Speaker #0Lorsque tu organises un événement, es-tu du genre à faire tout toi-même ou tu engages des gens spécialistes en la matière ? Payes-tu le gros prix en ayant la certitude que ces gens sont compétents ou tu préfères demander à ta garde rapprochée qui ne coûte rien et en qui tu as entièrement confiance ? Planifier un mariage, c'est une chose, le vivre en est une autre. Entre le rêve et la réalité, il existe parfois un énorme fossé entre les deux. Un mariage, c'est l'un des jours les plus importants de ta vie. Mais même avec une préparation minutieuse, rien ne se passe comme prévu. Aujourd'hui, je te raconte tout. Les hauts, les bas de cette journée qui se voulaient mémorables. Je te partage les coulisses de mon mariage et l'envers de la médaille d'une telle réalité où notre mariage est en compétition avec trois autres ayant déjà eu lieu. Même si j'avais tout prévu, je ne pouvais pas m'imaginer l'incompétence des gens engagés pour rendre cette journée unique, mémorable et grandiose. Elle le sera, pas pour les bonnes raisons. T'envisages de te marier ? voici l'occasion d'apprendre quoi faire et ne pas faire. Merci de passer quelques minutes de ton temps avec moi aujourd'hui. Je suis Marie-Josée Saint-Laurent, créatrice de bonheur et de positif. Ma passion, c'est la création. Que ce soit en écriture, en édition, en conférence, en animation d'événements ou à titre de maître de cérémonie en tout genre, mon objectif, partager mes dons, mes talents, mes compétences pour améliorer ta vie positivement. En assistant à mon podcast, je te fais sauver du temps. je t'aide à trouver ta voie et à réaliser tes rêves. Tu n'as qu'une vie à vivre, autant vivre la bonne et la vivre pleinement. Oui, une fois le choc passé d'être officiellement conquérante à la guerre des mariés, je dois me mettre en action. V'là deux minutes, je n'étais pas au courant que je me mariais cette année. Nous sommes à la mi-mai et je décide, mon chum, il me laisse tout décider, ou presque, que notre mariage serait à la mi-octobre, question de me laisser du temps pour le préparer. pour avoir une belle journée et quelque chose de bien. Puisque la compétition se fait vraiment entre les mariés et eux, c'est moi qui ai toute la pression. En plus, c'est moi qui organise le mariage. Mon chum, lui, n'a pas grand-chose à faire, dire oui ou non à mes propositions, puis mettre des bonnoirs, paris-valeurs, c'est tout ce qu'on lui demande. Durant la compétition, on est noté sur la robe, l'ambiance, la bouffe et le lieu. Jeu de l'ouvrage. Au début, je décide de faire notre mariage dans notre cour arrière. Mais le 5 octobre, il va-tu faire chaud ou froid, même si on est à Québec ? Aussi, on est en zone agricole. Ça va-tu sentir la marde ou pas ? Parce qu'on va se le dire, ça sent la marde bien, bien souvent ici. Évidemment, tout le monde me disait que ça n'avait pas de bon sens de faire un mariage à l'extérieur au mois d'octobre. Bon, là, j'en suis venue à la conclusion qu'effectivement, il y avait trop de variables inconnues. Donc, j'abandonne cette idée-là. Finalement, Après avoir vécu les trois autres mariages, dont celui de Caroline que je trouvais super beau dans une ancienne église, je choisis une église à Saint-Jean-Christophe-Stompe, qui est une salle communautaire en fait, parce qu'ils ont enlevé les bancs d'église. C'est encore une église, mais ils s'en servent aussi pour faire tout autre chose. Et donc, écoute, dès que je suis rentrée dans cette salle-là, j'ai fait wow, ok, c'est ici que je veux que ça se passe C'était grandiose. Une église, c'est une église, c'est immense. Oh, c'est wow ! Donc, voilà. Et donc là, on a trouvé le lieu. Reste à bâtir la liste des invités. Et mon conjoint et moi, on