- Speaker #0
À La Réunion, c'est vrai qu'il y a vraiment le côté sportif et festif. Et donc, c'est-à-dire que ça nous arrivait souvent, par exemple, d'aller prendre le sac à dos, de s'alourdir de quelques bouteilles et d'aller monter jusqu'au refuge du Piton des Neiges et d'aller se faire une soirée au Piton des Neiges et de redescendre le lendemain. Là, vient de me toquer le DTN adjoint de la FFA et l'entraîneur et sélectionneur de l'équipe de France de Trail, donc Philippe Propage. mais disant, écoute, tu sors d'où ? T'es qui ? On t'a jamais vue. Tu viens de faire une sacrée performance, t'es devant des filles qui méritent d'être en équipe de France. La gynécologie du sport, c'est-à-dire toutes les spécificités des gynécologiques auxquelles peuvent être confrontées les sportives, mais de tous niveaux confondus et de tous sports confondus. Ça fait longtemps que je n'ai pas entendu ce mot-là, tease. Ça fait plaisir.
- Speaker #1
Bienvenue dans Médecins qui est tu, le podcast qui vous plonge dans l'univers captivant du monde médical. Chaque épisode vous offre un regard intime sur la vie des médecins, leurs défis dans le monde professionnel et leurs passions en dehors des salles de consultation. Je m'appelle Maxime Garcia, bienvenue et bonne écoute. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Médecins qui es-tu, une saison 2. Aujourd'hui on réalise cet épisode en visio parce que mon invité tel un nizar pyrénéen est un petit peu difficile à croiser. J'ai l'honneur de discuter avec Blandine Lirondel. Bonjour Blandine.
- Speaker #0
Bah écoute, salut Maxime et c'est la première fois qu'on me prénomme nizar pyrénéen et j'aime bien.
- Speaker #1
Tu représentes pour moi une immense fierté. Tu sais pas encore mais tu vas le savoir de suite puisque tu as été à l'origine carrément de la création de ce podcast. Quand j'ai vu tes résultats, ton parcours, je me suis dit comment fait-elle pour associer ces longues journées, ces gardes, obtenir ce niveau international d'ultra-tri, comment fait-elle pour associer l'immensité, le dévouement que représentent les études de médecine, qu'elle flamme l'anime. J'ai donc eu cette idée de podcast un peu grâce à toi, pour toi, parce que je me suis dit il faut absolument qu'on discute de tout ça. Tu as été beaucoup interviewé côté sport, on t'a dit... et en plus en parallèle tes médecins, ok les choses étaient un peu dites de façon rapide mais je me suis dit, il faut absolument qu'on discute de ces médecins qui ont des immensités à côté de leur carrière médicale donc merci beaucoup pour ça et pour l'inspiration comment vas-tu et où es-tu en ce moment ?
- Speaker #0
écoute, trop bien, cette petite introduction je n'étais pas au courant écoute moi ça va super c'est le coucher de soleil à fond romeux hum une jolie, une magnifique ville qui fait station de ski, mais voilà, c'est très agréable à vivre. Et actuellement, j'avoue que depuis janvier, je me suis pris une petite année off au niveau professionnel, donc en tant que gynéco, en tout cas, du moins au niveau hospitalier. Je ne vais pas prolonger mon contrat de génie, on reviendra dessus. Mais j'ai quand même plein d'autres projets en lien avec la gynécologie.
- Speaker #1
et le sport cette année mais voilà ça va super ok on va discuter de gynécologie puisque c'est ta spécialité médicale pour ceux qui ne te connaissent pas il n'y en a pas beaucoup mais peut-être un petit peu pour te présenter sur le côté palmarès sportif et si je dis des bêtises tu me dis parce que sur internet des fois j'ai fait de mon mieux mais on sait jamais est-ce que tu es double championne du monde de trail ? ouais c'est ça effectivement championne d'Europe et championne de France
- Speaker #0
de trail ouais bon tout ça je suis un peu j'ai toujours le syndrome un peu de l'imposteur parce que je ne le suis plus actuellement ni championne d'Europe ni championne du monde parce que ça c'était c'était il y a plusieurs années maintenant je suis encore championne de France tu vois actuelle de 2024 mais bon bientôt je n'aurai plus aucun titre parce que comme je ne fais pas les championnats de France cette année ni les championnats du monde ben voilà mais bon écoute oui je l'ai été
- Speaker #1
C'est un peu comme le rôle de président de la République, on le garde à vie, non ?
- Speaker #0
C'est exactement ce qu'on m'a dit. Donc effectivement, je peux dire que j'ai été double championne du monde, une fois championne d'Europe et plusieurs fois championne de France.
- Speaker #1
Tu as été élue athlète de l'année en 2022 par la Fédé d'athlétisme. C'est quand même au-delà des choses qui se passent sur le terrain, c'est quand même un honneur immense d'être reconnue par ses pairs.
- Speaker #0
effectivement au sein de la FED c'était quand même un grand honneur parce que le trail a plutôt tendance alors effectivement il faudrait que je m'y fasse que je ne suis pas dans un podcast de trail et de sport mais le trail en fait c'est la course à pied en montagne on peut faire entre 10 km jusqu'à 300 km avec ça peut même être plat ou il peut y avoir un sacré ratio dénivelé Et du coup, ça fait partie de la Fédération Française d'Athlétisme. Mais au sein de la FFA, où on a les pistards et les routards, c'est vrai que le trail, ça a toujours passé un peu en seconde ligne. Et ça a été une énorme fierté qu'une traileuse soit élue athlète de la Ligue 1. Oui,
- Speaker #1
j'avoue, j'ai été surpris en voyant le titre. Je me suis dit, incroyable de passer devant toutes ces énormes stars de l'athlète sur piste, etc. Donc, incroyable, bravo. Tu as remporté la CCC. Oui. Courmayeur, Champex, Chamonix. Troisième de l'UTMB 2023, cinquième 2024. C'est ça. Il y a plein d'autres lignes, mais c'est déjà monumental. Qu'est-ce que ça te fait quand on te dit ça ? Est-ce que tu as un peu de recul sur ta carrière ? Est-ce que c'est encore le bouillonnement et tu es encore dans l'effervescence ou tu as un petit peu de recul sur ce que tu as déjà produit ? Non,
- Speaker #0
c'est vrai que j'ai un petit peu de recul sur ce que j'ai déjà produit pour l'histoire, mais pour ma petite histoire. histoire, mais je pense peut-être qu'on y reviendra aussi. La première fois que j'ai été championne du monde, on va dire que deux mois avant, je ne savais à peine ce qu'était le principe d'un entraînement ou de... Je ne m'entraînais même pas. J'étais complètement inconnue. J'étais toute nouvelle là-dedans. J'étais en fond dans mon internat de gynécologie à Bayonne, juste pour m'amuser. Et... Tout est venu très rapidement en deux mois où j'étais championne du monde. Là, effectivement, pour le coup, j'ai mis beaucoup de temps avant de me rendre compte de ce qui s'était passé. J'ai même des amis de l'externat. J'ai fait mon externat à Caen, en Normandie, qui m'ont envoyé un message et qui m'ont dit « Mais c'est quoi cette histoire ? » On ne savait même pas que tu courais, qu'on apprend que tu es championne du monde de trail. Donc, c'est vrai que c'était assez brutal. Et après, tout s'est vite enchaîné. Finalement, j'ai enchaîné avec des... d'autres championnats du monde, et puis après, des compétitions nationales, internationales. Et c'était magique, tout allait vite. Et effectivement, ça fait bientôt six ans que je fais du haut niveau, donc on commence à accepter tout ça, et presque même à le regarder derrière avec un peu de nostalgie.
- Speaker #1
Regarder derrière, tu penses que tu as encore du temps de carrière ? Tu l'évalues à combien ?
- Speaker #0
Moi, je me suis donnée sept années seulement. Je me suis fixée à la fin de l'année 2025 avec en ligne de mire la Diagonale des Fous. Et après, j'ai 34 ans, toujours pas d'enfant. Et voilà, je sais qu'il faudrait que moi, qui ai envie d'une vie de famille, il va falloir que je m'y mette un moment. Donc, je ne dis pas que j'arrêterai complètement. C'est juste qu'on va dire que mes objectifs principaux seront autre part et je ne me consacrerai plus autant à ça. Donc bien sûr, je continuerai à pratiquer comme je le fais, mais je n'ai pas envie que ce soit un objectif à part entière le sport de haut niveau. Ça va passer en second plan, donc après on verra comment ça va se goupiller, mais en tout cas, je n'ai pas envie de me mettre de pression par rapport à ça, parce que j'ai envie de passer aussi à autre chose. Mais je ne sais pas ce que l'avenir me réservera par la suite, mais en tout cas, j'ai envie d'avoir une petite parenthèse pour construire autre chose dans ma vie.
- Speaker #1
Ok, alors tu l'as compris dans le podcast. Vu les autres podcasts que tu as faits, pas tout à fait identiques, on aborde un peu plus côté médical, le cursus, la folie de ces études. Et pour le coup, dans le podcast, on parle aussi des patients extra-hospitalaires comme là, pour le coup, l'immense passion que tu as. On va revenir sur ton parcours. Ça débute où, les études médicales ? Mais même avant les études médicales, lycée, collège, tu grandis où ?
