Speaker #0Bienvenue dans Maman Reset, le podcast des mamans en quête de sens dans leur vie professionnelle. Je suis Beverly Salis, maman de deux enfants et ancienne avocate d'affaires reconvertie. Aujourd'hui, j'accompagne les mamans qui souhaitent créer leur entreprise, sans s'épuiser ni sacrifier leur vie de famille. Mon rôle, c'est de les aider à sécuriser leur transition professionnelle du salariat vers l'entrepreneuriat pour qu'elles puissent avancer avec confiance, sans avoir le sentiment de devoir choisir entre leurs projets, leur sécurité financière, leur vie de famille. Chaque semaine ici, je vous propose des conversations sincères, sans filtre ni injonction autour de la maternité, de la reconversion professionnelle et de l'entrepreneuriat au féminin. Parce que oui, la maternité est un bouleversement, mais elle peut aussi devenir un formidable révélateur de ce que vous êtes devenu et de ce que vous avez envie de construire pour la suite. Alors aujourd'hui, j'avais envie de vous parler de création d'entreprise. je me suis rendu compte qu'au fil du temps, au fil de l'expérience que j'avais acquise, aussi bien en cabinet d'avocat ou quand j'étais juriste d'entreprise, et puis là, sous ma casquette de mentor, je me suis rendu compte qu'il y avait des phrases qui revenaient tout le temps lorsqu'on crée son entreprise. J'ai, par exemple, beaucoup entendu la phrase du genre « Mais il y a déjà tellement de monde sur ce marché ! » Bon, et puis je commencerai quand j'aurai mon numéro SIRET. D'abord l'immatriculation. Ensuite, je verrai pour le reste. Ou encore, non mais je dois d'abord quitter mon emploi pour être vraiment entrepreneur. Tout ce que je peux faire avant, en fait, ça compte pas. C'est un peu comme un passe-temps. Et puis, de toute façon, j'ai pas les moyens, il faut beaucoup d'argent pour créer son entreprise. Et la fameuse phrase aussi, non mais je me lancerai quand je serai prête. Le problème, c'est que certaines de ces phrases ressemblent à de la prudence. On se dit, bah oui, c'est raisonnable. Mais en réalité, ça peut juste nous empêcher d'avancer. Et j'ai... particulièrement eu l'idée de cet épisode après un échange, là, tout récemment, avec une cliente que j'accompagne en mentorat. On faisait un petit bilan de ce que le mentorat lui apportait, de sa vision des choses, avant, maintenant, de la manière dont elle envisageait son lancement prochain à son compte. Et en discutant avec elle, je me suis fait la réflexion que les croyances qu'elle pouvait avoir au début, je les avais finalement beaucoup entendues, comme je vous l'ai dit, tout au long de mes années d'exercice, d'avocat, de juriste d'entreprise. ou de mentor. Donc c'est des choses qui reviennent tout le temps, tout le temps, tout le temps. C'est vraiment des idées reçues qu'on peut avoir sur la création d'entreprise, mais qui, une fois qu'on crée son entreprise, une fois qu'on est dans l'exercice de son activité, ne se vérifient pas franchement. J'ai retenu cinq grandes idées reçues. Bien évidemment, c'est pas exhaustif du tout, c'est juste les cinq idées reçues qui reviennent extrêmement fréquemment, mais bien évidemment, il y en a d'autres. Mais l'objectif aujourd'hui, Ce n'est pas de vous dire que créer son entreprise, c'est simple. Ça serait vous mentir et je pense qu'au bout d'un moment, vous connaissez à me connaître. Ce n'est clairement pas ma manière de faire. Non, ce n'est pas simple de créer son entreprise. Il faut connaître certaines choses. Il faut quand même avoir un certain cadre. Il faut être discipliné. Bref, il y a plein de choses à savoir. Mais l'objectif avec cet épisode, c'est plutôt de remettre un peu de réalité là où il y a parfois beaucoup de croyances. Et ces croyants sont finis par croire que c'est la réalité alors que pas du tout. Donc, l'objectif de cet épisode, c'est plutôt de vous aider à faire la différence entre ce qui mérite réellement votre