Speaker #0Est-ce que tu t'es déjà demandé si tu avais fait le bon choix d'études, si ta carrière était déjà toute tracée ou au contraire complètement floue ? Et si, en réalité, il existait mille façons de construire sa vie professionnelle ? Bonjour et bienvenue dans 1000 parcours pro au micro. le podcast qui te fait découvrir une multitude de parcours professionnels et de carrières différentes pour t'inspirer, te rassurer et surtout te redonner confiance. Aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'un domaine dont personne ne nous parle vraiment au lycée. Un domaine qui représente plus de 3 millions d'emplois en France, qui recrute tellement qu'on parle même d'une pénurie de talent dans certains secteurs. Un domaine qui personnellement me construit et me challenge. Aujourd'hui, on va parler de l'industrie. Pas l'industrie comme quelque chose de flou, de poussiéreux ou de forcément sale, mais l'industrie réelle, celle dans laquelle travaillent des millions de personnes avec une diversité de métiers que 90% des jeunes ne soupçonnent même pas. Pour commencer, on peut parler du fait que l'industrie, c'est pas du tout un secteur, c'est 100 secteurs en un. On parle souvent de l'industrie comme si c'était unique, si c'était un bloc unique et d'ailleurs on pense peut-être directement, tu penses peut-être directement... à l'industrie automobile ou à l'industrie du pétrole. Tu te fais sûrement une image très claire dans ta tête de ce que tu entends par le mot industrie. En réalité, c'est vraiment un ensemble de secteurs hyper différents qui comprend chacun ses métiers, ses cultures d'entreprise, ses contraintes et ses opportunités. On peut citer les différents domaines, par exemple, industriels qu'on peut retrouver en France, juste pour que vous ayez une idée du nombre de secteurs qui se trouvent dans l'industrie. On peut avoir l'industrie agroalimentaire, l'industrie automobile, aéronautique, spatiale, l'industrie pharma et des biotechnologies, l'industrie chimie, pétrochimie, matériaux, ou encore une industrie qui se développe beaucoup, qui est la microélectronique et les semi-conducteurs, une industrie pour le coup vieille comme le monde, la métallurgie, les énergies, la cosmétique, la plasturgie, le textile, l'industrie du bois pour l'ameublement par exemple. L'industrie des matériaux de construction, la logistique industrielle avec la supply chain, l'industrie par exemple du papier ou encore l'horlogerie. Tout ça pour illustrer la quantité de domaines qui existent derrière ce terme de l'industrie et j'en oublie sûrement encore. Le deuxième point à prendre en compte, à savoir, parce que c'est important, c'est que l'industrie est souvent géographique. selon la région. Tout peut changer selon la région ou le pays, selon les contextes politiques ou encore économiques ou même de terrain. Tout simplement, la réalité industrielle change. En France, c'est assez clair. Certaines régions ont des entités industrielles très marquées. Dans l'Ouest, donc Bretagne, Pays de la Loire, on y trouve une grosse industrie agroalimentaire. Les laiteries, viandes, transformations, céréales, etc. Dans les Hauts-de-France, on retrouve beaucoup l'industrie automobile et la métallurgie, comme par exemple Renault, Toyota, ArcelorMittal. En Auvergne-Rhône-Alpes, donc du côté de Lyon, si je le fais en gros, on a beaucoup de chimie et de pharma, ainsi que les matériaux et microélectronique. Sur Lyon notamment, on a la vallée de la chimie, où on a Sanofi, Arkema. Et aussi sur Grenoble, il y a un pôle semi-conducteur, dont notamment par exemple ST microélectronique. En Normandie, ça va être... plutôt axé énergie, donc nucléaire, raffinerie, hydrogène. Dans le sud-ouest, ça sera plutôt l'aéronautique. On retrouve Airbus, Safran, Thalès, par exemple. Chaque région crée ses propres opportunités, aussi ses contraintes, mais donc en fonction du secteur. Sachez aussi que vous aurez peut-être plus de travail dans l'automobile dans les Hauts-de-France que dans le sud-ouest. En aéronautique, ça sera l'inverse. Donc c'est aussi quelque chose à prendre en considération si vous voulez travailler dans l'industrie. En revanche, on va aussi trouver des métiers qui vont être hyper transposables d'un domaine à l'autre, où on n'aura pas forcément de contraintes géographiques. Je