Speaker #0Es-tu du genre à prendre tout pour du cash ou tu te méfies de la provenance de l'information ? Es-tu du genre à répandre les secrets ou tu les gardes pour toi ? Autrement dit, es-tu la commère du village ou la tombe à qui on peut confier un secret ? Un proverbe dit Toute vérité n'est pas bonne à dire et moi j'ajouterais Tout mensonge non plus Aujourd'hui, je te montre comment distinguer rapidement une vérité d'un mensonge. Reste avec moi. On vit dans un monde rempli d'informations contradictoires. Entre les oui-dire, les rumeurs et la vérité, comment faire la différence ? Aujourd'hui, je t'apprends à trancher entre le vrai et le faux pour ne plus jamais te faire avoir. Dans cet épisode, je te partage mon histoire de rumeurs pas claires, je te parle des dangers de confondre rumeurs et vérité, et je te donne des trucs pour naviguer dans un monde où les fausses informations peuvent facilement circuler. Merci de passer quelques minutes de ton temps avec moi aujourd'hui. Je suis Marie-Josée Saint-Laurent, créatrice de bonheur et de positif. Ma passion, c'est la création. Que ce soit en écriture, en édition, en conférence, en animation d'événements ou à titre de maître de cérémonie en tout genre, mon objectif, partager mes dons, mes talents, mes compétences pour améliorer ta vie positivement. En assistant à mon podcast, je te fais sauver du temps. Je t'aide à trouver ta voie et à réaliser tes rêves. Tu n'as qu'une vie à vivre. Autant vivre la bonne et la vivre pleinement. Jadis, d'ailleurs, autrefois, oui, j'étais notaire, vous commencez à le savoir. Et à ce titre-là de notaire, je suis tenue au secret professionnel. Et même si je ne pratique plus, je me dois de garder tout ça encore confidentiel. Et donc, comme je ne peux pas me soustraire à ça, il faut que je gère ça. Et que ce n'est pas facile tout le temps, surtout quand tu habites dans une petite ville comme Amos. Parce que oui, avant, je pratiquais à Amos, en Abitibi. Je dirais qu'au fil du temps, j'ai développé un sixième sens qui consiste toujours à me demander, quand je reçois une information, Peux-tu parler de ça, moi, ou non ? Si, on... On crée un deuxième sens. Il faut toujours se poser la question. C'est-tu secret ou si ce n'est pas secret ? Je peux-tu en parler ? Je ne peux-tu pas en parler ? Bref, la censure est devenue un réflexe inné chez moi. Et là, pour te permettre de comprendre ce que je veux dire, je te raconte une histoire. Un matin, dans le temps que j'étais très occupée, que j'étais dans tous les conseils d'administration qui existaient à Amos, j'ai eu une réunion le matin. de la chambre de commerce. Et bon, je me rends là. Et durant le trajet, j'entends à la radio que Fleur et compagnie, compagnie fictive, entreprise connue et reconnue de la ville, va fermer ses portes et y font de ventes de fermeture. Et quand j'arrive à la réunion, tout le monde parle de ça. Et là, moi, tout bonnement, je dis, ben oui, comment ça donc ? Oui, j'ai entendu ça. Comment ça que ça ferme ? Et là, moi, je ne me méfie de rien. Je passe la réunion. Et donc, je reviens au travail. Et dans ce temps-là, je travaillais avec maître Alain Plante, que je salue du haut de ses nuages parce qu'il est décédé. Et là, il me regarde avec une face en point d'interrogation, les sourcils froncés, l'air sérieux. Puis je me dis, mon Dieu, que c'est qui se passe ? Fait que là, il me dit, Hey, t'as-tu dévoilé des informations confidentielles concernant le magasin Fleurs et compagnie ? Fait que moi, je dis, Confidentielle ? Non, pas en tout. Pourquoi tu me poses cette question-là ? Bien, il dit, Parce que Pierre Samson, le propriétaire de Fleurs et compagnie, il vient de m'appeler pour me dire que t'as divulgué des informations confidentielles sur la