Speaker #0Hello, hello, bienvenue dans Cap ou pas Cap, le podcast pour ceux et celles qui ont décidé d'arrêter de bricoler leur business. Si tu travailles beaucoup, mais que rien ne se stabilise vraiment, tu es au bon endroit. Parce que ton business n'est pas un hobby. Je suis Marilyn Mazioux, coach business depuis 2011, fondatrice de Cap Business Academy. Et chaque semaine, ici, on parle de réalité entrepreneuriale. Pas de motivation creuse, pas de promesses magiques. On parle de décision, de structure et de ce qui permet de construire une entreprise qui tient dans la durée et qui génère de vrais revenus. Alors, cap ou pas cap ? Cap ou pas cap d'assumer la réalité de l'entrepreneuriat ? Aujourd'hui, je ne vais pas te motiver, je ne vais pas te rassurer, je ne vais pas te dire que tout est possible si tu y crois très fort. Aujourd'hui, j'ai envie de te parler vraiment. Parce que si tu écoutes ce podcast, ce n'est probablement pas par curiosité, c'est parce que quelque part, tu sais que l'entrepreneuriat n'est pas ce que tu avais imaginé. On parle énormément de liberté dans l'entrepreneuriat, on parle d'alignement. On parle de réussite rapide, de visibilité, de croissance. Je vais même te donner l'image qu'on voit dans les réseaux. Finalement, tu fais de l'entrepreneuriat à Bali, avec tes 10 000, 15 000 euros minimum, et je suis gentille parce que je vois des montants qui sont beaucoup plus importants parfois, par mois. Et puis hop, tout se passe bien et tu travailles, allez, je ne sais pas, cinq heures par semaine. Non, on sait bien tout ce que s'est passé à la réalité. Ça n'empêche pas, bien sûr, d'avoir cette liberté. Ça n'empêche pas plein de choses. Mais on parle très peu, finalement, aussi, de la solitude réelle de l'entrepreneur. Du poids mental des décisions, de la lenteur des résultats, ça c'est un point important, la lenteur des résultats, de l'énergie que ça demande, même quand tout le monde dort et que tu es le seul à bosser, de ce moment précis où tu comprends que personne ne viendra faire à ta place. Et pourtant, finalement, c'est ça la réalité de l'entrepreneuriat. Alors oui, aujourd'hui, je te pose une vraie question, pas une question Instagram, pas une question motivationnelle, cap ou pas cap d'assumer la réalité de l'entrepreneuriat. Si tu entreprends ou si tu envisages d'entreprendre, il y a de fortes chances que tu aies été exposé à un certain discours. Un discours qu'on t'a un peu vendu ou que t'as entendu ou qu'on t'a fait réveiller avec l'entrepreneuriat. Un discours très séduisant, très bien marketé, très rassurant. On t'a dit que tu pourrais être libre, travailler quand tu veux, choisir tes clients, gagner de l'argent en faisant ce que tu aimes. Bien sûr, je ne dis pas que tout ça est faux, bien au contraire. Mais ce qu'on ne t'a pas dit, c'est le prix réel de cette liberté en fait. Parce que la liberté entrepreneuriale n'est pas un cadeau, c'est une contrepartie. Plus de liberté, c'est sûr, plus de responsabilité. Plus d'autonomie, plus de décision. Plus d'indépendance, moins d'excuses possibles. On t'a vendu parfois une vision où on ne t'a pas préparé à la posture. Et la posture, ce n'est pas ce que tu affiches, c'est ce que tu tiens quand les résultats ne vont pas venir. Quand les ventes vont stagner, quand la motivation va fluctuer et quand la confiance vacille. La réalité de l'entrepreneuriat finalement, ce n'est pas d'avoir une idée. Ce n'est pas non plus une question que de passion. Ni même d'avoir des compétences. Ça va bien au-delà. C'est bien plus que ça. La réalité de l'entrepreneuriat, c'est décider sans certitude. Décider quand tu n'as pas toutes les informations. Décider quand tu doutes. Décider quand tu sais que tu peux te tromper. Être entrepreneur, ce n'est pas être confiant. C'est être en fait responsable. Même sans confiance. Responsable de ton chiffre d'affaires. De ta stratégie. De ton positionnement. De tes clients. De ta