- Speaker #0
En 2023, on a réalisé que l'arrivée du short-form content, donc le format vertical, c'est un format qui va bouleverser le monde en général. On passe plus de temps à consommer du format vertical qu'à consommer la télé. Alors je voyais qu'on allait vraiment dans cette direction-là. Et du coup, on s'est dit, si les gens passent beaucoup de temps sur ces formats-là, ça veut dire que les marques et les entreprises vont bientôt venir sur ces formats-là également. En fait, moi, mon associé, je pense que j'ai vu 5 fois dans ma vie.
- Speaker #1
C'est incroyable ! Vous recrutez que quand ça fait mal.
- Speaker #0
On va voir comment ce process là, cette personne qui aurait dû faire ce job là, comment on aurait pu le faire avec lui. Mon équipe elle code plus, ils font que du prompting. Pour moi le métier de demain c'est le prompt engineering. Mon pari c'est que pendant deux ans les gens ils poseront des questions à ChatGPT tous les jours, soit ils scrolleront sur TikTok, Instagram. Même pour acheter hein, mais je pense qu'on va arriver dans une heure comme ça.
- Speaker #2
Bonsoir à toutes et à tous, ce soir on a le plaisir de recevoir David Zitoun, CEO conférateur de Summagic. Bienvenue !
- Speaker #0
Salut !
- Speaker #1
Salut David !
- Speaker #2
Alors, on va parler d'un sujet qui est d'actualité et qui nous concerne à peu près tous, nos familles, nos enfants, nous-mêmes et nos grands-parents éventuellement. Parce que David a lancé Submagic en 2023 avec un parti pris qui était de se dire comment je peux faire pour utiliser la valeur du contenu, qui est utilisé en vidéo à peu près maintenant partout, chacun en soi possède en fait du contenu vidéo. Et comment ce contenu je le valorise dans les plateformes qui font aujourd'hui des générations de revenus, de l'actif. Donc que ce soit YouTube, TikTok, format court, format long. Tout un tas de types d'interactions qu'on peut utiliser. Comment on les manipule. Tout cet univers qui nous concerne ensemble. Et comment je fais une boîte qui est 100% remote day one. J'utilise l'IA tout de suite parce qu'on est en 2023, donc on a l'occasion d'échanger avec un entrepreneur qui bénéficie de cet appui-là aujourd'hui et qui aujourd'hui a fait une boîte à succès. En équipe resserrée, vous êtes une société profitable, vous faites 8 millions d'euros d'ARR et vous avez fait le premier million au moins de 90 jours. Il y a 4 millions de personnes qui sont touchées par rapport aux produits que vous fabriquez et il y a 16 000 clients dans 60 pays. - Pas mal quand même pour le début. - Assez magique quand même. - Ouais, assez incroyable. Donc tout ça sans lever de fond, vis sur sinon ce serait trop drôle. Et du coup on va parler avec toi justement de comment on est un entrepreneur dans le monde avec l'IA aujourd'hui et comment on réussit et quelles sont les faiblesses aussi parfois du remote. Bienvenue.
- Speaker #0
- Bah écoutez merci beaucoup, super, ça me paraît bien.
- Speaker #2
- Donc le podcast a trois parties, il y a toute la partie 0 to 1 donc je pense que c'est bien que tu expliques aux auditeurs effectivement les débuts mais aussi ton modèle économique, comment ça fonctionne ce... ce business-là. Ensuite, on va rentrer avec Aymeric dans la partie scale. On a deux points qu'on va creuser particulièrement ensemble. Et Margot résumera évidemment brillamment cet épisode en l'absence de Julien. Mais voilà, on a upgradé l'épisode. Heureusement que Margot est là de temps en temps. Et aussi le next game, en fait, parce qu'on est quand même au début. Et malgré le succès, il y a probablement une trajectoire que tu imagines et qu'on a envie d'en parler avec toi. Trop bien.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #2
Donc si on peut revenir peut-être sur les débuts.
- Speaker #0
Et ton parcours.
- Speaker #2
Et ton parcours, oui. comment on se retrouve à créer cette boîte.
- Speaker #0
Ok, bah écoutez, déjà merci de me recevoir, c'est très cool. Les débuts de Submagic ou mon parcours en général, d'où je viens ? De toi déjà. Ouais ok, bon bah alors super. Moi j'ai 28 ans, je suis d'origine... J'ai grandi à Paris, en région parisienne exactement.
- Speaker #2
Où ça ? Dans les éditeurs ?
- Speaker #0
Alors j'ai grandi dans les Yvelines.
- Speaker #2
Dans les Yvelines, ok.
- Speaker #1
À côté de Versailles.
- Speaker #0
Très bien. J'ai un parcours scolaire un peu atypique, j'étais pas un très très bon élève, j'ai pas... hyper aimé l'école quand j'étais jeune. Et du coup, j'ai commencé à bosser en parallèle de l'école assez jeune. J'ai commencé à faire des petits métiers autour de la vidéo. J'ai commencé à faire du montage vidéo que je vendais. J'ai commencé à faire de la création de motion design que je revendais aussi. Il y avait pas mal de business qui se créait autour des jeux vidéo à l'époque où tu devais créer des animations d'introduction pour les YouTubers. C'était en 2010-2012. Et du coup, je faisais pas mal de motion design avec des logiciels comme Cinema 4D, etc.,
- Speaker #2
Dans 2010 t'as quel âge ?
- Speaker #3
Ouais, t'as 15 ans,
- Speaker #0
14 ans ? Ouais j'ai 13 ans à ce moment là et j'étais déjà baigné sur Youtube. Youtube à ce moment là c'était la croissance des youtubeurs gaming etc. Pour nous c'est un truc assez incroyable.
- Speaker #1
C'est un bon message ça pour les parents, ne soyez pas effrayés, c'est pas parce que votre enfant n'aime pas l'école, s'il est bon au game laissez le jouer.
- Speaker #0
J'étais pas bon gamer moi, j'étais juste bon pour faire des montages vidéos donc c'était pire, c'est même pas le côté positif. Non voilà, donc j'ai commencé à toucher au monde de la vidéo très jeune et j'ai commencé à aussi gagner ma vie un petit peu grâce à ça parce que je vendais ce que je faisais. Et ça m'a permis de toucher au côté business aussi et je me suis rendu compte que je me plaisais beaucoup plus à faire ça que de travailler à l'école. Et du coup par la suite j'ai enchaîné avec plein de petits boulots, j'ai racheté des trucs sur internet, j'ai revendé des téléphones, des ordiers, des voitures, des scooters, enfin bref. J'ai plein de petits boulots. Après 18 ans, j'ai eu mon baccalauréat. Je suis parti en Angleterre et là-bas, je me suis inscrit à une fac parce que le but, c'était de me dire que je voulais partir de France. Je ne voulais plus rester à Paris. Je voulais apprendre l'anglais et j'ai dit à mes parents, je veux aller en Angleterre. Ils m'ont envoyé dans une fac en Angleterre qui n'était vraiment pas top. Et j'ai fait trois mois là-bas, j'ai arrêté. Et en parallèle de ça, j'ai créé ma première entreprise qui était une entreprise dans le domaine des jeux d'argent en ligne en Angleterre. donc des paris sportifs plus précisément. Et c'est une boîte qui s'est très bien déroulée, qui a très bien fonctionné rapidement, qui m'a permis de vraiment goûter à l'entrepreneuriat au sens pur parce qu'on avait vraiment des employés, il y avait une vraie marque, il y avait un vrai business qui marchait très bien. J'ai fait cette boîte pendant trois ans, après je l'ai revendue en 2020 au moment du Covid.
- Speaker #2
On peut la citer la marque ?
- Speaker #0
La marque en fait c'était une boîte qui avait plusieurs marques de sites qui faisaient de l'affiliation pour les sites de paris en ligne Et une des marques connues c'était Alex Betting UK, c'est un site de conseil et d'actualités sportives francophones sur le pari sportif. Voilà, et 2020 je quitte cette entreprise, après j'ai voulu faire totalement autre chose, j'ai voulu tester de nouveaux... En fait j'ai toujours été très curieux en général dans la vie, et je me suis dit ok j'ai testé le pari sportif, ça ne me plaît pas particulièrement parce que je trouvais que éthiquement ce n'était pas un truc qui était très aligné avec qui j'étais, et du coup j'ai voulu faire un truc qui n'avait rien à voir. Et à l'époque, j'ai entendu parler d'un produit qui s'appelait la culotte menstruelle, qui est un produit qui permet de remplacer les serviettes hygiéniques et les tampons pour les femmes, et qui arrivait très fortement en Europe. Et quand j'ai vu ce produit arriver, je me suis dit « c'est super » , mais il pourrait avoir encore plus d'impact si on le faisait dans des pays où ils n'ont pas accès aux produits classiques comme les serviettes et les tampons. Et le monde arabe, c'était une cible qui était hyper intéressante. Et du coup on s'est dit on va créer une marque de culottes menstruelles pour le monde arabe. On est parti avec mon associé au Maroc s'installer, commencer à produire des culottes à Mohamedia à côté de Casablanca pendant six mois et après on est partis en Egypte... - Énorme ! Pendant à peu près un an développer la marque sur le marché égyptien.
