Speaker #0Sur une échelle de 1 à 10, à combien tu chiffres ton bonheur ? Es-tu une personne heureuse ? Et si oui, l'es-tu vraiment ? Dans la vie, le bonheur, c'est relatif. On se plaint souvent le vent de plein. À l'inverse, on peut nager dans le bonheur, mais jusqu'à temps que notre ballon pète. Parfois, notre bonheur est artificiel et on s'en contente aussi. Plusieurs pensent être heureux. mais il découvre qu'il passe à côté du vrai bonheur. Dans cet épisode, je te partage l'histoire de Marcel et Fernand, deux joyeux lurons qui m'ont montré une autre forme de bonheur. Je te donne des trucs pour trouver un bonheur authentique, même lorsque les circonstances semblent ne pas jouer en ta faveur. Merci de passer quelques minutes de ton temps avec moi aujourd'hui. Je suis Marie-Josée Saint-Laurent, créatrice de bonheur et de positif. Ma passion, c'est la création. Que ce soit en écriture, en édition, en conférence, en animation d'événements ou à titre de maître de cérémonie en tout genre, mon objectif, partager mes dons, mes talents, mes compétences pour améliorer ta vie positivement. En assistant à mon podcast, je te fais sauver du temps. Je t'aide à trouver ta voie et à réaliser tes rêves. Tu n'as qu'une vie à vivre. Autant vivre la bonne et la vivre pleinement. J'adiste ailleurs autrefois, quand j'étais encore notaire, j'ai rencontré Marcel et Fernand, deux frères d'une soixantaine d'années. Ils vivent tous les deux dans une maison dont ils sont propriétaires, un en haut, un en bas. Ce qui les caractérise, c'est qu'ils sont tous les deux aveugles. Et eux autres, ils m'ont connue dans le temps que je faisais des chroniques juridiques à la radio de mon patelin. À chaque semaine, je faisais des chroniques d'une demi-heure. Et c'est sûr que quand tu es handicapé visuel... La radio, c'est un bon moyen de se divertir. Et à un moment donné, Marcel, le plus jeune des deux, il me téléphone. Il était enthousiaste au possible. Bonjour, notaire. Je suis assez content de vous parler. Ça fait longtemps que je veux vous appeler. Écoute, hier, m'était... Moi, je dis Voyons, qu'est-ce que je peux faire pour vous ce matin, mon bon monsieur ? Puis là, il parlait drôle parce qu'il vient d'un petit village. Puis il dit Là, là, moi et mon frère... Il parlait de même frère avec un et au lieu d'un et Puis moi, on veut faire notre testament. Puis tu sais, il était bien décidé, avec son fameux accent provincial, si je peux dire. Bien, j'ai dit, bien sûr, vous êtes à la bonne place. Je fais ça dans la vie. Fait qu'il dit, bien, c'est ça. Fait qu'il dit, avant ça, je veux vous le dire, il dit, vous êtes fantastique, notaire. Il dit, avec vous, on apprend plein d'affaires. Assez qu'il faut qu'on fasse notre testament, parce que nous autres, on est bien mal amanchés ici. Fait que là, je dis, ben oui, pas de problème, monsieur. Je vais vous passer ma secrétaire, puis je vais vous fixer un rendez-vous. Hé, là, il dit, wow, minute, notaire. Là, il faut que je vous explique quelque chose. Moi, j'étais crampée. Écoute, il était tellement drôle. Ben, j'ai dit, ben oui, qu'est-ce qui se passe ? Ah, ben, il dit, moi et mon frère, on est aveugles. Puis, tu sais, il disait ça de même, aveugles. Fait qu'on peut pas aller vous voir. Il dit, y a-tu moins que vous venez nous voir ici ? Ben, je dis, bien sûr. J'ai dit, où c'est que vous habitez ? Hé, là, il me nomme le village. très reculé par le tonnerre, je lui dis pas de problème, c'est sûr que je vais devoir vous charger un supplément pour le transport parce que c'était quand même à presque une heure de chez nous. Il dit pas de problème à terre, il dit nous autres on paye cash, il dit passez-moi votre secrétaire qui va me fixer un appointement. On voit l'âge de la personne. Il dit j'ai assez hâte de vous rencontrer en personne. Alors c'est donc par une journée froide d'hiver, il faisait moins 25, on se gelait le CUL. que je prends la route à 8h du matin, puis j'arrive là à 9h, fait que j'arrive en cours, et je me stationne, et je constate que quand je sors de la voiture, j'amène ma valise, et je constate qu'il y a un