- Diane Cantan
Bonjour et bienvenue sur Markoeur, votre podcast 100% marketing durable, car je suis convaincue que le marketing durable, c'est le marqueur de la bonne santé des entreprises. Le marketing, c'est le cœur de l'entreprise avec la proposition de valeur, les produits ou services. Et gérer des projets marketing avec le cœur nous emmène plus loin dans la formulation d'une offre qui fait sens aussi bien pour vos clients que pour vos collaborateurs. Je m'appelle Diane Cantan et après plus de 20 ans en marketing et communication digitale, j'ai décidé de partager ces convictions en réalisant des épisodes en solo ou avec des invités où j'aborde les différents sujets de marketing durable, communication responsable, numérique responsable et plus largement des enjeux liés à la RSE. Quand on souhaite embarquer ses équipes sur un nouveau projet et qu'il soit une réussite, On parle forcément de conduit de changement, de stratégie des alliés. Et tout est lié à la gestion des relations humaines, comment communiquer ensemble, faire passer les bons messages, faire en sorte qu'ils soient écoutés, entendus et surtout mis en pratique. On se rend souvent compte qu'il y a des peurs, qu'il y a des inquiétudes de certains collaborateurs à changer d'attitude, à changer de comportement. Or, il y a urgence. Urgence d'adapter son job de marketeur, de communicant. et de toutes les fonctions de l'entreprise, l'adapter en l'intégrant les impacts liés aux ressources planétaires, à l'impact carbone, aux indicateurs qu'il faudra suivre à l'analyse du cycle de vie du produit ou plus largement à tous les process de l'entreprise. Bref, pour embarquer les collaborateurs, il faut aussi lutter contre les éventuels freins de chacun ou lutter contre des sabotages internes. Alors, pour nous en parler, j'ai évidemment choisi l'expert. Mon invité, Christophe Médici, psychosociologue, formateur conférencier, animateur radio de l'émission Pour vivre heureux, vivons, coachés et auteur de nombreux livres dont celui intitulé Libérez votre cerveau de son saboteur. Bonjour Christophe.
- Christophe Medici
Bonjour Diane et bonjour à tous les auditeurs de ton formidable, de votre formidable podcast.
- Diane Cantan
Merci. Alors on est dans un contexte un peu particulier. Et on est dans un... hall d'hôtel, dans un bar d'hôtel. Donc, c'est un peu bruyant autour.
- Christophe Medici
C'est sympathique parce que ça fait de la vie.
- Diane Cantan
Voilà. Imprévu, j'ai mon deuxième micro qui ne marche pas. Donc, on se partage un micro pour deux. Bref, ce sont les aléas et on fait avec. Alors, on s'est rencontrés, Christophe, il n'y a pas longtemps, à une réunion d'Inabaye sur Boulogne dans laquelle on fait partie tous les deux, première fois qu'on se rencontre. Et c'est là où, quand tu t'es présenté, Je me suis dit, il y a quelque chose à faire passer, j'ai envie que tes idées, tes convictions, ta méthode que tu utilises depuis X années, que tu puisses la partager avec les auditeurs, parce qu'on en a tous besoin de cette introspection personnelle qui nous permet d'être meilleurs et d'être meilleurs communicants, du coup, tout est lié à ça. Et est-ce que tu veux, déjà, première question, par rapport à ma courte présentation que j'ai faite de ton parcours, tu aurais quelque chose à rajouter ?
- Christophe Medici
Ta présentation était excellente. De toute façon, il faut toujours se présenter en creux et pas en bosse, n'est-ce pas, Diane ? Oui, effectivement, comme tu l'as dit, moi, mon métier, c'est de transmettre. Et je suis, comme on dit aux States, quelqu'un qui suis un changemaker. J'aime les gens ou les groupes ou les équipes ou les institutions à changer. Et tu as mis l'accent sur la communication inter- et intra-personnelle. Et c'est vrai que ça fait très longtemps que je transmets ça, parce que mon combat, c'est de dire que ça devrait être un savoir fondamental, aussi important que lire, écrire et compter, enseigner à l'école. Or, les gens... n'apprennent rien là-dessus. Et quand on parle de l'entreprise, 90% des problèmes dans l'entreprise sont des problèmes de communication.
- Diane Cantan
C'est effectivement souvent ce qu'on constate quand il y a des collaborateurs qui sont embauchés. Ils viennent pour l'entreprise, pour les valeurs, pour la mission, pour le job en tant que tel. Et souvent quand ils quittent la boîte, ils quittent à cause d'un manager, ils quittent à cause de conflits ou ça peut aller jusqu'à un burn-out.
- Christophe Medici
Tout à fait. D'ailleurs, ce qui compte beaucoup maintenant dans le monde de l'entreprise, c'est le climat relationnel. Dans ma méthode haute qualité relationnelle, j'appelle ça évaluer votre climat relationnel et je fais des tests là-dessus. Ça va dépendre des interactions entre les gens, notamment sur un plan vertical entre les managers et les équipes, entre le codire et les équipes. Et ça va faire que chaque équipier a sa place. Parce que tu es d'accord que la métaphore qu'on peut prendre d'une entreprise, c'est comme une équipe de sport collectif, que ce soit football, hand ou volet ou basket. On tire dans la même direction. Mais on va le voir au cours de notre entretien, ce n'est pas toujours le cas. Et les gens peuvent évaluer s'ils sont confortables, n'est-ce pas, ou inconfortables dans la structure dans laquelle ils travaillent.
- Diane Cantan
Oui, alors justement, tu as parlé de climat relationnel, ou plutôt aussi de ta méthode. méthode où tu parles d'écologie relationnelle. Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus de cette méthode HQR ?
- Christophe Medici
Alors avec joie, d'autant plus que c'est ma mission de vie et depuis 2007 je la transmets avec mon organisme de formation et je suis le seul à vouloir la transmettre. Alors effectivement, la haute qualité rationnelle est fondée, tu as tout à fait raison, sur l'écologie relationnelle. Qu'est-ce que c'est l'écologie relationnelle ? Parce que l'écologie, évidemment, tout le monde sait ce que c'est. C'est la science de l'environnement, faire attention aux matériaux, tout ça. L'écologie relationnelle, c'est faire attention à l'humain, mais à 100% et à la communication inter- et intra-personnelle. Dit très simplement, c'est éduquer sa manière de communiquer pour ne pas s'envoyer de messages toxiques. Et c'est bicéphale, pas en envoyer à l'autre, son manager, son équipier, que le patron n'en envoie pas à ses équipes, que les codiers n'en envoient pas, même entre clients ou avec les clients. Et pas s'en envoyer à soi-même aussi, parce qu'il y a une communication... Tant à oublier et qui pourtant est très importante, Diane, c'est la communication intra-personnelle, avec soi-même. On se dit 60 000 pensées par jour et tu sais, on a des voix, pas une voix, mais des voix dans nos têtes. Et je le dis à tous les gens qui nous écoutent, ça s'appelle l'endophasie, le monologue intérieur, qui fait que, grosso modo, en une minute, on peut se dire 2000 mots à la minute, alors que quand on les dit, même si on est des gens comme toi et moi qui parlons vite, on ne peut pas en dire plus de 200 à la minute en les exprimant dehors.
- Diane Cantan
Oui, alors ça c'est quand même fou, toutes ces petites voix qui peuvent nous gâcher la vie. Tu en expliques plein et c'est aussi dans ton livre ce côté son propre saboteur. En fait, souvent on dit c'est la faute des autres. Mais avant de voir la faute des autres, c'est aussi une remise en cause. Moi, je sais que de par mon métier de marketeur, je prends beaucoup de hauteur, je me remets tout le temps en cause, mais j'étais comme ça déjà toute petite. Et du coup, ça m'oblige à me re-challenger, à repenser des choses. Et typiquement, dans l'entreprise, on doit aussi se re-challenger, re-challenger son business model pour faire en sorte d'aller vers la bonne direction pour la planète et l'objectif d'automne qu'on doit atteindre en 2050. Mais quels sont un peu ces saboteurs qu'on a en nous, toutes ces petites voies ?
