Speaker #0Hello, hello, bienvenue dans Cap ou pas Cap, le podcast pour ceux et celles qui ont décidé d'arrêter de bricoler leur business. Si tu travailles beaucoup, mais que rien ne se stabilise vraiment, tu es au bon endroit. Parce que ton business n'est pas un hobby. Je suis Marilyn Mazioux, coach business depuis 2011, fondatrice de Cap Business Academy. Et chaque semaine, ici, on parle de réalité entrepreneuriale. Pas de motivation creuse, pas de promesses magiques. On parle de décision, de structure et de ce qui permet de construire une entreprise qui tient dans la durée et qui génère de vrais revenus. Alors, cap ou pas cap ? Avant de commencer cet épisode, un petit rappel. Cette série de trois épisodes a été pensée comme une sorte de parcours. Donc, chaque épisode traite d'un niveau différent. D'abord, on verra la décision, ensuite la négociation intérieure, puis le passage à l'action. Et si tu en sautes un, tu risques de ne pas faire automatiquement le lien. Donc, pour une fois, prends le temps de les écouter dans l'ordre. Allez, c'est parti pour aujourd'hui. Et on ne va pas parler de stratégie, on ne va pas parler de visibilité. On ne va pas parler de vente, on va parler du point de bascule, parce que si tu es entrepreneur ou en train de le devenir, il y a une chose que tu dois regarder en face. Tu sais souvent ce que tu dois faire, mais tu ne le fais pas vraiment. Pas totalement, pas jusqu'au bout, pas avec engagement. Et ce n'est pas un problème de compétence, ce n'est pas non plus un problème d'intelligence, pas du tout, c'est un problème en fait de posture. Parce qu'entre savoir et assumer, il y a parfois un monde, ou si tu préfères même parfois un fossé, et pourtant c'est exactement là. que se joue ton business. Aujourd'hui, je vais te poser la question. Cap ou pas cap d'assumer tes décisions ? Beaucoup d'entrepreneurs pensent, se disent « Ah bah tiens, c'est parce que je manque de clarté, c'est parce que je ne sais pas les choses. » Mais si tu es honnête avec toi-même, tu verras en fait que ce n'est pas totalement vrai. Généralement, tu sais que tu dois être plus visible, par exemple pour attirer des clients, que ce soit avec un magasin physique ou en ligne, que tu dois te positionner. que tu dois vendre, sinon ça va être un petit peu difficile côté chiffre d'affaires, que tu dois simplifier, peut-être parfois même arrêter de t'éparpiller, tu sais tout ça, mais tu ne le fais pas vraiment. Pourquoi ? Parce que dire je ne sais pas ou même ça ne marche pas pour moi, finalement c'est beaucoup plus confortable. Ça te protège, ça te permet de retarder, continuer de réfléchir, d'éviter. Retiens que souvent, finalement, le manque de clarté est qu'une excuse élégante pour éviter finalement de prendre une décision. Ce que décider veut vraiment dire. On croit que décider, c'est choisir. Mais non. Décider, c'est aussi assumer. Prendre un chemin, faire des choix. Assumer les conséquences, les erreurs possibles, le regard des autres, l'inconfort. Tant que tu ne décides pas vraiment, finalement, tu peux toujours ajuster, tu peux changer, tu peux finalement te rassurer. Mais dès que tu décides, alors là, tu t'engages vraiment. Et c'est ça qui fait peur. Décider, ce n'est pas choisir une option. C'est renoncer aux autres, et ça c'est important. On va même parler des fausses décisions. C'est là que la plupart des entrepreneurs se piègent en quelque sorte. Ils pensent décider, mais en réalité ils se disent « je vais tester, je vais voir, je vais m'adapter » . Ce ne sont pas des décisions ça, ce sont des portes de sortie. Une vraie décision c'est un choix clair, une direction, une durée. Par exemple, je teste cette nouvelle offre. approche, vente de produits auprès de clients, avec un nouveau prix, peu importe ce que tu choisis. Voilà, ça, ce n'est pas