- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Marketing et Influence. Je suis Cyril Attias, fondateur de ADMS Globe Group. Avec plus de 20 ans d'expérience dans le digital, le social media et le marketing d'influence, j'ai voulu créer ici un espace de dialogue avec celles et ceux qui façonnent réellement le digital. Marketing et Influence, c'est le podcast qui décrypte en profondeur les stratégies des marques, les usages et les leviers du marketing d'influence qui font bouger les lignes. Ce podcast est réalisé en partenariat avec le média Les Gens d'Internet et ADMS Globe Group, créateur de stratégies d'influence et social media à impact. Disponible sur toutes les plateformes d'écoute et aussi sur YouTube. N'hésitez pas à vous abonner, à liker les épisodes et à les partager pour faire grandir la communauté. Bonjour, aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Emmanuel Dolé, fondateur de Bubbling, une plateforme française qui aide les marques à comprendre Comment elles sont perçues, recommandées ou parfois oubliées par les intelligences artificielles comme ChatGPT, Cloud, Gemini ou Perplexity ? Ensemble, nous allons explorer un sujet qui va profondément transformer le marketing. La visibilité des marques dans les conversations avec les IA, les nouveaux enjeux du référencement conversationnel et la manière dont les entreprises peuvent mesurer et optimiser leur présence dans ce nouvel écosystème. Un échange hyper intéressant sur l'avenir de la recommandation à l'ère de l'intelligence artificielle. Bon épisode. Salut Emmanuel.
- Speaker #1
Salut Cyril.
- Speaker #0
Bienvenue, je suis ravi de t'accueillir.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #0
On se connaît un peu quand même. On va te donner un peu le background, on se connaît. Aujourd'hui, je suis ravi de t'accueillir, parce que tu es quand même quelqu'un de très tech digital et tu vas nous expliquer aussi après ce qui arrive, ou ce qui est sorti. Mais avant de commencer, est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je m'appelle Emmanuel Dollet, j'ai effectivement... Un background tech digital, j'ai passé une grosse quinzaine d'années chez Meta et chez Google. Un background de marketeur aussi, j'ai fait du marketing en B2B, en B2C, notamment dans le secteur automobile au début de ma carrière. Et j'attaque une troisième vie qui est une vie d'entrepreneur, puisque je lance Bubbling, qui est une boîte dite d'intelligence conversationnelle. On va en parler et je vais essayer d'expliquer simplement de quoi il s'agit. Et donc, je lance Bubbling la semaine prochaine, c'est-à-dire le 2 juin.
- Speaker #0
Ok, donc Bubbling est lancé en France.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu as une carrière internationale sur des grosses plateformes, donc Meta, Google. Avant de rentrer dans le sujet Bubbling, question novice peut-être, mais tu aurais pu le faire à l'étranger. Pourquoi tu...
- Speaker #1
Tu viens en France de faire... Pour deux raisons. Un, on ne le fait pas qu'en France. On va très vraisemblablement ouvrir une filiale aux Etats-Unis à peu près en même temps que la France. On est en train de finaliser le recrutement d'une directrice générale pour les US. Donc il y aura a priori un décalage assez faible. Je pense que début juillet, on sera aux Etats-Unis. Et effectivement, la France, j'ai passé, comme tu le... comme tu le soulignais, pas mal de temps à l'étranger. Je suis rentré en France il y a maintenant 3-4 ans et après beaucoup de temps dans les plateformes américaines, ça me semblait sympa, plaisant de rentrer et puis de développer quelque chose depuis ici.
- Speaker #0
La France te manquait, tu peux le dire. La France me manquait. Tu peux le dire, c'est bien.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Je suis très content d'être en France. J'imagine, c'est super. Mais c'est vrai que beaucoup de gens, entrepreneurs français, font la démarche inverse. d'aller entreprendre à l'étranger, même si ce n'est pas toujours le bon choix. Oui,
- Speaker #1
j'y avais passé beaucoup de temps,
- Speaker #0
donc j'ai fait la démarche inverse.
- Speaker #1
On va voir. Je ne sais pas si c'est le bon choix, en l'occurrence.
- Speaker #0
En tout cas, Bubbling est lancé. Bubbling est lancé. Alors, est-ce que tu peux nous expliquer Bubbling ? Parce qu'on a beaucoup de conversations autour de l'IA, GEO, etc. Mais voilà, qu'est-ce que Bubbling ? Et d'une façon aussi plus démocratisée, qu'est-ce que ça peut rendre un service ?
- Speaker #1
Alors, écoute Cyril, au-delà de... De bubbling, plutôt que de parler de soi, moi j'aime bien repartir du consommateur, de l'utilisateur, du client. Ce qui est en train de se passer, c'est que de plus en plus de clients, de personnes, de prospects utilisent les LLM grand public. Donc les LLM grand public, c'est ChatGPT, c'est Cloud, c'est Gemini, etc. Dans le cadre de leur parcours d'achat, dans le cadre du purchase funnel. comme on dit, avec un mode d'utilisation de ces plateformes qui est différent d'autres médias, puisque ce sont des médias, des plateformes qui sont des plateformes conversationnelles. On arrive, on pose une question qui est en général une question finalement très personnelle en fonction de son... de son profil. Toi et moi, on ne poserait pas la même question sur le même sujet qui pourrait nous intéresser. Et puis, on a vraiment une conversation complète. Et donc ça, c'est quelque chose qui monte en puissance de manière rapide et forte. ChatGPT, c'est 900 millions d'utilisateurs aujourd'hui. Le chiffre est le même pour Gemini. Il y a... de doublement, du triplement d'usage d'une année sur l'autre. Donc, ce qu'on essaye de capter avec Bubbling, c'est ça. En fait, ce que l'on fait, c'est que l'on capte les conversations entre des clients, des prospects, des utilisateurs et ces grandes plateformes pour permettre de dire aux entreprises, aux marques, voilà ce que vos clients recherchent dans ChatGPT ou dans Gemini, voilà les conversations qui ont lieu et donc voilà ce qui est dit d'eux. de vous, voilà ce qui est disous.
- Speaker #0
Est-ce que c'est un peu, excuse-moi si je fais une comparaison, c'est très trivial, mais est-ce que c'est du social listening qu'on faisait à l'époque sur les réseaux sociaux, enfin on le fait toujours, mais du IA listening ?
- Speaker #1
Oui, en l'occurrence, la métaphore est excellente.
- Speaker #0
D'accord, donc là, du coup, toi, tu as accès aux plateformes, aux API des plateformes pour pouvoir écouter de façon anonyme, j'imagine, les conversations. Oui,
- Speaker #1
il y a deux, d'un point de vue technique, il y a deux choses essentielles dans ce que l'on fait. Comme je te le disais, nous, l'idée, c'est vraiment de repartir de la personne, du prospect, de l'utilisateur. Donc, on est vraiment plus, entre guillemets, sur l'humain que sur l'aspect technique en tant que tel. Donc, en fait, il y a une première partie de notre métier ou de notre technologie qui consiste vraiment à être capable de sortir les promptes. comme on dit, donc les questions, pour le dire simplement, les promptes qu'un profil d'individu va aller poser sur un sujet, sur la GPT et Gemini. Donc vraiment, ça, c'est le premier cœur de notre expertise. Et puis derrière, effectivement, on a un certain nombre de connexions avec les API, les MCP, je ne veux pas rentrer dans du truc un peu trop complexe, mais qui nous permettent d'interroger à grande échelle les moteurs d'intelligence artificielle. Pour te prendre un exemple et essayer de l'expliquer simplement, imagine que tu sois à la recherche d'une nouvelle voiture. On va vraiment être capable de partir de cette cible en disant un homme de 40 à 50 ans en région parisienne, en foyer, j'ai un budget de 30 000 euros. et de monter les promptes par rapport à ça, et d'interroger, de monter des... des milliers de conversations, donc des milliers de Cyril qui interroge Chadjipiti, Gemini, de récupérer ces milliers de conversations et d'en faire une analyse très profonde, que ce soit qualitativement ou quantitativement.
- Speaker #0
Donc tu peux aller voir un constructeur automobile et lui dire, voilà, Cyril, recherche, voilà ce qu'il demande, et donc potentiellement, ça peut être un de vos véhicules, donc il va falloir... Le placer ? Exactement. Une fois qu'on sait ça, si moi demain je suis une marque, je sais que X Profil me recherche sur les moteurs, ou en tout cas peuvent arriver à la conclusion que c'est mon véhicule qu'il leur faut, qu'est-ce que je fais ?