- Christophe Medici
Alors, ça fait très longtemps que je parle de libérer son cerveau de son saboteur. Et puis, il y a six ans, j'ai écrit ce livre qui était à peu près mon 16e ou 17e chez Dangle. Il s'appelle Libérez votre cerveau de son saboteur. J'ai eu la chance de faire un TEDx dessus à Central Supélec, là, en 2022. Et c'est vrai que ça attire énormément les gens, Diane, parce que quand je leur dis votre pire ennemi... Tu sais, moi qui ai fait 11 ans de théâtre, quand j'avais la vingtaine, je me rappelais très bien cette pièce de Jean-Paul Sartre dans Huit Clos, dans laquelle il disait l'enfer, c'est les autres. C'est en 1941 et moi en 2024 je dis l'enfer c'est pas les autres, les autres ça peut être le paradis, non l'enfer c'est votre saboteur et je le dis à tous ceux qui nous écoutent, tout le monde en a un. Alors il est peu ou prou puissant chez les gens, il est pas aussi puissant chez certaines personnes et il vient de loin, il s'est construit dans les premiers mois et les premières années de la vie par rapport à des relations, des attachements qui ont été peu ou prou dysfonctionnels, qui est à la mère, qui est au père, qui est au frère, au soeur, bon. Et puis se sont construits, comme disait les neurosciences, des programmes dans notre cerveau. Et tu sais que la plupart des programmes, je sais beaucoup de gens, ils sont complètement inconscients. Les gens ne savent pas qu'ils sont programmés. D'abord, combien de gens font-ils un travail sur eux réellement encore en 2024 ? Si c'est 15-20%, on est très large. Mais tout le monde, tout le monde. Mais en fait, tu as 80% des gens qui avancent comme des surpilotes automatiques, comme ça, dans le noir, et ne savent pas du tout quel est le... problèmes qu'ils ont. Et dans le monde de l'entreprise, quand je forme à la méthode haute qualité rationnelle, je leur explique aux gens si vous faites attention au message que vous passez, eh bien ça va générer du bien-être dans les équipes, du bien-être entre vous. Et ça, ça va être bon même pour le chiffre d'affaires.
- Diane Cantan
Oui, et là quand tu parles de bien-être, on est clairement dans le côté RSE, QSE, qualité de vie au travail, etc.
- Christophe Medici
profondément de prévention des risques psychosociaux. On m'appelle parfois monsieur No Burnout. J'aide les gens à éviter ou à sortir du burnout et tout le monde le sait, c'est en passe de devenir le mal du siècle parce que selon l'ANAC, l'Agence Nationale d'Amélioration des Conditions de Travail, il y a eu l'année dernière 2 millions de plaintes pour harcèlement moral, 500 000 pour incroyablement sexuel et encore ce ne sont que les plaintes. Donc 3 salariés sur 4 disent qui secteur privé, qui secteur public qu'ils ont ressenti un début de burnout. Donc, et près de 20% des gens ont fait un burnout sévère. Donc, il y a une vraie crise sanitaire dans le monde du travail, l'OMS l'a dit, et il faut vraiment faire attention à cela.
- Diane Cantan
Tout est lié à comment on peut communiquer ensemble, comment on doit communiquer. Et est-ce que tu peux peut-être nous parler de certains biais cognitifs ou des cercles vicieux de la pensée ? Tu sais, quand on est enfant...
- Christophe Medici
En fait, moi, cette manière de se saboter ou de saboter la relation, Il faut vraiment partir de la base même de ce que je dis dans la haute qualité relationnelle. Parce qu'on ne vit que des relations au travail, d'accord ? On ne vit que ça avec ses collègues, avec son manager, qu'elle soit verticale, horizontale ou avec des clients ou des partenaires. On ne vit que des relations.
- Diane Cantan
Sauf si on est enfermé dans une forêt, seul au milieu de ses chèvres et autres. Alors du coup, quels sont ces cercles vicieux ?
- Christophe Medici
Cercle vicieux, ton terme est très adéquat. En fait, le problème d'une relation, c'est que... Tu sais, la grande mode, c'est de parler de personnes toxiques au travail. Et d'ailleurs, j'ai écrit un best-seller là-dessus aussi. Mais en fait, moi, je préfère, et c'est plus juste, parler de relations toxiques. Or, je le donne à tout le monde, qu'est-ce que c'est la définition d'une relation ? Une relation, c'est une histoire qu'on se raconte à deux. Comme disait mon propre Jacques Sornimé, on n'est pas deux, on est trois. Il y a je, il y a tu, il y a la relation. Et vos linses, nos linses, au travail, avec votre collègue, avec votre manager, avec votre client, et même si c'est une personne toxique, si vous êtes dans cette relation, Et effectivement, de fait, dans ma méthode HQR, ça fait partie du troisième cercle, le cercle des relations imposées, puisque c'est des relations professionnelles. Mais vous êtes co-auteur, co-scénariste et co-responsable de cette relation, puisque vous la co-construisez. Et donc, la difficulté dans une relation imposée, c'est comment je vais faire moi si j'ai une personne toxique avec qui je suis obligé d'avoir une relation, parce qu'elle est dans mon service, parce que c'est mon manager. Et le vrai problème, c'est que pendant très longtemps, Diane, il y avait un grand déni, c'était de se dire qu'une des... causes principales du burn-out, du stress et du mal-être au travail, ça pouvait être les relations. Une relation ou deux relations. Tu sais, c'est la métaphore de la tomate pourrie dans un panier. Il suffit d'une tomate pour que toutes les autres soient pourries.
- Diane Cantan
Alors, ce qui est justement pas le but, parce que quand on veut emmener et embarquer ses équipes dans un projet tel que embarquer sur une société à mission, embarquer sur le sujet de la RSE, transformer le business modèle de l'entreprise, On a besoin de l'ensemble, de la motivation, de l'optimisme. Est-ce qu'on le sépare avec, d'un côté, les pessimistes et il faut s'en séparer ? On ne garde que les optimistes. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Christophe Medici
Moi, ce que je veux dire par rapport à l'optimisme ou au pessimisme, c'est que j'adore la phrase de Churchill qui disait « Le pessimiste voit en toute opportunité une épreuve et l'optimiste voit en toute épreuve une opportunité » . Je veux dire... Dans le monde de l'entreprise, il n'y a que du challenge, ce n'est que ça, on est d'accord ? Et effectivement, comme dit mon ami Mike Horn, quand tu pars dans une aventure, tu n'as que 5% des réponses, 95% elles vont venir pendant. Si tu attends d'avoir 100% des réponses, tu ne fais jamais rien. Donc l'idée c'est take your risk, comme disent les américains. Prends ton risque, prends ton risque, avance, crée des choses et tu verras au fur et à mesure, tu les trouveras les solutions. Mais le problème du saboteur, c'est qu'il est complètement pernicieux au sens étymologique du terme, c'est qu'il vous ruine, c'est ça pernicieux. Au départ, par exemple, il y a cinq piliers que je développe dans mon livre. Un des piliers, c'est les pensées automatiques négatives. Si dans vos équipes, quand vous mettez en place un projet, vous avez une, deux ou trois personnes qui disent « On n'y arrivera pas, on n'est pas à la hauteur, l'entreprise n'a pas assez d'épaule pour ça, elle n'a pas assez d'argent, on a essayé déjà trois fois, ça n'a pas marché. » Exactement, tu vois. Tout ça, c'est des pensées automatiques négatives qui viennent du saboteur des gens. Et ça, évidemment, tu crois que ça va les tirer vers la réussite ou vers la loose ? Déjà, c'est une... construction programmatique qui risque, c'est pas sûr, mais qui risque de faire en sorte que le projet ne va pas aboutir.
- Diane Cantan
Donc dans ton livre et puis dans tes sessions de coaching, tu donnes quelques tips, quelques conseils pour faire en sorte que... que les gens se sentent mieux et qu'ils découvrent leur propre saboteur. Tu as déjà cette première notion, tu parlais d'inconscient tout à l'heure, il faut déjà en prendre conscience, de se dire oui ça peut venir de nous. Finalement ce n'est pas que les autres, ça peut commencer par nous, donc essayons de commencer par ça. Et puis tu as une équation, enfin tu en as plusieurs dans le livre, mais notamment le PPDEAR, je vais te laisser en parler.
