- Diane CANTAN
Bonjour et bienvenue, vous écoutez Markoeur, votre podcast 100% PME et marketing durable. Pourquoi ? Parce que le marketing durable, c'est le marqueur de la bonne santé de votre PME. Je m'appelle Diane Cantan et je vous propose de vous évader dans cet épisode avec un invité où nous évoquerons sa vision du marketing durable et sa vision de l'avenir des entreprises liées aux enjeux RSE. Pour tous ceux qui ont déjà écouté quelques-uns de mes épisodes, vous savez désormais que j'aborde différents sujets liés à la stratégie et au quotidien d'un DG et ou directeur, directrice, marketing, communication digitale avec le prisme du responsable et du durable. Aujourd'hui, nous évoquons le sujet des achats responsables, évidemment d'une manière plus globale pour l'entreprise, mais aussi en faisant un zoom sur les achats qu'une équipe marketing est amenée à réaliser. Comment bien choisir ses fournisseurs et prestataires ? Quels critères appliquer pour que les achats soient le plus responsables possible ? Et donc, pour répondre à ces questions, j'ai fait appel à quelqu'un qui connaît bien le sujet. Bonjour Marion.
- Marion KULCZYCKI
Bonjour Diane.
- Diane CANTAN
Je te laisse te présenter, en tout cas pour nos auditeurs, qu'ils apprennent un peu mieux à te connaître.
- Marion KULCZYCKI
Bonjour à tous. Merci de m'avoir proposé de participer à ce podcast. Eh bien, moi je suis entrepreneur. je suis à mon compte j'ai une société qui s'appelle MQR conseil et formation et j'accompagne des entreprises à mettre en place des processus sur les achats responsables à mettre en place leurs démarches à les aider à répondre aussi à des appels d'offres à définir des critères et j'ai une appétence particulière sur les droits humains dans les chaînes d'appro et j'essaie d'aborder ces sujets le plus possible à travers aussi la mise en place du devoir de vigilance et tout ça ça fait suite à une quinzaine d'années d'expérience avec un port-couple parcours plutôt corporate dans les achats, au sein de grands groupes internationaux, dans la banque ou dans le tourisme. Puis comme je suis quand même quelqu'un de très rêveur, très idéaliste, j'ai décidé de me repartir il y a maintenant 7-8 ans dans le domaine de la transition écologique et solidaire. Et justement, par rapport à Trotcast, le point déclencheur, ça a été un appel d'offres sur les goodies, où j'ai dû acheter des goodies et notamment du textile l'année du Rana Plaza. et où je me suis rendue compte en fait que potentiellement je pouvais peut-être aller à un moment donné acheter un t-shirt à moins d'un euro qui venait de cette usine et qui était une franchiseur de l'époque qui avait eu beaucoup de mal à me retrouver les certificats d'audit donc c'est un peu parti de ça
- Diane CANTAN
Mauvaise année là
- Marion KULCZYCKI
Et à partir de ça déjà que ça m'intéressait ces sujets j'ai voulu commencer à me spécialiser sur ces sujets d'achat responsable et ensuite après Merci. droits humains et environnementaux.
- Diane CANTAN
Et puis, on a plein de sujets en commun. Et en tout cas, je t'ai rencontrée grâce à Bela et à l'association Point de Mir, puisqu'on anime ensemble, ça nous est arrivé, à l'atelier du climat, des ateliers pour sensibiliser les jeunes générations sur l'univers du numérique responsable. Donc, c'est un peu notre point commun à toutes les deux. Même si moi, mon sujet, c'est plutôt le market, toi, c'est plutôt les achats. Mais on a aussi cette... Dimension, transition écologique, sensibilité auprès de la planète et des futurs que l'on a en commun. Alors, si on commence dans le dur sur notre sujet, quelle définition tu donnerais Ausha responsables ? C'est quoi réellement un achat qui est responsable ?
- Marion KULCZYCKI
Alors, il y a la norme ISO 2400 qui donne une définition officielle qui est... un achat dont les impacts environnementaux et sociaux sont le plus vertueux possible et qui limite les risques sur l'environnement. Cette norme dit aussi que les achats responsables sont partie intégrante de la RSO. Ça, c'est la définition officielle qui a été négociée. Il y a d'autres prismes que ça, parce que finalement, les achats responsables, pour moi, il y a plusieurs volets. Il y a le volet produit. Qu'est-ce qu'on achète ? Est-ce que j'ai vraiment besoin de ce produit ou pas ? Donc ça, c'est un achat responsable, déjà, de vraiment poser la question du juste besoin. C'est aussi ce que dit cette norme, mais c'est primordial. Et puis après, il y a tout le volet procédural. Est-ce qu'il y a des critères ? Comment j'achète, en fait, finalement ? Et après, il y a tout un volet lié à la relation auprès de qui j'achète et comment je nourris cette relation avec mes fournisseurs. Puisqu'un achat responsable, il est aussi dans la manière dont on va traiter ses fournisseurs. Donc, c'est une réponse un peu à multi-dimensions.
