- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Marketing et Influence. Je suis Cyril Attias, fondateur de ADMS Globe Groupe. Avec plus de 20 ans d'expérience dans le digital, le social media et le marketing d'influence, j'ai voulu créer un espace de dialogue avec celles et ceux qui façonnent réellement les stratégies des marques, les plateformes et les créateurs. Marketing d'influence, c'est le podcast qui décrypte en profondeur les stratégies, les usages et les leviers d'influence qui font bouger les lignes au quotidien. Ce podcast est réalisé en partenariat avec des gens d'Internet, un média expert en influence et des créateurs de contenu, et ADMS Globe Group, créateur de stratégie et imprimé. Disponible sur toutes les plateformes d'écoute et aussi sur YouTube, n'hésitez pas à vous abonner, à liker, à partager pour faire grandir la communauté. Vous êtes directeur marketing, responsable communication, créateur de contenu, influenceur ou simplement passionné par l'écosystème des réseaux sociaux ? Vous naviguez entre tickets ? Instagram, Twitch ou LinkedIn ? Alors installez-vous confortablement et découvrez notre invité du jour. Bonjour, dans cet épisode de Marketing et Influence, j'accueille aujourd'hui Maurice Fez, entrepreneur de street food et fondateur du Homer Food Group. Fondé en 2017, le groupe rassemble aujourd'hui plusieurs concepts emblématiques. Homer Lobster et ses Lobster Holes iconiques, Jeannette, sandwich, pastrami, esprit d'Elie et Maurice Café, le dernier né des concepts. En 2018, Moïse remporte le titre du meilleur lobster roll au monde, un tournant majeur pour la notoriété du groupe, avant une forte accélération en 2020, en pleine période Covid. À seulement 30 ans, Moïse incarne aujourd'hui une nouvelle génération d'entrepreneurs food pour qui notoriété, marques personnelles et réseaux sociaux sont de véritables leviers de croissance. Ensemble, nous analysons comment les réseaux sociaux ont développé ces marques et ses collaborations. Bonne écoute. Salut Moïse !
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
Bienvenue !
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Ça fait longtemps qu'on doit le faire.
- Speaker #1
C'est vrai que ça fait un moment qu'on avait planifié ça.
- Speaker #0
Depuis le mois de mai, on se dit qu'on va le faire et on est en janvier, donc on est bien. On n'a pas fait l'année encore.
- Speaker #1
On colle dans le timing.
- Speaker #0
On est super. Moïse, bienvenue. Merci d'être venu au podcast. Je suis ravi de t'accueillir. Du coup, pour ceux, mais il n'y en a pas beaucoup, je pense, qui ne te connaissent pas, mais est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Alors, je m'appelle Moïse Faise. J'ai créé en... En 2017, la marque Homer Lobster qui ensuite s'est transformée en Homer Food Group qui comprend la marque Homer Lobster, la marque Jeannette Daily et la marque Maurice Café.
- Speaker #0
D'accord, donc trois marques, Homer Food Group, le groupe. Pourquoi Homer Food Group ? Ça vient d'où ?
- Speaker #1
Alors de base, Homer Food Group parce que j'ai démarré avec le concept Homer Lobster qui est le début de Omar et la fin de Lobster. Les gens pensaient que je m'appelais comme ça et on m'appelle plus Homer que Moïse d'ailleurs. et ensuite quand j'ai ouvert Janet, au début c'était Janet by et après je me suis dit, ça va être le Homer Food Groupe pour tout réunir en un et il y a différentes marques à l'intérieur on va simplifier quoi exactement,
- Speaker #0
allez au plus c'est quoi ce succès de fou ? tu peux nous expliquer un peu le truc parce que, alors nous on est peut-être parisiens je sais pas, mais en tout cas c'est quand même assez assez connu aujourd'hui Les trois marques d'ailleurs, Maurice Café qui est le dernier né de la maison en tout cas, est aussi très connu je trouve. Mais c'est quoi ce succès de fou ?
- Speaker #1
Je ne me rends pas compte si tu dis que c'est un succès de fou. Tu sais, je suis très focus, je suis très dans mes affaires. D'ailleurs, on a mis du temps parce que je cours partout, toi aussi, mais je cours partout, je suis vraiment dedans, dans la création des produits, des recettes, l'amélioration des menus, essayer de faire élever la marque. donc je suis vraiment focus dedans et je me rends pas compte quand il y a des gens des fois aucun rapport dans des villes en dehors de paris qui me disent ah mais Maurice Café on connaît mais Homer Lobsor bah bien sûr ouais d'où ?
- Speaker #0
d'où ? parce que j'étais pas dans votre ville,
- Speaker #1
j'suis pas là ouais d'où ? ça c'est les réseaux donc ouais mais c'est fou c'est fou t'as commencé quoi avant Covid c'est ça ?
- Speaker #0
j'ai commencé en 2018 c'était le championnat du monde ouais le championnat du monde en fait j'ai démarré sur des marchés au food market d'accord
- Speaker #1
Ma première boutique janvier 2018, j'ai gagné le championnat du monde de lobster roll à Boston en 2018.
- Speaker #0
Donc ça c'est ouf déjà.
- Speaker #1
Ouais c'est ouf, à cette époque là je me mettais pas du tout en avant. Pas du tout.
- Speaker #0
Là t'étais focus produit quoi.
- Speaker #1
Produit uniquement et tenir la boutique, je faisais du 7 sur 7 ouverture fermeture, que du service. Ensuite j'ai ouvert Saint-Germain, ensuite il y a eu le Covid, pendant le Covid ça a explosé, on a fait partie d'un des premiers concepts à réouvrir. On faisait entre 500 et 700 clients par jour par boutique, on en avait deux à l'époque. Ouais, j'ai réouvert une semaine après le confinement.
- Speaker #0
Les gens venaient chez toi ? Ouais,
- Speaker #1
course de première nécessité, délivé roux, c'était un carnage. Et ça marchait. C'était un carnage. C'est pas que ça marchait, c'est que c'était un carnage. Et je me rappelle, en 2019 j'ai continué comme ça, 2020, et en 2021 je rencontre un producteur de cinéma, mais vraiment un mariage en Espagne, aucun rapport, et qui me dit, putain t'as une histoire de malade, il faut que... Faut que tu la racontes, faut que je te filme, faut que tu te mettes en avant, même ta façon de parler. Pas du tout, moi, il faut me laisser tranquille. On vient pour les produits, on ne vient pas pour moi. Si, Et il a insisté pour que je me mette en avant.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et il m'a dit, écoute, si tu arrives à te mettre en avant, tu gagneras assez de notoriété pour qu'on fasse un programme audiovisuel avec toi. Et de là, le lendemain, j'ai recruté une community manager et j'ai commencé à faire des vidéos qui ne marchaient pas du tout au début. Parce que je me suis inspiré du... de celui qui explose en termes de marketing qui est Cédric Rollet dans les vidéos. Sauf que c'est un pâtissier. Il a 280 étapes pour finir le gâteau. Moi, je fais un sandwich à 4 étapes. C'est un peu court. Ma vidéo, j'ai l'impression d'être un con. Je fais une vidéo qui dure 10 secondes.
- Speaker #0
Je prends le pain, je mets le truc et voilà. Je plaisante. C'est pas une étape.
- Speaker #1
On coupe des tomates. On coupe un lobster. Mais bon. Et une fois, je dis, écoute, laisse la vidéo tourner. Le truc qui a fait le déclic, c'est que je fais une connerie dans la vidéo et je me mets à parler et la vidéo elle buzz. Et la vidéo, je dis, bah viens on laisse quand je parle. Et de là, c'est devenu comme ça.
- Speaker #0
Donc t'as trouvé ta patte un peu tout seul par hasard.
- Speaker #1
Ouais, l'auto-dérision, beaucoup d'auto-dérision, de pas se prendre au sérieux, de vouloir aussi mêler le cali à l'humour. Ouais. Voilà.
- Speaker #0
Mais en fait, moi, nous on s'est rencontrés à Cannes l'année dernière, au festival de Cannes sur la plage Magnum, mais... Je trouve que ce que tu es dans la vie et ce que tu montes dans les vidéos, c'est pareil. Il n'y a pas de comédie. Non,
- Speaker #1
j'essaye d'être très naturel, c'est le but. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Je ne suis pas de mensongère.
- Speaker #0
Ça marche bien pour ça, je crois.
- Speaker #1
Il y a des jours où on est mal luné, on est moins sympathique qu'en vidéo. Des jours où on est mieux luné, on est encore plus sympathique qu'en vidéo, comme tout le monde. Mais oui, le but, c'est d'être moi-même et de faire ce qui me fait kiffer. Je ne vais pas me forcer à faire quelque chose qui ne me fait pas plaisir.
- Speaker #0
Déjà que c'est contraignant entre le temps que ça prend. Parce que ça prend du temps, quand même.