- Christophe Medici
Ça c'est très important. C'est une équation qui est centrale pour la réussite de toute personne. En fait, le premier P de P, P, D, E, A, R, c'est nos pensées. L'être humain est avant tout fondamentalement un créateur de pensées. Et nous en avons, disent les neurosciences, à peu près 60 000 par jour. C'est ça qui va générer ton mindset, ton état d'esprit, parce que si dès le matin tu as des pensées positives et des pensées très lumineuses et rayonnantes, ta journée a de fortes chances de se passer bien. Moi je dis qu'il y a des gens qui se réveillent avec le moral dans les chaussettes et qui se lèvent avec le moral dans les chaussettes et les autres qui se lèvent avec le moral dans les choses chouettes. Tu as compris le jeu de mots. Et ça c'est par des pensées aussi. Donc le premier P c'est les pensées. Qu'est-ce qu'elles vont générer nos pensées ? Elles vont générer des programmes. Tu vois ce que je veux dire ? Et ces programmes, ils se ravivent. le matin où ils ne se ravivent pas. Or, comme ils ont tous 10, 20, 30, 40 ans suivant l'âge des gens, 50 ans, 60 ans, ces programmes-là, s'ils sont négatifs, ils vont remettre une chaîne qui va faire que pour certaines personnes, on a l'impression que demain est passé à la photocopieuse et ils ont toujours l'impression de vivre la même journée. Ensuite, ça va gêner le E, P, P, E. Ça va générer quoi ? Des émotions. Et alors, le saboteur, il a trois émotions négatives principales. La première, c'est la peur et tout s'est dérivé de la timidité jusqu'à l'angoisse. Tu vois, Diane ? Et alors, Dieu sait, si on est entouré de gens qui sont dans la peur, et alors, dans le monde de l'entreprise, dans le monde de l'entreprenariat, si tu as peur, ben ouais, bonjour, tu ne vas pas avancer. La deuxième, c'est une espèce de mauvaise colère, d'accord ? Et la troisième, c'est la tristesse. Ça, c'est le E qui va générer quoi ? Des décisions. Et ça c'est important parce qu'un être humain prend en moyenne 20 000 décisions par jour. Le D, c'est les décisions. Et les décisions, elles vont être générées par les PPE. Tu vas avoir des décisions qui vont t'amener vers tes objectifs, te faire avancer vers tes objectifs. Et tu as des décisions du saboteur qui sont que tu tires une balle dans le pied, tu as pris des décisions qui te font aller à l'inverse. Je ne sais pas moi, ton objectif c'était d'aller à Nice et ta voiture elle te fait aller en direction de Boulogne-sur-Mer. Tu vois, ça c'est des mauvaises décisions, mais tu ne sais pas, c'est complètement inconscient parce que ton cerveau Quand tu vas à Boulogne-sur-Mer, il te fait croire, à cause du saboteur, que tu es en direction de Nice. C'est encore pire, ça. Tu vois ce que je veux dire ? Alors, D donne A, les actions. Alors, les actions, ça, c'est, je veux dire, si joliment dit par les coachs américains qui disent la loi de l'action ouvre des opportunités que l'inaction aurait laissé cachées. Un être humain doit agir et agir et agir encore. Et si tu te rends compte que les actions que tu mets en place ne t'amènent pas à tes objectifs, il faut agir autrement. Qui vont donner quoi ? Des résultats. C'est le égal. Égal. R. Or, tu n'en as tout le monde dans le monde d'entreprise ou pour n'importe quoi. Si tout le monde veut de meilleurs résultats, tout le monde veut de meilleurs résultats. Sauf que ce que les gens n'ont pas compris, c'est qu'ils n'agissent pas sur les P, P, E, D, A. Et si tu fais toujours les mêmes ça, tu auras exactement les mêmes résultats. C'est la phrase d'Anne Schein, la folie, c'est de faire tout le temps la même chose et de s'attendre à des résultats différents.
- Diane Cantan
On est complètement en écho avec la conduite du changement, le fait d'embarquer tout le monde, le fait d'essayer de comprendre comment chacun fonctionne et de se dire qu'ils n'iront pas à la même vitesse, ils n'iront pas de la même façon, il faut aussi s'aider de ses alliés, voir comment on peut accompagner les réfractaires ou en tout cas ceux qui sont un peu neutres en statu quo et qui attendent de voir toute cette masse de foules généralement. qui est en mode suiveur ou en attente de voir un peu ce qui se passe avant d'y aller ou de ne pas y aller. Donc c'est aussi toute une introspection personnelle à prendre en compte ou une remise en cause des managers sur leur façon de fonctionner ou du dirigeant sur de se dire comment je réussis à embarquer mes troupes à faire en sorte que tout le monde se sente bien dans cette nouvelle mission qu'on doit mettre en place. Et alors comment... Comment on peut lutter ? Je voulais faire un petit zoom sur le biais de conformité. Tu cites en exemple dans le livre un individu qui jette des détritus dans une décharge sauvage sans prendre conscience de la pollution de l'environnement. Mais il le fait parce que tout le monde le fait dans sa ville. Et du coup ça devient une logique. Alors peut-être pas forcément en France mais c'était peut-être un exemple ailleurs. Du coup, comment, si je le ramène à l'entreprise, comment on peut changer la mentalité de certains collaborateurs pour avoir des comportements plus respectueux vis-à-vis des autres ? Déjà, le premier respect qu'on doit avoir, c'est vis-à-vis de soi-même, évidemment, mais vis-à-vis des autres, et puis après, de manière plus large, vis-à-vis de la planète.
- Christophe Medici
Ta question est très pertinente et elle est au cœur de la problématique d'aujourd'hui. Le biais de conformité fait que les gens sont, pour beaucoup, dans le panurgisme. J'ai entendu parler du panier en G6. Si les autres le font, pourquoi moi je ne le ferais pas ? Et même si c'est toxique, même si c'est catastrophique sur un plan d'un petit groupe, d'une entreprise ou pour la planète, finalement, les autres le font, pourquoi je ne me gênerais pas ? Bon, ça veut bien dire que la maturité, la maturité, c'est d'avoir une conscientisation adulte que ton comportement, tu en es responsable. Responsable, ça vient de répondre de. Quand on est quelqu'un de responsable, on répond de ses actes. Or, beaucoup de gens... sur un plan psycho-émotionnel, Diane, il faut le dire, sont dans une immaturité psycho-émotionnelle. Et voilà, sinon là, on peut avoir un manager, un patron, et même de 60-70 ans qui est complètement immature. Et je dis souvent d'ailleurs, comment tu reconnais la personne immature au travail ? Elle a plusieurs stigmates. D'abord, généralement, elle ne se sent justement jamais responsable de ses erreurs. Elle va trouver une manière de projeter, de dire que c'est d'autres qui ont commis l'erreur. Deuxièmement, elle va demander beaucoup de délégation, quasiment même elle va te donner son travail à faire. Troisièmement, elle cancane comme un ado. « Ah ben lui, il est comme ça, elle, elle est comme ça. » Alors que c'est des comportements presque de cours de récréation, tu vois ce que je veux dire ? Quatrièmement, elle fonctionne sur un plan relationnel, c'est un peu plus complexe, avec trois cercles. Il y a « je » , le clan et le reste de l'entreprise. Ils fonctionnent de manière clanique en fait, les irresponsables immatures. Il y a je, il y a Patricia, Valérie et Sandrine de la comptable et on parle à personne d'autre. Il y a je, Patrick, Olivier et Hervé, les trois commerciaux et on parle à personne d'autre. Et ça, ce comportement clinique, c'est un comportement qui fait énormément de dégâts. Tu vois ce que je veux dire ? Parce que justement, eux peuvent avoir des comportements complètement délétères, mais ils vont dire, oui, mais nous, il y a notre clan qui détient la vérité. Attention, on peut avoir un comportement clinique tout en haut de l'entreprise, parce que parfois, le poisson pourrit par la tête. Ah oui, oui. Donc, le sabotage... Mais oui. Le saboteur, tu vois, il est protéiforme, il est protéiforme, mais je mets en exergue cette phrase très importante, fais attention à ton mode de penser, à ta façon de t'exprimer, il peut bien devenir la prophétie de ta vie, qui a dit ça ? Freud, Jung, Reich, Melanie Klein ? Non, c'est Saint-François d'Assise qui a dit ça au XIIIe siècle. Donc ce que vous pensez personnellement, au niveau de votre groupe, au niveau collectif, et ce que vous dites... a une incidence sur la réussite ou l'échec de vos entreprises. Il faut vraiment que vous le sachiez, qu'on sorte du Moyen-Âge relationnel, on est en 2024, il est temps que ce ne soit pas obscénisé, c'est-à-dire sorti de scène, qu'on le dise, c'est important, c'est très important.