- Speaker #1
Oui, alors c'est quasiment ça. C'est plutôt l'inverse, c'est-à-dire que dans la discussion avec les marques, donc avec nos clients finalement, la discussion que l'on va avoir avec eux, c'est une discussion de compréhension en profondeur de leur cible. Donc, ce n'est pas tellement moi qui vais aller les voir en leur disant Cyril. C'est eux qui vont me dire, voilà, ma cible principale, c'est Cyril. Je veux toucher et je vends des voitures à des Cyril et à d'autres. Et ça, on est capable de le faire à la fois sur du B2C, donc le Cyril individu, et puis aussi sur du B2B, le Cyril commerçant, artisan, qui cherche un véhicule utilitaire, par exemple. Donc, vraiment. On part de ces cibles clientèles des constructeurs automobiles, dans l'exemple que l'on est en train de regarder, et on est capable de dire à la marque, pour tel produit, je ne sais pas, Renault Twingo, pour une Twingo, par rapport à ta cible, voilà ce qui est dit sur Twingo, voilà ce qui est dit sur tes concurrents, et voilà, in fine, le taux de recommandation de la Twingo à Cyril. la cible de Renault Twingo.
- Speaker #0
Donc en fait, aujourd'hui, ce que tu es en train de nous dire quand même, c'est qu'on va passer d'un mode Google... C'était quand même très Google-centrique. C'était notre porte d'entrée sur Internet et ça l'est encore pour les deux personnes. Un monde complètement différent quand même, plus pointu, plus conversationnel, sur d'autres plateformes qui existent aujourd'hui, mais qui vont peut-être changer demain, ce n'est pas trop le sujet, mais en tout cas qui existent aujourd'hui, sur lesquelles on va avoir une connaissance beaucoup plus pointue de l'utilisateur finalement. Parce que sur Google, on peut avoir des volumes d'impressions, des volumes de conversations, mais anonymiser, vous toujours. Mais on a peu, finalement, d'informations. Que sur les IA et les LLM, on a énormément d'informations, finalement.
- Speaker #1
Alors, écoute, je crois qu'il y a deux éléments de réponse à la problématique que tu poses, Cyril. Je pense que tu as un... Premier élément qui est finalement l'écosystème digital, média au global. Tu as parlé de Google, Facebook, Instagram, TikTok, etc. Et les LLM grand public, moi je ne crois pas que ces LLM, les chat GPT pour le dire simplement, je ne pense pas que ça va remplacer Google, je ne pense pas que ça va remplacer Facebook. Je pense que c'est quelque chose qui arrive en plus. et donc qui crée une fragmentation complémentaire. Donc si tu veux, dans la manière dont je raisonne par rapport à ces médias, pour moi, Google, c'est l'ère de l'intention. Tu vois, quand tu vas sur Google et que tu cherches quelque chose, tu as une intention. Pour moi, Facebook, les réseaux sociaux, Instagram, etc., c'est l'ère de l'attention. Tu es exposé, tu rentres. Et pour moi, les moteurs d'intelligence artificielle, c'est l'ère de la conversation. Je ne pense pas que là, on va aller à 100% dans la conversation et qu'il n'y aurait plus d'intention, plus d'attention. Je pense que c'est quelque chose qui fonctionne ensemble avec des usages un peu différents. Effectivement, Google, Meta, TikTok sont plus installés dans le paysage aujourd'hui et puis il y a un rééquilibrage qui se fait.
- Speaker #0
Comme toi, tu as vécu les plateformes et aujourd'hui l'arrivée des moteurs d'IA. Qu'est-ce que tu penses ? On a quand même un... temps qui n'est pas le même temps. C'est-à-dire que le temps de Google pour s'installer comme étant un acteur majeur c'est un certain temps. Meta, ça a été déjà un peu plus court. Et aujourd'hui, quand on voit les chefs de GPT et les Cloud et les Gemini, c'est quand même encore accéléré en termes d'appropriation d'outils. Est-ce que tu vois ça comme un phénomène d'intérêt ? Est-ce qu'on est plus intéressé par l'IA aujourd'hui ou est-ce que le monde va plus vite ?
- Speaker #1
ou est-ce que l'adoption va plus vite ? Si tu veux, en fait, quand tu regardes, je pense que ce phénomène d'accélération, ça a toujours été le cas dans les médias de manière générale. Et sans démarrer de Google, la télévision a été plus rapide à s'installer que la radio, la radio qui avait été plus rapide à s'installer que la presse. Donc je pense que tu as toujours ce phénomène d'accélération. Là où je pense que c'est plus rapide aujourd'hui, c'est parce qu'on a des... des plateformes de distribution qui sont plus installées et qui sont plus rapides. C'est le téléphone portable. Donc, comme tu as des taux d'utilisation, des taux d'équipement de téléphone portable qui sont extrêmement élevés, notamment dans tous les pays d'ailleurs, il n'y a pas vraiment d'écart d'un pays à l'autre. Oui, dès que tu as une nouveauté technologique de plateforme qui apporte une valeur, oui, l'adoption est plus rapide. Je pense que tu as de la concentration du capital, tu as des levées de fonds qui sont gigantesques et qui font que tu as des moyens qui te permettent de te développer beaucoup plus rapidement que Google, qui était la petite startup dans un garage.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on a une médiatisation plus rapide, des moyens financiers plus importants, ça accélère aussi, je pense. Et quand tu vois Cloud Code qui a été fait en quelques mois, quelques semaines Ça n'a pas été très long à générer. Il y a quand même une adoption aujourd'hui très forte. Oui, qui est fascinante. Je trouve que c'est intéressant, le monde des moteurs, parce que, on va dire, des IA aujourd'hui, des LLM, pour se dire que la barrière d'entrée sur ces outils est beaucoup moins technologique, est beaucoup plus facile, beaucoup plus intuitive, et qui finalement va aussi augmenter l'adoption.
- Speaker #1
des produits. On en parlait un petit peu tout à l'heure. C'est le sujet de la conversation. Parce qu'en fait, la conversation, c'est l'interaction humaine. Donc effectivement... Il est plus simple, plus rapide pour un cerveau humain d'interroger une machine, d'engager avec une machine sous un mode conversationnel, plutôt qu'en faisant du code. Tu parlais de Cloud Code. Plutôt qu'en faisant du code. Donc, le fait que ces outils-là, en termes d'interface machine, comme on dit, le fait qu'elles soient vraiment nativement, intuitivement, sur ce qu'est le fond de mode de... de communication d'un humain. Oui, c'est ça qui est fascinant dans l'usage et dans le développement et que ça fonctionne en partie.
- Speaker #0
Est-ce que tu crois qu'aujourd'hui, l'IA conversationnelle va être, comment dire, plus puissant que les réseaux sociaux, que les moteurs de recherche dans l'acte d'achat ?
- Speaker #1
Alors, écoute…
- Speaker #0
Parce qu'aujourd'hui, on n'y est pas encore vraiment. Chaque GPT sort sans shopping, cartes, machin, etc. Ça va arriver, évidemment. Est-ce que tu crois, toi qui connais bien les outils et les usages, que tu crois que ces outils-là, demain, vont être vraiment consommés pour... Oui,
- Speaker #1
alors écoute, je serais vraiment incapable de te dire aujourd'hui si ça va être plus puissant. Parce que déjà, en fait, c'est compliqué à dire dans la mesure, etc. Donc je pense que c'est difficile à dire. Ce que je pense, en revanche, c'est que compte tenu de ce mode conversationnel... Je pense qu'en termes de la puissance d'analyse que l'on va pouvoir en tirer, je pense qu'on a quelque chose d'assez unique. Pour moi, la manière dont je pense à ces Ausha de GPT et de Gemini en tant que marketer, c'est vraiment de se dire, d'un côté, il y a une menace qui est assez forte, parce qu'effectivement, si tu n'y es pas, ça veut dire que ta marque n'existe pas, elle n'est pas visible. Et puis en même temps, quand tu y as... axé et quand tu comprends, et c'est ce qu'on essaye de faire, c'est probablement l'outil le plus puissant qui a été imaginé parce que si tu te rappelles les tests cliniques, tu sais, tu prenais des prospects, des clients, tu les mettais dans une salle, ils interagissaient et puis tu en tirais des conclusions sur ta stratégie marketing ou du test clinique même en one-to-one. Là, finalement, si tu réfléchis à la manière dont sont utilisées les Ausha GPT et autres, tu as un consommateur ou une consommatrice qui va parler à son meilleur conseiller sur un sujet précis. Donc, c'est quasiment… Quand tu as accès à ça, ça veut dire que tu as accès à des conversations intimes d'une certaine manière. Privées, privées, ouais. Privées, tu vois, intimes entre ta cible clientèle et puis le meilleur conseiller de ta cible clientèle. Et ça, tu es capable de le faire. des milliers de fois, des millions de fois. Donc, quand tu es capable d'accéder à ça et d'analyser ça, c'est un outil marketing fabuleux. Et puis, on en parlait avant de démarrer notre conversation, quand on parlait de l'évolution du marketing sur 25 ans. Moi, ce que je trouve fascinant là-dedans, c'est que oui, d'un côté, tu as un truc qui est intellectuellement intéressant parce que c'est de la technique, c'est de la data, c'est du digital. Tout ça, c'est super. Pour moi, ce qui est encore plus intéressant, c'est que tu reviens vraiment à l'essence qui est de comprendre ton consommateur et puis d'avoir des insights que tu n'aurais jamais eus. Tu es quasiment dans le cerveau de ton consommateur.