- Diane CANTAN
C'est en lien de toute façon avec tous les services dans l'entreprise, que ce soit l'axe juridique, en même temps financier, parce que c'est en lien avec les... Et puis là, tu abordes le comment je gère ou comment je traite mon fournisseur, mais c'est aussi dans un aspect DAF et comment je le paye. Et puis, il y a aussi cet accès market avec quel type de prestat je choisis et pour quel type de solution. Est-ce qu'elles sont réellement utiles ou pas ? C'est un peu ça. Alors, quels sont les enjeux, selon toi, d'achat responsable ?
- Marion KULCZYCKI
Il y a des enjeux évidemment de la transition écologique et sociale. Aujourd'hui, on peut tous les citer, les limites planétaires dépassées, la rareté des ressources, le fait qu'en plus en ce moment, on est dans un contexte d'inflation avec l'augmentation des prix, etc. Des enjeux qui sont aussi liés du coup aux mêmes enjeux que la fonction achat, puisque dans un monde où il y a moins de ressources et un monde où elles sont plus chères. pour ne pas que la fonction achat se retrouve à être une fonction qui s'entrique au skilling comme ça peut être pendant des années, et qui pressurise ses fournisseurs, les achats doivent se transformer en achats responsables pour pouvoir répondre aux enjeux du monde. Donc aujourd'hui, plus que juste la maîtrise des risques environnementaux et sociaux, qui bien sûr doivent être intégrés et qui sont des enjeux de la fonction, de réussir à se transformer en les intégrant. C'est aussi comment ces achats participent à créer de la valeur, de manière à avoir un impact positif, aussi bien sur l'environnement qu'en réduisant des matières ou en faisant autrement, en allant sourcer différemment. Et aussi, comment faire en sorte d'avoir un prix juste, et de permettre à des fournisseurs de vivre correctement, sans non plus, bien évidemment. Il y a toujours ce truc chez les acheteurs de vouloir négocier au maximum. En tout cas, pas au maximum, mais il y a souvent des objectifs de performance financière. Et donc, en conciliant des objectifs avec vraiment quelque chose de juste pour le fournisseur en place. Donc ça, c'est vraiment un enjeu. Et puis, il y a un autre enjeu, c'est en RSE. On parle beaucoup d'intégrer les parties prenantes. Et en fait, il y a un vrai enjeu de confiance et de collaboration avec ces fournisseurs. Puisque l'acheteur, en fait, tout seul, il ne fait rien, il est vraiment en lien avec ses fournisseurs. Il y a un vrai enjeu humain, en fait, à cette fonction pour la sortir d'une logique. On va parler après de critères, de procédures, etc. Mais ça ne doit pas être que ça, ça doit aussi aller plus loin.
- Diane CANTAN
Ce qui va dans la pérennité, ensuite, de la relation, d'une part, et puis la pérennité des entreprises qui, potentiellement, sont plus petites que l'entreprise qui achète. c'est de pouvoir... aider l'ensemble de la chaîne le plus sereinement possible.
- Marion KULCZYCKI
Oui, tout à fait, dans le respect des délais de paiement, en sorte que le fournisseur, lui, soit payé dans les temps et puisse rémunérer aussi ses collaborateurs. D'ailleurs, il y a la charte des achats responsables à la base qui a été créée par la médiation des entreprises. qui a, pendant la crise de 2008, pour inciter les grands groupes à faire en sorte de d'abord travailler sur la relation fournisseur et les délais de paiement face aux défaillances des PME, etc. Donc en France, c'est vraiment rentré par ce volet-là à la base.
- Diane CANTAN
Selon toi, quelles sont les orientations qu'un DG d'une TPE au PME devrait prendre en compte pour aller dans ce sens des achats plus responsables ?
- Marion KULCZYCKI
Déjà, c'est un peu comme tout. Je pense qu'il doit identifier ses enjeux. Qu'est-ce qu'il achète ? Auprès de qui ? Bien identifier son écosystème.
- Diane CANTAN
Donc c'est lister tous ses fournisseurs, ça commence un peu comme ça ?
- Marion KULCZYCKI
Ça commence par savoir qui sont ses fournisseurs, où est-ce qu'ils sont situés, quels sont les enjeux environnementaux et sociaux qui peuvent s'y attacher. Voir aussi par rapport à lui, sa stratégie, sa raison d'être, les propres valeurs, ce qu'il défend finalement de se dire est-ce que quand je fais un achat, je suis congruent avec ma stratégie RSE ou ma raison d'être ? Est-ce que finalement cet achat peut avoir un impact négatif sur mon écosystème et une partie prenante tierce ? et est-ce qu'il intègre bien des critères positifs, en tout cas des critères environnementaux et sociaux ? Et est-ce que quand il y a une décision qui est prise vis-à-vis d'un fournisseur ou d'un autre, est-ce que ça sert bien à une vision du monde qu'il voudrait pour ses enfants, par exemple, d'avoir cette vision-là ? et d'avoir une vision aussi de ce qu'il applique à ses fournisseurs, ce qu'il a envie que lui on lui applique en tant que fournisseur. Donc on parlait des délais de paiement, de la manière dont il va interagir avec ses fournisseurs, est-ce qu'il aimerait être traité de la même façon, ou mieux.