- Speaker #0
Alors, je grandis dans une très jolie ville en Normandie, en Basse-Normandie, dans le Calvados, qui s'appelle Bayeux. J'ai fait toute ma jeunesse à Bayeux, jusqu'à mes 18 ans. Et ensuite, j'ai fait l'externat, la première année de médecine, puis après, effectivement, l'externat à Caen, au CHU de Caen. Moi, j'ai toujours voulu faire médecine, en fait. Je pense que je viens d'une famille assez ménée, où il y a beaucoup de médecins, et d'un papa médecin. Alors non pas qu'il m'ait forcé, on a toujours eu le choix de faire ce qu'on voulait, mais le voir épanoui dans ce qu'il faisait. En plus, c'était une ville, c'est le genre de ville pas très grand, où c'est le médecin... un peu le médecin de la ville, où quand on marchait dans la ville, ils se faisaient arrêter par les patients, et j'étais un peu fière, ça me rendait fière, et je trouvais ça beau, quand les patients, à chaque fois, le remerciaient pour ce qu'ils faisaient pour eux, je trouvais ça une belle profession, et un beau dévouement, donc j'ai toujours voulu faire médecine, après la spécialité, ça ne m'est venu que vraiment au cours des études, donc j'ai fait mon externa à... camp, première année, puis après tout l'externat à camp, et puis arriver le concours de l'internat en fin de... Je ne sais pas si on en reviendra, mais j'ai toujours été extrême dans ce que je faisais. Là, on peut croire que c'est extrême dans le sport, mais j'étais extrême dans tout ce qui était festif. Dieu sait qu'en plus, on n'est pas les derniers de la liste quand il s'agit des soirées, nous les médecines. J'étais partie de la corp. j'étais hyper investie, je ne faisais pas vraiment un brin de sport. Quand j'allais effectivement faire une activité physique, je ne sais pas que ce soit du fitness ou de la course à pied, on va dire que c'était après une grosse crise pour essayer de… d'éliminer un peu les toxines et de mieux enchaîner, tu vois. C'était un peu ça l'idée. Quand on dit pourquoi tu as commencé à courir, il y en a beaucoup qui vont… Il y a plein de raisons. Moi, c'était surtout pour ça, pour mieux découvrir. Et par contre, je commençais à avoir vraiment envie de voyage, de bouger quand même. Donc, j'avais fait pas mal de… Dès que je pouvais faire des stages à l'étranger, j'en faisais. Donc, j'avais fait au Cameroun. Mon dernier stage, je l'avais fait à Quito, en Équateur. Et je m'étais dit, si je peux, je ferai mon internat à La Réunion parce que j'avais envie de bouger. Et La Réunion, ça m'avait vraiment donné envie. Et mon dernier stage justement à Quito, c'était en maternité et j'ai eu un coup de cœur pour la gynécologie. La gynécologie, j'aimais cette profession médico-chirurgicale parce que j'aimais beaucoup tout ce qui était technique, chirurgie. En fait, je n'ai jamais aimé vraiment me restreindre dans un domaine. Et ce que j'ai mis dans la gynéco, c'est qu'on pouvait faire, en plus de la médecine libérale de vie, le médecin généraliste pour les femmes, ou même faire de la chirurgie et de l'échographie. C'était très varié, je trouvais, la PMA. Et j'aimais bien ce côté varié, donc j'ai choisi la gynécologie à La Réunion, sur l'île de La Réunion. Donc pour voir un peu du pays aussi, parce qu'on m'avait vanté. à l'époque surtout les soirées médecine enfin les grosses colocs réunionnaises de médecins et les pool party les beach party enfin moi c'était surtout ça ce qui m'avait le plus attirée c'est pour faire de la non aller chercher des sentiers incroyable ou pas non je connaissais même pas le mot trail en fait tu vois et quand j'y suis allée effectivement bien sûr j'ai continué à faire ces J'ai pris tout de suite une coloc avec plein d'internes et de faire des pool parties, c'était génial. Se faire des petits ponts et finir à 9h sur la plage, c'était cool. Mais en parallèle, par exemple, le week-end d'intégration, c'était dans un gîte. Je me rappelle, il fallait faire une randonnée pour aller accéder dans ce gîte. Après, c'était grosse beubrie, mais il y avait quand même ce côté toujours un peu sportif. Et donc, on a eu assez... À La Réunion, c'est vrai qu'il y a vraiment le côté sportif et festif. Et donc, c'est-à-dire que ça nous arrivait souvent, par exemple, d'aller prendre le sac à dos, de s'alourdir de quelques bouteilles et d'aller monter jusqu'au refuge du Piton des Neiges et d'aller se faire une soirée au Piton des Neiges et de redescendre le lendemain.
- Speaker #1
C'est la méthode de la championne du monde, de charger les sacs et les bouteilles.
- Speaker #0
Et je me rendais compte que je ne comprenais pas. Tout le monde, les gens n'avançaient pas trop. Je prenais toutes les bouteilles pour essayer de m'alourdir un peu parce que mes potes devaient souvent s'arrêter. Moi, je n'étais pas fatiguée. Et puis finalement, j'ai vite commencé à découvrir le trail. Quand on faisait ses randonnées, je voyais des gens qui couraient. Je me disais, ils courent, qu'est-ce que c'est ? Je vais essayer. J'ai découvert le trail comme ça. Je suis désolée, à la base, je suis sûre que tu voulais juste me demander mon cursus. Et là, je ne veux pas me le faire. Mais bref, j'ai fait mon internat à La Réunion. C'était génial. Mais bon, parmi ces six ans d'internat, j'en ai quand même fait deux à Bordeaux. Tu vois ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'était les années un petit peu plus sombres. Surtout que dans les deux ans que j'ai… enfin, dans les trois ans que j'ai fait à… J'ai fait du 6, mais c'était 5. C'était 5 ans d'internat. Dans les trois ans que j'ai fait à La Réunion, j'ai fait Mayotte. Et en fait, j'ai eu le gros clash. Juste après Mayotte, je suis partie à Bordeaux. Et donc, vraiment, ça m'a fait un gros, gros changement. C'est… Un gros contraste, effectivement. Donc, ouais, Bordeaux, ce ne sont pas les meilleurs souvenirs que j'en garde, mais il faut bien y passer. De toute façon, voilà, l'internat...
- Speaker #1
Je crois qu'on a ce terrain stage en commun, en plus.
- Speaker #0
On a fait un stage en commun ?
- Speaker #1
Ouais. Dans notre maquette, on doit passer par la maternité et je suis passé par la maternité de Bordeaux.
- Speaker #0
Et tu penses que j'y étais ? Parce que moi, à Bordeaux, je n'étais pas à la materne.
- Speaker #1
Non, non, non, j'étais après toi. J'étais après toi. Mais je veux dire, je suis passé dans le même service que toi. OK.
- Speaker #0
Non, mais en fait, c'est là où j'ai découvert... Je suis restée deux ans en métropole. C'est là où j'ai vraiment découvert ce que c'était l'internat d'obstétrique. Je me suis dit que c'était très bien parce qu'on a une super formation. Je pense que si j'avais fait cinq ans d'internat en métropole, je ne sais pas si j'aurais pu. Et puis, quand je suis rentrée en métropole, je ne savais même pas que le trail existait aussi. J'avais un peu mis de côté pendant un an. Et après, à Bordeaux, on a… On peut aller aussi à Agen et à Bayonne, ce que j'ai fait. Et à Bayonne, j'ai redécouvert le trail, la montagne. Et c'est pendant ma huitième année, justement, ou sept ou huitième année d'internat, quand j'étais à Bayonne, où je me suis remise à faire du trail. Et c'est là où j'ai eu mon premier titre de championne du monde.
- Speaker #1
Ah ouais, c'est incroyable. Il y a plein de choses à reprendre. Je voulais savoir, moi, initialement, ta première année de médecine, est-ce que tu étais adaptée à l'exercice ? Est-ce qu'il n'y a pas déjà un excès dans ta façon de vivre qui était adaptée à ce concours si dur ? Est-ce que, dans ta personnalité, ça t'a aidée pour passer cette énorme étape ?
- Speaker #0
En fait, tu vois, c'est drôle, mais j'y ai repensé récemment. Je me suis dit que la première année de médecine, comme je voulais faire ça depuis toujours, et je savais que c'était le plus dur, la première année de médecine, une fois que j'aurais passé cette première année. Et donc, je pense que je l'avais mentalisé comme là, par exemple, je le fais par rapport au sport, comme si c'était l'objectif sportif principal de l'année. Donc, avoir un objectif, bon, bien sûr, il faut s'entraîner. Je ne m'étais pas tellement entraînée. Mais par contre, avoir un objectif, ce qu'il faut surtout faire, c'est bien décharger, et ce qu'on appelle la période d'affûtage, et en faire beaucoup moins avant le gros objectif où on va tout donner. Je pense que je ne me suis pas beaucoup entraînée parce que j'avais quand même un gros poil dans la main quand j'étais au collège et au lycée. Mais par contre, j'avais toujours des notes correctes, moyennes, sans en faire beaucoup. Et je me rappelle, mes parents me disaient, mais Mandine, tant que ça marche plutôt bien, tant mieux. Mais voilà, en médecine, je leur disais toujours, je sais. Je sais à quoi m'attendre, mais c'est pour ça que j'en profite maintenant. C'est vrai que j'étais même fait tarder dès le lycée. Et pour l'anecdote, je me suis aussi rappelé quelque chose. Je crois que le bac, par exemple, c'était jeudi, vendredi, lundi, mardi, ou un truc comme ça. Et moi, ça faisait déjà depuis qu'on a fait jeudi, vendredi, ça faisait déjà depuis la semaine d'avant que je n'avais pas fait la fête, que je n'étais pas sortie. Et j'avais essayé de solliciter tous mes potes pour qu'on sorte le vendredi, samedi, entre les deux jours du bac. Et en fait, personne n'avait voulu pour réviser le bac. Ils étaient sortis, on était deux, je crois, il y avait juste une copine. Mais tout ça pour dire que c'est vrai qu'au lycée, les dernières années de lycée, je me suis vraiment relâchée. Parce que je savais qu'il y avait la première année de médecine. Mais par contre, dès lors où j'ai mis le pied, le premier jour, le pied à la fac de médecine, on ne m'a plus vue. Pendant un an, mais j'en ai fait même trop. Je faisais partie de ceux qui affichaient dans les toilettes, sur les murs de la douche, qui mangeaient en révisant. Limite, je pense que ça m'est déjà arrivé même de mettre des classeurs sur mon oreiller en pensant que par télépathie, j'allais apprendre pendant la nuit. Donc vraiment, pendant un an, on ne m'a pas vue. Pendant un an, on ne m'a pas vue. Et par contre, après...
