- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Marketing et Influence. Je suis Cyril Attias, fondateur de ADMS Globe Group. Avec plus de 20 ans d'expérience dans le digital, le social media et le marketing d'influence, j'ai voulu créer ici un espace de dialogue avec celles et ceux qui façonnent réellement le digital. Marketing et Influence, c'est le podcast qui décrypte en profondeur les stratégies des marques, les usages et les leviers du marketing d'influence qui font bouger les lignes. Ce podcast est réalisé en partenariat avec le média les gens d'Internet et ADMS Globe Group, créateur de stratégies d'influence et social médias à impact. Disponible sur toutes les plateformes d'écoute et aussi sur YouTube. N'hésitez pas à vous abonner, à liker les épisodes et à les partager pour faire grandir la communauté. Bonjour, aujourd'hui je reçois Tristan Mattioli, plus de 7 millions et demi d'abonnés sur les réseaux, dont 6 millions et demi sur TikTok. Tristan vient nous parler aujourd'hui de son art, de sa création, du studio Mattioli qui vient de monter à Paris. pour nous expliquer tous les ressorts de son art créatif qu'il a pu mettre à contribution sur les réseaux sociaux. Bon épisode ! Bonjour Tristan !
- Speaker #1
Salut Cyril !
- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast ! Merci beaucoup ! Enfin, depuis le temps qu'on se voit, qu'on se connaît, il fallait que tu passes au podcast. Et qu'on se le dit surtout ! Mais j'attendais d'avoir un setup vidéo, nickel ! Parce que je me suis dit avec Tristan, il ne faut pas qu'on se loupe. Alors peut-être qu'on s'est loupé, mais tu nous diras à la fin. Ah non,
- Speaker #1
c'est bien, on est très bien.
- Speaker #0
Bon, super ! Tristan, comment je te présente ? Créateur de contenu, artiste, producteur. Ouais,
- Speaker #1
créateur de contenu, directeur artistique et créatif, influenceur, un peu toutes les casquettes.
- Speaker #0
Ok, donc toi t'es très actif sur les réseaux évidemment, donc Twitter, enfin non pardon, TikTok qui t'a fait connaître, si je ne me souviens pas, et Instagram. Exactement. Est-ce que tu peux nous expliquer un tout petit peu d'où tu viens, ta carrière, comment t'es arrivé sur les réseaux, et après quel a été peut-être pour toi le point de basculement ? Là où tu as vu que tu pouvais en faire un job peut-être Et qu'est-ce qui t'a propulsé ?
- Speaker #1
J'ai commencé en 2017 sur Youtube Comme beaucoup de créateurs Où au début je faisais des petites vidéos Des petits sketchs, des choses comme ça J'ai continué pendant 3-4 ans Jusqu'au Covid Où là vraiment je me suis lancé aussi sur TikTok Et j'ai eu un concept Où je ressemblais à un personnage De dessin animé où j'étais habillé tout en orange Avec une coupe au bol Bye. Et c'est là où vraiment, entre guillemets, ma carrière, on va dire, a basculé et où j'ai commencé à prendre pas mal d'abonnés, où les marques ont commencé à me contacter, etc. Par la suite, j'ai aussi ouvert mon compte Instagram et tout s'est un peu enchaîné. Et on va dire que c'est comme ça que je suis rentré vraiment dans le milieu.
- Speaker #0
C'est vrai que tu as popé avec Vector, c'était ton personnage qui était assez reconnaissable et qui était assez sympa et qui t'a permis d'émerger parce que c'est grâce à TikTok. pendant le Covid. Tu faisais tout ça pendant le Covid.
- Speaker #1
Oui, c'était juste période peut-être un peu post-Covid en 2020-2021. Et c'est vrai que comme c'est un personnage qui est facilement reconnaissable, etc., il y a eu un engouement que je n'ai pas su forcément maîtriser. Et c'est très vite monté. Il s'est passé énormément de choses dès le début. Et voilà.
- Speaker #0
Comment tu as réussi ? Alors, ça, c'est cliffhanger. C'est-à-dire que c'est le moment où tu as vraiment explosé. On va dire ça. Comment tu as pu te défaire de ce personnage ? Parce que quand on... créer un personnage numérique grâce à un autre personnage, après, il faut s'en défaire. Comment tu es passé de Vector à Tristan ?
- Speaker #1
Alors, au début, je ne me posais pas forcément la question parce que les marques partenaires avec lesquelles je travaille, il faut y penser, il y a aussi un enjeu financier derrière tout ça. Je n'ai pas forcément que j'ai un personnage, on a utilisé le personnage pour des campagnes, etc. Jusqu'au moment où la question de droit du personnage est rentrée en compte. Et là où on s'est dit, effectivement, les marques ne peuvent pas forcément travailler avec moi si j'utilise un cosplay. Du coup, on a réfléchi à tout ça avec les personnes avant qui m'accompagnaient parce que maintenant, je suis en indépendant. Et on s'est dit, peut-être, il faudrait changer. Donc, qu'est-ce que j'aime faire ? J'aime la créativité, j'aime l'image, j'aime le visuel, le son et tout ça. Donc, est-ce que ça ne serait pas intéressant pour moi de me mettre là-dedans, justement ? Donc, un peu plus dans la production. tout ce qui est dans l'image, enfin voilà, développer des campagnes. Et en fait, c'est comme ça que j'ai réussi à faire un peu ce virage et ce gap entre mon personnage et moi, le vrai Tristan. Et voilà.
- Speaker #0
Tu as eu un problème juridique ou pas vraiment ? Non, non, non, pas vraiment.
- Speaker #1
Juste, au contraire. Moi, j'évite entre guillemets tout souci. Donc, dès qu'on a vu que c'était potentiellement un sujet qui pouvait être sensible et être posé sur la table, on a décidé de prendre une autre direction.
- Speaker #0
Donc, des marques te prenaient pour Vector ?
- Speaker #1
pour faire des campagnes exactement en fait on y prenait aussi parce qu'il y avait de la notoriété comme c'est quelque chose qui est facilement reconnaissable aujourd'hui pour une marque de se lancer avec un créateur qui a une forte identité visuelle c'est facile et on pouvait un peu m'intégrer dans n'importe quoi parce que malgré tout avec mon personnage même si c'était des vidéos humoristiques que je faisais de base il y avait toujours une patte créative dans tout ce que je faisais et je me suis toujours énormément investi avec les marques avec lesquelles je travaille donc après on le sait c'est un réseau Donc les marques parlent entre elles et généralement après ça fait un peu effet boule de neige.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que tu as toujours eu de départ ce côté créatif. Moi je te connais depuis ce moment-là, donc depuis 21, un truc comme ça à peu près. Mais c'est vrai que tu peux vraiment dire en fait, je pense que tu es créateur de contenu. Autant il y a des influenceurs qui utilisent ce terme, créateur de contenu, mais sans savoir faire une image, mais qui sont très bien aussi, il n'y a pas de problème. Mais là pour le coup, j'ai trouvé dès le début... que tu t'intégrais dans un personnage, donc déjà dans un storytelling, une façon de faire les vidéos et de montrer les choses, qui était un peu différente, qui était sympa, et qui, à mon avis, plaît beaucoup encore aujourd'hui par rapport à tout ça. Mais ça n'a pas dû être facile, non, de passer de youtubeur amateur, entre guillemets, à créateur professionnel sur TikTok. Comment tu l'as vécu, ce changement ?
- Speaker #1
C'est vrai qu'en fait, il faut vraiment apprendre sur le terrain parce qu'il n'y a pas d'école d'influenceur. Non, ça n'existe pas. On le dit à tout le monde.
- Speaker #0
Si vous êtes dans une école d'influence, ça n'existe pas. Non,
- Speaker #1
honnêtement, ça n'existe pas. Donc en fait, c'est apprendre un peu tout sur le tas, apprendre à travailler en entreprise, apprendre à travailler avec plein d'autres personnes, switcher entre guillemets une image. Au début, c'est sûr que je ne m'en rendais pas forcément compte parce que quand on a 6, 7 millions d'abonnés, tout tombe assez facilement. parce qu'on a un concept et on a un concept Et le fait de retravailler l'image, on sait aussi qu'on retravaille tout un business derrière et une carrière. Ce n'était pas forcément facile parce qu'en plus de ça, je suis tout seul. Donc, les questions que je me pose, c'est de moi à moi. Et j'ai de la chance d'avoir mes parents quand même qui essaient malgré tout de m'aider s'ils ne connaissent pas trop le milieu. Mais c'est beaucoup de remise en question, d'introspection, de rétrospection par rapport à tout ce qui se passe et de communication avec aussi tous les partenaires que j'ai. J'ai de la chance d'être très bien entouré par rapport à ça. où on a eu aussi énormément de discussions et où en fait, ce sont des adultes qui répondent à mes questions en fait de jeunes adultes. Quand t'es adulte, t'es adulte quand même. Oui, oui, mais à l'époque, j'avais 20 ans et c'était tellement nouveau. Il y avait tellement de choses nouvelles, les événements, le fait d'habiter sur Paris, les déplacements. C'est tellement de codes que je pense que mon entourage aussi a énormément aidé dans ce développement.
- Speaker #0
Ok. Mais c'est vrai que t'es arrivé en 2020, finalement en 2021, où moi, j'ai lancé l'agence en 2010, donc il y a déjà 10 ans. il y avait 10 ans en 2020 et c'est un milieu qui s'est vachement professionnalisé entre temps et depuis même post-Covid, depuis 2020 a changé, c'est à dire qu'effectivement c'est devenu vraiment visible Covid a finalement aidé TikTok à émerger et les créateurs à émerger encore plus donc t'es arrivé je pense en plus dans un moment où c'était assez professionnalisé en tout cas il y avait un gros engouement sur le sujet c'est vrai qu'il faut moi je dis toujours aux jeunes, aux créateurs en tout cas qu'il faut apprendre beaucoup de choses en peu de temps et intégrer beaucoup de contraintes aussi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Parce que j'imagine que tu as eu le même problème avec les marques qui te demandent de faire A alors que toi tu veux faire B. C'est ça. On dirait que tu penses que B est sympa à faire mais pas forcément E. Peut-être que tu avais un background commercial avant ?