- Speaker #0
Et ça, aujourd'hui, tu crois que dans l'avenir, on va toujours avoir accès à ces datas parce qu'il y a une question de vie privée, de confidentialité. Alors, même si tout est anonymisé, mais on aura toujours accès.
- Speaker #1
Oui, je pense qu'on aura toujours accès à cette data. Déjà parce que quand tu regardes l'évolution des modèles de revenus de ces plateformes, ChatGPT aux États-Unis a commencé à faire de la publicité. Tu peux faire de la publicité sur ChatGPT. Donc ça va être probablement une de leurs sources de revenus.
- Speaker #0
Ça veut dire quoi ? Tu apparaissas dans les résultats de recherche qu'ils proposent ?
- Speaker #1
Exactement. C'est une bannière. C'est l'équivalent d'une bannière.
- Speaker #0
C'est moche.
- Speaker #1
C'est une belle bannière. En l'occurrence, c'est plutôt bien intégré nativement, mais tu comprends que c'est de la publicité.
- Speaker #0
Ce n'est pas une réponse sponsorisée.
- Speaker #1
Ce que je veux dire, c'est que tu n'as pas de tromperie de l'utilisateur. Tu comprends que c'est une pub. Mais dès lors que tu permets d'utiliser ta plateforme comme un support publicitaire, tu es obligé de donner de la data et de faire en sorte que tu sois capable d'en mesurer l'impact. Enfin, in fine.
- Speaker #0
Parce que tu vois, à l'époque des réseaux sociaux, effectivement, ce qui était génial, l'émergence des réseaux sociaux. c'est que les plateformes pouvaient faire du social linking contre les personnes, etc. Mais on était plus sur une discussion publique. En même temps, on analysait les conversations, mais c'est un statut, c'est un post Instagram, c'est un post TikTok aujourd'hui, et c'est du contenu public. Là, ce que j'entends quand même, c'est qu'on est passé de conversation publique à conversation privée.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que du coup, c'est complémentaire, sûrement même des grandes plateformes, parce que c'est un autre niveau de discussion. mais qui du coup est beaucoup plus personnel par essence parce qu'on est privé, on parle à sa machine et on a l'impression qu'on est le seul à lui parler mais si demain on sait que Bubble nous écoute, pas comme ça mais Bubbling pardon, Bubbling nous écoute tu vois c'est confusant,
- Speaker #1
Bubbling nous écoute bon on va se dire attention machin mais en même temps t'écoutes pas les gens individuellement ça je suis d'accord parce que c'est tout anonymisé mais t'entends les conversations alors écoute, par rapport au Le public privé,
- Speaker #0
c'est intéressant. Non,
- Speaker #1
mais tu parlais des... Il y a deux points, en fait, dans ce que tu dis. Tu parlais des réseaux sociaux. Effectivement, je pense que tu es... Enfin, tu vois, si je dois le résumer en anglais, je pense que tu passes d'un principe de one-to-many à one-to-one. Bien sûr. Donc, c'est comme ça. Et oui, non, mais après, pour rebondir sur ta remarque, on n'écoute pas les conversations privées des gens. On les reproduit, on les modélise. Mais d'ailleurs, tout... toute la data que l'on utilise, c'est de la data publique. Donc en l'occurrence, dans notre cas, on n'a vraiment aucun souci de protection de la donnée. On a évidemment des sécurités de protection de la donnée sur nos données, sur les données de nos clients, etc. Mais sur la partie d'intégration des LLM et de ce qu'on retire des LLM, en l'occurrence, on a la même donnée publique que quand toi, tu vas… on reproduit. Si tu veux, on reproduit juste un Siri Latias.
- Speaker #0
Mais tu le modélises, tu le mets en forme pour qu'il soit compréhensible.
- Speaker #1
Et avec des volumes importants. De ce point de vue-là, on n'a aucun souci.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, par rapport à l'avancée de ton projet, des LLM, etc., comment tu sens les marques par rapport à ces sujets-là ? Parce qu'il y a eu beaucoup de questions sur « Oui, mais l'IA, c'est génial, il faut y aller, mais on ne prend rien à l'IA, etc. » des interlocuteurs, des directeurs marketing ou des directeurs généraux, comment tu les sens ? Écoute,
- Speaker #1
je pense... Pas mal de choses. Je pense que c'est balbutiant, dans le sens où si tu y réfléchis, c'est finalement un nouveau métier, je dois le décrire comme ça, un nouveau métier qui existe depuis un an, un an et demi. Donc, tu vois, pour le coup, à l'échelle du marketing, même si ça va vite, ça fait qu'un an et demi. Donc, il y a un côté balbutiant. Je pense que c'est top of mind. À chaque fois qu'on engage avec un directeur marketing, avec un CEO, le sujet est présent. Je pense que c'est vraiment un sujet d'actualité. Il n'y a pas de débat là-dessus. Ce qui ne m'inquiète pas, ce qui me surprend plus, C'est, si tu veux, entre guillemets, ce qui peut se raconter un petit peu sur le marché parce que c'est quand même, à la fin, c'est quand même technique. On en parlait. Ça fait un an qu'on fait le développement technique de cette plateforme avec 5-6 développeurs intégrés. Ce n'est pas quelque chose qui a été vibe-codé sur Cloud en 4 jours. Et je pense que l'offre telle qu'on l'a, tu pourrais la vibe coder en quatre jours, mais tu n'as pas exactement les mêmes résultats. La data, ça n'a rien à voir. Et donc, ce qui m'inquiète un peu, c'est que d'un sujet qui est quand même complexe, quand tu rentres dans le détail de ce qu'il faut faire, on peut le faire apparaître comme un petit peu plus simple. Donc je pense que vraiment si... pour un CMO, pour un CEO, je pense quand même qu'il y a un sujet, avec les agences, avec les partenaires, évidemment, de vraiment bien comprendre comment ça fonctionne. Et tu vois, c'est pour ça que nous, ce qu'on lance, c'est une plateforme dite de deuxième génération, de nouvelle génération. C'est-à-dire que, tu vois, ça ne consiste pas à faire un prompt un peu généraliste. Quelle est la meilleure voiture électrique quand tu habites à Paris ? mais vraiment le prompt que va faire Cyril sur le sujet avec une conversation complète. Et ça, c'est un métier. Et donc, il faut quand même rentrer dans ce détail-là pour bien comprendre. Et puis après, effectivement, prendre du recul et intégrer ça dans une stratégie marketing 360. Du coup,
- Speaker #0
ils sont hyper intéressés. Oui, clair. Ils sont un peu perdus quand même parce qu'ils n'ont pas de knowledge technique. Ils n'ont pas forcément encore des positions en interne de AI master ou chief officer of AI ou des choses comme ça. Il y a plus ou moins des gens qui prennent ce rôle parce qu'ils aiment, mais ils n'ont peut-être pas non plus les qualifications requises pour bien comprendre le sujet.