attention, ce sur quoi vous devez vous concentrer et ce qui vous empêche simplement d'avancer. Voilà pour cette longue introduction. Alors, c'est parti ! L'idée reçue numéro 1, petit aparté encore une fois. Les idées, je ne les ai pas classées dans l'ordre. Elles viennent comme ça. Donc, idée reçue numéro 1. Mon idée doit être absolument révolutionnaire pour réussir. Ça doit être novateur. Alors ça, je m'entends assez souvent. Mon idée n'est pas assez originale. Et puis de toute façon, le marché est ultra saturé. Je n'invente rien. Et finalement, derrière cette idée reçue, il y a souvent une autre question. Mais pourquoi quelqu'un me choisirait, moi, plutôt qu'une autre ? De toute façon, il y a déjà tellement d'offres. qui se ressemblent similaires, pourquoi on viendrait me choisir moi ? Alors déjà, première chose, la plupart des entreprises qui fonctionnent aujourd'hui ne sont pas nées d'une idée révolutionnaire que personne n'avait jamais eue avant. Non, elles répondent juste à un besoin. Elles le font d'une certaine manière, avec une certaine expertise, avec l'expérience acquise au fil du temps, etc. Une certaine personnalité, une certaine façon de travailler. Et puis, elles créent une relation de confiance avec leurs clients. D'ailleurs, juste pour faire un petit lien avec le juridique, en droit, on dit de manière générale qu'une idée n'est pas protégeable en tant que telle. Ce qui peut être protégé, c'est la manière dont elle est concrétisée. sa mise en œuvre, comment elle est matérialisée. Et finalement, on peut faire un peu un parallèle avec l'entrepreneuriat. Dans l'entrepreneuriat, ce n'est pas tellement votre idée prise toute seule comme ça, brute, qui va vraiment créer de la valeur. Bien évidemment, là, il s'agit d'une généralité. Je mets de côté les cas de création d'entreprise où il s'agit d'une véritable innovation. Oui, ça arrive, bien évidemment. Là, ce n'est pas de ça que je parle. Ce qui va créer de la valeur, ce qui va rendre votre idée propre à vous, c'est ce que vous allez en faire. C'est comment vous allez l'exécuter. C'est la manière dont vous allez répondre aux problèmes de votre client, la manière dont vous allez l'accompagner, votre positionnement, votre expérience, votre personnalité. Et il y a un truc qui revient très, très souvent dans les accompagnements. Comme vous êtes en reconversion, comme vous avez déjà eu une première expérience dans le salariat, en entreprise, etc. Vous sous-estimez très souvent ce que vous savez déjà faire, ce que vous avez déjà acquis. Comme si vous faisiez table rase du passé et que vous débutiez sur une page toute blanche. Alors que pas du tout, c'est ce qui fait votre richesse. C'est cette expérience-là qui fait que vous en êtes là aujourd'hui. Alors oui, vous vous lancez et il y aura toujours des personnes beaucoup plus avancées que vous. C'est évident. Mais votre expertise n'a pas besoin d'être absolue pour avoir de la valeur. Même s'il y a quelqu'un de plus expérimenté de vous d'un côté, de l'autre côté, il y aura forcément des personnes qui seront moins avancées que vous. Donc, vous serez forcément l'experte de quelqu'un. Et honnêtement, ce mantra, il m'a driveé tout au long de ma transition professionnelle. Nous sommes forcément l'expert de quelqu'un. Il y a des connaissances que vous avez que plein de monde n'ont pas. Il y a des personnes qui sont exactement là où vous étiez il y a quelques années. Et ce que vous avez appris, expérimenté, compris, traversé, peut leur faire gagner énormément de temps. Donc, vous n'avez pas besoin de tout savoir, vous avez juste besoin de savoir pour qui vous êtes pertinente, sur quels problèmes vous pouvez réellement apporter de la valeur. Et c'est souvent là que le travail de construction de votre projet, etc., devient intéressant. On vient travailler sur votre unicité, parce que c'est ça qui va faire votre différence. Ce n'est pas dans l'idée que