Speaker #0Est-ce que tu t'es déjà demandé si tu avais fait le bon choix d'études, si ta carrière était déjà toute tracée ou au contraire complètement floue, et si en réalité il existait mille façons de construire sa vie professionnelle ? Bonjour et bienvenue dans 1000 parcours pro au micro, le podcast qui te fait découvrir une multitude de parcours professionnels et de carrières différentes pour t'inspirer, te rassurer et surtout te redonner confiance. On se retrouve dans un nouvel épisode, solo pour cette semaine, où on va parler d'équilibre entre notre vie professionnelle et notre vie personnelle. On parle tous d'équilibre vie pro-vie perso. Les entreprises... peuvent le mettre en avant dans leurs offres d'emploi ? Les candidats recherchent vraiment cet équilibre-là ? Les étudiants en parlent déjà avant même d'avoir commencé à travailler ? Mais au fond, est-ce qu'on a tous la même définition de l'équilibre pro-perso ? Aujourd'hui, je ne vais pas te donner de recettes miracles. Je vais juste te démontrer pourquoi l'équilibre, ça ne ressemble pas à une ligne droite, comme une carrière, comme une vie de façon générale. Et surtout, comment toi, tu peux, à ton moment de vie te correspond, construire ton propre équilibre. pro-perso. En préparant cet épisode, je me suis dit qu'il y avait déjà une première question que j'aimerais aborder, c'est pourquoi est-ce que nos parents, nos grands-parents, ne parlaient pas de cet équilibre pro-perso ? C'est pas parce que tout allait bien, mais c'est pour plusieurs raisons. À l'époque, le travail, c'était vraiment une nécessité. On n'essayait pas de chercher une quête de sens. On travaillait pour vivre, pour survivre, pour nourrir sa famille. Souvent, l'homme travaillait et la femme dans... Ça dépendait des foyers, mais... Dans certains foyers, la femme ne travaillait pas, s'occupait des enfants, il y avait plus d'enfants, etc. Et la question à ce moment-là, c'était pas est-ce que le travail m'épanouit ? Parce que ça, ça aurait été un luxe pour eux de penser à ça. Les gens ne pouvaient pas se permettre de penser à ça. Ensuite, il y avait aussi la culture un peu du silence et de l'endurance. Je sais pas comment dire, mais le fait que se plaindre de son travail, c'était très mal vu. Voilà, t'as un toit, un salaire, t'as pas à te plaindre. Ça, c'était très ancré. D'ailleurs, ça l'est. toujours un petit peu, mais beaucoup moins, je pense, que pour la génération de nos parents ou de nos grands-parents. Et ensuite, il y avait aussi une frontière qui n'existe plus beaucoup aujourd'hui, qui est la frontière physique, naturelle, entre le travail et la vie personnelle. À l'époque, quand les personnes quittaient l'usine ou le bureau, même avec des fonctions un peu plus « hautes » , même avec des fonctions managériales ou de direction, etc., le travail restait derrière. On ne travaillait pas à cette époque en shift, c'est-à-dire qu'on ne travaillait pas la nuit, on ne travaillait pas à 5h du matin ou très rarement. Ce n'était pas comme c'est aujourd'hui en termes de rythme de travail. Il n'y avait pas de smartphone, pas de mail à 22h, pas de Teams ou de Slack le dimanche et la déconnexion, ce n'était pas du tout un effort. Du coup, c'était la norme, on sortait du travail, on rentrait chez nous et on ne pensait plus forcément au travail. La société d'il y a 40-50 ans n'est plus du tout la même. Il y a notamment, avec l'explosion du numérique, ça a fait sauter une frontière physique entre la vie personnelle et la vie professionnelle, puisqu'aujourd'hui on peut travailler de chez nous. Et à côté de ça, le fait qu'on ait des vies plus confortables qu'à l'époque, on monte entre guillemets dans la pyramide de Maslow. Si vous ne voyez pas ce qu'est la pyramide de Maslow, allez la voir, mais en fait c'est en bas où on a les besoins primaires, et en fait, ces besoins primaires-là ne sont pas remplies, on ne passe pas à l'étape du dessus. Je le dis entre gros guillemets, mais tant qu'on n'a pas à manger et à boire dans son assiette ou qu'on ne peut pas loger sa famille, ça va être ça, notre centre de l'attention. Une fois qu'on a ça, on va se concentrer sur le truc du dessus. Donc à ce moment-là, nous, c'est