- Speaker #1
Pas du tout, non, non, parce que j'ai commencé, j'avais 14 ans. Très jeune. Donc en fait après j'ai fait mon lycée, mon collège. J'ai passé le bac et c'est à ce moment-là où vraiment pour moi les réseaux sociaux ont commencé à marcher. après directement venir sur Paris et apprendre en fait aussi toutes ces notions commerciales toutes ces restrictions qu'il faut comprendre les problèmes des marques c'est ça exactement répondre aux attentes c'est de l'analyse et pas mal de choses et comme on l'a dit tout à l'heure en fait il n'y a pas réellement de formation c'est soit on apprend sur le terrain ou soit en fait on se laisse vite dépasser généralement on a la chance aussi de pouvoir être parfois accompagné par des agents qui eux entre guillemets ont un peu plus de bagages j'ai fait le choix aujourd'hui de ne pas être accompagné donc c'est aussi prendre la responsabilité que je dois avoir entre guillemets le même poids qu'un agent et répondre aux mêmes attentes.
- Speaker #0
Tu le regrettes de ne pas avoir d'agent ? Parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de créateurs qui ne font pas rapidement d'aller vers des agents, même si après les agents échangent tous les six mois, tous les ans, parce que personne n'est jamais content de tout. C'est ça, exactement. Si je caricature un peu le sujet. Mais je pense que tu es content quand même d'être indépendant. Moi,
- Speaker #1
je suis très content parce que j'ai toujours été indépendant, j'ai toujours aimé faire mes choses et j'aime apprendre. Donc, entre guillemets, c'est que je me laisse. pas de porte fermée, je saisis toutes les opportunités parce que je sais qu'il y aura toujours quelque chose de positif à prendre et si au pire un jour, ce que je fais c'est pas bien, au moins j'en tire une leçon et je suis vraiment entre guillemets dans ce développement même personnellement de toujours retenir de ses erreurs pour évoluer et je pense que si j'avais eu un agent peut-être ça m'aurait mâché le travail et aussi un peu en fait enfantilisé merci beaucoup, donc exactement Je pense que c'est une bonne école que j'ai fait, c'est mon propre petit morceau de schéma.
- Speaker #0
Je pense que comme tu as la conscience créative, ça veut dire que tu sais à peu près ce que tu voudrais faire. Après, effectivement, il faut apprendre à gérer tout ça déjà, il faut apprendre à professionnaliser sa démarche, etc. Mais je pense qu'on t'aurait enfermé dans un caractère, ce qui aurait été facile à vendre pour une agence d'influence. Exactement. tu veux faire ce que tu es. Après,
- Speaker #1
il y a toute la partie aussi intéressante qui est ce qu'on ne voit pas forcément sur les réseaux sociaux, qui est la partie négociation, la partie imaginer un brief créatif avec une marque. Et ça demande énormément de temps. Mais du coup, je trouve que quand je rends le résultat, ce que ma communauté voit, c'est le résultat de la vidéo. Moi, je suis encore plus fier parce que je me dis, en fait, j'ai géré le projet de A à Z. Bien sûr. Et aujourd'hui, je pense que je peux être hyper fier par rapport à ça. Donc, c'est très cool.
- Speaker #0
C'est quoi la plus grande fausse idée qu'on peut se faire de ton métier, par rapport à des gens qui te connaissent en tant que Tristan et qui aujourd'hui t'interrogent peut-être sur ce métier ?
- Speaker #1
Je dirais de une que c'est facile et de deux qu'on ne travaille pas.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Parce que c'est vrai que via les réseaux sociaux, c'est une vie qui fait rêver, on voyage, on assiste à des défilés, on mange dans des restaurants très beaux, très bons, on vit des choses entre guillemets que... potentiellement les réseaux sociaux s'ils n'avaient pas existé on n'aurait jamais pu vivre donc je pense que les gens se disent ah mais c'est facile entre guillemets que tout est servi sur un plateau d'argent et voilà à aujourd'hui je pense que c'est aussi mon plus gros combat quand j'ai des conversations avec des personnes c'est que non c'est pas facile il ya un vrai travail derrière il ya un backup il ya des relations entretenir et ouais
- Speaker #0
je dirais que c'est ça c'est jamais facile c'est beaucoup de création c'est beaucoup de réflexion comme tu l'as dit mais en même temps Tu ne peux pas empêcher les gens de se dire que c'est facile parce que finalement l'image projetée qu'on leur donne sur les réseaux, c'est le haut de l'iceberg qui est normalement censé être joli et créatif, donc ils se disent que c'est facile. Mais je suis d'accord avec toi, c'est 90% du boulot qui n'est pas facile, qui est solo, qui est un métier de solitude quelque part, parce que c'est quand même assez isolé. même si on a des gens qui nous aident, etc. Mais c'est assez isolé comme métier.
- Speaker #1
D'autant plus quand on est indépendant. Voilà, c'est toute la journée, entre guillemets, on va la passer seule, la réfléchir sur des projets, etc. Et comme tu le dis, en fait, il y aura deux petites heures dans la journée qui vont être consacrées aux événements, aux rendez-vous clients et à tout ce relationnel qui font que oui, en fait, c'est celle qu'on va montrer sur les réseaux sociaux parce qu'entre guillemets, la partie un peu plus chiante, si je peux dire ça comme ça, ça n'intéresse personne. Et même nous, on n'a pas le temps pour faire ça.
- Speaker #0
Aujourd'hui, il y a des choses que tu refuses de faire, même si la marque te dit que ça va cartonner, on en est persuadé, mais il y a des choses que tu refuses ?
- Speaker #1
Oui, totalement. Parce que j'ai aussi mon éthique, je sais ce que je vaux, je sais le positionnement que je veux avoir et bien évidemment, avec l'âge, au plus on grandit, au plus on essaie de se recentrer sur quelque chose qui nous correspond. Peut-être en étant plus jeune, j'aurais accepté plus facilement des choses. Aujourd'hui, on se rend compte aussi des potentielles répercussions que ça peut avoir. Donc c'est important de vraiment prendre aussi conscience de tout ça.
- Speaker #0
Tu as des secteurs interdits ? Ou après c'est une façon de faire la création qui est différente ?
- Speaker #1
Pas de secteur interdit, juste j'ai des créations interdites.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ça c'est...
- Speaker #0
Toi tu fais attention.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Comment tu avais vécu la période ? Tu l'avais vécu un peu, mais... Des influenceurs télé-réalité, etc. Quand tu avais...
- Speaker #1
Je n'étais pas forcément impacté et je pense que ça allait dans son temps, en vrai. Potentiellement, ça a été utile aussi à notre développement, à nous en tant que créateurs de contenu, parce qu'on a su ce qui marchait et ce qui ne marchait pas, ce qui plaisait et ce qui ne plaisait pas. Et comme je t'ai dit juste avant, peut-être ce qui est intéressant, c'est de savoir se servir de ce qui s'est passé et qu'on en tienne des leçons. Donc, je pense que ça n'a pas été forcément mauvais. J'ai eu aussi ma période d'adolescence où je suivais les influenceurs de Té-Réalité et tous leurs placements de produits.
- Speaker #0
Ne me dis pas que c'est eux qui t'ont donné l'idée de faire ça. Non,
- Speaker #1
pas du tout. Mais par contre, c'est sûr que c'est eux qui m'ont donné surtout l'idée de ne pas faire comme eux. Ça, c'est bien. Le contre-exemple. Voilà. Donc,
- Speaker #0
tu n'habites pas à Dubaï. Tout va bien. Non, non, non. Super. Nous, on se connaît depuis quoi ? 21, 22, je crois. Oui, je pense. Donc, ça fait quand même 4, 5 ans maintenant. Donc, je t'ai vu aussi évoluer. Ce qui est plutôt sympa, je trouve, à voir. On a beaucoup discuté aussi sur les marques, les agents, le milieu quelque part. Comment tu sens les marques aujourd'hui ? Est-ce que tu les sens... Déjà, est-ce que toutes les marques t'intéressent ? Ou est-ce que tu sens... Comment tu vas faire le choix d'une collaboration ?
- Speaker #1
Alors, toutes les marques ne m'intéressent pas forcément parce qu'il y a des domaines où... Pour moi, je n'ai pas ma place. Je pense que c'est important aussi de laisser un peu de place à tout le monde. pour que le jour où j'ai une collaboration, c'est celle qui me correspond. Donc j'essaie de faire attention à ça en espérant que tout le monde réfléchisse un peu comme ça, on va dire. Aujourd'hui, comment je sens les marques ? Je pense que c'est un milieu qui est en pleine expansion et rempli de questionnements. Donc c'est moins facile qu'avant. Il y a beaucoup plus de contraintes par rapport aussi à toutes les lois qui sortent, tout ça. Mais aussi mon but en tant que créateur de contenu, c'est de venir... rassurer la marque et aussi lui vendre mon profil et lui dire pourquoi mon profil pour ça et réussir à aussi dire mon profil, pas pour cette campagne et qu'elle prenne conscience entre guillemets que je suis aussi pas que là pour l'argent mais aussi parce que il y a un vrai but derrière c'est vraiment réfléchir entre guillemets,
- Speaker #0
on ne fait pas les choses juste parce qu'il y a un peu de pognon à se faire Est-ce que tu sens les marques sensibles à ce genre de sujet, c'est-à-dire Est-ce que tu les sens venir chercher l'audience, la visibilité que tu peux apporter, ou est-ce qu'ils sont quand même à l'écoute ? de la création, du côté créatif que tu peux apporter ?