personne n'a eu, elle est dans la façon. dont vous allez porter cette idée. Donc, la chose à retenir sur cette idée reçue numéro 1, c'est que votre idée n'a pas besoin d'être révolutionnaire. En revanche, elle a juste besoin de répondre à un vrai besoin. C'est déjà pas mal, vous me direz. Et vous devez être capable de comprendre pourquoi quelqu'un aurait envie de vous choisir, vous, et pas quelqu'un d'autre. Et après, bien évidemment, il faut le retranscrire dans sa communication, incarner son message, etc. Mais ça, c'est autre chose. Ce n'est pas le sujet de l'épisode d'aujourd'hui. L'idée reçue numéro 2, et celle-ci, je crois qu'elle revient vraiment très, très souvent, c'est « tant que je n'ai pas mon numéro SIRET, tant que je ne suis pas encore immatriculée, c'est-à-dire tant que je n'ai pas encore d'existant juridique, bon ben, ce n'est pas vraiment du travail » . Alors, cette idée reçue, elle est particulièrement insidieuse. Et j'avoue, ce n'est pas forcément évident parce qu'elle demande aussi de travailler une certaine posture, c'est-à-dire de faire ce switch entre la posture salariale qu'on connaissait jusqu'à présent et la posture entrepreneuriale qu'on va venir chercher. Cette idée, elle donne l'impression que vous n'avez encore rien commencé. Non, mais je réfléchis encore un peu, simplement, à mon petit projet à venir. Je vais commencer quand j'aurai créé mon entreprise. Pour l'instant, de toute façon, ce n'est qu'une idée. Puis, on ne me prend encore pas vraiment au sérieux. Et moi, la première, bon, je n'y crois pas vraiment. Sauf qu'en réalité, il faut travailler. sur votre projet sans avoir encore votre numéro SIRET. Et parfois même, c'est justement avant l'immatriculation que vous avez le plus de travail à faire. Réfléchir à votre positionnement, identifier votre clientèle cible, questionner le marché, comprendre le problème auquel vous allez répondre, réfléchir à votre modèle économique, tester certaines hypothèses, ne serait-ce que commencer à parler de votre projet, tisser des liens, nouer un nouveau réseau, recueillir des retours. Mais c'est un vrai travail. Et puis, il y a un autre travail. Alors certes, beaucoup moins visible, mais pourtant essentiel. Et je vous en parle très, très souvent. C'est le travail sur vous. Parce que comme je viens de le dire, créer une entreprise après plusieurs années de salariat, ce n'est pas simplement changer de statut. C'est aussi reconstruire progressivement une identité professionnelle. Passer de mon poste définit ma valeur à je suis capable de créer ma propre valeur. Et ça, c'est un truc que j'ai particulièrement vécu parce que, bien évidemment, avant, c'était facile. On me reconnaissait grâce à mon statut qui était admiré, respecté. Oui, je suis avocate ou je suis responsable juridique. Ça faisait ma valeur. Je n'avais rien besoin d'ajouter. Donc, j'ai dû apprendre à créer ma propre valeur à travers la construction de mon entreprise. Mais ça s'apprend. Je vous rassure, au début, ce n'est pas facile. On a l'impression d'avoir un égo surdimensionné, alors que pas du tout. Et puis, vous pouvez apprendre à parler de ce que vous faites en adoptant une manière qui vous ressemble. Pas besoin d'adopter un phrasé qui ne vous ressemble absolument pas ou d'adopter un pitch commercial hyper agressif parce qu'on vous a dit de faire comme ça. Non. Donc, il faut finalement accepter de ne plus avoir une fiche de poste qui vous dit exactement ce qu'on attend de vous. Et ce travail-là que vous allez faire en amont, bien évidemment, ça ne figure sur aucune fiche de poste, sur aucun formulaire. Pourtant, c'est essentiel. C'est si essentiel que je pense que Et prochainement, je vous ferai un épisode sur cette question de la reconstruction de l'identité professionnelle lorsqu'on se reconvertit, qu'on est en transition professionnelle, parce que je trouve que vraiment, c'est un sujet qui mérite une véritable