- Speaker #2
- Incroyable !
- Speaker #0
Voilà donc j'ai fait des trucs très différents.
- Speaker #2
- Succès ? Pas succès ? - Pas succès.
- Speaker #0
Enfin succès... Je pense succès personnel énorme parce que je pense que j'ai jamais autant appris grâce à cette boîte.
- Speaker #1
- Toi il se refait tous les jours hein ? C'est évidemment un énorme succès !
- Speaker #0
Non mais c'était une mode qui était très dure parce que je venais d'un modèle abonnement, on vendait de la matière grise à faire un business de textile, la prod. Moi je ne connaissais rien au textile, je ne connaissais rien au e-commerce et en fait c'est des business qui sont hyper compliqués.
- Speaker #3
Le coût d'acquisition est tellement dur.
- Speaker #0
Le coût d'acquisition est très dur, les marges elles sont hyper serrées, tu te fais avoir dans tous les sens par tous les intermédiaires qui agissent. C'est hyper dur franchement comme business et on ne venait pas du tout de ça donc ça a été beaucoup d'apprentissage C'est un business où, en termes de business, c'était pas super. Pour être tout à fait honnête, au bout d'un an et demi, moi j'ai arrêté parce que pour plein de raisons, mais c'était pas un business où je me projetais sur 10 ans. Et du coup, j'ai quitté cet aventureur. Je suis revenu à Paris et voilà, et là j'ai lancé ma première boîte de SaaS. Rapidement, c'était une boîte qui faisait... C'est comme ça que j'ai connu d'ailleurs Antoine de Nubelways. C'était une boîte qui faisait la création d'un espèce d'outil CRM pour les organismes de formation français CPF et OPCO, qui permettait de connecter les plateformes de LMS entre elles pour avoir un suivi des apprenants en temps réel. Donc c'était un petit outil qu'on a créé pour un organisme de formation précis, mais qu'on a commencé à vendre autour à d'autres organismes. Et ça m'a beaucoup appris sur la création d'un SaaS, en général, la création d'un produit, trouver les problèmes des clients, etc.,
- Speaker #3
Et là tu étais associé avec un CTO ? Ou c'était tout au point ?
- Speaker #0
Ouais j'étais associé avec un gars qui m'avait aidé justement à l'époque dans la boîte de culottes menstruelles pour prototyper une espèce de gestion de stock. En fait on avait fait un projet en interne pour organiser les stocks de nos culottes, enfin bref c'était un truc très compliqué. Et ça s'était bien passé du coup on s'est associés ensemble pour créer ce produit-là. Voilà et 2023 on a revendu la boîte à un organisme de formation qui nous a racheté. Et voilà, j'ai pris deux mois ensuite pour réfléchir à c'était quoi ma prochaine aventure. Et je suis revenu au basique, me dire... Voilà la vidéo, j'ai toujours été passionné. C'est bon,
- Speaker #2
je parle anglais, maman, papa. Je parle anglais.
- Speaker #1
J'ai un peu voyagé.
- Speaker #0
J'ai voyagé et du coup la vidéo, voilà. La vidéo, c'était toujours un truc qui m'a passionné. Et je me suis dit si je veux créer une boîte avec de l'impact pendant les dix prochaines années, il faut que je le fasse dans un domaine que je connais bien, avec un modèle économique qui me plaît. Et le software dans la vidéo, ça a fait sens. On a décidé de créer Submagic avec mon associé d'aujourd'hui qui s'appelle Tzifei.
- Speaker #2
Donc raconte-nous, avec des mots simples, que fait le produit et comment tu gagnes de l'argent dessus et comment les utilisateurs le payent ?
- Speaker #0
Trop cool ! Alors quand on a créé Submagic, c'était en 2023, on a réalisé que l'arrivée du short form content, donc le format vertical, c'est un format qui va bouleverser le monde en général, notamment la vidéo ? tout va dans ce sens là, c'est à dire qu'on passe plus de temps sur notre téléphone tous les jours. On passe plus de temps à consommer du format vertical qu'à consommer la télé. Enfin je voyais qu'on allait vraiment dans cette direction là et que la majorité des gens passaient du temps sur leur téléphone à scroller sur TikTok ou Instagram. Et du coup on s'est dit bah si les gens passent beaucoup de temps sur ces formats là, ça veut dire que les marques et les entreprises vont bientôt venir sur ces formats là également parce que quand tu veux toucher des clients tu vas là où tes clients passent du temps naturellement. Et en fait on s'est dit bah en fait pour des entreprises, des petits entrepreneurs, des SMBs Pour se mettre à faire du contenu demain, Concrètement, c'est compliqué parce que quand tu ne viens pas du monde du contenu, faire de la vidéo, c'est complexe. C'est un truc qui est nouveau, ce n'est pas évident. Et surtout, faire de l'editing de vidéos quand on n'a jamais fait, c'est encore plus compliqué. Et on s'est rendu compte qu'il y avait un vrai pain à résoudre qui était de se dire, on va proposer aux SMBs, aux petites entreprises qui ont envie de faire du contenu pour aller toucher plus de clients, une solution en trois clics pour transformer leur vidéo en quelque chose de captivant pour qu'elle puisse performer sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Tu peux nous donner un exemple par exemple ? Un petit genre de boîte qui peut...
- Speaker #0
L'exemple le plus concret que j'ai en tête et à qui je parle souvent, c'est qu'on a beaucoup de coachs qui utilisent ce magique. Donc un fitness coach ou un business coach, etc. Quelqu'un qui a une valeur ajoutée, qui a un savoir-faire dans quelque chose et qui a compris très vite que pour faire de la vente aujourd'hui, ce n'était plus comme à l'époque où tu devais aller prospecter ton client, le démarcher, etc. C'était, tu devais 1. créer de la valeur, donc apporter quelque chose pour ton client et 2. ça permettait de créer de la confiance et la confiance créait la vente. Et donc ces gens-là, comme c'est des gens qui ont un savoir-faire... Et bien c'est plus simple pour eux de faire du contenu, donc ils vont apporter de la valeur sur un sujet, des vidéos de sport, voilà peu importe. Et derrière ça va leur attirer des leads.
- Speaker #2
Donc en fait moi je suis coach sportif, j'enregistre des vidéos avec mon téléphone et j'utilise un logiciel on peut dire ça, où je mets ma vidéo et dedans ça va l'envoyer au bon endroit, ça va l'éditer comme il faut ?
- Speaker #0
Ouais alors le produit pour rentrer dans le détail du produit, c'est un produit en fait qui permet Submagic, c'est un produit où tu mets ta vidéo RAW, donc RAW c'est le fichier original. et on va te la transformer pour qu'elle puisse performer sur les réseaux sociaux. Donc, on va te l'éditer automatiquement grâce à l'IA. On va te rajouter tes b-rolls. Les b-rolls c'est des vidéos d'illustration de ce que tu parles dans ta vidéo. Tes transitions, on va t'enlever les blancs. En fait, on va t'éditer concrètement. Pimper ta vidéo. Parce qu'aujourd'hui le sujet c'est on est dans une économie de l'attention où en fait t'es en concurrence constante avec tous les gens qui participent. qui publient du contenu sur Internet. Et donc, si ton contenu n'est pas captivant, tu ne peux pas toucher des gens.
- Speaker #1
Et pour que les auditeurs s'en rendent compte, c'est vraiment discriminant. C'est-à-dire que tu as un coefficient, une vidéo qui est pas retravaillée, une vidéo qui est travaillée, ça n'a rien à voir, même si le contenu reste le même.
- Speaker #0
Ouais, ça n'a rien à voir. En fait, c'est très violent, les réseaux sociaux. En fait, t'as pas le droit à l'erreur. Le temps d'attention aujourd'hui quand tu scrolles, c'est moins d'une seconde. Donc en fait, ça va très très vite avant que ton client, si t'as pas réussi à le hooker dès le début, en fait, il part. Et... Et du coup la barre elle est de plus en plus haute à chaque fois pour capter l'attention des gens, c'est très important. Donc c'est sûr que si ton contenu tu le retravailles pas t'as beaucoup moins de chance qu'il performe sur les réseaux.