compagnie. Bien, je dis, Bien, voyons, Alain, comment j'ai pu faire ça ? Je ne savais même pas que cette compagnie-là fermait. J'ai appris ça en radio. Toi, tu le savais-tu ? Il me dit, ben oui, c'est moi qui vais s'occuper de ce dossier-là. Mais moi, je ne le savais pas, ça. Je n'avais aucune idée de ça. Et là, en tout bon mentor qu'il est, il m'explique que quoi que l'information soit confidentielle ou pas, dans ce cas-ci, elle l'était, mais moi, j'en étais pas au courant. Il me dit, il dit, il faut que tu te méfies de divulguer des informations, que ça soit confidentielle ou l'apparence de confidentialité. Autrement dit, oui, on est tenu au secret professionnel. Mais ce qui pourrait être apparemment de secret professionnel, il faut que tu fermes ta boîte quand même. Là, moi, je suis comme, bien voyons donc, c'est donc bien compliqué à gérer cette affaire-là. Déjà que gérer le secret professionnel, c'est une chose. Et si en plus, il faut que je gère l'apparence de secret professionnel, là, je dirais que ça, bien, bien, bien, je dis, OK, regarde, je vais fermer ma gueule sur tout ce que je sais. C'est pas compliqué. Et sur tout ce que je sais pas aussi. Bref, ce n'est pas évident à gérer tout ça. Et comme tu peux sortir la fille du notariat, mais pas le notariat de la fille, encore aujourd'hui, après deux ans de retraite notariale, j'ai encore les mêmes réflexes de me poser la question si c'est une info confidentielle ou si j'aurais pu apprendre ça de façon confidentielle. Je peux-tu ou je ne peux pas répéter ça ? Bref, oui, j'avais appris cette information-là à la radio, comme tout le monde. Et le souci, c'est que je suis allée jaser de ça, sans dire que j'avais appris l'information à la radio. Fait que c'est sûr que le monde qui était présent à la réunion a pu penser que j'avais appris cette information-là dans ma profession de notaire. Et mon problème... c'était que le fils du propriétaire de cette entreprise-là, il était à la réunion. Fait que lui, comprends-tu, puis lui, il savait que son père avait parlé de ça avec Alain, mon patron. Comprends-tu comment ça marche ? C'est-tu une rumeur ? C'est-tu une vérité ? C'est-tu un secret professionnel ? L'apparence d'un secret professionnel ? Bien, c'est ça. Et moi, dans le fond, à l'époque, puis encore aujourd'hui, tout ce que je veux, moi, c'est de respecter mon code d'éthique et donc de ne pas... ne pas décevoir mon patron, ni son client, ni personne. Et donc, je suis bien malheureuse de tout ça. Et là, j'apprends par cet épisode-là, oui, que non seulement il faut que je gère le secret, mais l'apparence de secret aussi, que tout ça, c'est la même affaire au jeu des gens. Moi, je le sais, ce qui est secret ou ce qui n'est pas secret, mais au jeu des gens, ça pourrait paraître comme une information confidentielle, donc je ne dois pas. la divulguer non plus. Et là, c'est là, là, d'où l'importance de savoir, de connaître la provenance de l'information avant de crier à l'injustice, là. Le fils, s'il m'avait demandé Où c'est que t'as appris ça ? bien, j'aurais dit à la radio, il aurait fait comme Ah, OK, c'est beau parce qu'il devait savoir qu'il y avait une pub qui courait à la radio, là. Bref, la différence entre un oui-dire ou une rumeur et une vérité dépend de sa provenance. Un oui-dire, on va se le dire, ça va rester une rumeur tant que ça ne sera pas prouvé que c'est vrai. Ça t'est sûrement déjà arrivé toi aussi d'entendre quelque chose, tu penses que c'est vrai, puis tu agis en conséquence, c'est-à-dire que tu dévoiles à tout le monde à qui veut l'entendre l'information, puis finalement, ben c'était pas vrai. Et là, hein ? Donc, comme dans mon histoire, la fermeture du magasin, c'était une rumeur, mais une rumeur qui était quand même