pense par exemple aux métiers des ressources humaines, aux métiers qualité, aux métiers sécurité, aux métiers communication, marketing ou encore supply chain. bien sûr même si des fois ça peut être pertinent d'avoir de la connaissance dans le domaine particulier je sais pas de l'automobile ou de l'agroalimentaire ou de la pharma peu importe n'empêche ça reste des métiers qui sont très très transposables d'un domaine à l'autre et même au niveau du coup des pays en fonction des politiques des pays l'industrie est différente de celle qu'on a chez nous par exemple si on prend la Suisse on va avoir beaucoup de pharma, de biotechnologie de chimie fine ou encore d'horlogerie il y en a beaucoup beaucoup plus qu'en France. France notamment. En Allemagne, on va retrouver beaucoup plus d'automobiles qu'en France, beaucoup de machines à outils et d'ingénierie lourde. Aux Etats-Unis, on va être beaucoup dans l'aérospatiale, l'énergie ou encore la tech industrielle. Et dans les pays asiatiques, Japon, Corée, Chine, on va retrouver énormément d'électronique et de robotique. La plupart de nos PC, de nos smartphones, etc. sont produits dans ces pays-là. Et si on reste justement sur ce côté un peu international, L'un des grands avantages qu'on peut avoir en travaillant dans l'industrie, si on le souhaite, c'est la mobilité. Je ne dis pas que c'est facile, je dis que c'est possible. Parce que les différents process de fabrication, la fabrication d'une voiture, le remplissage d'un médicament ou le raffinage du pétrole, ça fonctionne pareil peu importe les pays. Et que la plupart des grandes entreprises qui sont devenues ensuite des multinationales ou qui ont au moins des filiales à l'étranger, eh bien, peuvent... faire déplacer leur personnel d'un pays à un autre. Ça peut être un envoi de 3 jours pour auditer un fournisseur. Ça peut être une mission de 2 semaines. Ça peut être une mission de 2 semaines pour valider une ligne de production ou encore une mission de 6 mois pour démarrer une nouvelle usine. Un an pour un projet hyper stratégique et hyper précis. Ou encore une mutation définitive si c'est la volonté de changer de vie. et qu'il y a la possibilité. Et je trouve que c'est un des rares secteurs où on peut travailler en France aujourd'hui, demain en Allemagne, et au Canada dans cinq ans. Donc il y a d'autres domaines qui sont possibles, mais si je pense par exemple au domaine du médical, ou même au domaine du droit, etc., ça va être des domaines qui vont demander des équivalences bien souvent. Alors que l'industrie, notamment si on reste dans la même entreprise, en fait ça reste comme une évolution horizontale, verticale, donc c'est plus simple dans ce sens-là. Si on continue sur les avantages, on peut également noter les avantages de salaire. Les salaires sont souvent plus élevés que la moyenne. D'après des données de l'INSEE et de DARES notamment, je vous mettrai les liens dans la description du podcast. Je vais vous donner quelques chiffres. Mais en gros, un technicien de maintenance, en étant junior, il peut aller entre 28 et 34 000. En étant confirmé, entre 35 et 42 000 à l'année. Et en senior, ça peut aller jusqu'à 48 000 à peu près. Sur le poste de technicien, sans parler de grosse évolution dedans. Et puis après, par exemple, un ingénieur de prod, ça peut aller de 38 à 45 au début de carrière jusqu'à 70 en fin de carrière. Un ingénieur R&D, par exemple, en formulation, matériaux, etc., ça peut commencer à 38 000 pour finir aux alentours des 60 000. Un manager de prod, pour le coup, ça peut être un peu plus élevé pour finir... Après plus de 10 ans d'expérience, entre 70 et 90 000. Là, je donne des chiffres français. Évidemment, c'est à adapter en fonction du pays. En plus, en fonction du domaine, je vous ai donné les chiffres industrie globale, mais en fonction du domaine, notamment dans le nucléaire, dans la pharma ou encore l'énergie, semi-conducteurs, etc., on peut avoir encore plus 10 à 20 % par rapport à la moyenne nationale des salaires industriels. Et en plus, ça, c'est sans compter sur tout ce qui est variable, avec les primes notamment, l'intéressement, la participation. qui peuvent représenter encore 10 à 15% supplémentaires par rapport aux chiffres que je viens d'annoncer. Donc tout ça, ce n'est pas pour vendre du rêve. Ce n'est