Speaker #1Je suis arrivé en janvier 2023 chez MBDA. J'ai rejoint la direction des achats indirects qui se trouve dans la direction des opérations, et la direction des achats indirects elle s'occupe pas mal de tout ce qui est informatique. MBDA, je connaissais d'avant parce que, sortie de diplôme, je me retrouve en mission de conseil achats, et ma première mission c'est MBDA dans la direction des achats indirects, mais sur un autre domaine qui était plutôt côté réseau télécom, donc l'interconnexion entre les sites de MBDA dans le monde. Ce qui est amusant, c'est que cette expérience, elle traduit bien ce qui m'a fait revenir en 2023. Déjà parce qu'en découvrant MBDA, je me rends compte que c'est hyper technique. Il y a une grande exigence dans le travail, donc c'était stimulant pour un jeune diplômé. Et derrière, je commence à bien me plaire, j'y ai passé presque deux ans. Et MBDA me propose de me recruter. Donc je commence à passer quelques entretiens et j'ai un entretien un peu marquant avec ce qui aurait pu être mon N+2, qui est britannique. L'entretien débute et en bon junior, je réponds sagement aux questions, un peu intimidé. Mais il me met parfaitement à l'aise, était hyper bienveillant, écoutant mes réponses. Et ça ne se fait pas parce que finalement je décide de faire autre chose. Parce que je me suis rendu compte que je n'étais pas assez mature, je n'étais pas assez mûr pour MBDA. Je faisais bien mon travail, mais je n'apportais pas de valeur. Et ses questions étaient orientées comme ça. C'est-à-dire : "qu'est-ce que tu vas faire pour nous ?". Et en synthèse, ce que je répondais à chaque fois, c'était : "je vais faire ce que vous me demandez de faire". Et je me rends bien compte à ce moment-là qu'il faudrait peut-être faire un petit tour sur le marché pour se mettre un peu de plomb dans la tête. Et voilà, 2017, je quitte MBDA et 2023, me revoilà. On me pose souvent la question de savoir pourquoi j'ai choisi MBDA. En fait, je posais le cadre familial dans lequel on retrouve pas mal de militaires dans la famille des deux côtés. Et donc c'était un univers qui me plaisait pour toutes les valeurs qu'il porte, d'engagement, de souveraineté. Je connaissais les armées, mais je ne connaissais pas la partie industrielle. Or, ce qui vraiment est plaisant, c'est que la question industrielle elle est au centre de plein de domaines : politiques, technologiques, géographiques... On est forcément sur des clients un peu partout dans le monde. Donc c'était une bonne surprise de savoir à quel point l'entreprise MBDA était assez riche dans les domaines sur lesquels on pouvait interagir. Ce côté technologique, c'est très actuel comme tendance, mais c'est beaucoup plus vrai dans une entreprise comme MBDA qui fabrique des produits de haute technologie pour lesquels on va repousser les contraintes d'ingénierie. Et forcément, pour n'importe qui - que ce soit un nouvel embauché ou quelqu'un de confirmé - c'est un domaine qu'on ne peut pas explorer en peu de temps. Donc avant de faire le tour du sujet, à mon avis, si on en est capable, il faut une vie. Forcément, ça rend l'expérience enthousiasmante. On a un parcours d'intégration qui permet en fait à n'importe qui de bien comprendre ces enjeux-là. Moi déjà, j'ai appris plein de choses que je ne savais pas. Mais globalement, un néophyte qui arrive chez MBDA, il est accompagné. Je suis assez certain que compte tenu du nombre de conférences, des intervenants de qualité qu'on a et des sujets abordés, il peut partir de zéro, il sera capable à la fin de ce parcours de bien cerner les enjeux de l'entreprise. Quand on arrive chez MBDA, on se retrouve intégré dans un programme d'intégration qui dure 18 mois. Mon expérience personnelle, c'est que ça n'est jamais arrivé dans aucune entreprise que j'ai côtoyée. À la rigueur, on a un mot d'accueil, mais 18 mois, c'est du jamais vu. Et 18 mois, c'est nécessaire pour prendre le temps de digérer le contenu des conférences qui sont riches dans le bon sens du terme, denses d'informations de qualité. Et ces 18 mois, ils nous permettent d'intégrer aussi ce que MBDA nous apporte au quotidien. Le fait d'échelonner les conférences jusqu'à 18 mois, ça nous permet de conférence en conférence de mieux comprendre ce qu'on