- Speaker #1
Tu as le concours en un an ?
- Speaker #0
Oui, j'ai eu le concours en un an. J'ai eu le concours en un an, mais j'ai eu beaucoup de chance. J'ai fait vraiment partie des dernières. Mais écoute, tant mieux. Je n'y croyais pas non plus. Je n'ai même pas voulu aller voir les résultats. J'ai reçu un texto d'une copine qui m'a dit bravo. Je me rappelle exactement. Je sortais de la douche et elle m'a dit, je reçois un texto. Elle m'a dit bravo, je peux t'appeler docteur maintenant. Et en fait, je n'avais même pas eu, je ne savais même pas. J'avais complètement oublié que c'était le jour des résultats. Tellement j'étais persuadée de ne pas l'avoir. Et donc, je partais, je sais pas, c'était l'été, je partais pour faire autre chose. Et quand j'ai vu ça, j'ai mis un peu de temps avant de comprendre que c'était le jour des résultats et qu'en fait, elle avait su que j'avais été prise. Et donc ça, c'était assez incroyable, beaucoup d'émotions.
- Speaker #1
Ok, ensuite arrive l'externat. J'ai entendu dans d'autres podcasts, et là, tu nous l'as dit aussi, qu'il y avait une grosse partie de fêtes, etc. T'étais fallu Ausha ou pas ?
- Speaker #0
J'ai failli ! Non, je n'ai pas fallu shard. J'avoue que j'ai failli, mais je crois que je n'étais même pas en état le jour de mon baptême. Mais j'avais tout, j'avais fait tout ce qu'il fallait. Tu vois, j'ai été crie tard, j'ai fait un cri. Je n'ai pas été fallu shard. Bon, avec du recul, ce n'est pas un grand regret dans ma vie, j'avoue, mais oui, j'ai été un peu dans l'excès. Il y a des fois où j'en ai même un peu honte. Mais bon, finalement, je pense qu'il ne faut pas avoir honte de ce qu'on a vécu. Je l'ai vécu à 100%. Et c'est vrai que maintenant, quand je côtoie beaucoup de sportifs de haut niveau, c'est incroyable la différence. Il y a vraiment un gros fossé, c'est les sportifs de haut niveau. Depuis qu'ils sont jeunes, ils veulent faire ça. Et toute leur vie, ils ont fait des concessions. ils ont la fête, on va prendre trois bières et on va se coucher à minuit au plus tard parce que demain il y a entraînement et c'est tout à leur honneur, je suis admirative de ça j'ai vécu cette enfance, ou plutôt adolescence, une vie étudiante comme ça et c'était super chouette,
- Speaker #1
j'ai passé de bons moments et là tu ne fais pas un brin de course à pied ? il n'y a aucun sport dans ta vie jusqu'à présent ?
- Speaker #0
ah si ! Si, je te dis, j'allais faire un peu de... En lendemain de Zocuit, surtout. J'étais toujours un peu active. Je me rappelle, j'étais inscrite des cours à la fac de fitness, un peu de step, de zumba, j'avais bien ces trucs-là. J'allais un peu courir quand même. J'allais courir, je faisais du sport, mais vraiment pour m'entretenir, soit pour essayer de décuer, soit pour essayer de me donner bonne conscience. Et puis aussi parce que je ressentais les bienfaits hormonaux, sérotonine, sécrétion, etc. De la course à pied, ça me faisait vraiment du bien. Et je me suis vraiment mise à la course à pied justement à la sixième année pendant la année du concours, le CN. Je ne sais plus comment ça s'appelle le CN maintenant.
- Speaker #1
Ouais, le CN, moi aussi. Ça fait déjà trois ans et ils ont encore changé de nom.
- Speaker #0
Parce que finalement, c'était le sport le plus facile à pratiquer, la course à pied. Alors, ce n'est pas une traile, la course à pied sur route. Mais là, effectivement, je pense que tous les deux, trois jours, j'allais faire un footing quand j'étais…
- Speaker #1
Et tu sentais que tu avais des préexpositions ? Est-ce que tu as eu un sport dans l'enfance où tu avais déjà des qualités de ouf ?
- Speaker #0
Absolument pas, parce qu'en fait, par exemple du cross, tu vois, le cross country, j'en ai fait un an au lycée. Et j'en avais fait les championnats de France du NSS, le cross country. Mais parce qu'en fait, dans mon équipe, il y avait deux filles qui étaient extrêmement fortes. En fait, moi, j'étais la dernière du groupe. Et avec Bayeux, notre petit club, on s'était qualifié au championnat de France. Et je crois qu'on avait été la dernière équipe. Je ne me rappelle même plus. L'idée, c'était juste de faire la course, mais j'étais vraiment dernière. Je pense qu'à l'époque, je ne voulais juste pas être dernière. Non, je ne pensais pas avoir des prédispositions. Après, je ne mettais absolument rien en place.
- Speaker #1
En sixième année, quand tu allais courir, tu courais avec des potes ou pas ?
- Speaker #0
Oui, je courais avec des potes.
- Speaker #1
En PLS. Naturellement ?
- Speaker #0
Non, pas forcément. Par contre, j'arrivais à bien suivre, mais non, pas forcément de prédisposition. Après, dans mon enfance, j'ai fait beaucoup de gym et de danse, je ne l'ai pas dit. Enfin, beaucoup. J'ai fait de la gym et de la danse, comme des petites filles qui font de la gym et de la danse. Un entraînement par semaine et des compètes de temps en temps. Mais pareil, je n'avais pas de prédisposition particulière.
- Speaker #1
Ok. Et donc, tu choisis gynéco-obstétrique, pas gynécomède, à l'internat. et tu choisis la Réunion avec, comme on disait tout à l'heure, des semestres à faire en métropole, notamment à Bordeaux, Bayonne. Là, pareil, c'est pour les avoir vus bosser. Un gros coucou à toute l'équipe avec qui j'ai bossé. C'est vraiment une spécialité de fou. En tant qu'énergie, de stress, est-ce que ça a été brutal pour toi le début de l'internat ou tu as toujours été un peu adapté à cet excès que demande la médecine ?
- Speaker #0
Je t'avoue que quand j'ai choisi gynécologie obstétrique, je savais à quoi m'attendre. À l'époque, je n'avais pas d'autres passions, ne serait-ce que de faire la fête. Mais en tout cas, qui me prenaient autant de temps qu'actuellement le sport me prend. Donc j'avais notion que l'obstétrique me prendrait toute ma vie. C'est ce que je pensais il y a maintenant 10 ans. Donc quand on a dû y aller, non, j'ai trouvé ça passionnant. Effectivement, on est dans un podcast de médecine, donc je pense que tout le monde sait un petit peu qu'effectivement, l'internet gynécologie obstétrique, c'est un des plus difficiles en termes de contraintes horaires, de sommeil, de stress, d'urgence. À ce niveau-là, je pense qu'on est quand même pas mal lotis. Mais je trouvais ça excitant. Moi, j'adorais. À l'époque, je me sentais jeune et toute fraîche et passer des nuits blanches. à faire des accouchements, des césariennes. J'ai trouvé ça palpitant. Et en plus, surtout quand on est interne, finalement, je préférais l'internat parce qu'on voyait des choses extraordinaires, mais sans avoir de grosses responsabilités, finalement. Même si on en avait, on avait toujours quelqu'un qui nous couvrait et c'était hyper agréable de se former comme ça. En plus, à la réunion, pareil, coucou à tous mes chefs. les assistants, les péages, parce qu'il y avait une bienveillance de dingue. C'était génial. On était hyper autonomes, très rapidement. On nous laissait faire plein de choses. Et il y avait une ambiance vraiment géniale. Notre chef de service, il nous invitait à faire des pool parties chez lui. C'était assez rigolo parce que la veille, on était là en train de faire péter la bouteille de champagne en maillot de bain dans sa piscine. Et le lendemain, par contre, si tu n'étais pas à 7h pile pétante et que tu arrivais à 5h01, ils t'engueulaient comme une chaussette pourrie. Alors qu'on a eu, ils disaient, mais il y a 3h, on était à moyen de mal en tapissime. Il y avait ce côté, vraiment, on respecte, le boulot, c'est le boulot, mais on sait faire la part des choses. Et en fait, je pense que ça enlevait un peu la soupape, ça permettait vraiment de décompresser. Donc l'internat à La Réunion, c'était très formateur, c'est un très bon internat. C'était dur, comme un internat d'obstétrique, mais il y avait cette vie à côté qui permettait vraiment de lâcher la pression.
- Speaker #1
Juste pour revenir à ton début sur la course à pied, le trail. Ça débute donc par les petites randos avec la tise dans le sac.
- Speaker #0
C'est bien ouf que je n'ai pas entendu ce mot-là, tise. Ça fait plaisir.
- Speaker #1
Du coup, tu te mets à courir et tu cours le championnat du monde. Comment ça se passe en fait ? Parce que j'ai l'impression que ça va à 10 000 à l'heure. Tu cours une course et tu butes tout le monde et ça se passe incroyablement bien.