- Speaker #1
Ouais donc il y a le fond et la forme mais la forme est très très importante c'est ce que tu dis.
- Speaker #0
La forme est très importante, ça fait pas tout mais la forme est très importante.
- Speaker #2
Donc les clients payent un abonnement, ils payent à l'usage comment ça fonctionne ?
- Speaker #0
Tout à fait, ils payent un abonnement, ça démarre à 19 euros par mois et ça monte jusqu'à 69 euros par mois en fonction du nombre de vidéos qu'ils ont besoin de faire et en fonction des fonctionnalités IA qu'ils ont besoin d'avoir dans leur abonnement pour éditer leurs vidéos. Donc voilà, ça c'est le produit principal. C'est très simple, on a été très connu par rapport à... En 2023, on est arrivé avec un problème très précis qu'on corrigeait qui était la génération de sous-titres captivants sur les vidéos verticales. C'est pour ça que ça s'appelait Submagic. Parce qu'en fait, générer des sous-titres, c'était complexe. Ça prenait beaucoup de temps, moi je le faisais sur Premiere Pro. Première, c'est un logiciel très connu. Mais voilà, moi je suis monteur depuis 10 ans quasiment. Donc en fait, si c'était complexe pour moi, c'était impossible pour des gens qui ne venaient pas de la vidéo. Donc en fait, on a construit un outil d'éditing de sous-titres très simple où tu peux avoir directement en 3 clics les sous-titres les plus captivants du marché que tu dois faire normalement sur Premiere Pro ou sur After Effects avec beaucoup de temps de travail. C'est ça la progression de valeur qu'on offrait déjà. Et après, on a grossi autour de... Pourquoi on met des sous-titres sur une vidéo ? On met des sous-titres pour rendre la vidéo plus captivante. Mais est-ce que c'est uniquement ce qui suffit pour rendre une vidéo captivante ou pas ? Bah non, il y a aussi les transitions, enlever les silences, mettre un hook title, mettre une musique... Tout ça,
- Speaker #2
ça s'est ajouté au fil des apprentissages aussi du marché.
- Speaker #0
Exactement. Et ça, c'est le cœur de produits de Somme Magique. Et il y a un deuxième produit qu'on a au sein de Somme Magique qui s'appelle Magic Lips qui permet de prendre n'importe quel long format, donc par exemple ce podcast, et d'automatiquement découper les moments les plus captivants du podcast.
- Speaker #1
On va mettre la pression sur l'équipe ça. On va parler à d'autres. On va leur mettre la pression là.
- Speaker #0
Pour en détecter, pour en créer des shorts et ça peut être un peu...
- Speaker #3
On va mettre en compète leurs shorts et les tiens.
- Speaker #0
Mais si ça se trouve ils utilisent déjà, c'est magique.
- Speaker #3
Ouais finalement.
- Speaker #2
Ils sont déjà magiques. Ok peut-être qu'on peut ouvrir du coup la partie scale parce que je pense qu'on a tous très bien compris maintenant le produit et le modèle.
- Speaker #1
Ouais avec plaisir et c'est vrai que c'est un point ça m'a beaucoup amusé quand on a discuté puisque du coup t'as tu as deux biais, vous êtes construit comme ça autour d'une organisation 100% remote. Vous travaillez tous dans pas mal de pays. Alors il y en a qui se battent sur le télétravail pour savoir si on a le droit à un jour ou deux de télétravail. Pour vous c'est 100% de la boîte.
- Speaker #2
Il y a peut-être qui se battent pour avoir un jour ou deux de présentiel, je ne sais pas.
- Speaker #1
Et alors c'est justement ça qu'on a envie de creuser aujourd'hui avec toi parce que c'est probablement lié aussi à ton organisation. Toutes les organisations ne peuvent pas être 100% remote. Et déjà que tu m'expliques un peu comment vous l'avez mis en place. C'était natif chez vous parce que... Je crois que tu es co-fondateur, vous êtes un peu partout dans le monde. Déjà rien que ça. Et peut-être déjà comment vous êtes organisé ?
- Speaker #0
Ouais, alors on a été en remote un peu par défaut. Parce que quand on s'est rencontré avec mon associé... D'ailleurs j'ai vu que vous aviez pas mal de fontaines Castalie. C'est l'enceinte CCO de Castalie, mon associé. Voilà,
- Speaker #2
on n'a pas typé quelque part.
- Speaker #0
Voilà, exactement.
- Speaker #1
Chaque banderaille aussi, j'en profite.
- Speaker #0
Et quand j'ai rencontré... Tifei, du coup, en fait, on s'est rencontrés et dès le début il m'a dit : "Moi je veux pas revivre en Corée du Sud". Donc je m'installais sur une île à Jeju.
- Speaker #3
Avec un décalage horaire en plus.
- Speaker #0
Exactement donc en fait voilà y a pas le choix. Moi je savais qu'à ce moment-là j'allais pas rester en France donc on s'est dit bah voilà on va... On sera remote, il n'y a pas le choix en fait. Je n'allais pas venir en Corée du Sud. Donc c'est comme ça que ça s'est créé. Et après on a directement mis ce fonctionnement en place pour que le remote fonctionne. Et au lieu de rejeter le remote, on a essayé d'ombrase le remote.
- Speaker #3
De s'en servir comme un atout quoi.
- Speaker #0
Exactement. Et dire ok, c'est quoi les avantages d'être remote ? Concrètement comment on peut aller plus vite ? Est-ce qu'on peut recruter des profils aux quatre coins du monde ? Donc on a listé tous les avantages et on s'est rendu compte que ça allait être une belle aventure et qu'on allait faire en remote et ça allait très bien se passer.
- Speaker #1
Et ça veut dire que vous n'avez vraiment aucun bureau ?
- Speaker #0
Non, pas de bureau, non.
- Speaker #1
Vous n'avez pas de bureau ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
C'est ça que vous ne voyez jamais ?
- Speaker #0
On ne se voit pas souvent. En fait, moi, mon associé, je l'ai vu… Je pense que je l'ai vu cinq fois dans ma vie.
- Speaker #2
C'est incroyable. Non mais cinq fois, on va entendre. Énorme. Ok. Et les gens dans la boîte ?
- Speaker #0
Oui, les gens dans la boîte, on a mis en place un rituel. C'est-à-dire que… T-Fake qui a eu l'expérience de bosser chez Castelli où ils étaient je crois plus de 100 il me disait en fait ce que les gens retenaient le plus souvent c'était pas la cafette etc c'était les séminaires dans une année en fait tu leur dis c'est quoi ton meilleur souvenir et ils vont te dire bah le séminaire qu'on a fait c'était le truc le plus cool du coup tous les ans on organise un séminaire avec toute l'équipe donc on a été la première année en Italie on allait à une super maison en Toscane et c'était vraiment trop cool on ramène toute l'équipe pendant une semaine et on fait la fête cette année on a été en Thaïlande et donc chaque année on se retrouve toute l'équipe aux quatre coins du monde et on les fait voyager pour nous retrouver.
- Speaker #1
Et là d'ailleurs tu disais c'est plutôt des séminaires, c'est pas boulot c'est vraiment fun,
- Speaker #0
enfin cohésion Ouais c'est fun, c'est profiter, c'est célébrer les milestones et c'est aussi travailler un petit peu on travaille aussi un petit peu cette année on a lancé le nouveau produit qu'on a lancé chez Submagic qui s'appelle Tom Magic, je t'en ai pas parlé mais c'est un produit qui n'a rien à voir avec Submagic, c'est un nouveau SaaS et on l'a créé le POC en Thaïlande pendant 24h Donc c'est des boulots.
- Speaker #3
Un petit hackathon.
- Speaker #0
Oui, exactement. C'était un petit challenge. Est-ce qu'on est capable en vrai de créer un produit en 24 heures ?
- Speaker #1
Et avant qu'on vienne aux limites, peut-être dans l'organisation, du coup ça veut dire que, comme tu disais, il y a des décalages horaires, etc. Vous êtes travaillant en asynchrone. Vous avez une culture qui est quoi ? Qui est très slack, qui est très... Comment vous travaillez ? Au jour le jour, comment on s'organise ? Parce que j'imagine que tu ne peux pas faire d'un imprévu. Tu ne peux pas forcément brainstormer et tout ça en disant « tiens, hop, j'ai un sujet » . Donc ça veut dire que c'est très rythmé, c'est-à-dire que forcément c'est un sujet, il y a une réunion ou pas ? Comment vous fonctionnez ?
