • Speaker #1

    Ah mais complètement. Mais ça ne fait pas du tout la même ambiance. Et moi, je suis là, mais je ne veux pas rentrer chez moi, c'est comme ça. Donc ça, oui, c'est...

  • Speaker #0

    C'est important pour toi.

  • Speaker #1

    Oui. Ok.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a des outils, alors je ne dis pas nécessairement technologiques, des choses qui, pour toi, sont indispensables dans ton quotidien ? Je pense peut-être le journaling, peut-être. ou peut-être autre chose et en quoi ça t'aide au quotidien dans ton dans ton dans ta posture d'entrepreneur aujourd'hui ou de la posture de lire aussi d'ailleurs ça plaide aux deux oui le journaling comme tu dis c'est un outil que j'utilise énormément justement

  • Speaker #1

    aussi je me sens submergé si c'est pas clair mes pensées je prends un stylo et n'importe quelle feuille même si ce n'est pas mon carnet habituel ce matin j'étais pas chez moi J'ai trouvé une peigne qui traitait, j'avais besoin d'écrire. Et je structure une pensée, j'extériorise quelque chose. Oui, ça c'est un outil pour moi qui est très très fort. Après, je fais beaucoup de cohérence cardiaque. Par exemple, le soir avant de m'endormir. Pour moi, c'est mon rituel.

  • Speaker #0

    D'accord, t'apaiser.

  • Speaker #1

    Ouais. Et puis, je crois que ça marque le moment où je vais au lit. Comme j'adore les odeurs, il y a toujours une huile essentielle, quelque chose qui traîne à côté ou une huile pour les mains. Et en fait, l'odeur, tout de suite, ça me met dans la bulle de ça y est, il est temps de dormir.

  • Speaker #0

    C'est un excellent défaut.

  • Speaker #1

    Voilà. Et je pense que toutes ces petites choses que je mets en place et le mouvement beaucoup, moi, dans mon quotidien d'entrepreneur, c'est ce qui m'apporte et me permet de garder le cap. D'accord. D'accord.

  • Speaker #0

    Si on en revient aux journalines, moi, j'en fais aussi. Est-ce que tu es la team qui mélange le pro et le perso ?

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Ça sort,

  • Speaker #1

    quoi. Oui. En fait, vraiment, moi, je ne fais pas de distinction. Ma vie professionnelle, elle est vraiment...

  • Speaker #0

    Il n'y a pas de cloison pour l'encarne.

  • Speaker #1

    Elle est intimement liée à ma vie personnelle. Et je sais que ça fait vraiment partie de ma vie, tout ce qui peut toucher au professionnel.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Voilà. Et c'est intégrant de mon intimité. Surtout que je travaille avec mon copain, mon père, mon frère, ma belle-mère. Donc en fait, même un repas de famille, ça peut dériver sur des sujets pros. Et en fait, ça ne nous pose pas plus que ça de problème. Parce qu'on est tous animés par ce qu'on fait en fait, je pense.

  • Speaker #0

    D'accord. Quand tu as besoin de... te sortir quelque part de la partie professionnelle, ça doit arriver dans certains moments. Qu'est-ce que tu fais ?

  • Speaker #1

    Soit c'est des moments de vie où je suis dans l'instant présent avec des amis ou même ma famille, même si j'ai dit qu'on peut parler d'autres choses aussi. Voilà, on parle de plein d'autres choses. Et en fait, après, je sais que moi j'ai du mal même en vacances et par exemple à jamais... réfléchir à mes projets ou à mettre quelque chose en place.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Je sais que c'est très dur. Mais je ne sais pas si... J'ai eu besoin de couper et de prendre ces temps et je me suis rendue compte que quand même, il y avait des temps off qui étaient très importants à prendre. Et en même temps, je sais que mon cerveau ne s'arrête pas de créer. Et donc, j'ai besoin de l'extérioriser. Et la création, pour moi, que ce soit sur un post Instagram...... ou d'écrire une nouvelle idée pour un projet ou quoi. En fait, c'est l'extérieur de la vie d'une manière.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Et ça me fait du bien.

  • Speaker #0

    Ok. Justement, si on parle du téléphone, pour moi, le téléphone, c'est un espace de travail. Parce qu'on y passe du temps, on est entrepreneur, on fait souvent notre com nous-mêmes, ou pas d'ailleurs. C'est quoi ton lien avec ce téléphone ? Et Instagram notamment, parce que je sais que tu es très présente sur Instagram.

  • Speaker #1

    Ouais, c'est ce fameux lien. un peu conflictuelle, je pense, qui m'interroge en vrai, parce que je m'interroge vraiment sur l'évolution de la société par rapport aux réseaux sociaux.

  • Speaker #0

    C'est vrai que tu partages souvent des stories à ce propos.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    C'est intéressant justement.

