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LE PAS DE COTE d'Hugo Cabral: Confidences et retour d'expérience du célèbre podcaster running Suisse pour Marketing explorer. cover
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Marketing Explorer ⛏️ - Les secrets des "Doers" en marketing, Personal Branding et vente. France - Suisse pour les experts.

LE PAS DE COTE d'Hugo Cabral: Confidences et retour d'expérience du célèbre podcaster running Suisse pour Marketing explorer.

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14min |10/04/2025
Play
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14min |10/04/2025
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Description

🚀 Bonus et outils : https://open.substack.com/pub/fabienmoutier/p/salariat-et-marque-personnelle-via


Hugo Cabral, podcaster running à succès et salarié en Suisse, raconte comment il a bâti son podcast et sa présence en ligne. Un échange sincère sur la création de contenu, la légitimité et le marketing en Suisse, dans un format “Pas de côté”.

🎧 Loin des stratégies bien huilées du marketing, Hugo partage comment il a construit seul sa présence en ligne, sans école ni formation, avec seulement son intuition et sa régularité comme boussole. Il évoque son TDAH, ses débuts sur YouTube, son syndrome de l’imposteur, et ce moment où il a compris qu’il pouvait faire quelque chose qui a de l’impact, même sans être le meilleur à l’école ou en sport.


🧠 On parle mindset, peur de se lancer, légitimité, mais aussi marketing de contenu, format podcast, et de cette Suisse qu’Hugo ne veut plus quitter, tant elle lui permet d’exprimer pleinement sa passion pour la course à pied.


💡 Un épisode qui résonnera avec tous ceux qui créent du contenu, construisent une présence digitale en Suisse, ou cherchent à prendre, eux aussi, un “pas de côté” dans leur vie ou leur stratégie de marketing en Suisse.


Au programme :


  • Comment Hugo est passé de 1 à 1500 auditeurs sans “recette” toute faite

  • Pourquoi s’exposer en ligne reste un acte de courage

  • L’importance d’un contenu incarné dans une stratégie de Marketing Suisse

  • Comment un épisode sur le cycle menstruel a changé la trajectoire de son podcast

  • Pourquoi il ne cherche pas de “ligne d’arrivée” — mais une route à savourer



➡️ Si vous vous intéressez au marketing authentique, à la création de contenu en Suisse et à la puissance des récits personnels, cet épisode est pour vous.



🎙 SOUTENEZ LE PODCAST

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Tous mes liens ici : https://linktr.ee/FabienMoutier


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Quel est le moment dans ta vie où tu as le plus couru à contre-courant ?

  • Speaker #1

    Le podcast, c'est peut-être la première fois où j'avais l'impression, même si je ne savais pas où j'allais, de faire ce que je devais faire.

  • Speaker #0

    En fait, je suis atteint de TDAH et je comprends mieux pourquoi il y a des choses que je vois plus de mal doublées d'un HPI. Quel a été ton premier épisode coup de cœur enregistré et pourquoi ? Si tu pouvais parler à Hugo avant d'enregistrer son premier podcast, tu lui dirais quoi ? On va inaugurer la nouvelle séquence qui s'appelle un pas de côté. C'est dans cette rubrique du podcast, on sort un peu du cadre. On quitte les lignes de départ, les stratégies marketing, les micros bien calibrés pour explorer un autre terrain, celui des détours, des instants inattendus, des questions qu'on ne pose pas toujours, mais qui en disent long. Hugo, je te propose de faire toi aussi un pas de côté. Qu'est-ce que tu as découvert sur toi-même en construisant ta présence en ligne ?

  • Speaker #1

    Que j'étais capable de faire quelque chose. qu'on ne m'avait pas appris à l'école.

  • Speaker #0

    Très bonne réponse. Tu peux nous en dire un peu plus ?

  • Speaker #1

    Oui, je n'ai jamais été un bon élève à l'école. J'étais toujours dans le ventre mou du classement, comme au foot.

  • Speaker #0

    Tout est possible.

  • Speaker #1

    Oui, voilà. Et rien que le fait de le dire, j'ai toujours un peu de peine à le croire parce que je n'ai jamais spécialement été bon à l'école. Je n'ai jamais été le meilleur en sport. Je n'ai jamais été le meilleur en gym. Je n'ai jamais forcément été le plus travailleur. Par contre, j'ai peut-être... était toujours un de ceux qui crochet le plus et qui donnait qui donnait toujours ce qu'il avait et puis une fois qu'il s'était mis quelque chose en tête il allait jusqu'au bout et puis le podcast c'est quelque chose où quand j'ai commencé même que ce soit youtube ou instagram j'ai commencé tout seul je ne me suis pas inscrit à l'académie du podcast quand bien même ça fonctionne ou pas je sais même pas si c'est vrai ce truc je me suis lancé tout seul je me suis planté fil en aiguille, j'ai commencé à publier mes premiers épisodes, je suis passé de 1 abonné, 2 abonnés, 5 abonnés donc ça veut dire qu'il y avait plus de personnes que ma famille qui me suivaient et qui écoutaient mon podcast à peut-être 1000 abonnés récurrents et 1500 écoutes par mois. Justement de temps en temps j'essaye de prendre quand même un peu de recul et puis je me dis, tu vois, tout seul t'as réussi à faire en sorte qu'il y ait 1500 personnes qui écoutent tes émissions chaque mois, des gens que tu connais pas je connais pas 1500 personnes donc ça veut dire que j'ai réussi à construire quelque chose dans la durée, tout seul et qui fonctionne et qu'on m'a pas appris dans les livres je suis pas allé à l'école pour l'apprendre c'est aussi un petit peu ma trajectoire mais on est là pour toi,

  • Speaker #0

    si tu pouvais parler à Hugo avant d'enregistrer son premier podcast tu lui dirais quoi ?

  • Speaker #1

    tout en sachant que j'aurais pas compris ce que je me serais dit je me serais quand même dit travaille davantage ton projet ton projet sur le long terme Parce que quand on se lance au début, c'est comme je disais, je m'étais imposé une régularité. Je me suis dit, j'ai envie de publier un épisode toutes les deux semaines. Comment est-ce que je vais faire pour tenir ce rythme toutes les deux semaines ? Eh bien, je vais enregistrer des épisodes pour en avoir un par semaine. Comme ça, au cas où, je peux tenir le rythme des deux semaines. Alors le fait est que maintenant, il y en a un qui sort chaque semaine parce que j'ai suffisamment de sujets. Mais je dirais à ce Ausha de vraiment... se fixer un plan pour se rendre un peu plus compte où est-ce qu'il aimerait se projeter, même si finalement, ce n'était pas juste, mais où est-ce qu'il se serait vu deux ans après ? Parce que même encore maintenant, je suis un peu dans un côté exploratoire où finalement, je ne sais toujours pas où il va m'amener ce podcast.

  • Speaker #0

    Mais c'est bien, je pense que c'est un animal un peu vivant qui évolue, etc. Et puis, tu as déjà fait faire pas mal de choses, donc que du positif, je pense. Est-ce que tu te souviens du premier post du premier podcast pardon premier épisode et là tu te dis je m'expose vraiment qu'est-ce que tu ressentais c'est vrai il y a quand même toujours que je parle pour moi mais aussi pour mes clients il y a ce fameux moment du premier clic le première fois que tu poses sur LinkedIn etc. où tu t'exposes ça génère forcément une peur naturelle alors moi je dis souvent à mes clients accepte qui tu es il y a une petite séance presque de coaching en fait une séquence sur voilà sur le phénomène d'un imposteur et sur le fait de pouvoir accepter aussi peut-être des petites erreurs et tout, il faut l'accepter. Toi, la première fois que tu as lancé ton podcast sur YouTube, d'après ce que j'ai compris,

  • Speaker #1

    c'était pas un podcast au début sur YouTube, c'était vraiment une chaîne YouTube.

  • Speaker #0

    Une chaîne YouTube, pardon. Et qu'est-ce que tu ressentais ? Un peu de crainte, un peu de peur ? Et comment t'as surmonté ça ?