pas le cas de toutes les entreprises. Ça reste des moyennes. Donc on peut avoir moins, on peut avoir plus. Ça dépend aussi des moments et des conjonctures. C'est juste pour expliquer que les salaires dans l'industrie sont quand même toujours un peu plus élevés que dans les autres secteurs. Également, un avantage que je trouve hyper, hyper pertinent, c'est les opportunités d'évolution. On peut rentrer en industrie en étant opérateur, sans avoir aucun diplôme ou très peu de diplôme. Puis avec l'expérience, on s'investit ça un petit peu, etc. Si on a envie aussi, on peut passer technicien, puis on peut passer chef d'équipe. Et en fait, comme souvent, c'est des entreprises qui ont les moyens et qui misent, encore une fois, je ne parle pas de toutes les entreprises, mais une majorité dans l'industrie. mise aussi quand même beaucoup sur leurs employés. Le budget de formation y est important. Et donc, on peut très bien voir quelqu'un qui est rentré opérateur, qui est passé technicien, chef d'équipe, et qui devient manager parce qu'il a pu faire des formations en interne. Des fois, il y a certaines entreprises qui ont même des formations internes, limite des académies et des écoles en interne. Donc, peu importe où on commence, on peut avoir des évolutions qu'on n'aurait jamais envisagées. quand on est au lycée ou au collège et qu'on n'a pas envie de faire d'études. Et en fonction des entreprises, il peut y avoir encore d'autres avantages comme des CSE qui sont avantageux, notamment dans les grands groupes industriels avec les protections sociales qui sont assez solides, des fois qui prennent en compte toute la famille, etc. Donc ça, c'est des points un peu plus superficiels mais qui peuvent compléter, on va dire, un package qui est déjà plutôt pas mal. Ensuite, un point que je voudrais aborder, c'est qu'on entend souvent que l'industrie, c'est... une horreur écologique, on va dire. Mais pour moi, l'industrie, ce n'est pas l'ennemi de l'écologie. Et aujourd'hui, ça se démontre. En 2026, la réalité, elle est assez différente d'industrie égale pollution dans presque tous les secteurs. Il y a une vague énorme qui se met en place pour répondre aux normes qui sont imposées à l'horizon 2025, 2030, 2050. Et du coup, il y a une économie circulaire qui se met en place. On demande à réduire... les consommations d'énergie. Et on voit plein de projets apparaître, comme la récupération et la réutilisation d'autres process, par exemple, pour réinjecter à d'autres étapes, la valorisation des déchets de production, la réduction de, je ne sais pas, X% des consommations énergétiques ou des déchets, des passages à des solvants, par exemple, moins toxiques, ou bien l'optimisation des emballages pour les rendre 100% recyclables, la modernisation des machines qui vont être trop énergivores. Tout ça, c'est des projets qui nécessitent du monde. derrière pour les mettre en place. Et aujourd'hui, c'est des règles qui sont obligatoires pour les entreprises. Donc en fait, ils sont obligés de tendre vers ça. Si on a une fibre écologique, travailler en industrie, ça dépend lesquelles, je suis bien d'accord. Mais de façon générale, travailler en industrie, c'est pas accepter de faire du mal à la planète. C'est mon avis. Après, effectivement, peut-être qu'il peut être discuté. Mais je pense qu'il faut en tout cas que ça vienne aussi des industries. et que c'est participer aux solutions que de mettre en place ces projets-là. Alors après, évidemment, il y a toujours des enjeux économiques derrière, etc. Mais n'empêche que l'industrie, on en aura toujours besoin, puisqu'on aura toujours besoin de matériel, on aura toujours besoin d'énergie pour allumer les lumières chez nous, pour faire chauffer notre eau, etc. Donc c'est quelque chose qui peut difficilement disparaître. Donc il faut bien commencer quelque part. Et je pense qu'en tout cas, on peut travailler en industrie sans trahir nos valeurs écologiques. si on en a. Maintenant qu'on a abordé pas mal d'avantages de l'industrie, il faut aussi parler des inconvénients. Parfois, ça va être un inconvénient, un seul, qui va faire qu'on ne s'imagine pas ou qu'on ne se plaît pas dans un domaine ou dans un métier. Les inconvénients principaux des métiers de l'industrie, ça peut être les horaires décalés. On peut avoir des rythmes assez