est en train de nous dire. Ce n'est pas que de l'information reçue, au bout d'un moment on est capable nous aussi de le connecter à notre quotidien et évidemment ça rend les choses ensuite beaucoup plus simples et intéressantes dans notre travail. On se rend compte qu'on va participer à un cycle de conférences sur des sujets très variés : Qu'est-ce qu'MBDA ? Quelle est sa vocation ? Une initiation à l'esprit de défense qui permet d'en comprendre les enjeux, présentation des organismes nationaux et supranationaux autour des questions de défense. On rentre dans le détail des armées et, excusez du peu, par des gens qui sont hautement qualifiés. Au-delà de leurs titres, c'est des gens passionnés et passionnants. Et on enchaîne sur, en l'occurrence, l'environnement compétitif. Ça, c'est très important. On comprend un petit peu dans quoi on s'inscrit, nous, MBDA. Et tout le long de ce parcours, évidemment qu'on s'acculture à notre environnement, mais surtout, on croise énormément de gens qui sont dans des services et des directions différentes, avec qui on a l'occasion d'interagir, un peu comprendre qui ils sont, ce qu'ils font, et être capable de tisser un réseau grâce à ça. Et surtout, on se développe petit à petit un sentiment d'appartenance qui va au-delà du service dans lequel on travaille. Ce qui n'est pas toujours évident, parce que s'il n'y a pas ce programme d'intégration - ce qui se passe généralement dans toutes les entreprises - ça tient uniquement à la personnalité du candidat d'aller voir au-delà de sa direction. Avec le programme d'intégration, on nous facilite la tâche en mixant énormément de directions qui n'auraient pas été amenées à discuter ensemble et qui permettent évidemment d'augmenter notre vision de MBDA et de ses différentes fonctions. Le programme d'intégration, il faut bien une fin. Ça passe par un événement de clôture qui est quasiment une journée dédiée avec 200 participants. C'est une logistique incroyable. Honnêtement, comme pendant tout le parcours d'intégration, on est très bien accueillis, très bien pris en charge. Donc on comprend qu'on va aller d'atelier en atelier pour découvrir les univers qui nous ont été présentés pendant tout le cycle d'intégration. Et on termine par un moment hyper convivial, en fin de journée, où on a l'occasion d'échanger, de partager un petit peu nos impressions dans un cadre favorable. On arrive chez MBDA centré sur son travail, sur ce qu'on sait faire, une seule direction. Le programme d'intégration, il nous met petit à petit dans une lunette plus grande. Donc on fait le lien petit à petit entre ce que l'on fait, mais qui nous paraît... moi je suis aux achats indirects logiciels, donc sur le papier, le lien avec la souveraineté nationale et la défense de notre pays, il n'est pas évident. Ce programme d'intégration, il rend le lien beaucoup plus logique. Il nous permet encore une fois de réaliser le sens de notre travail au quotidien et de se rendre compte qu'on fait partie d'un grand rouage et que nous-mêmes, en l'occurrence, on fait partie de cette mécanique. Et après, clairement, je ne fais pas mon travail de la même manière maintenant. Ce que moi, j'ai pu comprendre grâce au programme d'intégration, je peux ensuite le retranscrire aux fournisseurs avec lesquels j'échange au quotidien. Fournisseurs qui, eux aussi, ne connaissent pas le monde de la défense, travaillent avec potentiellement tous les secteurs d'activité. Forcément, si on veut être capable, moi dans mon métier, d'avoir les meilleurs fournisseurs qui soient capables de délivrer ce pour quoi on les a payés, en réalité, il nous faut vulgariser tout ce qu'on a appris dans cette conférence. Moi, quand j'ai terminé le parcours d'intégration, même si je suis quelqu'un qui va facilement aller vers les autres, j'ai eu quand même ce sentiment de faire partie d'un ensemble. Parce que j'ai vu plein de métiers, parce que j'ai compris des choses qu'on m'a expliquées simplement, qu'on m'a dédié du temps. Donc, à la fin, je peux maintenant dire que je travaille pour MBDA et pas spécifiquement pour la direction des achats indirects logiciels, pour le compte des logiciels de nos ingénieurs. Ça me permet de me sentir beaucoup plus en connexion avec l'ensemble de l'entreprise.