à côté d'une pub radio, on s'entend. Et aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, c'est encore pire. Avec les réseaux sociaux, tu peux dire n'importe quoi, puis tout le monde va prendre ça pour du cash, malheureusement. La vérité et le mensonge, c'est souvent séparé d'une mince, fine ligne, c'est-à-dire la source de l'information. Qui ? a parti la patente. Ce que tu entends dans les couloirs ou à la radio, ça n'aura jamais le même poids que si c'est confirmé, soit par des faits vérifiables ou confirmé par la personne qui est concernée par l'information. Et le meilleur moyen de s'en sortir, c'est d'aller vérifier la véracité de l'info auprès de là ou des personnes qui l'ont sorti ou qui sont concernées par celle-ci. Et plus que ça, Faut que tu t'informes aussi, une fois que tu sais que c'est vrai, si tu peux la divulguer, cette information-là, parce qu'entre savoir qu'une information est vraie et si on peut la dire, il y a une marge entre les deux. Ça peut être vrai, mais la personne, elle ne veut pas nécessairement qu'on la divulgue, cette information-là, malgré qu'elle est vraie. Ça me fait penser au téléphone arabe. Ça commence par Mme Talbot qui s'est enfargée dans le trottoir en avant de l'épicerie. Puis ça finit par Mme Talbot est morte et sa famille poursuit l'épicerie pour avoir laissé des cannes dans une rangée. C'est pas tout à fait la même histoire. Chacun rajoute son petit bout inventé pour donner plus de punch à l'histoire. Ça me fait penser aussi. On peut faire une analogie avec un iceberg. Un iceberg, on voit la cime qui dépasse de l'eau, donc l'information qu'on reçoit, mais ça, c'est juste une partie de l'histoire. La vérité est souvent cachée en dessous de l'eau. Donc, l'ampleur de l'iceberg, ce qu'on ne voit pas à l'œil nu, puis il faut donc creuser plus loin pour avoir la vérité, puis d'où ça part. Ça me fait penser aussi à l'autruche. parce que des fois, là je te parle de rumeurs mais des fois, c'est nous autres qui se cachent la vérité, comme une autruche l'autruche, elle, pour pas voir je sais pas pourquoi d'où ça vient ça l'autruche, elle fait-tu vraiment ça l'autruche, de se mettre le nez la tête en fait dans le sable pour ne pas voir ce qui se passe autour d'elle ben parfois c'est nous autres aussi qui veut pas voir la vérité en face et là je te donne plein d'exemples plates t'es cocu, tu le sais mais tu veux pas le savoir, tu vis de la violence conjugale, tu le sais mais... tu ne veux pas t'en aller, tu ne veux pas que personne le sache, tu caches ça parce que tu en as honte, mais tu n'es pas capable de te défaire de ça. Tu penses que tu es heureux au travail parce que tu gagnes cher, mais finalement, tu comptes les deux doigts avant chaque congé. Tu penses que tu es capable d'arrêter de fumer ou d'arrêter de boire n'importe quand. C'est mon cas. Une phrase légendaire qui dit, quand on dit, le chèque est dans mal, si tu passes un mensonge parfois. Bref, écoute, je te dirais qu'une vérité, c'est vérifiable. Donc, fais donc ton enquête. Avant de penser que c'est vrai, va donc voir, fais ton enquête. Si c'est une vérité, oui, c'est vrai que c'est vérifiable. Si c'est un mensonge, il n'y a rien sur quoi tu ne vas pas être à côté. Donc, ça va être nécessairement un mensonge. Il y a un mensonge. On va se le dire, ça se propage vite, surtout si c'est crunchy. Plus c'est crunchy, plus ça va vite. Donc, méfie-toi de la provenance de l'info, parce qu'il y en a qui inventent n'importe quoi pour se sentir important et intelligent. On a des faces, on a des visages en tête. Méfie-toi aussi des apparences. Des fois, ce n'est pas parce que tu as vu le chum de ta meilleure amie avec une autre femme que c'est nécessairement sa maîtresse. Ça peut être sa collègue