poteau qui part du coin du terrain, là, au-dessus de la trottoir, puis que ça longe la pelouse jusqu'à la maison. Il y a une corde. Fait que là, je me dis, ah, bien, coudonc, c'est un bon moyen pour ne pas se perdre. J'imagine qu'ils se promènent en taxi, parce qu'ils ne peuvent pas conduire. Donc, je dis, mon Dieu, ils sont bien débrouillards d'avoir pensé à ça. Fait qu'ils sortent de la maison, ils se tiennent après la corde, puis ils arrivent au trottoir. Alors, j'arrive à la porte, je frappe, et là, j'entends un oui en stéréo. Hé, écoute, j'étais attendue, comprends-tu ? Donc, j'ouvre la porte, et je me retrouve dans la salle de lavage qui tient lieu de vestibule. Donc, et là, j'aperçois les deux gars, ils sont en cuisine, ils sont assis, écoute, comme deux... Hé, écoute, ils étaient souriants à pleines dents, fébriles comme deux marmottes sur le bord du chemin. Oui. Et là, moi, j'enlève, je me débarrasse de mon manteau, je mets ça à la bonne franquette, ça à la laveuse, et j'arrive, et là, j'avance, tu sais. Mais moi, tu sais, le réflexe, puis écoute, je ne sais pas pourquoi j'ai eu ce réflexe-là, mais ils ne voient pas. Donc, moi, je parle tout au long que j'avance, puis là, je leur explique ce que je fais. J'enlève mes bottes, puis là, j'arrive, puis là, je prends ma valise, puis tu sais, je dis au fur et à mesure ce que je fais. pour qu'il me situe dans l'espace, avec la voix, donc avec le son. Puis là, je me dis en même temps, je vais bien mieux lui dire où est-ce que je suis, parce que ça ne me tente pas qu'il mette les mains dans ma face pour me tenter, savoir si c'est qui, tu sais. Fait que voilà, j'arrive dans la cuisine, et là, je dépose ma valise sur la table, je prends mes papiers, mon crayon, puis tout ce temps-là, j'explique ce que je suis en train de faire, parce que c'était vraiment bizarre, parce que c'était ma première fois en présence de personnes aveugles. Et donc, je me présente. C'est sûr qu'eux autres, instinctivement, ils avancent leurs mains à tonton. Ils ne savent pas où je suis. Je prends leurs mains et je mets ma main dans la leur. Je leur donne la main maladroitement. On s'entend, mais je l'ai fait pareil. Je demande au premier, c'est quoi votre nom, vous ? Il dit, moi, c'est Marcel. Quand j'arrive à l'autre, il dit, moi, c'est pas compliqué, c'est Fernand. Ils ont quasiment l'air des jumeaux, même s'ils ne le sont pas. Et c'était plus fort que moi. J'ai quand même fait un premier constat. En fait, c'est un deuxième, parce que j'avais déjà vu la corde à l'extérieur. Puis, deuxième constat, je me suis dit, bien, coudonc, pour deux gars aveugles, la maison était quand même bien tenue. Il n'y avait rien qui traînait. Tout était propre. C'est comme, mon Dieu Seigneur. Je le sais, j'aurais pas dû avoir ce jugement-là, mais l'humain étant ce qu'il est. Donc, j'arrive à la table, et là, on s'assoit, toute la gang. Puis là, je commence à jaser avec eux autres. Et là, je l'ai dit, je rouvre ma valise et je prends mes affaires. Puis là, en même temps, je leur dis, tu sais, fait que là, eux autres, ils me regardent. Tu sais, ils ont comme la tête chercheuse parce qu'eux autres, dans le fond, leur manière de voir, c'est avec le son, tu sais, c'est avec ma voix et leurs oreilles. Puis là, je me suis dit, troisième constat, bon, on dit que ça doit être frustrant. Ça doit être vraiment frustrant de ne pas voir. Donc, je commence mon fameux questionnaire habituel, leur nom, bon, toute la patente. Et là, écoute, je n'ai pas fini de poser ma première question que Marcel, c'est lui qui jase. Là, il dit, dans la famille notaire, on est 13 enfants. Il dit six gars et six filles. Puis il dit, toi, les gars sont aveugles, sauf deux. Là, je suis comme, ah oui, mon Dieu, comment ça ? Au lieu d'attendre que je pose la question, Marcel lui a dit, moi, je vais lui dire ça de suite, ça va être fait. Fait que j'ai dit, mon Dieu, comment ça ? Bien, il dit, parce que nos parents, c'était des frères et sœurs. Hein ? On entend-tu le son des criquets ? Il dit, il y avait le sang trop fort, c'est pour ça qu'on est de