attention et qui doit vraiment être traité. Donc j'en reviens à ma question de numéro sirète et d'immatriculation. Certes, l'immatriculation, c'est l'acte officiel. Ça marque la création administrative de votre activité et c'est une victoire. Des fois, juste les démarches d'immatriculation sur le guichet unique, ça peut prendre un peu de temps. Mais votre projet, lui, il existe bien avant tout ça. Et j'ajouterais encore qu'en plus, une structure mal pensée en amont peut vous coûter cher par la suite, en temps, en argent, en énergie, mais aussi en tranquillité d'esprit. Franchement, on n'a pas besoin de se rajouter ça en plus à notre charge mentale qui est déjà assez élevée. Alors bien sûr, rien n'est jamais totalement figé. On peut modifier certaines choses, on peut modifier un statut, on peut changer de régime, on peut faire évoluer sa structure. Oui, d'accord, mais si on peut éviter d'attendre d'avoir fait une erreur pour se poser les bonnes questions, c'est toujours mieux. Surtout quand on se reconvertit et qu'on a déjà beaucoup de choses à gérer. Donc, oui, oui et encore oui, réfléchir, tester, modéliser, ajuster son offre, travailler son positionnement, c'est du travail. L'élément à retenir sur cette idée reçue, ne sous-estimez pas le travail invisible qui précède l'immatriculation officielle de votre structure. C'est souvent lui qui va permettre de construire des fondations solides à votre projet. La troisième idée reçue, c'est de toute façon, il faut quitter son emploi pour être légitime. Se sentir totalement illégitime tant qu'on n'a pas fait le grand saut. Alors, celle-là, je l'entends souvent avec une petite pression derrière quand même, comme si, tant que vous n'aviez pas... démissionner ou quelle que soit l'autre modalité de rupture que vous choisissez d'emprunter et qui est adaptée à votre situation, tant que vous n'en avez pas enclenché en tout cas ce processus de transition professionnelle, c'est comme si vous n'étiez pas vraiment entrepreneur. Et c'est vrai que dans mes anciennes invitées de podcast, il y en a beaucoup qui me disent « oui, tant que je réfléchissais aux projets, etc., j'avais vraiment du mal à à me définir comme entrepreneur, comme à la tête d'un business parce que ça ne générait pas encore de chiffres. Alors certes, le propre d'une entreprise, c'est de créer de la valeur, de créer du chiffre d'affaires. Mais avant d'arriver là, il y a tout ce travail en amont qu'il faut faire, dont on vient justement de parler. Donc, il y a cette idée reçue de se dire, tant que je n'ai pas quitté mon emploi salarié, c'est un peu comme si vous ne vous lanciez pas à fond et comme si vous étiez un peu entrepreneur, touriste. Vous voyez l'image ? Et parfois même. avec les réseaux sociaux, avec cette infobésité. On finit par croire que si on n'a pas encore fait le grand saut, si on n'a pas tout plaqué du jour au lendemain, c'est qu'on ne croit pas vraiment en son projet. Pour vraiment y croire, il faudrait vraiment s'y lancer à 100%. Sauf que non, pas forcément. Pas forcément. Et bien souvent, en plus, le bon moyen de se sécuriser financièrement, c'est quand même d'enclencher un side business. C'est-à-dire de développer votre projet d'entreprise tant que vous êtes encore salarié. ce qui vous assure encore un revenu régulier parce que juridiquement, oui, il est possible de développer son activité en parallèle de son emploi salarié. Bien sûr, il faut regarder votre situation concrètement, votre contrat de travail. Il y a des vérifications à faire, mais ça, ça fera l'objet d'un autre épisode à venir. Mais non, vous n'avez pas nécessairement besoin de démissionner le lundi pour commencer à construire votre projet le mardi. C'est justement ce qui va vous permettre de tester, de valider votre idée, de commencer à construire votre offre petit à petit, d'aller à la rencontre de votre cible, de vos premiers prospects et parfois même de générer vos