  • Speaker #1

    Étonnamment, pas au début. J'ai absolument pas eu peur. de me lancer au début parce qu'en fait, je suis parti du principe que si personne écoutait, il n'y aurait pas d'imposteur et puis finalement, il n'y a pas de problème. Les problèmes, en tout cas la crainte, elle commence quand tu te rends compte qu'il y a plus que cinq personnes qui ont vu ta vidéo. Ça veut dire qu'il y a des gens qui sont en train de regarder ce que tu fais. Ce n'est pas vraiment un syndrome de l'imposteur qui est arrivé, mais c'est un problème. Un questionnement sur la crédibilité. que j'avais pour dire ce que je disais. Et c'est pour ça qu'au début, quand je me suis lancé, je me suis caché derrière les experts que j'invitais. Parce que moi, en fait, j'étais toujours dans la posture de la personne qui voulait apprendre, qui faisait intervenir un psychologue, qui faisait intervenir un médecin, qui faisait intervenir une nutritionniste ou une diététicienne. Donc en soi, j'étais totalement dans mon rôle et je me sentais 100% à l'aise de poser les questions que je posais. Maintenant... D'accord. Avec les connaissances que j'ai acquis depuis ces deux, trois dernières années, je ne peux plus garder cette posture à l'infini parce que finalement, ça veut dire que je suis bête ou que je rejoue systématiquement le même disque. Donc maintenant, je me mets davantage en danger, je partage davantage mes expériences professionnelles et maintenant que j'ai un diplôme d'entraîneur, il faut aussi que je puisse justifier un peu ce diplôme d'entraîneur. Donc j'ai quand même toujours cette petite attention où quand je dis quelque chose, j'essaie toujours d'apporter une certaine nuance. pour que les personnes qui sont très très rigoureuses dans les choses qu'elles aiment entendre sachent que ce que je dis, dans ce que je dis, je ne prétends pas détenir la vérité, mais c'est une expérience ou quelque chose que moi j'ai pu constater. Donc je ne dirais pas forcément un syndrome de l'imposteur ou une crainte, mais c'est plus une attention sur l'impact que ce que je dis peut avoir et que j'ai à chaque fois que j'ai pu lire l'épisode finalement.

  • Speaker #0

    On va continuer un peu sur le côté peut-être un peu plus mindset. Quelle est l'heure ? Quel est le moment dans ta vie où tu as le plus couru à contre-courant ? Est-ce que c'était par rapport justement à ce podcast ? Ou à ce qu'on ne sait pas quoi encore ?

  • Speaker #1

    Non, je serais tenté de dire que le podcast, c'est peut-être la première fois où j'avais l'impression, même si je ne savais pas où j'allais, de faire ce que je devais faire. C'est paradoxal. Tu ne sais pas où tu vas aller, mais tu sais que là où tu es, c'est exactement là où tu as envie d'être. Donc, je dirais peut-être, c'est à chaque fois... que j'étais dans le ventre-mou du classement, j'étais à l'école, et puis je cravachais pour faire en sorte que les résultats soient au rendez-vous pour me permettre d'atteindre un certain niveau. C'est là où je me suis dit, je vais à contre-courant, je respecte les règles du jeu pour atteindre un certain palier, et une fois que je suis là, c'est moi qui fixe les règles.

  • Speaker #0

    C'est super intéressant. Je pense que ça peut être aussi une partie de revanche sur la vie au travers de ce podcast, au travers de cette nouvelle activité. Moi aussi, j'ai le syndrome... Enfin, j'ai pas le syndrome, moi aussi j'étais le... côté mauvais élève, etc. J'ai redoublement, etc. Alors dernièrement, c'est peut-être que ça s'explique, mais j'ai fait un test chez une neuropsycho et en fait je suis atteint de TDAH. Et en fait, je comprends mieux pourquoi il y a des choses que j'ai beaucoup plus de mal doubler d'un HPI. Pourquoi il y a des choses que j'ai beaucoup plus de mal et pourquoi il y a des choses qui sont beaucoup plus simples pour moi. Mais je pense qu'au travers de ce type d'activité, en fait, on arrive à enfoncer des portes au niveau personnel et à se réaliser un peu. plus et ça fait du bien. On va continuer un petit peu plus sur... On va partir un peu sur le podcast. Quel a été ton épisode coup de cœur enregistré et pourquoi ?

  • Speaker #1

    Je me rappelle encore. Comme si c'était hier, c'est... Alors, il faut juste que je reformule juste le titre. Cycle menstruel et cycle d'entraînement et si les deux étaient compatibles. C'est un épisode dans lequel j'ai reçu une femme qui est prêtée avec de la course à pied. J'ai découvert son profil Instagram, je ne sais plus pourquoi. certainement parce qu'elle participe à une course au Cervin, et puis il y avait une superbe photo d'elle, et puis je me suis dit, tiens, je vais la regarder sans croce, et puis j'ai découvert que c'était quelqu'un qui était très engagé sur la cause féminine et puis le cycle menstruel des femmes dans le sport. Et je me suis dit, quel excellent, enfin, quel meilleur moyen de se mettre vraiment en danger dans ton podcast en parlant d'un sujet que tu ne connais absolument pas, le cycle menstruel, et puis en posant, en essayant de ne pas avoir l'air con, face à une femme à qui tu vas poser des questions en tant qu'homme. Alors, je ne voulais pas jouer le cliché de l'homme contre la femme, mais c'était un peu ça quand même. Donc, je me suis dit, c'est l'occasion de paraître un peu moins bête quand, justement, je côtoierais des femmes dans le cadre de l'entraînement, de pouvoir avoir quelqu'un qui, en plus, a fait une thèse de doctorat, je crois que c'est doctorat ou de master, je ne sais plus,

  • Speaker #0

    là-dessus. C'est hyper intéressant, oui, je crois que ça revient. J'avais vu ça, que les sportifs de haut niveau commençaient, en fait, à adopter... leur entraînement par rapport au cycle menstruel. Finalement, il y avait une prise en compte qui était la bienvenue. Parce que chaque athlète est un peu différent. Et là, il y a une particularité qui avait été complètement mise de côté. Apparemment,

  • Speaker #1

    ça les aide beaucoup. C'est comme pour les ethnies. Dans les études, les femmes et les personnes de couleur sont toujours les parents pauvres. des études, c'est toujours un homme blanc d'un certain âge donc c'est vrai que de parler d'une thématique comme ça, ça a été un révélateur déjà parce que Je ne me sentais pas légitime de parler de ce sujet-là, mais mon audience, non seulement elle m'a récompensé plus que ça, mais cet épisode-là, encore aujourd'hui, ça reste celui qui a le mieux fonctionné de tous mes épisodes de podcast. Alors qu'à la base, j'étais parti du principe que j'allais toucher le papa comme moi qui commençait à choper un peu du bide et qui voulait se lancer dans la course à pied. Donc à partir de ce moment-là, mon audience a commencé à devenir plus féminine. Et à chaque fois... que j'ai proposé un épisode un peu plus féminin. Les femmes, elles m'ont récompensé au centuple parce que tous ces épisodes-là, c'est ceux qui fonctionnent le mieux. Et maintenant, j'ai une parité quasiment 50-50 hommes-femmes dans mon audience.

  • Speaker #0

    Quel est l'endroit, côté running, quel est l'endroit dans le monde où tu rêves de courir pour une raison autre que la performance ? Est-ce que tu as un endroit à rêver où la Suisse te suffit, finalement ?

  • Speaker #1

    Je n'ai pas forcément d'endroit où je rêve de courir, mais... De par les discussions que j'ai régulièrement avec les invités, que ce soit de Suisse ou d'ailleurs, je crois que je suis dans l'endroit du monde où j'ai vraiment envie de rêver, de courir. Je vis un rêve éveillé parce qu'il suffit que je sorte sur ma terrasse pour voir les sommets enneigés. Et maintenant, mon kiff à moi, c'est peut-être davantage de partir depuis mon canapé jusqu'à chacun de ces sommets que je peux voir depuis chez moi. Je n'ai plus forcément besoin de rêver d'aller au Canary pour faire un trail. La chance qu'on a en Europe, c'est qu'on a quand même des sommets qui sont fantastiques. Je n'ai pas assez d'une vie pour tous les faire. Une fois que j'aurai ratissé autour de chez moi, peut-être que ce rêve-là changera, mais j'ai l'impression d'être au bon endroit pour faire ce que j'aime faire.

  • Speaker #0

    Dernière question pour cette séquence. Qu'est-ce que tu fais dans la vie qui te fait te dire « ça, c'est ma ligne d'arrivée à moi » ?

  • Speaker #1

    Alors, je me suis toujours interdit de visualiser une quelconque ligne d'arrivée. Peu importe dans ce que je fais, parce que l'après, c'est quelque chose qui me fait un peu peur. Alors, pas au niveau de la mort. On doit tous passer par là. Mais le sentiment d'être arrivé, le sentiment d'accomplissement, c'est un sentiment que je ne chasse pas, en fait. Je ne cherche pas l'incertitude, mais c'est dans l'incertitude que je m'épanouis le plus. Donc, si je me rends compte que j'arrive à quelque chose et que c'est fini, eh bien, c'est fini. Ça veut dire qu'il n'y a plus rien à en tirer. Et rien que la perspective de me dire, potentiellement, le potiaste, peut-être qu'un jour, je pourrais dire, allez, j'ai fait 3000 épisodes, j'ai parlé de tout, eh bien, c'est hyper angoissant de se dire qu'on a parlé de tout. Donc, je préfère plutôt me focaliser, me fixer des jalons en sachant que... petit à petit, je vais me rapprocher de ces jalons-là et puis il y a d'autres choses qui vont arriver, il y a des portes qui vont s'ouvrir, des portes qui vont se fermer, plutôt que de me projeter dans une fin quelconque.

  • Speaker #0

    Surtout que si on fait une relation avec le bonheur, souvent les gens disent, en fait, moi, mon objectif, c'est d'être heureux. J'avais lu ça sur un petit philosophe qui dit, en fait, le côté bonheur et heureux, c'est un concept tellement vague que ça ne peut surtout pas être un objectif. En fait, c'est plus un chemin qu'une véritable destination.