décide d'inviter que la garde rapprochée, donc la famille, quelques amis. On sera à peu près 70 personnes. Le traiteur, sur recommandation de ma belle-fille Gabrielle, bien, ça sera gastronomique. Et comme je trouve, moi, personnellement, les soupers interminables dans les mariages, Ça prend trop de place. Il ne se passe que ça. Moi, je ne voulais pas ça. Je voulais un cocktail dînatoire. C'est-à-dire qu'on offre des petites bouchées originales, savoureuses, donc servies tout de suite après l'apéro. Puis moi, l'apéro, c'était un apéro de champagne. Et donc, ma consigne principale à la traiteur, c'est que je ne voulais pas que personne manque de bouffe puis que je voulais que ça dure longtemps. Le temps qu'on fasse nos activités, tout ça, tout le monde allait. aller se nourrir en même temps que faire les activités. Et là, elle me dit, il va y avoir 23 services, tout le monde va manger à leur faim, donc 5 000 plus tard, on a débouché le vin, les desserts, le café, thé pour 70 personnes. Pour ce qui est de ma robe, j'ai choisi un jumpsuit qui n'était pas, parce que moi, je me suis déjà mariée avec la robe et tout, ça ne me tentait pas. Donc, je voulais être à l'aise et c'est un jumpsuit blanc avec une jupe par-dessus qu'on peut enlever. Donc, et j'avais fait enlever la tringue parce que je trouvais que c'était trop. Donc, tout ça est blanc et j'ai agrémenté mon outfit à mon québécois de mes lunettes rouges qui vont avec mon gelèvre et mes ongles et un boa en plume vert fluo qui matche avec mes bottes de la même couleur. Donc, c'est un look flyé parce que le thème, c'est les années 80-90. C'est tout pétrépé, couleur fluo, c'est toujours. Mon chum, lui, est un peu plus sobre. Lui, son habit est bleu marin et son premier avis, j'aurais dû filmer quand on était allé acheter son habit, c'était trop drôle. Et donc, sa cravate et son petit foulard, c'était jaune serein et ses bas aux couleurs de Superman, bien sûr. Donc, le thème, je l'ai dit, les années 80-90, et moi, je voulais vraiment que ça soit un gros party, plus qu'un mariage, juste une ambiance festive, une occasion d'avoir du plaisir. Et by the way, on se marie là-dedans. Moi, c'était ça, l'idée de l'ambiance, c'était ça que je voulais. Et il y avait, bon, pour la déco, j'avais décidé, bon, les années 80-90, j'avais décidé de mettre des ballons partout. Ça faisait de la couleur, puis ça enlevait aussi un petit peu l'ambiance d'église. Et je l'ai déjà dit, je n'ai pas le souci du détail. Moi, je ne l'ai pas, ce morceau-là. Donc, j'avais prévu que la décoration, en fait, ça serait la vaisselle. Bien, la vaisselle, il faut le dire vite, c'était tout emplacé avec mon carton. Mais je voulais la couleur. J'ai acheté tout découvert en couleur, les verres, les ustensiles et les assiettes. C'est ce qui faisait la déco sur les tables avec un petit bidule des années 80. 90, qui faisait de la lumière au centre. Moi, je trouve ça bien beau. Et donc, pour l'ambiance, j'avais mandaté une compagnie spécialisée en animation d'événements. Donc, c'est eux qui avaient ce thème-là, les années 80-90, à me proposer. Et dans le package, bon, c'est sûr qu'on avait l'animateur DJ, on avait quatre acteurs qui étaient censés nous faire des activités, des jeux, tout ça, déguisés en années 80-90, avec un plancher de danse lumineux. Un endroit où il y avait des jeux vidéo des années 80-90, donc une espèce de salon tout décoré, avec un endroit aussi où une maquilleuse faisait des dessins corporels, temporaires, on s'entend. Et donc, c'était ça que j'offrais à nos invités. Et là, dans la préparation, je m'entretiens plusieurs fois avec Marc, l'animateur responsable de notre mariage, et il savait... très bien que notre mariage serait