de travail ou une amie d'enfance qui vient d'arriver en ville, peu importe. Mais c'est sûr que là, s'il l'embrasse à pleine bouche que pourra, ah, ah, ben là, tu vois, là, t'as une preuve. Là, t'as quelque chose de tangible, hein ? Mais t'es pas obligé de le dire à tout le monde que tu l'as vu s'embrasser en pleine rue avec quelqu'un, là. Sauf à ta meilleure amie. Puis il y en a qui disent, ah, moi, je suis pas sûr que j'y dirais. Moi, oui, je vais y dire parce que moi, je vis dans la transparence. Moi, c'est sûr que je vais y dire parce que... Vaut mieux avoir la vérité en pleine face qui va faire mal une fois que de te rendre compte 25 ans plus tard que c'est arrivé et qu'il y avait une maîtresse. Ça, ça va faire bien plus mal. Pour être sûr de ne pas partir de fausses rumeurs, fausses rumeurs étant un pléonasme, parce qu'une rumeur, c'est rarement vrai, vérifie ta source, premièrement. Trouve des preuves concrètes, des photos, n'importe quoi. Ou carrément, va voir la personne qui est concernée. Tu vas avoir l'heure juste à coucher. Compare avec d'autres informations fiables. Des fois, c'est ça, compare. Garde ton esprit critique. Pose-toi des questions. Puis, sois méfiant, méfiante. Prends pas tout pour du cash tout de suite. Pose des questions. Mesure aussi, une fois que tu sais que c'est vrai, mesure les conséquences de répondre à ce que tu sais. Bien, si tu es sûr que c'est vrai, de 1. Puis si t'es pas sûr, méfie-toi encore plus avant de dire n'importe quoi. Ah oui, puis pose-toi la question, là. Ce que tu sais, là, si c'est vrai, on s'entend, c'est-tu d'intérêt public ? C'est-tu nécessaire de dire ça à la coiffeuse, puis de dire ça à Cassia GIGA, puis de dire ça à plein de monde qui vont... Ah, parce que là, ça va faire boule de neige, puis tout le monde va le savoir. Ce que tu sais, Sais-tu d'intérêt public ? Si la réponse est oui, là, garde-toi. Mais si la réponse est non, fais juste le dire à la personne concernée. Point final. Il y a une grosse différence à dévoiler qu'une telle personne est un pickpocket versus quelqu'un qui est adopté. Si tu sais que la personne est une voleuse compulsive, c'est correct de le dire parce que ça va protéger d'autres. Le monde va se méfier de cette personne-là et ils vont watcher les affaires. Mais si tu dis à tout le monde qu'un tel est adopté, je pense que ce n'est pas un intérêt public. Il y a juste la personne. concerné qui devrait le savoir, puis je ne suis même pas sûre que c'est à toi d'y dire. Donc, en fait, ce que j'essaie de dire, c'est que tout est dans la bienveillance. Ça sert à qui, puis à quoi de dévoiler une information, surtout si elle est fausse ? Pose-toi la question. Bon, on s'entend là, si l'information est vraie. Si ça sert juste à toi de divulguer l'information, moi, je pense que c'est mieux de garder ça pour toi. Si ça sert toi et les autres, ça dépend si c'est d'intérêt public ou pas. Si c'est d'intérêt public, go, sinon, ferme ta boîte. Puis si ça sert toi, les autres et la personne concernée, là, OK, tu peux divulguer. Puis si ça sert à démentir une rumeur, encore plus. Et la question ultime que tu dois te poser, tu vas-tu être... être capable de vivre avec le fait que tu as dévoilé cette information-là. Si c'est d'avouer à ta meilleure amie que tu as vu son chum s'embrasser à bouche que pourrait avec une fille, tu vas-tu être capable de vivre avec les conséquences du dévoilement de cette information-là ? Parce que ton amie, ça se peut qu'elle ne te croie pas. Ton amie, ça se peut qu'elle soit en tabarnak après toi. Tu vas être capable de vivre avec ça. Ça aussi, il faut se poser ces questions-là. Donc, c'est ce que... Tout ça, les rumeurs, vérité, etc., mensonges, tout est une question de valeur. Ça dépend des