même. Hé, moi, j'étais comme, ah oui. Tu sais, je le sais, c'est difficile de ne pas porter un jugement dans des affaires comme ça. Je me disais, mon Dieu Seigneur, comment on peut être frères et sœurs, faire des enfants, puis en faire autant ? Je ne comprends pas. Mais ce n'est pas grave, ce n'est pas ça le point. Donc, et là, moi, bien là, c'est sûr que j'étais intriguée. On en jase, là, fait que moi, j'en profite. Fait que là, je lui demande, mais avez-vous déjà vu ? Avez-vous déjà vu ? ou vous êtes nés comme ça. Non, non, on a déjà vu. Il dit jusqu'à 18 ans. À partir de cet âge-là, notre vue a commencé à baisser puis on n'a pas vu à peu près à partir de 25 ans. Là, c'était comme, oh, oui, wow, OK. Fait que là, j'ai dit, OK, vous avez déjà vu, donc vous savez de quoi on parle, des couleurs et tout, parce que ça doit être difficile pour quelqu'un qui n'a jamais vu, explique-y les couleurs, explique-y. C'est pas évident. Donc, Voilà, donc, et là, je leur demande leur état civil, parce que j'ai besoin de ça pour faire leur testament. Hey, l'autre, Marcel, toujours Marcel, il dit, hey, célibataire, il dit, par choix, à part de ça, madame. Fait que là, il dit, oui, par choix. Là, je suis comme, ah, oui, parce que, écoute, encore là, un jugement. Je me suis dit, mais Caroline, peut-être, tu sais, dans ma tête à moi, je me disais, bien, c'est pas par choix, c'est parce qu'ils sont aveugles, puis ils sortent pas, puis ils ont pas d'activité, puis, tu sais, c'est plus difficile, me semble, de rencontrer du monde quand t'es aveugle. Mais non, eux autres, ils ont choisi. Mais là, je dis comment ça, par choix ? Hé, Marcel, toujours, il dit, hé, notaire, nos soeurs, elles nous ont tellement faits suer quand on était jeunes. Il dit, rien que pour vous dire, on les appelait les petites maudites. Hé, là, je me suis-tu mariée, tu penses ? Fait que là, il dit, ils nous ont découragées bien raides, des femmes. Fait qu'il dit, nous autres, en parlant de lui et de son frère, il dit, les femmes, c'est toutes des méchantes. Fait qu'ils ont aussi dit, on ne se marie pas. Bien, coudonc, OK. Ils ont décidé de ne pas se marier. Et là, je leur demande à qui ils vont léguer leur bien. Sans surprise, ils se lèguent l'un l'autre leur bien, les deux frères. Et là, je leur dis, c'est bien beau, mais si vous mourrez, toi et eux, ah ben là, là, là, parce que ça, quand je posais cette question-là, et là, je parle au passé parce que je ne pratique plus, mais quand je posais cette question-là, c'est sûr que ça amène des questionnements. Fait que là, il dit, ah ben là, il dit toujours Marcel, il dit Marcel, ah ben là, il dit, nous autres, on n'a pas d'enfants, nous autres. Il dit, ben là, Il dit parce que notre vue, quand elle a commencé à baisser, on s'est rendu compte que c'était un problème de famille. Le médecin nous a fortement encouragé de ne pas avoir d'enfants, donc de se faire vasectomiser. Il dit, c'est ce qu'on a fait. Fait que là, écoute, célibataire par choix, pas d'enfant, quasiment par obligation, pour pas que ça arrive aux enfants non plus. Fait que voilà, je dis, ben, coudonc, les gens, je dis, à qui vous allez léguer vos biens ? Ben, ils disent, à mon neveu. Fait que là, il vient tout le temps nous aider, fait que c'est lui qui mérite de tout avoir nos enfants. OK. Donc, la première rencontre qui aurait normalement duré 30 minutes, on peut-tu comprendre que ça a duré le double du temps ? Puis c'était bien correct comme ça parce qu'ils étaient vraiment agréables les deux frères. À la deuxième rencontre, bien là, c'est la lecture de la signature et j'ai besoin d'un témoin. Fait que Marcel, toujours Marcel, il pogne le téléphone. Et là, il commence à signaler le numéro pour appeler un voisin ou son autre frère. Je me souviens plus c'était qui. Bref, mais écoute, ça a pris comme quatre tentatives avant qu'il réussisse à signaler les bons chiffres. Puis moi, je n'ai pas osé demander s'il voulait que je l'aide parce que je suis capable tout seul. Donc, après quatre tentatives, il finit par avoir la ligne puis par parler au témoin qui s'en vient. Mon quatrième