- Speaker #1
C'est très chiant de faire une vidéo. Et je trouve que c'est de plus en plus dur Parce que les gens ont de plus en plus d'attentes Et mon agenda se remplit de plus en plus J'ai de plus en plus de rendez-vous Ça va avec une expansion Et de te dire tu vas mettre ton téléphone sur off Deux heures de temps On va te demander de sourire D'être le plus sympa des sympas D'oublier tout ce qu'il y a autour Alors que tu peux avoir une très mauvaise nouvelle avant Des problèmes à gérer et des...
- Speaker #0
Ça devient de plus en plus dur de tourner des vidéos et on se rend pas compte parce que tout ça c'est pour une minute tout ça pour ça et en même temps tu camberges en permanence donc en permanence t'es pas focus sur de la comédie parce que c'est pas ton métier et en même temps tu t'es à ta entreprise et t'as envie de donner envie aussi parce que quand tu fais une vidéo t'as pas envie de dire que t'as perdu du temps t'as
- Speaker #1
envie de toucher un maximum de monde et t'as envie qu'on se retrouve à travers ta vidéo donc c'est par contre quand tu termines un tournage t'es vidé Faut pas mettre...
- Speaker #0
T'hésites de tout shooter sur une journée ou deux ?
- Speaker #1
Le maximum que j'ai réussi à faire c'est 6 vidéos en une journée. Allez, l'avant dernière on l'a gardé, la dernière on l'a pas gardé.
- Speaker #0
Ouais, parce que j'étais fatigué.
- Speaker #1
Non mais après c'est... genre tu vois que j'ai pas envie.
- Speaker #0
C'est de l'abattage quoi.
- Speaker #1
Non mais tu postes cette vidéo on va dire mais c'est qui ce connard là qui fait son sondoutit ? Il leur a ras le bol ! Ouais. Donc euh... et tu sais tu vas la poster à un moment mais aucun rapport ! On va la tourner un vendredi après midi de 14h à 18h. Et on va la poster trois semaines après un mercredi à 17h, il fait beau.
- Speaker #0
Et le mec il veut s'amuser et toi tu es fatigué.
- Speaker #1
Voilà, donc il faut prendre tout ça en considération.
- Speaker #0
Donc tu as fait Vattel, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement, en école hôtelière.
- Speaker #0
En école hôtelière, donc sérieux.
- Speaker #1
Et j'ai lancé Homer en parallèle de mes études de ma dernière année à Vattel.
- Speaker #0
D'accord. Donc Vattel c'est plutôt militaire, on va dire.
- Speaker #1
C'était que militaire.
- Speaker #0
C'est tout dans le détail, tout dans le timing. Ce n'est pas ce que tu peux faire en street food du coup, c'est beaucoup plus hôtellerie que ce que tu fais, mais tu fais quand même du street food de luxe un peu premium, c'est comme ça que tu te positionnes ?
- Speaker #1
Exactement, alors après c'est une vision des choses. Soit tu peux voir les choses comme quoi je fais de la street food de luxe premium, ou alors ça peut être vraiment des produits très haut de gamme mais très accessibles. C'est qu'une vision des choses. Après Vattel, j'ai appris l'armée, j'ai appris l'assiduité, j'ai appris les grandes maisons. Et ça m'a permis de découvrir un métier que je ne connaissais pas, qui m'intéressait énormément.
- Speaker #0
Parce que tu n'es pas issu d'une famille de restaurateurs ?
- Speaker #1
C'est une passion.
- Speaker #0
C'est une passion.
- Speaker #1
C'est une passion avant tout. Alors, j'ai deux passions. Par exemple, j'ai un de mes deux petits frères qui a une tête qui est très très fort à l'école et qui est passionné de médecine, mais tellement passionné de bouffe. qui veut arrêter ce processus-là, ce projet de médecine, pour se lancer dans l'école hôtelière. Et je lui ai fait comprendre que moi j'ai la même passion que lui pour la bouffe, mais moi j'ai une passion pour le service et la restauration qu'il n'a pas. Donc il ne faut pas confondre avoir la passion de la bouffe et la passion du service. Ce n'est pas pareil.
- Speaker #0
Ça, le service, tu l'as appris à Vattel parce que j'imagine que tu es l'excellence. Et puis, ça te plaît naturellement aussi.
- Speaker #1
Je l'ai appris en deux périodes de ma vie. Je l'ai appris tout au long de ma vie parce que j'ai grandi dans une famille où on a toujours reçu à la maison. C'était toujours la générosité. C'était toujours mettre à l'aise les gens et faire kiffer les autres. Et à l'école hôtelière, on t'apprend le service, le service, le sens du détail et l'anticipation. Donc, tu combines les deux. Pour moi, c'est un cocktail Molotov extraordinaire qui fait que c'est ce que j'aime. C'est ce que j'aime faire quand je suis dans les restaurants. En fonction du regard d'un client ou d'une cliente, je sais ce dont il a besoin, je sais que ça ne va pas ou que ça va. Après, c'est l'analyse et c'est ça. Mais c'est ce qui me passionne le plus. Mes deux passions sont d'abord la bouffe et ensuite le service.
- Speaker #0
Street food, c'est arrivé par hasard aussi ? Non. Tu as vu des choses à l'étranger ou en France ? Non. Parce que tu peux faire plein de choses dans le service, plein de choses dans la restauration. rapide, il y a plein de trucs différents là t'as une marque meat, une marque viande une marque poisson c'est comment ça se...
- Speaker #1
le déclic même en rentrant à Vattel, je voulais apprendre le haut de la restauration et de l'hôtellerie pour ensuite pouvoir faire ce que je veux si je veux choisir de faire du 3 étoiles avoir pour essayer de faire du 3 étoiles je te dis pas que j'aurais eu 3 étoiles du tout mais apprendre ce style de restauration je voulais faire de la brasserie, je voulais tout apprendre pour ensuite adapter. Et moi j'ai toujours été passionné de street food, parce que quand tu voyages un petit peu dans les pays anglo-saxons, tu te rends compte que la street food a une place énorme, et respectée par tous, et aussi importante que la haute gastronomie. Mais pas en France. Et donc je me suis dit, moi j'ai envie de prendre ce chemin-là. Entrer dans la street food, par la grande porte, mais avec mes codes de... que j'ai appris en 3 étoiles ou en palace. Et c'était ça mon projet de base. Maintenant, le lobster roll était un produit que j'ai toujours aimé, que je cherchais à faire découvrir. Et en plus de ça, pour le storytelling, on se rend compte que ça résume un peu mon histoire en lobster roll. Moi, j'ai fait mes armes dans les palaces, dans les étoilés, et j'ai voulu l'adapter en street food. Et un lobster roll, en vrai, c'est un produit de luxe qu'on rend en sandwich. Donc, et en... Si tu veux, il y a ce match, il y a ce produit dont je suis tombé amoureux. Et il y a tout ce truc qui s'est fait autour qui a fait qu'Omer Lobster est né.
- Speaker #0
OK. Comment on devient champion du monde de Lobster Roll ? On s'inscrit, on est repéré.
- Speaker #1
Je ne saurais pas te dire.
- Speaker #0
Parce que déjà, il faut savoir que ça existe.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
En plus, le main, parce que c'est plutôt vers la côte est, c'est ça ? C'est très côte est. Écoute,
- Speaker #1
j'ai reçu pas mal de prix, pas mal de prix avec Omer Lobster. Mais cette histoire de championnat du monde. Je reçois un mail, j'ai trois mois d'ouverture dans le marais, je reçois un mail du Downeast Magazine, qui me contacte, qui est l'équivalent du Figaro.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Sérieux ? Sérieux, ouais. Mais tu vois, pourquoi je te dis Figaro ? Parce que t'as une grosse partie Critic Food, des référents. Bon, c'est l'équivalent du Figaro sur la côte est des Etats-Unis. Il me contacte, écoutez, on a un de nos journalistes qui est venu manger chez vous. En parallèle, on a entendu parler de vous. On aimerait que vous vous inscriviez au championnat du monde de lobster roll Ok J'ai écouté Si vous voulez m'inscrire, inscrivez-moi, je donne mon accord Ils m'inscrivent Avec un résumé, je dis écoutez vous avez tout sur mon site internet Ils m'inscrivent Et en mai, donc ça c'était en mars En mai, il y a une liste officielle qui sort Mais une liste qui sort dans toutes les Etats-Unis et dans le monde Je suis dans les 10 meilleurs lobster rolls du monde Waouh Parmi des centaines de candidatures Parmi,
- Speaker #0
je ne sais pas quoi beaucoup,
- Speaker #1
énorme et le seul européen je dis putain déjà c'est bien génial mais je suis heureux j'entends Homer Lobster avec l'accent vraiment dans le fin fond des Etats-Unis ok je suis comme un fou je fais des screenshots et de là il t'envoie un contrat comme quoi tu dois être le 7 juillet 2018 à Portland dans le Maine top sound point un truc comme si je te dis à Bercy à Corarena vraiment un truc énorme et ils me disent tu dois faire des lobster roll un concours de lobster roll ok let's go let's go j'y vais et je me rends compte quatre jours avant qu'en fait il faut faire minimum 500 lobster roll Maintenant, moi, j'ai prévu d'aller qu'avec mon père.
- Speaker #0
Genre en touriste ?