- Speaker #0
Ouais, alors je pense que déjà on a des types de profils dans la société qui fonctionnent très bien avec le remote. Je pense que ce n'est pas fait pour tout le monde le remote. C'est des gens qui sont souvent très introvertis dans la société. Donc c'est des gens qui aiment bien, ils ont plus de sécurité, ils sont plus confiants de bosser de chez eux que de bosser avec des gens. Déjà ça les réconforte. Deuxièmement, le fonctionnement qu'on a, c'est qu'on a très peu de réunions. On a un weekly par semaine qui est lundi avec toute la boîte. D'accord.
- Speaker #1
Tout le monde se connecte. Oui,
- Speaker #0
tout le monde se connecte et on donne l'affichage du route de la semaine et un peu la température. C'est un mythe. Sinon, on fonctionne sur Discord concrètement. On parle sur un serveur Discord avec mon équipe sur différents channels qu'on a. Marketing, produits, tests, déploiements, etc. Et sinon, il y a pas mal de discussions en asynchrone notamment grâce à Loom, on utilise Loom énormément.
- Speaker #1
Tu peux expliquer parce qu'il n'y a pas grand monde qui connait Loom mais moi je trouve ça très utile.
- Speaker #0
Loom c'est un outil qui nous a vraiment changé la vie. Je pense que sans Loom on ne pourrait pas faire ce qu'on fait mais Loom c'est un outil qui permet de faire du screen recording donc d'enregistrer ton écran en même temps de pouvoir parler au dessus et de pouvoir communiquer un message de façon plus efficace que juste de faire une note vocale parce que tu as une transcription derrière et tu vois ce que la personne elle veut te dire parce qu'elle a son enregistrement d'écran et nous on communique beaucoup par Loom Donc ça demande d'être très précis dans nos discussions. Il ne faut pas être flou, il faut être très concret. Dans les messages écrits, on essaie de bien structurer ce qu'on veut, pourquoi on veut ça, dans quel but. Parce qu'en fait si tu envoies un message, si par exemple Hannibal, c'est quelqu'un de notre équipe produit qui est basé en Argentine, il envoie un message à Tsefei, il n'est pas clair dans son message, Tsefei va se coucher, il se réveille le lendemain, Hannibal va se coucher, donc en fait on perd 48 heures. Donc il y a vraiment un sujet de clarification, ownership... et beaucoup d'autonomie. Les gens sont très autonomes dans la boîte.
- Speaker #1
D'où le loom, en fait. Parce qu'en fait, ce que je trouve vraiment intéressant, c'est que déjà, tu es obligé d'être hyper concis, tu es obligé d'être précis. Et en fait, je trouve que quand on l'utilise beaucoup quand tu veux faire une démo de ton produit. En fait, je trouve ça très bien parce qu'en 5 minutes ou ce que tu veux, tu peux avoir vraiment une démo du produit. C'est concret, c'est concis et tu n'as pas tous les bugs de temps de latence de téléchargement, etc. Donc en plus, je trouve ça très bien. Mais ça exige du coup d'être hyper... hyper précis sur la façon dont tu... ce que tu veux démontrer, quoi. C'est ce que tu dis, tu vois. Vous perdez pas de temps. En fait, c'est hyper efficace.
- Speaker #0
Ouais, on essaie d'être très efficace. On a beaucoup de groupes. En plus, WhatsApp pour le marketing, moi avec Tifei et Eli, notre CMO. En fait, on a beaucoup de discussions informelles en... WhatsApp, en one-to-one ou en groupe. Mais par exemple, Tifei, mon associé, je lui parle tous les jours. Tous les jours, j'ai un call avec lui. Mais ce n'est pas un call prévu, mais on s'appelle sur WhatsApp quand il se réveille le matin et quand moi, je vais me coucher. Tous les jours. Et tu parlais de brainstorming, comment on brainstorm ? En fait, on brainstorm généralement juste lui et moi ou lui et moi et l'inote CMO. Mais ça va être souvent des calls à minuit chez moi ou 7h du matin chez lui où on va réfléchir aux idées. En fait, ce n'est pas on se pose à une réunion et on réfléchit au niveau des idées. C'est genre... Tiens, la journée vient de se terminer. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu'on a ressenti ? C'est quoi le feeling sur la prochaine semaine ? Prochain mois, est-ce qu'on a des nouvelles idées ? Tiens, j'ai parlé à ces clients-là. C'est un peu un jeu de ping-pong du brainstorming en réalité. Et ça marche très bien pour nous.
- Speaker #3
C'est plus spontané qu'on planifie des réunions et on s'y tient, etc. En fait,
- Speaker #0
j'ai réalisé que toutes les réunions planifiées, c'était vraiment... Souvent, c'était un peu de la merde à la fin. En vrai, non mais toutes les réunions planifiées qu'on a, au bout d'un mois, elles ne servent plus à rien. Genre, en fait, on va dans la réunion, on ne sait même plus pourquoi on l'a fait. Et on préfère faire des réunions quand on a vraiment besoin d'en faire une que de te mettre des rituels un peu tout le temps parce que... Ouais.
- Speaker #1
Et comment on fait pour gérer une équipe à distance ? À la fois pour, tu vois, quand tu manages, c'est obligé quelque part de contrôler ce que font les équipes. Et comment tu analyses des signaux faibles ? Parce qu'en fait, ce qui est sympa, c'est que tu vois quand quelqu'un va pas bien, justement à la cafette ou machin, tu sens les émotions des gens et pour arriver à capter ces signaux faibles, comment tu peux faire à distance ?
- Speaker #0
C'est pas facile, franchement c'est pas évident. Je pense pas que tu vois, même aujourd'hui avec du recul je sais même pas si on continue de capter les signes au faible ou pas. Ce qui est sûr c'est que comment on fait pour gérer les gens ? Je pense qu'on a beaucoup... Tu dois donner la confiance aux gens, t'es obligé en remote.
- Speaker #1
Confiance par défaut.
- Speaker #0
Confiance par défaut parce que tu peux pas, par défaut je suis pas derrière la personne tu vois, je peux pas la contrôler dans son travail. L'avantage d'être une petite équipe en remote c'est qu'en fait quand il y a quelqu'un qui fait pas son travail tu le vois directement dans les résultats en fait. Chacun a la responsabilité d'un sujet. Si en produit, il ne s'agit pas, au bout de deux jours, si quelqu'un monte sur ses heures, tu le verras. Ça se voit très vite. On est tellement proche, il n'y a pas de manager dans l'équipe, donc ça se ressent. C'est très réactif.
- Speaker #1
Mais du coup, ce que ça sous-entend aussi, c'est que c'est possible parce que vous êtes une petite équipe, que ça va vite et que tout le monde est un peu avec la même ADN. Tu m'as évoqué la difficulté de gérer un plateau de croissance. Évidemment quand tout va bien, il y a l'émulation etc. Un plateau de croissance pour se relancer justement là où tu as besoin d'être ensemble etc. Comment tu gères ça à distance et comment peut-être vous l'avez géré ?
- Speaker #0
Ouais donc pour un peu la petite histoire, on a connu une très grosse croissance rapidement, on a atteint 1 million d'AR donc c'est un peu un... Un vrai balier ouais. C'est un mal sonné en emblématique dans les sages généralement le million d'AR, on l'avait atteint en 90 jours donc c'était très très rapide. Et après, on a une croissance comme ça jusqu'à 5 millions d'ailleurs. On était à une croissance très rapide. Et à 5 millions d'ailleurs, on a commencé à avoir un plateau. Enfin, un plateau. Tout est relatif, mais on a une croissance qui est moins rapide.
- Speaker #1
Moins de croissance, oui.
- Speaker #0
On va l'utiliser. Mais comme tu es habitué à une croissance rapide, en fait, de l'intérieur, tu te dis qu'il y a un truc qui ne va pas. Et comment tu gères ces phases de plateau ? C'est vrai que ce n'est pas évident parce que c'est là où tu as besoin justement du présentiel. Moi, je disais souvent à mon ancien, on se voit. C'est là où tu as besoin de trouver de la confiance et de l'énergie pour se dire, en fait, c'est quoi les prochains bets ? C'est quoi les prochains... Et en fait, ça s'est résolu. Ça n'a été pas facile. Ce n'est pas facile. C'est beaucoup de réunions, beaucoup de discussions. En fait, il faut trouver des moyens de redonner de la confiance à l'équipe. Donc en fait, comme on est en remote, le CEO de la boîte donne la direction à l'équipe. Moi, c'est très important que j'ai de la confiance et que je sache où est-ce qu'on va. Donc j'ai eu beaucoup d'aide de mon associé aussi. On a beaucoup co-créé ensemble la vision de où est-ce qu'on allait et que ça allait se passer. Le poteau, on allait le traverser et que tout allait bien se passer. Le séminaire nous a aidé aussi, je pourrais être tout à fait honnête. Parce que tu retrouves l'équipe après un an de travail, tout le monde est content, ça redonne une super énergie. Tu vois, pendant les trois prochains mois d'après, c'est la folie. Mais ouais, il faut...