premiers revenus, mais sans mettre immédiatement votre sécurité financière en jeu. Et ça, je sais que c'est un frein qui est extrêmement important, d'autant plus lorsqu'on a une famille. Enfin voilà, on ne vit pas d'amour et d'eau fraîche, on est bien d'accord. Alors évidemment, attention une fois encore. parenthèse, il existe des situations particulières. Là, je parle d'une manière générale. Par exemple, j'ai eu le cas récemment avec une cliente, elle avait un statut particulier, elle était fonctionnaire publique. Pour lancer un site project, il faut solliciter une autorisation, etc. Ça demande certaines vérifications et de suivre un certain process. Pareil, il y a certains dispositifs de financement ou d'accompagnement de la transition professionnelle qui en plus. pose des conditions spécifiques. Le dispositif de démission-reconversion, par exemple, qui nécessite vraiment d'être regardé avec attention et d'être anticipé, parce que les conditions sont quand même assez drastiques pour pouvoir en bénéficier. Donc, vous voyez bien que même dans ces situations qui peuvent être spécifiques, en tout cas, la préparation peut souvent commencer bien avant la rupture du contrat de travail. Et c'est précisément cette approche que je défends avec la méthode MAMA. que ce soit dans le diagnostic ou le mentorat. Je ne vous dis pas, allez-y, quittez tout d'un coup et vous verrez bien. Non, ce n'est pas mon approche. Mon approche, c'est on regarde où vous en êtes, ce qui est possible dans votre situation, ce qui doit être sécurisé, priorité, et comment vous pouvez avancer étape par étape. Et finalement, quitter votre emploi, ce sera une étape comme une autre et on verra quand est-ce qu'elle pourra arriver, quand est-ce que ce sera possible dans votre situation à vous. Mais quitter votre emploi, ce n'est certainement pas ce qui va vous donner de la légitimité. à votre projet. Donc, la chose à retenir sur cette idée, c'est que vous n'avez pas besoin de vous mettre en danger pour vous sentir légitime. Vous n'avez pas besoin de tout plaquer du jour au lendemain. Et vous auriez tort de le faire, parce que souvent, quand on agit comme ça, c'est un peu sous le coup de la colère, on est impulsif, on n'en peut plus, etc. Et franchement, je vous comprends, je ne vous jette pas la pierre, mais c'est dommage parce que vous pouvez vraiment fermer beaucoup de portes, notamment sur le terrain du financement de votre transition professionnelle. Donc, La légitimité, ça ne va pas venir de la rapidité avec laquelle vous quittez votre emploi. Elle se construit dans la solidité de votre projet. Et finalement, vous voyez, ces trois premières idées reçues qu'on vient d'évoquer ont finalement un point commun. Elles nous poussent toutes à croire qu'il faut aller vite, plus vite. Et c'est un peu la société actuelle qui veut ça, où il faut toujours aller plus vite, plus fort. Il faut avoir une idée extraordinaire, il faut créer immédiatement son entreprise, il faut passer à l'action, il faut quitter son emploi. Alors oui, effectivement, il faut passer à l'action. mais pas dans n'importe quelles conditions. Je crois que la transition professionnelle peut être douce. Entreprendre, ça ne doit pas forcément être une rupture brutale. On peut avancer progressivement à son rythme, suivant notre situation familiale, financière notamment. On peut tester, prendre le temps d'ajuster, de sécuriser et de décider ensuite. Et c'est exactement ce qu'on fait dans la méthode MAMA. On construit avec méthode plutôt que de se lancer dans le flou à la va-vite. Bon, ça, je bannis. L'idée reçue numéro 4, et alors ça, je l'ai beaucoup entendu, pour ma propre reconversion, il faut un gros budget pour se lancer. Je l'ai entendu sous la forme, oui, mais toi, tu peux te le permettre, tu avais un bon salaire, etc. Donc, tu as une excellente situation financière. Alors ça, c'est une sacrée idée reçue. On est bien d'accord. On