- Speaker #1
Ouais. Genre en touriste, non. Mais non, mais... Tu occupes ton stand. Si il y a une épreuve top chef, je peux faire 5 sandwichs. Bon, on va goûter et il vote. Pas du tout. Et de là, j'appelle mon boulanger. On envoie la moitié des brioches en UPS. On dit que c'est des vêtements.
- Speaker #0
Ouais, compliqué de rassurer. L'autre moitié,
- Speaker #1
je les mets dans mes valises. Et mon meilleur ami me fait la surprise. Il me rejoint là-bas. Et on est comme des touristes. Et on a joué la carte française à fond. Drapeau français. Johnny Hallyday à fond la caisse. écoute on avait une queue de malade mental et on a gagné waouh c'est incroyable ce truc c'est une histoire de fou et je te jure et t'en as pas ouvert un là bas du coup non j'en ai pas ouvert un là bas après j'ai fait j'ai fait un événement à new york suite à ça j'ai eu l'occasion de rencontrer Nobu ouais bien sûr le chef Nobu qui a entendu parler de moi et qui on a passé une journée et après ben si tu veux tout tout a suivi derrière mais c'était une expérience Tu veux jeter une chose aujourd'hui avec le recul Et j'en ai profité à 100% Et bien si j'aimerais revivre une chose c'est ce moment là Parce que que ça soit le moment de stress Où je m'engueulais avec mon père je lui parlais pas De stress c'est la période de la coupe du monde de foot Mon meilleur ami regardait le foot j'avais envie de l'égorger Et moi j'étais stressé J'étais dans les cuisines de l'hôtel à faire mes préparations Et je me dis mais en revenant en arrière C'est quand même un truc de fou ce qui s'est passé Je suis à Portland dans le Maine Faire un championnat du monde de l'Observal Et en plus je gagne Et on est là Et je ne leur ai pas parlé pendant trois jours et eux ils veulent aller faire du shopping et moi je ne veux pas manger tellement je suis stressé. C'est un truc de fou.
- Speaker #0
C'est ouf et puis l'énergie de folie. Tu es en plein dedans déjà, tu ne crois pas où tu es, tu ne crois pas une seconde d'être là-bas et en même temps tu joues le truc à fond et c'est ça qui plaît je crois aussi.
- Speaker #1
Complètement et je me rappellerai toute ma vie avant de préparer le concours, il y a Eric Fréchon qui m'a donné un coup de main. Et il me dit sache une chose. C'est comme le concours de moff. Quand tu le gagnes, rien n'est plus pareil. Il me dit donc si tu gagnes le championnat du monde, après considère que tu vas faire du business. C'est plus pareil, t'as un titre. Et je me rappelle, il m'a dit ça, c'est resté dans ma tête, ça a résonné. Quand on a gagné, c'est une des premières personnes à qui j'ai envoyé le message comme quoi j'ai gagné. Et voilà, expérience extraordinaire et qui nous a permis de nous donner un stamp, un tampon de qualité, un délébile.
- Speaker #0
Parce que du coup, Dayat, c'est tout qui s'enchaîne.
- Speaker #1
t'as les médias français les médias alors américains oui mais tout on est dans les taux on est partout ça déboule parce que là t'es un raz-de-marée du coup on est partout et après faut être prêt faut être prêt aussi après faut assumer quand t'as BFM qui vient quand t'as M6 qui parle de toi quand t'as France Télé qui vient quand t'as Très Très Bon t'as François-Régis Gaudry qui vient qui teste que t'as t'sais que t'as les chefs t'as tous les chefs étoilés qui viennent manger c'est quoi ce truc t'as Christian Lescaire t'as Stéphanie Lequelè t'as Eric Fréchon t'as tout Sylvester Wahid t'as toute l'équipe t'as Guillaume Gomez, le chef de l'Élysée à l'époque. Je te les passe. Tu as tous les journalistes, tous les chefs qui viennent goûter. Putain, tu as une vraie pression. C'est que des étoilés. C'est que des gens que tu vois dans Top Chef. C'est des gens que tu vois que quand tu es à l'école hôtelière, c'est les pontes. Et putain, ils viennent tous chez toi. Et puis,
- Speaker #0
tu passes une épreuve à chaque fois qu'ils viennent manger chez toi. Tu te dis, qu'est-ce qu'ils vont dire ?
- Speaker #1
C'est extraordinaire. Personnellement, je trouve que c'est extraordinaire.
- Speaker #0
C'est fou. Mais tu vois, ce qui est bien, je trouve, dans ton parcours, c'est que c'est une passion et tu la vis à fond. Et après... Tu n'as pas cherché à gagner des prix, j'imagine. Tu t'attends à exister. Et je pense que c'est une des clés. Quand tu es passionné et quand tu aimes ce que tu fais et que tu es focus, tout le reste va venir à toi, mais au moment où il faut et sans vouloir le chercher.
- Speaker #1
Tu sais, j'ai beaucoup de jeunes qui viennent me voir. Enfin, jeunes, je ne me considère pas vieux, mais beaucoup de jeunes de 20 ans qui viennent me voir, qui veulent entreprendre et qui me demandent des conseils. Et ils me parlent de... concept de comment on va mettre un néon de truc et je dis excuse moi c'est quoi le concept de base qu'est-ce que tu veux faire ? Il dit bah je vous vend un restaurant mais c'est quoi un restaurant ? c'est quoi un restaurant ? c'est un lieu où on vient se restaurer c'est un lieu où on vient manger qu'est-ce qui ferait que moi personnellement je vienne manger chez toi ? si je mange chez toi c'est que je mange pas à la maison c'est que je viens manger un truc que je peux pas me faire moi c'est que je viens manger un truc où je vais me faire plaisir c'est que je viens vivre quelque chose parce que moi quand je passe à table j'aime passer à table je suis vraiment passionné de ça donc qu'est ce qui est ah ouais mais non mais bon ça se travaille et moi en fait je prends les choses à l'inverse c'est que je cherche d'abord le produit alors après bien sûr on peut se rater j'ai pas tout le temps bon et je peux pas être bon partout je suis pas partout mais j'essaye de faire le meilleur sourcing j'essaye d'avoir les meilleurs accords j'essaye de faire en sorte que ce soit bon on peut me dire oui mais c'est cher mais est ce que c'est bon ok c'est ce qui m'importe le plus
- Speaker #0
surtout dans un restaurant ce que tu vas venir chercher ton premier besoin c'est de te restaurer bah oui donc en fait t'as boit dans un super endroit bah à ce moment là tu prends un café ou tu vas prendre un verre exactement mais tu vas pas manger exactement c'est pas un bar en fait exactement et un hôtel c'est un univers c'est pas pareil C'est un lieu.
- Speaker #1
Donc, voilà. La base, oui, c'est la base du produit.
- Speaker #0
Tu voyages beaucoup.
- Speaker #1
Énormément.
- Speaker #0
Tu as vu aussi à la télé. Évidemment, j'ai vu un 50 minutes inside où tu allais faire du sourcing.
- Speaker #1
Le tacos au Mexique.
- Speaker #0
Voilà, les tacos au Mexique, hyper intéressant. Tout ça, tu t'obliges à faire des voyages. Enfin, tu t'obliges, entre guillemets. Ça fait partie de ton boulot d'aller voir les choses qui se passent à l'étranger, de t'inspirer.
- Speaker #1
Oui. Ça fait partie de mon boulot dans le sens où, à partir du moment où on a un groupe en développement, c'est quand tout va bien qu'il faut se remettre en question. Parce que c'est quand tout va bien, que tout est beau, tout est rose et que tout peut tomber. Donc, c'est là où justement tout va bien. Qu'est-ce qu'on peut faire pour que ça aille encore mieux ? Qu'est-ce qu'on peut faire que quand ça va ralentir, on va redonner un goût ? Donc oui, je voyage énormément et j'ai la chance de pouvoir voyager énormément parce que, attention, c'est très fatigant. Je vois pas beaucoup ma famille, mais c'est un plaisir de découvrir. J'ai découvert Mexico City, j'ai découvert Playa del Carmen, j'ai découvert Tokyo, j'ai découvert, là je vais découvrir bientôt Hong Kong. Je voyage énormément, énormément. Les Etats-Unis, je les connais par cœur. Et à chaque fois, je découvre des nouveautés, mais ça soit sur un produit. Et juste ce produit peut débouler à tellement de choses derrière. Voilà, c'était en allant à Liège pour la première fois de ma vie, il y a quatre ans et demi, que j'ai découvert la gauve de Liège. Ok, je me suis dit, je vais faire des gauves de Liège. C'est en allant à Londres, bon j'ai vécu à Londres mais j'ai jamais bu de café avant ça, mais c'est en allant à Londres que je me rends compte que je suis le seul qui n'a rien dans la main et que tout le monde a des cafés, il faut faire des boissons. C'est en allant à New York que je me suis dit il faut faire du pastrami. C'est en allant en Grèce dans des très beaux hôtels où j'ai demandé des clubs sandwich, ils étaient tellement merdiques que j'ai eu une frustration, je suis rentré à Paris, j'ai dit ok je vais faire mon propre club sandwich qui est devenu mon best-seller chez Jeannette. Donc si tu veux bien sûr le voyage... Le voyage est pour moi la clé de ma création. Et au-delà de ça, chaque sandwich, chaque produit, chaque recette que je peux élaborer est l'histoire que je raconte d'un voyage.