- Diane CANTAN
Ou comment optimiser les choses.
- Marion KULCZYCKI
Ça dépend aussi de ce qu'on veut dire par eux. mais comment améliorer et faire en sorte d'être dans une vision positive et de partenaire, et pas juste de se servir d'eux, comme ça peut être le cas dans une vision assez old school de la fonction.
- Diane CANTAN
De la pressurisation, comme tu as dit tout à l'heure, sur le côté achat, avec peu de considération, on pense notamment au circuit de la grande distrib.
- Marion KULCZYCKI
Oui, c'est un peu vieux, ça fait quand même centaines d'années. En tout cas, honnêtement, je ne l'ai pas vraiment vécu dans les organisations avec lesquelles je suis passée, heureusement. Mais il y avait encore des fois des petites logiques bad cop, good cop. Et ça, vraiment, l'idée, c'est de sortir de ça pour aller vraiment vers une notion où on travaille en partenariat et on se discute entre clients et fournisseurs.
- Diane CANTAN
Et alors, justement, quand on pense aux différents rapports qualité-coût-délai, Quels sont les éléments à ne surtout pas négliger ? Ou alors tes critères que tu intègres dans un appel d'offres de fournisseurs ? Si je fais un zoom peut-être un peu plus market com et non pas juste fournisseur d'énergie, de savoir si c'est de l'énergie verte ou des fournisseurs de LED ou de flotte automobile. Là, si je fais un zoom market com, quels seraient les critères à respecter ?
- Marion KULCZYCKI
Il y en a plusieurs. Ça dépend de quel type de prestation on parle. J'ai acheté pas mal de prestations au niveau d'agences de communication ou d'agences digitales. L'idée, ça va être de mettre des critères sur le nombre de collaborateurs qui ont été formés à l'éco-conception, à l'accessibilité, mettre des critères obligatoires si on développe un site web sur l'accessibilité numérique de ce site, voir est-ce qu'il est de mettre des critères sur l'hébergement, d'avoir des hébergements plutôt divers. On peut mettre aussi des critères sur tout ce qui est lié, si on va travailler par exemple dans l'événementiel, à tout ce qui est normes. Est-ce que, pour l'événementiel, ça suit la norme 20121 ? Est-ce que, si on va acheter des campagnes avec de l'impression, est-ce que les papiers sont bien issus de sources renouvelables, etc. Et puis il y a aussi... un sujet lié au greenwashing des campagnes et à la responsabilité de la campagne quand on achète de la com, de se dire, est-ce que ma campagne, elle sert une vision du monde qui va, entre guillemets, dans le bon sens, donc je mets des guillemets. Donc, quand on fait un choix, je pensais, je ne sais pas si c'est peut-être un peu, on peut peut-être en sujet, mais je passais dans le métro la dernière fois et je voyais une publicité pour... plateforme de livraison, qui d'ailleurs s'est fait épingler pour une pratique de droits humains, avec la violation des droits humains des populations notamment immigrées, qui proposait de commander et de fidéliser ses clients en commandant encore plus de burgers. Et à côté de ça, la pub d'à côté, c'était une plateforme en ligne et le message, c'était l'important, c'est de gagner. Est-ce que ces messages-là, ça sert de la transmission ? Est-ce qu'on peut essayer de... Si on doit utiliser et qu'on décide d'utiliser ces produits, est-ce qu'on peut essayer de proposer une autre vision ? C'est aussi s'assurer que les créatifs aient bien été formés à ces enjeux de transition, mais aussi de biais sur les genres, d'alimentation, tous les sous-sujets. Je pense qu'il y a un vrai sujet sur la formation des équipes dans les agences, sur les procédés. ensuite de la conception d'un événement. Est-ce qu'il y a bien de l'éco-conception qui est faite ? Et puis après, si on doit acheter des goodies, s'assurer de la traçabilité, s'assurer qu'il y ait bien eu des audits sociaux, etc. Donc ça, c'est sur le fond. Et puis après, sur la forme, il y a d'autres, ce n'est pas tant des critères, mais c'est plus une manière de faire où il y a des associations qui ont inventé des chartes pour bien lancer un appel d'offres. et faire en sorte de réduire son impact négatif à l'avis de l'écosystème même des agences. l'union des annonceurs et la ACC je ne sais pas si tu as su connaître la définition de l'acronyme de la définition de l'acronyme ça remonte un peu maintenant à une initiative qui s'appelle la belle compétition et qui incitait en fait je pense qu'elle est encore valable qui incite les marques et les annonceurs à faire en sorte de lancer des compétitions justes vis-à-vis de l'écosystème des agences qui sont beaucoup de petites de PME, qui travaillent aussi avec énormément de freelance, etc. Donc, de, par exemple, laisser des délais suffisants dans les agences, être transparent sur les budgets ou les fourchettes budgétaires, pour pas que l'agence, elle, bosse pour rien, en fait, parce qu'elle est à côté de la plaque en termes budgétaires. de faire en sorte de rémunérer les agences quand il y a des créas qui sont proposées, ou d'autoriser la réutilisation dans le secteur d'une créa proposée qui n'a pas été retenue pour un appel d'offres, ce genre de choses. Et ça, c'est aussi un mindset à avoir côté annonceur qui va plus loin que la mise en place de critères.