  • Speaker #1

    Exactement. J'ai vraiment envie de savourer le chemin et j'ai envie de faire en sorte qu'il soit le plus long possible pour qu'à chaque fois que j'ai l'impression d'arriver sur une colline, je vois que ça part encore un peu comme ça.

  • Speaker #0

    Si cet épisode t'a plu, tu peux lui laisser 5 étoiles sur Rappel Podcast ou me partager. A bientôt !

Description

🚀 Bonus et outils : https://open.substack.com/pub/fabienmoutier/p/salariat-et-marque-personnelle-via


Hugo Cabral, podcaster running à succès et salarié en Suisse, raconte comment il a bâti son podcast et sa présence en ligne. Un échange sincère sur la création de contenu, la légitimité et le marketing en Suisse, dans un format “Pas de côté”.

🎧 Loin des stratégies bien huilées du marketing, Hugo partage comment il a construit seul sa présence en ligne, sans école ni formation, avec seulement son intuition et sa régularité comme boussole. Il évoque son TDAH, ses débuts sur YouTube, son syndrome de l’imposteur, et ce moment où il a compris qu’il pouvait faire quelque chose qui a de l’impact, même sans être le meilleur à l’école ou en sport.


🧠 On parle mindset, peur de se lancer, légitimité, mais aussi marketing de contenu, format podcast, et de cette Suisse qu’Hugo ne veut plus quitter, tant elle lui permet d’exprimer pleinement sa passion pour la course à pied.


💡 Un épisode qui résonnera avec tous ceux qui créent du contenu, construisent une présence digitale en Suisse, ou cherchent à prendre, eux aussi, un “pas de côté” dans leur vie ou leur stratégie de marketing en Suisse.


Au programme :


  • Comment Hugo est passé de 1 à 1500 auditeurs sans “recette” toute faite

  • Pourquoi s’exposer en ligne reste un acte de courage

  • L’importance d’un contenu incarné dans une stratégie de Marketing Suisse

  • Comment un épisode sur le cycle menstruel a changé la trajectoire de son podcast

  • Pourquoi il ne cherche pas de “ligne d’arrivée” — mais une route à savourer



➡️ Si vous vous intéressez au marketing authentique, à la création de contenu en Suisse et à la puissance des récits personnels, cet épisode est pour vous.



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Transcription

  • Speaker #0

    Quel est le moment dans ta vie où tu as le plus couru à contre-courant ?

  • Speaker #1

    Le podcast, c'est peut-être la première fois où j'avais l'impression, même si je ne savais pas où j'allais, de faire ce que je devais faire.

  • Speaker #0

    En fait, je suis atteint de TDAH et je comprends mieux pourquoi il y a des choses que je vois plus de mal doublées d'un HPI. Quel a été ton premier épisode coup de cœur enregistré et pourquoi ? Si tu pouvais parler à Hugo avant d'enregistrer son premier podcast, tu lui dirais quoi ? On va inaugurer la nouvelle séquence qui s'appelle un pas de côté. C'est dans cette rubrique du podcast, on sort un peu du cadre. On quitte les lignes de départ, les stratégies marketing, les micros bien calibrés pour explorer un autre terrain, celui des détours, des instants inattendus, des questions qu'on ne pose pas toujours, mais qui en disent long. Hugo, je te propose de faire toi aussi un pas de côté. Qu'est-ce que tu as découvert sur toi-même en construisant ta présence en ligne ?

  • Speaker #1

    Que j'étais capable de faire quelque chose. qu'on ne m'avait pas appris à l'école.

  • Speaker #0

    Très bonne réponse. Tu peux nous en dire un peu plus ?

  • Speaker #1

    Oui, je n'ai jamais été un bon élève à l'école. J'étais toujours dans le ventre mou du classement, comme au foot.

  • Speaker #0

    Tout est possible.

  • Speaker #1

    Oui, voilà. Et rien que le fait de le dire, j'ai toujours un peu de peine à le croire parce que je n'ai jamais spécialement été bon à l'école. Je n'ai jamais été le meilleur en sport. Je n'ai jamais été le meilleur en gym. Je n'ai jamais forcément été le plus travailleur. Par contre, j'ai peut-être... était toujours un de ceux qui crochet le plus et qui donnait qui donnait toujours ce qu'il avait et puis une fois qu'il s'était mis quelque chose en tête il allait jusqu'au bout et puis le podcast c'est quelque chose où quand j'ai commencé même que ce soit youtube ou instagram j'ai commencé tout seul je ne me suis pas inscrit à l'académie du podcast quand bien même ça fonctionne ou pas je sais même pas si c'est vrai ce truc je me suis lancé tout seul je me suis planté fil en aiguille, j'ai commencé à publier mes premiers épisodes, je suis passé de 1 abonné, 2 abonnés, 5 abonnés donc ça veut dire qu'il y avait plus de personnes que ma famille qui me suivaient et qui écoutaient mon podcast à peut-être 1000 abonnés récurrents et 1500 écoutes par mois. Justement de temps en temps j'essaye de prendre quand même un peu de recul et puis je me dis, tu vois, tout seul t'as réussi à faire en sorte qu'il y ait 1500 personnes qui écoutent tes émissions chaque mois, des gens que tu connais pas je connais pas 1500 personnes donc ça veut dire que j'ai réussi à construire quelque chose dans la durée, tout seul et qui fonctionne et qu'on m'a pas appris dans les livres je suis pas allé à l'école pour l'apprendre c'est aussi un petit peu ma trajectoire mais on est là pour toi,

  • Speaker #0

    si tu pouvais parler à Hugo avant d'enregistrer son premier podcast tu lui dirais quoi ?

  • Speaker #1

    tout en sachant que j'aurais pas compris ce que je me serais dit je me serais quand même dit travaille davantage ton projet ton projet sur le long terme Parce que quand on se lance au début, c'est comme je disais, je m'étais imposé une régularité. Je me suis dit, j'ai envie de publier un épisode toutes les deux semaines. Comment est-ce que je vais faire pour tenir ce rythme toutes les deux semaines ? Eh bien, je vais enregistrer des épisodes pour en avoir un par semaine. Comme ça, au cas où, je peux tenir le rythme des deux semaines. Alors le fait est que maintenant, il y en a un qui sort chaque semaine parce que j'ai suffisamment de sujets. Mais je dirais à ce Ausha de vraiment... se fixer un plan pour se rendre un peu plus compte où est-ce qu'il aimerait se projeter, même si finalement, ce n'était pas juste, mais où est-ce qu'il se serait vu deux ans après ? Parce que même encore maintenant, je suis un peu dans un côté exploratoire où finalement, je ne sais toujours pas où il va m'amener ce podcast.

  • Speaker #0

    Mais c'est bien, je pense que c'est un animal un peu vivant qui évolue, etc. Et puis, tu as déjà fait faire pas mal de choses, donc que du positif, je pense. Est-ce que tu te souviens du premier post du premier podcast pardon premier épisode et là tu te dis je m'expose vraiment qu'est-ce que tu ressentais c'est vrai il y a quand même toujours que je parle pour moi mais aussi pour mes clients il y a ce fameux moment du premier clic le première fois que tu poses sur LinkedIn etc. où tu t'exposes ça génère forcément une peur naturelle alors moi je dis souvent à mes clients accepte qui tu es il y a une petite séance presque de coaching en fait une séquence sur voilà sur le phénomène d'un imposteur et sur le fait de pouvoir accepter aussi peut-être des petites erreurs et tout, il faut l'accepter. Toi, la première fois que tu as lancé ton podcast sur YouTube, d'après ce que j'ai compris,

  • Speaker #1

    c'était pas un podcast au début sur YouTube, c'était vraiment une chaîne YouTube.

  • Speaker #0

    Une chaîne YouTube, pardon. Et qu'est-ce que tu ressentais ? Un peu de crainte, un peu de peur ? Et comment t'as surmonté ça ?

  • Speaker #1

    Étonnamment, pas au début. J'ai absolument pas eu peur. de me lancer au début parce qu'en fait, je suis parti du principe que si personne écoutait, il n'y aurait pas d'imposteur et puis finalement, il n'y a pas de problème. Les problèmes, en tout cas la crainte, elle commence quand tu te rends compte qu'il y a plus que cinq personnes qui ont vu ta vidéo. Ça veut dire qu'il y a des gens qui sont en train de regarder ce que tu fais. Ce n'est pas vraiment un syndrome de l'imposteur qui est arrivé, mais c'est un problème. Un questionnement sur la crédibilité. que j'avais pour dire ce que je disais. Et c'est pour ça qu'au début, quand je me suis lancé, je me suis caché derrière les experts que j'invitais. Parce que moi, en fait, j'étais toujours dans la posture de la personne qui voulait apprendre, qui faisait intervenir un psychologue, qui faisait intervenir un médecin, qui faisait intervenir une nutritionniste ou une diététicienne. Donc en soi, j'étais totalement dans mon rôle et je me sentais 100% à l'aise de poser les questions que je posais. Maintenant... D'accord. Avec les connaissances que j'ai acquis depuis ces deux, trois dernières années, je ne peux plus garder cette posture à l'infini parce que finalement, ça veut dire que je suis bête ou que je rejoue systématiquement le même disque. Donc maintenant, je me mets davantage en danger, je partage davantage mes expériences professionnelles et maintenant que j'ai un diplôme d'entraîneur, il faut aussi que je puisse justifier un peu ce diplôme d'entraîneur. Donc j'ai quand même toujours cette petite attention où quand je dis quelque chose, j'essaie toujours d'apporter une certaine nuance. pour que les personnes qui sont très très rigoureuses dans les choses qu'elles aiment entendre sachent que ce que je dis, dans ce que je dis, je ne prétends pas détenir la vérité, mais c'est une expérience ou quelque chose que moi j'ai pu constater. Donc je ne dirais pas forcément un syndrome de l'imposteur ou une crainte, mais c'est plus une attention sur l'impact que ce que je dis peut avoir et que j'ai à chaque fois que j'ai pu lire l'épisode finalement.