- Speaker #0
Tu essaies de mettre dans la recette que tu importes l'atmosphère, l'ambiance que tu retrouves sur place. Ou les couleurs peut-être.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Tu as des couleurs.
- Speaker #1
Tu vois, à la gaufe, les gens me disent, mais pourquoi ? Même des professionnels. Pourquoi t'as pas fait un gaufrier brandé avec le M ? J'ai dit parce que moi j'ai découvert la gaufre de liège. Pourquoi tu veux que je m'amuse à faire des gaufres farfelues ?
- Speaker #0
Ouais, puis elles sont beubes.
- Speaker #1
Je veux ma gaufre de liège, je veux pour voir que quand tu croques, tu dis putain la gaufre de liège. Voilà, donc je m'amuse pas. Tout est brandé déjà. La gaufre, je veux une gaufre de liège, je veux pas... Voilà, j'ai fait un sandwich muffin, je me suis pas amusé à faire... Je veux que mon pain muffin, ça soit dans l'état d'esprit de celui du McDo, mais en mieux. Que ça rappelle quelque chose. Mon but est de rappeler des souvenirs.
- Speaker #0
Rappeler des souvenirs et pas forcément réinventer des choses, mais les faire bien. Ou faire des pâtes, des sauces. C'est pas approprié. Il y a quand même une secret sauce à chaque fois dans tes recettes, dans tes concepts. Mais sans forcément vouloir tout réinventer, mais bien faire les produits. Parce qu'un bon club sandwich, tout le monde en fait, ils ne sont pas tous bons.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est important.
- Speaker #1
Alors, je ne cherche pas à réinventer, je cherche à m'approprier.
- Speaker #0
À t'approprier, c'est ça. Vraiment,
- Speaker #1
moi j'aime bien... J'aime bien prendre les classiques et les garder classiques. Mais quand je goûte le classique, je me dis « Ah, putain, moi, à mon coup, pas il manquerait. » Parce que, regarde, j'étais à Bordeaux lundi. J'ai goûté des canelés. Il y en avait des très bons comme il y en avait des dégueulasses. J'ai goûté des très bons canelés. Mais j'en ai goûté des meilleurs ailleurs. Et ce n'est pas à Bordeaux. Et donc, c'est la preuve que c'est bien. Garder un classique et juste le... Se l'approprier et le rendre meilleur. Moi, j'essaye de le rendre à mon goût meilleur. J'ai goûté des choses très bonnes et je me dis, moi, si j'avais eu l'occasion de faire ce produit, je l'aurais peut-être fait comme ça. Mais je n'aurais jamais dit qu'il serait meilleur que la base. Parce que pour moi, mes gaufres ne sont pas meilleures que celles que j'ai mangées à Liège chez le pâtissier en question.
- Speaker #0
C'est un problème parce qu'à chaque fois que tu vas au restaurant, tu analyses ce que tu manges.
- Speaker #1
Alors ça dépend.
- Speaker #0
T'as le logiciel qui se met en route à chaque fois.
- Speaker #1
J'ai une déformation professionnelle, mais après, j'ai un vrai plaisir d'aller au restaurant. Oui. Donc c'est-à-dire, il y a quand je vais au restaurant professionnellement, et il y a quand je vais au restaurant pour le kiff. Ça n'a rien à voir. Quand je vais au restaurant pour le kiff, je ne travaille pas.
- Speaker #0
Tu déconnectes.
- Speaker #1
Je déconnecte, je commande toute la carte et je goûte à tout. Mes amis ou ma famille pourront témoigner. Alors que quand je suis en mode professionnel, je vais commander trois fois le même plat, si j'analyse un plat.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Si je vais pour commander, par exemple, j'ai un sandwich qui m'a rendu fou, je vais le commander trois fois. Le premier, je vais le décortiquer. Le deuxième, je vais juste le manger. Et le troisième, je vais croquer à certains endroits pour comprendre les accords.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est quand même très, très... Donc,
- Speaker #1
ce n'est pas du tout la même manière de consommer.
- Speaker #0
C'est fou.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Les mecs ils savent que tu bosses quand tu demandes trois fois le même plat, c'est balancé,
- Speaker #1
ils te reconnaissent. Après je le commande trois fois, j'ai besoin d'avoir trois, un que je vais vraiment décortiquer, un que je vais juste manger pour vivre l'expérience du client et un autre que je vais vraiment chercher à comprendre les accords, ce qui fait que, parce que ce qui m'intéresse moi c'est la mémoire gustative.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est ce que ça crée, le produit que tu as aimé manger, qu'est-ce qu'il t'a créé ? Mon premier travail va être... de quand je vais faire mes tests, de recréer ce que j'ai aimé dans ce sandwich, par exemple. Une fois que j'ai réussi à reproduire ce que j'ai découvert dans ce sandwich, d'accord, donc j'ai réussi à faire plus ou moins same, same. Maintenant, qu'est-ce que je peux faire pour que ça devienne le mien ? Qu'est-ce que je modifie ? D'abord, j'essaye de reproduire et ensuite, je m'approprie.
- Speaker #0
C'est pour ça que tu as créé ton buns ? Parce que finalement, la première chose que tu prends dans un sandwich, c'est la brioche. C'est ce qu'il y a au-dessus, en fait, et après, l'intérieur. C'est ça qui commence à te faire rentrer dans le produit, non ? Complètement. Ce que j'ai imaginé, en tout cas.
- Speaker #1
Tu sais, quand tu fais des sandwiches, je disais ça depuis le premier jour, quand tu fais des sandwiches, c'est quoi un sandwich ? C'est du pain avec de la garniture. Voilà. Donc, le pain, c'est 50 %.
- Speaker #0
Bah ouais.
- Speaker #1
Donc, si ton pain, il n'est pas bon, tu as 50 %.
- Speaker #0
Et visuellement aussi, c'est sans bon temps. Complètement. Parce que...
- Speaker #1
Mais le pain, c'est 50 % du sandwich. Donc, et pour moi, il fallait qu'elle... Ok, c'est la mode des burgers, tout, mais... quel style on peut faire. Et une fois, j'ai eu l'occasion de manger un burger. Comment te dire ? Il a retourné le pain. Et donc, je l'ai mangé sur sa mie, toastée. Je lui ai dit, enfin, il faut faire un pain brioché, léger, pas sucré, mais non, qui se toaste sur la mie. Et donc, j'ai créé un format que maintenant, aujourd'hui, on voit partout les formats Roll, mais qui n'existait pas il y a 10 ans. où ce sont des lignes de pain collé pour que quand tu les coupes, c'est sur la mie directement et que tu toastes. Et quand j'ai lancé ce format, je peux te garantir que j'étais le seul à cette époque et ce qui te permet que quand tu croques, tu croques tout de suite sur la mie beurrée toastée. Et j'ai retrouvé cette sensation que j'allais manger du burger inversé. Et de là, c'est comme ça que j'ai développé toute ma gamme de toast. Maintenant,
- Speaker #0
toutes tes toasts, tu les beurres ou tu les... Il y a beurre et huile,
- Speaker #1
je crois. Soit beurre, soit huile d'olive, tu choisis exactement.
- Speaker #0
Tu les fais cuire. caramélise un peu ton...
- Speaker #1
Et je le rends croustillant à l'extérieur et très fondant à l'intérieur. Le seul que je ne toaste pas, c'est le pain muffin.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Le pain muffin, il a déjà assez de matière grasse dedans.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Il y a juste à le mettre et je veux qu'il soit croustillant, pas moelleux.
- Speaker #0
Je ne me rappelle pas, mais tu fais des burgers ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non, hein ?
- Speaker #1
Je ne fais pas de burgers.
- Speaker #0
Donc ça, ce n'est pas encore à la carte. On fait pas mal de choses, mais pas de burgers. Ouais, pas de burgers. Parce que c'est très américain, en fait, sa cuisine. Elle est...
- Speaker #1
Elle est 100% influencée par l'Amérique et les États-Unis. Après, je choisis bien mes sandwiches. Le lobster roll, le club sandwich, le pastrami, le hot dog, le roast beef, le egg and cheese. Parce que le burger, c'est à part. Je trouve qu'il y a un travail monstre pour faire partie des grands burgers. Déjà, tu as un travail monstre juste sur la frite. Moi, j'aime la frite au gratte-boeuf. Donc déjà. Ensuite le steak, bon smash burger c'est sympa mais moi j'aime la viande donc j'aime et j'ai mangé des burgers aux états unis où tu croques tu as l'impression de croquer dans une entrecôte ouais donc tu vois c'est c'est croustillant l'extérieur c'est juicy, t'as le côté juteux, t'as le côté rosé à coeur c'est c'est bon et moi j'aime les burgers comme ça et j'en mange pas énormément donc donc je m'aventure plus sur des sandwichs que sur des burgers après ce que le burger est considéré comme un sandwich Pas pour moi.