- Diane CANTAN
Les annonceurs ne sont pas encore tous informés de ces démarches-là, ou en tout cas, ils attendent... des critères ou différents retours de propositions dans les soutenances avec plein de créas, etc. Je l'ai encore vu il n'y a pas longtemps, alors qu'il y a vraiment du taf, du temps qui derrière sera parémunéré. Donc effectivement, c'est un peu en train de changer encore dans cette démarche-là d'agence et d'annonceur. Donc c'est plutôt quand même. Là, dans l'exemple que tu as cité sur la pub, c'est un vrai questionnement que tu... lance avec du bout de la porte auprès de la RATP, de la régie publicitaire de la RATP en disant comment est-ce que vous choisissez vos pubs qui sont affichées dans le métro ou en tout cas comment elles sont affichées aujourd'hui et je suis sûre que demain ou dans 5 ans ou dans 10 ans on dira comment est-ce qu'on a pu encore mettre des pubs comme ça en 2020 ou en 2023 alors que ça va un peu à l'encontre Je pense qu'ils ont des engagements dans ce sens donc ça a dit Passé à la trappe. C'est passé à côté. Bref, on ne citera pas les marques, les annonceurs qui étaient dedans, mais c'est un message pour la RATP. Aussi bien pour s'il y a une personne qui est dédiée Ausha ou alors sinon, si on est dans une plus petite structure, c'est le responsable ou le directeur market qui va gérer ces critères-là. Et ensuite, quels sont les KPI, les indicateurs à suivre ?
- Marion KULCZYCKI
Déjà, il faut que ces critères soient importants. C'est-à-dire qu'en gros, Merci. Dans les grands groupes, en général, on met des poids. Et donc, en général, on aime bien dire qu'il ne faut pas que la RSE ou les critères RSE soient en dessous de 20% ou 10%. Donc, que ce soit significatif dans le choix, que ça puisse vraiment peser. Ce n'est pas juste là pour faire du joli et que ce soit juste une procédure. Ça ne sert à rien.
- Diane CANTAN
Et ça, tu sens que ce virement ou ce poids au niveau de la RSE a été pris en compte il y a combien de temps ? Et est-ce que tu penses que ça va encore augmenter ? sur les années à venir ?
- Marion KULCZYCKI
Moi, j'ai vu l'évolution dans ma carrière d'acheteuse parce qu'au tout début, il y a une quinzaine d'années, il n'y en avait soit pas, soit c'était moins de 2-3%. On a commencé un peu léger. Et je suis allée jusque 20% dans les appels d'offres. Il y a même des fois où ça a été d'abord le critère RSE, notamment sur le papier qui avait pesé en premier lieu, où on avait justement fait les audits RSE avant de faire les enchères. Bref, c'était vraiment la logique inversée. Donc je pense que ça bouge. En plus de ça, maintenant, avec la loi AGEC et la loi Climat et Résilience, les collectivités locales vont devoir s'y mettre. Donc les achats publics bougent énormément. Il y a des clauses environnementales qui sont obligatoires maintenant dans les appels d'offres. Donc oui, on va dans le bon sens. Après, c'est sûr que par rapport à ce que je disais tout à l'heure, on est aussi dans une... On a un mouvement où il y a une augmentation des prix. Donc jusqu'où ça peut aller,
- Diane CANTAN
là je n'ai pas encore cette vision.
- Marion KULCZYCKI
En fait, il y a des indicateurs de mesure de mise en place de la démarche. Donc on peut se dire, au niveau d'une équipe, est-ce que mes acheteurs sont bien formés Ausha responsables ou ont été améliorement sensibilisés ? Donc ça, ça peut être un type d'indicateur. Et puis après, il y a surtout des indicateurs au-delà des indicateurs de mesure d'avancement et d'éloquement. C'est plus aller regarder combien j'ai de fournisseurs qui font partie du secteur de l'économie sociale et solidaire. Est-ce que j'ai des fournisseurs qui sont des entreprises à but d'emploi ? Est-ce que j'ai du secteur adapté ? au sein de mes fournisseurs. Pareil, quand on va acheter des produits spécifiques, est-ce qu'ils sont bien labellisés ? Regarder le nombre de produits sur un catalogue de goodies, par exemple, même s'il ne faudrait pas en acheter. Ça, c'est ma vision. Au pire des cas, regarder si c'est labellisé ou à l'unima produit localement. Voir et puis essayer de regarder aussi les volumes confiés au secteur de l'ESS. Ça peut être aussi sur le numérique, il y a d'autres critères aussi sur le pourcentage de matière recyclée intégrée dans un produit ou autre. Il y a une pléthore en fonction des catégories de critères qu'on peut suivre.
- Diane CANTAN
Et là, c'est le travail en binôme avec l'équipe Market sur l'analyse du cycle de vie du produit, du coup le cercle vertueux. du produit en disant quelles sont les matières premières, d'où ça vient, quels sont les composants de mon produit, ou si je suis sur un service, de quoi j'ai besoin pour réaliser ce service, et de se dire comment on peut le re-challenger, l'optimiser, changer, recycler, utiliser des matières un peu différentes, et donc faire en sorte que l'équipe achat retravaille aussi cette... cette dimension-là et se re-challenge sur ce qui peut l'être pour être dans une boucle plus vertueuse.