entend vraiment de tout. On peut créer une entreprise avec pas grand chose. Alors, bien évidemment, là, je prends des pincettes parce que, oui, on peut créer une entreprise avec pas grand chose. En revanche, il faut s'assurer d'avoir une certaine sécurité financière par ailleurs. Mais ça, par exemple, typiquement, c'est ce qu'on travaille dans le mentorat. Il y a tout un pilier financier dans la méthode MAMA. Donc, c'est un travail à part entière. Mais en tout état de cause, on n'est pas obligé d'investir des milliers d'euros avant même de commencer. Non, la réalité est beaucoup plus nuancée. Ça dépend déjà de votre activité. Si vous créez, par exemple, une activité de service, de conseil, d'accompagnement, de coaching, vos frais de démarrage vont être assez limités et ce ne sera absolument pas la même chose que si vous souhaitez ouvrir un commerce qui va nécessiter l'obtention d'un bail, etc. Là, si vous avez une activité de service, vous allez avoir besoin de matériel, éventuellement un site internet, de travailler sur votre communication, d'avoir certains petits frais spécifiques, mais point barre, vous pouvez commencer avec quelques centaines d'euros. Mais le vrai problème, je crois que c'est Merci. pas forcément le Le coût de lancement, bien évidemment, il doit être anticipé suivant votre activité. Ça, je viens de le dire. Mais parfois, ce qui coûte vraiment, c'est les mauvais choix qu'on peut faire au démarrage. Et je pense notamment au statut juridique, au régime fiscal, social. Et là, je repense à toutes ces situations que j'ai vécues dans mon ancienne vie d'avocate et puis de juriste où j'ai vu des personnes choisir la micro-entreprise alors que ce n'était pas vraiment... adaptées à leur situation et qu'au final, elles étaient complètement perdantes. Mais bon, elles avaient choisi la micro-entreprise parce que tout le monde fait ça, parce que c'est simple, parce qu'on leur a dit que c'était le meilleur statut pour commencer. Et parfois, oui, c'est parfaitement adapté. Oui, c'est simple, mais pas systématiquement. Et même encore que c'est simple, il y a quand même pas mal de choses à connaître. Donc, votre choix, ça doit te tenir compte de votre activité, de vos charges, de vos perspectives de chiffre d'affaires, de votre situation personnelle. de la protection sociale que vous allez viser, bref, de ce que vous voulez construire à moyen terme. En tout cas, il ne faut pas choisir un statut par défaut parce qu'on vous l'a dit. Non, il faut vraiment s'interroger. Parce que parfois, après, vous vous retrouvez à devoir gérer des problématiques que vous auriez pu anticiper dès le départ. En fait, ce n'est pas tant qu'il faut dépenser énormément d'argent pour créer votre entreprise. Je crois qu'il ne faut pas confondre petit budget et absence de réflexion. Vous pouvez parfaitement démarrer simplement avec un petit budget. En revanche, vous ne pouvez pas vous abstenir de mener certaines réflexions et vous ne pouvez pas passer à côté de certaines questions essentielles, notamment sur le choix du statut juridique, le choix du régime fiscal, votre situation financière. Non, ça, c'est fondamental à mon sens. Donc, ce qu'il y a à retenir, c'est que le vrai coût d'un mauvais départ, ce n'est pas forcément votre budget de lancement en tant que tel. D'ailleurs, sur le coût de création d'entreprise, pour aller un peu plus dans le détail, parce que là... je conçois que ça peut être un peu abstrait. Je ferai un épisode tout prochainement, je pense qu'il sortira courant septembre, sur le coût réel du lancement et de sa création en entreprise. En résumé, le vrai coût, ce n'est pas forcément dans votre budget de lancement, mais ça peut être dans les choix que vous faites sans les avoir suffisamment questionnés, réfléchis, analysés. L'idée reçue numéro 5, et ça j'en parle très très très souvent, je me lancerai quand je serai prête. Alors ça, elle est dure