  • Speaker #0

    On va continuer un peu sur le côté peut-être un peu plus mindset. Quelle est l'heure ? Quel est le moment dans ta vie où tu as le plus couru à contre-courant ? Est-ce que c'était par rapport justement à ce podcast ? Ou à ce qu'on ne sait pas quoi encore ?

  • Speaker #1

    Non, je serais tenté de dire que le podcast, c'est peut-être la première fois où j'avais l'impression, même si je ne savais pas où j'allais, de faire ce que je devais faire. C'est paradoxal. Tu ne sais pas où tu vas aller, mais tu sais que là où tu es, c'est exactement là où tu as envie d'être. Donc, je dirais peut-être, c'est à chaque fois... que j'étais dans le ventre-mou du classement, j'étais à l'école, et puis je cravachais pour faire en sorte que les résultats soient au rendez-vous pour me permettre d'atteindre un certain niveau. C'est là où je me suis dit, je vais à contre-courant, je respecte les règles du jeu pour atteindre un certain palier, et une fois que je suis là, c'est moi qui fixe les règles.

  • Speaker #0

    C'est super intéressant. Je pense que ça peut être aussi une partie de revanche sur la vie au travers de ce podcast, au travers de cette nouvelle activité. Moi aussi, j'ai le syndrome... Enfin, j'ai pas le syndrome, moi aussi j'étais le... côté mauvais élève, etc. J'ai redoublement, etc. Alors dernièrement, c'est peut-être que ça s'explique, mais j'ai fait un test chez une neuropsycho et en fait je suis atteint de TDAH. Et en fait, je comprends mieux pourquoi il y a des choses que j'ai beaucoup plus de mal doubler d'un HPI. Pourquoi il y a des choses que j'ai beaucoup plus de mal et pourquoi il y a des choses qui sont beaucoup plus simples pour moi. Mais je pense qu'au travers de ce type d'activité, en fait, on arrive à enfoncer des portes au niveau personnel et à se réaliser un peu. plus et ça fait du bien. On va continuer un petit peu plus sur... On va partir un peu sur le podcast. Quel a été ton épisode coup de cœur enregistré et pourquoi ?

  • Speaker #1

    Je me rappelle encore. Comme si c'était hier, c'est... Alors, il faut juste que je reformule juste le titre. Cycle menstruel et cycle d'entraînement et si les deux étaient compatibles. C'est un épisode dans lequel j'ai reçu une femme qui est prêtée avec de la course à pied. J'ai découvert son profil Instagram, je ne sais plus pourquoi. certainement parce qu'elle participe à une course au Cervin, et puis il y avait une superbe photo d'elle, et puis je me suis dit, tiens, je vais la regarder sans croce, et puis j'ai découvert que c'était quelqu'un qui était très engagé sur la cause féminine et puis le cycle menstruel des femmes dans le sport. Et je me suis dit, quel excellent, enfin, quel meilleur moyen de se mettre vraiment en danger dans ton podcast en parlant d'un sujet que tu ne connais absolument pas, le cycle menstruel, et puis en posant, en essayant de ne pas avoir l'air con, face à une femme à qui tu vas poser des questions en tant qu'homme. Alors, je ne voulais pas jouer le cliché de l'homme contre la femme, mais c'était un peu ça quand même. Donc, je me suis dit, c'est l'occasion de paraître un peu moins bête quand, justement, je côtoierais des femmes dans le cadre de l'entraînement, de pouvoir avoir quelqu'un qui, en plus, a fait une thèse de doctorat, je crois que c'est doctorat ou de master, je ne sais plus,

  • Speaker #0

    là-dessus. C'est hyper intéressant, oui, je crois que ça revient. J'avais vu ça, que les sportifs de haut niveau commençaient, en fait, à adopter... leur entraînement par rapport au cycle menstruel. Finalement, il y avait une prise en compte qui était la bienvenue. Parce que chaque athlète est un peu différent. Et là, il y a une particularité qui avait été complètement mise de côté. Apparemment,

  • Speaker #1

    ça les aide beaucoup. C'est comme pour les ethnies. Dans les études, les femmes et les personnes de couleur sont toujours les parents pauvres. des études, c'est toujours un homme blanc d'un certain âge donc c'est vrai que de parler d'une thématique comme ça, ça a été un révélateur déjà parce que Je ne me sentais pas légitime de parler de ce sujet-là, mais mon audience, non seulement elle m'a récompensé plus que ça, mais cet épisode-là, encore aujourd'hui, ça reste celui qui a le mieux fonctionné de tous mes épisodes de podcast. Alors qu'à la base, j'étais parti du principe que j'allais toucher le papa comme moi qui commençait à choper un peu du bide et qui voulait se lancer dans la course à pied. Donc à partir de ce moment-là, mon audience a commencé à devenir plus féminine. Et à chaque fois... que j'ai proposé un épisode un peu plus féminin. Les femmes, elles m'ont récompensé au centuple parce que tous ces épisodes-là, c'est ceux qui fonctionnent le mieux. Et maintenant, j'ai une parité quasiment 50-50 hommes-femmes dans mon audience.

  • Speaker #0

    Quel est l'endroit, côté running, quel est l'endroit dans le monde où tu rêves de courir pour une raison autre que la performance ? Est-ce que tu as un endroit à rêver où la Suisse te suffit, finalement ?

  • Speaker #1

    Je n'ai pas forcément d'endroit où je rêve de courir, mais... De par les discussions que j'ai régulièrement avec les invités, que ce soit de Suisse ou d'ailleurs, je crois que je suis dans l'endroit du monde où j'ai vraiment envie de rêver, de courir. Je vis un rêve éveillé parce qu'il suffit que je sorte sur ma terrasse pour voir les sommets enneigés. Et maintenant, mon kiff à moi, c'est peut-être davantage de partir depuis mon canapé jusqu'à chacun de ces sommets que je peux voir depuis chez moi. Je n'ai plus forcément besoin de rêver d'aller au Canary pour faire un trail. La chance qu'on a en Europe, c'est qu'on a quand même des sommets qui sont fantastiques. Je n'ai pas assez d'une vie pour tous les faire. Une fois que j'aurai ratissé autour de chez moi, peut-être que ce rêve-là changera, mais j'ai l'impression d'être au bon endroit pour faire ce que j'aime faire.

  • Speaker #0

    Dernière question pour cette séquence. Qu'est-ce que tu fais dans la vie qui te fait te dire « ça, c'est ma ligne d'arrivée à moi » ?

  • Speaker #1

    Alors, je me suis toujours interdit de visualiser une quelconque ligne d'arrivée. Peu importe dans ce que je fais, parce que l'après, c'est quelque chose qui me fait un peu peur. Alors, pas au niveau de la mort. On doit tous passer par là. Mais le sentiment d'être arrivé, le sentiment d'accomplissement, c'est un sentiment que je ne chasse pas, en fait. Je ne cherche pas l'incertitude, mais c'est dans l'incertitude que je m'épanouis le plus. Donc, si je me rends compte que j'arrive à quelque chose et que c'est fini, eh bien, c'est fini. Ça veut dire qu'il n'y a plus rien à en tirer. Et rien que la perspective de me dire, potentiellement, le potiaste, peut-être qu'un jour, je pourrais dire, allez, j'ai fait 3000 épisodes, j'ai parlé de tout, eh bien, c'est hyper angoissant de se dire qu'on a parlé de tout. Donc, je préfère plutôt me focaliser, me fixer des jalons en sachant que... petit à petit, je vais me rapprocher de ces jalons-là et puis il y a d'autres choses qui vont arriver, il y a des portes qui vont s'ouvrir, des portes qui vont se fermer, plutôt que de me projeter dans une fin quelconque.

  • Speaker #0

    Surtout que si on fait une relation avec le bonheur, souvent les gens disent, en fait, moi, mon objectif, c'est d'être heureux. J'avais lu ça sur un petit philosophe qui dit, en fait, le côté bonheur et heureux, c'est un concept tellement vague que ça ne peut surtout pas être un objectif. En fait, c'est plus un chemin qu'une véritable destination.