- Diane Cantan
C'est aussi, quand tu parles de responsabiliser les gens ou être responsable, c'est aussi une forme de comment tu donnes de l'autonomie à tes équipes et comment tu leur donnes la main finalement. Tu vois, sur les projets que j'ai pu gérer avec mes équipes, j'essayais... dans la mesure du possible, d'être dans cette notion où ils sont responsables de leur projet. Ils arrivent, ils sont confrontés à une problématique. Exactement. Donc il y a une notion d'autonomiser et puis en même temps de leur donner la main. Quand tu as un enfant et qu'il est responsabilisé pour une chose, il va s'en sentir fier s'il le réussit. S'il n'y arrive pas, c'est comment l'adulte ensuite peut l'aider dans cet échec. qui va lui faire apprendre quelque chose pour qu'il ne le repasse pas.
- Christophe Medici
Parce que tu as des croyances positives sur l'humain. Les gens qui ont des croyances limitantes et négatives sur les autres humains, qui pensent que les gens ne sont pas capables, qui pensent que de toute façon c'est eux les commandants en chef et que les autres seraient nuls s'ils ne sont pas là. Tu vois ce que je veux dire ? Parce qu'il y a une croyance limitante d'énormément de gens du monde de l'entreprise, qui contrôlent, qui contrôlent les autres, qui contrôlent tout. qui ne veulent même pas déléguer parce que de toute façon, il n'y a qu'eux qui font bien et si d'autres le feront, ce ne sera ni fait ni à faire. Tu les connais les gens en contrôle qualité ? Conseil, contrôle qualité. Moi, je dis toujours, faites bien attention dans les attitudes de porteur en communication aux gens qui sont continuellement en attitude conseil. Parce qu'attitude conseil, c'est volance non-lince, toujours une manière de dire l'autre, tu sais, moi, je sais mieux que toi. J'entendais Maïtena Birabien qui me dit qu'elle en avait eu marre de Canal+, très très rapidement parce qu'elle avait tout le temps dans l'oreillette un mec qui lui disait exactement ce qu'elle devait faire en lui gueulant dessus d'ailleurs toutes les 10 secondes. C'est ça le contrôle qualité. Il y en a marre des contrôlantes et des contrôlants dans le monde de l'entreprise. Ils sont insupportables, qui laissent les autres plus créatifs faire, les autres plus facilitants faire, les autres y aller. Je le dis parce que je connais ça aussi, que ce soit dans la vie privée ou dans la vie professionnelle. Les contrôlantes et les contrôlants, bien sûr qu'il en faut, parce que de toute façon, on les trouve souvent à la tête, les commandantes en chef, ceux à qui il faut toujours dire, yes, sœur, bien sûr, sœur, t'es la meilleure, t'es le meilleur. Mais à un moment donné, il faut qu'ils comprennent que, à un moment donné, ça, ça esclavagise les gens. Et c'est pas comme ça que tu mets en place une entreprise. En tout cas, moi, la méthode haute qualité relationnelle, t'as vu ma véhémence en la matière, j'essaie de faire ce que tu dis de faire, c'est-à-dire autonomiser les équipes, autonomiser les gens, et dire, et ça, tu as ça même plus loin, être capable de valoriser un équipier, une équipière ou une équipe parce qu'elle l'a bien fait. Pourquoi souvent les gens s'entendent en honte ? Ils disent, tu sais comme moi que quand tu travailles, t'as deux rétributions. Une rétribution classique, c'est le salaire. Une rétribution symbolique, c'est la reconnaissance. Et la plus importante des deux pour la santé mentale, c'est la seconde, c'est la reconnaissance. Eh bien, de quoi souvent on carence les gens en reconnaissance ? Eh bien, c'est ça dont les gens souffrent, tu sais Diane, énormément.
- Diane Cantan
Je ne peux qu'être d'accord avec toi et avec ta véhémence. Là, je pense que les auditeurs, peut-être mon RG son, il va falloir qu'il règle un peu le son. Tout le monde a un micro,
- Christophe Medici
c'est comme si on en avait quatre.
- Diane Cantan
C'est clair. Alors, du coup... Ça me fait forcément penser aussi au psychiatre Robert Valdingué d'Avard que tu cites sur son étude sur le bonheur. Parce que quand on parle de ce qui se passe en entreprise, c'est aussi comment on se perçoit. Et je cite, « Ni la richesse ni la célébrité ne suffiraient à rendre quelqu'un heureux. » En revanche, être parvenu à nourrir des relations de qualité tout au long de son existence, telle est la garantie d'une vie heureuse jusqu'au bout. Alors, tout ça, forcément, je le ramène un peu au market. Souvent, on dit que le marketing est là pour nous faire acheter davantage, pour nous donner envie qu'un tel a tel sac à main, a tel maison, a tel je sais trop quoi, a fait tel voyage. Et du coup, il faut qu'on fasse pareil. dans cette échelle de « il en faut toujours un peu plus » . Mais finalement, cette richesse intérieure, on ne l'a peut-être pas avec la richesse extérieure, donc ça m'amène à une surconsommation. Et là, je pense que dans la tendance d'aujourd'hui, les marketeurs doivent repenser cette notion de « je ne suis pas là pour faire en sorte que mon produit soit sans cesse acheté davantage » , mais qui est une forme d'usage différentiel. différentes, une forme de consommation différente. Et du coup, c'était aussi faire écho aux influenceurs et je voulais avoir un peu ton point de vue là-dessus.
- Christophe Medici
Alors, je suis très heureuse. Vraiment, merci Diane que tu fasses écho à Robert Waldinger, qui est quand même un des plus grands professeurs de psycho à Harvard. Mais il faut que tu saches et que tous les auditeurs sachent que l'étude qu'a reprise Robert Waldinger, c'est une étude longitudinale qui date des années 30. Et depuis les années 30... les chercheurs d'Harvard se sont demandé qu'est-ce qui fait une vie épanouie ? Et ils se sont passé la recherche, de génération en génération de chercheurs. Ceux qui veulent en savoir plus, ils vont voir le TEDx de Robert Van Digger, qui est un des TEDx les plus vus de 2016, l'un des plus vus. Et en fait, ils se sont rendus compte. Alors, ils ont fait deux types de recherches auprès des populations les plus pauvres, des bas-fonds de Boston, tu vois, jusqu'à les plus riches. Comme ça, ils ont fait aussi des études les mêmes. Ceux qui ont des maisons dans les Hamptons, dont les enfants vont tous dans les Big Five, Stanford, MIT, Harvard et Concord. Et en fait, ils se sont rendus compte, effectivement, c'est pas avoir plus de Bentley, même si c'est pas si mal d'avoir des Bentley. C'est pas avoir plus de grandes villas, même si c'est pas si mal d'avoir des grandes villas. C'est pas avoir plus de dollars, même si c'est pas si mal d'avoir des dollars, parce qu'en France, on a tellement de problèmes avec ça que je préfère ressouligner le fait que c'est pas parce que t'es pauvre que t'es un mec vertueux et c'est pas parce que t'es très riche que t'es un vicieux. Non, c'est beaucoup plus complexe que ça. Et tu peux être très riche et un homme extraordinaire et un très pauvre et une sorte de raclure. On est bien d'accord que tout le monde l'entende, ça. Pour autant, Waldinger s'est rendu compte, et depuis les années 30, vous vous rendez compte, ça fait maintenant près de 90 ans, presque 100 ans bientôt, qu'ils font cette recherche. que ce qui fait une vie épanouie, je t'assure que je ne connaissais pas cette étude quand j'ai créé la haute qualité relationnelle en 2007 et donc je suis au coeur des vrais sujets, des individus avec ma méthode et j'en suis fier parce que c'est ma mission de vie qui m'a été donnée de la haut. On reviendra peut-être sur la mission de vie parce que je te ferai une proposition peut-être en fin de podcast mais en fait ce qui fait une vie épanouie c'est la qualité des relations qu'on aura su nouer dans sa vie que ce soit dans sa vie amoureuse, sa vie familiale, sa vie d'ami, sa vie de copain, sa vie de collègue. c'est la qualité des relations qu'on aura su nouer.