- Speaker #1
Tu t'es beaucoup reconnecté aussi aux clients. T'as essayé d'appeler et de comprendre ce qui marchait, ce qui ne marchait pas chez les clients. C'était un bon type, ça, je trouve.
- Speaker #0
Ouais, les clients, c'est un peu la magic sauce pour moi, mais pas du tout magic sauce. Enfin, tout le monde sait qu'il faut parler aux clients, mais tout le monde le sait, mais pas beaucoup de gens le font, j'ai remarqué. Mais en fait... J'ai essayé de playbookiser, je ne sais pas si on peut dire ça comme ça, mais on s'est dit « Ok, si on passe un moment qui est compliqué dans la boîte, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse pour que je regagne de la confiance ? » Genre, quels sont les éléments moi personnellement qui me donnent de la confiance ? Parce que si j'ai la confiance, la boîte a la confiance derrière. Tout déroule de moi. Donc si moi je suis fébrile, la boîte elle sentira qu'on est fébrile. Et donc ce qui me donne de la confiance c'est : 1 se reconnecter aux bases et dire ok, c'est qui nos clients ? Pourquoi on fait les choses ? Pourquoi on se lève le matin ? Et du coup allons leur parler et demandons-leur. Qu'est-ce qu'ils vous plaisent ? Comment on peut faire mieux ? etc. Et donc ça parait tout con mais en fait c'est reprendre beaucoup de calls avec les clients, reparler avec eux. Et en fait eux te donnent l'énergie. En fait ouais c'est trop bien ton produit je l'utilise pour ça, ça, ça. Ok bah les next steps c'est ça, j'ai besoin d'avoir ça. il te shape toute ta vision, tout ta roadmap, l'évolution, la confiance que tu as, etc. Donc se reconnecter aux choses basiques et saines de ton business sont un super moyen pour nous en tout cas de regagner de la confiance et ensuite traverser ces places de plateau.
- Speaker #1
Très intéressant. Deuxième sujet que je voulais vraiment aborder avec toi, c'est évidemment l'IA, c'est natif chez vous et je trouve qu'on parle beaucoup de qu'est-ce qu'on pourrait faire pour améliorer de la productivité, quels outils on peut mettre, est-ce qu'on va mettre des agents, est-ce qu'on va faire du chaînage ? Et en fait, ce qui est intéressant, c'est que toi, tu te poses la question différemment. C'est qu'en fait, l'IA, ça a été natif chez vous. Moi, j'aimerais bien qu'on essaie de comprendre un peu ton organisation, ce que vous avez mis en place au niveau de l'IA. Et après, qu'on fasse un petit focus sur les différents postes. Comment tu l'utilises au marketing ? Comment tu l'utilises aux produits ? Comment tu l'utilises pour les devs ? Je trouve ça intéressant. Et peut-être aussi, pourquoi ça ne marcherait pas
- Speaker #0
Pourquoi ça ne marcherait pas forcément une boîte qui n'est pas technique, qui n'est pas IA natif ? Pourquoi le mindset que vous avez au départ et le fait que vous êtes 100% là-dedans, ça fonctionne ? Et tu m'as dit à un des tours de conversation que ça ne fonctionnerait probablement pas dans une boîte qui essaye de mettre ces outils-là, tellement il y a un changement de culture qui est fort.
- Speaker #1
Déjà, c'est une culture très différente. Pourquoi on a mis IA dès le début ? C'est qu'on a compris, quand on a lancé la boîte en 2023, c'était l'arrivée de ChatGPT, on s'est dit en fait Si on n'embrace pas l'IA, ça va nous détruire. En fait, on ne sera jamais en mesure de faire un produit qui a une telle croissance avec si peu de personnes, sans l'IA.
- Speaker #0
C'est très lean. Redis-nous un peu le nombre de personnes. On s'intéresse.
- Speaker #1
On est 13 dans la boîte. Et on est très lean, on est 13.
- Speaker #0
On fait 40%
- Speaker #1
d'EBITDA, on fait très attention à tout depuis le départ, toutes nos dépenses, on recrute vraiment quand ça fait mal et on essaie toujours de se dire comment on peut être moins plutôt que comment on peut être plus. Parce que je pense que c'est là où on va lire.
- Speaker #0
C'est vraiment intéressant ça dans le mindset, vous recrutez que quand ça fait mal.
- Speaker #1
mais c'est pas moi qui le dis ça c'est un mec de YC je crois qui est Paul Graham qui dit hire one eaters et il a raison en fait sinon c'est trop simple de recruter quand t'as du cash t'as un petit problème allez on prend quelqu'un pour faire ça mais en fait à la fin tu te rends compte que t'as des gens pour faire plein de trucs t'as une organisation qui devient complexe tu perds de la marge et en fait c'est un cercle vicieux en fait c'est pour ça que les boîtes qui lèvent des fonds au début en fait elles font l'erreur de recruter trop vite rapidement je sais pas nous on a fait un mindset inverse c'est à dire on va vraiment recruter vraiment quand ça fait mal et surtout, on va voir comment ce process-là... de personnes qui auraient dû faire ce job-là, comment on aurait pu le faire avec l'IA ? Le Customer Support, c'est un super exemple, si on rentre dans le détail, mais on gère 4 millions de personnes avec 3 personnes au Customer Support. En fait, c'est les process, c'est comment on peut faire en sorte d'automatiser les réponses, comment on peut faire en sorte d'avoir un helpdesk qui est bien fait, comment on peut faire en sorte qu'on soit beaucoup plus efficace sur les tickets.
- Speaker #0
Tu peux rentrer dans le détail, on va faire un petit focus pour nos acteurs. Qu'est-ce qu'on met en place pour gérer 4 millions de... 4 millions d'utilisateurs. Alors, pas actifs tous les mois du tout,
- Speaker #1
mais c'est un beau flux. Il y a tous les jours de gens qui arrivent, qui posent des questions. En fait, tu analyses. Première question, c'est, OK, on va analyser, c'est quoi le comportement des gens sur notre produit ? Qu'est-ce qu'ils posent comme questions fréquemment ? Et il y a 90% en réalité des questions qui sont posées tous les jours par les gens qui sont automatisables, qui sont...
- Speaker #0
C'est les mêmes.
- Speaker #1
C'est les mêmes. Les gens se posent les mêmes questions en général. OK, déjà, 90% du travail, boum, il est automatisé. Super bien fait. pour ceux qui connaissent, c'est un concurrent, c'est une boîte française en plus, une super boîte bootstrap d'ailleurs, qui est top, et ils ont un modèle AI, où tu peux automatiser tes réponses, créer un helpdesk, et les réponses, elles viennent être prises dans ton helpdesk, donc il y a beaucoup de choses que tu peux mettre en place techniquement pour simplifier le customer support, donc ça c'est la première chose, ensuite pour les 10% restants des questions qui sont spécifiques, on met en place tout un système de, en fait, Comment on peut apporter une super bonne expérience avec très peu de temps, que l'agent ne passe pas beaucoup de temps sur le client en soi ? Donc ça va être des vidéos qui vont être déjà enregistrées, des looms qui vont déjà être faits. Donc on a une librairie de looms énorme. Et en fait, le client reçoit une expérience incroyable, il reçoit un loom. Tu vois, pour lui, il se dit « Putain, les mecs, c'est trop cool, ils ont une réponse à ma question en vidéo, ce n'est pas un message texte. » Et le résultat, c'est qu'on a une expérience client malgré le fait qu'ils soient trois. On a plus de 1700 avis sur Google, à plus de 4,9 sur 5 sur Trustpilot. Moi, l'expérience client, c'est hyper important pour moi. Depuis le day one, je veux un truc, je veux que le client, quand il rentre sur le site magique, il soit trop content et qu'il ait une bonne expérience. Et aujourd'hui, on prouve bien que même avec trois personnes, avec beaucoup de flux, tu peux garder une super bonne expérience en utilisant les process de l'IA bien fait. Je ne pourrais pas rentrer dans le détail exactement parce que c'est notre directeur du Customer Support qui s'occupe concrètement des mécanismes. Je ne suis pas la tête dedans, pour être tout à fait honnête. Mais je pourrais le partager avec toi si tu veux et on pourra le donner aux utilisateurs.