- Speaker #1
Ça dépend. Je pense que tout dépend aussi des objectifs de la marque qu'on a en face. Il y en a bien évidemment qui me contactent 100% pour le côté créatif et là, quand on se le dit, c'est celle que je préfère parce que je suis moi-même à 100% et il y en a d'autres, bien évidemment, elles sont là pour l'audience et où en fait, dans tous les cas, dans les échanges, ce ne sera tellement pas moi qui a la finalité. En fait, il n'y aura pas de conclusion. On ne fera rien et c'est comme ça et peut-être une prochaine fois. Aujourd'hui, je pense que c'est important de vraiment travailler avec des marques qui nous font confiance et qui partagent le même environnement créatif.
- Speaker #0
Nous, on a travaillé sur Magnum ensemble. On a été cool, ça va ? Ah oui,
- Speaker #1
je pense qu'aujourd'hui, c'est mes plus belles campagnes et je suis toujours aussi fier de les partager.
- Speaker #0
Et c'est vrai que pour le coup, je te rejoins parce que là, pour le coup, nous, on est l'agence de Magnum sur ce sujet-là. Et en fait, on se bat nous aussi en tant qu'agence. pour essayer de garder votre créativité. Parce que le vrai sujet que je vois beaucoup dériver en ce moment, c'est que les marques veulent avoir un contrôle à 200% du contenu, du brief, le produit, il faut qu'il soit là, Et Magnum est une marque intelligente, donc ça, il n'y a aucun problème. Et toutes mes marques, en général, le comprennent bien. Mais il y a quand même une phase d'évangélisation côté agence, côté marque, pour leur dire qu'il faut lâcher un tout petit peu le brief pour que le créateur puisse l'interpréter. Parce que pour moi, le vrai sujet d'un créateur de contenu aujourd'hui, c'est qu'il va venir interpréter une marque dans son univers pour toucher une audience que la marque ne peut pas toucher. En tout cas, sinon, il ferait du média.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
Et c'est vrai qu'il y a un effort à faire, côté agence, côté marque, d'expliquer finalement qui est le créateur, quel est son univers. Est-ce qu'on peut lui faire confiance ? Alors, il y en a des fois, c'est compliqué de faire confiance parce qu'on ne sait pas trop ce qu'ils vont faire. Il y en a qui sont très affirmés comme toi et qui... ont cette chance d'avoir un saut créatif très affirmé. Et puis des fois, ça peut faire peur. Des fois, les marques se disent « Non, mais là, on ne va pas rentrer dans ce jeu, entre guillemets, ou dans ce personnage. » Donc c'est compliqué. Mais il faut absolument se battre pour conserver finalement cette créativité. Parce que sinon, personne ne va y tirer son épingle du jeu. On va faire de la création à la chaîne. On va faire... Même les audiences, tu vois, vont se fatiguer des collaborations sur collaboration. si... Il n'y a pas toujours ce côté créatif et ça c'est un truc indispensable à garder. Ça je pense que tu l'as bien compris. Je ne m'inquiète pas trop là-dessus, sur ce côté-là. Est-ce qu'aujourd'hui, tu es un créateur de contenu, tu as lancé aussi Studio Matioli. Est-ce que tu peux nous en parler un peu ? Parce que là c'est une autre étape de la création.
- Speaker #1
Bien sûr. En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'à force de créer des campagnes, j'ai aussi eu énormément de demandes externes. pour créer des campagnes pour d'autres personnes que moi. Et de là, je me suis dit, c'est trop intéressant. Donc, j'ai commencé à réfléchir, entre guillemets, à cette idée. Et de fil en aiguille, je me suis aussi dit que j'aimerais avoir mon business. Il y a des influenceurs qui créent leurs marques de vêtements, leurs marques de cosmétiques, enfin, tout ça autour de ce qui se passe autour d'eux. Et je me suis dit, en fait, moi, qu'est-ce que je pourrais créer ? Donc, au début, je réfléchis à une marque, je réfléchis à plein de choses. Et un jour, vient le déclic. Je me dis, mais en fait, j'ai envie d'avoir un espace où créer. Il faut savoir que chez moi, c'est un endroit déjà un peu de coworking où j'ai tout le temps, tout le temps des amis qui viennent travailler parce que je pense être de bons conseils. Je pense que j'ai une bonne vision, entre guillemets, de ce business et je n'hésite pas à la partager. Et en fait, c'est vrai que mes potes m'ont toujours dit, mais ce serait trop bien qu'on ait un grand lieu comme ça où faire toutes ces réunions. Et je me suis dit, bon, en fait, je vais louer vraiment un espace bureau. pour recevoir mes colis, commencer à recevoir des clients, etc. parce qu'on fait énormément de dej à l'extérieur. Mais j'aimerais aussi partager mon univers, le chez moi, mon bureau, etc. Et je viens entre guillemets à des petites recherches d'appartements pour faire des petits locaux. Et en fait, non, un studio parce que pourquoi pas aussi créer un revenu sur ça et pouvoir accepter encore plus de gens. Et en fait, j'ai ouvert Studio Matsuri, donc c'est un studio créatif. où il y a aussi tout un panel de contacts qui peuvent rentrer en jeu. Donc aujourd'hui, on va dire, tu as une idée de shooting. Je vais réfléchir à la campagne parce que mon job principal, c'est du coup être directeur créatif et artistique, mais aussi réfléchir à toutes ces personnes autour de moi qui vont pouvoir participer à ce projet, qui vont pouvoir venir prêter main forte et nous accompagner dans tout ça. Et aujourd'hui, c'est un studio. photos, vidéos, qui aussi peut accueillir du public pour faire des réunions et c'est très cool donc c'est photos,
- Speaker #0
vidéos, réunions,
- Speaker #1
co-working c'est tes potes,
- Speaker #0
tes influenceurs ?
- Speaker #1
non pour moi c'est surtout les personnes qui m'inspirent le but c'est que Je m'inspire, comme je te l'ai dit tout à l'heure, de tout ce qui se passe autour de moi, je récupère énormément d'énergie. Et à partir du moment où tu as un projet qui m'inspire, que ce soit dans l'influence ou même que tu crées ta marque, pour moi, il y a déjà ce pas de devenir entrepreneur et j'adore ça. J'adore les personnes qui aiment entreprendre, j'adore les personnes qui créent de nouvelles choses. Mais pour ça, il faut un lieu, il faut un cadre et il faut qu'on se pose parce que... On le sait très bien, ce podcast, il peut durer 30 minutes comme 3 heures si on n'avait pas de limite dedans. Et aujourd'hui, je voulais vraiment me dire, je peux me poser, me sentir bien, et avec des personnes aussi que j'apprécie, et que si demain on a besoin de revenir, on peut y retourner. Donc c'est ça un peu l'esprit du studio Matsuri, un endroit où on se sent bien, où on peut se sentir accueilli, discuter, et même qu'aujourd'hui je sois là ou pas là, moi je m'en fiche. Si demain tu te dis, moi c'est studio Matsuri... Donc là par exemple,
- Speaker #0
il y a peut-être quelqu'un au studio en ce moment ? Oui,
- Speaker #1
totalement. Et en fait, j'ai du coup une personne qui va s'occuper des réceptions, etc. Et en fait, si là, par exemple, je suis avec toi et que cet après-midi, bon, par chance, je n'ai pas eu de réservation, mais en fait, j'aurais passé les clés à mon assistant qui va s'occuper, entre guillemets, de tout ça.
- Speaker #0
D'accueillir,
- Speaker #1
etc. Et c'est grand ? Oui, ça fait environ 80 mètres carrés. Donc, c'est pas mal. On a une room make-up, un stockage, le lieu, entre guillemets, de réception avec... Avec le fond, des petits canapés, une cuisine, une salle de bain.
- Speaker #0
On fait tout installer toi-même, j'imagine ?
- Speaker #1
Totalement. T'as voulu tout installer toi-même ? 100% autodidacte de A à Z avec mes parents qui m'ont bien aidé. Et puis la Ikea, enfin. Ikea, non, on a un peu plus haut même parce que... Non, non, je voulais vraiment faire quelque chose dans le design pareil en fait. D'accord. Où on vient toucher une certaine sensibilité et pour moi, il faut faire parler aussi les petits créateurs autour de nous. Donc, on a pas mal de trucs qui sont très cool.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Bon, c'est chouette. Et donc ça, c'est quoi ? Il y a un site internet ?
- Speaker #1
Il y a un site internet, c'est studiomatsoli.fr. on peut réserver des créneaux et voilà à côté de ça on est en train de développer d'autres moyens pour le réserver et là il y a bientôt aussi les réseaux sociaux qui vont sortir donc qui vont permettre entre guillemets de standardiser tout ça et de répondre à des questions, à des demandes voilà c'est sympa non ? c'est énormément de taf mais c'est stimulant en même temps parce que c'est créatif et tu fais pas tous tes contenus là-bas ? non, j'en tourne de plus en plus bien évidemment mais il y a... Non, je tourne de partout, là où ça m'inspire. Là, ce qui est bien, ce qu'il y a aujourd'hui, c'est un studio qui est 100% équipé. Il y a tout l'éclairage nécessaire. Il y a les caméras, il y a les trépieds, il y a les fonds de couleurs. Et s'il faut d'autres choses, bien évidemment, je suis ouvert à rajouter. Mais voilà, c'est équipé.
- Speaker #0
Ok. Bon, écoute, ça, c'est un très bon pas entrepreneurial, du coup, parce que c'est une vraie marque. Tu as raison. Revenons un peu au collab. Est-ce qu'aujourd'hui, il y a une collab qui t'a marqué ou une collab qui a un peu transformé ton… ta façon de travailler ou de voir les choses ?