filmé, qu'on faisait partie d'une télé-réalité qui s'appelle La Garde des Mariés, et que l'animation devait être de qualité, très important. Et le mot d'ordre, c'était que je voulais qu'il n'y ait aucun temps mort dans l'animation, qu'il y ait toujours quelque chose qui se passe, d'où le cocktail du natoir, donc on faisait tout ça en même temps. Ils avaient tout bien compris ça. Et notre célébrant, c'était un ami de la famille qui est presque un frère pour mon chum. Et lui n'a jamais fait ça de sa vie, mais je lui avais dit, inquiète-toi pas, je vais tout faire. Je vais tout préparer, je fais ça dans la vie. Je vais t'envoyer le texte à lire, puis tout va très bien aller. Et effectivement, tout a très bien été. Au final, on est juste 50 invités. Plusieurs ont décommandé parce que c'était pas facile pour eux de se déplacer jusqu'à Québec. Donc, on comprend ça, puis c'est pas grave. Puis bref, on est 50, ça fera plus de bouffe pour tout le monde, puis on aura plus de place pour danser. Et ça fera plus de bonbons aussi parce qu'il y avait un photo booth et un bar à bonbons. Écoute, j'avais 400 piastres de bonbons, on s'enterrait dans les bonbons. Bref, au grand bonheur de nos invités. Et dans les invités, évidemment, il y a les trois concurrentes qui assistent à mon mariage. Comme je ne me marie pas juste avec mon conjoint, mais aussi avec ses quatre filles, Gabriel, Ariane, Émy et Mélodie, elles sont toutes vêtues de belles robes de demoiselles d'honneur. Rouge flash, ma consigne, c'était... que les robes, peu importe le style, peu importe les couleurs, je voulais des couleurs flash pour aller avec le thème. Et Gabrielle, la plus vieille, s'est chargée de ce dossier-là avec Brio. Elle a tout organisé ça. Et les petites, les deux plus petites, Émy et Mélo, à l'aide des deux grandes, ont fait une chorégraphie. Et moi, je voulais rentrer sur la toune « Celebration » de « Cool in the Gang » . Pourquoi ? Parce que c'était une cérémonie, une célébration de la joie, de l'amour, etc. Donc, on est rentrés sur cette toune-là. Mes voeux, six pages de voeux, on s'entend, j'avais bien gros à dire, justement parce que ça ne s'adressait pas juste à mon conjoint Jean-François, ça s'adressait aussi à ses filles. Et en guise de rite, je cherchais, parce qu'on est une famille recomposée, je cherchais quelque chose de grandiose et unique et mémorable à faire comme rite pour venir leur montrer que je me mariais avec tous eux autres. J'ai décidé de me faire tatouer sur une fesse. plus MJ plus Gamma, la première lettre de chacune des lettres des enfants, sur ma fesse. Ce que j'ai montré, oui, en gros plan, durant le mariage. Et les filles, alors plus grand bonheur, parce que les filles en venaient pas en toutes, ils ont fait comme, what ? Écoute, ils étaient vraiment crampés de rire puis impressionnés aussi que j'avais fait ça parce que je m'étais toujours jurée de ne jamais me faire tatouer. Bref, hein, faut jamais dire jamais. Mon conjoint, lui, il m'a beaucoup impressionnée avec ses voeux touchants, qu'il avait pas encore écrit le matin même, hein, il était tellement nerveux. Lui, quand il s'est levé, il a sacré son camp, il a dit, moi, j'ai besoin d'une coupe d'âge. J'ai dit, oui, c'est sûr, chérie, t'as pas écrit tes voeux. Bref, il a été très touchant, c'était très senti, très authentique, j'ai été très bien aimée. Et pour en mettre... plus, durant la cérémonie, après, j'ai présenté un hommage bien cuit à mon conjoint et aux filles pour faire rire tout le monde et pour agrémenter la soirée. Et j'avais aussi, en complément, un diaporama de photos sur le grand écran, dont une des fesses de mon chum, parce que dans mon histoire, il s'est fait écrire ton nom, T-O-N-N-O-M, sur une