Speaker #0Bienvenue dans Maman Risette, le podcast des mamans en quête de sens dans leur vie professionnelle. Je suis Beverly Salis, maman de deux enfants et ancienne avocate d'affaires reconvertie. Aujourd'hui, j'accompagne les mamans qui souhaitent créer leur entreprise sans s'épuiser ni sacrifier leur vie de famille. Mon rôle, c'est de les aider à sécuriser leur transition professionnelle du salariat vers l'entrepreneuriat pour qu'elles puissent avancer avec confiance, sans avoir le sentiment de se faire enlever. de devoir choisir entre leur projet, leur sécurité financière et leur vie de famille. Chaque semaine, ici, je vous propose des conversations sincères, sans filtre, ni injonctions autour de la maternité, de la reconversion professionnelle et de l'entrepreneuriat au féminin. Parce que oui, la maternité est un bouleversement, mais elle peut aussi devenir un formidable révélateur de ce que vous êtes devenu et de ce que vous avez envie de construire pour la suite. Il y a quelques semaines, j'ai reçu un message d'une auditrice et je me suis dit « ça va faire l'objet d'un épisode, c'est sûr » . Bien sûr, je ne vais pas la citer, ça sera totalement anonyme pour que vous ne puissiez pas la reconnaître, mais je me suis dit qu'il était intéressant de revenir sur la problématique qu'elle m'a exposée, parce que je pense que ça peut toucher bon nombre d'entre vous. Donc, cette auditrice, elle est salariée depuis de nombreuses années dans une entreprise de taille moyenne, mais avec un esprit plutôt familial. Elle me dit que tout se passait pour le mieux, même si ça se passait bien, elle a eu envie de construire son projet à elle et ses notaires. notamment suite à sa maternité. Donc, depuis quelques mois, elle travaillait au développement de ce projet entrepreneurial en parallèle de son job actuel. Donc, elle avait développé un side business. A noter que, et c'est important pour la suite, ce projet entrepreneurial qu'elle développait avait un lien avec son activité actuelle. Alors, c'est plutôt un lien indirect, mais quand même, le lien était bien présent et il n'y avait pas de doute sur la question. Elle avait déjà réfléchi. à son offre, identifier ses premiers clients potentiels, commencer à construire sa présence en ligne, elle était déjà pas mal avancée. Mais surtout, son premier client signé, ça a été son employeur actuel, alors même qu'elle était encore salariée dans cette même entreprise, puisqu'il s'agissait encore, et il s'agit encore, d'un side business. Quand je lui ai demandé si un contrat écrit avait été signé du côté du... projet entrepreneurial avec son employeur actuel ? La réponse a été non. Et quand je lui ai demandé si son contrat de travail avait à tout le moins été aménagé en conséquence pour tenir compte de cette nouvelle relation qui se crée, la réponse a été non également. Bon, là, autant vous dire que j'ai eu des sueurs froides quand même. Ben oui, il y a plusieurs signaux d'alerte qui se sont activés dans mon cerveau à ce moment-là. D'abord, la violation de la clause de non-concurrence contenue dans son contrat de travail. Elle me disait... de manière assez évasive, qui l'en comportait une. Elle ne savait pas exactement l'étonnant et les aboutissants de cette clause, mais en tout cas, il y en avait une. Et la problématique du salariat déguisé éventuel côté entrepreneurial. Pour le moment, sur ce site business, il s'agissait du seul client qu'elle avait, donc son employeur par ailleurs. Et on conservait quand même dans cette relation un lien de hiérarchie, de la relation de travail en cours. qui semblait d'éteindre sur sa relation d'indépendante. Elle m'expliquait par exemple qu'elle n'avait pas pu signer de contrat écrit sur ce projet entrepreneurial avec son employeur, ni imposer ses conditions, il a fallu faire aux conditions de l'employeur. Et ça, ce n'est pas acceptable à un moment donné. Il faut trouver un terrain d'entente, mais ce n'est pas à votre client d'imposer ses conditions. Et sa réponse a été de me dire, non mais je sais que c'est border, je sais que ce n'est pas terrible, mais franchement, on se connaît bien, ça va bien se passer. Bon. Ok, très bien, c'est tout ce que je lui sais. On arrête là l'échange et puis on reprend contact quelques semaines après. Et là, grosse surprise, elle m'annonce que les relations se sont très nettement dégradées avec son employeur et donc avec ce client, alors que ça faisait des années que ça se passait bien. Leurs intérêts étaient de plus en plus opposés et là, c'était l'impasse la plus totale. Et