plutôt de se dire « Ok, on a ce toit sur la tête, on va dire, pour la majorité d'entre nous. » Et malheureusement, ce n'est pas le cas de tout le monde. Pour ceux pour qui c'est le cas, ok, on a ça, on a un confort de vie qui est différent d'il y a 50 ans. Ok, ben maintenant, est-ce que je veux faire ça toute ma vie ? Est-ce que ce travail a du sens pour moi ou pas ? Et ça, c'est des questions qui sont apparues avec le changement de société. Et on peut dire que la pandémie, en 2020, comme elle a forcé des millions de personnes à ralentir, elle a aussi forcé des millions de personnes à réfléchir sur ce que leur travail leur apportait vraiment. Parce qu'il y a des personnes qui se sont arrêtées de travailler pendant 2-3 mois. Et là, ils se sont dit, ok, mais en fait, ils ne sont plus les mêmes personnes au bout de 3 mois sans travail que depuis des années en travaillant, parce qu'ils se sont sentis reposés pour la première fois depuis des années, etc. Et donc, les gens ont beaucoup plus réfléchi au sens... et à ce que le travail leur rapportait. Ensuite, il y a le fait qu'avec cette brisure des frontières, le fait du capitalisme quand même qui change les modes de consommation, les modes de travail, etc., le burn-out touche beaucoup plus de gens. Aujourd'hui, on est à peu près sur 20% des travailleurs sur la population mondiale contre 15% en 2020. Donc on est déjà à 33% de plus en 4 ans. Là, c'est des chiffres de l'OMS. je vous donnerai les liens des études en... barre d'infos. En conclusion, on est dans une société qui est différente d'il y a 50 ans au niveau du travail et donc les besoins sont également différents. Ensuite, j'aimerais bien déconstruire le mythe de l'équilibre parfait un peu parce qu'on peut s'imaginer qu'un équilibre parfait, ça va être 8 heures de travail, 8 heures de perso, 8 heures de sommeil tous les jours et toute l'année. Une heure de sport, une heure de ménage, 2 heures avec les enfants. Mais en fait, C'est pas une ligne droite, c'est un curseur, ça bouge parfois tous les mois, parfois toutes les semaines. L'équilibre, je pense que ça va plutôt être un sentiment de maîtrise sur notre énergie et pas forcément sur notre temps. D'ailleurs, le temps, c'est quelque chose de profondément subjectif en fonction des différentes personnes et des différents modes de vie et des différentes visions. Il y en a qui vont s'épanouir en travaillant 50 heures par semaine parce que ça va être un projet qui les passionne et c'est... C'est leur vie toute entière. Et d'autres ont besoin de couper à 17h pour aller chercher leurs enfants. Et les deux sont valides. Je ne sais pas si vous avez vu le film Monsieur Aznavour, qui raconte l'histoire de Charles Aznavour. Le film est vraiment magnifique. Et en fait, on comprend que du coup... Du coup, Charles Aznavour, c'était sa vie complète, le travail. Et en fait, il n'y avait rien d'autre autour. Alors oui, il a eu des enfants, il a été marié, etc. Mais ce n'était pas sa vie, en fait. Bien sûr, c'était sa famille, mais son pilier de vie, c'était son travail. Et il lui disait que s'il arrêtait de travailler, il mourrait. Bon, là, j'ai pris l'extrême, mais c'est juste pour dire qu'en fonction des personnes, en fonction des personnalités et des histoires, on n'a pas... tous les mêmes envies et les mêmes objectifs. Et en plus, c'est un état, l'équilibre, qu'on doit réévaluer régulièrement. On ne fixe pas un équilibre et un emploi du temps, entre guillemets, qui nous apporte un équilibre une fois pour toutes et on n'y retouche plus jamais. Et dans la continuité de ce que je viens d'expliquer avec l'exemple de Charles Aznavour, le problème, c'est pas le travail. Le problème, c'est de travailler d'une manière qui ne nous correspond pas. Et l'OMS le dit très clairement, d'ailleurs, qu'un travail sain, ça apporte un sentiment d'utilité. des relations sociales, de l'autonomie, un sentiment d'accomplissement. Autrement dit, le travail, ça peut être une source d'énergie. On est obligé de travailler parce qu'à un moment, on ne va pas se mentir, il faut qu'on gagne notre vie, il faut qu'on vive. Mais ça peut être une source d'énergie, ça peut être quelque chose de positif dans nos vies. Et