valeurs que tu as. Si, comme moi, tu es honnête, tu es authentique, transparente, que tu respectes, que le respect pour toi, c'est important, que tu as soif de justice, de loyauté, d'intégrité, puis que tu es considéré comme une personne fiable, bien, tu sais, c'est ça. Ça, c'est tes valeurs. Fait que tu vas gérer les rumeurs et les mensonges d'une façon telle que tu vas faire attention avant de dévoiler ça à qui que ce soit. Mais si tu as les valeurs au contraire, bien, tu vas gérer ça autrement. Tu vas te nourrir des rumeurs et des mensonges. Puis, les valeurs, c'est souvent génétique. Tu n'es pas obligé d'avoir les mêmes que tes parents. Si ton père, c'est un menteur compulsif, bien, deux jours de jeûne, ça se peut que tu sois pareil. Ou ça se peut que tu le vois y aller et que tu te dises, non, moi, je ne veux pas être de même. Et que tu vas changer tes valeurs. Tout est dans l'intention aussi. Protéger ou faire du mal. Tout dépend de tes valeurs. Comme à l'habitude, je vais te citer des trucs que j'ai vus sur Facebook. Et je vais étayer mon propos à partir de là. Une belle citation. Quand le mensonge prend l'ascenseur, la vérité prend l'escalier. Elle met un peu plus de temps, mais elle finit toujours par arriver. Que ça, c'est vrai. Oui, puis ça, j'adore ça parce qu'effectivement, la vérité finit toujours par sortir. Des fois, ça peut prendre du temps, mais ça va finir toujours par sortir. Et qu'il y en a qui vont pogner leur air quand la vérité va sortir. Positivement ou négativement, c'est selon. Une autre citation. Il faut mieux être frappé par la vérité qu'embrassé par le mensonge. Ah, je l'aime celle-là. Bon, en d'autres mots, vaut mieux avoir la vérité même si elle fait mal que de vivre dans un mensonge pendant des années, hein ? Même si le mensonge fait ton affaire. On s'entend ? Une autre citation. C'est sûr qu'à partir du moment où il y a une personne proche de toi qui te ment pour une raison X, Y, Z, mais que tu avais confiance en cette personne-là, puis le mensonge, ce n'est pas juste que j'ai mangé des frites à midi alors qu'il était en diète, ce n'est pas ça. Un vrai mensonge important qui a une conséquence importante, c'est sûr que tu vas avoir tendance à douter après. de ses vérités, de ce que cette personne-là va dire. Souvent, quand on est petit, on dit arrête de mentir, sinon plus personne ne va te croire par la suite. C'est un peu ça. Donc, il faut faire attention à ce qu'on dit. Une autre citation. Les rumeurs sont des mensonges inventés par des envieux, souvent répétés par des idiots. Les intelligents vérifient avant de croire. ou de quelque chose, parce que ça leur plaît, ça leur fait du bien de voir souffrir d'autres personnes. Puis les idiots qui répètent ces rumeurs-là, ils ne se posent pas plus de questions que ça. Puis eux autres, ils racontent ça à n'importe qui, puis blablabla, pour une raison excrétaire encore là. Eux autres aussi, c'est peut-être par négligence, par insouciance, ou justement, eux aussi, pour se penser plus fin que les autres. Mais les intelligents, effectivement, vont vérifier. la véracité de l'information avant de la propager et propagation si nécessaire. C'est d'intérêt public. Sinon, on va seulement aller répéter la chose à la personne qui est concernée. Une autre citation. J'adore les rumeurs. J'apprends plein de trucs sur moi que je ne savais même pas. Écoute, j'ai déjà appris que je suis enceinte, moi. J'ai déjà appris que je suis lesbienne aussi. C'est incroyable. Écoute, la rumeur que j'étais enceinte, ça vient d'un show d'humour local à Amos. Dans ce temps-là, j'étais conseillère municipale. Et ils ont juste, sur scène, devant 800 personnes, prononcé mon nom en faisant le signe, en montrant une bédaine imaginaire comme de