- Speaker #0
Ça va à 10 000 à l'heure, mais en fait, oui. Même moi, j'ai du mal à... à comprendre comment c'est possible. Mais du coup, la Réunion, Mayotte, ensuite, bam, je reviens à Bordeaux. Pendant six mois, je suis en ermite parce qu'en plus, je passe de Mayotte où on se levait à 5h du mat pour aller faire du surf et surtout du ski nautique au lever du soleil. Après, on allait enchaîner sur la journée. C'est trop bien. Et les week-ends, on allait passer sur des petites îles. Enfin bref. Après, Mayotte, je t'en parle, mais effectivement... Après tout ce qui s'est passé, je pense que la vie n'est plus aussi agréable qu'avant. Bref, c'était une petite parenthèse. Mais je passe de ça à Bordeaux. Donc là, pendant six mois, je n'ai plus touché à mes baskets. Et ensuite, je suis allée à Bayonne. Et là, c'est un peu la renaissance. Le Pays Basque, c'est incroyable pour aller courir. J'ai adoré. Je me suis fait plein de potes. Et là, j'ai commencé, dès que je pouvais, à aller un peu dans... Parce que Bayonne, on... Beaucoup pensent que c'est le surf, mais il y a aussi le côté terre qui est hyper intéressant. Oui,
- Speaker #1
l'arrière-pays, le Pays Basque intérieur.
- Speaker #0
Oui, et je me suis régalée, j'ai découvert plein de choses. Et donc, pendant ce semestre à Bayonne, j'ai fait une course qui s'appelle... C'était en mars de l'année 2019, qui s'appelle le Trail du Ventoux. Et en fait, c'est une course, je ne savais pas, qui était quand même assez réputée. En général, c'est la première course qui ouvre la saison de trail. Et en général, il y a beaucoup de bons trailers qui viennent. pour voir un petit peu dans quel état de forme ils sont au vu de la saison qui s'annonce. Et à cette course, il y avait un sacré plateau. Je ne connaissais pas vraiment les filles qui étaient devant moi. J'ai terminé deuxième, mais alors juste derrière une Américaine qui était à l'époque championne des États-Unis de trail, dans sa catégorie, on va dire, mais quand même qui avait un bon niveau. Et derrière moi, il y avait quand même des filles qui étaient en équipe de France de trail, les années précédentes. Et donc, j'arrive toute contente à cette course. de course le dimanche et puis prête à reprendre la route pour rentrer à Bayonne et recommencer tranquillement ma vie d'interne en gynécologie obstétrique à Bayonne. Sauf que là, viennent me toquer le DTN adjoint de la FFA et l'entraîneur et sélectionneur de l'équipe de France de Trail, donc Philippe Propage, me disant écoute, tu sors d'où ? T'es qui ? On t'a jamais vu. tu viens de faire une sacrée performance, tu es devant des filles qui méritent d'être en équipe de France. Est-ce que tu sais que dans un mois, il y a la course qualificative pour les championnats du monde qui auront lieu en juin de la même année au Portugal ? Écoute, on t'invite fortement à faire cette course de sélection parce que tu as toutes tes chances.
- Speaker #1
Mais c'est dingo. C'est dingo parce que tu avais passé six mois off quasi à Bordeaux.
- Speaker #0
Oui, effectivement. Et en plus, complètement.
- Speaker #1
Non mais surtout pas au feu pour le sport d'ailleurs.
- Speaker #0
Non mais j'en reviendrai. J'en reviendrai parce que j'ai du manque de nez. je reviendrai à ça parce qu'en fait après je suis retournée à bordeaux en mai parce que c'était en mai en fait et du coup mais de toute la part de le mois juste avant les mondiaux j'étais à bordeaux et donc en fait pour juste pour te dire que quand ils m'ont parlé de ça mais la première réponse et j'étais mais sûre de moi j'ai dit ah non impossible moi le trail j'en fais juste là pour l'instant je suis focus dans mes études je fais un internat d'obstétrique enfin de gynécologie internat de médecine c'est extrêmement prenant Si je fais du sport, c'est pour me défouler, pour me faire du bien. Et je n'ai pas du tout envie de me mettre une pression supplémentaire. Parce que, ben voilà, qui dit course de sélection, dit forcément qu'il fallait que je fasse partie des cinq premières, d'une course à haut niveau. Et puis après, je ne parle même pas de si je faisais les championnats du monde, il faudrait que je m'entraîne. Et je n'avais absolument pas envie de me mettre cette charge mentale en plus. Donc, pour moi, c'était niette, c'était non. Ils étaient un peu déçus. Quand même, tu... Voilà, tu... A priori, tu as des capacités et des prédispositions. On te laisse quand même notre numéro. Je leur avais donné aussi mes coordonnées. Donc, chose étant faite, je reviens tranquillement à Bayonne. Et le lundi, je reprends le boulot normalement, comme la vie normale. Et puis, je discute avec... Je me rappelle, j'étais avec les infirmières. Je pense que je devais être en chirurgie à ce moment-là. Et on était dans la salle de repos. Et je discutais avec les infirmières de ce qui s'était passé. Et là, ils me disaient... Du coup, tu vas les faire, la course qualificative. Non, non, ben non. Voilà, ça fait plaisir à l'ego. On m'a repéré, on m'a dit que j'avais des capacités, mais voilà, ça s'arrête là. Là, ils m'ont toutes regardée avec la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés. Mais comment ça ? Je leur explique ma raison. Ils m'ont dit, non, mais écoute, au pire... Et en fait, je pense que c'est ça, la phrase qui m'a un peu résonné en tête. Elles m'ont dit, mais de toute façon, t'as rien à perdre. Tu t'entraînes pas depuis des années pour ça. Si tu t'échoues, ben en fait... si tu échoues et que tu n'es pas sélectionné, tu reviendras à ce point de départ-là. Et en fait, si tu y arrives, tant mieux. Tu peux reprendre ce qu'il y a à apprendre. Et le coup du « tu n'as rien à perdre » , c'est vrai, je pouvais continuer ce que je faisais, courir comme j'en avais envie, parce que de toute façon, ça avait bien marché pour le 20 août. Tu peux avoir ce que ça allait donner pour la course de sélection. Mais pendant une semaine, j'ai hésité, j'ai hésité. Et puis au bout d'une semaine, j'appelle ce fameux entraîneur, Philippe Propage, qui était l'entraîneur de l'équipe de France. J'ai dit, bon, OK, je veux bien faire la course de sélection. C'est dans un mois. Je crois qu'il restait trois semaines. Par contre, j'aimerais bien que tu m'entraînes si possible, que je sache un peu à quoi. Donc, il me dit, écoute, trop chouette, avec plaisir pour t'entraîner. Et il me dit, écoute, tiens, je te donne un calendrier. Et puis, dis-moi ce que tu as fait comme entraînement et comme séance ces derniers temps, ces derniers mois. Et je me revois dernièrement à l'ordinateur. des entraînements, des séances, je ne comprenais pas parce qu'en fait, moi j'allais faire des footings quand l'envie m'y prenait mais je n'avais aucune idée, je n'avais pas de montre je n'avais aucune idée de combien de kilomètres je faisais donc je devais faire, j'avais mis footings là, sorties trail avec des amis là, mais ça s'arrêtait à ça et quand il a ouvert, il a dit ah ouais, ok, mais lui il a trouvé ça génial parce qu'il s'est dit, je crois qu'il y a vraiment quelque chose à faire finalement, il m'a entraîné deux semaines, parce qu'après deux semaines, tout en sachant que la première semaine c'était un peu pour tationner la première fois, c'était apparemment un entraînement. Parce qu'en plus, après, pour se préparer, comme tu disais, il faut une période où on décharge. Donc, la semaine de la course, c'est un peu plus gros d'entraînement. Donc, voilà, ça a été... Donc, on a fait trois semaines ensemble. Et la course de sélection, ça s'est super bien passé. J'ai terminé deuxième. Donc, j'étais forcément sélectionnée parce que c'est les cinq premières qui étaient sélectionnées. Et là, hyper heureuse. Et pour moi, le job était fait. Tu vois, je n'arrêtais pas à dire, ouais, le job est fait, c'est beau. On a eu un stage en équipe de France, j'ai réussi à poser mes congés pendant ce stage. On a eu un stage dans le Cantal en équipe de France, mais quand on a eu notre dotation, tu sais, le sac à dos France, quand tu commençais à mettre la première fois ton maillot, j'étais comme une gamine, je n'en revenais pas, je prenais plein de photos. Les autres me regardaient un peu, c'était rigolo parce qu'ils me regardaient un peu. Ça va, c'est l'équipe de France parce qu'ils en avaient fait plusieurs. Mais moi vraiment, tout était nouveau. Je prenais plein de photos. J'envoyais à mes parents. J'avais fait un groupe pour dire, regardez ce que je vis, etc. Et une fois arrivée, donc deux mois plus tard, donc en juin, c'était le 6 juin 2019, les championnats du monde. Donc, effectivement, pour l'anecdote, j'ai eu ma transition. Donc, je passais de Bayonne et je refais Bordeaux. J'étais à l'Institut de Bergogne, à Bergogne à la Transférence. Et du coup, le mois...
- Speaker #1
Que j'ai fait aussi.
- Speaker #0
Ah, on va dire. On a dû... J'ai dû m'entraîner à Bordeaux. Voilà, c'était la mission quand même. À l'époque...
- Speaker #1
Et t'allais sur les petites... Collines, Florac et tout ça, je ne sais plus trop.