- Diane Cantan
La vie passe trop vite. Moi, je vois mes filles déjà secondes CM2. J'ai encore l'impression de les voir tout bébé dans mes bras. Ça passe super vite. Donc, c'est vrai que tu te dis pourquoi...
- Christophe Medici
C'est pour ça que chaque jour compte pour du bonheur.
- Diane Cantan
Exactement. Carpe diem. Tout à fait. Pourquoi s'emmerder avec, désolé, avec des gens qui vont être toxiques ou des... des problématiques dans la vie que tu rumines sans cesse en disant « tu es la propre source de ton bonheur alors que ton saboteur en toi, il est là tout le temps, sa petite voix pour te dire « non, tu n'y arriveras pas » . » Ça, c'est un peu compliqué. Donc, le bonheur est aussi là-dessus et pas forcément sur de la surconsommation, évidemment. Alors, comment est-ce qu'on peut lutter ? Contre ce saboteur interne, j'aime bien cette phrase de Martin Luther King que tu as citée au démarrage d'un chapitre. Il est possible que vous ne soyez pas responsable de ce qui vous est arrivé, mais vous le deviendrez au moment où vous ne ferez rien pour le changer. Et tout est une question de mouvement, d'être dans l'action finalement.
- Christophe Medici
Cette action-là, Diane, elle est de l'ordre du travail sur soi. C'est-à-dire ? Tu avais employé l'expression tout à l'heure au cours de notre interview de conscientisation et tu as absolument raison. La première des marches du changement, des marches comme s'il y a cinq marches d'escalier comme ça, c'est la marche conscientisation. On va passer sur France Culture 10 secondes. Socrate disait l'ignorance à ceux-ci de fâcheux que les gens sans beauté, sans bonté ni science s'en croient suffisamment pourvus. Comment veux-tu être persuadé de changer quelque chose dont tu es persuadé de ne pas manquer ? Or, tu as 80% des gens qui ne font même pas le travail de monter sur cette marche de la conscientisation. La première marche, elle n'est même pas montée. Tu vois ce que je veux dire ? Donc, ça, c'est la première marche. Et donc, après, comment lutter contre ce saboteur ? Déjà, donc, on a conscientisé qu'il existait. On est d'accord ? On a conscientisé qu'on s'auto-détruisait. Ou qu'on auto-détruisait l'équipe ou l'entreprise. Déjà, c'est déjà une bonne façon de voir parce que beaucoup de gens sont dans le déni. Regarde le nombre de gens qui dénient. qui dénie complètement de la première marche, c'est celle-là. Ensuite, il va falloir décider. Ah ben, j'ai envie, je décide de changer de comportement. Ah ben tiens, qu'est-ce qu'on pourrait faire personnellement ou collectivement au sein de l'équipe ou au sein de toute l'entreprise ? Et là, je ne crois qu'à la potion magique que je cite souvent en conférence, c'est MMA. Ce n'est pas zéro blabla, zéro tracas, quoique. Ça,
- Diane Cantan
c'est la réponse de la marque. Voilà,
- Christophe Medici
c'est MMA, tu vois. Zéro blabla, zéro tracas. Le premier M, c'est une motivation. regarde, toi, tu es motivé pour changer, tu es motivé, je suis motivé pour changer de métier, pour changer de vie, pour changer, pour faire autrement. C'est le premier M du MMA. Le deuxième M, c'est une méthode. Je ne crois qu'on avance que si on se crée des méthodes ou on s'affilie à une méthode. J'aime beaucoup le mot méthode parce que le souvenir... Le cas de Cagnes, ça vient du mot grec « meta odos » , le chemin qui vous mène un peu plus loin. Il n'y a pas un sportif de haut niveau qui n'a pas de méthode, il n'y a pas un marketeur qui n'a pas de méthode, il n'y a pas un formateur qui n'a pas de méthode, il n'y a pas un scientifique qui n'a pas de méthode, il n'y a pas un chef d'entreprise qui n'a pas de méthode. Vous n'arriverez à rien si vous ne vous affiliez pas à une méthode et à laquelle vous vous tenez si elle est valable. Et toute méthode qui est valable prouve qu'elle est valable parce qu'elle a déjà eu des résultats. Moi, la rue de qualité rationnelle, allez voir sur Internet, le nombre de gens qui disent « ça a changé ma vie, c'est le meilleur des stages que j'ai jamais fait de ma vie et en trois stages de deux jours, j'ai atteint mes objectifs et je suis devenu, par exemple, une gamine qui était au chômage, un an après, les directrices marketing de chez Pillage. » Voilà. Bref, ça a des outils relationnels, c'est une méthode active, très concrète, qui est une trousse à outils. Mais effectivement, les gens parlent. C'est le coach formateur, moi je suis formateur d'adulte à la base, qui te dit « deux jours, ça suffit, c'est un charlatan, il te ment. Entre 30 ans, 40 ans, 50 ans, 60 ans de pensée négative ou de... » programme négatif que tu n'avais même pas conscientisé, et deux jours, tu vois, 40 ans, deux jours, une seconde après le stage, et même si tu as été avec Tony Robbins, Marshall Goldsmith, Frank Nicolaou, tous les gens qui t'ont fait payer 3 500 euros, tu pourrais être avec 4 000 personnes au palais des congrès, tu vois, d'autant plus avec 3 500 personnes. Non, ça a changé sa vie à lui parce qu'il s'est fait 2 millions les deux jours, d'accord ? Ok, voilà, tranquille. Mais toi, non. Les gens, moi, ils partent avec un challenge, avec des comportements et des... exercices qui sont fondés et qui cèdent au niveau du cerveau collectif du matin jusqu'au soir. Je t'invite à venir un jour faire un stage au week-end. Tu vas voir comme ta vie change et que tu n'es plus la même.
- Diane Cantan
Tu as parlé de les M.M. Ah,
- Christophe Medici
le A ! C'est un accompagnement. Ou formé, ou psychanalysé, ça je m'en fiche, ou psychothérapisé, ou ce que tu veux. Mais coach, formateur, thérapeute, peu importe, quelqu'un qui vous convienne surtout. Et surtout pas de gourou. Pas de manipulatrice et de manipulateur, il y en a plein dans tous les métiers. Les émancipationnistes. Moi je suis dit souvent, je suis profondément un émancipationniste parce que comme le disait Aimé Césaire, tu vois, je te prends par la main et je t'aide à aller où tu veux aller. Et pas où l'autre, sa manipulatrice, t'amène là où il veut que tu ailles, tu vois. Mais il y en a plein dans nos métiers, je peux te dire. Donc voilà, c'est ça le MMA, j'espère que j'ai été clair.
- Diane Cantan
Tu as parlé de cinq marches,
- Christophe Medici
est-ce que tu veux juste... Oui, c'est les cinq marches du changement, la conscientisation. Ensuite prendre une décision, c'est la seconde marche. Troisième marche, c'est agir, la marche de l'action. Quatrième marche, c'est l'évaluation chaque jour. Est-ce que j'avance ? Même si c'est d'un millimètre, c'est la théorie, tu sais, des baby steps aux Etats-Unis, des petits pas pour un grand changement, ou du Kaizen chez les Japonais. J'évalue chaque jour. Tu l'as dit, justement, la vie est courte. La vie est courte. On n'est pas riches en temps, nous, les êtres humains, on est pauvres en temps. Donc, qu'ils font chaque jour. Faisons que chaque jour soit des jours positifs pour notre vie, tu vois ce que je veux dire ? Et enfin, la cinquième marche, c'est la souplesse. en plus sur le plan plus économique et marketing vous parlez plutôt de flexibilité nous les psychosociaux, les formateurs, on parle plutôt de souplesse faire autrement que ce que tu avais l'habitude de faire et là aussi tu l'argumentes parce que les gens sont tellement dans leur ligne d'eau souplesse, faire autrement regarde là, c'est bien, on fait un podcast original, mais on a qu'un micro t'en avais deux, ça marchait pas, c'est pas grave le podcast tu le fais, t'as été souple, j'ai été souple on se dit on le fait comme ça et ce sera peut-être le meilleur des podcasts que t'aies jamais fait de tous les podcasts, alors que t'aurais été Merci. Pas sur cette case-là, tu vas dire, ah, il est hors de question. On en fera un, dans le temps et en heure, mais avec tout ça. Et alors, il aurait été peut-être moins bon que celui d'aujourd'hui.