quoi que j'étais enceinte. Et tout le monde a pensé que j'étais enceinte. Et ce n'est pas le cas parce que je n'en ai pas d'enfant. Et la rumeur de lesbienne, c'est que quand je me suis mariée la première fois, ma photo de couple, elle est restée huit mois dans la vitrine chez la photographe. Et il y a beaucoup de monde qui était surpris d'apprendre que j'étais mariée à un homme. Ils venaient me dire, Hey, mon Dieu, je ne pensais pas que tu étais hétéro. J'étais sûre que tu étais lesbienne. Fouille-moi pourquoi. Oui, j'ai un gros côté masculin, mais ça ne fait pas de moi une lesbienne. Une autre citation. L'origine d'une rumeur vient tout simplement de la peur du vide, sans parler de celles qui trouvent leur source dans la haine, la malveillance, la vengeance, la jalousie ou la rivalité. Nous avons besoin de donner un sens à ce qui se passe autour de nous et quand il manque des infos, nous comblons les trous de l'histoire avec des faits fantasmés ou des conjectures. Écoute, c'est ça une rumeur, ça part souvent de la malveillance. Euh... Parce que ça part de quelque part, la rumeur. Soit tu as vu quelque chose, tu fais des 1 plus 1 qui n'ont pas d'allure, puis là, tu te dis, bien, je l'ai vu. Ça doit être vrai. Mais ce que tu as vu, tu l'as interprété. Puis là, tu te fais... En bon québécois, on se pète des cartoons avec ça. Puis là, on répand ça. Mais pourquoi on le répand ? Bien, c'est souvent parce qu'on veut faire du mal. Et c'est souvent les gens qui sont très malheureux. qui font ça. Sinon, pourquoi faire ça ? Une autre citation. Ce que vos yeux ne voient pas, ce n'est pas votre bouche qui doit l'inventer. Ah, c'est bon. Bien, c'est ça. Souvent, on va voir ou ne pas voir des affaires, puis on fait des calculs faux, on déduit des affaires qui sont fausses, puis là, on se croit. Puis là, on se pète des cartons. Puis là, on dit, ça doit être ça qui est arrivé. Puis là, on écoute bien des vues. Puis finalement, on invente à peu près n'importe quoi. Puis là, quand tu racontes ça à quelqu'un, l'autre arrange chérie sur ce que tu viens de dire. Ah oui, c'est vrai, ça doit être ça parce que blablabla. Puis là, ça part. Écoute comme une bombe puante. Et c'est triste. Une autre citation. N'écoute pas les on-dit. Crois en ce que tu vois de tes propres yeux. N'oublie jamais que des gens peuvent mentir dans le seul but de détruire une personne. Bien, c'est ça. Les rumeurs ou les mensonges, c'est souvent pour détruire ou faire du mal à quelqu'un. Avec raison ou pas, on ne sait pas. Mais la personne qui reçoit l'info, mon Dieu, si elle répète ça, sans avoir vérifié, elle est aussi pas fine que l'autre. Fait qu'il faut faire attention. Une autre citation. Les rumeurs peuvent facilement nous amener à détester quelqu'un d'innocent et aimer une personne manipulatrice et hypocrite. Mais voilà. Les rumeurs, c'est une déformation. d'une vérité ou d'un cartoon, peu importe. Mais ça nous amène à avoir des faux jugements sur des gens. Et parfois, ça prend beaucoup de temps avant de se rendre compte que ce n'est pas vrai. Fait que là, tu as peut-être forgé une amitié avec quelqu'un de pas fin, versus tu as viré le cul à la crèche ou tu as viré le dos à quelqu'un qui était hyper gentil. Tout ça parce que tu as entendu parler de quelque chose quelque part. C'est triste. Une autre citation. On a 100 points qu'on est menteur quand on a l'habitude de l'être. Moi, je connais des menteurs et des menteuses compulsifs. C'est triste, mais oui, des fois, c'est génétique. Des fois, ça se transmet de génération en génération. À force de voir tes parents mentir, tu finis par être pareil. C'est une maladie, ça. Je ne sais pas le nom de cette maladie-là, mais c'est… Ce n'est pas sain. Et ce n'est pas sain non plus de