constat, je me dis, mes aïeux, ça prend énormément de patience pour être aveugle. Écoute, moi, j'aurais pas nié l'air la première fois, la première shot, tu sais. Et là, vient le temps de signer, mais là, moi, je m'étais jamais posé la question comment ils vont faire. Mais là, je me dis, ils ont déjà fait ça, signé, parce qu'ils ont déjà vu. Mais ils sont vraiment des brouillards parce que leur méthode, c'est de prendre une carte d'hôpital. Puis, il me demande de la mettre sur la ligne. Puis là, ils prennent le crayon, puis ils signent en touchant toujours à la carte. Fait qu'ils voient qu'on le pointe au début de la ligne. Puis, ils signent, puis c'était parfait. Je dis, cinquième constat, mon Dieu, c'est de toute beauté. Il faut être débrouilleur quand même pour être aveugle. Ensuite vient le temps de payer mes honoraires, alors je leur détaille ma note et je leur dis combien vous allez me payer ça ? Moi, d'après moi, dans ma tête, c'est un chèque. Ah, une heure, madame, on va vous payer en argent. Il dit allez chercher ma machine. Alors je suis comme hein, ma machine, de quoi il parle ? Et donc, il arrive avec... En fait, c'est pas vrai, avant d'arriver, il s'en va chercher sa machine, mais il ne compte pas ses murs à rien, il sait où est-ce qu'il s'en va. Moi, je suis comme tabarouette, ok il est pas pire pour s'orienter, parce que même moi, quand je vais aux toilettes la nuit, je m'en fâche, on se cogne ses mœurs et tout, lui, pas pantoute, je me dis, mon Dieu, mais eux autres, il faut voir du positif, eux autres, quand ils vont aux toilettes la nuit, ils ont pas ce problème-là, eux autres, c'est toujours la nuit. Donc, il revient avec sa super machine à billets et son portefeuille, il me dit, regardez ça, notaire, on va vous montrer comment ça marche. Fait que là, il dépose la machine. Fait qu'il prend son portefeuille. Parce que c'est là que j'ai réalisé. J'ai fait, c'est vrai, Colline, aveugle, ils ne peuvent pas distinguer quel genre de billet qu'ils ont dans leurs mains. Fait qu'il prend un billet de 100 piastres. Moi, je ne dis pas un mot. Il prend un billet de 100 piastres, il met ça dans la machine. La machine a dit 100 Hé, j'ai trouvé ça tellement extraordinaire. Bref, il a répété ça, écoute, jusqu'à temps qu'il arrive au bon montant. Fait que ça a pris comme 15 minutes. Et le septième constat. que j'en ai fait, je me suis dit Ben, coudonc, il y en a qui pensent à tout, parce que c'est sûr que sans ce truc-là, il pourrait se faire tellement voler par des gens malhonnêtes. Écoute, c'est incroyable. Et donc, là, la rencontre est sur le point de terminer, mais moi, j'ai un an de char à faire pour me retourner chez nous. Je me dis Colin, je prends vraiment l'eau toilette avant de partir. Il me dit Oui, oui, notaire. Il me dit C'est où, puis tout. J'y vais. Assise à la toilette, là, je me rends compte qu'effectivement, il ne voit rien. La maison est propre en apparence, parce qu'il y avait des coulisses sur la porte, des coulisses brunes. Il y avait des minous partout. Il miaulait pas, pis c'était juste. Donc là, je me dis, Colin, OK. Mon huitième constat, ça a fait, Colin, il y a des avantages à ne pas voir. Parce que, tu sais, s'il voyait tout ça, il dirait, Colin, on est dû pour un grand ménage. Mais les autres, ils le voyaient pas. Pis là, en même temps, je me disais, Ils ont-ils une femme de ménage ? Parce que quand c'était quand même propre, là... Je me dis, c'est chez eux autres qui le font, ou s'il y a quelqu'un qui vient. Mais en tout cas, visiblement, il y a de quoi que la femme de ménage n'a pas vu. Et donc, depuis cette rencontre-là, écoute, Marcel, toujours lui, Marcel, il m'appelait, il m'appelait quasiment toutes les semaines pour me féliciter de la chronique qu'il avait entendue, puis tout. Puis moi, je lui ai dit, son nom m'a effrayé. Je leur ai envoyé mon premier tome de ma trilogie d'anecdotes notariales, et je leur ai envoyé Les mémoires de la maîtresse en version audio. Ils étaient tellement contents. écoute, ils ont tous écouté ça, les deux, puis ils m'ont rappelé, puis wow, puis merci, puis en