- Speaker #1
Il y a plusieurs collabs qui m'ont marqué parce que c'est tellement tout le temps différent. On travaille avec tellement tout le temps des équipes différentes, des mentalités différentes. Et c'est hyper intéressant. Il y en a une, bien évidemment, qui m'a marqué et je la mentionne souvent. J'ai été ambassadeur d'un gros groupe d'hôtels qui m'ont permis de faire le tour du monde sur six mois pour créer du contenu pour leurs réseaux sociaux et également pour les miens. Donc, c'était un peu une double mission. à double tranchant parce que j'avais jamais fait ça de ma vie je partais tout seul et j'avais jamais forcément voyagé aussi de ma vie donc ça a été beaucoup de nouveautés et ça m'a surtout déclenché un amour pour le voyage une passion pour le voyage qui font qu'à aujourd'hui c'est la collaboration qui m'a vraiment marqué ok
- Speaker #0
donc ça c'est intéressant parce que là tu faisais des contenus pour toi des contenus pour la marque tout seul j'imagine parce que tu pars avec ta caméra ton téléphone et Tu fais tes propres contenus, pas forcément une équipe de prod derrière toi pour t'aider, donc c'est aussi un challenge quelque part. Et du coup, les voyages, ça t'inspire beaucoup ? C'est là où tu... tes plus beaux contenus, est-ce que ça peut être des contenus faits en voyage parce que tu es dans un univers différent versus je vais aller faire un contenu à Paris ou dans le Sud ou ailleurs ? Comment tu vois les voyages ?
- Speaker #1
En tant que créatif, je dirais que ça me permet, entre guillemets, de recharger un peu les batteries et indirectement... de prendre les énergies qui sont là-bas et tout ce qu'on n'a pas forcément en France ou à Paris, que ce soit en termes de culture, en termes de paysages, de visuels, on va dire qu'en fait c'est une banque d'images et de souvenirs qui est énorme et que je peux réutiliser par la suite bien évidemment, étant donné que quand je suis en voyage, c'est aussi pour moi un peu un moment de déconnexion avec le travail. Ça me permet, et c'est bête parce qu'en fait je ne pense pas au travail et du coup mon cerveau est peut-être un peu plus... ouverts à accepter les éléments créatifs et du coup à créer. Donc c'est sûr que mes plus beaux contenus pour moi, bien évidemment, c'est quand je suis en voyage, mais c'est ceux aussi qui font voyager les personnes qui me suivent. Et c'est parce qu'on a l'habitude de voir. Aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, on a l'habitude de voir beaucoup de... C'est très récurrent en termes de contenu, de visuel. On voit souvent la même chose et que dès qu'on sort un peu de sa zone de confort, c'est vite ce qui peut plaire parce qu'on... Voilà, on change les personnes et le contenu qu'ils consomment.
- Speaker #0
Tu rencontres à chaque fois des créateurs locaux ou t'essayes ou pas ?
- Speaker #1
On va dire que chaque fois j'en rencontre, mais vraiment par pur hasard. Et je pense que c'est aussi une histoire de lieux qu'on fréquente et d'énergie et le fait qu'on connecte maintenant assez rapidement avec les réseaux sociaux. Je rencontre énormément de créateurs de contenu, de personnes créatives ou du moins des personnes qui créent, de manière générale. Et du coup, par la suite, c'est sûr qu'on développe aussi des choses ensemble et c'est toujours hyper intéressant.
- Speaker #0
Je l'inspire ça aussi.
- Speaker #1
Oui, totalement. Les rencontres, je prends un peu de partout.
- Speaker #0
Il y a vraiment des pays qui t'ont marqué ou des influenceurs qui t'ont marqué au niveau local ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. J'ai fait du coup aussi des voyages avec des influenceurs qui venaient du monde entier. C'était un assez gros coup de com' où on était 12 influenceurs qui venaient de 12 pays différents. Donc, c'est aussi 12 cultures différentes et 12 langues à peu près différentes. des manières de vivre, d'agir et de communiquer très très différentes. Et ça m'a marqué parce que ça s'est incroyablement bien passé et ça nous ouvre aussi sur des choses que l'on n'a pas forcément l'habitude de voir. Et bien évidemment, après, je reste connecté avec eux et ça nous permet de continuer à connecter.
- Speaker #0
Comment tu vois le marché de l'influence ? Parce que maintenant, ça fait presque six ans que tu es sur ce marché-là, de façon officielle, même si tu as commencé à 14 ans. Comment tu vois ce marché de l'influence en France ?
- Speaker #1
C'est un marché en constante évolution et très insécure. En fait, on ne sait jamais de quoi demain est fait. On dépend d'énormément de choses, des conflits, de tout ce qui se passe, des évolutions politiques, de ce qui peut se passer créativement. Demain, c'est une grosse marque qui va sortir, entre guillemets, un très gros concept. Indirectement, on va être impacté par ça. par l'intelligence artificielle aussi qui arrive de plus en plus sur le marché. C'est de plus en plus incertain et le but justement c'est de bâtir sur le long terme des fondations qui sont solides et de ne pas se précipiter et de prendre les bonnes décisions. Je pense qu'à aujourd'hui c'est ça surtout dans l'influence, ce qui se passe c'est réussir à prendre des décisions où on va pouvoir perdurer et être sur le long terme ou à l'inverse à l'époque on prenait des décisions. très rapidement et après on réfléchissait aux conséquences de celles-ci. Donc voilà, c'est pareil, c'est en constante évolution, changement et c'est intéressant.
- Speaker #0
Le milieu des agences, alors agences comme nous conseillent, agences de talent, marques, cet écosystème là aujourd'hui, tu le comprends bien, il est clair pour toi, il est comment ?
- Speaker #1
C'est un milieu que je comprends sans comprendre. Il y en a de plus en plus, tu le sais. Non, non, il y en a de plus en plus. J'ai l'impression que tous les jours, c'est comme les cafés à Paris. Il y en a un de nouveau.
- Speaker #0
Je te confirme, post-Covid, tout le monde est devenu agence d'influence. Le guichetier de la banque est sorti. Ça va, alors tu me rassures. Il y a eu une explosion quand même, post-Covid. Multitude de gens qui se sont vus talents ou agents de talent ou agences, etc.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Énormément ont fermé ou ont changé de métier, ou en tout cas ont évolué. Mais il y a eu quand même une explosion. Je pense que ce n'est pas très loin de la réalité encore aujourd'hui.
- Speaker #1
Et donc voilà, en fait, il y a tellement de nouveautés tous les jours. En fait, il faut se tenir au courant de l'actualité des nouvelles agences, que ce soit influence, marketing, de relations avec les agences, tout ça. Qu'est-ce que j'en pense à aujourd'hui ? Je ne pense pas qu'il y ait du mauvais.
- Speaker #0
Comme je t'ai dit, on se sert un peu de tout. Ce qui est bien, c'est de pouvoir maintenant aussi comparer la concurrence. Aujourd'hui, moi, les agences d'influence, ce n'est pas forcément ce qui m'intéresse parce que je ne me sens pas forcément représenté à 100% par rapport à ce que j'aimerais par rapport à l'accompagnement. Aujourd'hui, les agences de presse, on va dire, et de communication comme les tiennes, c'est intéressant et plus qu'intéressant parce que ça permet Très vite d'avoir un carnet d'adresses qui est élargi. Au lieu de traiter en direct avec une marque, ça permet de traiter en fait avec une agence qui va communiquer avec tellement de marques, traiter avec tellement de marques que potentiellement notre projet ne va pas correspondre à l'une mais à l'autre. Et ça aussi en fait c'est intéressant cet équilibre que vous pouvez nous apporter. Ça nous facilite énormément la tâche, encore plus quand on est indépendant parce que ça m'évite d'envoyer 36 000 mails. En fait, c'est ton métier, c'est toi qui le fais. Non,
- Speaker #1
mais t'as raison. Après, nous, notre métier, c'est vrai que notre métier à nous, c'est de comprendre la problématique de la marque, de la transcrire en campagne créative, parce que moi, je tiens toujours à ce qu'on ait de la création dans ce qu'on fait, et pas simplement un casting du top 5 à la mode. Il y en a beaucoup à la mode en ce moment, mais qui ne seront plus à la mode demain et qui vont changer. Et c'est vrai que le vrai sujet, je te rejoins aussi, sur ta première inquiétude d'incertitude du métier, c'est que celui qui a du talent, il va durer. Parce qu'en fait, ça, ça ne changera pas. La mode peut changer très vite, mais le talent, ça s'acquiert ou ça se développe, mais en général, ça suit. Et donc, nous, notre job, c'est de faire le match entre la problématique de la marque et la personnalité des influenceurs avec qui on peut travailler, collaborer ou rencontrer, qui nous permet de se dire, tiens, là, il y a un bon match. Là, il y a la personnalité de Tristan qui peut matcher avec la demande ou la personnalité de la marque. Et en général, on se trompe rarement. Et en général, ça se passe super bien parce que ça communique, si tu veux. Après, il faut que tes marques aussi, des fois, qu'on ait des gens qui comprennent ce qu'on veut dire. Des fois, ce n'est pas évident.
- Speaker #0
Pour moi, vous êtes l'équilibre parce que tout le taf qui ne nous correspond pas, c'est toi, par exemple, qui viens le faire, par exemple, en comprenant les attentes de la marque, du client. Et c'est un vrai métier. Et si aujourd'hui, on faisait tout, on ne s'en sortirait pas. Donc, c'est pour ça que c'est hyper cool. de pouvoir voir aussi ce système qui regroupe tout. Et ça,
- Speaker #1
c'est vrai que les agences comme nous, mais pas que nous, il y en a d'autres, sont quand même assez intéressantes, je trouve, pour développer ta carrière, tes projets, de répondre à des marques. Moi, je sens aussi beaucoup de marques qui sont un tout petit peu seules, qui sont des fois déçues de l'influence, ou des créateurs, parce qu'ils ont une mauvaise expérience, pour x ou y raison, parce que des fois, ils y vont en direct aussi. Et en direct, ils pensent juste que ça ira plus vite. Ça peut.
- Speaker #0
Économie aussi. Ça peut être plus économique.