fréquenter ces gens-là. À tout le moins, il faut les aider à conscientiser ce qu'ils font. Puis, je ne dirais pas de changer, mais d'aider cette personne-là à changer elle-même. De voir qu'au final, ce n'est pas bon d'être comme ça. Il y a une raison pourquoi une personne ment systématiquement. Il y a une raison à ça. Il faut juste aller voir la cause de ça. Puis, moi, je pense qu'on peut espérer que cette personne-là change, si elle comprend d'où ça vient. Une autre citation. Un mensonge, au final, c'est une super histoire que quelqu'un vient anéantir avec la vérité. Ça, c'est bon. Parce que oui, un mensonge, on dit c'est tricoté de fil blanc, c'est tricoté. Bien oui, c'est tricoté souvent parce qu'un mensonge... De bouche en bouche, de bouche à oreille, en tout cas, tu comprends ce que je veux dire, tout le monde rajoute son petit grain de sel. Puis là, tout le monde en rajoute, puis tout le monde en rajoute, puis tout le monde en rajoute. Puis finalement, écoute, c'est une affaire épouvantable, mais quand la vérité sort, là, écoute, paf, la balloune pète, toi, puis c'est ça. On a finalement la vérité. Une autre citation. Si vous jugez sur les apparences, vous serez souvent trompé. Ce qui paraît n'est presque jamais la vérité. Ah ah ! Bien, c'est ça. Des fois, on se fie aux apparences, puis ce n'est pas ça pour en tout. Donc, les apparences, il faut s'en méfier parce que les apparences, c'est comme une rumeur. Tu as vu quelque chose, puis là, tu fais un lien avec d'autres choses que tu aurais vues, puis là, finalement, tu... Ton cerveau transpoche tout ça dans quelque chose d'autre que tu as vu dans la TV ou n'importe quoi. Puis là, tu fais comme Oh mon Dieu ! On est-tu colombo des pauvres des fois ? Mais c'est ça. Mais c'est souvent pas la vérité. Une autre citation. Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons les causes. Bien voilà. Alors, la vérité, là, ça part de quelque part. Puis si tu... Tu ne vas pas vérifier la provenance de l'information, puis pourquoi ça a été dit, dans quel contexte ça a été dit. Tu sais, des fois, on peut sortir une information de son contexte, c'est vrai l'information, mais sortie de son contexte, ça devient un mensonge. Donc, méfions-nous, faisons notre enquête, posons des questions. Une autre citation. Dis à ton ami un mensonge et s'il en garde le secret, alors dis-lui la vérité. Je l'aime celle-là. Parce qu'effectivement, c'est pas parce que c'est notre ami que nécessairement notre secret va être bien gardé. Je te dis pas de vérifier systématiquement, mais ça veut simplement dire que s'il est capable de garder une fausseté, ça veut dire qu'il est sûrement capable de garder une vérité. Et garde cet ami-là parce que c'est vrai. Une autre citation. Le problème des personnes sincères, c'est qu'elles croient trop souvent que les autres le sont aussi. Ça, c'est mon cas. Parce qu'effectivement, quand tu es habitué d'être vrai, d'être authentique, transparent, sincère, respectueux, mets tous les qualificatifs que tu veux, tu ne peux même pas penser que les autres peuvent être autrement. Moi, souvent, quand je vois des gens qui mentent ou qui partent des rumeurs ou qui ne sont pas fins, je me dis, Colline, comment ils font pour dormir ? Ça dort la nuit, ce monde-là. Comment ils font en sachant très bien qu'ils ont parti une rumeur, une rumeur qui est fausse, c'est un pléonasme, une rumeur, c'est faux par définition, en partant une rumeur pas fine sur quelqu'un. Je ne peux pas comprendre comment ces gens-là peuvent dormir la nuit. Ils sont foncièrement malheureux, ces gens-là. Une autre citation. L'évidence n'est pas toujours la vérité. Ah, évidemment. Voilà, c'est sûr. Ce n'est pas parce que c'est évident que c'est vrai. OK ? Mon Dieu, j'ai-tu un