- Speaker #0
Non, mais à l'époque, il y avait un sentier, mais maintenant, il a été bétonné. Il y avait un seul sentier dans Bordeaux qui montait. C'était le truc que tout le monde faisait. Je ne sais plus comment il s'appelait. C'était un petit chemin terreux. qui faisait 70 mètres de dénivelé. Et c'était le seul un peu côte que je faisais. Et après, j'allais à Florac. Mais en fait, tu vois, je partais avec mon vélo de chez moi ou de Bergogne pour aller essayer d'aller à Florac, pour aller essayer de faire une sortie trail où tu arrivais à peine à avoir 100 ou 200 mètres de dénivelé. Donc, c'était épique. Mais en fait, je pense que tout ça, finalement, on arrive avec. Voilà, quand on a envie, quand on est... Quand l'envie est là et la passion est là, ça a marché.
- Speaker #1
Tu as profité d'une fraîcheur énorme de ne pas trop griller tes plumes pendant l'externat, pendant la jeunesse,
- Speaker #0
etc. Je pense aussi qu'il y avait ça. J'étais toute fraîche. Je n'étais pas fraîche au niveau de l'âge parce que j'avais déjà 27 ans, ce qui est très jeune. Mais par rapport à d'autres, ce que je veux dire, c'est que comme je commençais tout juste la course à pied, je n'avais pas toutes ces années qui m'avaient potentiellement épuisée. et donc je suis arrivée vraiment à la fleur au fusil au championnat du monde en me disant, de toute façon, l'objectif est fait je voulais juste être sélectionnée, faire une sélection et je ne m'imaginais même pas être en championnat du monde pas du tout je ne m'étais pas mentalisée aucun classement,
- Speaker #1
rien en fait je m'étais juste mentalisée de faire la course et de toute façon j'avais vécu de super moments c'est fou cette naïveté alors que d'autres c'était leur objectif de vie et toi tu arrives là comme une fleur C'est fou, c'est incroyable.
- Speaker #0
Oui, mais comme quoi, tu vois, on se rend compte que la charge mentale est énorme aussi dans tout, aussi dans le sport de haut niveau, parce que finalement, être naïf comme ça, ça m'a vraiment aidée. Ça m'a vraiment aidée. Et puis aussi, tu vois, au niveau stratégique, moi, je n'en avais aucune. Mais en fait, comme je n'étais pas du tout connue, en gros, je pense que j'étais la moins connue de toutes les athlètes de l'équipe de France. Eh bien, toutes les grandes adversaires et les grandes favorites de la course, quand elles m'ont vu partir devant, Elles se sont dit, je pense, bon, elle, elle va casser.
- Speaker #1
C'est quoi la course d'ailleurs ?
- Speaker #0
Je suis partie devant et j'ai fait tout devant. Et en fait, celle qui est arrivée derrière moi, je ne sais pas si tu sais un peu le trail, mais c'est quand même Ruth Croft. C'est une des meilleures. Elle est encore sur le terrain. Elle a fait deuxième à l'UTMB. Pour moi, c'est une des meilleures traileuses au monde. Et à l'époque aussi, c'était vraiment son objectif. Sauf que je pense qu'elle a un peu fait plus en tactique. Donc elle s'est dit, elle a vu un peu qui étaient les potentiels adversaires. Et elle s'était un petit peu mise avec elle pour après. Sauf que moi, j'étais partie comme une bombe dès le début. Sans trop réfléchir, contente d'être là, avec l'émotion. Et je suis vraiment partie comme une bombe.
- Speaker #1
C'est quoi le format ?
- Speaker #0
C'était un 42 kilomètres. Et c'est vrai que les premiers kilomètres, c'était de la route. Et là, je me retrouve à courir à côté de Nicolas Martin, si ça parle. Mais c'était un mec qui était sélectionné en équipe de France. Et là, il me regarde et il dit, il y a un problème. Soit c'est moi. Il regarde sa montre, il dit, pourtant, je n'ai pas l'impression d'être partie lentement. Et là, quand il m'a vue, il me dit, mais qu'est-ce que t'as fait ? Tu es partie bien trop vite. Bon, j'étais contente. Et je pense que les adversaires et les favorites m'ont laissé partir en disant que j'allais craquer. Et puis finalement, non, j'avais pris tellement d'avance que ça avait été difficile de reprendre. Donc voilà un peu le scénario. Et là, j'arrive première à cette course. Et c'était incroyable. C'est incroyable.
- Speaker #1
Pour revenir sur ta relation avec la médecine et l'hôpital, là, ta vie change. Est-ce que le sport... a déjà été un problème ta vie en service ? Est-ce que ça t'a déjà amené des conflits ? On sait que le sport peut amener de la facile et peut-être que ça peut prendre du jus.
- Speaker #0
En fait, effectivement, quand je suis arrivée à Bergogne, puis même à Bayonne, c'est là où j'étais championne du monde, je n'osais pas en parler. Je savais que deux fois, je devais aller m'entraîner. Je quittais parfois un peu plus tôt le service. Ce n'était pas très bien vu. Et ça me pesait. Oui, en fait, parce que... Ça me pesait parce que j'ai essayé de concilier les deux. Mais franchement, à l'époque, et je ne sais pas si c'est encore pareil, et j'en veux un peu au corps médical, c'est mal vu d'aller faire du sport. Alors qu'en fait, en tant que médecin, c'est vraiment pour moi le premier traitement que je conseillerais à mes patientes. C'est le meilleur traitement préventif, c'est la meilleure façon de se sentir mieux. Pour plein de pathologies ou plein de symptômes, moi je vous conseille d'aller faire du sport. Et on est vraiment les plus mal chaussés parce que nous-mêmes, en étant médecins, on est mal vus quand on prend du temps pour soi pour aller s'entraîner.
- Speaker #1
C'est à celui qui mangera le plus tard à 14h un sandwich à l'arrache. Il n'y a absolument pas la pause.
- Speaker #0
Mais c'est ça. Mais pas limite, on n'a rien à faire en service. Mais comme il est 18h et que normalement, on n'est pas censé finir après 19h, on reste là à attendre. Je ne comprenais pas ça. Donc en fait, plutôt que d'attendre, je disais, moi, pour l'instant, il n'y a rien. Je m'en vais. Je ne vais pas loin de l'hôpital. S'il y a quelque chose, vous m'appelez, je reviens. Mais moi, c'était ça surtout. Donc ça, des fois, ça a été un peu mal vu. Quoique quand même à Bergogne. je ne peux pas cracher dessus ils ont été quand même assez bienveillants c'est quand même une bonne équipe et par contre je vois que j'ai été championne du monde par exemple les chefs ils ont été assez surpris parce qu'en fait ils ne savaient pas que je courais tu ne le savais pas toi même non je ne savais pas moi même que je courais et quand je suis revenue j'en ai parlé à personne et par contre ça s'est su je ne sais plus comment c'est pas non plus étonnant que quand il y a une interne qui devient championne du monde les nouvelles vont vite mais ça s'est su et euh Et j'ai quand même trouvé à avoir un peu plus de reconnaissance. Et mon stage s'est bien passé. Après, je ne pense pas du tout avoir fait le stage à moitié. J'ai fait comme tout le monde. Franchement, j'ai fait les gardes qu'il fallait, les assembles qu'il fallait. Je faisais mon temps. Mais tu vois, quand j'allais m'entraîner, c'était… On va dire, je ne m'entraînais pas… Tu vois, je m'entraînais sur des horaires qui n'embêtaient pas le service, qui n'étaient pas en dépit la… le bon fonctionnement du service, mais c'était un peu mieux vu. Ah, t'allais t'entraîner ? Ou alors comment tu vas t'entraîner ? Ah cool ! Et limite, des fois même, il y en a qui me proposaient d'aller avec eux. Et ça, j'ai trouvé que j'avais passé un cap à ce niveau-là. Mais voilà, il a fallu quand même que je sois championne du monde avant ce titre-là. Tu sais, elle va s'entraîner. Tu vois, j'avais pas la...
- Speaker #1
C'est un peu triste qu'il faille les médailles pour donner du crédit à la compétition.
- Speaker #0
Je n'avais pas la crédibilité, je cherchais le mot, mais bon. Oui, c'est un peu triste. Après avoir vu ça, je l'ai vu. Mais je ne sais pas, j'espère que ça va changer et qu'on va se rendre compte que l'activité physique, nous-mêmes en tant que médecins, c'est indéniable de prescrire et de recommander à tout le monde. Je connais quand même rarement un problème de santé qui te contre-indiquerait totalement à faire, ne serait-ce que se mettre en mouvement. Alors, pourquoi nous n'appliquons pas nous-mêmes ce qu'on recommande à nos patients ? C'est là un peu toute l'incohérence parfois de la médecine et de l'internat. Mais comme tu le dis, parce qu'on a ces idées reçues, ces injonctions de « on est interne et on doit subir notre internat » . Moi, j'ai un peu du mal avec ça. Et j'avoue que gérer un internat, c'est assez court.
- Speaker #1
Comment est-ce que tu te présentes ? Qu'est-ce qu'elle fait, Blandine Hirondel, dans la vie ?