- Speaker #1
En fait, tu vois, plus aux États-Unis qu'ici, mais ça va arriver. Tu as des postes qui se créent qui sont des postes de chief AI officer. Comme, rappelle-toi, il y a 10 ans, le job à la mode, c'était le chief digital officer. Sauf que ces jobs, ce sont des jobs finalement qui recouvrent beaucoup de pratiques différentes parce que l'IA, ce n'est pas que de la conversation. L'IA, c'est aussi des outils de productivité. Donc, tu peux mettre beaucoup de choses derrière ce mot-là. Je pense que là où c'est un excellent signal, comme c'était un excellent signal d'avoir des chief digital officers à l'époque, ça veut dire qu'il y a vraiment une réflexion profonde au niveau des comex sur la manière d'intégrer l'IA dans tous les domaines de ce qu'une entreprise fait, pas forcément le marketing. Pour moi, si tu veux, dans ce que j'observe, au-delà du marketing, au-delà de ce que l'on fait, C'est qu'aujourd'hui, tu as beaucoup d'expérimentations, beaucoup de tests qui sont faits sans une mesure très, très claire de ce qu'on en attend en termes de retour sur investissement. Et donc, le vrai sujet pour moi, c'est vraiment comment, avec l'IA de manière générale, encore une fois, tu passes de test à droite, à gauche, à un framework, un blueprint, comme on dit en anglais. un blueprint qui... te permet de scaler ça intelligemment avec les bonnes métriques. Et donc, ça, en général, ça part toujours de... Pour moi, c'est toujours le même sujet. C'est avant de réfléchir à la réponse, savoir exactement à quelles questions on essaye de répondre. Et probablement, tu vois, ce par quoi il faut commencer, au-delà de l'IA, parce que l'IA, c'est juste un outil de plus. C'est... Qu'est-ce que mes problématiques ? C'est quoi les deux ou trois questions auxquelles j'essaie vraiment de répondre ? Et derrière, comment je déroule ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que l'IA va apporter pour répondre ? Oui, exactement. C'est plus affine,
- Speaker #1
en fait. Tout à fait.
- Speaker #0
Ce que je comprends, c'est que l'IA est devenue un logiciel, une technologie d'affinement beaucoup plus puissante, plus précise, plus rapide aussi, parce que ça va vite. Alors qu'avant, il fallait faire tourner les...
- Speaker #1
les machines ouais je crois que t'as deux choses je pense que t'as un élément qui est un élément de en fait ce que je viens de te dire je je pense que pour le dire plus simplement c'est comment tu passes d'un effet de mode ouais où tout le monde te parle d'IA et donc tu fais quelque chose à pas un effet de mode mais quelque chose que tu intègres fondamentalement dans ce que tu fais et effectivement il y a une Mouah ! une particularité avec l'IA qui est je sais pas qui est probablement une difficulté qui est que dans un an tu sais pas la tête que ça va avoir enfin tu vois il y a tellement de t'as tellement d'évolution ça va vite et ça va vite sur des choses qui sont complètement nouvelles donc va savoir dans un an ce que fera Claude ou ChatGPT et donc ça c'est difficile de l'anticiper notamment quand tu pilotes des paquebots industriels toutes ces industries un peu longues on parlait de l'automobile le temps de développement d'une voiture ça doit être 3-4 ans quand je faisais de l'automobile c'était 7-8 ans et donc tu as cette confrontation du temps entre des clients, des acteurs qui ont des cycles de développement produit Yeah. plus ou moins long et puis une industrie où c'est un extrêmement rapide et deux tu sais pas complètement ce qui va arriver dans un an donc tu vois t'as cette confrontation des timings et tu vois moi c'est
- Speaker #0
C'est amusant. J'ai travaillé longtemps chez Renault, j'ai travaillé longtemps chez Google. Et souvent, une question qui m'était posée, c'était de se dire, Google, Renault, ça va être complètement différent. Et en fait, moi, ce qui m'avait marqué, c'est que sur beaucoup d'aspects, c'était très similaire. C'est-à-dire que c'est des boîtes qui construisent des produits avec de l'ingénierie de très haute qualité, d'ingénierie automobile d'un côté, de l'ingénierie digitale de l'autre. Mais en fait, la vraie différence, c'est dans la rapidité des cycles de développement et le fait que quand tu es dans le digital ou quand tu es dans l'IA, tu peux te permettre de lancer un produit qui ne sera pas parfait techniquement. C'est les hallucinations, etc. Je réfléchis plutôt dans ces temps de cycles de développement.
- Speaker #1
Je reviens sur la boîte. Bubbling. Pourquoi Bubbling ? Est-ce que c'est rien de technologique ? Non, non, non. Alors Claude, tu me diras, c'est pareil, c'est pourquoi Claude ? Oui, je ne sais pas.
- Speaker #0
Claude, je ne peux pas répondre, je peux te répondre sur bubbling. Et écoute, pour tout te dire, on n'a pas fait d'études. Tu n'as pas analysé l'IA ? D'études, de machins. En fait, c'est venu assez naturellement. Je fais de la course à pied, je suis allé courir un matin. Je ne sais pas, il y a le nom bubbling qui m'est venu. Donc vraiment, le truc démarque. C'est un bon nom. le truc démarre comme ça et si tu veux au delà de ça je pense qu'il y a les points de réflexion sur bubbling c'est un le nom est sympa, ça marche en anglais ça marche en français et puis si tu veux intellectualiser un peu le truc je me dis qu'il y a un truc bouillonnant etc et donc quand tu veux en ressortir Merci. C'est les petites bulles qui ressortent de l'eau en ébullition. Donc voilà pourquoi bugging.
- Speaker #1
C'est une question que je voulais te poser avant, mais je n'ai pas...
- Speaker #0
Mais essentiellement, je trouvais le nom sympa. Oui,
- Speaker #1
puis c'est international déjà. Oui, oui, oui,
- Speaker #0
mais c'est plus...
- Speaker #1
Ok, non mais très bien.
- Speaker #0
Je trouvais ça sympa.
- Speaker #1
Donc aujourd'hui, on est quand même sur des liens conversationnels qui va vite. Il a trouvé son intérêt dans les directions marketing, direction générale, assez rapidement.
- Speaker #0
Je pense.
- Speaker #1
Visible. Est-ce que tu as pour ambition, une fois que tu as identifié les conversations... profils, etc., d'aider aussi les marques à toucher ces cibles-là ?
- Speaker #0
Oui, on a…
- Speaker #1
Peut-être pas maintenant, au début. Non, mais en fait,
- Speaker #0
la question que tu me poses, c'est un peu une question des use cases, des cas d'usage de ce que l'on fait. Je pense qu'il y a trois grands use cases. Il y en aura peut-être d'autres. Tu vois, là, on a fait des tests avec pas mal de boîtes dans pas mal de secteurs d'activité. Donc, il y a des choses que l'on a faites que je n'imaginais pas au début, en fait, typiquement. Donc, effectivement, tu as un premier use case, un premier cas d'usage qui est de se dire, j'ai un monitoring complet de ma marque, de mes produits, de mes services et j'optimise ou comment est-ce que je peux influencer ma présence. Donc, ça, c'est le premier, on va dire, un premier cas d'usage sur lequel on travaille. Je pense que tu as un deuxième cas d'usage que je n'avais pas imaginé et qu'on a découvert avec une boîte qui est une boîte dans l'hospitality. qui est le fait d'avoir des études de marché rapides et pas chères. Je te dis par exemple qu'on a travaillé avec une boîte d'hospitality qui faisait beaucoup de B2B, qui faisait beaucoup de réceptions de séminaires, etc., qui est leur business de base, et qui voulait monter un nouveau service pour les femmes ménopausées et pour avoir un lieu d'accueil pour les femmes ménopausées. avec de l'accompagnement de sport, de l'accompagnement psychologique, etc. Donc, une nouvelle cible clientèle plutôt B2C. Ils ont utilisé la plateforme pour comprendre ce qu'étaient les questions posées par les femmes, ce qu'était la réponse donnée par les moteurs d'intelligence artificielle, et vraiment pour développer leur offre autour de ça. Quel vocabulaire à utiliser, quel thème à éviter, comment positionner le produit. Donc, tu as un côté un peu... études de marché. Alors, on ne fait pas ce que fait Ipsos ou Nielsen. Enfin, tu vois, ce n'est pas le... Ce n'est pas le même métier. Mais bon, disons que c'est une bonne phase d'accroche. C'est rapide et ce n'est pas cher. Tu parles de 300 euros pour 15 jours d'analyse. Enfin, tu vois, c'est révolutionnaire.
- Speaker #1
Et concrètement, comment ça marche aujourd'hui ? Je vais dans Bubbling. J'ai un outil qui va me dire tu veux faire une étude de marché sur quel sujet, machin, etc. Voilà. Je vais caricaturer parce que je n'ai pas vu l'outil, mais... Je peux quasiment commander mon étude en ligne ? Oui,
- Speaker #0
c'est exactement ça.
- Speaker #1
Sans repasser par des brainstorming, de briefs ? Non, non, non.