- Speaker #1
Même si des fois, les tarifs sont faits en fonction de celui qui t'appelle. Des fois, on se le dit. Il n'y a pas de vrai marché du tarif. C'est-à-dire que le tarif, c'est compliqué pour un créateur d'évaluer son tarif. Parce qu'en général, on prend la dernière collab et on se dit, je vaux ça. Bon, il ne faut juste pas passer après des grosses marques qui ont un énorme budget. Parce que sinon, on ne pourrait plus suivre. Mais effectivement, c'est dur de faire ça seul, côté marque, côté créateur aussi, et d'avoir quand même un expert du métier.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tu vois, nous, ça fait 15, 16 ans maintenant qu'on fait ça. Au début, on allait taper aux portes pour faire des pages Facebook. On en était là. Et les gens ne savaient pas ce qu'on faisait. Maintenant, tout le monde pense savoir tout faire. Ce qui, à mon avis, est une fausse bonne idée, évidemment, parce que c'est un vrai métier, c'est un vrai business, c'est très efficace. pour les trois, l'agence, la marque et le talent. Et ça fonctionne. Quand on voit la Gen Z qui aujourd'hui n'achète que sur TikTok Shop ou que sur les réseaux, ou via les réseaux en tout cas, bon, ça change pas mal de choses quand même. Et donc c'est vrai que toi, tu as besoin en plus en tant que créateur de te proposer aux marques avec ton ADN, etc. Et c'est pas fatiguant tout seul, mais en tout cas, tu peux perdre du temps. Après, il faut que les marques comprennent. Il y en a qui comprennent, il y en a qui se rajeunissent aussi, alors c'est pas évident.
- Speaker #0
Mais si on peut prendre le raccourci ? on le prend.
- Speaker #1
Aujourd'hui, dans l'écosystème, tu as beaucoup d'amis, influenceurs, créateurs, comment ça se passe avec eux ?
- Speaker #0
J'ai beaucoup de collègues. Des collègues ?
- Speaker #1
Tu as un accent du sud, d'où tu viens ?
- Speaker #0
Je suis d'Avignon. On n'a pas parlé de ça au début.
- Speaker #1
Je le ressens parce que je viens du sud aussi, et les hauts, les roses, les chaleurs, c'est le jeu.
- Speaker #0
Donc tu viens d'Avignon. Totalement. J'ai des collègues. Aujourd'hui, je pense que... Quand on est jeune, quand on a 18 ans, on voit le monde tout beau, tout rose, tout le monde c'est mes copains et c'est trop chouette. Et en grandissant, je me suis rendu compte que c'était vraiment des relations qui étaient professionnelles. Il faut l'accepter aussi, c'est compliqué parce que c'est tellement quelque chose de nouveau et on se voit tellement dans des contextes qui sont exceptionnels, dans des gros événements, dans des grosses soirées où on est mené à se voir plusieurs fois par jour aussi. en fait on se dit mais on sera tellement... Je te vois plus que ma famille, je te vois plus que mes amis. Et en fait, c'est aussi comprendre que... C'est le métier qui est comme ça, on a des relations qui sont assez particulières. Mais aujourd'hui j'ai mes collègues qui sont sur les réseaux également et avec qui je peux collaborer, échanger des idées, boire des cafés. Bien évidemment après il y a des relations comme toi peut-être au bureau qui s'approfondissent aussi ou vraiment ça devient des amis parce qu'on partage les mêmes valeurs, les mêmes idées créatives et la même passion. Et donc oui, j'ai mes amis et j'ai mes collègues.
- Speaker #1
Ok, mais tu t'es quand même fait des amis parmi les collègues ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. ça passe de l'un à l'autre des fois et il y a aussi des amis qui sont devenus des collègues parce que c'est vrai que c'est un milieu des fois très concurrentiel très très image,
- Speaker #1
très lisse de l'extérieur comme ça et c'est des faux amis des fois donc il y a eu pas mal de déceptions aussi sur les réseaux de créateurs, donc toi c'est pas ton cas mais il y a des créateurs qui sont en couple donc il y en a un qui part c'est un vrai sujet de développement de carrière entre guillemets aussi parce qu'ils ont commencé à deux mais qu'ils évoluent chacun de leur côté. Mais c'est vrai, du coup, c'est un vrai métier de... C'est très concentré, en fait. Moi, ce que je vois, c'est que les influenceurs, effectivement, passent d'une soirée à l'autre assez régulièrement, l'air de rien, parce qu'il y en a beaucoup. Et en même temps, ce sont des gens qui ont l'habitude de se voir, de se côtoyer, d'apprendre à faire connaissance, aussi. Et puis, des fois, c'est des marques qui les réunissent. Moi, je sais que les meilleures collaborations ou les meilleures amitiés se sont faites avec des OP qu'on a dû faire, à un moment donné, pas que nous, mais en tout cas nous. Sur certaines opé, ils se sont rencontrés, ils ont monté des trucs ensemble. Des fois, c'était coup de cœur. J'ai même marié un client avec une influenceuse à l'époque. Enfin, j'ai présenté, mais c'était sympa. C'est un milieu qui est très concentré et qui va vite. Donc forcément, c'est… C'est ça,
- Speaker #0
et c'est très intense ce que l'on vit. C'est des émotions, je pense, que peut-être seul ce milieu peut nous procurer. Et du coup, seules les personnes qui sont de son milieu, je pense, peuvent vraiment comprendre ce qui se passe.
- Speaker #1
Des gros événements comme le festival de Cannes, tu le fais tous les ans quasiment.
- Speaker #0
Tous les ans, oui.
- Speaker #1
C'est là où on se voit souvent pendant trois ans. Et qu'on s'est rencontrés même, je pense. Je crois qu'on s'est rencontrés à Cannes pendant le festival, sur la plage Magnum encore. Pour toi, c'est une vraie vitrine, c'est un indispensable du métier, parce que finalement, il y a beaucoup de créateurs qui vont à Cannes. Totalement,
- Speaker #0
de plus en plus.
- Speaker #1
Moi, quand j'ai commencé Cannes, c'était en 2016, donc il y a dix ans. Je crois qu'on était les premiers à faire venir des créateurs à Cannes, il n'y en avait pas. C'est le point qu'on nous regardait bizarrement. J'avais la presse qui m'appelait pour me faire des sujets. Qu'est-ce que vous faites là ? Qu'est-ce qu'ils font là ? C'était bizarre à l'époque. Maintenant, c'est devenu, pas galvaudé, mais évident. Pour toi, c'est quoi Cannes ? C'est un moment fort dans ton année ? C'est des rencontres ? C'est quoi ?
- Speaker #0
Je pense qu'honnêtement, Cannes, c'est le moment que j'attends le plus.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Pourquoi ? Parce que déjà, c'est un moment où je me sens vraiment... à ma place est overstimulé. Ça va être partout, ça va vite. Et il faut savoir que Cannes, et généralement c'est ce qu'on dit, deux semaines à Cannes, c'est peut-être l'équivalent de deux mois de travail à Paris. Si ce n'est plus, je pense, c'est que tout va... Oui, en fait, c'est que ça ne s'arrête jamais. Pendant deux semaines, on commence, il est parfois 9h du matin, et on finit parfois 9h du matin. Donc en fait, on ne se couche pas, et on continue. Et on est tellement tous, en fait, dans cet engouement Voilà, juste d'en parler, j'ai le sourire parce que ça me stimule déjà juste de penser à la prochaine édition. Voilà, tout va vite, les gens ont vraiment envie de travailler, ils savent pourquoi ils sont là et ils ne sont pas forcés d'être là. Si aujourd'hui tu décides d'aller au Festival de Cannes, c'est que tu sais pourquoi tu y vas et tu sais que tout le monde sera à peu près sur la même vibes que toi. Donc ça, c'est quelque chose que j'adore. C'est un milieu où tu peux très vite connecter et généralement, le Festival de Cannes, c'est en mai. tu sais que Tu vas décrocher tes collaborations pour les six prochains mois. Donc en fait, deux temps forts, c'est Noël et Cannes. Noël, tu prépares ton année jusqu'à Cannes et Cannes, tu finis ton année. Voilà, on est à peu près à la moitié de l'année et c'est excellent. On fait des dizaines d'événements par jour. À peu près, pour comparer, à Paris, t'en fais un ou deux. Donc voilà, tout va beaucoup plus vite. Très intéressant, il fait beau. Et tu changes de lieu de travail. Et bien évidemment, dès que t'as le soleil... On le voit chez les Parisiens, tu as tout de suite le sourire et envie d'aller travailler.
- Speaker #1
C'est sûr. Tu arrives à faire de la création sur place ?
- Speaker #0
Oui, j'ai mes équipes qui descendent avec moi. Cette année, on prépare quelque chose aussi. Le but, c'est de toutes les années évoluer. L'année dernière, j'ai commencé vraiment à proposer mes services avec ma boîte de production. Ça a cartonné, on a fait une dizaine de réalisations en quelques jours. Cette année, on va descendre avec un peu plus d'équilibre, de matos. Et voir si même Studio Matsuri ne pourrait pas s'intégrer et se faire une petite place sur la croisette.
- Speaker #1
C'est un scoop ça.
- Speaker #0
Mais on verra.
- Speaker #1
C'est en cours, on ne va pas dire que c'est fait, mais c'est en cours.
- Speaker #0
On y réfléchit.
- Speaker #1
On y réfléchit,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Parce que c'est vrai qu'il y en a beaucoup, et beaucoup de marques invitent des influenceurs. Moi, du côté agence, je vois les marques réagir un peu à l'opportunité. C'est-à-dire que là, tu appelles les marques à ce moment-là, personne n'est prêt. Et puis une fois que ça commence, tiens, qu'est-ce qu'on va faire avec les créateurs ?
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Donc ils regardent qui est là, ils vont vous appeler sur place. Encore l'année dernière,
- Speaker #0
je me souviens être dans le train et je n'avais aucun événement. J'avais mes deux semaines de bouquets, mais aucun événement, mis à part Magnum et d'autres partenaires. Et je fais ce post sur LinkedIn où je dis, je viens d'arriver au Festival de Cannes,
- Speaker #1
mais je n'ai rien.