- Speaker #0
Non, c'est un plat presque. Maintenant, c'est un plat.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
complètement. Tu vas dans tous les restaurants et ce n'est plus le fast-food. Oui,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
Il y a du McDo, mais c'est un mini-pain. Parenthèse dans la parenthèse, ta rencontre avec Nicolas Sarkozy, comment ça arrive ce truc-là ?
- Speaker #1
Écoute, beaucoup de contacts en commun et j'ai l'occasion de connaître son bras droit. Et donc, il lui avait parlé de moi. Et quand je l'ai rencontré, elle me dit « mais c'est fou parce que mon boss m'a beaucoup parlé de toi et admiratif de ton travail, il souhaite te rencontrer » . Je dis « excuse-moi, c'est qui ? » « Monsieur le Président » . « C'est qui Monsieur le Président ? »
- Speaker #0
« Lequel ? »
- Speaker #1
« Monsieur le Président Nicolas Sarkozy » .
- Speaker #0
« Putain ! »
- Speaker #1
Et on s'est vus plusieurs fois. Une fois où on a fait la photo, mais on s'est vus plus d'une fois. On a beaucoup échangé. C'est une personne extraordinaire. Mais avec un aura, avec une force, avec un état d'esprit, avec une vision, c'est... ça cogite à 360, c'est... Écoute, passer 15 minutes avec lui, c'est prendre une bouffée d'énergie. C'est prendre une... PAS !
- Speaker #0
Pour moi c'est un matelas de haut niveau. On rentre dans le niveau des légendes.
- Speaker #1
C'est un haut niveau.
- Speaker #0
Et avec une vision business hors normes. Mais hors normes. Parce que j'ai rencontré pas mal de gens dans la politique. Et la politique est un milieu très à part. Pour moi, le président Nicolas Sarkozy, au-delà de la politique, c'est un visionnaire. C'est quelqu'un qui, en dehors de la politique, arrive à comprendre... tellement de choses d'une facilité avec une vision et la rencontre s est faite s est faite comme ça et elle a été incroyable et ça a matché j'ai même été cité dans son livre sur une demi page c'est une personne c'est une rencontre extraordinaire et qui m'a qui m'a beaucoup boosté qui était très j'ai été très flatté de cette rencontre parce que au delà des éloges et de de l'estiment qu'il a pour moi c'est quelqu'un qui a eu des mots Des mots très encourageants, très motivants. Et quand je vois qu'un personnage comme lui, qu'une personne comme lui est intéressée par ce que je fais, par mon histoire, et qu'il la connaît, et qu'il comprend, et qu'il a une vision, c'est hyper flatteur. Ça donne une force. Il y a un avant et un après.
- Speaker #1
Tu sens que tu as un genre de... C'est pas un coach, c'est quelqu'un qui te regarde aussi.
- Speaker #0
Et qui me dit, tu devrais te mettre dans le travel retail. Attends, je peux te connecter, ça peut aller vite. Tu devrais songer à faire un truc comme ça. Tu devrais penser ça à ça. Est-ce que tu as pensé à faire comme ça ?
- Speaker #1
Ça va vite.
- Speaker #0
Ça va à une vitesse.
- Speaker #1
On va dire que ce n'est pas son premier métier de base parce que c'est un politicien. Il n'est pas un entrepreneur. Il est plus entrepreneur qu'un entrepreneur.
- Speaker #0
C'est d'un niveau présidentiel, c'est d'un niveau des grands hommes.
- Speaker #1
Il est client ?
- Speaker #0
Il est client. Il fait beaucoup de sport et j'ai l'occasion de faire pas mal de livraisons à plusieurs occasions spéciales.
- Speaker #1
Génial. Écoute, on va parler de réseaux sociaux, d'influenceurs, tout ce monde-là qui finalement t'a un peu ouvert. Je ne connais pas trop ce monde. Non, mais en tout cas, les réseaux, on t'a conseillé, en tout cas, ce producteur de cinéma t'a conseillé de te mettre en avant. Donc, c'est aussi un début, pas d'influence, mais de marquer ton produit avec ta personnalité. Je crois qu'il a très bien fait de te dire ça, parce que c'est ce que je t'aurais dit en premier. Parce qu'aujourd'hui, tu ne peux pas avoir de marque non incarnée. Et je trouve que les marques les plus fortes sont des marques incarnées.
- Speaker #0
Il y a une histoire à raconter derrière une marque. En parlant de marketing et d'influence, je pense que j'ai mon mentor et associé, qui est aussi comme mon père, qui s'appelle Keyan, qui est le propriétaire et fondateur de la Maison Nordique. Quand on s'est associés... Je me rappelle, c'était juste avant le Covid et notre premier voyage ensemble business a été pour Dubaï. Et on arrive là-bas et la première chose qu'il me dit, je te jure que c'est vrai, il me dit « je t'explique, marketing, ce n'est pas ton domaine, laisse-le-moi, laisse faire » . Et aujourd'hui, on a une boutade ensemble, c'est dès qu'il y a un truc, bon ben le marketing, voilà, j'ai le marketing que j'ai. Et maintenant, dès qu'il y a un truc, il me dit « putain, t'es fort » , je lui dis « s'il te plaît, marketing, c'est mon domaine » . Et on a ce truc-là. Et quand quelqu'un me dit marketing, j'ai vraiment cette phrase et cette scène à Dubaï où il me dit, non, s'il te plaît, marketing, tu me laisses gérer.
- Speaker #1
Après, tu vois, il a raison. Quelque part, en fait, c'était, je ne vais pas dire de l'ancien marketing, mais avant, marketing était un vrai métier de marketeur.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Il fallait faire les études de marché, il fallait regarder les chiffres, se positionner, etc. Maintenant, ce n'est plus du marketing, c'est de l'incarnation. Oui,
- Speaker #0
complètement.
- Speaker #1
Et c'est ça que les gens veulent, c'est de l'incarnation. Et quand ils vont acheter un de tes produits Ils vont acheter un petit morceau de Moïse De ton histoire en fait Tu sais que ça crée les réseaux sociaux aussi
- Speaker #0
Je suis tellement détente aussi Dans mes vidéos Dans mon contenu Qu'il y a plein de gens qui viennent Qui me serrent la main, qui me saluent comme si on se connaissait J'étais même au restaurant il n'y a pas longtemps Et il y a quelqu'un qui vient et me dit Bonjour comment ça va ? Et en me serrant la main, ce qui est énorme C'était à Nice, et en me serrant la main il dit En fait, je suis fou, on ne se connaît pas, mais je vois tellement tes vidéos que dans ma tête, on se connaissait. Tu es tellement sympathique qu'on se connaissait. Je dis mais t'inquiète pas, ce n'est pas grave. Enchanté. C'est fou ce que ça crée.
- Speaker #1
En fait, ça crée. Moi, je fais ça depuis 15 ans. J'étais une première agence à faire de l'influence des blogueurs à l'époque, à quelqu'un d'impassionné. Et en fait, ce que je décode là-dedans, moi, c'est que je trouve ça génial parce que ça donne la chance à tout le monde de réussir.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Parce que tu es à une création de contenu de réussir. Et pas un réseau, pas des moyens financiers pour te payer une pub que personne ne peut se payer, etc. Une vidéo peut changer ta vie. Et surtout, les gens vivent avec toi au quotidien. TikTok, c'est à peu près 14-15 fois par jour qu'on ouvre TikTok. Pour les plus addicts, tu vois, donc c'est beaucoup. Instagram, c'est pas loin d'être le même chiffre, mais en fait, les gens ont une vie un peu par procuration à travers les réseaux. Et comme ils te voient tous les jours, c'est comme s'ils te rencontraient tous les jours. Donc à la fin, déjà on se tutoie parce que je vis avec toi tous les jours.
- Speaker #0
Bah oui, complètement.
- Speaker #1
Tu connais mieux ta vie que presque toi, que t'as fait la vidéo il y a trois semaines, t'avais déjà oublié que le mec... Bah moi j'ai oublié qu'il avait fait la vidéo. Et donc ça te crée une proximité, mais c'est ça qui est fort aussi, parce que c'est ça qui crée l'appétence sur tes produits, sur ta marque, parce que les gens vivent avec toi.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Alors en même temps, des fois, ils peuvent être impardonnables, mais... Ça fait bizarre. Ça fait très bizarre.
- Speaker #0
Et avec ça, sur les réseaux sociaux, je ne communique que sur mon pro. Je limite énormément mon perso. La seule chose sur mon compte perso, je ne partage que les voyages, la food ou les essais, les testings. Je ne partage rien de ma vie perso, parce que j'estime que c'est perso, c'est privé. Et je n'ai pas besoin de raconter aux gens ce que je fais.
- Speaker #1
Mais c'est là où je te conseille. Évidemment, tu n'es pas un influenceur. Oui, je ne suis pas un influenceur. C'est sûr, tu es un entrepreneur et qui doit avoir, moi j'appelle ça une légende, c'est-à-dire du coup, c'est ta vie professionnelle.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Tu nous l'as dit avant, c'est voyage, inspiration, produit, testing. Exactement. C'est ce que les gens veulent voir aussi, je pense. Parce que du coup,
- Speaker #0
chez toi, ils veulent voir ça. Je ne pense pas que les gens vont me suivre. pour voir si je suis en maillot de bain au bord de l'eau. Non. Ce qui va les intéresser, c'est les adresses que je vais faire, là où je vais m'inspirer, les voyages. Après, j'ai une histoire à raconter.