- Speaker #0
Je me présente jusqu'à janvier, où là, maintenant, j'avoue que je ne suis plus gynécologue ou cétricienne hospitalier. Mais en tout cas, jusque-là, je me présentais en tant que sportive semi-professionnelle et que j'avais deux métiers que je mettais au même titre, 50-50, gynécologue et athlète de haut niveau. Je ne sais pas si c'était ça, ta question. Je le mettais jusque-là. pas une discipline au-dessus de l'autre. Là, pour cette année-là, je pense que je suis quand même un peu plus sportive. Mais parce que, comme je t'ai dit, comme je l'ai expliqué, je me suis encore donné un an et après, voilà. On va reprendre une activité gynécologique principale et peut-être mettre un petit peu en dessous l'activité physique et sportive. Mais... En tout cas, 2025 va être une année charnière dans ma pratique de la gynécologie parce que j'ai vraiment tourné une page sur l'obstétrique. Non pas que je n'aime pas ça parce que j'ai trouvé ça passionnant, mais en fait, je me rends compte que tout ce qui est obstétrique et chirurgical, c'est vraiment des spécialités où tu ne peux pas faire ça à demi et à moitié. Et que si tu veux continuer à faire ça, il faut vraiment s'y consacrer à 100%. Et que jusque-là, je faisais... que des gardes et des astreintes, mais j'en faisais 6 à 7 par mois de gardes et d'astreintes et le reste du temps, je me consacrais au sport. Mais en fait, tu ne peux pas continuer à avoir la main, surtout que je travaillais dans un hôpital très... dans une toute petite structure qui est Mande, où il y a 400 accouchements par an. Donc finalement, je perdais la main dans tout ce qui était chirurgie d'urgence. Moi, j'avais qu'une... anti, c'était d'avoir la cellulose, la GUE rompue, que je dois prendre en cellulose en pleine nuit, ou l'hystérectomie des moustaches, parce qu'en fait, depuis mon internat, je n'avais pas fait ça seule. Et je craignais ça. Et je me sentais aussi qu'au fur et à mesure, j'étais moins sereine et moins sûre surtout au niveau technique chirurgical et obstétrical, et qu'on ne parle pas d'un... Je ne veux dénigrer aucune spécialité, mais ce que je veux dire, c'est qu'on parle quand même de vie. et d'une femme jeune et d'un bébé qui ne demande qu'à vivre. Donc quand même, les enjeux sont énormes et étaient énormes. Et moi, je ne pouvais plus avoir cette épée d'amoclès au-dessus de moi. Donc il fallait que je fasse un choix. Soit j'arrêtais complètement la course à pied et je me mettais à fond là-dedans. Sauf qu'en fait, je pense que je n'aurais pas été épanouie. Et ce que j'ai trouvé, en fait, c'est une spécialité dans laquelle je suis un peu perdue pour l'instant parce qu'elle n'est pas reconnue et que... peu connaissent ça et sont investis là-dedans, mais c'est ce que je renomme, et c'est ce que les peu de personnes et de gynécologues ou médecins du sport appellent la gynécologie du sport, et c'est-à-dire toutes les spécificités des gynécologiques auxquelles peuvent être confrontées les sportifs, mais de tout niveau confondu, et de tout sport confondu. Et en fait, je commence à m'éclater là-dedans. Donc là, pour l'instant, je suis dans la période de formation. J'essaie de me former dans tous les colloques, les séminaires que je peux avoir. Et ça commence à... Voilà, je commence un peu à avoir un petit bagage. Et maintenant, je passe un peu de l'autre côté où même moi, je donne des formations. Et là, par exemple, tout récemment, le CREPS m'a proposé de venir intervenir. Donc le CREPS, excuse-moi, de Fond-Romeu. Donc c'est des centres régionaux d'entraînement pour des lycéens, par exemple. Ou même, il y a des sportifs de haut niveau qui viennent faire des stages. On m'a proposé de venir faire des consultations de gynécologie pour les sportifs pour commencer un peu à parler de toutes ces spécificités, que ce soit par rapport au cycle menstruel, par rapport aux règles, par rapport aux incontinences urinaires, aux problèmes qu'elles viennent. Après, tout ce qui est grossesse, postpartum aussi. Il y a des sujets qui sont un peu tabous et dont on a pas encore assez développé. Et vraiment, voilà, moi c'est un petit peu... que ce qui me... Là où je vois l'avenir, à faire de la gynécologie assez axée pour les sportifs parce qu'il y a tout à faire. OK.
- Speaker #1
Incroyable. J'ai quelques questions un peu tac au tac. La plus grande fierté, médecine ou le trail ?
- Speaker #0
Non, mais là, c'est comme si je te disais tu pourrais faire ton père ou ta mère. Non, c'est... Je pense le trail. Le trail parce que... En fait, être quand même médecine, j'étais extrêmement fière. Mais bon, je reste gynécologue obstétricienne et il y en a quand même des milliers en France. Alors que le trail, je suis un gynécologue obstétricienne, je ne suis pas au niveau élite. Je ne suis pas professeur, PU, PH, etc. Alors que je suis arrivée à un niveau élite dans le trail. Ok,
- Speaker #1
d'après toi ? j'avais fait un épisode là-dessus les études de médecine est-ce que c'est un sport de haut niveau ? est-ce que l'engagement l'investissement est comparable à ce que demande l'investissement d'un statut de sportif de haut niveau ?
- Speaker #0
oui je pense je pense et beaucoup m'ont demandé parce que par exemple dans le trail il y a beaucoup dans le trail il y a beaucoup de trailers de haut niveau qui sont aussi médecins et tout le monde me demande est-ce qu'on y voit une ressemblance et moi je trouve oui dans le parcours des études de médecine oui Ça nous développe des capacités mentales, de résilience, de perfectionnisme qui peuvent nous aider ou au moins qui sont similaires à la pratique du haut niveau.
- Speaker #1
UTMB ou Diagonale des Fous ?
- Speaker #0
La Diag parce que franchement, UTMB c'est génial, mais la Diagonale, depuis que je me suis donné cet objectif, dès que je prononce le mot Diagonale, je me... Je me revois à La Réunion et toutes ces superbes années. Et je n'ai qu'une hâte, c'est d'y retourner et de me replonger dans ces trois magnifiques années que j'ai passées à La Réunion.
- Speaker #1
Il y aura du sens.
- Speaker #0
Il y aura du sens parce que, comme je l'ai expliqué, j'ai tout découvert à La Réunion, le train. J'ai même rencontré mon conjoint Mathieu. C'était il y a dix ans. En plus, ça va faire dix ans, je n'ai même pas calculé ça. Et donc, l'histoire, c'est de boucler la boucle, au moins sur les projets sportifs de haut niveau.
- Speaker #1
Tu ne l'as pas encore faite, la Diago ?
- Speaker #0
Non, je ne l'ai pas encore faite. Donc, je pense que ça va être la Diagonale.
- Speaker #1
Ok. Question un peu pourrie. Renouvellement de contraception tranquille ou code rouge obstétrical ?
- Speaker #0
J'aime bien. Mais actuellement, là, renouvellement de contraception tranquille.
- Speaker #1
Au calme.
- Speaker #0
tu m'avais dit ça quand j'étais interne oh non le code rouge le code rouge à fond et puis c'était la médecine de cow-boy j'adorais maintenant je laisse aux autres petite contraception, renouvellement revoir la patiente ça tombe bien juste pour une contraception mais on a une demi-heure devant nous donc écoute si tu veux me parler pendant 20 minutes de plein d'autres choses je suis ouverte et moi j'adore discuter ouh Et je pense que le médecin aussi, il est là pour ça. En fait, pour tout avouer, pour tout vous avouer, auditeurs, et Maxime Garcin, jusqu'à ma dernière année, enfin jusqu'à mon dernier semestre, moi je voulais faire de la médecine générale pour ça, parce que j'adorais le contact. Et quand j'ai passé l'internat, j'ai mieux réussi que ce que je pensais. Pour moi, c'était médecine générale à La Réunion, et j'ai vu que j'avais la spécialité de gynécologie. Et comme j'étais en pleine, dans un stage de gynéco, et que j'avais adoré, en fait, je me suis dit, allez ! en cours, pourquoi pas ? Ça peut être chouette, mais c'est vrai que j'ai toujours aimé ce contact avec lui.
- Speaker #1
Alors, je vais te demander de trancher. Mathieu Blanchard, le très médiatisé, ou Vincent Bouillard, le sous-médiatisé ? Le profil.
- Speaker #0
Je les connais tous les deux. Si je dois le reporter à moi, je trouve que Vincent Bouillard, c'est un exemple d'humilité et je trouve ça magnifique qu'il a réussi. Et en fait, en plus, il m'a fait un peu penser à moi dans mes débuts, parce que je vous parle de tout ça. J'ai été championne du monde, championne de France, etc. Et j'ai eu énormément de sollicitations, de partenariats, de sponsors. Mais en fait, jusqu'en 2021, pendant trois ans, je n'avais aucun sponsor, alors que j'étais déjà championne du monde. J'avais aucun... Ouais, double championne. Ouais, non, j'étais déjà une fois championne du monde. aucun sponsor, même pas de réseaux sociaux, pas de page Instagram, pas de page Facebook, je n'avais rien, et je trouvais ça bien en fait, et je trouve qu'il a bien fait aussi Vincent, alors peut-être qu'il va mettre un petit peu plus de temps avant de rentrer un peu dans tout ce qui est au niveau et médiatisation, mais quand il arrive comme quelque chose d'aussi énorme, il a raison de prendre le temps un peu de recul pour rester encore un peu. profiter d'être sur son petit nuage, absorber tout ça. Donc ça, je trouve ça chouette. Par contre, pour connaître Mathieu Blanchard et voir les 4000 vies qu'il a en une, il a franchement tout mon respect. Après, on aime ou on n'aime pas, mais cela dit, il arrive à maintenir un niveau de performance énorme, tout en ayant une médiatisation et en ayant plein de projets. Et ça, franchement, chapeau, parce que je ne sais pas comment il fait pour tenir.