- Speaker #0
Et de là, mon emploi du temps s'est rempli à une vitesse. où mon téléphone ne s'est pas arrêté de sonner et tu vas à un événement et après il passe à ma plage et bah si et bah face ah bah monter des marches et en fait c'est assez ouf et c'est peut-être sur ce point que j'aimerais communiquer sur cette année sur la dernière minute de Cannes en fait
- Speaker #1
Cannes en dernière minute ?
- Speaker #0
c'est surtout tout ce qui se passe en dernière minute à Cannes c'est tout et ça c'est chouette et je pense qu'on le montre pas assez on est le seul à organiser le truc à l'avance et quand je vois ça me rend
- Speaker #1
Pas triste parce que c'est pas mon sujet, mais c'est dommage que les marques ne prévoient pas qu'elles, comme étant un vrai temps fort, n'anticipent pas ces sujets-là. Parce qu'on n'est pas obligé d'avoir une plage, d'avoir un lieu, d'avoir quoi que ce soit, mais pour créer des moments et des relations avec les créateurs, c'est le meilleur moment. Parce que tout le monde est disponible, tout le monde est là, tout le monde a dégagé son emploi du temps. Et c'est là où les marques devraient s'investir un peu plus versus, entre guillemets, faire de l'opportunité. Alors tant mieux. ça te remplit ton agenda, mais t'aurais été content de le remplir un peu avant.
- Speaker #0
Ça m'aurait rassuré, on va dire. Ça t'aurait rassuré, t'aurais pu prévoir des choses plus créatives. C'est une anticipation, c'est des tenues à prévoir. Quand on a des soirées à thème, et tu le sais parce que Magnum sont les pros pour ça, quand on a des soirées à thème, trouver une tenue à Cannes, quand on est tout Paris à chercher le même style de tenue, il n'y a vite plus rien. Donc il faut vraiment bien anticiper aussi tout ça, et c'est un vrai travail, moi je le sais. réserver les billets de train quelques mois avant, le logement, les repas, ça a un coût financier. Donc, c'est aussi tout ça anticipé. Et c'est vrai que si on avait un peu plus de visuel sur tout ça, ça serait bien.
- Speaker #1
Oui, mais c'est le problème des marques, je crois, ou des agences qui s'occupent d'elles, qui des fois n'anticipent pas plus que ça, parce que c'est compliqué quand même. C'est cher aussi, il faut se le dire.
- Speaker #0
Très, très cher.
- Speaker #1
Le logement est très, très cher. Les voyages sont chers. Enfin. Tout est très cher à Cannes, donc c'est vrai qu'on ne peut pas se louper non plus en tant que créateur, j'imagine, de prendre un appartement et de ne pas avoir de collab ou de projets derrière.
- Speaker #0
C'est un risque. C'est ça l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Oui. Bon. Là, tu n'as pas trop de projets pour l'instant. C'est en cours. Par rapport à Cannes. Studio Mattioli, ce n'est pas mal.
- Speaker #0
Studio Mattioli, oui. Là, c'est un gros sujet. En vrai, c'est un très gros sujet. C'est très bien.
- Speaker #1
On va t'aider. Je vais essayer de regarder ce qu'on peut faire.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Parce qu'il te faudra un lieu. Déjà, un lieu.
- Speaker #0
Un lieu. Ça serait déjà bien. Un lieu, ça serait bien.
- Speaker #1
Oui. OK. Bon, Cannes, c'est un gros temps fort. Je ne pensais pas que c'était aussi gros pour vous. Pour moi, en tout cas. Oui, mais je pense que tu n'es pas le seul, parce que j'en vois beaucoup qui viennent à Cannes. Il y en a énormément. Tu vois, nous, on invite à peu près 150 créateurs à chaque fois à la plage. Et on refuse beaucoup, parce qu'on n'a pas la place. C'est juste qu'on ne veut pas, c'est qu'on n'a pas la place. Et forcément, je sais qu'il y a énormément de créateurs qui investissent sur ce temps fort, parce que c'est un mini Paris. Il n'y a pas que Paris, quand même. On vient de province, on va se dire qu'il n'y a pas que Paris, mais en tout cas, il y a toutes les marques, certaines marques en tout cas, qui sont là présentes et qui sont ouvertes. C'est-à-dire qu'ils sont attentifs, qu'ils veulent faire des choses, ce qui est rare à Paris aussi des fois pour les avoir.
- Speaker #0
Oui, c'est que là, on sait pourquoi ils y sont. Donc s'ils sont là, c'est qu'il faut y aller.
- Speaker #1
Et pourtant, ça n'a rien à voir avec le festival du cinéma en général.
- Speaker #0
Non, c'est vrai, mais je pense que c'est... Le Festival de Cannes, on l'a beaucoup relié au cinéma, etc. Mais je pense qu'honnêtement, le Festival de Cannes, maintenant, peut clairement être divisé en deux. C'est aussi un festival du business. C'est pour ça que ça fait tout autant polémique et que c'est intéressant, entre guillemets, d'écouter ces polémiques pour justement en tirer des conclusions. Parce qu'on ne remettrait pas aussi un peu la balle au centre et refaire parler plus du cinéma. Et nous, surtout en tant qu'influenceurs, parce qu'on est les principales personnes concernées, comment on pourrait vraiment remettre en lumière ce cinéma plutôt que le business qui est autour.
- Speaker #1
Comment tu vois les influenceurs ou les créateurs de contenu dans 3 à 5 ans ? Tu crois que ça va encore continuer comme ça ? Ça va changer par rapport à tout ce que tu peux avoir comme échange aussi avec tes collègues ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Je pense que l'influence, comme je te l'ai dit, c'est en évolution. Comment ça sera dans 5 ans ? Je pense que c'est très compliqué. Bien évidemment, j'espère que ça sera mieux. J'espère qu'on sera moins. et que ça sera beaucoup plus qualitatif parce que j'aime les choses qui sont travaillées avec finesse et tout ça. J'espère qu'il y aura du changement, un peu de renouveau, un nouveau... Un nouvel an ? En fait, c'est ce que j'attends, entre guillemets, quelque chose où les gens aussi peut-être s'investissent un peu plus et travaillent avec plus de passion. J'aimerais bien que la passion revienne au cœur aussi des échanges.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi, c'est-à-dire qu'aujourd'hui... C'est pas devenu un métier, parce que j'aime pas quand ça devient un métier. Parce que quand ça devient un métier, ça veut dire que c'est devenu industrialisé, il n'y a plus de passion, c'est un job. Comme on pourrait travailler à la banque, j'ai rien contre les banques, mais on pourrait travailler dans un bureau, c'est un boulot. Ce que je trouve dommage, c'est que ça devienne, que l'influence devienne un boulot. Qu'on en vive, je suis tout à fait d'accord, mais que ça ne devienne pas un boulot. Le vrai sujet, c'est que la création doit vous animer. Parce que qu'est-ce qui vous fait exploser sur les réseaux ? C'est votre création. T'aurais pas eu Vector comme premier personnage, t'aurais pas popé, t'aurais pas émergé peut-être. Peut-être que oui,
- Speaker #0
mais en tout cas,
- Speaker #1
il faut pas que les influenceurs n'oublient que c'est leur patte créative qui fait leur succès. Et ça, c'est un vrai sujet. C'est le sujet,
- Speaker #0
je pense, du moment.
- Speaker #1
Beaucoup, beaucoup de créateurs, soit des fois l'ont pas, parce que des fois, ils ont émergé, je veux pas dire par hasard, mais presque. Et donc ça c'est compliqué pour eux et ça c'est très très dangereux. Soit ils ont oublié que leur création du départ a fait ce qu'ils sont aujourd'hui.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Et qu'il faut donc maintenir un peu ce fil. Mais c'est rare, pour être très honnête avec toi. Oui, je trouve que c'est assez rare. Avec tous ceux que je peux voir avec qui j'en parle, il y en a qui n'ont pas la création mais qui sont successfull quand même, qui sont intéressants. Oui, oui,
- Speaker #0
totalement, ils ont autre chose.
- Speaker #1
Tu sens qu'ils sont encore plus fragiles et c'est compliqué. Et il y en a qui pensent que ça va durer toute la vie parce que c'est eux. Mais en fait, il y en a plein tous les jours.
- Speaker #0
C'est ça. Et on n'est pas, je pense, tu vois, on n'est pas accompagnés aussi sur l'après-réseau. C'est bête, mais par exemple, les athlètes, après leur carrière, ils sont accompagnés. Et nous, en fait, c'est vrai qu'on a des carrières qui sont assez intenses et assez hors du commun. Et en fait, on voit beaucoup aussi le côté où quand on pop-up, quand on va faire des... des interviews, des événements et tout ça, quand on est au pic, à l'ascension, mais dès qu'entre guillemets tout ça va se stopper ou un peu plus descendre, s'arrêter, on n'est pas accompagné dans tout ça et on n'est pas préparé à tout ça. Et je pense que c'est pour ça aussi que les personnes peut-être essaient de fuir ce moment-là et ce genre de questions, parce qu'en fait, ce n'est pas une question qu'on se pose naturellement. Tu ne penses pas à l'après, tu penses à vivre le moment présent. Peut-être plus votre génération, du moins. vous pensiez après à bâtir des choses et à pérenniser. Nous, c'est sur le moment. Et donc, c'est plus compliqué de se projeter.
- Speaker #1
Oui, et puis l'environnement, l'écosystème autour, je dirais, n'est pas fait pour. C'est-à-dire que quand tu vois les agents de créateurs, ils sont sur du court terme. Eux, ce qui les nourrit, c'est la vente d'influenceurs au kilo.