on peut imaginer deux personnes sur un même poste ou dans une même équipe et il y a une des personnes qui va adorer gérer l'équipe, être dans le lien, dans la coordination, sans jamais être dans l'expertise. Et une autre personne dans cette même équipe va préférer rester expert technique. Elle, elle va aller au fond des sujets sans avoir à manager. Du coup, logiquement, elle aura moins de sollicitations externes en dehors de ses horaires de travail que la première personne qui gère une équipe et qui manage. Et aucune des deux n'a tort, en fait. Et c'est exactement pour ça que l'équilibre, ça va se construire différemment de qui tu es. C'est comme ta carrière. C'est comme le choix de métier que tu fais. L'équilibre, il se fait... en fonction de toi, de ta personnalité et de où tu en es dans la vie. Parce que, justement, cet équilibre, il évolue à chaque moment de vie. Quand t'es en études, par exemple, que t'es entre 16, 18, 20 ans, t'as pas vraiment encore un équilibre pro-perso au sens strict parce que t'es en même temps, tu fais tes études, en même temps, t'es tout le temps avec tes potes, en même temps, tu te reposes quand même souvent. Ça dépend des études que vous faites, mais voilà. En même temps, vous pouvez aussi faire des jobs étudiants pour avoir un peu d'argent. Vous faites aussi des stages. Et du coup, vous avez déjà une certaine pression parce que vous avez soit parcours Parcoursup, si vous êtes au lycée, vous avez les contrôles, le bac. Après, en études supérieures, les partiels. Parfois, on peut avoir le sentiment d'être en retard sur les gens. Si on ressent une espèce de déséquilibre, c'est normal. C'est une période de transition. En fait, ce n'est pas un état permanent. Et justement, là, tu développes plein de compétences. Gérer la pression, t'organiser, travailler en équipe. Ça, c'est des compétences qui vont te servir toute ta vie, même si tu ne t'en rends pas encore compte. Mais l'équilibre, il n'est pas encore omniprésent. En fait, ce n'est pas un moment où on recherche le plus l'équilibre. Après les premiers... Les dernières années de carrière, elles sont souvent cruciales parce que c'est là où ça déraille. On quitte justement ce monde d'études où on fait un peu tout et rien, où c'est un peu tout mélangé. Et là, on arrive dans un monde qui est beaucoup plus cadré. En fait, limite, c'est plus cadré que les études. On veut réussir notre travail, on veut réussir notre vie à côté de notre travail, on veut faire du sport, on veut tout faire. Donc on dit oui à tout, on peut rester tard le soir passant. qu'on peut penser que c'est ce qu'on attend de nous. Et du coup, en parallèle, comme on construit notre vie d'adulte, notre appart, nos finances, notre maison, une relation, peu importe, on essaye de tout mettre ensemble d'un coup. Tout vient après la fin des études et c'est là où ça peut être compliqué. Il y a un chiffre qui m'a assez percuté. Il y a un chiffre que j'ai trouvé troublant. C'est que 30% de la génération Z identifient le travail comme une cause majeure de stress et d'anxiété. Et 49% se disent stressés ou anxieux la plupart du temps au travail. Donc c'est que, en tout cas notre génération, il y a une situation par rapport au travail dont il faut être conscient et il faut, je pense, bien se connaître et se poser les bonnes questions pour savoir si on est à la bonne place au travail. Et voilà, c'est des questions à se poser. Et par exemple, si je peux faire un retour avec ma vie depuis que j'ai commencé à travailler, en fait, il y a plusieurs paramètres qui rentrent en compte. Et si je prends toutes mes amies, enfin tous mes potes avec qui on a fini les études en même temps, où on a fait à peu près les mêmes études, eh ben personne n'a le même travail et personne n'a les mêmes contraintes parce qu'il y en a qui ont déjà acheté leur maison. Du coup, ils ont des contraintes financières que moi je n'ai pas forcément, par exemple, parce que je loue. Bien sûr, il me faut un travail pour vivre, mais c'est quand même pas la même contrainte. J'ai des amis aussi, par exemple, qui travaillent à 15 minutes de leur lieu de vie. donc c'est confortable. Moi, à contrario, j'ai une heure à 1h30 de route tous