- Speaker #0
Avec plaisir, c'est une bonne réflexion. Parce qu'en plus, le sujet de Customer Support, tu dis oui, mais mes questions sont un peu spécifiques et donc mes clients, ils aiment bien avoir,
- Speaker #1
ils ne vont jamais être satisfaits. Un truc qui est vrai, c'est que notre produit est très simple. On a un produit qui n'est pas complexe. On ne vend pas une solution à 8000 euros par mois. C'est un produit à 20 euros par mois. Donc il y a ça aussi qui est joué en compte. Je pense que si demain, on avait un produit qui était beaucoup plus compliqué, produit B2B pur et dur, Je pense qu'on aurait besoin d'avoir des... Tu vois, là, on se pose la question de lancer le motion sales pour aller chercher du mid-market enterprise. On a besoin de recruter un SDR, un customer, qu'on appelle ça, un compte exécutif, quelqu'un qui va gérer le compte du client. Je ne pense pas qu'on pourrait avoir ce même modèle en étant en B2B pur et dur.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Mais ce que tu peux te dire, c'est... Avec toi, tu es ACSM, donc ceux qui vont être au support client, c'est dédié qu'au cas exceptionnel, qu'au cas très complexe. Donc à la fin, c'est peut-être le pourcentage qui va changer et tu laisseras toujours les cas très complexes. Mais ce qui est intéressant, c'est de l'avoir dès le départ intégré et qu'en fait, là-dessus, vous êtes construit comme ça. Et si aujourd'hui, tu n'avais pas l'IA, tu aurais combien de personnes à ton support pour créer 4 clients ?
- Speaker #1
Je peux te le dire, par exemple, par rapport aux produits. Ça, je le sais parce que les produits sont 4 produits. Honnêtement, ils font le travail de 30 personnes. enfin c'est L'IA dans le produit, dans le développement, c'est là où ça a le plus d'impact aujourd'hui. Il n'y a pas une équipe produit. Si une équipe, tu vois une équipe produit, je ne sais pas si j'étais au dos. Mon équipe, elle ne code plus. Ils ne codent plus. Ils ne font que du prompting. Pour moi, le métier de demain, c'est le prompting. Le mec, c'est prompté. Mais il ne prompte quasiment plus. Donc en fait, ils sont capables de shipper autant de features, de faire tout ce qu'on fait parce qu'ils utilisent l'IA, Cursor. Je ne sais plus quels outils ils utilisent, mais tu en vois là tous les jours.
- Speaker #2
donc ça c'est quand même très très significatif on se rend compte que quand t'as dit aux produits ils sont 4 c'est les 4 product et ingénieur ouais enfin il y a un UX lui et
- Speaker #1
3 dev 3 dev c'est ça c'est juste pour les auditeurs c'est à dire qu'il n'y a pas de product manager non c'est un peu le rôle de Steefay mon associé qui est bio et je fais un peu le le majeur produit voilà en quelque sorte et sur les autres fonctions marketing on imagine aussi que forcément c'est là bah ouais marketing enfin tu vois là il y a le Black Friday ce week-end bah le Black Friday En fait, c'est la première chose qu'on essaie d'inculper à la boîte, c'est quand vous commencez une action marketing, peu importe ce que vous faites, d'abord poser la question à l'IA. Ok, j'ai le Black Friday ce week-end, qu'est-ce que je devrais faire ? C'est des mécanismes, c'est des automatismes. Et moi aujourd'hui, c'est horrible, mais dans ma vie, je suis l'IA tous les jours et j'en fais un très dépendant. Mais c'est vrai que je me pose toujours la question avec l'IA, d'abord. Et du coup, ça fait qu'on a ce truc-là où on va plus vite. mais c'est vrai que pour le marketing voilà concrètement on a le Black Friday ce week-end Prépare-moi mes assets marketing, prépare-moi les scripts, trouve-moi des idées différentes pour pousser le Black Friday. Donc la rédaction de scripts ça compte beaucoup, ça prend beaucoup de temps. Trouver des idées, on fait beaucoup d'influence marketing par exemple. Donc l'influence marketing c'est trouver des listes d'influenceurs, les contacter. négocier des scripts avec eux, des concepts de vidéos. Mais tout ça, ça prend beaucoup de temps. Donc du coup, tu vois, pour les influenceurs, pour les trouver déjà, on utilise beaucoup d'IA pour aller plus vite, pour faire des listes, des automatisations, de la... Qu'on appelle ça ? Ça m'est sorti de la tête. Quand tu fais du scrapping, voilà, du scrapping de listes d'influenceurs, etc. Pour les contacter, pareil, par rapport aux scripts qu'on leur propose, on a testé les meilleurs scripts, on a vu les vidéos qui ont le mieux marché, on les reutilise, on les repousse, on les on les réajuste. Enfin voilà, on essaie de vraiment le mettre au plus possible dans les process en marketing. Mais je ne dirais pas que c'est le marketing là où il y a le plus d'impact de l'IA. Je dirais que c'est plus dans la partie produit.
- Speaker #0
Donc un produit, oui forcément.
- Speaker #1
Un produit de customer support. Trois marketing, mais je pense que ça va arriver partout. Même moi, je vais être remplacé bientôt. Non mais c'est vrai, même la vision de la boîte, je la fais à client. Oui,
- Speaker #0
impressionnant. Et peut-être pourquoi Pourquoi ça ne pourrait pas forcément être translaté à une boîte qui ferait ton métier ? Imagine, tu aurais commencé ton SaaS, on va dire, 5 ans plus tôt. Tu aurais fait une grosse levée, parce que l'idée est très bonne. Tu aurais embauché pas mal de gens. Mais pourquoi tu n'arriverais pas forcément à te transformer ? C'est quoi l'ADN que vous avez chez vous ? Tu dis que c'est parce qu'on réfléchit, on ne lance rien sans tester. Mais est-ce qu'il n'y a pas quand même des gens qui peuvent... Notamment, je pense à tous ceux qui ont une énorme base. Et tu vois une information depuis des années, je trouve que là-dessus l'IA s'ils arrivent à nettoyer...
- Speaker #1
Ouais, ouais, moi je pense que ma théorie c'est que quand tu donnes, enfin tu vois tu donnes une habitude à quelqu'un, tu donnes du sucre à un enfant, il lui enlevé le sucre après derrière c'est hyper dur tu vois. Donc de changer des habitudes, de sortir de la zone de confort à quelqu'un en général c'est dur. Et donc quand tu t'es habitué à avoir beaucoup de gens dans ton équipe, avoir des process qui sont faits comme ça... C'est dur de revenir à des trucs où on va faire l'assise-mort. L'assise-mort, c'est une de nos valeurs chez nous, mais on essaie toujours de se dire comment on peut faire mieux en dépensant moins ou en ayant moins de personnes. Mais toujours, tu vois. C'est peut-être le modèle bootstrap où je suis un taré de la marche. Mais ouais, frugalité. Même si on a de l'argent aujourd'hui, je me dis toujours, on fait attention à chaque dépense. Mais c'est un effort parce qu'au quotidien, c'est chiant. Mais en fait, c'est juste pour inculper le mindset auprès de nos équipes de dire qu'en fait même si on n'en est plus au stade où on était il y a deux ans et demi En fait, tous les jours, aujourd'hui, j'ai renégocié le contrat qu'on avait avec un prestataire. On a gagné 5000 dollars sur l'année, mais ces 5000 dollars, ils sont hyper importants pour nous parce que ça montre qu'on se bat pour chaque dollar et qu'on essaie de faire... C'est un mindset, je trouve, c'est une attitude.