intenses, on peut être en horaires décalés. Donc il y a beaucoup de 3-8, de 4-8, même aujourd'hui on le voit. Donc des fois on va travailler 3 jours de matin, 3 jours d'après-midi, 3 jours de nuit, ou 4 jours de matin, 4 jours d'après-midi, 4 jours de nuit, puis avoir 4 jours de repos. Mais du coup ça tombe rarement pendant les week-ends, donc on est rarement avec sa famille. On peut être également d'astreinte, donc être appelée à 3h du matin quand une ligne tombe en panne. Ça, ça reste très... C'est important en fonction de notre contexte familial. Des fois, quand on est jeune, ça peut passer. Puis plus on avance dans l'âge et dans la vie, plus ça peut être compliqué. On travaille aussi dans des environnements qui sont exigeants. On peut avoir des odeurs qui sont incommodantes, par exemple en agroalimentaire. On peut avoir de la chaleur, de l'humidité, du bruit. On travaille dans des milieux où il y a beaucoup de poussière, où il y a des solvants. Bien qu'il existe des EPI, mais justement, le fait qu'il y ait beaucoup d'EPI, à Ça peut aussi être désagréable de porter des gants, un casque, une blouse toute la journée avec des lunettes, etc. Donc c'est quelque chose qui est quand même à prendre en compte. Ça peut surprendre au début et je pense qu'il faut, dans la majorité des métiers de l'industrie, aimer le terrain. C'est pas des métiers où on est tout le temps derrière un ordinateur. Ça peut arriver, il peut y avoir quelques métiers qui sont souvent derrière l'ordinateur. Mais la plupart, ça reste des métiers qui sont quand même très terrain. ce qui fait qu'on a aussi un stress opérationnel qui peut être important. On peut avoir un stress parce qu'il faut produire tant et qu'il faut produire tant dans telle qualité. Et que s'il y a un des deux critères qui n'est pas rempli, ça peut poser des problèmes parce qu'une ligne qui s'arrête, ça peut être des milliers d'euros par heure de perdus, un lot de médicaments qui n'atteint pas les spécifications qualité et qui du coup ne peut pas être vendu. c'est peut-être une journée de travail à 30 ou 40 opérateurs, ou moins, peu importe, mais c'est une journée de travail à X opérateurs ou techniciens qui ont produit le médicament pour qu'au final le médicament soit jeté, sans compter la matière première. Donc il y a vraiment un stress derrière, on a aussi tous les audits qui sont là, il y a des décisions à prendre qui peuvent impacter soit de la qualité, soit de la quantité, on va dire. Donc voilà, c'est des métiers qui sont parfois stressants et pas... que au niveau managérial. Il peut même, en tant qu'opérateur, en tant que technicien, ça peut quand même être parfois stressant. C'est aussi du coup des métiers, enfin c'est des domaines en tout cas, qui ont une rigueur presque extrême dans certains domaines, si on prend la pharma, le nucléaire, l'aéronautique. Mais je pense que dans... dans d'autres secteurs aussi, même l'automobile, je pense que ça doit être quand même très très réglementé. Ce qui veut dire qu'il faut tout documenter, tout tracer, que tout est fait selon des procédures très cadrées, que tout doit être validé, qualifié, etc. Et c'est très carré. C'est parfois peut-être trop carré pour certaines personnalités, et des personnalités qui ont besoin de sortir un peu du cadre, etc. Ça peut être très compliqué pour elles ou pour eux, pour ces personnalités-là. de rester dans ce cadre-là. Parce que des fois, on ne nous demande pas forcément de questionner. Alors, ça peut être pertinent. Il y a plein de fois où il faut améliorer le process et que des fois, il faut questionner les standards. Mais ce n'est pas toujours le cas. Et il y a plein de standards qu'on ne comprend pas toujours, mais qu'on doit respecter. Dans la même lignée, souvent, dès qu'on veut changer le moindre truc, peu importe l'industrie, mais plus on va dans des industries très rigoureuses, plus c'est long. et bien dès qu'on veut changer quelque chose ça peut prendre énormément de temps. Donc il faut être patient et flexible je dirais. C'est pas un secteur qui est parfait, de toute façon je pense qu'aucun secteur ne l'est mais en tout cas je pense que c'est un secteur qui est clair et qui est structuré, qui a des réalités qui sont concrètes et après effectivement voilà, il y a tous ces inconvénients qui en fonction des