  • Speaker #1

    Exactement. J'ai vraiment envie de savourer le chemin et j'ai envie de faire en sorte qu'il soit le plus long possible pour qu'à chaque fois que j'ai l'impression d'arriver sur une colline, je vois que ça part encore un peu comme ça.

  • Speaker #0

    Si cet épisode t'a plu, tu peux lui laisser 5 étoiles sur Rappel Podcast ou me partager. A bientôt !

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Description

🚀 Bonus et outils : https://open.substack.com/pub/fabienmoutier/p/salariat-et-marque-personnelle-via


Hugo Cabral, podcaster running à succès et salarié en Suisse, raconte comment il a bâti son podcast et sa présence en ligne. Un échange sincère sur la création de contenu, la légitimité et le marketing en Suisse, dans un format “Pas de côté”.

🎧 Loin des stratégies bien huilées du marketing, Hugo partage comment il a construit seul sa présence en ligne, sans école ni formation, avec seulement son intuition et sa régularité comme boussole. Il évoque son TDAH, ses débuts sur YouTube, son syndrome de l’imposteur, et ce moment où il a compris qu’il pouvait faire quelque chose qui a de l’impact, même sans être le meilleur à l’école ou en sport.


🧠 On parle mindset, peur de se lancer, légitimité, mais aussi marketing de contenu, format podcast, et de cette Suisse qu’Hugo ne veut plus quitter, tant elle lui permet d’exprimer pleinement sa passion pour la course à pied.


💡 Un épisode qui résonnera avec tous ceux qui créent du contenu, construisent une présence digitale en Suisse, ou cherchent à prendre, eux aussi, un “pas de côté” dans leur vie ou leur stratégie de marketing en Suisse.


Au programme :


  • Comment Hugo est passé de 1 à 1500 auditeurs sans “recette” toute faite

  • Pourquoi s’exposer en ligne reste un acte de courage

  • L’importance d’un contenu incarné dans une stratégie de Marketing Suisse

  • Comment un épisode sur le cycle menstruel a changé la trajectoire de son podcast

  • Pourquoi il ne cherche pas de “ligne d’arrivée” — mais une route à savourer



➡️ Si vous vous intéressez au marketing authentique, à la création de contenu en Suisse et à la puissance des récits personnels, cet épisode est pour vous.



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Tous mes liens ici : https://linktr.ee/FabienMoutier


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Quel est le moment dans ta vie où tu as le plus couru à contre-courant ?

  • Speaker #1

    Le podcast, c'est peut-être la première fois où j'avais l'impression, même si je ne savais pas où j'allais, de faire ce que je devais faire.

  • Speaker #0

    En fait, je suis atteint de TDAH et je comprends mieux pourquoi il y a des choses que je vois plus de mal doublées d'un HPI. Quel a été ton premier épisode coup de cœur enregistré et pourquoi ? Si tu pouvais parler à Hugo avant d'enregistrer son premier podcast, tu lui dirais quoi ? On va inaugurer la nouvelle séquence qui s'appelle un pas de côté. C'est dans cette rubrique du podcast, on sort un peu du cadre. On quitte les lignes de départ, les stratégies marketing, les micros bien calibrés pour explorer un autre terrain, celui des détours, des instants inattendus, des questions qu'on ne pose pas toujours, mais qui en disent long. Hugo, je te propose de faire toi aussi un pas de côté. Qu'est-ce que tu as découvert sur toi-même en construisant ta présence en ligne ?

  • Speaker #1

    Que j'étais capable de faire quelque chose. qu'on ne m'avait pas appris à l'école.

  • Speaker #0

    Très bonne réponse. Tu peux nous en dire un peu plus ?

  • Speaker #1

    Oui, je n'ai jamais été un bon élève à l'école. J'étais toujours dans le ventre mou du classement, comme au foot.

  • Speaker #0

    Tout est possible.

  • Speaker #1

    Oui, voilà. Et rien que le fait de le dire, j'ai toujours un peu de peine à le croire parce que je n'ai jamais spécialement été bon à l'école. Je n'ai jamais été le meilleur en sport. Je n'ai jamais été le meilleur en gym. Je n'ai jamais forcément été le plus travailleur. Par contre, j'ai peut-être... était toujours un de ceux qui crochet le plus et qui donnait qui donnait toujours ce qu'il avait et puis une fois qu'il s'était mis quelque chose en tête il allait jusqu'au bout et puis le podcast c'est quelque chose où quand j'ai commencé même que ce soit youtube ou instagram j'ai commencé tout seul je ne me suis pas inscrit à l'académie du podcast quand bien même ça fonctionne ou pas je sais même pas si c'est vrai ce truc je me suis lancé tout seul je me suis planté fil en aiguille, j'ai commencé à publier mes premiers épisodes, je suis passé de 1 abonné, 2 abonnés, 5 abonnés donc ça veut dire qu'il y avait plus de personnes que ma famille qui me suivaient et qui écoutaient mon podcast à peut-être 1000 abonnés récurrents et 1500 écoutes par mois. Justement de temps en temps j'essaye de prendre quand même un peu de recul et puis je me dis, tu vois, tout seul t'as réussi à faire en sorte qu'il y ait 1500 personnes qui écoutent tes émissions chaque mois, des gens que tu connais pas je connais pas 1500 personnes donc ça veut dire que j'ai réussi à construire quelque chose dans la durée, tout seul et qui fonctionne et qu'on m'a pas appris dans les livres je suis pas allé à l'école pour l'apprendre c'est aussi un petit peu ma trajectoire mais on est là pour toi,

  • Speaker #0

    si tu pouvais parler à Hugo avant d'enregistrer son premier podcast tu lui dirais quoi ?

  • Speaker #1

    tout en sachant que j'aurais pas compris ce que je me serais dit je me serais quand même dit travaille davantage ton projet ton projet sur le long terme Parce que quand on se lance au début, c'est comme je disais, je m'étais imposé une régularité. Je me suis dit, j'ai envie de publier un épisode toutes les deux semaines. Comment est-ce que je vais faire pour tenir ce rythme toutes les deux semaines ? Eh bien, je vais enregistrer des épisodes pour en avoir un par semaine. Comme ça, au cas où, je peux tenir le rythme des deux semaines. Alors le fait est que maintenant, il y en a un qui sort chaque semaine parce que j'ai suffisamment de sujets. Mais je dirais à ce Ausha de vraiment... se fixer un plan pour se rendre un peu plus compte où est-ce qu'il aimerait se projeter, même si finalement, ce n'était pas juste, mais où est-ce qu'il se serait vu deux ans après ? Parce que même encore maintenant, je suis un peu dans un côté exploratoire où finalement, je ne sais toujours pas où il va m'amener ce podcast.

  • Speaker #0

    Mais c'est bien, je pense que c'est un animal un peu vivant qui évolue, etc. Et puis, tu as déjà fait faire pas mal de choses, donc que du positif, je pense. Est-ce que tu te souviens du premier post du premier podcast pardon premier épisode et là tu te dis je m'expose vraiment qu'est-ce que tu ressentais c'est vrai il y a quand même toujours que je parle pour moi mais aussi pour mes clients il y a ce fameux moment du premier clic le première fois que tu poses sur LinkedIn etc. où tu t'exposes ça génère forcément une peur naturelle alors moi je dis souvent à mes clients accepte qui tu es il y a une petite séance presque de coaching en fait une séquence sur voilà sur le phénomène d'un imposteur et sur le fait de pouvoir accepter aussi peut-être des petites erreurs et tout, il faut l'accepter. Toi, la première fois que tu as lancé ton podcast sur YouTube, d'après ce que j'ai compris,

  • Speaker #1

    c'était pas un podcast au début sur YouTube, c'était vraiment une chaîne YouTube.

  • Speaker #0

    Une chaîne YouTube, pardon. Et qu'est-ce que tu ressentais ? Un peu de crainte, un peu de peur ? Et comment t'as surmonté ça ?

  • Speaker #1

    Étonnamment, pas au début. J'ai absolument pas eu peur. de me lancer au début parce qu'en fait, je suis parti du principe que si personne écoutait, il n'y aurait pas d'imposteur et puis finalement, il n'y a pas de problème. Les problèmes, en tout cas la crainte, elle commence quand tu te rends compte qu'il y a plus que cinq personnes qui ont vu ta vidéo. Ça veut dire qu'il y a des gens qui sont en train de regarder ce que tu fais. Ce n'est pas vraiment un syndrome de l'imposteur qui est arrivé, mais c'est un problème. Un questionnement sur la crédibilité. que j'avais pour dire ce que je disais. Et c'est pour ça qu'au début, quand je me suis lancé, je me suis caché derrière les experts que j'invitais. Parce que moi, en fait, j'étais toujours dans la posture de la personne qui voulait apprendre, qui faisait intervenir un psychologue, qui faisait intervenir un médecin, qui faisait intervenir une nutritionniste ou une diététicienne. Donc en soi, j'étais totalement dans mon rôle et je me sentais 100% à l'aise de poser les questions que je posais. Maintenant... D'accord. Avec les connaissances que j'ai acquis depuis ces deux, trois dernières années, je ne peux plus garder cette posture à l'infini parce que finalement, ça veut dire que je suis bête ou que je rejoue systématiquement le même disque. Donc maintenant, je me mets davantage en danger, je partage davantage mes expériences professionnelles et maintenant que j'ai un diplôme d'entraîneur, il faut aussi que je puisse justifier un peu ce diplôme d'entraîneur. Donc j'ai quand même toujours cette petite attention où quand je dis quelque chose, j'essaie toujours d'apporter une certaine nuance. pour que les personnes qui sont très très rigoureuses dans les choses qu'elles aiment entendre sachent que ce que je dis, dans ce que je dis, je ne prétends pas détenir la vérité, mais c'est une expérience ou quelque chose que moi j'ai pu constater. Donc je ne dirais pas forcément un syndrome de l'imposteur ou une crainte, mais c'est plus une attention sur l'impact que ce que je dis peut avoir et que j'ai à chaque fois que j'ai pu lire l'épisode finalement.