exemple de ça ? Colline, je n'ai pas d'exemple, mais maudit, il me semble que c'est ça. parce que c'est évident que c'est vrai. Je n'ai pas d'exemple, mais maudit que je trouve ça intelligent pareil. Une autre citation. Lorsque quelqu'un juge ton chemin, prête-lui tes chaussures. Ça, c'est vrai. Parce que souvent, on va juger. L'humain juge. L'humain juge par définition. C'est plus fort que nous autres. On juge les gens. On juge les situations. Mais écoute, je ne sais pas moi. Tu es à l'épicerie jeudi à 5 heures. L'épicerie est pleine. Puis là, il y a un enfant qui fait une crise de bacon, puis la mère, elle l'ignore, puis elle s'en va dans un autre rangé. Tout à juge, tu dis, voyons, quelle sorte de mère que c'est ça, crime, s'exime volé, fait quelque chose, s'exime claque, pogné par le bras, amené dans le char, némite. Mais elle, ça fait peut-être la 25e crise de bacon qu'il lui fait en 25 minutes. Fait qu'on comprend-tu que c'est ça, c'est facile de juger quand t'as pas tous les... éléments de vérité. Une autre citation. Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d'imbéciles qui, avant, ne parlaient qu'au bord et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite. Aujourd'hui, ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel. Je l'aime, celle-là, parce qu'effectivement, écoute, les réseaux sociaux, c'est une machine à rumeurs, cette affaire-là. Tu peux dire n'importe quoi, t'es tout seul chez vous. Si tu es bon le moindrement avec l'infographie, tu peux partir de n'importe quoi. C'est à nous autres après de dire, Colline, si tu veux, je ne suis pas vraie. Il faut faire la part des choses. Il faut être assez intelligent, intelligente pour se poser la question, c'est-tu vrai cette affaire-là ? Dieu sait que la moitié des choses sur Facebook, ce n'est pas vrai, sauf les miennes. Face aux rumeurs, tu as deux options. La première, c'est que tu les diffuses à qui mieux mieux sans te demander si c'est vrai ou pas. Tu te nourris de tout ce qui est crunchy. Tu es la personne ressource que tout le monde vient voir pour savoir ce qui se passe. Tu te valorises avec les ragots, peu importe qu'ils soient vrais ou pas. Tu mesures ton importance avec la portée de tes paroles, vraies ou fausses. Tu te fous complètement du mal que tes colportages peuvent causer. Ou... La deuxième option, tu enquêtes sur la véracité des ragots avant de les diffuser. Tu vérifies auprès de la ou des personnes concernées, premièrement, si c'est vrai, et deuxièmement, si tu peux le répéter à d'autres. Tu te soucies de protéger les gens que tu aimes en rétablissant les faits. Tu ne te nourris pas du malheur des autres, ni de ce que l'on raconte. Tu prônes la bienveillance à tous les égards, ce qui fait que tu ne prends rien pour du cash avant d'avoir à... avant d'avoir, oui, vérifié la source de l'information. En résumé, je t'ai raconté mon histoire de secret professionnel. Je t'ai partagé des trucs pour différencier le vrai du faux. Je t'ai partagé et commenté plusieurs citations qui te font réfléchir. Je t'ai présenté les options possibles pour gérer les rumeurs. À toi de décider. J'espère sincèrement que tout ça t'a aidé. Et je te souhaite bonne chance à la gestion des ragots et de tes réseaux sociaux. Tu es victime de rumeurs ? Tu vis de l'injustice à cause d'une information dévoilée ? Tu es en froid avec une personne parce que tu as dévoilé un secret ? Peu importe l'origine de tes soucis, je peux t'aider. Ensemble, on trouvera des solutions. Tu n'as qu'à consulter le www.marie-josée-saint-laurent.com barre oblique bonheur 101. Aussi, je t'invite à te procurer ton guide gratuit au marie-josée-saint-laurent.com barre oblique guide gratuit. On reprend ça la semaine prochaine où je te jase de recyclage.