celle-ci. Je vous l'accorde, elle est extrêmement dure parce qu'on se persuade que c'est la raison qui parle, que c'est la prudence. C'est du bon sens. Parfois même, on se dit non mais c'est de la responsabilité, je n'ai pas le choix. Donc, je préfère me former encore un peu. Je vais attendre d'être plus sûr de moi. Je me lancerai quand j'aurai davantage confiance. Puis là, de toute façon, ce n'est pas possible. Les enfants sont trop petits, il y a le crédit de la maison, il y a ceci, il y a cela. Oui, bien évidemment, c'est des paramètres à prendre en compte. l'entend totalement. Sauf qu'il y a une différence entre se préparer, prendre en compte ses paramètres, votre situation pour construire votre projet et attendre indéfiniment de se sentir prête. Parce que ce moment-là risque de ne jamais arriver. C'est dommage. Et là, maintenant que j'ai un petit peu de recul, je vous parle d'expérience. Moi aussi, j'ai attendu pendant très longtemps de me sentir prête pour commencer. Mais finalement, je n'en avais pas besoin. Ce dont vous avez besoin, En revanche, c'est de vous sentir suffisamment. sécurisé pour avancer et ça c'est très différent. J'ai exercé plus de 10 ans comme avocate d'affaires et puis juriste d'entreprise. J'avais une expertise, de l'expérience, un réseau. J'avais l'habitude de travailler sur des sujets complexes où on s'arrachait parfois les cheveux. Et quand j'ai décidé de me reconvertir, j'avais peur, j'avais très très peur. Évidemment que je me suis demandé si c'était le bon moment, si j'en savais assez, si j'étais capable de réussir dans autre chose, si je faisais le bon choix, si ce n'était pas un caprice. Mais finalement, ce qui m'a permis d'avancer, ce n'est pas d'attendre que tous ces doutes disparaissent. C'est d'avoir un cadre, un plan, des étapes, des choses que je pouvais vérifier qui me permettaient d'avancer, des décisions que je pouvais prendre progressivement. Puis surtout, tout n'est pas venu du jour au lendemain. C'est pour ça qu'il faut faire une vraie différence entre attendre, attendre ce fameux bon moment qui n'arrivera jamais, et se préparer. La préparation, elle, va vous faire avancer. L'attente, en revanche, elle vous fait tourner en rond et vous pouvez tourner en rond pendant très longtemps. Alors, oui, Prenez le temps de vous préparer, formez-vous si vous en avez besoin, faites vos calculs, posez-vous toutes les questions possibles, testez votre idée, regardez ce qui est juridiquement possible, mais ne vous dites pas, j'attends le jour où ça y est, je me sentirai totalement prête, ce jour où j'aurai plus peur, je pourrai y aller, parce que ce jour-là n'arrivera jamais. En tout cas, c'est très risqué. Donc, vous n'avez pas besoin d'être certaine à 100% pour avancer. Vous avez besoin d'un cadre suffisamment sécurisant pour avancer malgré l'incertitude. en avançant, que vous allez acquérir une certaine confiance, que vous vous sentirez de plus en plus légitime, certaine, puis dans quelque temps, vous retournerez, vous verrez le chemin accompli, vous direz « Waouh ! » Ah ouais, quand même ! Et c'est tout ce que je vous souhaite. Alors, si je devais résumer ces 5 idées reçues. Non, votre idée n'a pas besoin d'être révolutionnaire. Non, votre projet ne commence pas le jour où vous obtenez votre numéro sirète. Il commence bien avant. Non, vous n'avez pas besoin de tout quitter du jour au lendemain pour vous sentir légitime. Non, créer votre entreprise ne nécessite pas systématiquement un énorme budget. Et non. vous ne vous sentirez probablement jamais parfaitement prête. Mais surtout, qu'est-ce qu'il y a derrière ces cinq croyances ? Il y a plein de questions qu'on se pose. Est-ce que mon projet est viable ? Est-ce que je peux vraiment vivre ? Est-ce que je peux me lancer sans mettre ma famille en difficulté ? Puis quel statut choisir ? Quand quitter mon emploi ? Comment trouver mes premiers clients ? Est-ce que mon