  • Speaker #1

    Et je pense qu'il faut vraiment retrouver son centre et son libre-arbitre sur tout ça. Ça m'a beaucoup questionnée et je n'ai pas la réponse. Mais c'est vrai que Instagram, au début où je me suis lancée, c'était très, comment dire, facile presque. J'avais ce sentiment, parce qu'en fait, je ne réfléchissais pas d'ailleurs. Et puis, c'était post-confinement, donc il y avait quelque chose de... Tout le monde partageait très spontanément, puis tout marchait un peu, c'était comme par magie. Et puis là, quatre ans après, je pense qu'on a peut-être tous ressenti un peu cette saturation aussi, et puis cette limite justement entre qu'est-ce que je montre. et qu'est-ce que je montre pas.

  • Speaker #0

    C'est le sujet qu'on avait en off juste avant, sur la visibilité.

  • Speaker #1

    Exactement. Et moi, je montrais beaucoup de ma vie avant parce que justement, j'avais l'impression que c'était ma manière d'être authentique. En fait, j'étais là, ça, ça fait partie de ma vie. Et aujourd'hui, j'ai plus de réserve parce que justement, maintenant, je sais que c'est mon outil de travail. Et comme tu le dis, c'est mon bureau. Et donc, en fait, réfléchir alors que je suis avec des gens à ce que je vais pouvoir reposter ou tirer de ça pour le partager, c'est épuisant parce que ça crée de la charge mentale. Et en plus, j'ai ce sentiment que parfois, ça ne nourrit pas forcément mon projet, en fait.

  • Speaker #0

    Ça nourrit quoi, d'après toi ?

  • Speaker #1

    Pour moi, l'algorithme est beaucoup d'égo. En vrai, il ne faut pas se mentir, Instagram et la visibilité comme ça sur les réseaux... Pour moi, ça nourrit quand même beaucoup d'ego. Après, je n'ai jamais été attirée par ce genre de compte, ou même moi le faire, par exemple des profs de yoga qui montrent beaucoup de postures, et tout ça, ça m'a toujours même mal à l'aise, parce que je me dis, mais est-ce que ce n'est pas complexant pour les gens, finalement, si on n'arrive pas à faire ça ? Est-ce que c'est le message que moi je veux donner ? Sajant que, on va dire, mes enseignements ne sont pas du tout basés sur la performance, parce qu'il y a certains profs où on va être plus axés sur ça, la souplesse, et donc je comprends, ben voilà, on... On expose ce qu'on veut transmettre. Moi, pas du tout. Donc, c'est vrai que je n'avais jamais trop accroché avec ce mode de fonctionnement. Mais je le faisais sûrement d'une certaine manière en montrant d'autres choses. Après, aujourd'hui, j'ai testé justement d'être très à fond.

  • Speaker #0

    Ouais.

  • Speaker #1

    En publiant beaucoup, en écoutant beaucoup de conseils, de communication. Et en fait, je me suis dit, mais à quoi bon ? un peu parce que j'ai l'impression que ça nous déconnecte de nous-mêmes et de ce qu'on était venu donner dans cette course à la visibilité justement

  • Speaker #0

    Ça j'en suis intimement persuadée. C'est que ça nous influence dans notre façon de... Ce qu'il faut faire, ce qu'il y a lieu de faire, les offres que tu peux proposer, et ça influence et au final on se coupe de nos besoins et de nos envies.

  • Speaker #1

    Complètement.

  • Speaker #0

    Et de ce qu'on peut apporter, ça lisse tout en fait. C'est ça. Et c'est ça qui est très dommage je pense aujourd'hui. Donc il faut arriver à construire quelque chose... Moi j'aime bien encore employer ce terme mais... Habiter cet espace, je pense, en gardant, en étant connectée à nos besoins et nos envies.

  • Speaker #1

    Totalement. Et puis, en fait, parfois, il y a une injonction à être originale. On nous dit, oui, ce qui marche, c'est de s'exprimer comme tu parlais dans la vie d'habitude. Mais en fait, moi, je ne parle pas en disant bitch dans la vie d'habitude. Non, mais c'est que parfois, j'ai vu des personnes se grimer un petit peu. pour attirer l'audience. Et c'est vrai que je me dis, bah non, en fait, j'ai peut-être rien de très original, mais je suis moi, donc soit ça connecte, soit ça connecte pas, mais c'est vrai qu'il faut faire attention à pas se perdre dans son authenticité avec tout ça. Donc voilà, je pense que c'est tout petit travail et de pas... Moi, j'avais ce truc où j'étais à je m'inspire mais en fait, je suis en train de scroller. Je m'inspire, je m'inspire mais en fait, on rentre vite dans la comparaison, dans ce qu'on n'est pas assez. Donc j'adore le contenu que je suis, en plus je l'ai bien ciblé aujourd'hui je pense, et il m'intéresse, mais c'est vrai que je fais attention et je préfère m'abonner à une newsletter, et avoir des nouvelles comme ça, et prendre le temps de recevoir vraiment les enseignements que d'avoir beaucoup à consommer. Oui,

  • Speaker #0

    de rentrer dans l'ultra consommation des choses. Du coup, est-ce que tu dors avec ton téléphone à côté de toi ? C'est ton réveil ou pas ? Oui.