- Speaker #0
C'est ça. ça change tout le temps je te vends,
- Speaker #1
je prends ma com et mon business model il est basé sur la com ce qui est je pense très très dangereux même si tout le monde clame on a un studio, on a fait de la création on fait de la production, on fait du conseil mais en soi ils font le devis et la facture et donc ça c'est je trouve la pire des choses qui puisse arriver pour un créateur c'est de ne pas être accompagné pas juste pour les collabs, pas juste pour vous organiser Merci. Mais comme tu le dis, pour l'après, et pour prévoir l'après.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Parce qu'il y aura un après. Que tu le veuilles ou non, il y en aura un. Et ça, c'est vachement important. À un moment donné, je m'étais positionné sur producteur, d'influenceur, qui n'était pas agent. Agent, pour moi, c'était le temps présent. Producteur, c'est de produire une carrière. Mais à l'époque où j'ai lancé en 2018 l'agence des influenceurs, les créateurs n'étaient pas prêts. Parce qu'ils n'avaient pas eu le Covid, parce qu'ils n'avaient pas eu peur, parce qu'ils pensaient que ça allait durer tout le temps. Post-Covid, on m'a reposé la question. J'ai dit non, je ne le ferai pas. Parce que c'était trop compliqué, je trouve, d'avoir du temps d'attention des créateurs. Parce que comme vous êtes dans le présent, il y a très peu de temps disponible pour l'après. Et on verra après. Mais en fait, comme tu le dis, ça se prépare. Malgré tout. Et ça se prépare pendant qu'on est au top. Pas pendant qu'on est en train de descendre. Mais c'est un vrai sujet de carrière. Et dans tous les milieux, que ce soit les milieux artistiques, c'est un peu pareil. quand t'es une actrice, quand t'es un acteur, quand t'es un sportif t'as des coachs t'as des coachs, t'as des entraîneurs pour le sport t'as des agents pour le cinéma mais qui ont plus un vrai rôle de conseil je trouve là pour le coup que les conseils d'agents influence mais c'est une vraie question, en tout cas c'est un vrai sujet mais toi je pense que t'auras ta réponse rapidement parce que t'es créatif donc en fait ça va évoluer avec ça je pense super, comment tu euh... Tous tes potes que tu côtoies, qui viennent chez toi dans le studio Mathioli, tu crois qu'ils viennent en voulant faire carrière dans l'influence, ou qu'ils sont déjà peut-être des créateurs connus, ou est-ce qu'ils viennent par curiosité créative ?
- Speaker #0
J'ai de tout. Honnêtement, j'ai de tout. J'ai des amis qui viennent parce qu'ils sont eux aussi créateurs de contenu et comme c'est des amis, ils viennent aussi soutenir. Je pense que ça, c'est la cause numéro une. Après, j'ai des clients qui viennent par curiosité et aussi pour se rendre compte de ce qui se passe et de ce qu'on peut créer avec l'influence. Parce qu'aujourd'hui, je ne pense pas qu'il y en ait 36 000 d'influenceurs qui aient créé leur studio créatif et on parle de création de contenu. Donc en mode, ça fait tout de suite sens et c'est dans la continuité. Je pense qu'il y a beaucoup d'intrigues autour de tout ça, beaucoup de curiosités. Il y a aussi énormément d'étudiants qui viennent voir le studio parce que je suis très ouvert à travailler avec des jeunes. Pour moi, il faut laisser la place un peu à tout le monde et je suis prêt à tendre aussi la main aux nouveaux parce que j'aurais bien aimé qu'on me tende la main quand j'étais plus jeune pour me suivre dans le projet parce qu'il y a plein d'idées que j'ai eues, tu te doutes bien. qui n'ont jamais pu sortir parce que j'avais pas le financement, parce que j'avais pas les personnes pour qui étaient là pour me conseiller etc donc voilà c'est à peu près les clients qui viennent.
- Speaker #1
Et aujourd'hui tu donnes des cours dans les écoles ? Comment t'es au contact de ces étudiants ?
- Speaker #0
Les réseaux sociaux en vrai c'est magique mais j'ai fait déjà des conférences et j'adore ça d'ailleurs parce que c'est trop intéressant et ce qui est rigolo c'est surtout mes clients maintenant qui sont en fait d'anciennes personnes avec qui j'avais fait des conférences qui me disaient mais oui je t'avais vu en 2023 à la conférence et c'est rigolo c'est quoi comme conférence et j'avais fait des conférences pour des écoles de du coup je pense de communication les normes ne me les demande pas c'est impossible pour moi de m'en souvenir mais j'ai fait pas mal de conférences web comme ça.
- Speaker #1
T'as fait des interventions chez tik tok ou meta non ? oui aussi également pour les deux ouais moi j'ai un client qui t'a vu il m'a dit mais on pourra pas travailler avec pristo en fait parce qu'il veut pas qu'on le brief t'avais dû dire un truc comme ça c'est oui oui mais je n'aime pas trop les briefs c'est vrai mais je dis mais non mais Il comprend les briefs, après il les interprète, donc j'essaie de te défendre, je te promets, mais elles ont retenu, il ne veut pas les briefer, donc on ne va pas travailler avec lui en fait. Donc c'est intéressant de voir la réaction et comment ce message est perçu des fois, parce que quand une marque elle se dit en plus je paye, etc. S'il ne fait pas ce que je veux, ça les bloque. En fait, il y a manière de faire.
- Speaker #0
Mais c'est aussi un point qui est très intéressant, ça s'appelle une collaboration. Bah oui. Une collaboration, en fait, c'est deux univers qui se mélangent. Et aujourd'hui, les marques oublient trop que oui, tu me payes, mais moi, je t'offre la visibilité. Et donc, c'est pour ça qu'on parle de collaboration et d'échange, entre guillemets. Et ça, les marques l'oublient peut-être un peu trop. Aujourd'hui, des marques qui veulent travailler avec moi, honnêtement, je le sais, je pense que j'ouvre ma boîte mail et j'en ai. Aujourd'hui, ce qu'il faut comprendre vraiment, c'est que... C'est une collaboration et les personnes qui ne sont pas ouvertes à créer cet échange, ça ne sert à rien. Tu n'as pas compris le but déjà du pourquoi et du comment on se parle.
- Speaker #1
Tu as quand même des marques qui t'ont laissé carte blanche.
- Speaker #0
Totalement et beaucoup d'ailleurs.
- Speaker #1
Beaucoup ?
- Speaker #0
Plus. La majorité de mes marques me laissent carte blanche. Je ne sais pas si tu te souviens, mais au début avec MacNum, on était assez briefé.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et petit à petit, ils savent comment je travaille.
- Speaker #1
L'année dernière, tu n'étais pas briefé.
- Speaker #0
Et donc, c'est ce que je te dis petit à petit.
- Speaker #1
On a pris un risque entre les deux.
- Speaker #0
Vas-y. Et en fait, ça a marché parce que c'était moi.
- Speaker #1
Je me rappelle, on a fait la validation au restaurant. J'avais les clients derrière et on devait,
- Speaker #0
on a fait ça en temps réel.
- Speaker #1
T'es sorti de la plage, t'as fait le montage, t'as envoyé les previews, t'as fait deux, trois commentaires, mais qui n'étaient pas majeurs.
- Speaker #0
Mais c'est beau. Je préfère prendre du temps pour ça que prendre du temps pour négocier un brief.
- Speaker #1
Moi, j'étais content parce que j'ai pu au moins prouver que si on laisse le créateur faire les choses, il sait faire. Et ça, c'est rare, parce que je pense que je ne suis pas beaucoup de clients qui auraient accepté ce sujet, mais ils étaient joueurs, ils sont toujours joueurs, mais c'était intéressant dans la façon de... Ah ouais, c'est génial. Tu vois, même le ressenti client est différent. Parce que c'est vrai, comme tu dis, c'est une collaboration. Donc normalement, moi, je dis même une co-création. Mais bon, là, je m'avance un peu des fois, parce que ce n'est pas évident, mais c'est une collab, ce n'est pas une commande.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et des fois, les marques ont ce réflexe média de se dire, on commande, on achète une campagne.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
On achète, tu vois. Ça, c'est un mauvais mot, je trouve, on achète. Bon, c'est la maturité de certains aussi qui fait que ça marche bien. Ok, super. J'arrive à une période de l'interview où je te pose... Enfin, je te donne un mot, tu m'en donnes un autre. Si ça te va, tu peux déborder, mais en tout cas, je te donne un mot. Donc, l'influence.
- Speaker #0
Je t'aurais dit influenceur, du coup, naturellement, création.
- Speaker #1
Bon, alors maintenant, c'est création.
- Speaker #0
Création, mince. Idées.
- Speaker #1
Algorithmes.
- Speaker #0
Incertains.
- Speaker #1
mystérieux quand même moi le pire c'est TikTok je trouve que l'algorithme de TikTok est assez fou d'un côté il est bien fait parce qu'en tant que user tu vois ce que tu voudrais voir ou ce que tu penses vouloir voir mais des fois trop et après côté chiffres on sait pas si c'est vrai ou pas on voit les chiffres donc c'est l'algorithme et c'est ce qui fait leur succès Authenticité Merci.
- Speaker #0
Moi.
- Speaker #1
Ok, j'accepte. Marc.
- Speaker #0
Marc.
- Speaker #1
Fais attention à ce qu'il dit. Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais.
- Speaker #1
Bon, tu veux passer, tu vois. S'envoie, écoute. Liberté ? Tout le temps, tu m'as dit.
- Speaker #0
Ouais, c'est... Le plus possible.
- Speaker #1
Ok, très bien, je vous prends. Qu'est-ce qui t'inspire aujourd'hui dans cette période qu'on a de marketing ? C'est-à-dire que tu es sur les réseaux, tu vois les réseaux, il y a l'IA, on en a parlé. Je ne sais même pas d'ailleurs si tu utilises l'IA dans tes contenus ou pas, ou pour t'aider à faire des mouvements ou des choses peut-être. Mais comment tu vois aujourd'hui le marketing d'aujourd'hui et éventuellement le marketing de demain ?