projet peut vraiment trouver sa place dans ma vie de famille ? J'ai un planning qui est déjà tellement chargé. Je pense que... Pour répondre à ces questions, aujourd'hui, vous avez accès à un nombre incalculable d'informations. Vous pouvez écouter des podcasts comme celui-ci, regarder des vidéos, lire des articles, même demander à ChatGPT. Encore qu'il faut quand même le confronter, il faut faire attention. mais à un moment là la vraie question c'est juste qu'est-ce qui est pertinent pour moi dans ma situation à moi parce que ma situation c'est pas celle de quelqu'un d'autre en fait et c'est précisément là que l'accompagnement peut avoir toute sa place mon travail c'est pas vous dire quoi faire à votre place. Ce n'est pas non plus de vous pousser à vous lancer coûte que coûte, c'est de vous aider à faire le tri, à distinguer vos vraies contraintes juridiques, financières, administratives, des peurs ou des croyances qui vous freinent, à regarder votre situation dans son ensemble, avec tout ce panorama juridique, financier, administratif, et à construire avec vous un projet qui puisse réellement trouver sa place dans votre vie, un projet viable. Donc, si en écoutant cet épisode, vous êtes reconnu dans certaines de ces croyances et que vous vous dites, d'accord, mais concrètement, en fait, je fais quoi maintenant ? J'ai créé le Diagnostic Mama pour ça. Ce n'est pas un programme de plusieurs mois, c'est un premier accompagnement court, structuré, pour faire le point sur votre situation et votre projet. On travaille ensemble en deux séances individuelles pour mettre à plat où vous en êtes, ce qui vous bloque, ce qui doit être sécurisé, et surtout, quelles sont les prochaines étapes pertinentes pour vous. A la fin, vous repartez avec un plan d'action concret. adapté à votre situation, surtout sans pression. Vous n'avez pas besoin d'avoir un projet parfaitement défini pour venir me voir. Vous pouvez simplement être dans cette phase où vous sentez que vous voulez avancer, mais vous avez besoin d'y voir plus clair. En fait, ensemble, on passe du flou à la clarté. Si ça vous intéresse, je vous mets les notes dans la description de cet épisode pour que vous puissiez trouver les infos sur le diagnostic MAMA. Et si vous êtes à un stade plus avancé, que vous voulez créer votre entreprise, que vous le savez, ça y est, vous êtes sûr, mais vous ne savez pas trop, Merci. dans quel ordre faire les choses, etc. Dans ce cas, le mentorat MAMA est fait pour vous. Je vous accompagne sur plusieurs mois pour construire et lancer votre activité. Là encore, l'objectif, ce n'est pas de vous faire courir et de vous faire vivre un sprint. Non, pas du tout, ce n'est pas ma manière de faire. C'est de vous aider à construire un projet solide, à sécuriser votre transition professionnelle sur le plan administratif, juridique, financier et à trouver, à déterminer ensemble une manière d'entreprendre qui puisse réellement s'intégrer dans votre vie. Vous avez aussi toutes les informations dans les notes de l'épisode. Cet épisode touche à sa fin. J'espère sincèrement qu'il vous aura plu, qu'il vous aura permis d'y voir un petit peu plus clair. En tout cas, si vous avez envie de m'en parler, vous pouvez venir me retrouver sur LinkedIn ou m'envoyer un petit mail. C'est toujours un plaisir de vous lire. Je lis chacun de vos messages et ça m'aide aussi à construire les prochains épisodes autour de vos besoins réels. Et comme d'habitude, si cet épisode vous a été Utile, pensez à vous abonner à Maman Risette. Si vous le pouvez, laissez une note de 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute. C'est un tout petit geste, mais ça aide énormément le podcast à être découvert par d'autres mamans qui, peut-être, se posent aujourd'hui exactement les mêmes questions que vous. Je vous retrouve dès la semaine prochaine pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous. Allez, bye bye !