- Speaker #0
Tu peux aller direct. Techniquement, tu vas direct dans la plateforme. Tu crées ta cible clientèle. Tu dis ce que tu veux voir analysé. On va te sortir les promptes en 4 secondes, 3 secondes immédiatement. Et puis derrière, on va te faire tourner. entre 100 et 200 conversations par jour. Et donc, tu vois, dix jours après, tu as 2000 conversations entre ta cible et sur le sujet qui t'intéresse et on te fait toutes les analyses. Donc, l'utilisation de la plateforme en tant que telle, franchement, ça prend cinq minutes. Donc, l'onboarding, comme on dit, est vraiment super simple. Il faut se poser plus une heure avant. de se dire, on revient sur le sujet de quelle question je me pose, le vrai travail, c'est ça. Et c'est là-dessus qu'on accompagne les clients. Au-delà de la plateforme, franchement, ce qu'on fait, c'est un métier humain. Donc, notre travail, c'est d'expliquer ça aux clients, de réfléchir avec lui. Ne serait-ce que de trouver ta cible clientèle. Finalement, tu as des boîtes qui sont des grosses boîtes qui font ça tous les jours avec leurs agences qui sont spécialisées là-dedans. des plus petites entreprises où c'est pas toujours très évident de dire ma cible clientèle c'est ça donc on fait ce travail d'accompagnement, de définition et puis après quand il s'agit de renseigner l'outil c'est quasiment la partie la moins importante du truc parce que ça prend 5 minutes t'as les trucs en direct et puis 3 heures après ou même une heure après t'as ton premier batch de 150 conversations donc c'est Merci.
- Speaker #1
Qui est mise en page, qui est propre,
- Speaker #0
qui est compréhensible. Je ne devrais pas le dire, je parle de ce que je fais, mais ça a de la gueule. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Mais voilà, que ce soit compréhensible aussi,
- Speaker #0
que ce ne soit pas juste. Ah non, oui, c'est compréhensible. Si tu veux, notre tagline, la manière dont on essaye de présenter la valeur de ce qu'on apporte, c'est vraiment faire comprendre à une marque quand et pourquoi elle est recommandée ou ignorée dans une IA. c'est vraiment ça donc t'as le quand qui est autour du purchase funnel tu vois le where the rest le pourquoi qui est qu'est-ce qu'on dit de ta marque qu'est-ce qui est dit positivement qu'est-ce qui est dit de manière neutre qu'est-ce qui est dit négativement et donc après on te fait des analyses de data un peu complexes pour te dire bah en fait ton taux de recommandation c'est 70 avec telle force et enfin voilà et puis après t'analyses vraiment ce que tu souhaites ok donc c'est assez intéressant parce que c'est
- Speaker #1
Un, compréhensible, utilisation assez facile et assez rapide, qui va décomplexifier aussi beaucoup de sujets qui étaient compliqués, faire une étude marché, une étude de focus group, c'est des sous, ça a du temps, c'est compliqué, il faut faire les questionnaires, aller-retour, on n'a plus le temps de faire les aller-retour, donc ça c'est aussi un sujet,
- Speaker #0
le time to market est quand même vachement intéressant. C'est-à-dire que t'as le volume qui est aussi présent, t'as le volume qui est hyper important, t'as le coût, L'exemple que je te donnais de cette étude pour les femmes ménopausées, c'est vraiment 300 euros en 15 jours. Donc, tu vois, c'est fou. Donc oui, je pense que ça va bousculer pas mal de choses.
- Speaker #1
Tu vois, moi, j'ai eu mon premier prospect chat de GPT. Donc, j'ai quelqu'un qui m'a... Oui, mais alors, je ne sais pas pourquoi... Je n'ai pas demandé le prompt exact de ce qu'elle a demandé, mais typiquement, c'est des choses qui commencent à émerger, je trouve. Et pas mal de marques sont encore un peu... On teste là-dessus et se dit, tiens, est-ce qu'on apparaît ? Et nous, à l'époque, c'est vrai qu'avec les réseaux sociaux, aujourd'hui toujours, on répond à la question du client, c'est comment toucher ma cible ? Et où sont ma cible ? Qui c'est et où sont-ils ? On a, nous, une tendance en agence d'avoir des séquences de rajeunissement de cible assez permanentes. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un brief sans qu'il y ait le rajeunissement de ma cible, toucher la Gen Z, ce que tu veux. Donc, typiquement, leur cible évolue. Mais aussi, elles évoluent de plateforme. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, elles sont sur les réseaux sociaux. Elles y seront toujours, je pense, pendant un petit moment. Pas de sujet. Mais il y a une partie de cette population qui est aussi très présente sur les IA et sur les moteurs. Donc là, aujourd'hui, la vraie question, ça va être comment toucher mes cibles qui sont sur les agents conversationnels et d'une manière la plus précise et pointue possible.
- Speaker #0
Effectivement, si tu es sur l'utilisation de l'IA... Je pense que quand tu as 900 millions d'utilisateurs à la fois sur ChatGPT et sur Gemini en augmentation, c'est-à-dire que tu vas avoir probablement 1 milliard, 1,5 milliard dans les années à venir, quand tu touches 1 milliard plus d'individus, tu touches toutes les classes d'âge. Il n'y a pas de débat là-dessus. Donc effectivement, la question, c'est comment tu es capable à partir de là d'utiliser la technique pour bien toucher la cible qui t'intéresse. Ou des segments de cibles avec des contenus différents. Donc ça, c'est ce qu'on permet. Et puis, je pense que le sujet, en revanche, qui va arriver rapidement et que personne n'a réussi à craquer à ce stade, nous, on commence la réflexion. Donc, on n'a pas réussi non plus. C'est le sujet de la mesure. Parce qu'en fait, ce qui se passe dans les... Tu as peut-être entendu parler du phénomène zéro clic. Pour le dire simple, le phénomène zéro clic, c'est qu'aujourd'hui, même quand tu vas sur Google, 70% de tes recherches ne donnent pas lieu, plus lieu à un clic extérieur. Et c'est encore pire dans les grands moteurs d'IA parce que comme c'est conversationnel, a priori, tu trouves ta réponse dans le moteur et donc tu as moins tendance à aller vers un autre site en volume. Et donc, ce que... Ce que ça veut dire, sans qu'on puisse complètement le mesurer aujourd'hui, c'est qu'il y a effectivement un poids qui est probablement important, relativement important, de la recommandation dans les moteurs d'IA que tu n'es pas capable de mesurer par la data, parce que tu ne fais plus le lien. Et donc, ça pose un gros sujet de measurement, comme on dit en technique marketing. Et ça, c'est un vrai sujet. Nous, on commence, tu vois, là... J'étais hier avec un expert de la mesure pour voir comment on est capable de réconcilier ça et par quel bout prendre le sujet. Donc, c'est pour... Enfin, après, chacun aime ce qu'il... Moi, j'aime ça. Donc, écoute, c'est sympa. On a un jeune étudiant de polytechnique qui bosse avec nous, qui gère tous ces sujets de data. Et puis, on va essayer de mettre de la mesure là-dedans pour essayer de trouver une bonne manière d'aborder le sujet.
- Speaker #1
parce que la question c'est comment formater ma question j'ai mes réponses comment j'adresse ma réponse avec un produit un service que je peux proposer et ensuite comment je peux mesurer toute cette attention là et l'impact que je vais avoir sur
- Speaker #0
des ventes ou des choses comme ça je pense que tu connais cette formule que tout le monde répète depuis 100 ans en marketing qui est j'ai 100 de budget mais j'ai 50 dont je sais pas comment le mesurer je pense qu'on est vraiment en plein dedans dans les IA je crois que tout le monde a au moins cette intuition, peut-être plus que cette intuition que ces outils là sont déjà très importants et sont déjà très importants parce qu'ils touchent directement à la recommandation Ou l'inverse, à l'ignorance de ta marque. Et puis la première question qu'on te pose derrière, c'est « Ah oui, mais c'est quoi mon ROI ? » Et aujourd'hui, je pense que personne n'est capable de le mesurer. Mais donc c'est un sujet.
- Speaker #1
Je pense que c'est un peu trop tôt, parce qu'on est quand même dans de la...
- Speaker #0
Oui, ça va venir.
- Speaker #1
On est dans de la test and learn quelque part. Oui,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
Mais du coup, pour toi, quand même, une marque qui n'est pas présente dans les moteurs conversationnels, c'est une marque...