- Speaker #0
Oui, et c'est en même temps ce que ça devient l'ADN de la boîte et aussi les valeurs de la boîte. C'est-à-dire que tu montres que ce n'est pas free lunch. Exactement,
- Speaker #1
exactement. En fait, c'est trop, je ne sais pas forcément... Tu vois, je me pose l'action, j'ai parlé avec beaucoup de... de potes à moi qui ont levé des fonds, des boîtes, etc., des vins, des carambinons. Franchement, je vois où est-ce qu'ils en sont. En fait, moi, je ne saurais pas faire ce modèle. Honnêtement, je ne saurais pas faire comme ils font. Je pense que ça marche très bien. Chez certains types d'entrepreneurs, je pense que quand tu as une boîte... Le modèle V-SIM versus le modèle Bootstrap, je pense que demain, je remonte une boîte avec une vision très puissante où je sais... En fait, si j'ai besoin d'argent pour développer mon produit, par exemple de l'infrastructure ou des trucs comme ça, je pense qu'inévitablement, tu as besoin de fonds. Mais je pense que dans le software aujourd'hui, les mecs qui disent qu'ils ont besoin d'avoir 10 millions d'euros pour développer mon software, et même de la distribution, je ne suis pas convaincu. Franchement, je ne suis pas convaincu, et je le vois même avec nos concurrents. Oui,
- Speaker #0
ça pose une vraie question, enfin c'est un autre débat, quand tu vois tout ce que tu peux faire, ce qu'on appelle en vibe coding etc, c'est incroyable, donc en fait d'ailleurs aujourd'hui t'as vraiment l'impression que ce qui est le plus important c'est l'architecture qui est en dessous, l'architecture de la donnée etc, versus le front-end que tu peux chercher là je pense qu'aujourd'hui on arrive dans une ère où
- Speaker #1
créer des produits va devenir une comédie on va devenir dans la fast fashion des SaaS où n'importe qui va pouvoir créer des produits la barrière à l'entrée est ultra faible aujourd'hui n'importe qui peut faire un super produit et je trouve qu'à l'inverse elle revient beaucoup du côté DSI du côté des droits l'orchestration
- Speaker #0
de la donnée, toute l'infra de données moi je trouve qu'il y a un vrai retour là-dessus parce qu'en fait ton front-end maintenant tu peux le faire évoluer n'importe qui peut faire ton webcoding sur Loveable et t'as un front-end qui est très bien En revanche, justement, pour avoir une bonne donnée, pour qu'elle soit structurée, pour gérer les droits d'accès, etc., je trouve que l'architecture, c'est ça qui finalement reprend de la valeur. Donc, on a un peu inversé les rôles.
- Speaker #1
C'est possible, mais je ne serais pas la meilleure personne pour le dire parce que je ne suis pas quelqu'un de technique. En revanche, ce que je vois, c'est que la clé aujourd'hui, c'est la distribution. C'est-à-dire que n'importe qui va être en mesure de créer un produit, par exemple, le distribuer, ça devient compliqué. et c'est là on en revient au short form content et à comment tu fais du contenu comment tu touches une audience comment t'apportes de la valeur mais euh Voilà, pour moi, je vois la suite. Moi, mon pari, c'est que dans deux ans, les gens, soit ils demanderont la question à l'IA, ils poseront des questions à ChatGPT tous les jours, soit ils scrolleront sur TikTok, Instagram. Même pour acheter, mais je pense qu'on va arriver dans une ère comme ça. Et donc, il y aura ces deux utilités, où il y aura d'un côté l'IA pour les questions, et de l'autre côté, ils scrolleront.
- Speaker #2
Tu nous raconteras, on va dire, « Ah, quel homme futuriste, exceptionnel ! »
- Speaker #1
C'est peut-être ta troisième partie.
- Speaker #2
Avant la troisième partie, je pense que Margot, tu as peut-être un résumé de ce qu'on a retenu déjà.
- Speaker #3
Oui. Du coup, Julien, tu fais un petit résumé de ce qu'on s'est dit. Je m'attends à le faire à sa place. Ce qui est cool, c'est que finalement, tu as choisi la vidéo parce que c'est un écosystème que tu connais bien. Mais avant ça, tu as été très curieux pour gagner en expérience et pour arriver avec... avec les muscles prêts pour monter ta boîte. Et après, les deux trucs très cools, c'est par rapport au remote, c'est de le prendre tout de suite comme un atout et pas du tout comme une contrainte. Et avec plein de bonnes pratiques que tu mets en place direct, mais de se dire, finalement, on recrute des profils qui ont envie de faire du remote, qui sont adaptés à ça. De se dire, on ne fait pas beaucoup de réunions, on privilégie presque le spontané. On fait des séminaires pour quand même créer de la cohésion. On fait de l'insynchrone, on autonomise les gens. Donc d'avoir un peu toutes ces bonnes pratiques. Et après, par rapport à l'IA aussi, c'est deux tips qui sont assez chouettes. C'est finalement de recruter quand ça fait mal. Et donc pour ça, c'est comment on peut essayer d'optimiser avec l'IA nos process avant de recruter quelqu'un pour faire à notre place ce sur quoi on est en train de perdre du temps, on est en train de perdre un petit peu de fluidité à ce moment-là. Et aussi de toujours, dès qu'on a un nouveau projet, de demander à l'IA comment on ferait. Et en fait, finalement, c'est un bon tip à donner à tous les auditeurs. De plus en plus, tout le monde nous dit comment utiliser l'IA, comment s'y mettre. En fait, dès que tu veux faire quelque chose, demande-lui et ça fait déclencher la machine.
- Speaker #1
Et demande-lui. Moi, j'utilise beaucoup ChatGPT avec la note vocale. En fait, parle-lui comme si c'était quelqu'un de ton équipe. N'essaie pas de lui parler différemment parce que c'est l'IA. En fait, parle-lui. dans tes process et c'est comme ça que ça marche le mieux parce que tu donnes beaucoup d'informations cachées.
- Speaker #0
Il y a un truc aussi que j'aime bien, c'est en fait, tu demandes de faire un prompt. Donc en fait, moi, tu vois, j'ai une problématique, je dis voilà, j'aimerais faire un... Fais-moi le prompt pour faire un deep search. Et donc en fait, moi, je dis quelques idées, etc. Et tu vois, il remet en forme, il fait un vrai prompt. Et là, tu le rebalances et tu fais un deep search, tu pars pendant 10 minutes te prendre un café et tu reviens et tu as 20 pages sur le sujet. Et en général, c'est quand même super bien fait. et je trouve que le fait de passer par le pré-prompte en fait c'est un peu Le fait que tu aies une demande qui est vraiment affinée. Super intéressant.
- Speaker #2
Tu avais peut-être un dernier mot ? C'est le last-mort, je ne peux pas dire. Non,
- Speaker #3
je n'ai pas grand-chose.
- Speaker #2
C'est assez sympa, le last-mort. J'aime bien, comme mantra. Du coup, la boîte est encore...
- Speaker #1
Juste pendant ça, sur le last-mort, il y a un truc dont je me suis rendu compte. Pareil, dans le produit, comment on peut faire mieux ? En fait, faire mieux, ce n'est pas forcément faire plus de fonctionnalités, faire plus de boutons. Tu vois parfois la laine nipège, les gens la regardent et disent qu'elle est horrible mais elle convertit bien, alors pourquoi je vais la changer ? On pourrait toujours rajouter des trucs, des trucs. En fait on essaie de faire...
- Speaker #0
Simple quoi.
- Speaker #1
Ouais, qui pète simple, mais c'est pas évident parce que par nature on a toujours envie de combler le vide. L'humain il aime pas la nature d'être à ce vide et on a toujours envie de rajouter des boutons, des cides et ça. En fait tu complexifies le produit indirectement. Et l'assise mort c'est valable dans la gestion de la boîte comme dans le recrutement, comme dans le produit en lui-même. comment tu gardes un produit simple et parfois ça veut dire aussi enlever des fonctionnalités qui ne sont pas utilisées par exemple là on l'a fait la semaine dernière on a sorti 10 fonctionnalités dans les 12 derniers mois on a pris celles qui étaient le moins utilisées on les a dégagées parce que ça fait du bruit en fait dans le produit du
- Speaker #2
coup l'assist mort met aussi pas mal d'ambition c'est quoi l'idée en fait qu'est-ce que tu te racontes maintenant parce que tu parles beaucoup de la vision tu parles beaucoup de toi et de ton impact si t'es bien et pour que la patte Merci. Tu t'es fixé un objectif en particulier, un horizon, un game qui te plaît ? Vers où tu veux aller ?