Moralité, quand elle m'a contactée, elle était en arrêt de travail à la limite du burn-out. Donc, tout ça pour dire que lancer un side business... Oui, oui, bien sûr, c'est une super manière de sécuriser sur le plan financier quand on démarre, etc. Mais pas n'importe comment, pas à n'importe quel prix. Notamment, prenez soin de la relation avec votre employeur, d'autant plus si le projet que vous développez implique que vous soyez encore en relation avec lui par la suite. On ne sait jamais ce qui peut se passer dans l'avenir. Même si ça se passe bien à l'instant T, peu importe, il faut toujours se sécuriser, il faut être... extrêmement vigilant sur ce point-là. Donc aujourd'hui, c'est exactement ce qu'on va explorer ensemble. Comment gérer la relation avec son employeur lorsqu'on veut lancer son side project ? Alors attention, un gros, gros warning comme d'habitude. Mes propos ici sont génériques. Il faut bien entendu très souvent s'adapter, analyser votre situation au cas par cas. Il est vraiment rare qu'une situation soit exactement similaire à une autre. Donc prenez du recul. Et j'espère juste que cet épisode vous invitera au moins à la prudence et à poser un cadre dès le départ. Et c'est d'ailleurs ce cadre que je travaille avec mes clientes, notamment avec le mentorat Mama lors de la construction du projet où je leur apprends à avoir les bons réflexes, à avoir ces points de vigilance essentiels pour qu'elles puissent se développer sereinement par la suite. Ceci ! étant précisé, je vais vous expliquer dans cet épisode ce que dit vraiment le droit à propos du développement d'un side business lorsqu'on est salarié, ce que vous pouvez faire, ce que vous devez éviter et surtout comment gérer cette période de transition au mieux avec méthode et sérénité. Parce que construire en sécurité, c'est pas construire dans la peur, c'est pas construire avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Non, c'est construire avec de bonnes bases qui font des fondations solides. Alors, rentrons dans le vif du sujet. D'abord, qu'est-ce que dit vraiment le droit ? Le principe, c'est que vous avez le droit de travailler pour vous. Ça, c'est vraiment la base. Le principe, c'est la liberté du travail. Donc, un salarié est libre d'exercer une activité professionnelle en dehors de son temps de travail. C'est un droit reconnu. Mais, bah oui, en droit, il y a toujours un mais, il y a toujours un truc. Mais ce droit s'exerce naturellement dans le respect de certaines obligations. C'est là où il faut être... particulièrement vigilante. Alors, parmi ces obligations, on ne va pas toutes les citer, mais les plus importantes vraiment à connaître, à retenir, c'est l'obligation de loyauté, la clause d'exclusivité et l'obligation de non-concurrence. Je vais revenir brièvement sur ces trois obligations. Je dis bien brièvement parce qu'il y aurait beaucoup à en dire. Je vais essayer d'être concise mais précise. D'abord, obligation numéro 1. 1, l'obligation de loyauté. Ça, c'est l'obligation vraiment fondamentale qui découle de toute relation de travail, même sans clause spécifique. C'est-à-dire que même si elle ne figure pas dans votre contrat de travail, vous êtes soumis au respect d'une obligation de loyauté. Qu'est-ce qu'elle veut dire cette obligation de loyauté ? Ça signifie que vous ne devez pas agir contre les intérêts de votre employeur pendant la durée de votre contrat de travail. Concrètement, Ça implique par exemple de ne pas exercer une activité directement concurrente à celle de votre employeur, de ne pas démarcher ses clients dans le cadre de votre activité personnelle ou encore de ne pas utiliser des informations confidentielles auxquelles vous avez peut-être accès dans le cadre de votre emploi. Tout ça, c'est l'obligation de loyauté. Il faut la respecter. L'obligation numéro 2, c'est la clause d'exclusivité. Là, c'est différent de l'obligation de loyauté parce que la clause... d'exclusivité n'existe que si elle figure dans votre contrat de travail. Cette clause, si elle existe dans votre contrat, elle vous interdit d'exercer toute autre activité professionnelle pendant la durée de votre contrat. Donc, première chose à faire, relire votre contrat de travail. Cette clause doit être expressément stipulée pour être valable. Elle ne se présume pas. Et même si elle existe, la jurisprudence en fait une application plutôt stricte. En ce sens qu'elle l'encadre pas mal. Par exemple, elle doit être justifiée par la nature de la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché. Donc, ça veut dire