tout cas, moi je lui ai fait, ben coudonc, si ça peut les divertir, parce que tu sais, quand t'as juste la radio, ben avoir un livre audio, leur notaire en plus qui raconte l'histoire, ben coudonc. Pourquoi certaines personnes semblent heureuses avec peu, comme Marcel puis Fernand, alors qu'il y en a d'autres qui ont tout ? Mais c'est jamais assez. Tu vas voir, aujourd'hui, on va voir comment cultiver un bonheur et que ce bonheur-là, il se développe malgré toutes sortes de circonstances qui peuvent arriver dans ta vie. Est-ce que tu crois être heureux ou heureuse ? C'est la question aujourd'hui. Peut-être que tu te demandes Pourquoi tu ne ressens pas autant le bonheur que les autres ? Souvent, on regarde les autres et on se dit, non, elles ont l'air heureuses, elles autres. Puis là, tu te dis, c'est qui que j'ai pas ? Tu te demandes, tu te poses des questions. Mais souvent, on va se le dire, il y a une grosse différence entre posséder et ressentir. Parce que souvent, l'humain va dire, je suis heureux parce que j'ai telle affaire. Je suis heureux parce que j'ai tant d'argent. Bon, tu comprends le principe. Mais quand tu possèdes... Tu voulais avoir un gros char, tu l'as. Mais une fois que tu l'as, ce bonheur-là est éphémère. Dans le fond, le bonheur, c'était surtout dans l'envie de l'avoir. Tu te souviens-tu quand on était jeunes de regarder le catalogue Sears ? Je regardais le catalogue Sears, mon nom était écrit partout. Ça, c'était du bonheur, du gros bonheur. À tous les samedis, je regardais le catalogue et je m'imaginais avoir tout ce qu'il y avait dans les pages de jouets. C'est ça, le bonheur. Bien plus, je pense. que l'avoir. L'avoir, c'est le fun. Mais une fois que tu l'as, tu veux passer à l'autre bébé après ça. Tu te dis, bon, je l'ai, celle-là, j'en veux une autre, puis j'en veux une autre, puis j'en veux une autre. Puis finalement, le bonheur, il passe, parce qu'une fois que tu l'as, il n'y a plus de bonheur. Le bonheur, en fait, ce que j'essaie de te dire, c'est d'aimer ce que tu as et non ce que tu auras. Ou de souhaiter ce que tu voudrais avoir, de t'imaginer. C'est bien plus le chemin que... que la destination, pour moi, le bonheur. Ressentir le bonheur, au contraire de ne pas céder, ça se fait à tous les jours. Parce que si tu apprécies chaque petit moment quotidien, tu ressens un bonheur. Tu me dis merci à la vie. Puis, oh mon Dieu, tu te lèves le matin, puis tu te dis, oh mon Dieu, merci, je respire encore. Déjà là, c'est une bonne partance. Puis en plus, quand tu repenses à ces moments de bonheur-là, Tu ressens à nouveau les mêmes émotions. Donc, c'est un deux pour un. Tu ressens premièrement le bonheur, puis ensuite, quand tu repenses à ces petits moments-là, tu les ressens encore une fois. C'est extraordinaire. Je l'ai dit, le bonheur, ce n'est pas la destination. C'est le chemin que tu parcours pour l'atteindre. Et je te dirais aussi, le bonheur, c'est une absence d'attente. As-tu remarqué que si tu as des attentes, tu penses que, tu souhaites que, Tu joues pas, moi, c'est à Saint-Valentin, puis tu souhaites ardemment, tu t'attends, en fait, plus qu'un souhait, tu t'attends. Est-ce que t'as 12 mois, tu achètes des fleurs ? Si t'en reçois pas, qu'est-ce qui va arriver ? Tu vas être en yob, hein ? C'est clair ? Donc, les attentes, si on s'attend, c'est plus qu'un souhait, ça. Une attente, c'est que t'es sûre que ça va arriver, puis ça arrive pas. C'est clair que t'es dans le malheur, t'es pas dans le bonheur, puis en tout. Et aussi une autre affaire, le bonheur, ça dépend pas des autres, ça dépend de toi et de ton attitude. Souvent, les gens vont dire, c'est de sa faute à lui, c'est trop la faute des autres. Bien, le bonheur, ça vient pas des autres, le bonheur, c'est à l'intérieur de toi. Donc, premièrement, il faut avoir une attitude positive. Donc, peu importe ce qui arrive dans la vie, si t'as une attitude positive, le bonheur va être plus facile. Nécessairement, les problèmes vont être moins gros, le bonheur va arriver plus vite. plus facilement. Et si tu es dans la gratitude, on entend ça souvent, de