  • Speaker #0

    On va continuer un peu sur le côté peut-être un peu plus mindset. Quelle est l'heure ? Quel est le moment dans ta vie où tu as le plus couru à contre-courant ? Est-ce que c'était par rapport justement à ce podcast ? Ou à ce qu'on ne sait pas quoi encore ?

  • Speaker #1

    Non, je serais tenté de dire que le podcast, c'est peut-être la première fois où j'avais l'impression, même si je ne savais pas où j'allais, de faire ce que je devais faire. C'est paradoxal. Tu ne sais pas où tu vas aller, mais tu sais que là où tu es, c'est exactement là où tu as envie d'être. Donc, je dirais peut-être, c'est à chaque fois... que j'étais dans le ventre-mou du classement, j'étais à l'école, et puis je cravachais pour faire en sorte que les résultats soient au rendez-vous pour me permettre d'atteindre un certain niveau. C'est là où je me suis dit, je vais à contre-courant, je respecte les règles du jeu pour atteindre un certain palier, et une fois que je suis là, c'est moi qui fixe les règles.

  • Speaker #0

    C'est super intéressant. Je pense que ça peut être aussi une partie de revanche sur la vie au travers de ce podcast, au travers de cette nouvelle activité. Moi aussi, j'ai le syndrome... Enfin, j'ai pas le syndrome, moi aussi j'étais le... côté mauvais élève, etc. J'ai redoublement, etc. Alors dernièrement, c'est peut-être que ça s'explique, mais j'ai fait un test chez une neuropsycho et en fait je suis atteint de TDAH. Et en fait, je comprends mieux pourquoi il y a des choses que j'ai beaucoup plus de mal doubler d'un HPI. Pourquoi il y a des choses que j'ai beaucoup plus de mal et pourquoi il y a des choses qui sont beaucoup plus simples pour moi. Mais je pense qu'au travers de ce type d'activité, en fait, on arrive à enfoncer des portes au niveau personnel et à se réaliser un peu. plus et ça fait du bien. On va continuer un petit peu plus sur... On va partir un peu sur le podcast. Quel a été ton épisode coup de cœur enregistré et pourquoi ?

  • Speaker #1

    Je me rappelle encore. Comme si c'était hier, c'est... Alors, il faut juste que je reformule juste le titre. Cycle menstruel et cycle d'entraînement et si les deux étaient compatibles. C'est un épisode dans lequel j'ai reçu une femme qui est prêtée avec de la course à pied. J'ai découvert son profil Instagram, je ne sais plus pourquoi. certainement parce qu'elle participe à une course au Cervin, et puis il y avait une superbe photo d'elle, et puis je me suis dit, tiens, je vais la regarder sans croce, et puis j'ai découvert que c'était quelqu'un qui était très engagé sur la cause féminine et puis le cycle menstruel des femmes dans le sport. Et je me suis dit, quel excellent, enfin, quel meilleur moyen de se mettre vraiment en danger dans ton podcast en parlant d'un sujet que tu ne connais absolument pas, le cycle menstruel, et puis en posant, en essayant de ne pas avoir l'air con, face à une femme à qui tu vas poser des questions en tant qu'homme. Alors, je ne voulais pas jouer le cliché de l'homme contre la femme, mais c'était un peu ça quand même. Donc, je me suis dit, c'est l'occasion de paraître un peu moins bête quand, justement, je côtoierais des femmes dans le cadre de l'entraînement, de pouvoir avoir quelqu'un qui, en plus, a fait une thèse de doctorat, je crois que c'est doctorat ou de master, je ne sais plus,

  • Speaker #0

    là-dessus. C'est hyper intéressant, oui, je crois que ça revient. J'avais vu ça, que les sportifs de haut niveau commençaient, en fait, à adopter... leur entraînement par rapport au cycle menstruel. Finalement, il y avait une prise en compte qui était la bienvenue. Parce que chaque athlète est un peu différent. Et là, il y a une particularité qui avait été complètement mise de côté. Apparemment,

  • Speaker #1

    ça les aide beaucoup. C'est comme pour les ethnies. Dans les études, les femmes et les personnes de couleur sont toujours les parents pauvres. des études, c'est toujours un homme blanc d'un certain âge donc c'est vrai que de parler d'une thématique comme ça, ça a été un révélateur déjà parce que Je ne me sentais pas légitime de parler de ce sujet-là, mais mon audience, non seulement elle m'a récompensé plus que ça, mais cet épisode-là, encore aujourd'hui, ça reste celui qui a le mieux fonctionné de tous mes épisodes de podcast. Alors qu'à la base, j'étais parti du principe que j'allais toucher le papa comme moi qui commençait à choper un peu du bide et qui voulait se lancer dans la course à pied. Donc à partir de ce moment-là, mon audience a commencé à devenir plus féminine. Et à chaque fois... que j'ai proposé un épisode un peu plus féminin. Les femmes, elles m'ont récompensé au centuple parce que tous ces épisodes-là, c'est ceux qui fonctionnent le mieux. Et maintenant, j'ai une parité quasiment 50-50 hommes-femmes dans mon audience.

  • Speaker #0

    Quel est l'endroit, côté running, quel est l'endroit dans le monde où tu rêves de courir pour une raison autre que la performance ? Est-ce que tu as un endroit à rêver où la Suisse te suffit, finalement ?

  • Speaker #1

    Je n'ai pas forcément d'endroit où je rêve de courir, mais... De par les discussions que j'ai régulièrement avec les invités, que ce soit de Suisse ou d'ailleurs, je crois que je suis dans l'endroit du monde où j'ai vraiment envie de rêver, de courir. Je vis un rêve éveillé parce qu'il suffit que je sorte sur ma terrasse pour voir les sommets enneigés. Et maintenant, mon kiff à moi, c'est peut-être davantage de partir depuis mon canapé jusqu'à chacun de ces sommets que je peux voir depuis chez moi. Je n'ai plus forcément besoin de rêver d'aller au Canary pour faire un trail. La chance qu'on a en Europe, c'est qu'on a quand même des sommets qui sont fantastiques. Je n'ai pas assez d'une vie pour tous les faire. Une fois que j'aurai ratissé autour de chez moi, peut-être que ce rêve-là changera, mais j'ai l'impression d'être au bon endroit pour faire ce que j'aime faire.

  • Speaker #0

    Dernière question pour cette séquence. Qu'est-ce que tu fais dans la vie qui te fait te dire « ça, c'est ma ligne d'arrivée à moi » ?

  • Speaker #1

    Alors, je me suis toujours interdit de visualiser une quelconque ligne d'arrivée. Peu importe dans ce que je fais, parce que l'après, c'est quelque chose qui me fait un peu peur. Alors, pas au niveau de la mort. On doit tous passer par là. Mais le sentiment d'être arrivé, le sentiment d'accomplissement, c'est un sentiment que je ne chasse pas, en fait. Je ne cherche pas l'incertitude, mais c'est dans l'incertitude que je m'épanouis le plus. Donc, si je me rends compte que j'arrive à quelque chose et que c'est fini, eh bien, c'est fini. Ça veut dire qu'il n'y a plus rien à en tirer. Et rien que la perspective de me dire, potentiellement, le potiaste, peut-être qu'un jour, je pourrais dire, allez, j'ai fait 3000 épisodes, j'ai parlé de tout, eh bien, c'est hyper angoissant de se dire qu'on a parlé de tout. Donc, je préfère plutôt me focaliser, me fixer des jalons en sachant que... petit à petit, je vais me rapprocher de ces jalons-là et puis il y a d'autres choses qui vont arriver, il y a des portes qui vont s'ouvrir, des portes qui vont se fermer, plutôt que de me projeter dans une fin quelconque.

  • Speaker #0

    Surtout que si on fait une relation avec le bonheur, souvent les gens disent, en fait, moi, mon objectif, c'est d'être heureux. J'avais lu ça sur un petit philosophe qui dit, en fait, le côté bonheur et heureux, c'est un concept tellement vague que ça ne peut surtout pas être un objectif. En fait, c'est plus un chemin qu'une véritable destination.

  • Speaker #1

    Exactement. J'ai vraiment envie de savourer le chemin et j'ai envie de faire en sorte qu'il soit le plus long possible pour qu'à chaque fois que j'ai l'impression d'arriver sur une colline, je vois que ça part encore un peu comme ça.