- Speaker #0
à terme même si Google est complémentaire c'est le truc morte machin je suis toujours un peu c'est probablement un peu extrême à l'époque on disait Google,
- Speaker #1
si t'es pas sur Google t'existes pas sur Internet mais voilà,
- Speaker #0
mais si on se... c'est quand même une porte d'entrée je pense que ça, tu vois, quand tu utilises ChatGPT dans un acte de consommation c'est comme quand tu parles à un un ami, une connaissance, à qui tu demandes, tiens, j'ai besoin d'acheter tel shampoing pour mes cheveux, tu t'y connais, qu'est-ce que tu me recommandes ? Si tu ne cites pas la marque ABC, c'est sûr que tu n'es pas du tout top of mind.
- Speaker #1
Et quand tu vois la nouvelle génération quand même, qui pour eux ne connaissent pas Internet, ne connaissent pas Google, ne connaissent pas les sites. limite connaissent des sites e-commerce parce que maintenant t'as le social commerce qui arrive et qui est très enfermant dans les plateformes en plateforme tu peux avoir des vrais changements générationnels de consommation de digital et des produits et donc ta visibilité ouais
- Speaker #0
et puis en plus c'est une cible je pense la Gen Z tu vois je pense que c'est une cible qui est d'un côté très sensible aux marques parce que tu vois c'est de la reconnaissance c'est de l'appartenance culturelle donc très sensible aux marques mais en même temps peut-être avec moins de freins de réassurance que d'autres cibles c'est à dire que tu es sur une cible où probablement tu es vraiment capable de faire émerger une marque plus vite et plus rapidement tu peux peut-être aussi te faire balayer plus vite et plus rapidement c'est la balance du jeu Mais effectivement, ce que ça veut probablement dire pour des marques un peu plus installées, j'allais dire traditionnelles, mais je pense que le terme installé est meilleur, c'est que face à ces marques émergentes, à Bubbling, face à ces marques émergentes, il y a vraiment une réflexion à avoir des deux côtés pour bien positionner son message.
- Speaker #1
Comme tu vois des Sephora où il y a des sales en TikTok, c'est-à-dire que maintenant, tu vas chez Sephora, tu as un meuble dédié. pour tout ce qui est chaud sur TikTok, tout ce qui va être visible, demain, tu auras un hot en GPT ou un hot en IA. Parce qu'il y a des conversations individuelles qu'on fait qui vont venir alimenter aussi la popularité d'une marque ou d'un produit dans les API, dans les datas, qui vont faire en sorte que beaucoup de marques vont être peut-être surprises demain d'un succès qui vient via les IA qu'ils n'ont pas vu parce que c'est privé par définition. et qu'ils n'ont pas vu émerger sur les plateformes sociales.
- Speaker #0
Je pense, si tu veux, que ça marche dans les deux sens. C'est-à-dire que je pense que ça marche dans le sens où les IA ne créent pas le contenu toute seule. Non, elles agrègent. Comme Google, tu vois. Donc, je pense que tu vas avoir des phénomènes de campagne ou de communication que tu fais sur d'autres médias avec de la vitesse de propagation et de comprendre comment c'est propagé. Donc, tu vas avoir ce sens-là. Et puis, je pense effectivement que tu vas avoir l'autre sens, c'est-à-dire à partir de choses qui vont bouger dans les moteurs d'IA, la prise en compte immédiate et comment tu répercutes ça sur le reste de ta stratégie marketing, commerciale, y compris dans les points de vente. Tu parlais de Sephora, y compris dans les points de vente.
- Speaker #1
Et tu vois, nous, on a commencé à avoir un produit d'influence géo parce qu'on sait que les influenceurs, via les réseaux, via les plateformes, qui sont très perméables. référencement IA, finalement, parce qu'il y a Google, mais il y a aussi TikTok, Instagram, toutes les plateformes sont très référençables, on se dit que nous, quand on crée une campagne d'influence massive sur un produit, sur un sujet, on sait alors on sait, on n'arrive pas à le mesurer encore, mais peut-être que tu pourras nous aider, à mesurer finalement l'impact de cette campagne sur le référencement IA, sur la popularité de la marque, du contenu qu'on a généré en amont.
- Speaker #0
Alors écoute, ça c'est un sujet qu'on est en train d'explorer, mais quand je dis explorer, je pense que d'ici un mois ou deux, on y sera. Non, parce qu'on a vraiment commencé à travailler. Et ça va vite. Mais effectivement, si tu veux, ce qu'on est en train d'essayer de monter, les tests qu'on fait, tu parlais de social listening, on est en train de regarder vraiment comment est-ce qu'on peut prendre en compte... un certain nombre de signaux extérieurs tu vois tes signaux de social dissonance de tu vois de retour presse tu as des gens qui font aussi de la veille de presse donc tu vois de connecter ça en termes de corrélation je ne veux pas parler de proba et de stats là mais en termes de corrélation par rapport à ce qui ressort et pour bien comprendre qu'est-ce qui impacte quoi à quelle vitesse et où,
- Speaker #1
qu'est-ce qui va arriver est-ce que tu as un temps entre Pfff... les contenus qui sont publiés sur X plateforme et le temps qui soit référencé dans une IA ?
- Speaker #0
En fait, si tu veux, oui, mais c'est très variable. C'est-à-dire que, en fait, si tu veux, ça vient de la manière dont sont entraînés les IA. Et en fait, les IA, tu as à peu près 80% de l'entraînement qui est un entraînement de long terme. Tu vois, je prends tous les contenus qui existent sur le web et j'entraîne mon modèle avec ça. 80% liés à des contenus historiques présents, finalement, ça, c'est quelque chose qui ne bouge pas des masses. Oui.
- Speaker #1
C'est le fond de catalogue.
- Speaker #0
C'est le fond de catalogue. Mais il est lourd. Il fait 80% de ta réponse. Bien sûr.
- Speaker #1
À date.
- Speaker #0
À date, bien sûr. À date. Puis ça dépend des sujets. Enfin bon, c'est un peu plus complexe que ça, mais ça dépend des sujets. Et puis après, tu as les 20% qui sont plutôt dans l'immédiat de ChatGPC qui va te faire une recherche web en temps réel. sur cette partie de recherche web en temps réel ta capacité d'influence elle est finalement assez rapide parce que dès que tu fais quelque chose c'est pris en compte donc ça c'est rapide tu peux avoir des résultats là dessus et c'est là dessus probablement qu'il faut être pragmatique et se concentrer et puis après t'as effectivement l'entraînement plutôt de long terme et là c'est un travail tu as le sprint et le marathon et la difficulté c'est qu'il faut à la fois que tu fasses le sprint et le marathon C'est ça. Donc voilà, tu fais deux courses et il faut faire les deux courses.
- Speaker #1
Donc ça veut dire quand même qu'une marque qui a bien géré son SEO, qui a bien géré sa présence digitale sur des relations presse, des médias, en ligne, sur des contenus vidéo YouTube, sur des articles de presse, des articles de blog, des articles XY, son site internet, a plus de chances potentiellement d'avoir ce fonds de catalogue bien géré, bien construit, pour que sa marque apparaisse.
- Speaker #0
Exactement, je suis tout à fait d'accord avec ça.
- Speaker #1
Finalement, tu ne peux pas faire ou le CEO, SEO ou GEO, tu es obligé de faire les deux bien.
- Speaker #0
Oui, oui, c'est évident. Oui, oui, c'est-à-dire que pour moi, il y a plein de trucs dont tu touches à plein de choses, mais je pense effectivement que tu as pas mal de gens qui te disent le GEO, c'est le nouveau SEO, blablabla. Honnêtement, je ne suis pas trop d'accord avec ça. Je pense que le SEO, c'est une pratique. Ça va continuer d'exister. C'est parfait. Je pense que le GEO, c'est autre chose. Parce que techniquement, ce n'est pas la même chose, etc. Donc, ça va exister. Et puis, de la même manière que tu as un métier sur la relation presse, tu as un métier sur la relation influenceur. Donc, voilà, c'est juste une question de nouveaux métiers. Pour rebondir sur ce que tu disais, c'est-à-dire la marque, je pense effectivement qu'une marque historique, entre guillemets, qui a réussi à avoir et ça c'est ce qui est difficile qui a réussi à avoir des contenus qui soient des contenus cohérents consistants par avec un avantage extrêmement fort et je pense que c'est un vrai sujet pour moi de réfléchir je ne vais pas employer des grands mots de démocratie etc honnêtement on n'en est pas là mais je pense effectivement que la concentration des plateformes où tu en as euh... Tu en as 3-4, mais tu me diras qu'il n'y avait qu'un Google et Bing. Il y a où ? Il y a où ? Ouais, à l'époque. Avant. Non, mais je parle sur la recherche. Tu as une concentration des plateformes et effectivement, tu as un avantage historique quand tu as déjà une marque installée. Et je pense effectivement que ça… Tu as parlé de ces nouvelles marques pour les Gen Z ou autres. Je pense que ça, c'est un défi en soi parce que… il ne faudrait pas que ça devienne quelque chose d'extrêmement concentré ou quand tu fais de la recherche sur un voyage, ton seul choix, ce soit Expedia avec... Le guide du retard qui sort. Le guide de route. Enfin, tu vois, il faut quand même permettre la place parce que ça, c'est quelque chose qui, à la fin, est fascinant, mais qui tue l'innovation. Donc ça, c'est un vrai sujet.