dire merci, d'apprécier ce que tu as, ce que tu vis, les personnes qui t'entourent, etc., nécessairement, c'est un plus. Parce que la bonne humeur, c'est le début du bonheur. Donc, arrange-toi pour être de bonne humeur. Le bonheur, il sera pas loin, là. Donc, l'idée, c'est d'apprécier. Je l'ai dit. Donc, apprécier tes amis, ton travail, ta douce moitié, d'avoir des enfants ou pas d'en avoir, peu importe. Donc, tout est dans l'appréciation et dans l'attitude positive. Je te dirais que le bonheur, c'est comme une plante. Ça pousse, on l'arrose. Mais ce n'est pas parce que le sol est plus riche. Non, c'est parce que tu en prends soin. Tu prends soin de ton bonheur. Voilà. C'est pas plus compliqué que ça. Faut prendre soin de son bonheur. Je parle de positif. T'sais, imagine un verre d'eau à moitié rempli. Tu le vois comment, le verre ? À moitié plein ou à moitié vide ? Vois-le à moitié plein. Vois le côté positif des choses, pis je te jure que le bonheur sera pas loin. Hein ? Si tu avais un château, le château, et que tu es tout seul dedans, on s'entend-tu que ça va être plate ? C'est comme un livre, un beau livre. Tu vois un livre, il y a une belle couverture, tout doré, etc. Sur le roof, les pages sont blanches. C'est assez plate. C'est ça. Moi, dans ma vie de notaire, j'ai rencontré plein de gens, entre autres, qui venaient faire leur testament. et il y a plusieurs personnes qui m'ont dit entre autres je pense à une madame qui était très riche, elle avait plein de bijoux elle arrivait tout le temps vraiment elle était noyée parce qu'elle aurait oublié d'enlever ses bijoux puis elle me disait tout le temps moi mes bijoux je m'en sac elle dit moi ce qui me rend heureuse c'est d'être avec mes petits-enfants Elle dit les bijoux pis ça, elle dit ça, c'est pas grave, elle dit ça là, elle dit je peux me les faire voler, je peux les perdre, elle dit ça c'est pas grave. Mais elle dit mes petits-enfants par exemple, elle dit ça là, c'est du bonheur. Comme le monsieur aussi que je pense, je crois que s'appelait Gérard, je m'en rappelle plus, il me semble que c'est Gérard, lui il a fait faillite, il a tout perdu. Mais il avait pas perdu son bonheur. Quand même, parce qu'il s'est trouvé une passion dans le jardinage. Lui, jardiner, ça lui amène une paix. L'hiver, il jardine dans la maison, l'été, dans son jardin. Puis tu vois, il s'est retrouvé du bonheur. Il n'y en a pas de problème. Donc, aujourd'hui, écoute, je te donne des trucs pour atteindre le vrai bonheur. Je t'en parle depuis tantôt, mais je vais être plus, comment dire, méthodique. Donc, les trucs pour atteindre le vrai bonheur. c'est premièrement d'être dans l'instant présent. Donc, d'être ici maintenant. On est fatigués avec ça. Mais ça marche, qu'est-ce que tu veux. Et regarde-toi, puis regarde ce qui t'entoure, puis apprécie. Apprécie les petites choses du quotidien. Apprécie tout ce qui arrive. Une personne qui te sourit. Je ne sais pas, moi. Te trouver 25 cents à terre. Un collègue qui te donne une table dans le dos. juste pour te saluer, peu importe, tu comprends le principe, développe aussi de la gratitude, remercie l'univers, Bouddha, Jésus, les mythes, la force supérieure qu'il y a au-dessus de toi, remercie le ciel, moi le disant de même, de te donner tout ce que tu as, ne serait-ce qu'une personne qui te paye un café gratis quand tu vas au Tim Hortons, au service au volant, puis tu arrives à la caisse, puis monsieur ou madame, votre café est payé, Regarde, c'est ça, on dit merci. Entoure-toi aussi de gens bienveillants, des gens qui te tirent vers le haut. Si tu es entouré de gens négatifs, c'est sûr que le bonheur va être plus difficile à trouver. C'est évident, tu vas toujours te battre. Trouve un sens aussi à tout ce que tu fais. Dans le dernier épisode, je parlais de salaire versus contribution. C'est un peu ça. Si tu t'en vas au travail, moi je connais quelqu'un qui n'arrêtait pas de dire je m'en vais gagner de l'argent Mais ça, ce n'est pas de même qu'il faut que tu vois ton travail. Tu t'en vas aider des gens. C'est plus comme ça qu'il faut que tu le vois. Donc, toutes