- Speaker #1
Ça, c'est bien. Voilà. Il y en a plein qui n'ont pas d'histoire. Il y a beaucoup de gens très talentueux qui n'ont pas d'histoire.
- Speaker #0
Tu vois, j'ai beaucoup de gens qui me demandent mais tu es invité dans tous les restaurants. Alors, bien sûr, c'est très gentil. Il y a des gens qui m'invitent. Mais moi, quand je vais au restaurant, si je mets une story ou pas une story, je m'en fiche. Je paye tous mes restos. Et je veux pas, tu sais, je reçois des mails, « Hello, t'es invité à venir goûter. » Je veux pas, si ça me donne envie d'aller, j'ai envie, parce que c'est « wow » , je mets. Mais je sais pas, je vais pas moi me forcer à faire quelque chose, je ne suis pas un influenceur.
- Speaker #1
Est-ce que les réseaux sociaux, au-delà de la célébrité, mais en tout cas de la visibilité que ça t'a apporté, est-ce qu'aujourd'hui les réseaux sociaux t'apportent des collaborations ? T'apportes du business.
- Speaker #0
Énormément.
- Speaker #1
Est-ce que c'est ta première carte de visite, j'imagine ?
- Speaker #0
C'est, regarde, quand on me dit, ah, je monte mon profil Instagram.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Voilà ce que je fais.
- Speaker #1
C'est avec tout. Le site, il est là, mais c'est pour... Non,
- Speaker #0
le profil Instagram de Homer Food Group. Voilà. On a plus de 100 000 abonnés. Tu peux voir les vidéos. Il y a de l'humoristique, il y a du sérieux, il y a du ci, il y a du ça. Voilà. Ma carte de visite. Et j'ai signé de très beaux contrats grâce à ça. Là, quand on s'est rencontrés au Festival de Cannes... Pour Nespresso, en vrai, c'est les réseaux sociaux qui m'ont amené ça. C'est mes concepts aussi, c'est les histoires que je rajoute. Donc, c'est mes créations aussi. Donc, voilà, c'est un peu tout ça.
- Speaker #1
OK. Donc, les réseaux, aujourd'hui, pour toi, c'est un outil de communication pour mettre en avant tes nouvelles recettes, tes inspirations. Un apport business ou un apport collaboration. Parce que tu fais pas mal de collaborations. Enfin, Nespresso, c'en était une, c'est ça ? Nespresso, tu as fait la cuisine pour eux avec une recette pour eux, j'imagine ?
- Speaker #0
J'ai fait... trois recettes différentes à base de café Nespresso.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Pour un événement privé sur la plage Nespresso au Festival de Cannes.
- Speaker #1
D'accord. Donc ça, typiquement, c'est intéressant pour toi parce que tu as un ventre.
- Speaker #0
C'est mon rêve de pouvoir cuisiner au Festival de Cannes.
- Speaker #1
Ben oui.
- Speaker #0
C'est extraordinaire.
- Speaker #1
Et puis là, tu as tout un monde qui, en plus, vient de l'étranger, ou qui te connaissent déjà, mais ils t'ont découvert peut-être un peu plus.
- Speaker #0
Donc, non, non, assez content.
- Speaker #1
Ok. Tu as beaucoup d'influenceurs qui viennent chez toi ?
- Speaker #0
Pas mal.
- Speaker #1
Pas mal.
- Speaker #0
Qui viennent d'eux-mêmes.
- Speaker #1
D'eux-mêmes, parce qu'ils t'ont vu et ils viennent tester.
- Speaker #0
Alors tu sais, moi, il y a dix ans, quand j'ai démarré, je ne comprenais pas un peu le monde de l'influenceur parce que pour moi, c'était les journalistes qui m'intéressaient et je ne voulais pas recevoir d'influenceur pour la simple et bonne raison que pour moi, c'est les journalistes, pas un média. Et j'ai pris le truc à l'envers et je me suis dit, il faut que j'arrive à créer un lieu, un concept, un produit. que les influenceurs eux-mêmes diront « Mais pourquoi je n'ai pas ça dans mon feed ? » Si je n'ai pas réussi à communiquer, c'est que je suis moins cool que la moyenne. Donc, c'est à moi d'essayer de créer le truc cool pour qu'ils viennent. Et ils sont tous venus d'eux-mêmes.
- Speaker #1
Ça, c'est Maurice.
- Speaker #0
Homer.
- Speaker #1
Homer, en premier.
- Speaker #0
Homer. Jeannette. C'est simple. Jeannette, quelqu'un qui a envie de bien manger, vient chez Jeannette. Il n'y a pas de cinéma. Chez Jeannette, il n'y a pas de cinéma.
- Speaker #1
J'ai bien choisi.
- Speaker #0
Oui. Jeannette, il n'y a pas de cinéma. C'est quelqu'un qui veut bien manger. Et Maurice, mais Maurice, la canette, on va comprendre, je ne savais pas que ça allait partir autant.
- Speaker #1
Moi, ma fille, elle rentre tous les soirs avec une canette au jour. Ah ouais ? Incroyable. Je te jure, elle me coûte une fortune. Incroyable. À terme. Elle vient chez toi avant de rentrer à la maison avec ses copines. Elle prend la canette. Maintenant, au chocolat, moyennement. Mais elle ne finit même pas. Pourquoi tu prends ? Elle me dit parce que c'est Maurice. C'est obligé en fait.
- Speaker #0
Mais c'est ça.
- Speaker #1
Elle n'est pas influenceuse évidemment. Mais dans leur groupe de copines, tu vois. Le sentiment d'appartenance. C'est chouette.
- Speaker #0
Donc, encore à midi, sans citer personne, mais j'avais un rendez-vous à Maurice Victor Hugo à ma droite. J'ai une influenceuse qui a plusieurs millions d'abonnés. Elle est là en détente.
- Speaker #1
pas maquillée à la vérité tu la reconnais pas elle se présente pas non plus en arrivant non mais elle est là on s'en kiffe donc c'est là où je me dis ok on a tapé dans le mille
- Speaker #0
Maurice Café c'est la dernière franchise que tu as lancée ça vient alors tu nous as dit un peu Londres avec les boissons donc tu voulais faire une boisson pourquoi café parce que je crois que tu bois pas de café en plus de base mais de base je suis consommateur ni de sucré ni de café ni tout ça mais après j'apprends à me remettre en question J'apprends à découvrir et Maurice Café, pourquoi ? De base, c'est écrire un concept qui est complémentaire à Homer et à Jeannette. Je n'ai pas de sucré, je n'ai pas de boisson.
- Speaker #1
Classique.
- Speaker #0
Et le truc est devenu viral et plus puissant que mes deux autres concepts.
- Speaker #1
Tu as investi un peu plus en branding là-dessus ?
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #1
Ou pas ? Le lieu est beau. Je ne dis pas que les autres ne sont pas beaux, mais les autres sont… Enfin, Jeannette est bien.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais j'ai l'impression que Maurice essaye d'être un peu plus… Je l'ai rendu beau.
- Speaker #0
En fait… L'univers d'Homère était de prendre un produit haut de gamme et le rendre accessible. Donc j'ai fait un univers accessible. Je ne voulais pas faire une bijouterie. Jeannette, c'est un comptoir à sandwich. Donc il ne faut juste être pas trop à l'aise et pas trop mal assis. Maurice, justement, ce sont des produits mine de rien. C'est un café à 4 euros, 3,50 euros. Tu vois, c'est des cafés, des lattes, ça ne chiffre pas. Donc je voulais le préniumiser et je voulais faire du très haut de gamme pour Maurice. pour le situer dans de hautes gaies.
- Speaker #1
D'accord. Et donc là, la carte, c'est du matcha.
- Speaker #0
Tu as du café, tu as du matcha, tu as du chocolat maison, tu as les gaufres de liège, tu as les sandwich muffins, j'ai lancé les salades, voilà. Et plein d'autres trucs sucrés et salés et d'autres boissons. Des jus, des smoothies.
- Speaker #1
Des jus, oui. Donc ça, c'est bien d'avoir les boissons parce qu'effectivement, après, il faut qu'on puisse emporter facilement.
- Speaker #0
Bon, ben ça tombe bien.
- Speaker #1
Donc là, on a la boisson, on est bien. Et la machine à capsule, c'est...
- Speaker #0
C'est un truc que j'ai vu à Athènes il y a 4 ans Et que je me suis dit Et finalement C'est devenu la référence
- Speaker #1
Il y a toujours la queue pour venir chez toi Il y a toujours la queue C'est quoi la meilleure heure où il n'y a pas trop de monde
- Speaker #0
Chez Homer Lobster Tu viens en semaine A partir de 14h ou 15h Chez Jeannette Pareil Chez Maurice C'est soit à 11h soit à 14h En dehors de ces deux heures-là, c'est blindé. En fait, à 11h, tu as l'entre-deux, entre le matin et le midi.