- Speaker #1
Déjà, je pense que le game qui nous plaît, c'est de rester... Là, on a un modèle aujourd'hui avec l'équipe où je pense que toute l'équipe est contente de bosser pour South Magic. On a très très peu de personnes qui sont parties, une ou deux je crois, depuis le début. Donc on a une bonne team, tout le monde est content, on a un modèle qui est sain, donc on est bien, on est alignés, on est bien. on est bien dans nos bottes, on n'est pas dépendant de quelqu'un donc je pense que ça c'est la première des choses par rapport à la vision de la boîte, nous en fait notre but c'est d'aider cette cible qu'on adresse, donc les SMBs ou les petits entrepreneurs à faire plus de business grâce au short form content, en réalité ils nous utilisent aujourd'hui parce qu'ils veulent faire du contenu, parce qu'ils veulent trouver plus de clients, donc on se dit comment on peut leur apporter plus d'impact demain, ok, tu disais un truc tout à l'heure, tu disais un truc, tu disais ouais il y a l'editing il y a la forme et le fond, donc la forme c'est hyper important. C'est vrai, la forme c'est important mais c'est pas le plus important. Le fond de dire que tu peux avoir le plus bel editing du monde si ta vidéo parle d'un sujet qui est inintéressant ça n'intéressera personne donc en fait il y a dans la partie de la création de contenu quand tu te mets à faire du contenu pour toucher une cible il y a la partie 1 idéation, comment tu trouves des idées intéressantes 2, comment tu scriptes ta vidéo de la bonne façon 3, comment tu recordes ta vidéo Tu vois, c'est pas pareil si on s'enregistre là dans un studio ou si ce podcast, on l'avait fait sur Riverside. La qualité serait pas la même, le rendu visuel serait pas le même, la vidéo aura peut-être moins performé. Quatre, l'editing. Et cinq, la publication. Donc, publication veut dire, je publie et j'analyse les résultats et ce qui marche, je refais ce qui marche et j'arrête de faire ce qui marche pas. et du coup la vision de ce magic aujourd'hui on est rentré dans la branche editing Je pense qu'on le fait très bien, on a un super produit aujourd'hui pour la partie editing. Maintenant, on va aller attaquer la partie en amont, donc se dire comment on peut aider les gens à trouver des bonnes idées.
- Speaker #0
Alors c'est l'insight, tu vas leur dire j'ai regardé toutes tes vidéos, ce qui a marché, ce qui n'a pas marché, donc voilà ce que tu devrais essayer, voilà les thématiques que tu pourrais pousser, etc.
- Speaker #1
Exactement, en fait on connaît les métiers des gens parce qu'on a tout le transcript de leurs vidéos, donc on sait dans quel domaine ou quelle industrie ils sont, et du coup basé sur l'industrie, moi ce que je vais faire, c'est que je leur propose un outil qui va me permettre d'aller trouver les vidéos les plus virales dans cette industrie-là, dans le monde entier. t'es boulanger, tu veux faire des vidéos sur ta boulangerie bah je vais te trouver les vidéos qui ont le mieux performé peu importe le pays et je vais te les pousser sur un dashboard et toi ça va te donner des idées qui marchent, que tu vas pouvoir répliquer à ta façon, tu vois pour ton je vais te donner un exemple pour la boulangerie et on est en train de bêta tester le produit avec des utilisateurs on a des clients qui sont des boulangers en France et trouver des concepts et on l'a fait sur la boulangerie parce que c'est un truc qui parle à tout le monde, on a trouvé un concept de vidéo grâce à cet outil là, où en fait c'est le matin c'est quelqu'un qui vient à la boulangerie Avec une caméra POV comme ça. et qui demande au boulanger est-ce que je peux vous commander 100 croissants s'il vous plaît ? Le mec il dit ouais pas de soucis je vous les prépare il amène 100 croissants et après le mec il se balade dans la rue et il va donner des croissants aux gens comme ça il me dit bonjour, bonne journée je vous donne un croissant etc. Les gens ils sont super contents la vidéo elle a fait genre 3 millions de vues 50 000 likes, enfin c'est un super concept tu vois ça interagit avec les gens etc. Ce concept là il est réplicable dans plein de pays avec des croissants mais pas en chocolat etc. Donc ça c'est une bonne idée de concept que n'importe quel boulanger pourrait faire demain.
- Speaker #3
Et qui n'est pas si évidente. Et qui passe évidemment en plus de se dire, allez, on va faire ça.
- Speaker #1
Exactement. Parce qu'en fait, ce qui se passe aujourd'hui, c'est que les gens, quand ils trouvent des idées, ils demandent à ChatGPT, ils disent, de moi des idées sympas pour faire des contenus sur la boulangerie. Généralement, c'est des idées de merde. Enfin, le ChatGPT, ce n'est pas ouf pour la création d'idées. en fait on s'est dit la meilleure méthode pour trouver des idées créatives c'est d'aller voir ce qui marche déjà et de le répliquer Donc voilà, c'est la créativité.
- Speaker #0
Et tu avais énormément d'insights. Donc ça veut dire que tu vas devenir une boîte de data où tu vas analyser en permanence ce qui fonctionne, crawler tout ce qui passe dans le monde, remonter tout cet insight, etc.
- Speaker #1
En fait, je pense qu'à terme, le play, c'est de se dire en fait, moi, je vois grand, je vois très grand, mais je me dis en fait, moi, une boîte que j'admire, c'est Mailchimp. Mailchimp, de base, c'était un éditeur d'email. Maintenant, c'est devenu une plateforme marketing. Nous, on veut devenir une plateforme marketing pour les entreprises, en fait. ils se servent du short form content pour aller grossir leur business donc de la data, de ce qui marche à comment ils peuvent la regarder grâce à l'IA et plus devoir le regarder eux-mêmes à la publier et à la publier et de se rendre compte que cette vidéo elle a mieux performé, je vais te donner plus d'informations ici en amont etc et de changer, de passer d'un éditeur de vidéos à une plateforme marketing avec l'insight la belle vision,
- Speaker #0
on a envie d'y être tu reviendras tu veux dire quelque chose ? non je t'ai laissé aborder
- Speaker #2
est-ce que tu aurais un invité que t'aimerais inviter à cette place que tu peux appeler en sortant en disant je sors d'un podcast,
- Speaker #1
tu viennes ou tu partes en courant j'en ai pas mal qui viennent en tête mais je sais pas si vous l'avez déjà eu mais Guillaume
- Speaker #2
Moubech non on peut Guillaume excellent,
- Speaker #0
je vous fais l'intro on fera le suivi trop bien Avec plaisir. Et on t'a pas demandé comment tu te détoxes et tout ça. Moi je sais parce qu'on a un peu discuté mais évidemment passion pour le sport. Et puis voilà un peu comment tu progresses.
- Speaker #1
Beaucoup de sport. Enfin j'aime bien le sport.
- Speaker #0
beaucoup de kitesurf c'est cliché mais c'est un sport de ouf donc voilà ceux qui ne verront pas la vidéo qui juste nous écoutent en fait t'as chopé un rhume parce qu'il fait 30 degrés chez toi et qu'il arrive à Paris et qu'il fait nuit à 5h30 désolé pour le climat non
- Speaker #1
mais le sport faire des choses qu'on aime apprendre à se connaître je suis beaucoup plus jeune que vous je crois Enfin, pas beaucoup plus jeune, mais je suis... Oui, oui,
- Speaker #2
si, si. Surtout qu'à l'époque, c'était un dinosaure.
- Speaker #1
Je découvre de mon expérience que j'ai l'impression que le but de la vie, c'est un peu d'apprendre à se connaître, de se découvrir. Et du coup, toutes ces expériences que j'ai faites dans les différents pays, en fait, c'est des expériences qui m'ont permis de me découvrir, de savoir ce que j'aimais et là où j'étais bon.
- Speaker #0
Quel nombre de pays que tu as fait ? Je n'ai pas fait le seul pays,
- Speaker #1
j'ai fait France, Angleterre, Dubaï, Maroc, Égypte et Israël. Donc, voilà. et je me dis qu'en fait toute cette expérience c'est apprendre à se connaître et du coup aujourd'hui je pense que je sais un peu mieux ce qu'il me faut pour garder un bon niveau d'énergie pour être bien pour être performant dans mon travail et donc en fait le résultat c'est bah fais des choses que t'aimes enlève les choses qui te prennent de l'énergie négative donc moi ça va être faire du sport voir des potes j'aime beaucoup la psychologie donc j'ouvre pas mal de trucs sur la psychologie des podcasts là-dessus enfin voilà et et les passions, nourrir les passions je suis quelqu'un de passionnant en général l'automobile c'est une passion, je passe beaucoup de temps sur l'automobile voilà,
- Speaker #2
c'est magnifique et le Paris Saint-Germain aussi pas du tout t'as ouvert ma passion, moi je me suis découvert je me suis lâché un peu je voulais faire un petit laus c'est très bien, c'est top, vous êtes de plus en plus nombreux à nous écouter, donc merci beaucoup pour ça et pour les stats n'hésitez pas à mettre 5 étoiles sur vos applications de podcast préférés, des commentaires sur la coupe de cheveux d'Emeric ou sur le timbre de voix de Margot, on aime beaucoup. Ça nous fait monter dans les stades, dans l'algorithme et ça nous fait connaître. Donc plus on est connu, plus on est content, plus on est content, plus le podcast ira bien. Merci à tous.
- Speaker #3
Merci beaucoup.
- Speaker #2
Et faire des shorts. Faire des shorts, évidemment. Nos shorts sont magnifiques, on a une équipe de prod exceptionnelle. Merci beaucoup, bye bye.