  • Speaker #1

    on n'est pas fiers pourtant j'ai un réveil qui fait la lumière du jour mais il est au placard depuis un petit moment et je voudrais peut-être le ressortir en ce qui concerne l'ailleurs donc moi l'ailleurs je me dis quand

  • Speaker #0

    t'es solopreneur, entrepreneur des fois on a envie de sortir de chez soi, c'est ce qu'on me disait c'est que le fait de travailler chez soi ça peut isoler donc on peut avoir un sentiment de solitude qui peut s'instaurer et donc on se dit, est-ce que je n'irais pas travailler ailleurs ? Est-ce qu'il y a un ailleurs pour toi ? Et qu'est-ce que tu ressens quand tu vas bosser dans un café au bord de l'océan ? Je ne sais pas, quelles sont tes habitudes si tu en as ? Et quel est ton avis là-dessus ?

  • Speaker #1

    Je ne fais pas partie de ces digital nomads ou solopreneurs qui aiment bosser dans les cafés. En vrai, j'ai essayé justement parce que moi aussi, surtout quand j'habitais à Bordeaux, je souffrais un peu de ne pas sortir ou d'être toute seule à travailler de chez moi. Mais alors en fait, ce que tu disais sur l'hypervigilance et tout ça, moi, ce n'est pas du tout productif. Parce qu'en fait, il y a trop de sollicitations, de gens qu'on peut croiser. Je ne me sens pas du tout dans ma bulle en fait. Et donc, ça ne crée pas un espace de sécurité qui me fait être efficace ou productive.

  • Speaker #0

    D'accord.

  • Speaker #1

    Je préfère vraiment garder le côté café parce que j'y vais pour sociabiliser ou prendre du temps pour moi. Je pourrais très bien ouvrir un petit carnet et écrire quelque chose si je me suis décidée de passer deux heures. Mais je n'y vais pas consciemment pour me dire que je vais ouvrir mon ordi et travailler. Les peu de fois où je l'ai fait, je n'ai pas trouvé trop de bénéfices personnellement.

  • Speaker #0

    D'accord. La nature, l'océan non plus ?

  • Speaker #1

    Là, ça va être vraiment ressourcement. Oui,

  • Speaker #0

    donc on est sur off, on est sur pilote automatique.

  • Speaker #1

    Exactement. Et là, pour le coup, je scinde un peu plus.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #1

    Voilà. Et parfois, oui, par contre, si j'ai besoin d'être, on va dire, inspirée et d'aller écrire, oui, je peux me mettre à l'océan, au lac, prendre un carnet, écrire ou écouter une formation parce que je suis en train de suivre une formation. Oui. Mais voilà, ça va être des tâches plus comme ça que de la création ou de l'opérationnel.

  • Speaker #0

    D'accord. Je vais te dire des petits mots et tu vas me dire ce que ça génère en toi, ce que tu as envie de dire par rapport à ça. Procrastination. Est-ce que tu as le sentiment de... Non. C'est quelque chose que tu...

  • Speaker #1

    Non, alors je sais que c'est vraiment une tâche qui me saoule. Elle est consécutive.

  • Speaker #0

    Ça me saoule, flemme quoi.

  • Speaker #1

    Voilà, oui. Mais ça m'arrive assez peu, en tout cas pour mes projets personnels avec le Uma Women Club. Plus pour la baignoire. puisque là c'est plus d'autres compétences qui à des moments font moins appel à ce flot intérieur mais bon c'est assumé je le fais il y a mouvement mais on en a déjà beaucoup parlé pour toi c'est absolument nécessaire au quotidien oui forcément le rapport au corps pour moi et le mouvement c'est vraiment un outil incroyable oui cas pour ma part et je les ai souvent ressenti et l'immobilité en effet fait baisser mes vibrations aussi on parlait de ça tout à l'heure le fait parfois quand on habite un peu plus loin de l'agitation peut-être d'une ville ou quoi je sens que au moins j'ai besoin de me remettre en mouvement dans mon corps pour pour me sentir bien vision vision moi j'adore ce mot J'adore le mot vision par rapport à la manifestation, au vision board, par rapport aux connexions et aux intuitions. J'avoue que je fonctionne beaucoup comme ça. On en parlait tout à l'heure en off, ou parfois c'est comme j'appelle ça des visions. C'est comme je sens, j'ai vu, je le vois, ça va se réaliser. Je ne sais pas encore comment, mais il y a quelque chose qui me pousse du coup à me mettre dans l'action quand j'ai les visions en fait.