qu'une clause d'exclusivité qui serait générale et absolue pourrait être contestée. Donc là encore, pour savoir quelle est l'étendue de la rédaction de la clause d'exclusivité, il faut la relire avec attention. La rédaction de cette clause est hyper importante. Donc, vérifiez-la. avant de vous engager dans quoi que ce soit. Et l'obligation numéro 3, donc l'obligation non-concurrence, là, il y a une petite subtilité parce que votre contrat de travail peut comporter deux obligations de non-concurrence. Une obligation de non-concurrence qui s'applique pendant la durée de votre contrat de travail et une obligation de non-concurrence qui est post-contractuelle, celle qui s'applique après la rupture du contrat et qui, elle, est soumise à des conditions strictes, notamment une contrepartie financière. Là, on va s'intéresser plus particulièrement à l'obligation de non-concurrence qui s'appliquerait pendant l'exercice de votre contrat de travail, puisque bien évidemment, vous êtes dans le cadre d'un side business. Donc, c'est cette obligation qui nous importe. Cette obligation, elle découle directement de l'obligation de loyauté. D'ailleurs, on l'a un tout petit peu évoqué quand je vous définissais la loyauté tout à l'heure. Elle vous interdit de travailler pour un concurrent direct ou de créer une activité concurrente. En gros, si votre projet se positionne sur un marché qui est totalement différent de celui de votre employeur, cette obligation ne s'applique pas. Là encore, attention, vraiment, encore une fois, un warning, il y a des statuts particuliers qui vont encore plus loin et pour lesquels les règles sont différentes. Je pense par exemple aux fonctionnaires ou contractuels de la fonction publique, où là, le cumul d'activités est soumis à une déclaration préalable auprès de votre employeur. et dans certains cas, à une autorisation. Ce n'est même plus une déclaration, c'est carrément une autorisation. Donc, je vous invite vraiment à consulter votre contrat de travail et les textes applicables à votre statut en particulier pour analyser en profondeur votre situation, savoir exactement ce que vous pouvez faire ou ne pas faire. Au moins, une fois que vous avez l'info, si vous voulez prendre votre risque, c'est en toute connaissance de cause que vous le prenez. Ça, c'est différent. Voilà un petit peu pour se situer sur ce que le droit vous autorise à faire ou non. Alors, une fois qu'on a dit ça, concrètement, qu'est-ce que vous pouvez faire ? Étape 1. On vient de le dire, relisez votre contrat de travail. C'est vraiment le point de départ incontournable. Vous sortez votre contrat et vous le relisez intégralement, pas en diagonale, intégralement. Vous avez vu pour certaines clauses combien la rédaction est essentielle. Il faut quand même l'analyser de manière assez minutieuse. Ensuite, l'étape 2, analysez votre situation au regard de la concurrence. Si vous avez un doute au niveau du respect de la clause de non-concurrence suivant sa rédaction, des fois, ce n'est pas évident de savoir vraiment si on est dedans ou pas. Posez-vous la question, est-ce que mon activité est susceptible de concurrencer directement ou indirectement mon employeur ? Est-ce qu'on cible les mêmes clients ? Est-ce qu'il y a des prestations qui sont un peu similaires ? Ça commencera par vous aiguiller et voir si vous êtes dans une situation juridiquement saine ou qui va s'avérer être un peu bancale. Si vous avez peur que la situation soit un peu bancale, c'est peut-être le moment de vous faire accompagner à ce moment-là pour analyser précisément les risques que vous encourez si toutefois vous voulez lancer coûte que coûte. Troisième étape, construisez votre side business sans utiliser les ressources de votre employeur. Je sais, c'est du bon sens, ça paraît vraiment coulé de source, mais je préfère le redire parce que ça a vraiment une portée juridique réelle. Donc, ça veut dire ne construisez pas votre activité sur votre temps de travail, ne démarchez pas avec le matériel de votre employeur, ne contactez pas ses clients dans le cadre de votre projet personnel. Vous opérez une séparation nette entre vos deux activités. Ça, ça va vous protéger juridiquement et ça vous évitera toute ambiguïté. Vous sécurisez en faisant comme ça. Et puis quatrième étape, vous décidez en connaissance de cause si vous informez ou non votre employeur. Ça, c'est une question qu'on me pose. assez souvent, est-ce que je dois dire à mon employeur que je lance une activité ? Honnêtement, si on s'en tient au point de vue juridique strict, la