fesse, puis il m'a montré ça en plein restaurant. Bref, je racontais ça dans le bien cuit. Donc, c'était bien drôle. Puis, tout le monde est au courant des tatouages de mon chum. Tout le monde, famille et amis, ont apprécié nos voeux et ma présentation parce qu'ils nous connaissent. Ils savaient c'était quoi. Mais j'ai appris dans l'émission par la suite que les concurrentes n'ont pas très aimé mon humour fessier. C'est sûr, ils ne nous connaissent pas. Ils ne peuvent pas comprendre. C'est tous des insights de notre famille. Mais qu'à cela ne tienne, c'est notre mariage. La cérémonie se passe magnifiquement bien. Ensuite, l'animateur, Marc, invite les gars à venir. popper les bouteilles de champagne. Moi, je me suis dit, Hey, garde les gars, vous avez amplement d'espace en hauteur pour faire popper les bouteilles de champagne. Tu sais, quand on est dans une maison privée, on se retient. Bien là, j'étais comme, lâchez-vous l'os. Donc, tous les gars, on avait chacun une bouteille de champagne qu'ils ont faite popper. Tout le monde était heureux. On a servi le champagne. Et durant que les gens buvaient leur champagne, nous, on est allés à l'extérieur prendre des photos. Et entre-temps, ils ont tous organisé les tables pour qu'on puisse manger. Et à notre retour, vers 17h, parce que le mariage était à 4h, donc tant qu'on fasse ça, tout ça, les bouchées ont commencé à être servies après l'apéro. Et donc, les premières bouchées ont été servies très rapidement. Par la suite, ça s'est gâté. Ça prenait une éternité avant d'en sortir d'autres parce qu'ils faisaient à mesure ce que je ne savais pas. Et les serveurs, ils voulaient bien, mais les serveurs, ils attendaient que les bouchées soient prêtes pour être servies. Donc, écoutez, ça a pris une éternité avant que le monde ait mangé. Il y avait le temps de digérer les premières bouchées avant d'en avoir d'autres. Puis on en a manqué. On en a manqué. Donc, vu que ça prenait une éternité, puis de toute façon, c'était le but, on a fait un autre jeu. On exclut la personne qui parle. C'est Marc qui animait ça. Donc, le jeu, c'était que moi et Jean-François, on était assis sur le plancher de danse. et le DJ faisait jouer une toune et celui ou celle qui la devinait venait s'asseoir, si c'était un gars c'est sur Jean-François, si c'était une fille c'était sur moi et il devait dire le nom de la toune. Donc ça, ça a fait patienter les gens et c'était bien drôle, puis ça a duré au moins une demi-heure certaine et c'était bien comique. Par la suite, bien là, il y a la musique qui joue, les gens dansent, les gens vont au photo booth, vont se faire maquiller. bouffe des bonbons, etc. Tout ça va bien, sauf que la musique, elle est médiocre. La seule bonne musique qu'il y a jouée durant notre mariage, c'était durant le fameux jeu qu'on a fait. Après ça, la musique était plate. Mais moi, le problème, c'est que dans notre famille, tout le monde est cuisinier, d'où le traiteur gastronomique, et tout le monde est DJ et animateur. Tout le monde faisait des listes de tunes qu'il donnait au DJ, mais le DJ n'a jamais fait jouer les bonnes tunes des années 80-90. C'était pathétique. Moi, je ne savais plus quoi faire pour que ça tourne bien. Mais bon. Mais tout le monde danse pareil, au moins. Et à plusieurs reprises, je vais voir l'animateur Marc. Je dis, Marc, ça ne marche pas. Je trouvais qu'il n'y avait plus d'activité qui se faisait. Il n'y avait plus rien qui se faisait. Il y avait des gros temps morts. J'étais comme, qu'est-ce qu'on va faire ? Là, finalement, on avait prévu un autre jeu. Puis là, finalement, on l'a fait. Le jeu consistait à poser des questions au crunchy. Puis là, on avait mis les quatre couples, donc moi et Jean-François, son