les matins et tous les soirs pour aller au travail. Donc ça rentre en compte dans mon équilibre vie pro-vie perso. Il y a 2 ou 3 heures par jour que je ne peux pas occuper à faire autre chose que conduire, à part écouter de la musique et un podcast. Mais ça doit rentrer en compte. Les contrats aussi rentrent en compte. Le fait de travailler 35 heures ou de travailler 40 heures, d'avoir 5 semaines de vacances ou d'avoir des RTT en plus, des jours de repos en plus ou pas. Et donc tout ça... avec les 40 heures par semaine, la route, le podcast que j'ai lancé en ce moment, mon équilibre est forcément chamboulé. Par exemple, par rapport à l'année dernière où je n'avais pas le podcast, je fais beaucoup, beaucoup moins de sport et je le ressens. Donc, j'essaye de rééquilibrer au fur et à mesure. Mais c'est constant, en fait. C'est vraiment constant. Et ensuite, la vie, quand la vie se complexifie, ça ne veut pas dire qu'elle devient... Je ne l'interprète pas. pas en négatif, mais se complexifie parce que parfois, après, quand on vieillit, quand on avance dans l'âge, en tous les cas, quand on commence à avoir 28, 29, 30 et plus, on peut avoir un enfant, on peut avoir des postes à responsabilité. Et donc, on n'a plus du tout le même besoin d'équilibre. On peut plus avoir le même équilibre qu'à 23 ans. Et en même temps, il faut quand même qu'on l'ait et qu'on arrive à maintenir un équilibre qui nous convient. Et c'est pas du tout un échec, c'est vraiment une évolution, c'est l'évolution de la vie tout simplement. Et puis après, tout au long de la vie, ça continue. Un deuil, une maladie, une reconversion, un déménagement. Tous ces petits moments de vie, toutes ces petites secousses de vie, on va dire, recalibrent à chaque fois les curseurs. Et à chaque fois, on doit réajuster. Voilà, si je passe de une heure de route à dix minutes de route, je vais avoir quarante minutes le matin et quarante minutes le soir en plus pour moi. Et bien, qu'est-ce que je peux faire ? Et donc l'erreur ce serait vraiment de comparer ton équilibre d'aujourd'hui à celui... que tu as eues avant, ou bien à quelqu'un d'autre, à l'équilibre de quelqu'un d'autre. La seule bonne question à te poser, c'est est-ce que cet équilibre, il te convient à toi et maintenant ? Un autre point très important sur lequel j'ai envie d'appuyer, c'est plutôt une nuance. Et là, j'aimerais parler de la différence entre un déséquilibre passager ou un déséquilibre systémique. Et là, il faut savoir faire la différence. On peut très bien, pendant toute notre vie, avoir... plusieurs déséquilibres ponctuels. C'est-à-dire, on peut avoir un très gros projet, par exemple, au travail, qui nous prend, au lieu de travailler 35 heures ou 40 heures semaine, on en travaille 50, mais on sait que dans trois semaines, c'est terminé. Ou alors, ça peut être une période d'examen quand on est étudiant, ça peut être quand on est soit en entreprise, soit à son compte, le lancement d'un nouveau produit, ou bien encore une période de transition professionnelle qui nécessite une reformation, etc. Tout ça, c'est des déséquilibres ponctuel, temporel, on sait que pendant une certaine période, on va devoir y aller et on va devoir faire moins de sport, on sera moins présent à la maison, etc. Mais on le sait, on en a conscience, ça va durer un mois, deux mois, trois mois. C'est pas éternel. En revanche, il y a un déséquilibre qui peut être plus systémique, ça va être le déséquilibre qui va s'installer dans la vie. Ça veut dire que là, soit on n'arrive plus à décrocher, même le week-end, même en vacances, on va travailler un petit peu. trop, mais un petit peu quand même, ou bien de ne pas se souvenir de la dernière fois où on s'est vraiment senti reposé, apaisé, sans grosse charge mentale liée au travail, ou bien même juste un manque de motivation, de remettre toujours à après, soit ce qui compte pour vous dans votre vie perso, soit juste, même dans votre vie pro, avoir du mal à vous mettre à la tâche, même si ça prend toute la place dans votre tête, vous avez quand même du mal à vous y mettre. Là, c'est des signes qui peuvent... vous alerter pour vous dire peut-être que là je suis pas vraiment dans un déséquilibre