- Speaker #1
Tu disais pour Vincent Bouillard que c'est une étape... indispensable de passer par les réseaux sociaux, par de la médiatisation pour en tirer quelque chose ? Non,
- Speaker #0
ce n'est pas une étape indispensable. Non, tu peux vivre. Tout à fait, il a l'air très équilibré dans sa vie. Il a un métier qu'il épanouit. Par contre, oui, si tu veux vivre, à mon avis, si tu veux vivre de ton sport, même si tu as gagné l'UTMB, je pense que n'importe quelle marque te demande d'être présent sur les réseaux. C'est un peu l'ère de la guerre. Ça fait beaucoup de débats, mais on le voit bien. Il faut avoir de la notoriété. il ne faut pas que les résultats sportifs, alors oui, les résultats sportifs peuvent te permettre d'avoir des contrats, mais si tu veux vraiment être reconnu et avoir quelque chose d'assez... Il faut réussir à avoir les deux.
- Speaker #1
Des questions Instagram maintenant. Alors, j'ai essayé de sélectionner les mieux formulées parce que des fois, il y a des questions médicales avec des cas cliniques un peu bancales. Comment as-tu réussi à associer le travail de thèse... et préparation sportive. Apparemment, il y en a qui sont un peu brutalisés par la thèse.
- Speaker #0
Alors, je ne m'en suis pas venue quand c'était la période de ma thèse, mais alors moi, j'ai eu un super ami que tout le monde a détesté, mais moi, je l'ai adoré, il s'appelle Covid. Et en fait, ma thèse est arrivée pile au moment du Covid. Là, on a dû être enfermés, plus fiers de sport. Et finalement, comme en plus, j'étais dans les dernières années de gynéco, autant beaucoup d'internes… Du coup, nous, dans notre service de gynéco, toutes les consultations, en fait, on avait beaucoup moins de travail. Les consultations avaient été supprimées et on faisait que les urgences gynéco. Or, déjà, en plus, on était un sureffectif dans mon stage. Et en plus, comme j'étais dans les dernières années, ils ne nous avaient pas demandé, et heureusement, parce que je ne me serais pas du tout sentie capable, d'aller aider parce qu'en fait, il y avait beaucoup d'interne sur aller dans des services d'urgence ou de réanimation. Donc, c'était une deuxième année de... 9 ou 10e année de gynéco, ça aurait été la catastrophe si on me demandait de revenir dans un service d'urgence. Donc, en fait, j'ai eu énormément de temps pendant mon année de thèse parce que l'internat, je ne faisais quasiment que quelques gardes et en plus, tout le monde voulait en faire pour essayer de… Donc, finalement, j'avais beaucoup diminué l'activité à l'hôpital et au niveau sportif, de toute façon, il n'y avait plus de compétition, il n'y avait plus rien, donc j'allais courir de temps en temps. dans les kilomètres restreints. Et finalement, j'ai passé beaucoup de temps à travailler sur ma thèse. Et en plus, ma thèse, c'était une méta-analyse. Donc, en fait, c'était beaucoup de chez moi. Je n'avais pas forcément besoin de me déplacer. Et donc, je remercie les années Covid qui m'ont permis vraiment de pouvoir me mettre à fond là-dedans. Et voilà, désolé pour ceux qui sont en plein là-dedans et qui doivent allier aussi l'internat à fond.
- Speaker #1
Un petit conseil, même si j'ai l'impression que tu ne calcules pas grand-chose et que tu es dans le guidon. Un petit conseil pour réussir, pour allier travail et révision. C'est de la part d'une externe qui aimerait faire de la gynécologie.
- Speaker #0
Travail et révision. Non, trail.
- Speaker #1
Trail, pardon, j'ai dit travail. Trail et révision.
- Speaker #0
En fait, il n'y a pas forcément de conseil. Ce que je veux dire, c'est que si j'avais su avant, je pense que j'aurais peut-être fait encore plus de trail parce qu'on veut toujours se mettre à fond dans les révisions. Sauf qu'en fait, je le vois. C'est drôle parce qu'au niveau sportif, on a... Plein d'études scientifiques, de revues, de la littérature, d'analyses qui nous disent quel est l'entraînement le mieux et qui inclut des parades de récupération, etc. On a plein de données pour savoir si on est fatigué ou pas et de savoir si cette séance va être profitable ou non parce que tu es fatigué, machin. Mais alors par contre, justement, dans tout ce qui est révision, travail, ça, c'est le plus… On a l'impression qu'il faut faire le plus possible. Donc, en fait, je me suis rendue compte. Et au final, c'est normal. Mais à force de vouloir trop travailler, parfois, on n'est pas du tout... On n'optimise absolument pas. On n'est pas du tout concentré. Une chose vraiment que je veux dire, c'est qu'il ne faut pas penser que le plus est le mieux. Finalement, même le mieux, il est mis du bien, comme on dit. Et je pense qu'il faut vraiment toujours... s'accorder des petits temps pour aller faire du sport parce que même si ça va être une heure où on aura l'impression d'avoir un peu gâché une heure et moi je revois la blague qu'on avait quand on était quand on révisait l'ECN c'était ah tu vas courir une heure bah c'est 15 places de perdu donc en fait je pense pas et c'est même 15 places de gagné parce qu'on est là en train de buter on sait plus on lit une page, on arrive à la fin de la page, on sait même plus ce qu'il y avait en haut de la page, on est complètement perdu. En fait, dans ces cas-là, ça n'a rien de buté. On ferme tout, on va couper, on va faire une heure, une demi-heure, on va aller courir, penser complètement à autre chose. Là, on est efficace. Et donc, moi, mon conseil, c'est de dire, de continuer à maintenir comme ça une activité physique. Bon, on a même vu que même ça, je ne sais pas si c'est par des… des sécrétions et des stimulations hormonales ou par une vascularisation cérébrale. Mais on a une meilleure mémoire. Les sportifs qui vont pratiquer l'activité physique sportive ont une meilleure mémoire. Ça aussi, ça a été prouvé. Je ne sais pas si ça répond vraiment à la question, mais en tout cas, il faut, au même titre, qu'on s'accorde des temps de révision, s'accorder des temps pour aller continuer à pratiquer.
- Speaker #1
Toi, au-delà de tes prédispositions, ton secret, ça a été la répétition des efforts ? C'était quelque chose de quotidien quand tu as débuté ? C'est pour ça que tout s'est installé hyper vite ?
- Speaker #0
Non, je ne sais pas. Je pense que c'était le plaisir, la naïveté, comme tu dis. Aller courir, marcher dans la montagne, faire ce qui me plaisait.
- Speaker #1
On va parler un petit peu de questions médicales, même si c'est un peu compliqué pour toi de répondre à des questions de but en blanc comme ça. Est-ce qu'il est possible de supplémenter un progesterone à un déficit pour régler le cycle ?
- Speaker #0
Est-ce qu'il est possible ?
- Speaker #1
Possibilité de supplémenter en progestérone dû à un déficit pour réguler le cycle. Ah, oublie, moi je l'avais compris, mais là j'accroche.
- Speaker #0
Non, en fait, ce que je veux dire, ce que je pense savoir, là où vient la personne, et si tu veux, on va commencer à pouvoir un peu parler des troubles du cycle chez la femme sportive, qui sont extrêmement fréquents dû à un déficit énergétique, ce qu'on appelle un LEA, un Low Energy Availability, et plus ou moins un Rett syndrome qui... qui est en lien avec une améliorée hypothalamique fonctionnelle. Et dans ces cas-là... Là, on en revient un petit peu à pourquoi j'ai envie de faire la gynécologie du sport. Dans ces cas-là, je vais te dire, 9 praticiens sur 10 qui ont une patiente qui va être en améliorée, le premier réflexe, ça va être de dire, écoutez, je vous donne 10 jours de dufaston pour voir si les règles reviennent, de la progestérone. Et effectivement, souvent, après ces 10 jours de progestérone, les règles reviennent, mais en fait, c'est juste des hémorragies de privation. Parce qu'en fait, les règles, c'est juste privation. quand les règles viennent, c'est juste parce qu'en fait, il y a eu une chute brutale des hormones juste avant les saignements. Et donc, effectivement, ces règles vont revenir, ces hémorragies de privation vont revenir, mais en fait, ça ne va pas du tout traiter la cause, et même, pour moi, c'est encore pire, c'est qu'on va faire la politique de l'autruche, on va penser, du coup, que le cycle est revenu, qu'en fait, finalement, il n'y a pas de problème, parce que j'ai eu des saignements sur le progestérone. En fait, pour moi, ça n'a aucun sens. Donc oui, on peut... s'en servir pour éliminer d'autres causes qui seraient par exemple une imperforation immunéale de l'hygiène ou une pathologie niveau de l'utérus qui fait qu'en fait on n'aurait pas de saignement donc là le fait de voir qu'on a des saignements ça montre que tout fonctionne bien au niveau utérin en fait c'est le seul intérêt par contre le fait de retrouver des règles Après ça, ça ne va pas traiter l'aménorée hypothalamique fonctionnelle qui, comme son nom l'indique, vient surtout de l'hypothalamus et donc du coup d'un dérèglement à ce niveau-là plutôt que du mort.
- Speaker #1
Ok. Du coup, on peut enchaîner sur le fameux RAID syndrome. Moi, personnellement, je vois que tu en parles beaucoup sur Insta et tout ça, mais moi, je ne l'ai pas du tout touché du doigt pendant mes révisions, mon cursus. Tu peux nous en toucher deux mots ? Parce que ça a l'air d'être... taux fréquent finalement ?