  • Speaker #0

    Si cet épisode t'a plu, tu peux lui laisser 5 étoiles sur Rappel Podcast ou me partager. A bientôt !

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Hugo Cabral, podcaster running à succès et salarié en Suisse, raconte comment il a bâti son podcast et sa présence en ligne. Un échange sincère sur la création de contenu, la légitimité et le marketing en Suisse, dans un format “Pas de côté”.

🎧 Loin des stratégies bien huilées du marketing, Hugo partage comment il a construit seul sa présence en ligne, sans école ni formation, avec seulement son intuition et sa régularité comme boussole. Il évoque son TDAH, ses débuts sur YouTube, son syndrome de l’imposteur, et ce moment où il a compris qu’il pouvait faire quelque chose qui a de l’impact, même sans être le meilleur à l’école ou en sport.


🧠 On parle mindset, peur de se lancer, légitimité, mais aussi marketing de contenu, format podcast, et de cette Suisse qu’Hugo ne veut plus quitter, tant elle lui permet d’exprimer pleinement sa passion pour la course à pied.


💡 Un épisode qui résonnera avec tous ceux qui créent du contenu, construisent une présence digitale en Suisse, ou cherchent à prendre, eux aussi, un “pas de côté” dans leur vie ou leur stratégie de marketing en Suisse.


Au programme :


  • Comment Hugo est passé de 1 à 1500 auditeurs sans “recette” toute faite

  • Pourquoi s’exposer en ligne reste un acte de courage

  • L’importance d’un contenu incarné dans une stratégie de Marketing Suisse

  • Comment un épisode sur le cycle menstruel a changé la trajectoire de son podcast

  • Pourquoi il ne cherche pas de “ligne d’arrivée” — mais une route à savourer



➡️ Si vous vous intéressez au marketing authentique, à la création de contenu en Suisse et à la puissance des récits personnels, cet épisode est pour vous.



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  • Speaker #0

    Quel est le moment dans ta vie où tu as le plus couru à contre-courant ?

  • Speaker #1

    Le podcast, c'est peut-être la première fois où j'avais l'impression, même si je ne savais pas où j'allais, de faire ce que je devais faire.

  • Speaker #0

    En fait, je suis atteint de TDAH et je comprends mieux pourquoi il y a des choses que je vois plus de mal doublées d'un HPI. Quel a été ton premier épisode coup de cœur enregistré et pourquoi ? Si tu pouvais parler à Hugo avant d'enregistrer son premier podcast, tu lui dirais quoi ? On va inaugurer la nouvelle séquence qui s'appelle un pas de côté. C'est dans cette rubrique du podcast, on sort un peu du cadre. On quitte les lignes de départ, les stratégies marketing, les micros bien calibrés pour explorer un autre terrain, celui des détours, des instants inattendus, des questions qu'on ne pose pas toujours, mais qui en disent long. Hugo, je te propose de faire toi aussi un pas de côté. Qu'est-ce que tu as découvert sur toi-même en construisant ta présence en ligne ?

  • Speaker #1

    Que j'étais capable de faire quelque chose. qu'on ne m'avait pas appris à l'école.

  • Speaker #0

    Très bonne réponse. Tu peux nous en dire un peu plus ?

  • Speaker #1

    Oui, je n'ai jamais été un bon élève à l'école. J'étais toujours dans le ventre mou du classement, comme au foot.

  • Speaker #0

    Tout est possible.

  • Speaker #1

    Oui, voilà. Et rien que le fait de le dire, j'ai toujours un peu de peine à le croire parce que je n'ai jamais spécialement été bon à l'école. Je n'ai jamais été le meilleur en sport. Je n'ai jamais été le meilleur en gym. Je n'ai jamais forcément été le plus travailleur. Par contre, j'ai peut-être... était toujours un de ceux qui crochet le plus et qui donnait qui donnait toujours ce qu'il avait et puis une fois qu'il s'était mis quelque chose en tête il allait jusqu'au bout et puis le podcast c'est quelque chose où quand j'ai commencé même que ce soit youtube ou instagram j'ai commencé tout seul je ne me suis pas inscrit à l'académie du podcast quand bien même ça fonctionne ou pas je sais même pas si c'est vrai ce truc je me suis lancé tout seul je me suis planté fil en aiguille, j'ai commencé à publier mes premiers épisodes, je suis passé de 1 abonné, 2 abonnés, 5 abonnés donc ça veut dire qu'il y avait plus de personnes que ma famille qui me suivaient et qui écoutaient mon podcast à peut-être 1000 abonnés récurrents et 1500 écoutes par mois. Justement de temps en temps j'essaye de prendre quand même un peu de recul et puis je me dis, tu vois, tout seul t'as réussi à faire en sorte qu'il y ait 1500 personnes qui écoutent tes émissions chaque mois, des gens que tu connais pas je connais pas 1500 personnes donc ça veut dire que j'ai réussi à construire quelque chose dans la durée, tout seul et qui fonctionne et qu'on m'a pas appris dans les livres je suis pas allé à l'école pour l'apprendre c'est aussi un petit peu ma trajectoire mais on est là pour toi,

  • Speaker #0

    si tu pouvais parler à Hugo avant d'enregistrer son premier podcast tu lui dirais quoi ?

  • Speaker #1

    tout en sachant que j'aurais pas compris ce que je me serais dit je me serais quand même dit travaille davantage ton projet ton projet sur le long terme Parce que quand on se lance au début, c'est comme je disais, je m'étais imposé une régularité. Je me suis dit, j'ai envie de publier un épisode toutes les deux semaines. Comment est-ce que je vais faire pour tenir ce rythme toutes les deux semaines ? Eh bien, je vais enregistrer des épisodes pour en avoir un par semaine. Comme ça, au cas où, je peux tenir le rythme des deux semaines. Alors le fait est que maintenant, il y en a un qui sort chaque semaine parce que j'ai suffisamment de sujets. Mais je dirais à ce Ausha de vraiment... se fixer un plan pour se rendre un peu plus compte où est-ce qu'il aimerait se projeter, même si finalement, ce n'était pas juste, mais où est-ce qu'il se serait vu deux ans après ? Parce que même encore maintenant, je suis un peu dans un côté exploratoire où finalement, je ne sais toujours pas où il va m'amener ce podcast.

  • Speaker #0

    Mais c'est bien, je pense que c'est un animal un peu vivant qui évolue, etc. Et puis, tu as déjà fait faire pas mal de choses, donc que du positif, je pense. Est-ce que tu te souviens du premier post du premier podcast pardon premier épisode et là tu te dis je m'expose vraiment qu'est-ce que tu ressentais c'est vrai il y a quand même toujours que je parle pour moi mais aussi pour mes clients il y a ce fameux moment du premier clic le première fois que tu poses sur LinkedIn etc. où tu t'exposes ça génère forcément une peur naturelle alors moi je dis souvent à mes clients accepte qui tu es il y a une petite séance presque de coaching en fait une séquence sur voilà sur le phénomène d'un imposteur et sur le fait de pouvoir accepter aussi peut-être des petites erreurs et tout, il faut l'accepter. Toi, la première fois que tu as lancé ton podcast sur YouTube, d'après ce que j'ai compris,

  • Speaker #1

    c'était pas un podcast au début sur YouTube, c'était vraiment une chaîne YouTube.

  • Speaker #0

    Une chaîne YouTube, pardon. Et qu'est-ce que tu ressentais ? Un peu de crainte, un peu de peur ? Et comment t'as surmonté ça ?

  • Speaker #1

    Étonnamment, pas au début. J'ai absolument pas eu peur. de me lancer au début parce qu'en fait, je suis parti du principe que si personne écoutait, il n'y aurait pas d'imposteur et puis finalement, il n'y a pas de problème. Les problèmes, en tout cas la crainte, elle commence quand tu te rends compte qu'il y a plus que cinq personnes qui ont vu ta vidéo. Ça veut dire qu'il y a des gens qui sont en train de regarder ce que tu fais. Ce n'est pas vraiment un syndrome de l'imposteur qui est arrivé, mais c'est un problème. Un questionnement sur la crédibilité. que j'avais pour dire ce que je disais. Et c'est pour ça qu'au début, quand je me suis lancé, je me suis caché derrière les experts que j'invitais. Parce que moi, en fait, j'étais toujours dans la posture de la personne qui voulait apprendre, qui faisait intervenir un psychologue, qui faisait intervenir un médecin, qui faisait intervenir une nutritionniste ou une diététicienne. Donc en soi, j'étais totalement dans mon rôle et je me sentais 100% à l'aise de poser les questions que je posais. Maintenant... D'accord. Avec les connaissances que j'ai acquis depuis ces deux, trois dernières années, je ne peux plus garder cette posture à l'infini parce que finalement, ça veut dire que je suis bête ou que je rejoue systématiquement le même disque. Donc maintenant, je me mets davantage en danger, je partage davantage mes expériences professionnelles et maintenant que j'ai un diplôme d'entraîneur, il faut aussi que je puisse justifier un peu ce diplôme d'entraîneur. Donc j'ai quand même toujours cette petite attention où quand je dis quelque chose, j'essaie toujours d'apporter une certaine nuance. pour que les personnes qui sont très très rigoureuses dans les choses qu'elles aiment entendre sachent que ce que je dis, dans ce que je dis, je ne prétends pas détenir la vérité, mais c'est une expérience ou quelque chose que moi j'ai pu constater. Donc je ne dirais pas forcément un syndrome de l'imposteur ou une crainte, mais c'est plus une attention sur l'impact que ce que je dis peut avoir et que j'ai à chaque fois que j'ai pu lire l'épisode finalement.