- Marion KULCZYCKI
Oui, en fait, c'est vrai que je ne l'ai pas dit, mais un achat responsable doit prendre en compte l'intégralité des états du cycle de vie. En fait, c'est tellement…
- Diane CANTAN
Évident, mais c'est bien de le redire quand même.
- Marion KULCZYCKI
Donc, effectivement, sur l'amont, vraiment l'amont, c'est important de regarder est-ce qu'on a une traçabilité sur les produits. du coup, c'est à remonter au niveau de la chaîne. Est-ce qu'il y a une démarche sur les droits de l'homme qui a été en place ? Est-ce qu'il y a une cartographie des risques ? Sur le sujet matière, d'où viennent les matières ? Donc ça, c'est... Voilà, c'est lié à ce sujet-là. Et puis, là, on peut regarder s'il y a bien des certifications. Et après, sur chaque étape, on peut travailler sur la matérialité, finalement, de l'étape du cycle de vie. en matière évitée. Alors là, en ce moment, la grande tendance, c'est de calculer le scope 3 en termes de CO2. C'est intéressant. Ça permet de rentrer dans les engagements des grands groupes sur la décarbonation d'un portefeuille d'achat. Pour les petites entreprises, c'est un peu plus compliqué parce que ça coûte cher de se former à calculer son liant carbone ou son empreinte carbone. que... Donc, c'est aussi regarder, finalement, comment on peut travailler sur des matières qui soient plus simples, des monomatières, des produits qui soient réparables. On peut aussi, au-delà de mettre en place des critères, intégrer dans des cahiers des charges, s'assurer, en fait, que son produit va pouvoir durer dans le temps. Alors, c'est moins le cas, là, quand je parle de ça, j'ai en tête le numérique. Parce que comme tu l'as dit, on s'est rencontré à la maison d'informatique responsable et on traite beaucoup de numérique. Et donc, comment allonger la durée de vie d'un équipement informatique ? En marketing, on est plus dans de l'instantanéité, c'est plus difficile d'aller travailler sur ces sujets. Mais l'idée, effectivement, c'est bien d'avoir en tête la durée de vie et de faire en sorte d'allonger la durée de vie de ce qu'on achète.
- Diane CANTAN
Après, on peut imaginer tout à fait d'augmenter la durée de vie d'un produit qui ne soit pas numérique. Mais je pense, tu achètes une bougie, elle est dans un emballage qui dure, un petit pot, et qui fait en sorte qu'ensuite, ton pot, tu remets un peu de la terre, tu refais replanter, ça te sert de pot à crayon. On peut très bien imaginer et repenser complètement son offre par rapport à ça pour qu'elle soit durable.
- Marion KULCZYCKI
On peut aussi ne pas avoir de pot.
- Diane CANTAN
Oui, bien sûr.
- Marion KULCZYCKI
Et donc, en fait, ça aussi, on avait la discussion sur les goodies. Sur l'emballage ou sur l'emballage. Oui, il y a aussi ces notions-là. Et c'est de se dire, dans la notion du juste besoin, de dire en fait à quoi ça va me servir. Et sur les achats responsables, il y a vraiment cette notion-là. Et en fait, des fois, le meilleur achat, c'est le Ausha. Et c'est un peu bateau de dire ça, mais... Mais en tant qu'acheteur et ancienne acheteuse qui était des fois objectivée sur mon périmètre d'achat et le nombre d'achats que j'allais faire, il y a aussi un vrai enjeu, il n'est pas dit tout à l'heure, mais... à faire en sorte de ne pas faire attention à moins acheter, de manière à préserver les ressources, et pas acheter n'importe quoi.
- Diane CANTAN
À ne pas surconsommer.
- Marion KULCZYCKI
Et ne pas surconsommer.
- Diane CANTAN
Donc, quand on est conso en B2C, on essaye de consommer moins, mais mieux. Et quand on fait des achats, finalement, c'est aussi la même chose. On essaye d'acheter moins, mais mieux.
- Marion KULCZYCKI
Exactement.
- Diane CANTAN
C'est un peu ça aussi. Tu l'as évoqué tout à l'heure et j'aimerais qu'on revienne dessus, sur cette notion de droit humain. Finalement, c'est aussi un nouvel axe pour toi qui est assez fort et auquel tu tiens beaucoup, sur cette notion de comment on arrive à intégrer ces droits humains dans les achats.