- Speaker #0
Toi, tu n'en as pas touché, enfin toi, tu n'en as pas du tout palpé pendant des études, mais moi non plus, et je pense que très peu. Le Rett syndrome, en fait, c'est un grand mot pour Relative Efficiency in Sport, Rett. En gros, c'est un syndrome en lien avec un déficit énergétique relatif dans le sport. Et donc, qui dit syndrome, dit association de plusieurs syndicats cliniques. Ils sont dus à un déficit énergétique, donc soit manque d'apport par rapport aux dépenses qu'on a, soit trop de dépenses, mais qui peuvent être sportives, ou même dans la vie de tous les jours. Même le stress, par exemple, peut augmenter les dépenses énergétiques et calories. En fait, on dit aussi que c'est chronique, parce qu'à force d'être toujours en déficit énergétique, parce que soit on fait beaucoup de sport, soit on ne s'alimente pas assez, soit les deux, soit on est très stressé. et que du coup le corps n'a pas l'énergie nécessaire, il va commencer à se mettre grosso modo en pause. Je suis en train de vulgariser, je ne sais pas si on a beaucoup de médecins qui écoutent, ou si c'est... Je ne sais pas s'il faut que je vulgarise ou pas. Il y a un peu de tout. Mais du coup, le corps va se mettre un petit peu en pause et privilégier les fonctions vitales et à mettre en veille les fonctions qu'il ne considère pas nécessaires. à la vie, dont tout ce qui est activité hormonale et gynécologique, et donc tout ce qui est fertilité. Et du coup, on est en amélioré hypothalamique fonctionnel, donc en lien avec un défaut de sécrétion au niveau hypothalamique de GNRH, puis de LHFSH, et puis au niveau oestrogène, progestérone, les ovaires qui se mettent en veille. Et si on aurait tendance à croire, en tant que médecin, et c'est en fait ce qu'on nous a souvent... Vu qu'on n'en a jamais vraiment entendu parler pendant nos études, une femme qui va venir parce qu'elle n'a plus ses règles, le premier des réflexes du gynécologue, ça va être de dire, écoutez, ne vous inquiétez pas, tant que vous ne voulez pas d'enfant, de toute façon, ce n'est pas grave. Je vous donne une pilule pour vous donner des règles qui, je le répète, entre parenthèses, ce ne sont pas des vraies règles. Vous n'êtes pas guéri si vous avez des saignements sur pilule. Et puis, on verra quand vous voudrez un enfant. Donc, en fait, au-delà d'effectivement des risques, de la minorité hypothalémique fonctionnelle, c'est effectivement... l'infertilité, mais pas que. Parce que les oestrogènes sont aussi protecteurs au niveau osseux. Et en fait, un déficit d'oestrogènes va provoquer une faiblesse osseuse, donc une ostéopénie, donc une augmentation du risque de fracture, notamment de fracture de fatigue, mais aussi au niveau cardiovasculaire, parce que les oestrogènes sont aussi protecteurs au niveau de la paroi endothéliale, donc des risques cardiovasculaires, des risques... Au niveau d'autres fonctions hormonales, thyroïdiens aussi, souvent on le voit beaucoup. Et puis au niveau mental, il y a beaucoup de syndromes dépressifs. Au niveau digestif, sur tout ce qui est aussi cortisol, il y a plein d'autres fonctions de l'organisme qui vont être impactées. Et donc il ne faut pas s'arrêter à « je vous donne une pilule et on verra dans quelques années quand vous voudrez une grossesse » . Pendant toutes ces années-là, le déficit s'installe, s'installe, et les effets secondaires s'installent, et on arrive trop tard après. Et souvent, c'est très difficile de retrouver tout ça. Je ne sais pas si je pourrais en parler dans un épisode du Rett syndrome, mais le Rett syndrome, c'est un syndrome dans lequel le signe clinique est l'aménorée hypothalamique fonctionnelle. Et nous, les gynécologues, comme c'est un des symptômes les plus marquants, que souvent les femmes remarquent le plus, ça va être nous en première ligne, sauf que pour traiter vraiment la cause elle-même, elle va être surtout sur une rééquilibration alimentaire, sportive gestion du stress, aussi parfois ça peut être dû au stress ou même à des chocs émotionnels, psychologiques et nous après, gynécologues, on va être là pour essayer de traiter un petit peu
- Speaker #1
L'arrêt du sport est incontournable ?
- Speaker #0
Non, Quand je dirais équilibre, l'arrêt du sport n'est pas incontournable. En fait, pour l'instant, souvent, c'est involontaire. Il y a des cas où les femmes vont avoir des troubles du comportement alimentaire, avec des anorexies, etc. Et dans ce cas-là, ce que je veux dire, c'est que souvent, c'est involontaire. Et juste leur dire d'augmenter les apports, ça va être suffisant. Ce que je veux dire, c'est que dans les cas des TCA, c'est un peu plus compliqué d'augmenter les apports. Donc, des fois, on va être obligé d'en venir à aussi une diminution. Au moins une réadaptation au niveau sportif, donc faire moins d'intensité, moins de volume, essayer vraiment de manger pendant les séances et voire même devoir passer par l'arrêt des compétitions. Mais non, ce n'est pas nécessaire si on arrive à vraiment faire un rééquilibrage alimentaire. Mais si ce rééquilibrage alimentaire n'est pas suffisant ou est compliqué, oui, il faudra passer par un rééquilibrage sportif.
- Speaker #1
Ok. Donc pour en revenir à toi, c'est un petit peu... Là, on a parlé de cette pathologie, mais c'est... C'est ce genre de pathologie et de médecine que tu veux réaliser, de la prise en charge moins technique et plus proche de la patiente.
- Speaker #0
Exactement, parce que moi, je suis un peu déçue, au même titre que nous, en tant qu'interne, comme je l'expliquais tout à l'heure, on est mal vu quand on veut faire du sport, alors que pour moi, le sport, c'est ce qu'on devrait recommander à tous nos patients. Je suis aussi un peu déçue qu'on n'ait pas de notion dans nos études. Alors oui, on a quelques notions de médecine du sport, mais en tout cas, nous, en gynécologie, Pendant l'internat, je ne suis même pas sûre d'avoir eu un seul cours sur les sportives et tous les problèmes gynécologiques en lien avec le sport. Et donc, il y a ça. Après, ce que je trouve ça passionnant aussi, c'est comment vivre le cycle menstruel en parallèle avec sa pratique sportive, que ce soit d'un point de vue performance, mais aussi bien-être. Après, il y a tout ce qui est endométriose et sport. Après, je ne te parle même pas de la grossesse et du postpartum. Ça aussi, la grossesse, il y a 10-20 ans, on déconseillait et on contre-indiquait le sport chez les femmes enceintes, alors que maintenant, on le recommande. On le recommande et on se rend compte que ça a bien plus de bienfaits pour des grossesses qui se déroulent bien que l'inverse. Vraiment, c'est un message qu'il faut passer. J'espère que... que dans quelques années, plus aucun médecin ne déconseillera de continuer la pratique d'activité physique à une femme enceinte parce que pour moi, c'est mettre en danger. Enfin, pas mettre en danger, mais oui, ce ne serait pas en lien avec une bonne évolution de la grossesse et un bien-être physique et mental.
- Speaker #1
Ok, ça laisse plein d'idées incroyables. Moi, je trouve ça hyper intéressant. C'est des niches. Enfin non, ce n'est pas le bon terme, niche. Mais c'est un terme insuffisamment abordé, alors qu'en termes de fréquentation de motifs de consultation, c'est élevé en fait. C'est pas du tout, c'est pas en dessous d'autres motifs de consultation en fait.
- Speaker #0
Tout à fait. Déjà, statistiquement, les femmes représentent la moitié de la population sur Terre. Et les sportives... Alors, il y en a beaucoup de femmes qui vont avoir un peu ce complexe d'infériorité et qui ne vont pas se sentir sportives parce qu'elles vont dire « Non, je ne suis pas sportive. » Non, non, il suffit. Juste, même si vous faites un footing dans la semaine, vous êtes sportive et que ça peut vous intéresser. Et même... pour toutes les femmes qui ne le sont pas et qui sont sédentaires, et bien justement, là encore, le rôle un peu de la psychologue du sport que je voudrais être, c'est de solliciter et d'essayer de motiver tout le monde à aller faire une activité physique, parce que c'est bien pour plein de choses, ne serait-ce que pour le mental, mais pour prévenir, soulager tous les maux qui sont en rapport avec... avec le cycle menstruel, de l'endométriose, avoir une grossesse plus sereine, avoir une meilleure fertilité. Même dans la prévention et dans la santé globale, inviter et faire comprendre que le sport et que l'activité physique ne peuvent que vous faire du bien.
- Speaker #1
Super, on va finir là-dessus et on va finir son programme 2025. Est-ce que tu peux nous raconter où est-ce qu'on va te voir aligné dans le futur ? Sur le plan médical, on a compris, et sur le plan sportif ?
- Speaker #0
Oui. Sur le plan médical, j'ai créé tout récemment une page qui s'appelle la gynéco-sportive où j'ai envie de faire passer des messages à ce niveau-là. Pour l'instant, c'est un peu le fouille parce qu'il y a tellement de sujets que j'ai envie d'aborder, que je fais des grandes lignes, mais j'espère vraiment que j'arriverai à la fin à synthétiser et à passer plein de petits messages comme je le fais là actuellement, par exemple sur ce podcast. pour essayer de motiver le plus de femmes à se mettre au sport. Et d'un point de vue sportif, écoute, tu vas savoir pourquoi, mais dans une semaine, je vais cracher mes poumons à côté de Nantes au championnat de France de cross-country, une discipline que j'adore l'ambiance et j'adore y participer, mais ce n'est pas vraiment fait pour moi, ça court bien vite, ça tient trop vite, mais bon, écoute, ça va être rigolo. et ensuite la saison de trail je vais faire la Transvulcania, c'est une course qui est au