- Speaker #1
Et
- Speaker #0
14h, tu as l'entre-deux, entre le midi et l'après-midi.
- Speaker #1
Donc, c'est les switchs.
- Speaker #0
Et ce sont les deux heures où, en général, je donne les pauses à mes équipes. Parce que c'est les deux heures creuses. Parce qu'avant, c'est la guerre. Pendant, c'est la guerre. Après, c'est la guerre. Donc, voilà.
- Speaker #1
Tu as une bonne formation avec tes équipes ? C'est toi qui les formes ? Comment tu les...
- Speaker #0
Alors, j'ai un noyau dur. Un noyau dur, mais le problème, c'est qu'on manque tellement de staff.
- Speaker #1
Oui, c'est un problème dans la restauration.
- Speaker #0
Qu'on n'arrive pas à former comme on veut. C'est un gros problème, staff en salle, pas en cuisine. Et c'est aujourd'hui ma problématique numéro une. C'est mon plus gros problème, c'est le staff. Parce qu'on a beaucoup de mal à recruter, même si on paye mieux que la concurrence, même si tout, on a un minimum d'exigence, c'est normal, il faut avoir envie de venir travailler, il faut être souriant. Et on ne te fait pas de cadeaux. Donc, c'est très dur de recruter du staff qui a envie de travailler. Je te passe les arrêts maladie, je te passe les… Mais pour moi, l'humain est le plus dur à gérer dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
C'est franco-français parce que tu as ouvert aussi à l'étranger. Oui,
- Speaker #0
on est aussi à Saint-Tropez, à Dubaï. Et là, on va faire Londres aussi.
- Speaker #1
Donc là, Dubaï, j'imagine que c'est peut-être plus régulier ou moins. Ou est-ce que c'est les mêmes problèmes ? en Dubaï il n'y a pas de soucis sur le stade il n'y a pas de soucis Saint-Tropez c'est saisonnier en plus Saint-Tropez c'est saisonnier il n'y a pas de soucis sur le stade mais attention il faut bien anticiper mais ouais il faut anticiper quand même parce que la saison ça se prépare il faut l'acheter quand même sur place t'es où à Saint-Tropez ?
- Speaker #0
sur le port sur le port ? tu peux pas nous rater on est à 3 numéros du Sénéquier et là c'est l'Opster Hall ? Homer l'Opster Homer l'Opster pardon ok là on ouvre à Cannes Maurice Café ah Rue Hoche quelle date ? Pour le festival de Cannes.
- Speaker #1
On va faire l'inauguration alors.
- Speaker #0
Le but, c'est de faire l'inauguration. Ben oui.
- Speaker #1
Très belle rue, Rioche. Moi je suis canoë, je connais bien la ville Et l'avenue Euche est très très bien C'est là où ça se passe maintenant C'est là où ça se passe Super, d'autres franchises, d'autres ouvertures D'autres projets que tu peux nous donner Londres c'est la prochaine grande étape
- Speaker #0
J'ai 15 ouvertures qui arrivent D'accord 10 Maurice 12 Maurice et 3 Homer 11 Maurice et 4 Homer
- Speaker #1
Sur l'année là Donc un par mois Quasiment quasi France ? Ouais, c'est chaud.
- Speaker #0
Paris, Londres, Deauville, Bordeaux, Cannes et peut-être ailleurs.
- Speaker #1
C'est déjà pas mal. T'es financé, t'as des investisseurs, t'es en fonds propres. En fonds propres.
- Speaker #0
En fonds propres et on lève de la dette à la banque. Comme des petits commerçants de quartier.
- Speaker #1
C'est un métier. mais tu prises ta croissance comme ça c'est mieux,
- Speaker #0
t'as pas à te rendre t'es pas obligé de faire des bilans je serais incapable et puis ça couperait ton élan d'entrepreneur non mais me demander de faire une réunion les mentes c'est pas du tout moi ça me ressemble pas et je ne sais pas faire et c'est quelque chose qui ne m'attire pas vaut mieux prendre le temps, vaut mieux avoir un petit chez soi qu'un grand chez les autres c'est déjà pas mal en plus ça fait faire 9 ans ça fait 9 ans Donc, c'est tout ça en 9 ans. Donc oui, c'est beaucoup, mais…
- Speaker #1
Oui, mais tu maîtrises ton développement, tu maîtrises tes franchises, tes produits, ce qui est le plus important, ce que j'entends. Et en même temps, tu sécurises tout ça. Tu ne peux pas aller trop vite non plus, sinon c'est-à-dire que c'est des franchises sur lesquelles tu n'as plus le droit de regard, mais c'est qu'une marque.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Et plus un produit. Ok. J'ai une partie de question, association d'idées. Je te dis un mot, tu m'en dis un autre.
- Speaker #0
Let's go.
- Speaker #1
Omar.
- Speaker #0
Lobster.
- Speaker #1
Franchise.
- Speaker #0
Maurice ?
- Speaker #1
Ambition.
- Speaker #0
Pas de limite.
- Speaker #1
New York ?
- Speaker #0
La maison.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire. Ecoute, super. Est-ce que tu as un conseil à un jeune qui démarre, qui veut soit faire de la restauration, mais tu en as plein qui arrivent et qui viennent te voir, donc tu nous as un petit peu répondu déjà tout à l'heure, mais peut-être un jeune entrepreneur qui vient, qui te dit, donne-moi des conseils pour réussir.
- Speaker #0
Le conseil pour réussir, alors il y a ceux qui vont dire « Keep going, ne lâche pas. » Oui, il ne faut pas lâcher. En fait, il faut se dire une chose, c'est que déjà, le monde de l'entrepreneuriat est un monde de requins. Donc, on met un pied dans une zone de guerre. Il faut avoir conscience de ça. Il faut être préparé à être déçu de beaucoup de choses. Il faut être préparé à se rater. Il faut être préparé à vivre des moments difficiles. Mais c'est la plus belle chose du monde quand tu vois ce que tu avais en tête, ce que tu as cherché à créer, prend de vie. Donc, un jeune entrepreneur qui veut se lancer, il doit identifier d'abord sur quel bouton appuyer, sur quel point prendre et rester focus, et ensuite tout découlera. Mais le conseil que je peux donner, c'est vraiment essayer de comprendre. En fait, un jeune entrepreneur qui veut... créer quelque chose, il doit essayer de comprendre pour qui, quoi, quand, comment il doit le créer. Et à partir du moment où il a réussi à répondre à ces questions-là, s'il prend le projet dans le sens inverse, et il arrive à avoir les réponses, qu'il enfonce la porte et qu'il aille au bout.
- Speaker #1
C'est pas évident aujourd'hui, parce qu'il y en a beaucoup qui viennent avec « je veux gagner de l'argent » .
- Speaker #0
Non, il y en a « je veux être mon propre patron » , « je veux gagner de l'argent » , « je veux créer un truc révolutionnaire » . Mais moi, je n'ai pas cherché à créer un truc révolutionnaire, je cherchais à faire des lobster rolls. Moi, mon but... était que tu manges le meilleur sandwich au homard de ta life. Pas je vais ouvrir 15 boutiques, je serai dans le monde entier. Pas du tout. Celui qui dit j'avais prévu ça, c'est un menteur. C'est pas vrai, j'avais prévu d'avoir deux restaurants. Un dans le Marais et un à Saint-Germain. Voilà, c'était ça mon objectif. Mon objectif c'était de quand tu goûtes mon sandwich au homard, tu te bouffes les doigts et voilà. Essayer de devenir une référence parisienne. Et jamais j'aurais pensé international.
- Speaker #1
On n'a pas parlé du Forbes. 30 under 30 ça c'est un gros classement quand même c'est un beau petit classement c'est pas mal non ? c'est pas mal parce que c'est France c'est ça ? t'es sur le classement France les pays sont par pays ouais c'est par pays etc dans la catégorie quoi ? food, alimentation ?
- Speaker #0
dans la catégorie alimentaire j'étais le seul cette année là dans l'alimentaire et c'est fou parce qu'avec des gens qui sont dans la tech ils révolutionnent le monde et moi avec mes petits sandwichs je suis dans la catégorie des 30 under 30 ouais mais qu'est-ce que tu révolutionnes le palais ? à croire je te dis encore une fois je suis vraiment dans ma bulle dans mon monde donc quand je vois tout ça c'est Je ne peux qu'être reconnaissant, je ne peux qu'apprécier, je ne peux que savourer et je ne peux que me dire « putain, le travail paye » .
- Speaker #1
Le travail paye. Et ça, c'est un truc qu'on doit avoir aujourd'hui, qu'on a un peu oublié des fois, c'est qu'il n'y a pas de hasard.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Si tu bosses, tu arrives.