- Marion KULCZYCKI
Déjà, les droits humains, qu'est-ce que c'est quand on parle de droits humains dans la chaîne d'appro ? Merci. Faire en sorte que les populations qui fabriquent soient dans des bonnes conditions de travail décentes, aussi bien au niveau des matériaux qu'elles manipulent que de leur salaire. Est-ce qu'elles sont dans des conditions de travail décentes ? Est-ce qu'elles sont dans un système qui est proche de l'esclavage moderne ou pas, ou des conditions de travail forcées ? Il y a tout le sujet lié aux populations qui voyagent d'un pays à un autre pour aller travailler. Quand on fait des achats responsables, on doit s'assurer que les personnes qui ont travaillé, les travailleurs de la chaîne, soient bien rémunérés et travaillent dans des conditions de travail décentes. Pour moi, il y a plusieurs volets. Il y a le volet d'abord plutôt pour les grands groupes, mais ça va aller après avec les différentes lois. Il y a différents lois, différents standards qui s'appliquent aujourd'hui aux multinationales, qui visent à obliger les entreprises à mettre en place ce qu'on appelle le devoir de vigilance, à cartographier leurs risques, regarder quand il y a un achat, où est-ce qu'on achète, dans quel pays, est-ce que c'est des pays... qui sont un risque ou pas, que ce sont des pays sur lesquels il y a beaucoup de main-d'œuvre, est-ce que ce sont des femmes, est-ce qu'il y a une forte intensité manuelle, ou est-ce que ce sont des machines ? Enfin voilà, on regarde tout ça. Donc ça c'est important en tant qu'acheteur déjà de bien comprendre quand on achète comment le produit est fabriqué et quel est le niveau de sous-traitance. C'est le premier volet et donc pour ça, on fait le beau faire avec cartographie, l'éryx, etc. Après il y a tout un volet procédural avec des procédures, des audits, aller vérifier concrètement, faire des audits sociaux, vérifier les niveaux de santé et sécurité au sein des entreprises chez qui on achète les fournisseurs, récupérer les certificats. Donc tout ça, c'est obligatoire pour mettre en place un plan de vigilance pour les grands groupes qui intègrent ces différentes logiques, un peu le procédural. et de mettre en place aussi, c'est aussi important. pour ces grands groupes, de mettre en place des mécanismes d'alerte pour que les travailleurs de la chaîne puissent alerter s'il y a des exactions, des violations des droits humains dans l'usine. Et après, quand on est acheteur, soit on est dans un grand groupe et là, il y a toutes ces procédures qui existent. Si on est dans une PME et que c'est bon goût de communiquer, ça va être de demander à ces fournisseurs est-ce qu'ils ont mis en place... Est-ce qu'ils ont mis en place des audits sociaux ? Est-ce qu'ils ont mis en place un mécanisme d'alerte ou des mécanismes de dialogue avec les travailleurs de la chaîne ? Comment sont rémunérés et comment sont recrutés les travailleurs ? Est-ce qu'il y a des programmes ? Et après, sur certains sujets, est-ce qu'il y a des programmes avec des ONG ou est-ce que l'entreprise participe à des initiatives sectorielles ? Il y a pas mal d'entreprises qui travaillent sur des programmes moving wage, sur le travail décent. Un exemple que j'aime bien citer, c'est Fairphone. C'est un des scrapers qui en parlait justement dans une conférence auxquelles j'avais participé avec Myr. Ce qui expliquait comment ils avaient mis en place, avec des ONG locales, sur la chaîne de fabrication des Fairphone, un questionnaire vis-à-vis des... des huiles rivières. Et comment finalement, elles s'étaient rendues compte qu'en augmentant un tout petit peu le salaire et en se partageant une enveloppe avec un système de tontines, en gros, elles expliquaient comment elles avaient mis en place un système de salaire d'essence sur la chaîne de fabrication du smartphone. Et donc ça, ça va être une logique assez intéressante d'aller travailler en direct sur le terrain avec des ONG pour faire en sorte que les... Les travailleurs puissent en fait... avoir un salaire décent, ou après, ça peut être aussi s'assurer que les biens, si on est sur les goodies, le marketing, s'assurer qu'il y ait bien des audits sociaux, que les biens ont une protection individuelle, que les normes, comme la norme ISO 45001, 45001, soient bien mis en place, etc.
- Diane CANTAN
Alors là, dans les exemples que tu as cités, avec les problématiques de droit humain, il y a beaucoup à l'international. Est-ce qu'il y a un intérêt de choix stratégique ? Tu l'as un peu abordé tout à l'heure sur le critère de la localisation, mais finalement, est-ce qu'on devrait être qu'avec des fournisseurs et fabricants franco-français ? C'est quoi la limite au final ?
- Marion KULCZYCKI
La limite, je pense qu'on la connaît tous, c'est un problème d'industrie. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a beaucoup délocalisé, donc il y a des compétences qu'on n'a plus. Et il y a un sujet aussi de coût qui, malheureusement, n'est pas encore assez pris en compte dans les appels d'offres et dans même notre rapport à la consommation.
- Diane CANTAN
On n'est pas encore prêt à payer le triple pour un produit si jamais il pouvait être fabriqué en France.
- Marion KULCZYCKI
Pour moi, ce n'est pas un sujet de « est-ce que c'est fabriqué en France ou c'est fabriqué à l'étranger ? » Il y a des industries, on parlait des responsables. Aujourd'hui, ça va être compliqué d'assurer une transition. On a besoin de transition. Donc, en fait, aujourd'hui, comment on achèterait son staff, ses millions de transactions, et comment on fait que des mineurs, des creuseurs artisanaux récupèrent une partie de la valeur ajoutée qui est créée sur ce site-là. Je pense que c'est plus une notion de comment on fait pour que ce soit juste vis-à-vis des populations et ça leur serve. que ce soit fait en France ou à l'international. Moi, à la base, j'ai un diplôme. C'était BTS Commerce International. Je fais partie de cette génération qui a cru à la mondialisation.