tes petites actions, tous les gestes que tu fais au quotidien, voilés comme une contribution à la société, plutôt que d'une obligation monétaire ou autre. Et je l'ai dit aussi, ne te crée pas d'attente. Le bonheur égale une absence d'attente. et sois aussi bon et bonne avec toi. Pardonne-toi. Tu as peut-être fait des flagosses. Pardonne-toi. Aime-toi. Fais-toi du bien. Ça aussi, ça fait partie du bonheur. Il faut commencer par s'occuper de soi, s'aimer soi, prendre soin de soi au niveau mental, physique, spirituel, etc. Rie aussi. Rie. Trouve du rire. Donc, chaque jour, écoute, sur Facebook, moi, la première, je publie dans plein de groupes de jokes, de blagues pour faire rire les gens. Et si je fais rire ne serait-ce qu'une personne dans la journée, ça me rend heureuse. Donc, si c'est toi, tant mieux. Alors, va à la recherche des choses qui te font rire. Offre aussi, sans attendre de retour, je vais parler de contribution. c'est le fun de donner sans avoir nécessairement de retour ça fait du bien à soi oui ça fait plaisir à l'autre mais fais-le pas pour faire plaisir à l'autre fais-le pour toi, pour que ça te fasse du bien à toi et de grâce prouve-toi une passion un hobby qui te fait du bien pour te retrouver toi, toi avec toi, avec ta passion. Puis quand on est dans une passion, on perd la notion du temps. On perd, tu sais, on est dans notre bulle. Moi, je te le souhaite sincèrement parce que moi, je vis dans ma passion à tous les jours. Si je te mentionne maintenant des étapes pour atteindre, je t'ai mentionné des trucs, et là, on y va dans les étapes. Donc, la première étape, c'est identifie ce qui te rend vraiment heureux. Ou à l'inverse, identifie ce qui ne te rend pas heureux ou heureuse. Hein ? Choisis. effectivement ce qui te rend heureuse. Le reste, lâche prise puis va-t'en. On s'entend. Apprends à lâcher prise sur ce que tu ne contrôles pas, effectivement. Ce que tu ne contrôles pas, tu ne le contrôles pas. Donc, passe à d'autres choses. Ça ne donne rien de ruminer des affaires sur lesquelles tu n'as pas de contrôle. Va-t'ailleurs, tout simplement. Développe une routine quotidienne de gratitude. Moi, je peux te le dire, tu vas me dire que je suis folle, peut-être. Moi, je peux te dire 25 fois dans une journée, Merci tellement de ce que j'ai. Merci, la vie est merveilleuse, je vous en remercie infiniment. C'est ça que je dis. La vie est merveilleuse, je vous en remercie infiniment. Tu peux dire ça 25 fois dans une journée pour rien pendant tout. Parce que je respire, parce que je suis bien. Donc, oui, il faut que tu sois bien, mais perçois-le, ça. Puis si tu perçois que tu n'es pas bien, pose-toi la question Pourquoi ? Puis débrouille-toi pour être bien, c'est tout. Passe du temps aussi avec des gens qui te soutiennent, des gens bienveillants, des gens qui te tirent vers le haut. Éloigne-toi des personnes toxiques, même si c'est de la famille. Fixe-toi les objectifs alignés avec tes valeurs. C'est sûr que si tu n'as pas tes valeurs à toi, ok, mettons, on jase, mettons que tu es dans une gang d'amis, c'est tous des crosseurs, c'est tout du monde qui ment, puis ce n'est pas des bonnes personnes. Puis toi, tu es là parce que tu es connue depuis la maternelle, mais que tu n'es pas d'accord. Mais va-t'en. Pourquoi tu resterais là ? Tu comprends ? Et donc, tes objectifs de vie, bien oui, il faut qu'ils soient alignés avec tes valeurs. Donc, les babines doivent suivre les bottines, les bottines doivent suivre les babines. Donc, arrange-toi pour que tout ça s'en aille dans le bon sens. Célèbre aussi tes petites victoires, OK ? Ça, c'est de te donner une petite tape dans le dos. Ça fait toujours du bien. Tu sais, attends pas que les autres te la donnent. Donne-toi-la toi-même. T'es capable. Je l'ai dit tantôt, prends soin de toi et de ton corps et de ton esprit. C'est très important. Fais des activités pour toi, sans te sentir coupable. Moi, je sais que j'ai de la misère. Je travaille là-dessus. Moi, si je suis assise plus que 30 minutes devant la TV, je capote. Il faut que je me lève pour faire autre chose, parce