- Speaker #0
Et tu sais, les gens me disent « c'est incroyable ce que tu as monté, c'est fou, ça a l'air facile, tu ouvres des boutiques comme ça en claquant des doigts » . Mais personne, et je te jure, personne n'est avec moi. Le matin quand je gère des problèmes, quand je me réveille le soir avant de me coucher, que je ne dors pas de la nuit parce que je psychote, que mes angoisses pour le personnel, quand je bug sur une recette que je n'arrive pas à développer, que quand tu essaies quelque chose que ça ne prend pas. Personne ne vit ces moments. Et on va dire que c'est la partie émergée de l'iceberg. Donc quand on voit les concepts, ils sont beaux, ça tourne, il y a du monde.
- Speaker #1
Il y a du boulot avant.
- Speaker #0
Tu n'imagines pas la quantité de travail au quotidien, mais juste de survie, rien que pour le staff. Je ne te parle même pas du nombre de trucs que je teste au quotidien, mais de merde que je fais en testing, de merde que je peux créer pour aboutir sur un produit bon. Donc c'est pour ça que quand un produit sort, je ne le mange plus. Ah, j'en ai tellement mangé de merde avant que quand il est bon, ça y est, il est bon, je sais qu'il est bon. Et personne n'est là à ce moment-là, parce que c'est mon vrai travail. un peu en backstage.
- Speaker #1
Tu fais attention à ça quand même en termes d'accompagnement ? Parce que c'est quand même une charge qui est importante.
- Speaker #0
Je fais attention à ça, je sais me couper quand il faut me couper. Il y a des périodes où on parle, mais c'est surtout la partie qu'on ne voit pas.
- Speaker #1
C'est beaucoup.
- Speaker #0
On voit le marketing. Moi, toutes les journées, on me dit « putain, je vois que ta gueule sur les réseaux sociaux, on voit que toi » . déjà c'est bien, c'est que je bosse c'est que ça marche maintenant ça c'est ce qu'on voit mais il y a tout ce qu'on voit pas derrière et ça c'est le plus dur à gérer et c'est dans des moments comme ça où au contraire faut pas lâcher, faut aller de l'avant et justement si on est arrivé là c'est pas pour rien donc il faut continuer c'est quoi tes horaires de jeu ?
- Speaker #1
tu te lèves à quelle heure, tu te couches à quelle heure ?
- Speaker #0
je me lève à 8h tous les matins, je me lève pas avant sauf Entre 7h30 et 8h, en vrai de vrai je me réveille et je me couche entre 23h30 et 1h du matin.
- Speaker #1
Ça va, c'est bien.
- Speaker #0
Je dors mes 6-7h, en fait je ne sais pas dormir plus, même si je veux avec la meilleure volonté du monde, je ne peux pas. Et je démarre tout le temps, la première heure une fois que je suis réveillé c'est mes mails et l'organisation de ma journée, la deuxième heure c'est une heure de sport, la troisième heure on rentre dans l'opérationnel.
- Speaker #1
Tu fais de la boxe ?
- Speaker #0
Je fais beaucoup de boxe.
- Speaker #1
J'ai vu ça.
- Speaker #0
Ce qui me permet d'évacuer et de ne pas taper sur les gens.
- Speaker #1
Il faut, hein. Ouais. Il faut des défouloirs. Ah,
- Speaker #0
mais en fait, ce n'est pas du sport, c'est du défouloir.
- Speaker #1
C'est du défouloir, hein.
- Speaker #0
Parce que le sport, oui, je suis sportif, mais ça me fait chier. Mais la boxe, ce n'est pas un sport pour moi. C'est vraiment… Tu sors tout. J'en ai besoin.
- Speaker #1
Tu sors tout.
- Speaker #0
J'en ai besoin. Et même quand tu prends des vrais coups dans la gueule, ça te remet à carreau. Ouais.
- Speaker #1
C'est une bonne hygiène de vie.
- Speaker #0
C'est-à-dire ? Je ne bois pas, je ne fume pas.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
j'essaye de tu sais au bout d'un moment tu peux pas tout faire il y a un temps pour tout moi j'ai fait beaucoup de sacrifices dans ma vie pour arriver là attention j'estime que je suis pas arrivé là où je voulais aller aujourd'hui mais j'ai fait beaucoup de sacrifices et ça ça en fait partie aussi c'est pas que je m'amuse pas puisque moi quand je fais une belle table je m'amuse c'est ma manière de prendre du plaisir mais je suis pas un fêtard je déteste me coucher tard C'est-à-dire ma plus grande angoisse, c'est de rentrer chez moi qui fait jour. C'est quand tu rentres, le soleil se lève. Ma plus grande angoisse. Donc pour te dire, je ne bois pas, je bois très peu d'alcool. Mon grand grand vie, c'est la bouffe. Je peux manger à longueur de journée tout et n'importe quoi.
- Speaker #1
Bon alors fais le sport.
- Speaker #0
Voilà, c'est pour ça que je fais du sport.
- Speaker #1
Avant dernière question, si tu avais une série remportée sur une île déserte, une série culte pour toi ?
- Speaker #0
Waouh ! Une série, je me la surfais il n'y a pas longtemps Il y en a deux Il y a Peaky Blinders Et il y a Breaking Bad Après j'ai Les Coprano Mais je trouve que ça a mal vieilli Je me la surfais et ça a mal vieilli C'est dommage parce que c'était Peaky Blinders et Breaking Bad Je pense que ça rentre dans La meilleure série du monde
- Speaker #1
Et toi ? J'ai pas mal de séries que je zappe comme ça. J'avais adoré les 24 heures à l'époque.
- Speaker #0
Ouais, mais à l'époque ?
- Speaker #1
Ils avaient inventé la série en fait, qu'on a aujourd'hui.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Le stress de l'épisode, l'épisode long. Mais c'était extraordinaire. Et ça c'est vachement bien. Et après je suis très série, moi je suis très, comment dire, BRI j'aime beaucoup. Ouais, ouais. Le canal, c'est pas mal fait. Bureau des légendes j'ai adoré. Ouais. Après je suis très Fauda, je suis très Téhéran, j'ai beaucoup aimé. Ouais. Une série qui n'est pas très visible mais qui est pas mal. Non, non, bien sûr. C'est bien fait. qui est un peu d'actualité, mais qui est bien. Et voilà, après, je suis très série, mais... Je me suis fait Narcos, moi. Narcos, c'est incroyable.
- Speaker #0
Narcos normal ou Mexico, les deux. Mais Peaky Blinders, si... C'est un bel univers, en plus. Peaky Blinders, c'est Breaking.
- Speaker #1
C'est pas mal. Peaky Blinders, c'est très travaillé.
- Speaker #0
Kylian Murphy au sommet, pour moi.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Super. Dernière question que tu n'as pas préparée du tout, parce que je ne te l'ai pas donnée avant, mais qui est la plus difficile. Qui pourrait venir au micro, d'après toi ? Qui tu aimerais que j'invite ? Ou que tu vas m'aider à inviter ?
- Speaker #0
Putain, mais je ne sais jamais répondre à ces questions. Et à chaque fois, je me dis, mais pourquoi je n'ai pas dit lui ? Après...
- Speaker #1
Mais qui te vient ?
- Speaker #0
Il n'y a personne qui me vient, c'est ça le problème. Ah putain ! Parce qu'il faut que ça soit lié avec le marketing.
- Speaker #1
Ou pas, une personnalité hyper intéressante, tu vois.
- Speaker #0
Ben écoute, j'ai mon meilleur ami Yann Couvreur.
- Speaker #1
Ouais. Très connu.
- Speaker #0
Qui est bon. Qui est un bon. Je pense à lui. Je pense à... Écoute, c'est lui qui me vient en tête. Les autres que j'ai oubliés, désolé. Alors, Yann. Je m'insulterai, mais Yann, tu as ta place ici.
- Speaker #1
Voilà. Et si il y en a d'autres qui viennent, on les invitera quand même. Avec plaisir. On les mentionnera.
- Speaker #0
Avec plaisir. Mais tu sais quoi ? Je sais que dès qu'on va finir le podcast, et je vais me dire, mais je suis un débile. Pourquoi je n'ai pas Dieu ? On va les reprendre.
- Speaker #1
On va les prendre quand même.
- Speaker #0
Mais voilà. Yann, je vais te diriger. Allez,
- Speaker #1
Yann. Super. Je prends. Merci beaucoup Moïse pour ton temps, dans ta journée incroyable et ton emploi du temps. J'étais ravi de t'avoir avec moi.
- Speaker #0
Pareil.
- Speaker #1
Et on va se voir bientôt maintenant sur d'autres événements.
- Speaker #0
Avec grand plaisir.
- Speaker #1
Merci à toi. Salut. Merci à toutes et à tous d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il vous a apporté des clés de lecture, de l'inspiration ou de nouvelles perspectives. Marketing Influence est désormais également disponible en vidéo sur YouTube. Pensez à vous abonner à la chaîne pour ne manquer aucun épisode. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager, à laisser une note ou un commentaire et à en parler autour de vous. C'est ce qui nous permet de faire grandir la communauté. Un grand merci aussi à notre partenaire, les gens d'Infernet, le média de référence sur l'influence et les créateurs des comptes. Pour poursuivre la discussion, vous pouvez me contacter sur LinkedIn en tapant Cyril Atias ou par e-mail à podcast.marketinginfluence.fr. Et à très bientôt pour un nouvel épisode de Marketing et Influence.