partie commerciale, administrative. De ton énergie. De ton temps. De ton mental. Et cette responsabilité beaucoup la désire, surtout quand elle est théorique. Mais dès qu'elle devient un petit peu plus concrète, dès qu'il faut trancher, renoncer, prioriser, là généralement tout change. Et pour certains, c'est limite un petit peu l'angoisse. Parce qu'entreprendre, ce n'est pas choisir ce que tu veux faire, c'est surtout choisir ce que tu acceptes de ne pas faire. C'est ça qui va te permettre d'avancer et de tenir ton business. Et on entend souvent que les entrepreneurs abandonnent par manque de motivation, ou par manque de discipline, ou par manque de compétence. Et c'est rarement à cause de ça, vraiment rarement. La majorité abandonne parce qu'ils n'étaient pas prêts à ce que l'entrepreneuriat va réveiller en eux. Ils n'étaient pas prêts à se confronter à des doutes, à voir et comprendre leurs limites, et à remettre aussi en question des croyances bien ancrées, sortir du confort psychologique. L'entrepreneuriat, lui, va agir comme un révélateur. Et il va amplifier plein de choses. Il va amplifier ce que tu évites depuis longtemps, même quand tu étais salarié. Ce que tu repousses, ce que tu n'assumes pas encore. Donc l'entrepreneuriat, ce n'est pas quelque chose de dur. C'est tout simplement que l'entrepreneuriat, c'est quelque chose d'exigeant. Et généralement, l'exigence n'est pas là pour flatter ton égo. Elle le met plutôt face à lui-même. Je pense que tu connais le mythe du bon moment. Tu sais, le moment où on attend que tout soit super. Ce que j'appelle un peu aussi l'alignement des planètes. Donc beaucoup de personnes attendent d'être prêtes, d'avoir plus de clarté, d'avoir plus confiance, d'avoir plus de résultats avant d'oser. Mais le bon moment, il n'existe jamais. Parce que dans l'entrepreneuriat, finalement, le bon moment, il supposerait quoi ? Il supposerait zéro risque, zéro peur, zéro doute. Et ça, ça n'existe pas dans l'entrepreneuriat. Ce qu'il faut bien retenir, c'est que la clarté vient après l'action. La confiance vient pendant l'action. La légitimité vient avec l'expérience. Donc finalement, attendre d'être prêt, c'est souvent une manière très subtile de ne pas assumer le risque de se tromper. C'est que ça. La posture entrepreneuriale, c'est quoi ? C'est ce qu'on pourrait appeler parfois aussi un petit peu le mindset de l'entrepreneur. Et ce n'est pas non plus être quelqu'un d'hyper positif, c'est pas ça spécialement. Ce n'est pas se rassurer constamment, ce n'est pas se répéter « Allez, c'est bon, vas-y, courage, ça va aller » . La posture entrepreneuriale commence en fait un peu ailleurs. Elle commence quand tu... Tu acceptes que l'inconfort n'est pas un problème à régler, mais une donnée normale du jeu. Ça fait partie du job. Quand tu comprends que la progression n'est pas linéaire, qu'il va y avoir des phases d'élan, des phases de stagnation, des phases de doute, que ça sera difficile, que tous ces moments-là n'ont aucune conséquence sur ce que tu vaux et ta valeur, c'est là qu'il va y avoir le déclic. Être entrepreneur, ce n'est pas être solide émotionnellement tout le temps. C'est rester engagé même quand l'émotion va fluctuer. Et surtout, c'est comprendre une chose fondamentale, c'est que personne, j'insiste, personne ne viendra décider à ta place. Ni ton coach, ni ta formation, ni ton entourage. Les personnes autour de toi, oui, peuvent t'éclairer, peuvent t'accompagner, mais ils ne peuvent pas assumer pour toi. Un entrepreneur passe son temps à faire des choix, constamment, tous les jours. Et les résultats que tu as, ce ne sont pas le reflet de ton potentiel, ni de ton intelligence, ni de tes envies, ni de ta motivation. Ils sont le reflet de tes choix, de ta constance, de ta capacité finalement à tenir quand c'est inconfortable. Et ça finalement, ce que je viens de te dire, c'est une vérité exigeante qui n'est pas toujours agréable, mais