  • Speaker #0

    On va continuer un peu sur le côté peut-être un peu plus mindset. Quelle est l'heure ? Quel est le moment dans ta vie où tu as le plus couru à contre-courant ? Est-ce que c'était par rapport justement à ce podcast ? Ou à ce qu'on ne sait pas quoi encore ?

  • Speaker #1

    Non, je serais tenté de dire que le podcast, c'est peut-être la première fois où j'avais l'impression, même si je ne savais pas où j'allais, de faire ce que je devais faire. C'est paradoxal. Tu ne sais pas où tu vas aller, mais tu sais que là où tu es, c'est exactement là où tu as envie d'être. Donc, je dirais peut-être, c'est à chaque fois... que j'étais dans le ventre-mou du classement, j'étais à l'école, et puis je cravachais pour faire en sorte que les résultats soient au rendez-vous pour me permettre d'atteindre un certain niveau. C'est là où je me suis dit, je vais à contre-courant, je respecte les règles du jeu pour atteindre un certain palier, et une fois que je suis là, c'est moi qui fixe les règles.

  • Speaker #0

    C'est super intéressant. Je pense que ça peut être aussi une partie de revanche sur la vie au travers de ce podcast, au travers de cette nouvelle activité. Moi aussi, j'ai le syndrome... Enfin, j'ai pas le syndrome, moi aussi j'étais le... côté mauvais élève, etc. J'ai redoublement, etc. Alors dernièrement, c'est peut-être que ça s'explique, mais j'ai fait un test chez une neuropsycho et en fait je suis atteint de TDAH. Et en fait, je comprends mieux pourquoi il y a des choses que j'ai beaucoup plus de mal doubler d'un HPI. Pourquoi il y a des choses que j'ai beaucoup plus de mal et pourquoi il y a des choses qui sont beaucoup plus simples pour moi. Mais je pense qu'au travers de ce type d'activité, en fait, on arrive à enfoncer des portes au niveau personnel et à se réaliser un peu. plus et ça fait du bien. On va continuer un petit peu plus sur... On va partir un peu sur le podcast. Quel a été ton épisode coup de cœur enregistré et pourquoi ?

  • Speaker #1

    Je me rappelle encore. Comme si c'était hier, c'est... Alors, il faut juste que je reformule juste le titre. Cycle menstruel et cycle d'entraînement et si les deux étaient compatibles. C'est un épisode dans lequel j'ai reçu une femme qui est prêtée avec de la course à pied. J'ai découvert son profil Instagram, je ne sais plus pourquoi. certainement parce qu'elle participe à une course au Cervin, et puis il y avait une superbe photo d'elle, et puis je me suis dit, tiens, je vais la regarder sans croce, et puis j'ai découvert que c'était quelqu'un qui était très engagé sur la cause féminine et puis le cycle menstruel des femmes dans le sport. Et je me suis dit, quel excellent, enfin, quel meilleur moyen de se mettre vraiment en danger dans ton podcast en parlant d'un sujet que tu ne connais absolument pas, le cycle menstruel, et puis en posant, en essayant de ne pas avoir l'air con, face à une femme à qui tu vas poser des questions en tant qu'homme. Alors, je ne voulais pas jouer le cliché de l'homme contre la femme, mais c'était un peu ça quand même. Donc, je me suis dit, c'est l'occasion de paraître un peu moins bête quand, justement, je côtoierais des femmes dans le cadre de l'entraînement, de pouvoir avoir quelqu'un qui, en plus, a fait une thèse de doctorat, je crois que c'est doctorat ou de master, je ne sais plus,

  • Speaker #0

    là-dessus. C'est hyper intéressant, oui, je crois que ça revient. J'avais vu ça, que les sportifs de haut niveau commençaient, en fait, à adopter... leur entraînement par rapport au cycle menstruel. Finalement, il y avait une prise en compte qui était la bienvenue. Parce que chaque athlète est un peu différent. Et là, il y a une particularité qui avait été complètement mise de côté. Apparemment,

  • Speaker #1

    ça les aide beaucoup. C'est comme pour les ethnies. Dans les études, les femmes et les personnes de couleur sont toujours les parents pauvres. des études, c'est toujours un homme blanc d'un certain âge donc c'est vrai que de parler d'une thématique comme ça, ça a été un révélateur déjà parce que Je ne me sentais pas légitime de parler de ce sujet-là, mais mon audience, non seulement elle m'a récompensé plus que ça, mais cet épisode-là, encore aujourd'hui, ça reste celui qui a le mieux fonctionné de tous mes épisodes de podcast. Alors qu'à la base, j'étais parti du principe que j'allais toucher le papa comme moi qui commençait à choper un peu du bide et qui voulait se lancer dans la course à pied. Donc à partir de ce moment-là, mon audience a commencé à devenir plus féminine. Et à chaque fois... que j'ai proposé un épisode un peu plus féminin. Les femmes, elles m'ont récompensé au centuple parce que tous ces épisodes-là, c'est ceux qui fonctionnent le mieux. Et maintenant, j'ai une parité quasiment 50-50 hommes-femmes dans mon audience.

  • Speaker #0

    Quel est l'endroit, côté running, quel est l'endroit dans le monde où tu rêves de courir pour une raison autre que la performance ? Est-ce que tu as un endroit à rêver où la Suisse te suffit, finalement ?

  • Speaker #1

    Je n'ai pas forcément d'endroit où je rêve de courir, mais... De par les discussions que j'ai régulièrement avec les invités, que ce soit de Suisse ou d'ailleurs, je crois que je suis dans l'endroit du monde où j'ai vraiment envie de rêver, de courir. Je vis un rêve éveillé parce qu'il suffit que je sorte sur ma terrasse pour voir les sommets enneigés. Et maintenant, mon kiff à moi, c'est peut-être davantage de partir depuis mon canapé jusqu'à chacun de ces sommets que je peux voir depuis chez moi. Je n'ai plus forcément besoin de rêver d'aller au Canary pour faire un trail. La chance qu'on a en Europe, c'est qu'on a quand même des sommets qui sont fantastiques. Je n'ai pas assez d'une vie pour tous les faire. Une fois que j'aurai ratissé autour de chez moi, peut-être que ce rêve-là changera, mais j'ai l'impression d'être au bon endroit pour faire ce que j'aime faire.

  • Speaker #0

    Dernière question pour cette séquence. Qu'est-ce que tu fais dans la vie qui te fait te dire « ça, c'est ma ligne d'arrivée à moi » ?

  • Speaker #1

    Alors, je me suis toujours interdit de visualiser une quelconque ligne d'arrivée. Peu importe dans ce que je fais, parce que l'après, c'est quelque chose qui me fait un peu peur. Alors, pas au niveau de la mort. On doit tous passer par là. Mais le sentiment d'être arrivé, le sentiment d'accomplissement, c'est un sentiment que je ne chasse pas, en fait. Je ne cherche pas l'incertitude, mais c'est dans l'incertitude que je m'épanouis le plus. Donc, si je me rends compte que j'arrive à quelque chose et que c'est fini, eh bien, c'est fini. Ça veut dire qu'il n'y a plus rien à en tirer. Et rien que la perspective de me dire, potentiellement, le potiaste, peut-être qu'un jour, je pourrais dire, allez, j'ai fait 3000 épisodes, j'ai parlé de tout, eh bien, c'est hyper angoissant de se dire qu'on a parlé de tout. Donc, je préfère plutôt me focaliser, me fixer des jalons en sachant que... petit à petit, je vais me rapprocher de ces jalons-là et puis il y a d'autres choses qui vont arriver, il y a des portes qui vont s'ouvrir, des portes qui vont se fermer, plutôt que de me projeter dans une fin quelconque.

  • Speaker #0

    Surtout que si on fait une relation avec le bonheur, souvent les gens disent, en fait, moi, mon objectif, c'est d'être heureux. J'avais lu ça sur un petit philosophe qui dit, en fait, le côté bonheur et heureux, c'est un concept tellement vague que ça ne peut surtout pas être un objectif. En fait, c'est plus un chemin qu'une véritable destination.

  • Speaker #1

    Exactement. J'ai vraiment envie de savourer le chemin et j'ai envie de faire en sorte qu'il soit le plus long possible pour qu'à chaque fois que j'ai l'impression d'arriver sur une colline, je vois que ça part encore un peu comme ça.

  • Speaker #0

    Si cet épisode t'a plu, tu peux lui laisser 5 étoiles sur Rappel Podcast ou me partager. A bientôt !

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