frère, son frère Dominique avec sa femme, Nicolas, son autre frère avec sa femme et notre célèbre avec sa femme. Donc, on était dos à dos assis sur le tapis, pas le tapis, mais le plancher de danse et on posait une question crunchy. Puis là, on levait chacun un soulier, savoir si c'était la femme qui faisait telle affaire, si c'était le soulier de la femme, sinon c'était le soulier du gars, on comprend. Donc, ça, ça allait animer une partie de la soirée et c'est tout. Donc, il n'y a pas eu rien d'autre. À mon grand désespoir, je ne savais pas ce qui se passait. J'étais tellement déçue de notre mariage. Ce n'était pas disable. À 22h, la moitié du monde avait quitté. Puis à 23h, tout le monde a quitté. Donc, il nous restait juste notre petite gang. Moi, j'ai commencé à ramasser la salle. Puis de toute façon, il fallait la ramasser la veille parce qu'à 10h, le lendemain matin, il y avait une messe. Donc, il fallait avoir vidé l'église de toute manière. Écoute, pour faire une histoire courte, à minuit, on était assis à manger des taux sur le bord de Pinotte. chez nous, avec José et Jacques, mon ami d'enfance qui était venu d'Amos pour venir à mon mariage, puis il couchait chez nous. Puis on a fait notre debriefing aussi en mangeant les restants de dessert qu'on avait rapportés. Et là, j'apprends des affaires, mais comprends-tu que ça fait tant… j'apprends des affaires trop tard. J'apprends que les concurrentes, ils ont levé le nez sur plusieurs services parce qu'ils n'aimaient pas ça. Fait que c'est sûr que si tu passes ton tour sur des bouchées, c'est sûr que tu ne manges pas à ta faim. Ensuite, puis ils ont trouvé selon… oui, ils avaient raison, là, ça, ils avaient raison, il y avait beaucoup raison. Mais on convient qu'ils ont dansé pas mal. Je me dis, au moins, ils ont dansé, ils ont eu du plaisir. Par contre, Jacques et Josée, ils ont mangé à leur faim. Ils ont tous pris les bouchées. Ils trouvaient ça excellent. Ils ont mangé à leur faim. Mais il y en a d'autres qui n'ont. Il y en a d'autres qui ont quitté pour aller s'acheter une poutine. Je me disais, Voyons donc, j'ai payé pour un lunch de 70 personnes pour en faire 50. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je ne comprends pas. Oui. Après ça, j'apprends par mon chum que lui, c'est sûr, il est arrivé à l'avance pour accueillir les invités. Et il a surpris une conversation entre l'animateur et la production. Et l'animateur ne voulait pas que sa gang soit filmée. Puis la production, en fait, ben non, on filme parce que c'est une émission de TV. Ben, c'est pour ça qu'ils n'ont pas fait d'activité. Ils ne voulaient pas que leur truc soit vu à la télé. Je n'ai pas compris parce que c'était une publicité pour eux autres, gratis. Mais ils ne voulaient pas. Alors, c'est là que le chat est sorti du sac. Donc, c'est la raison pour laquelle il ne s'est rien passé dans mon mariage. Puis pourtant, il était au courant que c'était filmé. Il aurait dû me le dire en premier. Il aurait dû me le dire au début. Puis j'aurais changé d'animateur. J'aurais changé de compagnie. Tout simplement. Tu comprends-tu que je fulmine en bâtard. Et en plus, les quatre acteurs qui étaient là avec eux, ils n'ont rien fait sauf cruiser tout ce qui bouge. Puis se bourrer la face, puis boire. Puis manger les bonbons. On s'entend-tu que la madame n'était pas convaincue. Oui, je suis de nature à faire confiance jusqu'à preuve du contraire, mais c'est-tu un défaut ? Moi, je ne pense pas. Quand tu engages des gens de renom ou sur référence de gens que tu connais, pour leur goût, leur rigueur, tu te dis que ça doit être du monde compétent, mais pas tout le temps. Ça ne me dérange pas de payer cher pour avoir ce que je