- Diane Cantan
Moins à l'improviste. Tu as parlé plein de fois de « c'est ma mission de vie » . Alors, vous ne l'avez pas vu, parce que du coup, je n'ai pas la vidéo. Mais Christophe, tu as levé les yeux au ciel, avec les mains au ciel, en mode « c'est la mission de vie qui m'est arrivée » . Et du coup, ça me fait… J'aimerais que tu nous parles de ton dernier bébé, de ton dernier livre, qui parle de cette mission de vie. Et peut-être que tu fasses un écho avec toutes les entreprises qui ont envie de passer société à mission, qui ont envie de valoriser leur raison d'être. Tu vois, tu as la raison d'être perso, mais tu as aussi la raison d'être de l'entreprise.
- Christophe Medici
Alors, c'est mon grand-père qui est sorti il y a quelques mois. Je fais souvent des conférences en ce moment dessus. C'est vraiment... Alors que ça fait 14 ans déjà que je fais un coaching qui s'appelle « À la découverte de votre mission de vie » . Alors, ma vision des choses, c'est qu'on redescend tout sur Terre, notre âme se réincarne avec une mission. On a choisi la route, c'est une vision un peu essentialiste. Je ne te demande pas de la partager, je dis, je l'ai co-écrit ce livre avec mon meilleur ami psychanalyste junguien qui est Philippe Mazet. D'ailleurs, en juin, on refait une conférence dessus, le vendredi 14 juin, à côté du Jardin de Luxembourg. Et c'est important... que j'ai fait ces mouvements tout à l'heure quand je parlais de la mission de vie parce que c'était un soir de novembre 2007, j'étais au Café du Croissant là où Jaurès a été assassiné et c'est la seule et une fois que j'y suis allé et alors que je faisais tout autre chose avec mon meilleur ami j'étais en train de faire tout autre chose, je l'ai entendu dans ma tête j'ai entendu l'expression haute qualité relationnelle mais je t'assure Diane, peut-être que je te regarde les yeux dans les yeux là c'était comme un ordre On me donnait un ordre. Je suis sorti de la brasserie, j'ai dit à mon meilleur ami, écoute, je vais créer quelque chose qui va s'appeler la haute qualité relationnelle. Tu me diras, j'étais déjà formateur depuis près de 20 ans, 25 ans, c'était mon métier. Alors il n'a pas compris ce que c'était. Moi, à l'époque, on ne pouvait pas le faire sur Internet. Le lendemain, j'étais à l'IMPI, je projettais la marque et le label et c'est comme ça que j'ai écrit. Après, quelques jours après, pendant 8 mois, le gros livre violet, la Bible de l'HQR, la haute qualité relationnelle, les nouvelles clés du mieux-être ensemble. Et depuis après, j'en ai fait une méthode de formation avec 3 niveaux. niveau 1, niveau 2, niveau 3, plus après des méthodes de coaching, et sur mes 20 livres, à peu près 17 livres qui sont là-dessus, je pense que, évidemment, tu l'as compris, la HQR, c'est ma mission de vie, mais que tu en as une. Et pour revenir à une mission d'entreprise, oui, c'est très beau ce que tu dis. On peut décliner ça avec le fait qu'on peut avoir aussi une mission collective. Il y a une mission de vie personnelle, mais on peut très bien penser qu'il y a une mission collective d'une entreprise qui a trouvé sa raison d'être, son supplément d'âme. Parce que forcément, la mission de vie, c'est quelque chose de très qui vient de là-haut, qui nous a été donné. Mais là, je suis persuadé que tout le monde en a une. Et puis alors là, maintenant, j'ai créé une nouvelle méthode de thérapie avec mon meilleur ami, qui s'appelle la mélothérapie. C'est qu'on part de l'idée, nous, parce qu'on est fous de la chanson, que si on aime des chansons, ce n'est pas anodin. Et donc, à partir des chansons que vous aimez, on vous aide à trouver ce que vous amenez à l'humanité, vos points faibles, vos points forts, votre quête profonde, les outils pour votre mission, et s'en rend une phrase, justement, à la fin de ce livre, après les 18 clés. votre mission de vie. Je te le dis autrement, dis-moi quelle chanson tu aimes, je te dirai quelle est ta mission de vie. Et si tu veux venir un jour, on fait des conférences là-dessus et c'est presque des séances de thérapie de groupe à 200, 300, 400 personnes où les gens comprennent les clés de la mission de vie.
- Diane Cantan
C'est celle du
- Christophe Medici
14 juin le soir, en soirée.
- Diane Cantan
Je me suis inscrite.
- Christophe Medici
Tu viendras, tu es la bienvenue. Et j'espère que tous les gens que tu connais t'accompagneront. Ils seront ravis.
- Diane Cantan
Et les auditeurs qui sont sur Paris, qu'ils aient envie de devenir et de s'inscrire ?
- Christophe Medici
Ils peuvent aller nous voir sur melothérapie.fr, parce qu'on a créé un site internet. Et c'est là-dessus qu'on s'inscrit, et on peut s'inscrire très vite, parce qu'il n'y a plus beaucoup de place, donc il faut faire très vite.
- Diane Cantan
Il va falloir que je diffuse l'épisode assez vite.
- Christophe Medici
Tu peux, si tu veux bien, ce serait adorable de nous donner ce coup de main.
- Diane Cantan
Est-ce que tu veux parler rapidement de la love-langue, et puis après on passera aux questions classiques ?
- Christophe Medici
Alors là, la sa-blangue, en fait. Tu veux commencer par ça ? Non. Ben oui, parce que je sais pourquoi tu fais référence à la novlangue. Parce que j'ai dit que j'avais créé la sablangue en pensant à la novlangue. Évidemment, la novlangue, pour tous les littéraires qui nous écoutent, ils ont bien compris que je faisais référence à 1984 de George Orwell. Moi qui suis un littéraire à la base, j'ai fait cagne. Non, pas du tout. Alors que la sablangue, j'ai créé l'idée que saboteur et langue, ça fait la sablangue. Donc, c'est le mot valise. Et en fait, notre saboteur, il pense et il parle. Donc, il parle. Il parle en P, P, G. C'est ça, la sablangue. P, c'est la personnalisation. Tu sais quand tu te dis, bon y'a qu'à moi qu'il en arrive des choses comme ça, ah bah voilà je tombe sur un fou, c'est toujours moi qui tombe sur un fou, un gros con en amour c'est moi qui me le chope, d'accord, personnalisation, t'as vu y'a que toi qui fais des conneries comme ça, ah bah toi t'as le chic alors, et alors on peut le dire, c'est la... ce qui est juste faux, des milliards de gens font à peu près la même erreur que nous, sauf que ton saboteur dit non, c'est toi Diane, c'est toi Christophe, y'a toi, c'est la personnalisation, y'a que toi, n'importe quoi, mais vraiment c'est une sacrée engeance le saboteur. Le deuxième P, c'est la permanence. Le contraire de ce que la loi des bouddhistes de l'impermanence. On sait bien que ça n'existe pas la permanence. Sauf qu'avec le saboteur, on a l'impression que rien, tout, toujours, jamais, ce sont quatre mots qu'il adore, Diane. Rien ne changera, ce sera toujours la merde. Personne ne pourra t'aider, tout va mal. Bref, ça c'est la permanence, on est d'accord, tu vois. Et le G, c'est la généralisation. C'est-à-dire qu'évidemment, tu le sais comment, on a plusieurs départements dans une vie, la santé, l'amour, le travail, l'argent, les amis. la culture, il peut y avoir des départements qui vont moins bien un peu à un moment donné, et d'autres mieux. Ben non, lui, il pense que tout va mal et il peinture tout en noir. Voilà le PPG.