  • Speaker #0

    D'accord. Argent.

  • Speaker #1

    Argent, vaste sujet aussi. Oui, mais en plus, c'est vraiment le sujet que Mariana, la coach qui m'accompagne sur les retraites à Ibiza, aborde. Donc, c'est un sujet qui est en cours pour ma part. Je sais que c'est encore quelque chose que je n'ai pas complètement élucidé, je pense, mon rapport à l'argent, qui est très spécial.

  • Speaker #0

    C'est en lien avec ta valeur.

  • Speaker #1

    Je ne sais pas, je ne saurais pas répondre à cette question. Parce qu'en fait, pour moi, l'argent, c'est souvent une complication. Donc j'adore quand on ne parle pas d'argent, mais en même temps, j'adore en faire aussi. Ou justement, donner de la valeur à ce que je fais par l'argent. Donc ce n'est pas encore clair, je pense.

  • Speaker #0

    Pas de problème. La réponse est très bien. Est-ce que tu conseillerais à quelqu'un d'être entrepreneur ou pas ?

  • Speaker #1

    Ah, il y a quelques années j'aurais dit oui, c'est le meilleur chemin. Aujourd'hui, je reviens là-dessus, honnêtement. Moi j'aspire à accompagner des entrepreneurs, je suis en contact avec beaucoup d'entrepreneurs, et j'adore ça, parce que je pense que ça me correspond à mon tempérament, mais comme je pense que ça ne correspond pas à tout le monde. Et c'est un... peu ce sur quoi aujourd'hui je voudrais appuyer parce que je pense que ça a été comme un effet de mode entre guillemets parce que...

  • Speaker #0

    L'adorado.

  • Speaker #1

    Exactement, comme l'American Dreams où on se dit oui, tout est possible et en effet il y a cette liberté je pense et cette connexion à redonner du sens à ce qu'on fait beaucoup plus profondément mais le chemin... pas faire d'injonction et mettre des croyances, mais c'est vrai qu'il n'est pas aussi peut-être facile que ce qu'on peut voir ou croire. Et que pour moi, pour être entrepreneur, il faut le voir en fait comme un chemin personnel.

  • Speaker #0

    Carrément.

  • Speaker #1

    Voilà. Et qu'il y a beaucoup de remises en question tout le temps et il faut être prêt à ça.

  • Speaker #0

    Mais c'est aussi passionnant.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Parce que c'est un chemin personnel aussi. de connaissances de soi, de l'autre, de plein de choses.

  • Speaker #1

    C'est un message incroyable. Il faut être prêt à ça. Ou en tout cas, oser revenir sur ses pas si on sent que c'est trop inconfortable.

  • Speaker #0

    Oui, d'accord. Super. Moi, ça me va. Ça te va ? Pour tout ce que tu nous apportes dans ta façon de voir, je trouve qu'il y a un nouvel élan un petit peu... qui pousse un peu sur Instagram notamment parce que c'est vraiment un réseau où on est toutes, si je parle pour celles que je connais très présentes, il y a un petit vent de révolte je trouve qui pousse un petit peu, c'est qu'effectivement il y a autre chose pour sortir et pour vivre de l'entrepreneuriat aujourd'hui, il y a autre chose que ce chemin là je pense, même s'il est indispensable. il y a peut-être d'autres choses effectivement à nourrir aujourd'hui pour garder notre authenticité et notre singularité quoi totalement,

  • Speaker #1

    je pense qu'il faut aller explorer ces chemins,

  • Speaker #0

    même s'ils sont pas simples mais on va y arriver, oui merci beaucoup Léa merci Gaëlle je partagerai dans les notes de l'épisode tous les renseignements pour qu'on puisse te retrouver avec tes accompagnements, le lien vers ton site vers Instagram puisque nous y sommes aussi en plus Mais voilà, toutes les informations sont dans les notes de l'épisode.

  • Speaker #1

    Super, merci beaucoup.

  • Speaker #0

    Merci à toi, à très bientôt.

  • Speaker #1

    À très bientôt.

  • Speaker #0

    Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui. Alors j'aimerais vraiment savoir ce que vous avez pensé de ce nouvel épisode. Donc c'est très simple, dites-le moi en message privé sur Instagram ou bien en m'envoyant un email à bonjour-maisonconquête.fr Et n'oubliez pas, un questionnaire vous attend dans les notes de l'épisode ou dans ma bio Instagram. C'est super important pour moi, alors prenez quelques minutes pour y répondre s'il vous plaît. Merci de votre aide. et à très bientôt pour un nouvel épisode.

Share

Embed

You may also like