c'est aussi une vérité libératrice. Il faut que tu le vois comme ça. Entreprendre aujourd'hui, ce n'est pas entreprendre dans un monde simple. Peu importe ton statut d'entreprise, ou si tu es en micro, libéral, entreprendre aujourd'hui, c'est difficile parce que l'environnement est saturé, il est bruyant, il est comparatif. Il y a beaucoup plus de concurrence, il y a beaucoup plus de modèles, il y a beaucoup plus aussi d'injonctions. Et donc mécaniquement, tu vas beaucoup plus te disperser qu'avant. Je ne t'ai même pas fait le topo avec l'IA encore, on est bien d'accord. Et donc mécaniquement, il y a plus de dispersion, plus de doute, plus de tentation de changer de direction sans cesse. On est aussi noyé dans l'information. Tu vas regarder un truc sur YouTube, une formation par-ci, par-là. Quelqu'un d'autre va te dire de tester ça, tu vas retester. Ton business va te dire, tiens, change ta vitrine, fais ci, fais ça. en fait Tu bouges constamment les choses, tu testes tellement. Et donc, dans ce contexte-là, la vraie compétence, ce n'est pas de tester constamment et de tout tester. La vraie compétence, c'est de choisir, structurer, tenir une ligne, répéter, même quand c'est moins excitant, même quand c'est plus difficile. Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'aujourd'hui, la clarté est devenue un avantage concurrentiel. Et pas du tout parce qu'elle est à la mode, mais parce qu'elle permet de durer et que ton business tienne la route et que tu vives de ton business. On va faire un exercice de vérité. Je te propose un exercice qui va être assez simple. Il n'est pas là pour te motiver, il est plutôt là pour te réaligner. Prends un instant et pose-toi ces questions honnêtement. Pourquoi ai-je choisi l'entrepreneuriat au départ ? Est-ce que je suis encore alignée avec cette raison aujourd'hui ? Qu'est-ce que je sais que je dois regarder en face, mais que je repose sans arrêt ? Quelle décision me met le plus mal à l'aise en ce moment ? Ce qu'il faut savoir, c'est que ne pas décider, ce n'est jamais neutre. C'est laisser finalement la situation décider à ta place. Et très souvent, ce sont les circonstances et pas tes ambitions qui prennent donc le pouvoir. Donc oui, épisode un petit peu particulier. Cet épisode n'est ni optimiste ni pessimiste. Comme je le disais au départ, il est plutôt réaliste. Il ne te dit pas que ce sera facile. Il ne te dit pas que ce sera dur tout le temps. Il te dit une chose plus honnête que ça, que l'entrepreneuriat, c'est quelque chose d'exigeant. Et c'est précisément pour ça qu'il transforme. Alors cap au paca de ne plus chercher la facilité, de ne plus attendre la validation, de ne plus te mentir sur ce que ça demande réellement. de regarder la réalité telle qu'elle est, d'avancer quand même, et pas du tout par naïveté ni par obligation, mais parce qu'un jour tu as choisi cette voie. Et que ce choix mérite autre chose que des illusions en fait. N'oublie pas que l'entrepreneuriat, ce n'est pas un problème de marché, ce n'est pas un problème de stratégie, ça va au-delà. C'est un problème de posture. Donc pour continuer un petit peu dans cette lancée, dans le prochain épisode, on parlera en fait de décision. De choisir un cap, de le tenir quand l'enthousiasme baisse, de rester cohérent finalement quand l'environnement va te... pousser à douter. Parce qu'on l'a vu, l'entrepreneuriat, ce n'est pas la lucidité qui fait la différence. C'est la capacité à tenir ce que tu as décidé. Alors, cap ou pas cap de ne plus négocier avec toi-même ? Merci d'avoir écouté Cap ou pas Cap. Si cet épisode t'a parlé, ce n'est pas pour te motiver une heure, mais pour t'aider à clarifier, décider et construire un business qui tient dans la durée. Si tu veux continuer ce travail, abonne-toi au podcast et laisse 5 étoiles si ce contenu t'a vraiment avancé. Tu peux aussi me retrouver sur les réseaux sociaux avec Cap Business Academy. Alors, cap ou pas cap ?