- Diane CANTAN
Encore un autre point commun.
- Marion KULCZYCKI
Et donc, en fait, j'aime voyager, j'aime être au contact de culture. Qu'on importe une partie de ce qu'on achète, ça ne me choque pas. Après, c'est... ne pas retomber dans un système où on va aller exploiter ces populations, et qui est un partage de la valeur. Et donc, pour moi, c'est ce sujet-là. Et après, il y a le sujet des normes. C'est que quand on achète, on parlait des t-shirts ou des louises, etc., quand on achète quelque chose qui est fabriqué à l'autre bout du monde, si on a l'envie de le faire, ou effectivement les travailleurs sont mal payés, il n'y a pas de santé-sécurité, je n'ai pas envie d'aller participer à ça. Par contre, je pense qu'effectivement, quand on réintègre des coûts environnementaux, des coûts sociaux, et si on revient à ça, si on prend en compte l'ensemble du cycle de vie et qu'on regarde vraiment les coûts cachés, un peu à ce qu'appelait ce type de patron sur le lait ou ce qu'ont fait des marques comme 1083 sur le textile, on essaie de relocaliser. Si on travaille comme ça... Là, à ce moment-là, ça me semblait pertinent d'acheter en France parce qu'on va être sur un prix correct. Mais la notion du Made in France versus des localisations… Le débat n'est pas là. Oui, j'ai du mal à… Oui,
- Diane CANTAN
mais pas de souci, ça me va bien aussi. Puis cette notion de prix juste, c'est aussi du market. Il n'y a pas que les goodies dans le market. La notion du prix fait partie des éléments du marketing meet. On a pris juste à intégrer tout cet ensemble. Ça fait partie aussi d'une stratégie market en amont qui est importante. Et ça, j'en parle d'amont. Deuxième épisode sur le marketing meet, justement avec les quatre P et les autres. Ok. Est-ce que tu as d'autres points que tu aurais voulu évoquer sur ce vaste sujet des achats et des droits humains ? Ou est-ce qu'on passe à ma partie avec les questions classiques que je pose à mes invités en fin de session ?
- Marion KULCZYCKI
Allez, on peut passer à la suite. Allez,
- Diane CANTAN
passons à la suite. Alors, tu sais que mon podcast et mes auditeurs commencent à le savoir aussi. Elle se nomme Markoeur, M-A-R-K du marketing, ou le R-O-E-U-R du cœur, qui aborde le marketing durable, marqueur de la bonne santé des entreprises. Parce que quand on fait du marketing avec le cœur, on embarque tout le monde de façon plus durable. Ça t'inspire quoi ?
- Marion KULCZYCKI
Moi, j'ai appelé ma société MP. Dans l'idée aussi de prendre soin. Et donc, je pense qu'effectivement, dans toute démarche de transition, il y a une démarche aussi un peu personnelle. Et donc je trouve que c'est assez inspirant de se dire qu'on peut à la fois avoir des convictions, donc prendre soin ou travailler avec cœur, etc. et les mettre au profit de l'entreprise. Et la semaine dernière, j'étais au mouvement Impact France, il y avait une conférence de Dominique Pellaire qui a fondé une chaire UNESCO à Grenoble École de Management. une chaire sur l'économie de la paix et justement lui il posait la question de est-ce qu'on peut créer de la valeur sans créer de violence et il prônait en fait le fait d'essayer d'être au coeur à coeur dans les décisions qu'on prend au niveau de l'entreprise pour justement avoir des décisions qui permettent d'être alignées avec soi-même et ce qu'on voudrait de bon pour le monde et ça rejoint un peu ce que Euh... qu'on disait tout à l'heure sur la raison d'être et puis comment prendre des décisions, c'est que finalement, si on prend des décisions un peu moins avec sa tête et peut-être plus avec son cœur, même si on reste dans une logique d'entreprise et qu'on écoute ces petites voix-là, ça permet aussi, à un moment donné, de savoir ce qui est bon ou pas sans tomber dans un monde de désignance. Mais voilà, je trouve ça. Inspirant.
- Diane CANTAN
Merci pour cette inspiration. C'est un peu le but de ce podcast, de pouvoir inspirer, sensibiliser et penser différemment, apporter cette petite touche humaine, écologique, sociale, environnementale. Est-ce que tu as un éco-geste que tu aimerais partager et que tu conseillerais aux auditeurs ?