réponse est non, vous n'êtes obligé de rien, sauf clause contractuelle spécifique ou une obligation légale liée à un statut en particulier. Mais sinon, vous n'avez pas d'obligation légale d'informer votre employeur de l'existence d'une activité parallèle, dès lors qu'elle respecte les obligations. qu'on vient de voir juste avant, qui nécessiterait éventuellement une modification de votre contrat de travail pour être dans les clous. Donc ça, c'est la réponse brute. Mais après, il y a une réponse stratégique qui pourrait être plus nuancée. Dans certains environnements professionnels, il peut y avoir une relation de confiance avec votre manager qui va faire que la transparence sera préférable. Dans d'autres contextes, il vaudra peut-être mieux être discrète et ce sera là votre meilleure protection. Tout dépend de votre relation avec votre employeur. Donc, je vais vous faire encore une fois une réponse de juriste. Il n'y a pas vraiment de réponse claire, nette et précise, si ce n'est que dans 99% des cas, il n'y a pas d'obligation légale d'informer votre employeur de votre projet. Néanmoins, ça dépend. Ça dépend de votre contexte de travail, ça dépend de votre environnement de travail. Je pense aussi au cas où vous solliciteriez par exemple un congé pour création d'entreprise. Là, bien sûr, l'information de votre employeur est un passage obligé. Mais en tout cas... Ce choix vous appartient et en tout état de cause, ce choix doit être éclairé, pas guidé par la peur. Vous devez avoir connaissance des obligations exactes qui vous entourent. Après, comme je vous l'ai dit, vous prenez votre risque, mais vous savez ce qu'il en est. Les choses sont posées, c'est clair, net et précis. Troisième partie, une fois qu'on a dit tout ça, quelles sont les erreurs à éviter absolument quand on lance un side project ? Je dirais qu'il y en a quatre, principalement. Encore une fois, ce n'est pas une liste exhaustive. Première erreur, qu'on se soigne dans la précipitation et l'improvisation. Qu'est-ce que j'entends par là ? C'est que très souvent, je vois des femmes qui s'y matriculent très rapidement. Elles me disent « d'abord, il faut que j'ai mon statut, je verrai le reste par la suite » . Juste pour avoir le sentiment d'avoir officiellement lancé leur activité, sans avoir analysé parfois au préalable leur situation contractuelle, le marché qu'elles allaient viser. Non, rien. Pourtant, il y a tout. tellement de choses à faire avant de s'y matriculer pour tester, explorer. Je sais, vous me dites très très souvent que vous avez du mal à vivre tout ce passage-là comme du travail, vu qu'on n'en voit pas encore les fruits. Il n'y a pas encore de rémunération au bout. Et c'est là d'ailleurs l'une des grandes différences avec le statut salarié où le salaire tombe à la fin de chaque mois. C'est clair. D'ailleurs, je vous en parlais dans l'épisode de la semaine dernière consacré aux 5 idées reçues sur la création d'entreprises. Si vous ne l'avez pas encore écouté, vous pouvez y aller. Mais pourtant, il s'agit là d'un vrai travail. L'immatriculation, ce n'est pas le point de départ. C'est un peu prendre le problème à l'envers. C'est une étape dans le processus. Et ce processus, ça commence par une analyse rigoureuse de votre situation. La deuxième erreur, c'est... ignorer sa clause d'exclusivité ou toute autre clause de son contrat de travail qui ne nous arrangerait pas vraiment dans le développement d'un side business. C'est-à-dire, l'ignorer, purement et simplement. Parce que si vous sollicitez une modification de votre contrat de travail, ça, c'est autre chose. Ça, c'est OK, on prend le problème à la source et il n'y a pas de problème. En revanche, si vous l'ignorez, ça, ça peut être problématique. Je vous le disais d'ailleurs en introduction avec cette auditrice, la relation s'est complètement tendue alors que rien ne laissait... présager qu'une telle situation allait arriver. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que si votre contrat contient une clause d'exclusivité valide et que vous contrevenez à cette clause, vous vous exposez tout simplement à une faute pouvant justifier un licenciement, voire des poursuites dans certains cas. Et là, c'est autre chose quand on rentre dans de telles démarches. Donc, lisez votre contrat de travail avant de vous y matriculer. Franchement, en plus, c'est une démarche qui prend peu de temps. Mais ça peut vous éviter des années de complications et de procédures. La troisième erreur, c'est créer une confusion entre les deux activités. Utilisez une adresse mail pro de votre employeur qui vous sert peu, etc. Mais qui est déjà active, donc c'est plus simple. Rencontrez des prospects sur votre temps de travail parce que vous étiez à côté et que la situation s'y prêtait. Bref, ça, même si ça vous facilite la tâche, c'est des fautes professionnelles caractérisées. Donc, maths. Maintenez une séparation absolue entre vos deux sphères. C'est une question de rigueur professionnelle et de protection personnelle. Quatrième et dernière erreur, se laisser paralyser par la peur. La peur de mal faire, la peur d'être découverte, la peur de perdre son emploi. Ou encore, si on en parle à son employeur, la peur d'imposer ses conditions. Oui, je comprends, ces peurs peuvent être réelles, mais elles doivent être apprivoisées. Et ce qui permet d'apprivoiser ses peurs, c'est d'avoir les bons réflexes avant de se lancer. C'est ça qui permet de ne pas avoir de problème par la suite. Et c'est d'ailleurs cette longueur d'avance, ce cadre-là que je veux vous transmettre absolument. Je veux que vous puissiez vous développer en toute sécurité. Et voyez, pour revenir à l'auditrice du début, je me dis mais c'est dommage, c'est dommage. Elle n'avait pas réussi à imposer ses conditions, ni dans le cadre de son side business, ni pour l'autre. de tension de la modification de son contrat de travail. Bref, son employeur l'a poussée à commettre une faute en violant son contrat de travail. Et en plus, elle s'est mise en difficulté dans le cadre du développement de son site project parce que pas de signature de contrat avec son premier client, etc. Enfin, rien n'était cadré. Si elle avait fait le choix d'être accompagnée dans cette phase-là, les choses auraient été grandement différentes. Elle aurait pu apprivoiser tout ça. Elle aurait pu poser un cadre écrit dès le départ. Et c'est là la différence entre se lancer dans le flou, la précipitation, je vous le disais tout à l'heure, ne pas vous lancer dans le flou et la précipitation. Lancez-vous avec un plan, même si le plan n'est pas très exactement défini et que bien évidemment il aura vocation à être ajusté par la suite, etc. C'est pas grave, lancez-vous quand même avec un plan minimum. Pensez toujours à vous protéger. Parfois, vous pouvez penser que les gens vous veulent du bien, mais ce n'est pas très exactement ça. Renseignez-vous, sécurisez-vous, vraiment. Cet épisode touche à sa fin. J'espère qu'il aura pleinement rempli son objectif à savoir vous donner des outils pour avancer, non pas la boule au ventre ou encore en ayant la sensation d'avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête, mais en connaissance de cause, pour distinguer ce qui est un vrai risque juridique de ce qui n'est qu'une croyance paralysante. En tout cas, si ça a résonné en vous, si vous avez envie de m'en parler, si vous rencontrez ce type de problématique en ce moment, vous pouvez venir m'en parler soit sur LinkedIn, soit en m'écrivant un petit mail. Je lis chacun de vos messages et ils m'aident aussi à construire les prochains épisodes autour de vos besoins réels. Sachez en tout cas que si vous êtes en train de vous poser ces questions, est-ce que mon projet est juridiquement viable ? Est-ce que je dois en parler à mon employeur ? Comment je structure tout ça sans me mettre en danger ? C'est précisément ce qu'on éclaircit ensemble dans le diagnostic MAMA. Deux séances individuelles pour faire le point, clarifier votre situation et repartir avec un plan d'action concret. Et si vous avez déjà cette clarté que vous êtes prête à construire votre activité de façon structurée et sécurisée, en ayant les bons modèles d'actes juridiques dès le départ et un vrai suivi juridique dans la durée, le mentorat MAMA prend le relais. Pendant quatre mois, construire ensemble votre plan d'action. de projet d'entreprise, un projet solide, juridiquement sécurisé et aligné à la femme que vous êtes devenue. Si ça vous intéresse, vous pouvez réserver dès à présent votre appel découverte avec moi totalement gratuit. Je vous mets le lien dans les notes de l'épisode. Enfin, si cet épisode vous a été utile, pensez à vous abonner au podcast Maman Risette si vous le pouvez, à laisser une note de 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute, c'est un tout petit geste, mais ça aide énormément le podcast à être découvert par d'autres mamans qui peut-être se posent aujourd'hui exactement les mêmes questions que vous. Je vous retrouve dès la semaine prochaine pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez bien soin de vous. Allez, bye bye !