- Speaker #1
Je pense que ça, c'est un des risques ou un des perceptions, c'est que finalement, l'IA devienne juste un décodeur de goûts. Google, plus simple, plus rapide, parce qu'il va aller chercher ses contenus sur Google, mais il me redonne les mêmes top 10. Si tu cherches un restaurant ou une destination de voyage, il va te donner les top 10 que ce que tu trouves sur Google parce que c'est ce qui est bien référencé déjà. Le vrai challenge, c'est que les IA ne reproduisent pas, en plus joli, plus rapide, plus intelligent peut-être, le contenu Google. Parce que ça, c'est un vrai danger pour casser l'usage.
- Speaker #0
Oui, oui. Alors, si tu veux, moi, la manière dont je pense à Google ou dont je pense aux IA, c'est en fait, c'est des miroirs. Tu vois, c'est des miroirs du... C'est des miroirs du... C'est des miroirs de contenus digitaux. Et donc, pour moi, la question, c'est comment tu construis le miroir ? Et est-ce que tu...
- Speaker #1
Combien de facettes, oui, mais...
- Speaker #0
Ouais, combien de facettes ? Finalement, t'as besoin de présence sur pas mal de choses. Quelle est la qualité du reflet que tu... que tu proposes à tes utilisateurs. Donc voilà, il faut un bon miroir. C'est bien,
- Speaker #1
on est passé d'un monde en 2D à un monde en 3D, parce que maintenant, avant, on n'avait qu'une porte d'entrée, qui était Google, les réseaux sociaux. Maintenant, on a les IA conversationnelles qui arrivent. Donc il faut avoir une visibilité relativement équivalente dans chaque outil pour pouvoir capter le maximum de potentiels clients ou d'utilisateurs qui vont venir te chercher. Et donc toi, tu viens construire aujourd'hui... Cette troisième brique.
- Speaker #0
Oui, c'est exactement. C'est vraiment une bonne manière de le...
- Speaker #1
C'est vachement intéressant parce qu'il y a des ponts entre les trois. C'est-à-dire qu'effectivement, le Google vient nourrir, le social vient nourrir. Et en même temps, on va découvrir des marques sur le chat GPT ou un LLM conversationnel. Et demain, on va aller voir ce que c'est vraiment sur les réseaux. Est-ce que c'est vraiment bien ou pas ? Et potentiellement l'acheter sur le site de la marque qui existe toujours.
- Speaker #0
ça va dans les deux sens tu sais en fait le marketing, les techniques marketing à la fin de la journée c'est comprendre les parcours d'achat des clients, de se dire comment je les touche au bon moment avec le bon message, c'est difficile à faire right product, right time tu vois donc à la fin c'est ce que tu essayes de faire je pense que ce qui est plus complexe aujourd'hui Tu vois, ça, c'est quelque chose sur lequel j'avais beaucoup travaillé il y a plus de 10 ans, enfin en 2013, 2014, on travaillait là-dessus, qui était un peu la mort du purchase funnel. Tu sais, le fait que dans la réalité, tu... Et c'est d'autant plus vrai quand tu utilises les moteurs d'intelligence artificielle. Tu ne commences pas avec une question d'awareness pour après aller à une question de considération. Et puis après, il y a une question… Maintenant, c'est en cercle. Tu vois, c'est en cercle. Tu fais tout en même temps. Tu ressors, etc. Donc, en fait, je pense qu'il y a probablement ce qui est… Je vois pas mal passer de modélisation. Tu dis, chat GPT, ça va être pour la découverte de ta marque. Puis après, tu vas aller sur Google, etc. ça je pense que c'est un... mauvais modèle, je pense pas que ça marche comme ça, je pense que tout marche en même temps, etc. Et donc au lieu de comprendre un purchase funnel linéaire, il faut probablement que tu comprennes quelque chose de circulaire, avec des balles qui rebondissent en permanence dans un cercle.
- Speaker #1
Ok, très clair, donc ça c'est vachement intéressant, je trouve ça excitant même.
- Speaker #0
Ouais c'est génial.
- Speaker #1
Parce que là tu vas réinventer un nouveau... au sujet,
- Speaker #0
donc tu dois être super à fond la balle.
- Speaker #1
Je te connais un peu pour savoir que ça te...
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
j'adore ! Non, j'adore, ouais. On arrive à une période de l'émission où je te pose... Je te donne un mot et tu m'en donnes un autre. Donc je te donne Google.
- Speaker #0
Plaisir.
- Speaker #1
Méta.
- Speaker #0
Des amis.
- Speaker #1
Claude.
- Speaker #0
Le nom de mon demi-frère.
- Speaker #1
D'accord. Ok, super. Alors, chat GPT, tu ne peux pas me dire ça.
- Speaker #0
Chat GPT, non, pionnier.
- Speaker #1
Pionnier quand même. Oui,
- Speaker #0
pionnier.
- Speaker #1
On sent quand même qu'il perd un peu de vitesse. Pas de vitesse, il ne perd pas de vitesse. Parce qu'il est pionnier, il va s'améliorer, il va travailler. Mais quand on voit l'arrivée de Claude, qui est arrivé un peu nulle part quelque part,
- Speaker #0
on dit que c'est un peu fragile peut-être la position. Moi, je pense que la réalité, c'est que... Oui, enfin, tu vois, il y a six mois, tout le monde te disait Google est mort dans l'IA. et puis en fait c'est pas le cas et si tu veux je pense que chaque fois que ces plateformes sortent un nouveau modèle il y a un phénomène de catch up donc effectivement Claude avec Sonnet 4.6 je pense a pris 4.7 maintenant et je crois qu'il sort 4.8 je pense a repris un petit coup d'avance et donc tout le monde te dit ChatGPT c'est fini Et puis Chad Gipiti va mettre son nouveau modèle. Et puis tu vas avoir du rattrapage. Donc je pense que tu es encore dans cette phase de construction rapide où tu as des sauts. Tout le monde se cherche un peu. Tu as des sauts. Donc moi, je me garderais bien de dire que le truc est fini. Je pense que ça va vite et que c'est difficile à dire.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi. Qu'est-ce qui t'inspire aujourd'hui dans cette révolution ? Parce qu'on a l'air qui dit que c'est un changement de civilisation. On va voir à moyen et à long terme ce que ça va donner. À part ce côté tech ou recherche marketing, mais qu'est-ce qui t'excite aujourd'hui dans cette nouvelle aventure ? Au-delà de monter une nouvelle entreprise ?
- Speaker #0
Quand même !
- Speaker #1
Oui, mais ça, je ne veux pas dire que tu es habitué, mais tu es un peu entrepreneur quand même. Non, écoute,
- Speaker #0
il y a…
- Speaker #1
Est-ce que tu penses changer le monde avec ça ou pas ? Non,
- Speaker #0
je n'ai pas la prétention de changer le monde. changer le monde, peut-être de l'accompagner, d'accompagner le changement du monde. Écoute, fondamentalement, il y a trois choses, en fait, qui... Fondamentalement, je trouve que... Tu vas me parler de la conversation. C'est que, in fine, tu reviens à l'humain. Et je pense que dans toutes ces évolutions techniques, on peut se laisser impressionner, bluffer, parce que la machine... sort, fonctionne, et tu dis waouh, etc. Mais là, in fine, tu reviens aux fondamentaux de l'humain, à ses questionnements, aux réponses qu'il attend, et puis ça se fait effectivement dans un univers de mathématiques et de data, et moi, c'est les deux choses que j'aime. Tu vois, j'aime bien les gens, et j'adore les maths. Et donc, tu vois, c'est la conjonction des deux, donc ça, intellectuellement, je trouve ça fascinant. Et puis, monter une boîte, c'est une aventure humaine. J'ai un associé qui s'appelle Jean-Baptiste Sicard, qui vient de la data financière, qui est un entrepreneur qui a bien réussi. C'est génial de bosser avec lui. J'ai ces discussions pour ouvrir les US avec une ancienne collègue à la fois de Meta et de Google. C'est top de se retrouver. Il y a toute cette aventure-là. qui n'est pas tant sur la boîte en tant que telle, qui est sur l'aventure humaine que tu déploies, et je trouve ça top. Vous avez les fonds ou pas ?