veux, mais quand je paye cher et que je n'ai pas ce que je veux et que je ne sais pas pourquoi j'ai payé, là, ça me rend folle. J'avais à engager des spécialistes en animation d'événements et un traiteur expérimenté pour ne pas avoir à m'occuper de ces deux volets-là. Moi, je me disais, ça, c'est réglé, je passe à d'autres choses. Non seulement, je voulais en mettre plein la vue à nos invités, mais je voulais aussi faire bonne figure face aux trois concurrentes, on s'entend. En plus, je l'ai dit, nos invités, la majorité, c'est des cuisiniers et des animateurs DJ. Fait qu'on comprend-tu que je veux mettre le paquet pour pas qu'ils soient déçus, c'est ça. Moi, je ne sais pas si tu le sais, mais je suis de nature... très organisée, pour ne pas dire folle, alliée, ça c'est mon chum qui dirait ça, d'où mon désarroi face à un résultat aussi médiocre que celui-là. La compétition, à quelque part, je m'en foutais. Moi, je voulais que ma famille, mes amis soient heureux. Eux autres, je ne m'en foutais pas. C'est ça. Mon but ultime, c'était de me marier, de passer à la TV, mais surtout d'avoir un événement grandiose pour tout le monde. Le seul point positif dans la patente, c'est qu'on est mariés. Bref, tout ça pour dire que Je vais engager des professionnels pour avoir un service mémorable, grandiose et unique, avoir quelque chose de bien, parce que je me dis, j'engage des gens qui ont les compétences que je n'ai pas. Rien ne se passe comme prévu, ils ne livrent pas la marchandise pour laquelle je vais payer, mais je n'ai pas de contrôle sur eux autres, qu'est-ce que tu veux. Je dois me rendre à l'évidence, je perds aussi assurément la compétition, qu'est-ce que tu veux. Moi, mon seul souci, je l'ai dit, c'était d'offrir à nos invités de la bonne bouffe. une bonne animation, des activités, que ça soit le fun. Et oui, gagner la compétition en bout de ligne. Mais je me rends compte que ce n'est pas parce que tu payes cher que tu en as pour ton argent, que tu reçois de la qualité. Non, en tout cas, pas dans mon cas. Et avec tout ça, je me dis, mais Colin, j'aurais dû demander à ma gang. C'est tous des cuisiniers et des animateurs. Ils auraient fait le travail, ils ne m'auraient pas coûté 15 000 et on aurait très bien mangé et on se serait très bien amusé. Puis c'est ça. Mais ce n'est pas ça qui s'est passé. Et là, bien évidemment, j'ai fait une plainte à la compagnie d'animation. Et ils m'ont donné 1000 de remboursement seulement. Moi, j'aurais voulu être remboursée au moins à moitié, mais on m'a voulu. Face à ta déception du flop de ton événement, tu as deux options. La première, tu t'en veux d'avoir engagé des gens supposément compétents. Tu regrettes amèrement tes choix. Tu brailles ta vie. Tu poursuis les gens qui t'ont floué. Tu développes de la rancœur, de la haine et autres émotions négatives à leur endroit. Tu leur fais de la fausse publicité, tu n'apprécies pas les bons moments de ton événement étant trop submergé par le négatif de celui-ci. Ou, deuxième option, tu choisis d'avaler ta pilule quand tu ne peux rien changer. Tu vois les côtés positifs malgré tout ce qui a mal tourné. Tu focuses sur les bons coups plutôt que sur les mauvais. Tu n'engageras plus jamais ces gens-là, point. Tu remets tout ça dans les mains de la justice divine sans toutefois... ne souhaitez rien à personne. Donc, tu comprends que j'ai choisi la deuxième option. Tu veux d'autres anecdotes de mariage véritables ? Procure-toi le guide humoristique pour un mariage parfait intitulé Oui, je le veux Tu n'as qu'à choisir l'onglet Livre au marijosé-saint-laurent.com baroblique boutique. On reprend ça la semaine prochaine où je te raconte la finale de cette belle aventure de la guerre des mariés.