suffisant. Il faut que ça soit plus complet, que tu dises, OK, je teste cette nouvelle offre, pendant 90 jours, je développe cette offre et je ne change pas, je ne change rien. J'avance, alors un mois, deux mois, en fonction de ton business, bien sûr. Donc, il faut être beaucoup plus précis. C'est ça, la vraie décision. Parce que finalement, une décision sans durée est une intention finalement déguisée. Tu n'assumes pas. parce que tu veux éviter l'échec, tu veux éviter le jugement ou tu veux éviter de te tromper. Ce qu'il faut comprendre, c'est que tant que tu n'assumes pas, tu restes dans une illusion de contrôle en fait. Ne pas décider, c'est garder finalement l'illusion que tu peux encore éviter l'erreur. Ce qu'il faut bien comprendre, intégré finalement en tant qu'entrepreneur, c'est que la non-décision a un vrai coût. Ne pas décider ne te protège pas, au contraire. Et finalement même ça te bloque. sacré de la dispersion de la fatigue mentale, de l'incohérence dans ton business aussi, du doute permanent. Tu avances, mais finalement rien ne se stabilise. On pourrait dire qu'un business ne se bloque pas par manque d'idées, il se bloque par manque de décisions finalement assumées. La vraie bascule dans ton business, c'est lorsque tu adoptes la posture entrepreneuriale. Il y a un moment où tu dois comprendre que personne ne décidera ta place, ni tes proches, ni tes clients, ni tes amis. ni les formateurs que tu as pu avoir, ni les coachs. Ils peuvent juste t'aider, mais ils ne prendront pas la décision. Mais ils ne peuvent pas donc assumer pour toi. La posture entrepreneuriale commence le jour où tu arrêtes d'attendre d'être sûr, d'être certain. On va faire des exercices. Exercice numéro 1, on va l'appeler la vérité. Pose-toi cette question. Quelle décision je sais que je dois prendre, mais que je repousse ? Sois vraiment honnête, c'est que pour toi. Exercice 2, la peur réelle. Qu'est-ce que je crains vraiment ? Ça peut être de me tromper, de perdre du temps, d'être jugé, peu importe. Réfléchis, nomme la peur. C'est important parce que ça permet de reprendre le contrôle. Exercice 3, complète finalement ma phrase. À partir d'aujourd'hui, je décide de. Donc il faut que tu sois dans une décision claire. Et surtout, pendant combien de temps ? Alors en fonction bien sûr de ta décision, de ton business, ça peut être un mois, trois, quatre mois, etc. Mais pas deux ou trois jours. Il faut que ça soit souvent un peu plus long. D'accord ? Sinon c'est le risque. On dit souvent qu'un minimum c'est à 90 jours, mais ça dépend vraiment du business. Exercice 4, c'est l'engagement. Là aussi, complète. Même si je doute, je m'engage à tenir cette décision parce que, je ne sais pas. Je mérite de réussir, mon business mérite de grandir. Peu importe, tu choisis ce qui te correspond. Le but, bien sûr, de tout ça, ce n'est pas d'avoir raison. Le but, c'est d'arrêter d'hésiter. Finalement, si tu devais retenir qu'une seule chose, tu ne manques pas de stratégie, tu ne manques pas d'idées, tu ne manques pas de capacité, tu manques souvent d'engagement. Et tant que tu restes dans cette zone où tu réfléchis, où tu ajustes, finalement, où tu tournes en rond parfois, Tu ne construis pas. L'entrepreneuriat ne récompense pas ceux qui savent, il récompense ceux qui assument. Mais attention, décider souvent ne suffit pas. Parce que même après avoir décidé, beaucoup continuent à douter, à ajuster, à négocier avec eux-mêmes. Et c'est exactement ce qu'on va voir dans le prochain épisode. Alors, cap ou pas cap, de ne plus négocier avec toi-même. Merci d'avoir écouté Cap ou pas cap. Si cet épisode t'a parlé, ce n'est pas pour te motiler une heure. mais pour t'aider à clarifier, décider et construire un business qui tient dans la durée. 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