- Speaker #1
On est en train.
- Speaker #0
T'es en train. Écoute, on a... Ça s'accélère après, j'imagine.
- Speaker #1
Ouais, écoute, en fait, on a fait le choix de bootstraper, comme on dit. Donc, en fait, on a complètement financé nous-mêmes tout le développement V1 de la plateforme. Si tu mets des mots, tu peux dire qu'on a fait le précis de nous-mêmes. On est en train de lever, essentiellement pour faire l'accélération commerciale et puis ces 2-3 sujets. On a déjà quelques investisseurs qui nous accompagnent et on espère terminer ça fin juin, début juillet. C'est rapide. Si dans tes auditeurs et tes auditrices, il y a des gens qui veulent investir.
- Speaker #0
Tout mon temps ?
- Speaker #1
Non, pas tout mon temps. Tu n'as pas besoin de mentoring,
- Speaker #0
tu as besoin de plus d'investissement. Oui,
- Speaker #1
si tu veux. Si tu veux, on cherche... Déjà, on ne lève pas, à ce stade, on ne lève pas des millions. On n'a pas besoin de lever des millions. On lève de l'ordre de 500 000 euros. On pense qu'en levant 500 000 euros, on va être capable de faire notre step 2, si tu veux. Et donc, on cherche des montants de 50 000 à 100 000 euros parce qu'on ne veut pas avoir à gérer, mais aussi pour la qualité. Ce n'est pas de la fainéantise de notre part, mais... On ne veut pas avoir à gérer 20 investisseurs. On préfère avoir une relation très en profondeur. Là, on a notamment une grande investisseuse de la Silicon Valley qui nous accompagne. Je ne donne pas son nom parce que je ne lui ai pas demandé. C'est pas public en même temps. Mais ça,
- Speaker #0
c'est un bon signe de confiance. Oui,
- Speaker #1
mais je ne lui ai pas demandé si elle était OK pour que je la cite. C'est génial. On a des échanges tous les jours sur WhatsApp.
- Speaker #0
Et ça peut vous faire améliorer le produit aussi quand même.
- Speaker #1
Parce que j'imagine que c'est des gens qui sont dans le milieu et qui vont grandir rapidement sur ce sujet que vous n'avez pas forcément vu. Mais tu vois, j'aime bien la profondeur de ce contact où on se parle quasiment tous les deux jours par WhatsApp, etc. Donc tu vois, je préfère avoir effectivement, nous préférons que moi, avoir quatre ou cinq investisseurs avec qui on va en profondeur, on monte un truc ensemble. Voilà, donc c'est un peu la démarche. Mais on est preneur de... Ouais, ouais. On est en plein dedans, donc...
- Speaker #0
On va mettre le lien de contact.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
On va réfléchir à qui peut... On avait... On a fait une émission avec quelqu'un qui a monté Scale.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Donc il y a beaucoup d'entrepreneurs aussi qui sont très entrepreneurial, investisseurs, avec Eric Larchevêque notamment. Mais donc, peut-être que c'est des sujets qui peuvent... On va faire des relations. Entre épisodes, c'est bien. Avant, dernière question, parce que ça va vite. Est-ce que t'as une... Un conseil pour un CMO aujourd'hui qui veut explorer quand même ce champ des possibles de l'IA conversationnelle, qu'est-ce qu'on peut lui conseiller aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je pense deux choses. Un, en parler avec son agence, parce que l'IA conversationnelle, ça reste dans un parcours plus large, donc il faut quand même une vision holistique de ce que tu fais. C'est le rôle des agences, des agences conseils. Les agences doivent avoir un point de vue là-dessus. Et sur l'aspect technique, je pense rentrer au moins au début, bien rentrer dans le détail de comment ça marche et de qui fait quoi pour avoir une source de qualité. Je pense qu'autour du même sujet, on peut te vendre un truc de très mauvaise qualité ou de qualité exceptionnelle qui a la même carrosserie. donc il faut rentrer donc c'est les deux conseils que je donnerais enfin réflexion holistique avec l'agence ou autre et puis dans l'exécution bien comprendre au moins au début pour pas faire de mauvais choix on peut faire des choix rapides ou des choix mal formulés oui oui oui enfin tu vois quand je vois enfin tu vois pas la prétention de dire qu'on fait mieux machin de ça mais quand je vois certaines offres aujourd'hui sur le marché oui je me dis bon enfin ok qu'est-ce que ça peut sortir comme résultat correct. Donc, il y a un vrai sujet d'avoir des partenaires techniques qui ont une véritable expertise.
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord avec toi. Super. Dernière question de notre échange. Est-ce que tu aurais une personne à me conseiller pour venir derrière le micro ?
- Speaker #1
Écoute, je pense qu'une personne intéressante à interviewer aujourd'hui, c'est probablement Emmanuel Maril. On s'est connus quand on travaillait tous les deux chez Meta. Il a dirigé Airbnb en Europe. Et là, il vient de prendre la direction d'OpenAI, de ChatGPT en Europe depuis… 15 jours, 3 semaines. Donc je pense que ça doit être une personne intéressante à interviewer. Un, pour avoir son rapport d'étonnement de quand t'arrives chez OpenAI, après être passé par Meta, Airbnb, qu'est-ce que ça donne. Et deux, pour avoir une compréhension des enjeux et des priorités d'OpenAI en France et en Europe de manière générale. Ils sont basés en France, ils ont un siège. Le siège France. Oui, oui. Parce que l'Europe est pilotée d'ici. Je pense que ça doit être, comme d'habitude, plutôt centré à Londres. Mais la présence en France est importante.
- Speaker #0
Bon, écoute, on est ravis. On attend ta mise en relation. Il y a des millions d'auditeurs qui t'écoutent.
- Speaker #1
Merci. A plus, Joie. Grâce à toi.
- Speaker #0
Et merci pour cet échange. J'ai tout compris à Bubly. Donc ça, c'est cool. Tant mieux,
- Speaker #1
c'était l'objectif.
- Speaker #0
Non, mais parce que tu vois, il y a beaucoup de produits, d'offres qui sortent sur ces sujets-là. Et ce n'est pas évident d'un coup. C'est-à-dire qu'on n'arrive pas à comprendre le sujet d'un coup, parce qu'il faut bien cartographier. Pour le coup, c'est vraiment une ébullition. Oui. Et ça, c'est intéressant parce que j'y vois maintenant une vraie couche et un vrai projet qui va vachement aider les marketeurs, les marques ou les agences aussi. Parce que je pense que pas mal d'agences se posent des questions pour leurs clients de visibilité et surtout de focus groupe géant. Donc, le listening est pas mal. Oui,
- Speaker #1
complètement. Écoute, effectivement, on n'a pas trop insisté là-dessus, mais moi, les agents, je les considère vraiment comme des partenaires indispensables.
- Speaker #0
tu vois c'est puis même eux tu veux dans les réflexions créatives pareil on sait qui est la cible il y a pas mal de planning strat il y a pas mal d'exécutions en fait mais ce sont des embryons d'études qui peuvent être pas fausses mais qui peuvent être qu'un échantillon alors qu'on peut avoir la vraie data aujourd'hui disponible analysée et donc on fait moins d'erreurs aussi c'est vachement efficace je pense que dans les je
- Speaker #1
pense que dans les insights qu'on peut donner à des agences strat bah ouais à des cabinets de conseils, tu vois, des McKinsey, des BCG et autres, je pense qu'on est capable de donner des insights de dingue. Mais merci de ce que tu dis, ça fait plaisir, je suis en plein dedans,
- Speaker #0
ça fait plaisir d'entendre ce feedback. Et on va suivre l'évolution, évidemment. Merci Emmanuel.
- Speaker #1
Merci Cyril.
- Speaker #0
Merci à toutes et à tous d'avoir écouté cet épisode, j'espère que l'émission vous a plu. inspiré ou diverti. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager avec vos proches, votre réseau, laisser un commentaire et mettre une note sur les plateformes d'écoute. Vous pouvez me contacter sur LinkedIn en tapant Cyril Atias ou m'envoyer un message sur podcast.marketinginfluence.fr A bientôt !