ponctuel parce que ça fait plusieurs semaines, plusieurs mois et donc il faut que je me pose des questions. Et donc là une question toute simple que vous pouvez vous poser c'est ok, est-ce que je vois une lumière au bout du tunnel dans les prochaines semaines ou est-ce que je me raconte ça depuis 6 mois, que ça va s'arranger et ça s'arrange jamais. Je ne parle pas aux personnes qui sont en burn-out etc. Là on est plutôt dans la période avant, dans l'anticipation etc. C'est juste pour que vous ayez conscience des deux systèmes justement, du déséquilibre ponctuel et de celui qui est vraiment implémenté dans notre vie quotidienne. Après bien sûr, pour toutes les personnes qui sont en burn-out, qui vraiment se sentent mal, même qui n'arrivent pas à régler ce problème de déséquilibre et que ça affecte, le mieux est bien sûr d'en parler à son travail, d'en parler à un professionnel de santé, etc. Là je parle vraiment de façon générale d'un sujet que je trouve hyper important dans le contexte du travail aujourd'hui. Et enfin, une petite partie conseil concret par rapport à cet équilibre de vie pro-vie perso. Déjà, je pense que le tout premier, c'est de définir vos propres curseurs. Pas les curseurs de votre mère, de votre père, de votre voisin, de votre mari, de votre femme, de votre meilleur ami. Vraiment vos critères. Ça veut dire quel est pour vous l'équilibre idéal aujourd'hui ? Qu'est-ce qui vous donne de l'énergie dans votre vie perso ? qu'est-ce qui dans votre vie pro vous prend beaucoup d'énergie et qu'est-ce que vous voulez absolument protéger ? Il n'y a pas du tout de bonne réponse. Ça peut être une réponse aujourd'hui et être une réponse totalement différente dans un an. Est-ce que vous, votre ambition, c'est, je ne sais pas, de gravir les échelons par exemple ? Par exemple, l'épisode de la semaine passée, c'était une interview d'une interne en gynécologie. Et en fait, elle, elle expliquait qu'il y a deux types. On peut très bien être un médecin qui n'a pas forcément envie de devenir directeur d'un hôpital, chef de service, etc. Et à ce moment-là, on peut avoir une vie pro-perso équilibrée, avoir une famille, etc. En revanche, un médecin qui va vouloir gravir les échelons et devenir hyper référent dans son domaine, etc., hyper reconnu, eh ben oui, là, forcément, ça va être beaucoup plus compliqué pour lui. Mais si c'est ce qu'il veut et si c'est ce qui lui... convient. Alors comme avec l'exemple de Charles Aznavour tout à l'heure, c'est ce qui va leur aller en fait. Eux quitter à 17h et aller chercher leurs enfants et faire leur sport le soir, c'est pas ça qui va leur faire du bien, moralement, c'est de travailler. Par contre, si on est quelqu'un pour qui c'est important de quitter à 16h, 17h, et je pense très honnêtement que c'est la grande majorité des personnes, alors c'est un choix qui est hyper valide. Il n'y a même pas de bon et de pas bon, mais c'est un choix Voilà. autant valide que quelqu'un qui va bosser 60 heures semaine parce qu'il construit son projet de vie. C'est chaque personne, chaque rythme est différent, chaque vie est différente. Et donc, posez-vous les questions de ce qui est important pour vous et qu'est-ce qui vous donne de l'énergie, qu'est-ce qui vous repose, qu'est-ce qui vous prend de l'énergie et essayez d'équilibrer en fonction de ça. Ensuite, vous pouvez apprendre à identifier les périodes un peu tunnels. C'est ce que je disais juste avant. Ok, là, je sais que pendant trois semaines, je vais beaucoup donner. Mais par contre... le 15 du mois prochain. Je prends trois jours et je pars un week-end avec une copine, avec mon mari, avec ma femme, avec mes enfants, ma sœur, peu importe. Voilà, je sais que pendant trois semaines, je ne vais pas avoir de temps pour moi. Mais par contre, voilà, je me fixe cet objectif que dans trois semaines, je pars trois jours en long week-end. Vous pouvez aussi poser des limites non négociables par semaine. Vous pouvez même en poser une seule, de se dire, OK, quoi qu'il arrive, c'est impossible que je saute, je ne sais pas, le dîner du mercredi avec mes potes. tous les mercredis soirs je vais dîner avec mes potes impossible que je le zap c'est mon non négociable