- Marion KULCZYCKI
Oui, alors je me marre parce qu'en fait, j'ai dit que c'était pas un monde de bisounours et mon éco-geste. C'est un peu... Donc je pensais, en cher et spontané, on parle beaucoup de l'acronyme bisou. Pour ceux qui connaissent pas. Oui, c'est assez connu. Donc c'est un acronyme qu'on utilise beaucoup. Donc c'est pas se faire des bisous. C'est chaque lettre en fait représente un... Un réflexe à avoir dans son rapport à la consommation, pour éviter de consommer et de tomber dans les achats compulsifs ou les besoins artificiels, c'est valable à titre perso, mais on peut l'adapter au niveau pro aussi. Donc j'aime bien des fois le citer en cours ou en formation. Donc le B, c'est pour besoin. Donc je vais dire quel est, est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Quel est mon juste besoin ? Le I, c'est est-ce que c'est quelque chose dont j'ai besoin immédiatement ou pas ? Est-ce que je peux différer mon achat ? permet de laisser un temps, des fois, de dire « bah, peut-être pas, et de voir les choses autrement, ou d'emprunter, de voir si on peut faire différemment. Semblable, pour le S, est-ce que, donc là, ça rejoint la notion de fonctionnalité, est-ce que j'ai vraiment besoin de cet objet ou de cette prestation, et s'il n'y a pas quelque chose qui permet de le faire ? Voilà, dans les numériques responsables, typiquement, c'est le téléphone, supprimer les téléphones pour être en soft-phony, par exemple, ça peut être des choses incraves. On a beaucoup parlé de traçabilité. Je n'avais pas forcément oublié le mot, mais le O, c'est pour origine. D'où vient mon produit ? Où est-ce qu'il a été fabriqué ? Est-ce que je suis dans un pays qui respecte les droits humains ou les viols typiquement ? Est-ce que ça, c'est d'où ça vient ? D'où ça provient ? Et puis, le U, c'est pour l'utilité. Je pense qu'on l'a un peu évoqué aussi. Est-ce que finalement, ce produit va être utile, va m'être utile à moi et à la société ? Est-ce que c'est du primordial de savoir ces petits réflexes-là ? Pour ceux qui n'arrivent pas à avoir ces petits réflexes-là, c'est un peu comme le réflexe Yuka, mais version sans appli.
- Diane CANTAN
Merci pour cet éco-geste et cet acronyme. Bisous. Est-ce que tu penses à un invité que tu aimerais que je convie ? à un prochain épisode de Marqueur.
- Marion KULCZYCKI
Oui, j'ai pensé à un ami que j'ai rencontré au Schumacher Collège, qui est d'ailleurs un super lieu, vous allez le voir, sur la transition écologique qui est situé à Totnes, dans la ville en transition, au Royaume-Uni, qui s'appelle Maxime Barluet de Beauchesne. Et lui travaille beaucoup sur, justement, questionner toute sa raison d'être, questionner ses valeurs, comment je peux mettre mes valeurs au profit de l'entreprise tout en me respectant, respectant ce qui vient de mon cœur, on est dans ma cœur, et respecter mon rythme. Et j'aime beaucoup son travail.
- Diane CANTAN
C'est une bonne idée.
- Marion KULCZYCKI
Ça peut être une bonne idée.
- Diane CANTAN
Bon, super. En tout cas, merci beaucoup, Marion. Je pense que là, on y voit un peu plus clair sur les achats responsables et quelles sont les bonnes pratiques à adopter, les critères, les indicateurs à suivre, éviter, former. Tu as pas mal parlé de formation, de sensibilisation de l'ensemble des équipes et d'être alerté sur tous ces points-là. Évidemment, l'axe droit humain, ce n'est pas que ce que l'on voit et le contact que l'on a avec l'interlocuteur en direct, mais c'est aussi de savoir tout ce qui se passe derrière, tout ce qui est caché ou ce qui se passe dans d'autres pays. Donc, c'est d'être vigilant sur toute cette partie-là.
- Marion KULCZYCKI
Il y a deux choses que je veux vraiment réinsister, dans lesquelles je pense que je n'ai pas forcément super insisté. C'est le fait que c'est vraiment important, là on est vraiment au contexte de PME, mais Vraiment important que ce soit aligné avec toute la stratégie de la boîte, de manière à ce que ce ne soit pas des achats responsables à côté, mais que ce soit intégré, que ce soit vraiment porté par le patron et que les objectifs des acheteurs soient les mêmes que les objectifs de transition et des prescripteurs internes. Et vraiment, je voudrais réinsister sur l'aspect collaboration avec son prescripteur interne, avec qui a les budgets et qui au final va décider. Je ne sais pas, c'est par les deux. parce que c'est quand même eux qui mènent aussi la barre c'est un travail d'équipe et vraiment le gros travail de confiance de dialogue avec ses fournisseurs qui permet de faire bouger des lignes c'est parfait sur
- Diane CANTAN
cette prise de parole et en tout cas sur cette valorisation des achats en binôme avec le market des déciseurs ou les décisionnaires ou ceux qui ont les budgets merci infiniment Marion merci Diane,
- Marion KULCZYCKI
merci beaucoup pour ton accueil. A bientôt. A bientôt, au revoir.
- Diane CANTAN
Merci d'avoir écouté ce podcast, Markoeur. J'espère que les propos de mon invité vous ont inspiré. Si vous avez apprécié ces échanges, n'hésitez pas à vous abonner à Markoeur et à liker l'épisode. A très vite.