- Diane Cantan
Et alors, ta love-langue ?
- Christophe Medici
C'est exactement l'inverse, la love-langue. Alors là, on va aller très loin, mais tu sais, dans mon livre juste avant, qui s'appelait Merci, non, juste après, qui s'appelait Merci, mon amour, je fais, je donne 100 rituels de gratitude, parce que ça, le sous-titre, c'est si la gratitude était le secret des couples et des entreprises heureuses. Parce que dans la méthode de qualité sociale, je fais énormément de travail sur la gratitude. Sans oublier qu'il y a la gratitude qui existe. Mais la gratitude, il n'y a rien de meilleur. Et la love language, c'est justement le contraire. Et s'il y a bien une locution qui serait, si je mourrais, à Dieu ne plaise, mais ce soir, j'aurais qu'on mette ça comme épitaphe sur ma tombe et qu'on parle que de ça pendant tout mon enterrement, il y a une expression que je mets dans Merci mon amour, j'ai adoré le titre que j'avais trouvé, c'est qui aime bien, gratifie bien. normalement c'est qui aime bien Châtibien c'est la pire et pourtant c'est une phrase biblique de l'ancien testament dit par le roi Salomon Dieu sait pourtant si j'ai une admiration sans bande pour le roi Salomon mais tu te rends compte de ce que ça veut dire qui aime bien Châtibien Si je te fais du mal, c'est parce que je t'aime bien, mais ça cautionne toutes les maltraitances qui aiment bien, Ausha bien. Tandis que non, moi, Christophe Médici, je mets dans tous mes livres, qui aime bien, gratifie bien d'une parole. Par exemple, Diane, j'aime beaucoup ce haut vert que vous avez mis aujourd'hui. J'aime beaucoup votre coupe de cheveux. Je vous gratifie. Et tu te rappelles que je finissais mon TEDx là-dessus devant tous les étudiants de Centrale Supélaïque. Je leur disais, si vous voyez ou vous sentez quelque chose de bien et de bon chez quelqu'un, dites-lui. Autrement dit, gratifiez-le de cette parole. Parce que vous, ça prendra une seconde, mais cette personne, ça peut lui changer sa vie pour toute sa vie. On est fort pour châtier. Donc la pire, mais vraiment, des locutions que je connais, c'est « qui aime bien châtie bien » . Mais c'est la pire de toutes.
- Diane Cantan
Est-ce qu'il y a autre chose que tu as envie d'aborder ou d'évoquer avec nos auditeurs avant que je bascule sur ma séquence questions classiques ?
- Christophe Medici
Non, ça va, c'est très bien. Je trouve que tes questions sont très pertinentes.
- Diane Cantan
Merci. Du coup, on a fait un bon volet court, mais j'imagine que vous aurez envie d'en savoir davantage et d'aller courir sur YouTube et le site de Christophe pour découvrir et l'écouter encore plus. Alors, j'ai ma question classique qui est mon podcast se nomme Marqueur parce que je suis convaincue que le marketing durable est le marqueur de la bonne santé des entreprises. Et aussi parce que quand on fait les choses avec le cœur, on embarque les gens beaucoup plus loin. Toi, ça t'évoque quoi ce nom là, Marker ?
- Christophe Medici
J'ai pensé tout de suite que ta marque, si elle est liée à ton cœur et au chakra du cœur, tu la fais avec amour et donc t'es authentique. Et moi j'aime beaucoup parce que Marker, ça fait penser à marque et à cœur, d'accord ? Évidemment que c'est bien de créer une marque, mais moi je ne me verrais pas vendre quelque chose qui n'est pas mon truc. Je pense que toi Marker, t'y crois des pieds aux cheveux et avec toutes tes cellules, moi la haute qualité rationnelle, le jour de ma mort je la transmettrai. Donc on peut espérer à tout le monde et chérir tout le monde, qu'ils créent un marqueur. Se pose la question des gens qui font des milliards en vendant des trucs qui font de la merde. Et c'est des milliards et des milliards d'entreprises, ça. Je pense, et je vais loin, mais ceux qui vendent des armes. Je pense à ceux qui vendent les opiacés, là. Plus que première cause de mortalité aux Etats-Unis, les gens qui sont des locumens dès l'âge de 20 ans. Mais il y a plein de séries Netflix là-dessus ces derniers mois, plein de films Netflix. C'est leur marque, eux aussi. Les laboratoires pharmaceutiques pour certains, pas tous, il y en a évidemment qui sont éthiques, je pense aux laboratoires Barron et d'autres que j'ai pu former, Ibsen ou d'autres, mais certains, ils dorment la nuit ces gens-là avec leurs marques en vendant des trucs dont ils savent qu'ils donnent la mort à des gens. Sans parler de cette gangrène maintenant dans l'humanité, on est là au cœur de l'actu, en France comme ailleurs, mondiale, qu'est la drogue, le marché de la drogue. Diane, tu as des médicaments, tu sais qu'une personne quand elle prend ce médicament, au bout de deux jours, elle est addict et c'est comme la drogue, c'est fini. Alors évidemment, ça va faire faire des milliards au labo qui la vend. Eh bien eux, c'est un marqueur. Mais je trouve, j'adore ton terme marqueur. Il a de l'avenir. Vraiment, il a de l'avenir.
- Diane Cantan
Merci. Oui, c'est assez, assez fort tout ce que tu viens d'évoquer. Forcément, parce que c'est aussi sa mission de vie ou en tout cas, qu'est ce qu'on veut ? faire de l'humanité ou autre ?
- Christophe Medici
Le business éthique.
- Diane Cantan
Le business éthique ou le business, est-ce qu'on va être sur un marché de la vie ou un marché de la mort ? C'est un vassal.
- Christophe Medici
C'est très beau.
- Diane Cantan
Alors, ce n'est pas moi, c'est Jacques Attali qui l'a dit dans son livre. Est-ce que tu aurais un éco-geste que tu aimerais partager ? Un éco-geste, c'est quelque chose que tu fais en lien avec... l'écologie, l'attention portée à la planète. Donc ça peut être un éco-geste perso, un éco-geste que tu fais avec ta famille, tes proches.
- Christophe Medici
Mon éco-geste est énorme, c'est que évidemment, à cause du bilan carbone, je ne prends plus jamais l'avion. Donc c'est-à-dire, même si je dois aller quelque part dans le monde, je me démerde, j'y vais, parce que je ferai le tour du monde pour aller transmettre la HQA, mais c'est sans l'avion. Même si je dois aller aux Etats-Unis, j'irai en bateau. Je ne veux plus prendre l'avion. Je devais aller à Drubrovnik donner une convention pendant trois jours dans un magnifique hôtel et j'étais très très bien payé. J'y suis allé en voiture. J'y suis allé en voiture. L'avion c'est une horreur. Alors on pouvait y aller en train ou on a fini en voiture ? Parce qu'il n'y a pas de train qui va jusqu'à Dugrovnik. On est donc parti en train et après on a fini en voiture. Voilà mon éco-geste. Mais moi, t'as compris, mes éco-gestes à moi c'est par la communication et la relation. Parce que si tu savais comme ça fait des morts, comme c'est très mauvais pour les cellules, même quand on prendra conscience que c'est aussi les mots qu'on reçoit et les pensées qu'on a qui génèrent les cancers et qui tuent les gens et que ça ferait faire des économies. Tu sais moi l'idée... J'avais écrit la HQR à l'école pour un établissement sans violence en 2008. Et j'expliquais déjà dès 2008 que le harcèlement scolaire, ça passait par la communication. On est en 2024, jusqu'à il y a un an, les politiques, ils nous riaient au nez, Diane. Et alors depuis un an, ils ont tous été harcelés. Et les mômes, t'as vu le nombre de mômes qu'on aurait pu sauver ? Quand les profs viennent faire mes stages de week-end, ils ont tous voulu que je donne des conférences dans leur collège, leur lycée, leur école primaire, leur fac. Personne ne veut des gens de la formation. Et maintenant, alors enfin, ils disent, il y a des cours d'empathie au nord de l'Europe. mais mes amis en France, comme quoi, qu'est-ce qu'on fait des génies français ? Il y a un homme qui s'appelle Christophe Médici, il a créé la haute qualité nationale, il a écrit la HQR à l'école en 2008. Tous les profs me disent, mais on devrait faire ça. Toi, moi, je créerais une école où tu mettrais, puisqu'on ne fonctionne qu'aux notes en France, comme dans tout l'Occident, on mettrait 20 sur 20, 15 fois à un moum qu'on voit des messages positifs, à un autre enfant qui l'écoute, fais attention, et zéro dès la première journée de maternelle à des messages toxiques que j'appelle dans la méthode HQR des toxicomes, de dévalorisation, de chantage. C'est ça que vivent les mots marcelés. Et voilà, moi ça m'écœure, on aurait sauvé combien de mômes déjà depuis 2008 ? Tu vois ce que je veux dire ? Ils ne veulent pas en entendre parler, on a un système scolaire qui date de la Troisième République. Tout ça pour eux c'est hors de scène, ils ne veulent pas en entendre parler.