personnalités peuvent être impactants dans ce domaine là. Posez-vous des questions sur vous, comment est-ce que vous êtes au quotidien, déjà pour savoir si ça pourrait être envisageable ou pas. Parce que si déjà vous dire que suivre une règle que soit vous ne comprenez pas, soit avec laquelle vous n'êtes pas d'accord mais que vous devez quand même la suivre parce que c'est obligatoire, est-ce que c'est quelque chose avec lequel vous êtes à l'aise ou c'est quelque chose pour lequel vous dites non, moi c'est impossible ? Ça, c'est le genre de piste de réflexion que je vous incite à avoir. peu importe le métier sur lequel vous vous renseignez, pour lequel vous portez de l'intérêt, c'est de regarder presque plus les inconvénients que les avantages et de vous demander honnêtement si ces inconvénients-là, vous arriveriez à passer au-dessus pour les avantages. C'est pour ça qu'on dit parfois qu'il vaut mieux savoir ce qu'on ne veut pas pour faire ce qu'on veut et ce qu'on aime. En tout cas... Les données INSEE, Darez, Blue Docker montrent que des dizaines de milliers de postes sont non pourvus chaque année et qu'il y a une pénurie notamment dans les métiers de la maintenance, de l'automation et de la production. Ce qui fait que les salaires sont en hausse pour attirer les personnes. Et aussi, il faut penser à la réindustrialisation. Donc ça, c'est des politiques, c'est assez période dépendant, on va dire. N'empêche qu'aujourd'hui, on est dans une ère un petit peu de réindustrialisation. On a été dans le passé dans une ère très mondialisation. Et comme les coûts de production sont moins chers ailleurs, il y a eu beaucoup... de désindustrialisation, notamment dans les pays d'Europe. Aujourd'hui, ça revient un petit peu, ça ne reviendra pas comme... Enfin, on ne sera jamais autosuffisant, je pense, mais en tout cas, il y a quand même de la réindustrialisation et notamment, je pense aussi au domaine de l'énergie, au domaine du nucléaire. C'est des domaines, en tout cas aujourd'hui, qui sont extrêmement demandeurs en emploi. Donc, il y a beaucoup d'offres et il y a parfois moins de demandes que d'offres dans ces métiers-là. Donc je pense que c'est aussi dû au fait qu'ils sont moins connus. Donc si travailler dans un secteur qui est assez concret, assez stable, bien payé, qui a des offres et des opportunités importantes, qui ouvre des possibilités à l'international, alors l'industrie est peut-être un domaine qui est vraiment fait pour toi. Voilà à peu près pour ce tour d'horizon du visage de l'industrie. telle qu'elle est aujourd'hui. Si ça t'a donné envie d'en découvrir un peu plus, je te mets plein de ressources en description. Documentaires, articles, salons, tout pour creuser le sujet en fonction de ce qui t'intéresse vraiment. Mais je t'en cite quand même quelques-uns ici. À Lyon, il y a le Mondial des métiers. Tous les ans, il me semble. C'est un des salons les plus complets pour découvrir vraiment des métiers concrets. C'est pas tout à fait comme les salons de l'étudiant où les salons de l'étudiant, c'est vraiment des écoles qui viennent présenter leur parcours. Là, c'est vraiment la découverte de métiers concrets. Et il y a dedans énormément de métiers industriels. On retrouve aussi le salon Global Industry qui a lieu chaque année dans une grande ville différente en France. pour 2026, il est passé, mais en tout cas, à regarder peut-être pour l'année prochaine. Et ça, c'est vraiment le salon de référence pour découvrir les innovations industrielles et en parler justement avec des professionnels du secteur. Si tu aimes les documentaires, quelque chose de plus accessible rapidement, tu peux aller voir notamment les séries Arte qui expliquent les chaînes de production et les enjeux industriels modernes. J'en mets plusieurs en description de ce podcast-là. Tu retrouveras également de quoi t'informer sur les secteurs industriels en France. France sur les opportunités ou encore les études plus récentes. Et comme d'habitude, ne t'inquiète pas, ça va aller. Tu n'es pas censé tout savoir maintenant. Peu importe l'âge que tu as lorsque tu m'écoutes, tu peux tout tester, explorer, te tromper et recommencer. Petit à petit, tu construiras ton propre parcours professionnel. On se retrouve mardi prochain pour un nouvel épisode de 1000 parcours pro au micro.