qu'on dirait qu'il y a toujours ce petit maudit sentiment de culpabilité qui est là. Mais au moins, prends-le les 30 minutes pour t'asseoir et relaxer. Ou elle va te faire masser, ou peu importe, tu comprends le principe. Et effectue des activités qui te passionnent. Donc, je te souhaite sincèrement de trouver ta passion pour que tu puisses aussi t'évader dans ça. Et t'en aller à quelque part où le temps arrête, tout simplement. Et tu vis dans le wow tout simplement. Face à ton bonheur réel ou imaginaire, tu as trois options. La première, c'est que tu te contentes de la vie qu'il t'a. Tu penses que le bonheur, c'est ça. Tu existes au lieu de vivre ta vie pleinement. Deuxième option, tu penses que le bonheur, c'est pour les autres. Tu trouves toujours que les autres ont l'air plus heureux que toi. Comme on dit, le gazon semble toujours plus vert chez le voisin. Tu envies le bonheur des autres sans te donner la peine d'acquérir le tien. Tu en veux à la terre entière pour ce que tu n'as pas. Tu rêves d'avoir plein de choses, l'amour de ta vie, une grosse maison, gagner la loterie, mais tu ne fais rien pour l'avoir. Quand tu réussis à avoir une chose tant rêvée, tu souhaites en avoir une autre encore mieux sans apprécier celle que tu as. Ou, dernière option, tu choisis de voir la vie du bon côté. Tu crées ton bonheur sans te créer d'attente. Tu apprécies tous les petits moments quotidiens comme ce que tu possèdes ou les gens qui gravitent autour de toi. Tu remercies la vie chaque jour pour ce qu'elle t'apporte de merveilleux. Je t'ai raconté l'histoire de Marcel et Fernand, deux frères aveugles, célibataires, vasectomisés, pas d'enfants. Elles autres, on va se le dire, leur vie pourrait être tellement misérable d'être devenues aveugles alors que tu as déjà vu, d'être célibataires par choix qui disent, mais on s'entend que c'est aussi parce que, bon, là, ça serait tentant d'avoir des enfants, etc. Puis célibataires par choix parce qu'ils ont vécu des mauvaises expériences avec leurs sœurs. Elles autres, peu importe leur passé ou leur présent, elles autres, tout ce qu'ils demandent, c'est d'être heureux. Eux autres, ce qu'ils voulaient, c'est d'avoir leur testament pour se léguer l'un l'autre leur bien, ou sinon au neveu parce qu'il les aide à faire leurs affaires. Ils savourent la vie pleinement. Moi, je trouve qu'ils sont un exemple à suivre. Moi, j'ai juste à dire wow parce que tout au long de mes deux visites chez eux, j'ai tellement fait de constats, puis tout le temps que j'étais là, je me disais oh mon Dieu, merci, merci, merci de m'avoir donné la vue, merci, merci Écoute, je capotais bien raide. Mais eux autres, là, ils sont heureux. Puis ils se contentent de peu. Hé, écoute, imagine, t'écoutes la radio. T'as rien que ça comme loisir, écouter la radio. Maintenant, ça doit venir plate. Ils peuvent pas sortir comme ils veulent non plus. Ils sont toujours dépendants de quelqu'un. Là, non, écoute. Mais l'important, pour eux, et pour nous, et pour toi, bien, c'est d'apprécier ce qu'on a. Les petits moments. de la vie. J'oserais dire, c'est à se comparer qu'on se console. C'est ce que je me suis dit, en fait, en sortant de là. J'aime pas ça dire ça, de se comparer, parce que je vous dis tout le temps qu'il faut pas se comparer. Mais dans ce cas-ci, je me dis, ben, coudonc, ça peut nous faire du bien de se comparer parce qu'il y a des gens qui sont pires que nous. Et là, à ce moment-là, il me semble que quand tu te plains, ben, tu te dis, Pourquoi je me plains ? Finalement, j'ai tout. C'est ça un peu l'idée de cet épisode d'aujourd'hui. Tu veux plus d'histoires comme celle de Marcel et Fernand ? Procure-toi ma trilogie d'anecdotes notariales au marijosé-saint-laurent.com baroblique boutique. On reprend ça la semaine prochaine où je te parle de l'inconfort incontournable pour évoluer. T'es pas sûr d'être dans le bon travail ? T'as besoin d'un coup de pouce pour trouver la bonne job ? Procure-toi ton guide gratuit ici au marijosésalorant.com baroblique guide gratuit travail. On reprend ça la semaine prochaine où je te parle de bonheur.