- Speaker #0
J'espère être une personne qui permet le développement de tout ça et avoir un vrai poids dans tout ça, surtout. Comment je le vois, c'est que j'espère que j'aurai ma patte à apporter à tout ça.
- Speaker #1
Je pense que tu l'as. Aujourd'hui, c'est vrai qu'aujourd'hui, le marketing est très excitant. Avant, c'était assez simple. Tu avais du mix marketing, c'était la télé, les médias, les machins, c'était simple. Là, on invente des choses. Et maintenant, tu sais, il y a des créateurs qui montent leur pop-up, qui deviennent des marques médias, qui deviennent des marques à elles-mêmes. Il y a des créateurs qui sont des marques. Et on voit un truc inverse, c'est que les marques s'associent aux influenceurs. Alors qu'avant, c'était les influenceurs qu'on associait aux marques. Et ça, je trouve qu'en termes de marketing, les clients, même nous, on désapprend tout ce qu'on a appris finalement. Parce qu'avant, c'était assez carré le marketing, c'était mon brief. mon produit, ma distribution, voilà, et c'était ça. Aujourd'hui, on casse un peu tous ces silos, et c'est ça qui est excitant, je trouve, et même ce qu'on fait aujourd'hui, et TikTok a été un des derniers réseaux qui a explosé, mais qui a réinventé aussi une façon de faire du marketing qu'on n'avait pas sur Instagram, qu'on n'avait pas sur Snapchat, qui était encore différent. Je pense qu'on est encore dedans, c'est plutôt bien. Tu utilises un peu l'IA dans tes contenus ? Non,
- Speaker #0
pas trop, honnêtement, bien évidemment. ça m'intéresse, c'est un nouvel outil où je pense que c'est important de s'y intéresser avant d'être largué bien évidemment comme tout le monde on a des applications aussi pour la réflexion et la construction d'idées qui sont très intéressantes et performantes aujourd'hui et ça nous permet peut-être aussi, moi je l'utilise pour me projeter voilà aujourd'hui quand j'ai une idée dans la tête parfois je l'ai mais j'arrive pas forcément à le visualiser ou je le visualise mais c'est c'est très compliqué de l'expliquer parce que il faut savoir que la chose la plus complexe pour quelqu'un de créatif, c'est d'expliquer explicitement ce qu'il a en tête. Et aujourd'hui, l'IA me permet, entre guillemets, que quand je lui en parle, pour par exemple créer une image et que je vois le résultat, je me dis, je comprends du coup ce qui ne va pas dans ma manière d'expliquer et ça me permet surtout de reformuler certains termes pour arriver à la version que s'il y a le comprend, pour moi, du coup, je peux l'expliquer humainement à quelqu'un.
- Speaker #1
c'est bien c'est un filtre un décodeur d'idées qui te permet de les retranscrire est-ce qu'il y a une campagne ta meilleure campagne ou la campagne qui t'a le plus marqué non parce que honnêtement au plus ça va au plus je suis très fier voilà
- Speaker #0
après il y a mes campagnes où comme tu le sais on avait fait Magnum avec les fruits qui volent autour de moi qui est pour moi un carton ça a été plus de 10 millions de vues et c'est Elle est épinglée sur mon fil Instagram parce que j'en suis très très fier. J'étais jeune et en fait il y a aussi ça. Aujourd'hui oui je suis hyper content de mes nouvelles campagnes. Mais mes premières campagnes, c'était mes premières et j'avais aucune idée de là où j'allais.
- Speaker #1
C'était un tournant je crois. Je pense que c'est là où nous on a vu la capacité créative de production. Pas idée créative, ça y en a toujours eu, mais de la production.
- Speaker #0
Totalement. C'est là où ça se soutient. De l'idée à là sur le papier, au téléphone. ça a été le plus gros gap et donc je suis fier de toutes mes campagnes voilà mon prochain campagne prochain projet on a dit qu'un match au livre studio mathieu lee il ya plein de non bien évidemment et pour pas me porter l'oeil et comme tu le sais c'est un milieu avec énormément de concurrence et avoir des idées aujourd'hui ça coûte cher donc on va pas trop en parler mais bien évidemment quelqu'un de créatif qui n'a pas fait ça c'est un peu paradoxal donc Donc, bien évidemment, c'est rempli.
- Speaker #1
Ok. Quel conseil tu donnerais à un jeune créateur de contenu ?
- Speaker #0
Sois passionné. Sois passionné. Et Ausha.
- Speaker #1
Pour tenir, il faut être passionné. Voilà.
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Non, pas tant que ça. Il y en a qui s'adaptent.
- Speaker #0
Voilà. Mais s'il te plaît, juste sois passionné. Parce qu'il y en a trop qui font ça que pour la chaîne.
- Speaker #1
Tu sens ça maintenant ?
- Speaker #0
Ah bah oui.
- Speaker #1
Même des fois, quand tu es en campagne avec d'autres créateurs, j'imagine que ça te va.
- Speaker #0
On le voit, on le sent dans les contenus. C'est... Ça tire la tête à 3000 km, rien, il n'y a pas de passion, c'est chiant.
- Speaker #1
Je suis d'accord que ceux-là, j'essaye de les éviter. C'est compliqué,
- Speaker #0
parfois ça passe dans les mails. Des fois,
- Speaker #1
j'ai des clients qui veulent absolument celui-ci ou celle-là. Moi, je sais que ça ne marche pas, je sais que ce n'est pas du vrai. Et derrière, des fois, ça fait juste un selfie, c'est dur.
- Speaker #0
C'est comme ça.
- Speaker #1
Parce qu'ils arrivent à bien storyteller. Du coup, c'est des bons storytellers. Oui,
- Speaker #0
mais il y a des personnes qui sont très compétentes. C'est pour ça que Lya me fait peur. Parce qu'aujourd'hui, elle peut remplacer énormément de personnes qui, elles, sont vraiment créatives. Donc, il faut faire attention.
- Speaker #1
Ok. Là, tu reviens d'Australie. Tu as passé beaucoup de temps en Australie. Et si tu devais partir sur une île déserte, qui n'est pas l'Australie, mais une île déserte, quel livre ou film ou série tu emporterais avec toi ? La question de...
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
je ne lis pas et je regarde très très peu de films et séries.
- Speaker #0
Je pense que je prendrais un livre sur surtout le développement personnel et quelque chose qui permet de me faire évoluer. Un livre parce que je sais que j'aurai le temps et je pourrais aller à mon rythme. Et ça me prendra le... Voilà, ça me... Je serai focus sur ça, parce que tu sais que... Aujourd'hui, regarder un film, je peux regarder un film et être sur mon téléphone à la fois, donc là, ça me permettrait d'être très focus.
- Speaker #1
C'est TDAH, tu sais, ça c'est le complexe de la génération, même moi un peu, des fois. Bon, pas que la génération, mais c'est une vraie tendance.
- Speaker #0
Bon,
- Speaker #1
il faudrait que je te présente ma femme, alors. Parce que tu sais qu'elle a un podcast coaching, elle fait du coaching de carrière, justement. On se posait la question à une époque de se dire mais comment je peux aider ces créateurs ? qui vont passer après un cap difficile ou pas, ou anticipé. Je te la présenterai. C'est intéressant parce que c'est vrai que le développement personnel, je trouve, c'est ce qui nous manque le plus au quotidien. Parce qu'on n'a pas le temps, parce qu'on est dans des tuyaux de timing, de réunion, de machin. Et c'est ce qui est le plus important.
- Speaker #0
Prendre soin de soi.
- Speaker #1
En fait, c'est ce qui est le plus important. Dernière question que tu n'as pas dû préparer parce qu'on ne la prépare jamais. Est-ce que tu aurais une personne à me recommander pour venir au podcast ?
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #1
Et là, il ne faut pas vexer quelqu'un. Bon, là, j'en ai pour 10 minutes normalement.
- Speaker #0
Une personne à te recommander ? Une personne créative de préférence ? Si c'était moi qui répondais, je te dirais un de mes amis parce que je serais surtout curieux de voir ce qu'il pense de moi. Ah bah oui, pourquoi pas, il n'y a pas de...
- Speaker #1
Bah oui, hein.
- Speaker #0
Mais...
- Speaker #1
Je pourrais lui poser la question si tu veux.
- Speaker #0
C'est vrai. Pour avoir un peu aussi le décor caché, enfin l'envers du décor de ce qu'on pense de moi. Parce que parler de soi c'est bien, mais ce que pensent les autres de nous c'est encore plus intéressant. Donc j'aurais dit ça.
- Speaker #1
D'accord, et puis c'est qui c'est ?
- Speaker #0
Je pense à deux personnes, c'est mes petits choubidous, c'est mes amis. Et voilà, mais sinon, plus dans le côté pro, tu me poses une colle.
- Speaker #1
Ok, sinon on peut les recevoir. On t'aura le temps de répondre à la question plus tard si tu veux aussi. Écoute, merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi Cyril.
- Speaker #1
C'était hyper sympa, comme d'hab, moi j'ai pas de secret, on se connaît, on se côtoie assez régulièrement et c'est toujours un plaisir de te voir avec nous. Et puis merci pour cet exercice de podcast, de parler de soi, qui n'est pas évident. J'espère que ça t'a plu.
- Speaker #0
C'était trop bien. J'adorais tes questions. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci pour tout. Et puis alors, on se voit à Cannes.
- Speaker #0
On se voit à Cannes.
- Speaker #1
Et entre-temps, on développe le studio Mathioli.
- Speaker #0
Exactement. Merci à toi.
- Speaker #1
Salut. Merci à toutes et à tous d'avoir écouté cet épisode. J'espère que l'émission vous a plu, inspiré ou diverti. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager avec vos proches ou votre réseau, laisser un commentaire et mettre une note sur les plateformes d'écoute. Vous pouvez me contacter sur LinkedIn en tapant Cyril Atias ou si vous voulez me suggérer des invités ou tout simplement me contacter, envoyez un message sur podcast at marketinginfluence.fr. A bientôt.