- Diane Cantan
On en parle, on en a déjà aussi pas mal parlé, avec d'autres invités, mais effectivement sur ce côté scolaire, dès le début il y a énormément de choses que l'on peut leur apprendre, ne serait-ce que sur l'écoute, le respect, la bienveillance.
- Christophe Medici
C'est une des 9 clés dans la méthode HQR. 7 clés blanches, il y a le respect, il y a la patrie, il y a la souplesse, il y a l'accueil, il y a la gentillesse. Tiens, prenons la gentillesse. Je ne crois pas que la gentillesse soit une faiblesse d'âme. Moi, je pense que c'est une noblesse d'âme. À condition que le gentil et la gentille soient forts. La devise de la méthode HQR, c'est la force gentille. Le seul problème, c'est qu'on n'est pas gouverné par des gentils et des gentilles. Et il y a deux gentillesses. Je ne parle pas de la gentillesse du béni-oui-oui ou de la béni-oui-oui qui dit oui tout le temps à tout et qui a une espèce de mouton. Ça, ce n'est pas la gentillesse de la HQR. La force gentil, le fort gentil. Mais est-ce que c'est valoriser dans notre monde la gentillesse ? Ben oui, parce que le mec qui est monté tout là-haut, il a souvent plein de sang dans la bouche, on est d'accord, et il a killé spirituellement, psychologiquement ou même physiquement des milliers de gens. C'est la vérité. Et d'ailleurs, je conseille à tous les gens qui écouteront le podcast, si vous êtes des gentils, certes, faites des activités humaines dans lesquelles vous êtes entourés de gentils et de gentils, mais il y a une ou deux activités qui vous est interdite, la politique, et je suis petit-fils et fils de politicien. Comme disait Machiavel dans Le Prince, en politique, la gentillesse est toujours impuissante. Et le très très haut business, à partir de 500 millions d'euros. On a de la marge, on peut faire jusqu'à 50, 100 millions, 200 millions, en étant entouré de gentils, en créant des réseaux, comme Dinabay ou autres, des gens qui ont la même éthique. On peut faire des centaines de millions, ce qui est déjà très bien, n'est-ce pas ? Mais, si vous voulez être avec les... Je tairai les noms, eux, c'est pas des gentils. Et d'ailleurs, c'est les mêmes, ils sont mano-a-mano avec les politiques. Donc moi, j'ai tourné le problème dans tous les sens. Si on met en place une culture d'opposition, on fait la guerre. On est contre eux, on est des gilets jaunes. Or, on n'est pas des gilets jaunes, on est d'accord. Donc le seul truc que j'ai trouvé, moi, c'est qu'on fait partie du monde comme eux. On s'occupe du vivre ensemble, à notre place, toi à ta place, moi à la mienne, les gens de l'éducation, de la transmission. Donc je mets modestement, comme le colibri, en place, depuis des années, une culture d'opposition. On ne vous emmerde pas, vous ne nous emmerdez pas. D'accord ? Moi, ce n'est pas la vision de l'humanité que vous avez, que j'ai. Moi, je ne pense pas que la politique soit le remède. Je pense que c'est le mal. Et je pense qu'il y a tellement de gens qui pensent la même chose que moi, que ce n'est plus que le biturin du coin, qui est devenu, comme dit dans son livre, un prafisse, plus rien à foutre, et qui ne va plus jamais voter, parce que la confiance, tu es d'accord avec moi, ça se gagne. Si je veux gagner la confiance de Diane et Diane la confiance de Christophe, on va témoigner sa confiance et on va monter des preuves. Moi, comme toi, j'ai voté des centaines de fois, quand je croyais encore que c'était des idéaux, la politique à la vingtaine, tu sais, quand on est de grands idéalistes jusqu'à 30 ans. Puis on te trompe une fois. deux fois, trois fois, dix fois, le mec qui fait exactement l'inverse de ce pourquoi t'avais été son mandant, il était ton mandaté excuse-moi, la 30e fois, d'abord je veux que je sois trivial, je vais pas l'être, d'accord, j'ai un petit peu mal à certains endroits, d'accord, tu vois ce que je veux dire et à un moment donné, moi la confiance ça se gagne ou ça se perd et bien à un moment donné, ces gens ont perdu ma confiance, et le problème c'est que c'est ça ça nous amène les extrêmes, partout dans le monde ça nous amène les extrêmes parce que Le biturin du coin ou le bourrin du coin, lui, le bourrin du coin, il ne responne pas d'une manière complexe comme Diane ou comme Christophe. Il va dire, j'ai voté pour eux, parce que on ne les a pas utilisés au moins. Ce qu'ils vont faire pire, on est bien d'accord. Et la France, ça va être pire. Simplement, ils vont faire ça, eux, d'une manière non élaborée. Alors moi, je ne vote plus. Moi, je ne vote plus, je mets en place une culture d'apposition, on forme, on coach, on fait des podcasts, on amène cette phrase de Gandhi, on doit être le changement qu'on veut voir dans ce monde, d'accord ? Tu le dis dans tes podcasts. Mais bien sûr, tu vois qu'on a des points communs, tu vois ? On veut être le changement qu'on veut voir dans ce monde et on le transmet. Je ne sais pas où tu trouves le courage. Bravo Diane.
- Diane Cantan
Mon rôle de citoyen est important. Dernière question. Est-ce que tu aurais un futur invité que tu aimerais me conseiller sur un futur épisode ?
- Christophe Medici
Oui, je pourrais te conseiller quelqu'un de formidable qui s'appelle Véronica Brown. qui fait une méthode alignée. Elle est à la fois sophrologue, elle a un très grand podcast, elle est sur Insta. Je pourrais lui parler de toi, si tu veux. Elle serait ravie de venir faire ton podcast, je pense. Est-ce qu'il y a d'autres choses ? Non, j'espère que tu viendras à la conférence sur la mission de vie et que beaucoup des gens que tu connais viennent parce que vous allez passer un moment rare. Et je te remercie de ton invitation. Je te témoigne de toute ma gratitude, vraiment.
- Diane Cantan
Moi aussi, je te remercie, Christophe, du temps passé, de toute ton énergie. que tu transmets et qu'on ressent. En tout cas, j'espère que les auditeurs vont ressentir.
- Christophe Medici
Tu sais pourquoi je fais ça ? Parce que j'adore cette phrase de Bouddha. Le plus grand gain, c'est de donner. La plus grande perte, c'est de recevoir sans gratitude.
- Diane Cantan
On va terminer là-dessus, ça me paraît bien. Merci Christophe, merci à tous. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout cet épisode. J'espère que mon invité ou mes invités vous ont inspiré et donné envie de passer à l'action. Alors n'hésitez pas à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute favorite. Vous pouvez évidemment me laisser un message sur LinkedIn ou Instagram en m'indiquant les sujets que vous aimeriez que j'aborde et les invités que vous aimeriez entendre. J'ai besoin de vos likes et abonnements pour faire connaître mon podcast. Alors, n'hésitez pas à en parler autour de vous et à partager sur les réseaux sociaux. Allez, je vous dis à très vite. Ciao !