ou bien le sport le samedi matin j'en sais rien la grasse matinée du dimanche le brunch du dimanche comme vous voulez mais mettez en une parce que une limite vous pourrez plus facilement la tenir que plein de limites que vous ne ferez pas vous allez vous dire allez je vais au sport tous les jours mais vous n'allez pas y aller donc au final vous n'irez pas les jours d'après donc voilà fixez vous une limite non négociable pour vous par semaine au moins ensuite comme je l'ai dit tout à l'heure si ça va toujours pas, entre guillemets, si on est bien au-delà de ce que je dis là, parce que là, moi, ça reste hyper en surface. Donc parlez-en. Si c'est quelque chose qui est vraiment un souci pour vous, ne cherchez pas forcément que des conseils dans les podcasts, dans les livres, sur les réseaux sociaux. sociaux, mais allez parler à un professionnel. Soit vous parlez aussi à vos managers, en fonction de la personne qui vous manage, ça peut être une conversation à avoir, et si c'est pas le cas, vous trouvez d'autres personnes, vous allez en discuter avec un professionnel de santé, etc. Et ensuite, le dernier point, c'est de réévaluer régulièrement, mais vraiment régulièrement, peut-être une fois par mois, ou par trimestre, de se dire, est-ce que là, Est-ce que les sacrifices que je fais, ça vaut le coup ? Est-ce que je suis toujours alignée ? Est-ce que je suis là où je voulais être ? Ou est-ce que justement, là, j'ai peut-être un peu moins donné au niveau du travail et du coup, oui, je me sens hyper reposée. Donc là, je suis motivée pour repartir dans une grosse période de travail. Réévaluer régulièrement cette notion d'équilibre. Donc pour conclure cet épisode, je dirais vraiment que le maître mot, c'est que l'équilibre pro-perso parfait, il n'existe pas. Et c'est une bonne nouvelle parce que ça veut juste dire... qu'on peut arrêter de se flageller, de ne pas le trouver. Ce qui existe, ça va vraiment être un équilibre qui vous ressemble et c'est à vous de le construire du coup, qui évolue avec vous et que vous pouvez construire et pas un équilibre qu'on nous impose ou qu'on nous a vendu sur Instagram parce que c'est la mode. Personnellement, je suis en plein dedans, en plein questionnement sur ce fameux équilibre pro-perso. Là, je suis partie par exemple 4 jours en vacances. C'est un long week-end, mais clairement, j'ai eu une sensation de vacances. et ça m'a fait énormément de bien. Je me sens hyper reposée mentalement. Je sais que j'en avais vraiment besoin et je n'ai pas du tout touché ni à mon PC du travail, ni à mon PC pour le podcast, etc. Donc c'est un équilibre que je cherche encore. J'aimerais réintégrer plus de sport, par exemple, dans ma vie. Mais voilà, c'est compliqué. Donc voilà, on fait au fur et à mesure. Aujourd'hui, je ne suis pas du tout à l'équilibre. parfait. Très honnêtement, je dirais que je suis peut-être à la moitié. Et encore, si je me dis sur une échelle de 0 à 100, je pense que je me situerais à 50 ou 60, peut-être, mais pas beaucoup, beaucoup plus. Et voilà. Et encore une fois, ça va différer. Une personne qui a des enfants, ça va être peut-être encore beaucoup moins que moi. Et puis ça dépend des personnalités. Peut-être qu'une personne avec le même mode de vie que moi se dirait, ah bah non, moi j'ai un équilibre pro-perso top, j'ai quand même le temps de faire des trucs à côté. Donc voilà, ça dépend vraiment de chaque personne. Le... principale, c'est que vous soyez bien dans votre quotidien. C'est juste ça, c'est que vous soyez bien dans votre quotidien. Cet épisode vous a parlé, partagez-le à quelqu'un dans votre entourage qui en aurait besoin. Et vous pouvez retrouver tous les épisodes de 1000 Parcours Pro au micro, sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts, toutes les plateformes d'écoute, et pour certains épisodes qui sont filmés sur YouTube. Je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle interview. On restera un peu dans le domaine de la santé puisque j'interview dans le prochain épisode une infirmière qui est passionnée par son métier. C'est un épisode qui était ultra intéressant à enregistrer. Donc je vous donne rendez-vous mardi prochain pour un nouvel épisode.